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 Le hasard n'existe pas dans les contes de fées } feat Clara M. Quinn

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MessageSujet: Le hasard n'existe pas dans les contes de fées } feat Clara M. Quinn   Lun 28 Déc - 1:02

Le hasard n'existe pas dans les

contes de fées
feat Madame Clairette  .


Dire quelle partie de son corps lui faisait mal était une chose trop difficile pour lui. Mais en même temps, il était arrivé à un tel point de non-retour qu’il ne savait plus très bien si c’était de la douleur qu’il ressentait. Les coups de fouets résonnaient dans le cachot et une certaine rythmique c’était mise en place avec les gouttes de sang qui tapaient la pierre froide du sol et les os du chapelier qui se disloquaient quand son bourreau décidait de changer de moyens de tortures. Cependant il n’en perdait en rien sa verve même quand sa tête n’était plus attachée à son corps. « Tu sais si tu m’abimes trop, jaaaaaamaaaaaaaais je ne pourrais faire un chapeau digne de la méchante grosse tête .. » D’accord il aurait peut-être pu éviter de dire grosse tête, quoi que, de toute façon, il recevait le même nombre de coups de fouets alors autant dire la vérité. « Parce qu’après tout, c’est ça qu’elle veut, enfin qu’elles veulent, les deux morues. Non parce qu’entre nous, elles ne sont pas très fraîches, tu les as bien regardés ? Même moi j’suis en meilleur état, alors que pourtant je suis en lambeau. » Mais de très beaux lambeaux. Hurlant à la mort quand il sentit le fouet mais brulant cette fois rentrer comme dans du beurre dans sa peau, il rigola. Mais cela n’avait rien de drôle, c’était de la folie pure qui s’échappait du corps du chapelier. « Abat la maudite grosse tête .. »

Jefferson sadomasochiste ? Non, pas le moins du monde, juste courageux ou plutôt totalement fou. Si dans la forêt enchantée il n’était que très peu conscient du danger, qu’il prenait des gros risques, ici c’était pire, la preuve il en avait même perdu la tête. « Bon alors Gérard, on fait une petite pause ? Me fouetter t’a pas ouvert l’appétit ? Non parce que ça doit creuser l’estomac de faire autant d’exercices hein, mieux qu’un régime ! » Haussant tant bien que mal les épaules, il avait l’habitude que son bourreau ne lui réponde pas. Après tout, ils n’étaient pas là pour faire la causette autour d’un thé, mais plus pour affaires. Cependant, Jeff commençait à le connaître, au bout de trois ans de tortures, il savait décrypter les mimiques sur ce visage si décharné et en cet instant précis, il n’était pas très rassuré, encore moins que d’habitude. Soufflant quand l’homme sorti de la pièce, il essaya de bouger doucement, en se faisant moins de mal possible, vu qu’on s’en chargeait à sa place, pour voir s’il pouvait s’échapper. Tentant le limer avec sa propre peau, la corde qui retenait ses mains, il se stoppa net quand la porte s’ouvrit à la volée, et que le bourreau rentra avec son ange. Qui, comment, pourquoi, où, peut-être, voilà, mais non, tous ces mots se bousculaient dans la tête de Jefferson alors qu’il avait les yeux écarquillés devant Grâce.

Et alors que la fillette hurlait de toutes ses cordes vocales quand le bourreau commença à la torturer, Jeff cria aussi, se réveillant en sursaut. Tout ceci n’était qu’un cauchemar, un mauvais rêve qui était juste venu le hanter, lui rappelant se qu’il avait subi quelques semaines plus tôt. Son bébé n’était pas en train de se faire torturer, elle était en sécurité, enfin l’espérait il, dans la forêt enchantée. Quant à lui, il avait un peu de mal à savoir où il était, encore groggy. Se frottant les yeux, il cligna plusieurs fois des paupières avant de remettre la pièce. Il était dans une sorte de chaumière, qui lui rappelait beaucoup son ancienne demeure, où il n’y avait personne à part lui. Se levant du lit qu’il avait trempé à cause de ses sueurs froides, il attrapa sur la chaise une chemise blanche, dont il ne savait même pas l’origine et surtout, son manteau doré. Ce n’était pas son préféré, mais c’était le seul qui lui rappelait sa vie d’avant, et il était heureux de voir qu’il était intact, par un quelque conque miracle. L’enfilant rapidement, il jeta rapidement un coup d’œil dans la pièce pour trouver une arme. Il était hors de question qu’il sorte dans le pays des merveilles en mode touriste. Il s’était fait avoir une fois, pas une deuxième. Comme si une personne avait entendu ses pensées, il trouva une belle et grande épée, dont il attacha le fourreau autour de sa ceinture.

Ainsi paré, il était prêt à faire un petit tour. La lune éclairait la contrée, et il souria en s’apercevant des deux gros yeux qui le fixait, tout là-haut dans le ciel. D’un petit geste de la main, il salua le chat du Cheshire, qui lui avait parfois tenu compagnie en prison. De base, il aimait les chats, tous les types de chats, alors forcément Chester n’échappait pas à la règle, surtout qu’un énorme chat bleu invisible ne pouvait que lui plaire. Prenant une sorte de chemin balisé, il ne savait pas trop où il allait ; Que devait-il faire ? Essayer de retrouver l’oiseau qui l’avait fait sortir de sa cage ? Assez ironique quand on y pense. Il avait été fort surpris par ce dodo, qu’il trouvait pataud et un peu niais, mais il avait saisi sa chance quand ce dernier avait risqué sa vie pour lui. Cependant quelque chose l’intriguait fortement. Pourquoi ce dodo l’avait aidé. Certes, il y avait encore des gens qui ne cherchaient pas sa mort dans ce pays de malheurs mais il sentait que ce n’était pas la seule raison. L’idée qu’une personne extérieure était derrière tout ça avait germé dans son esprit torturé, surtout après avoir découvert la chaumière dans laquelle on l’avait installé. Il avait pensé un instant que c’était Rumplesteslkin ,or c’était chose impossible car son chapeau était chez la reine de pacotille qui bien entendu ne savait pas le faire marcher. Alors c’était un autre individu, qui avait mis du temps certes, mais qui l’avait quand même sauvé. Il avait pensé à un autre souverain de Wonderland, mais là encore, la probabilité était très mince. Il savait pertinemment que les rois et reines des autres contrées évitaient de se mettre la reine de cœur et rouge à dos, et quant à la reine blanche, Jefferson imaginait bien qu’elle avait d’autres soucis à régler, comme sa sœur mentalement atteinte de mégalomanie.

Evitant d’un pas chassé, un couple de belette, il se stoppa net quand il entendit au loin le galop des chevaux et de suite après le bruit métallique des énormes cartes, soldats des deux morues. Regardant autour de lui fébrilement, il se mit alors à courir comme un dératé dans la direction opposée. Ah non, il n’avait pas encore envie de se faire attraper comme un lapin. Le début de sa course était un peu chaotique, mais ses réflexes de la forêt enchanté lui revinrent rapidement, sautant comme un cabri, à travers les roseaux des marécages. Heureusement que Chester illuminait son chemin sinon il aurait été depuis un moment pris dans les sables mouvants. S’arrêtant de temps en temps pour reprendre son souffle et pour écouter si les soldats se rapprochaient, il fut soulagé en n’entendant que le croassement des crapauds et le chant des lucioles. Cependant, il ne savait plus du tout où il se trouvait, tellement qu’il avait fait des tours et des détours pour essayer de semer les soldats, même si ces derniers n’étaient pas foncièrement à sa poursuite.

Continuant de marcher, mais doucement, il plissa les yeux quand il aperçut une luminosité derrière une sorte de petite montagne. Il était persuadé que ce n’était pas le château de Cora, mais qu’est ce qui pouvait faire une clarté pareille ? Sa curiosité piquée au vif, Jefferson décida d’y aller, puisque de toute façon, il n’avait rien d’autre de prévu. Reprenant sa marche, il bénit une chose ici, le temps qui ne s’écoulait pas de la même manière. Au moins, il n’avait pas de prise de tête à savoir combien de temps il avait fait çi ou ça, on s’en chargeait pour lui. Le temps était ici instinctuel. Accélérant la cadence dans le virage, il s’immobilisa en découvrant ce château magnifique qui se découpait dans l’ombre de la nuit. Prenant une grande goulée d’air, il dévala l’autre côté de la montagne comme attiré par une force magique dont il ne soupçonnait l’existence, pour lui, c’était plus la fascination et la curiosité. Au fur et à mesure qu’il se rapprochait de l’entrée, son cerveau était oxygéné par la course et des brides de conversations entre Cora et Rachel lui revenaient en mémoire. Il connaissait cet endroit, de nom, c’était Marmoréal, le fameux endroit qui ressemblait plus à une légende qu’a autre chose. Mais si justement, comme l’avait dit Cora, Marmoréal n’était pas réel, pourquoi l’avait-il sous les yeux, et était-il en train de fouler ce sol de ses propres pieds. Peut-être qu’il rêvait, que les gaz toxiques des marécages avaient brouillés ses pensées déjà bien atteintes.

Se pinçant pour voir s’il ne rêvait pas, il sursauta quand les immenses grilles bougèrent, l’invitant à rentrer dans le domaine et à remonter l’allée bordait d’immenses cerisiers en fleurs. Son cerveau carburait à plein régime, émettant les hypothèses les plus folles, les plus dangereuses aussi. Etait-il en train de se jeter encore une fois dans la gueule du loup comme il commençait à en avoir l’habitude ? Non, cet endroit respirait bien trop la paix et la douceur pour qu’il tombe dans un piège. S’immobilisant à nouveau, quand le bruit de la porte d’entrée du château résonna dans le silence de la nuit, il n’était quand même pas très rassuré. Qu’est ce qui allait sortir de cet endroit ? Mais à peine avait il pensait à des choses horribles, qu’une magnifique jeune femme fit son apparition. Scotché par sa beauté, il se rendit compte à qui, il avait affaire. Comment n’avait-il pas pu y penser plutôt, c’était d’une logique bien trop évidente. Marmoréal, cet endroit secret, était la terre d’exil de la reine blanche, la personne la plus détesté par la reine rouge et peut être celle de cœur, mais ça, il n’en était moins sûr.

« Madame la Reine. » Ne sachant pas trop quoi faire, il fit une révérence, avec un sourire presque charmeur. « Je suis désolé de vous déranger aussi tard, mais il s’avère que je suis légèrement perdu. J’étais en train de semer des soldats à ma poursuite quand je me suis retrouvé dans ce lieu légendaire. Alors ne sachant pas trop quoi faire, j’ai continué ma route vers ce point de lumière et les grilles m’ont gentiment invité à rentrer chez vous, j’espère que vous n’y voyez aucun inconvénient. » Ce n’était pas parce qu’il sortait de trois ans de captivité, de tortures intenses, qu’il en avait perdu sa substantifique moelle. Outre l’air charmeur qu’il se donnait, il était réellement heureux de voir que finalement il n’y avait pas que du mauvais sur ces terres et il était curieux de voir en quoi et pourquoi cette reine blanche effrayait tant les deux autres mégères. "Mais quel mal poli je fais, je ne me suis même pas présenté. Je suis Jefferson, chapelier, voleur arnaqueur et dernier jouet préféré des deux personnes se prétendant reines."


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MessageSujet: Re: Le hasard n'existe pas dans les contes de fées } feat Clara M. Quinn   Mar 29 Déc - 21:29

Jeffou & Clara Mirana

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« Ma reine ! Des nouvelles de la part du dodo sont arrivées. » Accoudée à l'un des fenêtres de son palais, la reine blanche fixait les cerisiers en fleurs secoués par le vent. Depuis combien de temps était elle exilée ici, dans ce palais seulement secondaire ? Il était très beau, elle n'avait rien à redire contre cela, et elle n'était pas si malheureuse que cela... Quoi que, pour ce qui était de la dernière partie, l'affirmation n'était pas tout à fait juste. Elle ne serait pas heureuse tant qu'elle n'aurait pas puni sa sœur de son immonde comportement envers elle. Comment osait elle insinuer que des deux c'était elle la méchante, la manipulatrice de l'histoire ? Peut être que oui, elle avait eut l'espoir à un moment donné d'être reine à sa place, mais jamais elle n'avait souhaiter prendre sa place de force. Rachel était devenue incontrôlable depuis l'arrivée de cette Cora.

Se retournant pour faire face à l'envoyer qui venait lui transmettre le message, elle se contenta d'acquiescer et de remercier le messager. Un peu après l'arriver de cette reine de cœur dans le pays, un autre homme était arrivé, mais il était loin d'être un ami de cette vieille peau en rouge. Les rumeurs faisaient de lui un incroyable chapelier capable de confectionner des chapeaux permettant de voyager entre les royaumes. Ça expliquait donc le pourquoi du comment Cora et Rachel le voulait tellement dans leur camp. Mais par chance, ce dernier ne leur vouait pas un amour réciproque. Depuis quand commencer une relation par décapiter la personne en question était une bonne idée ? Le pauvre homme, il devait en être devenue fou. Fou ou non, de toute façon ici ça ne faisait aucune différence. C'était de Wonderland que l'on parlait après tout. Ne dit on pas que tout ses habitants sont un peu fou ? Enfin, entre eux ils ne s'en rendaient pas vraiment compte, mais le contact avec un étranger du pays montrait bien la différence de mentalité entre les deux mondes...

Mirana avait prévu de libérer ce chapelier, mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Le lapin blanc avait été le premier à l'alarmer et à encourager son évasion, et elle l'avait écouté, au bout d'un certain temps. Fallait dire aussi qu'elle avait autre chose à penser. Mais avoir le chapelier dans son camp, loin de sa sœur, sonnait plus que bien à ses yeux. Maintenant qu'il était libre, il ne restait plus qu'à faire en sorte qu'il l'aime bien. Elle était la reine blanche, beaucoup de personne l'aimait. Elle avait toujours eut cette facilité à se faire apprécier des gens à Wonderland, en quoi serait ce plus compliqué avec un étranger ? En tout cas, elle avait tout fait pour qu'il se sente en sécurité. Il avait été installé dans une petit chaumière cachée dans les bois, non loin de Marmoréal, mais pas si proche non plus, histoire de ne pas l'effrayer. Elle avait juste fait en sorte que d'une façon ou d'une autre, il trouve cet endroit, et alors à ce moment là, la reine blanche serait là pour l'accueillir.

« Le chapelier est arrivé ! » S'exclama une voix derrière elle. Bien, il avait décider de pointer le bout de son nez plus tôt que prévu. Mirana était quelqu'un de patient, mais elle n'allait pas se plaindre de la vitesse à laquelle les choses suivaient leur cours comme elle l'avait espéré... « Ouvrez les grilles ! » S'exclama-t-elle. Elle allait l'accueillir en personne, histoire qu'il comprenne bien qu'aucun mal ne lui serait fait. Pourquoi lui ferait elle le moindre mal ? N'était elle pas la reine qui avait fait vœu de ne jamais blesser la moindre créature vivante de sa propre main ? Et cet engagement, elle comptait bien le tenir. Face à lui, elle esquissa un sourire devant à sa révérence

« Ne vous en faites pas, vous êtes le bienvenue ici. J'attendais votre arrivée. Je suis désolé que nos routes ne se soient pas croisées plus tôt, j'aurais aimé vous éviter toutes ces souffrances... » Souffla-t-elle simplement, alors que de son regard, elle imaginée parfaitement la profonde cicatrice qui marquerait à jamais son cou, camouflée comme il pouvait sous un foulard. « Enchanté Jefferson, je suis la reine blanche, mais vous pouvez m'appeler Mirana. » Elle supposait qu'il savait déjà qui elle était, vu qu'il l'avait qualifié de reine, mais histoire d'être sur un pied d'égalité, elle préféra s'introduire elle aussi à son invité. « Mais je vous en prie, entrez donc. » S'exclama-t-elle alors en se décalant sur le côté, invitant le chapelier à marcher avec elle jusqu'au palais. « Vous devez être épuisé après une telle course... Que diriez vous de vous joindre à moi pour diner ? Je suis sure que nous avons beaucoup de choses à nous dire... »



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MessageSujet: Re: Le hasard n'existe pas dans les contes de fées } feat Clara M. Quinn   Dim 3 Jan - 15:52

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Haussant un sourcil devant les paroles de la reine blanche, son cerveau rapidement en action. Se pourrait-il qu’elle soit l’instigatrice de son évasion ? Se pourrait-il que derrière ce minois plus que charmant et cette robe aussi pure que l’eau de source se trouve un stratège hors pair ? Jefferson n’était pas idiot, et ce n’était pas non plus la première fois qu’il venait à Wonderland, alors les mécanismes il les connaissait, de plus, une guerre qu’elle soit dans le pays des merveilles ou ailleurs se régissait de la même manière. Avait-elle eu vent de son don pour créer des chapeaux magiques pour l’utiliser à ses propres fins ? Cela semblait plus que crédible, mais cependant, le charme magnétique qu’elle dégageait lui faisait refuser le fait qu’elle pouvait se servir de lui comme d’un vulgaire objet, comme sa sœur l’avait fait. « Ne vous excusez pas, ce n’est pas de votre faute si votre sœur a mal tourné … surtout quand on voit qui est son mentor … »

Jefferson connaissait à l’époque Cora de réputation, de par Pimpel, Regina et surtout de par les rumeurs qu’il entendait quand il voyageait pour ses affaires. Il s’était promis de ne jamais l’a rencontré, comme il s’était promis de toujours veiller sur sa fille, il fallait croire que les promesses n’étaient malheureusement pas son fort. Essayant de ne pas penser à Grâce, dont il avait enfermé les souvenirs dans son cœur pour que ces derniers ne parasitent pas son esprit, qui cherchait quasi en permanence un moyen de l’a retrouvé, il souria doucement à la reine blanche. « Ce n’est rien, j’ai eu plus mal quand je me suis fait piquer par un moustique dans les marécages tout à l’heure que par leurs tortures. Vraiment ils sont mauvais .. » Il préférait le prendre à l’ironie, comme il le faisait d’ailleurs avec tout. Puis même il n’avait quelque part, pas tout à fait tort. Certes il avait souffert comme jamais, ayant même pensé qu’il était déjà en enfer, mais pour se soutenir, il se rappelait d’une discussion qu’il avait eu avec Pimpel, et ses bourreaux n’arrivaient pas à la cheville du ténébreux, alors quelque part, il avait été rassuré d’avoir affaire à des incompétents.

« C’est un prénom qui est magnifique, Mirana, tout comme vous d’ailleurs. » Il pouvait enfin mettre un nom autre que reine blanche sur la personne qu’il avait en face de lui. Bien entendu, il ne serait pas lui-même s’il s’était retenu un petit compliment, et qui n’était pas que pour la forme, qu’il pensait réellement. Lui faisait à nouveau une petite révérence pour la remercier de son invitation, il l’a suivi alors à travers la longue allée bordé de cerisier gigantesque. « Et bien je trouve que c’est une excellente idée car voyez-vous, outre le fait que chez les rouges l’ambiance n’est pas très joyeuse, la cuisine est à leur image … dégoutante. » Mimant une expression de dégout, qu’il n’avait pas vraiment à forcer, car le souvenir de cette bouillasse informe lui donnait la nausée. Etre vivant relevé du miracle, et il en prenant conscience au fur et à mesure qu’il réalisait les épreuves qu’il avait traversé.

« Oh vous pensez ? » Fendant l’étonné, Jefferson savait parfaitement ce qu’attendait la reine blanche, savoir comment il était venu ici, et surtout pourquoi. Si au début il ne l’aurait pas dit, maintenant il s’en fichait éperdument. Mentir ne servait plus à rien, et parler avec un être humain lui ferait le plus grand bien. Il en avait marre de discuter dans le vide, s’étant rendu compte que les pierres de sa cellule ne pouvaient malheureusement pas lui répondre. Puis lui aussi avait pleins de questions à lui poser, étant curieux de savoir l’origine du conflit qui l’avait amené à perdre la tête. Marchant à côté de Miranna, ses yeux imitaient ceux d’un caméléon. L’un regardait la brune, la détaillait sous toutes les coutures et l’autre faisait pareil mais avec le château. Eclairée à la bougie, il était presque irréel, les couleurs nacrées le rendant aussi pâle et mystique qu’un fantôme. Ses yeux s’écarquillèrent encore plus quand ils arrivèrent dans une grande salle qui brillaient de mille feux, et dont la table qui trônait au milieu était remplis des mets les plus fins. Si la reine blanche n’avait été présente, Jefferson se serait jeté dessus comme un affamé qu’il était. Or ce n’était pas le cas, et il essaya de ravaler la salive qui lui pendait sur le coin de ses lèvres. « Je vois qu’on ne se refuse rien ! » Longeant la table, ses yeux pétillaient d’envie devant ses choses qu’il n’avait plus eu l’occasion de déguster depuis fort longtemps et il avait hâte de passer à table.

Néanmoins, pour ne pas passer pour un goujat, il attendit sagement que la reine s’assoit en première, pour l’imiter, se mettant en face d’elle. Regardant un des valets lui servir un verre de vin, il l’attrapa pour porter un toast made in Jefferson à celle dont il était presque certain maintenant qu’il lui devait la vie. « Ma chère Miranna, je vous remercie grandement de me nourrir dans cette terre d’exile où la vie ne doit pas être facile tous les jours. Heureusement que vous êtes là, éclairant ainsi l’existence des résistants comme Chester le chemin des âmes perdues. » Un petit clin d’œil, un sourire ensorceleur et le chapelier ne s’était pas senti aussi vivant depuis de nombreuses années. Il en avait même oublié le gout du vin, qui coula le long de sa gorge alors qu’il se rasseyait légèrement, en ne quittant pas la brune des yeux. « Dites-moi comment tout cela à commencer ? Comment avez-vous pu vous retrouver ici alors que vous êtes faites pour régner comme votre père avant ? » Il s’était toujours posé la question sur l’écartement de la jeune femme, même quand le lièvre l’avait retenu prisonnier par le passé, et qu’il lui avait raconté que le roi ne viendrait pas le sauver, car trop occupé à gérer ses filles et son royaume. Puis la question sous entendait aussi qu'il n'était pas un simple étranger qui ne connaissait en rien la vie du pays des merveilles, qu'il était là depuis plus longtemps que Rachel n'avait voulu faire croire à tout le pays, et du sort qu'elle réservait aux "étrangers".


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MessageSujet: Re: Le hasard n'existe pas dans les contes de fées } feat Clara M. Quinn   Mer 6 Jan - 15:43

Jeffou & Clara Mirana

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Mirana devait bien avouer qu'en apercevant le chapelier, elle avait été rassurée... C'était vrai aussi qu'on lui avait parlé d'un chapelier prisonnier de la reine rouge et de la reine de cœur, mais pas plus. Enfin, à ce niveau plusieurs rumeurs et histoire divergeaient, certaines plus poussées et créatives que d'autres. Des histoires comme on les faisait à Wonderland en quelque sorte. Mais la reine blanche avait rapidement décidé de laisser tomber toutes ces dires, qui se révèleraient sans doute faux. Elle préférait se baser sur son propre point de vue. Voilà pourquoi elle était si satisfaite de pouvoir enfin le rencontrer en personne, ce Jefferson. Par chance, l'homme semblait en pleine forme, et apte à discuter. Qu'elle déception cela aurait été pour elle si il s'était révélé être un pauvre pleurnichard se jetant à ses genoux la suppliant de lui accorder sa protection. Mirana pouvait autant bien être connue comme étant une reine douce et compréhensible, là, la patience aurait été absence, surtout en ces temps de conflits...

« Je vous remercies, et je vous renvoie le compliment. J'ai eu vent de nombreuses choses à votre sujet, mais aucune ne faisait mention  du fait que vous étiez un homme charmant.» Lui souri-t-elle en l'invitant à la suivre jusqu'aux porte de son humble chez soi personnel, tant que sa condamnation d'exil tenait toujours. Oh, à ce niveau, si elle restait sans rien faire, elle pourrait se fourrer plus que le doigt dans l'œil pour que sa chère sœur Iracebeth ne lui autorise à reprendre sa place qui lui était réservé. Puis, de toute façon, elle ne voulait pas de cette place. Être simplement princesse, alors que sa dangereuse sœur était toujours sur le trône ? Sans façon. Elle avait déjà été spectatrice de cela bien trop longtemps. Il était temps que les choses changent dans ce pays, d'une manière ou d'une autre. Comme quoi, le mot de Jefferson pour les désigner était plutôt bien choisi... « Et bien j'espère qu'ici l'environnement sera plus à votre gout. » Baigné par les dernières lueurs du soleil qui commençait déjà à disparaitre pour laisser place à la noirceur totale de la nuit, les couloirs du châteaux n'étaient maintenant qu'éclairés par la faible lumière de quelques bougies. Même pour un simple château d'exil, le domaine de la reine blanche était tout de même bien gardé et sécurisé. Facile était de se perdre dans ses grands couloirs pour les voleurs peu préparé en pleine nuit... Après quelques pas dans le couloirs, la reine conduisit son invité dans la grande salle de réception, préparée pour l'arriver des rares visiteurs attendus, comme s'était le cas d'ailleurs en cette soirée. « Oh mais je vous en prie, tout ceci a été fait spécialement pour vous ». L'invita-t-elle poliment à prendre place en face, alors qu'elle même s'installait à sa belle chaise aussi blanche que son titre.

D'un sourire, elle remercia en silence un de ses valets qui venait leur servir à boire, un bu une gorgée de vin avant de sourire à son invité. « Tout le plaisir est pour moi. » Répondit elle alors au chapelier qui avec politesse la remerciait de son invitation. Lui rendant son grand sourire, elle l'invita du regard à ne pas se retenir de manger. Après tout, c'était tout à son honneur. Elle était un peu dérangé de sa question suivante, enfin, elle n'allait pas lui mentir, elle n'aurait aucun intérêt à cela, mais le truc c'est qu'elle même ne savait même pas exactement comment expliquer la situation sans s'embarquer dans un récit des plus longs et complexes...

« Et bien, Iracebeth, ma sœur, a toujours été l'ainée, la couronne lui venait de droit. Mais elle a toujours été jalouse de l'amour et de l'attention qui m'était offerte, alors que j'étais juste née pour être la seconde fille. Et, pour une raison qui m'est encore mystérieuse, ma sœur s'est mise en tête que mon seul objectif était de lui pourrir la vie et de lui voler son trône... Et tout cela n'aura eut comme seul effet de lui faire révéler son véritable visage, celui que vous connaissez aussi bien que moi maintenant. Mais le pire dans tout ça est que mon regretté père et moi même n'avions rien vu venir... »

Après quoi, elle soupira, prenant une gorgée de plus de sa coupe de vin. Reposant le récipient, et recroisant le regard du chapelier, qu'elle avait cherché à éviter alors qu'elle parlait d'elle même. « Puis elle a prit le pouvoir à la mort de notre père, et la situation est telle depuis. Mais les choses vont bientôt changer. Enfin, assez parler de moi même, et vous alors ? Que faisiez vous de si terrible pour avoir ainsi perdu la tête ? » Au sens propre et au sens figuré pour le coup d'ailleurs... Elle avait fait attention de ne pas mentionner le mot "chapeau" pour le moment. Mirana ne voudrait surtout pas qu'il croit qu'elle aussi souhaite l'utiliser tel un vulgaire objet qui ne serait là que pour pondre un chapeau magique. Enfin, l'idée lui avait bien entendu traversée l'esprit, mais elle n'était pas cruelle au point de faire cela. Si il voulait apporter son aide, ce serait uniquement par choix....




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MessageSujet: Re: Le hasard n'existe pas dans les contes de fées } feat Clara M. Quinn   Ven 22 Avr - 20:52

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Son sourire pouvait faire concurrence au chat du Cheshire quand il entendit que ce grandiose buffet était pour lui. Il ne se souvenait même plus de quand remonter une attention pareille. Peut-être de l’époque où il vivait avec sa femme, et encore, ils n’avaient pas les moyens de faire une chose de ce style. Non en réalité c’était bien la première fois qu’on lui organisait une table comme ça, et même si c’était pour de mauvaises intentions, il s’en fichait. Passant la main sur la nappe en dentelle, il se retint de se lécher les babines et de se jeter sur les plats. Il prit enfin place quand la reine blanche donna le feu vert en s’asseyant. Portant un toast, il engagea la discussion, voulant connaître les raisons de cette longue guerre. La voix de la brune était douce, mélodieuse, comme une sorte de pansement pour ses oreilles meurtries. Il ne l’a quitté pas des yeux, remarquant la douleur qu’elle avait en évoquant le destin de sa sœur. Ah l’amour, il savait comment ce dernier pouvait être destructeur. Lui-même, par amour pour sa fille pourrait tuer quiconque se mettant sur son chemin pour l’a retrouvé. Enfin, pourrait … il l’avait déjà fait mais là n’était pas la question. Buvant une autre gorgée de vin, il secoua la tête, signe qu’il désapprouvait ce qui s’était passé. Comment pouvait-on croire que la personne qui se trouvait en face de lui avait comme but dans sa vie de pourrir la vie d’une autre personne, de plus du même sang qu’elle. C’était totalement insensée, et la seule explication qui venait à Jefferson était la maladie mentale. « La folie peut faire ainsi beaucoup de ravage ».

Le silence régna dans la pièce, alors que Miranna buvait sa coupe de vin. Le chapelier en profita pour piocher dans les différents plats. Il ne savait pas quoi choisir, ayant été pendant trop longtemps privé de véritable nourriture. Il n’arrivait même pas à décrire les goûts qu’il avait en bouche tant ses capteurs gustatifs étaient abimés. Prenant son temps, dégustant fourchette par fourchette, à la limite de l’orgasme gastronomique, il se reconcentra dès qu’il entendit la voix parfaite de la reine blanche. Il s’étouffa avec un bout de viande quand les mots « perdre votre tête » atteignirent son cerveau. Instinctivement il passa sa main sur son foulard, et se fut à son tour d’être mal à l’aise. Buvant à nouveau du vin pour faire partir la sensation de gêne, qu’il avait justement au niveau de son cou, il poussa un long soupir. « Une chose que je regrette chaque seconde de ma vie. » Son regard s’assombrit, et ne pouvant plus fixer celui de la jeune femme, il se leva brusquement pour commencer à marcher. Pendant sa détention, il n’y avait pas une minute où il n’avait pas pensé à ce qu’il avait fait. Avoir la tête coupée, en réalité, il s’en fichait éperdument. C’était son cœur qu’on lui avait brisé, en le privant de Grâce.

« Je me suis fait avoir par la fille de Cora, Regina. Je suis assez idiot pour avoir cru en elle alors que je m’en suis toujours méfié comme la peste. » Regardant par la fenêtre le ciel étoilé, il se jura qu’un jour il lui ferait payer au centuple. Se retournant, il hésita quelques secondes avant de continuer à parler mais au final, qu’avez-t-il à perdre ? Rien. Dire la vérité pour une fois ne pourrait que lui soulager un petit peu sa conscience. De plus, il avait le sentiment et la conviction qu'il devait tout dire à cette jeune femme « Il s’avère que je ne suis pas qu’un simple chapelier mais on va y aller par étape. En réalité je suis un voleur, un arnaqueur, un manipulateur que les puissants aiment avoir à leur côté. J’ai un certain talent pour obtenir ce que je veux et ensuite m’en faire payer le prix fort. Il va donc s’en dire que je n’ai pas que des amis dans la forêt enchantée et les autres contrées que je visite. » Faisant un petit sourire désolé à la jeune femme. Après tout, après qu’un gentleman comme lui pouvait se livrer à ce genre de chose … « Et même ici, enfin surtout ici devrais-je dire. » Le regard étonné de la belle brune donna à Jefferson l’envie de lui en dire plus, il était lui-même un grand curieux et savait reconnaître les personnes comme lui alors sans plus tarder, il n’hésita pas à satisfaire sa curiosité. « Ce n’est pas la première fois que je viens ici. Je ne dirais pas que je suis une sorte d’habitué du royaume, enfin maintenant si, j’ai même une carte de fidélité, mais là n’est pas le propos. Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas un simple chapelier qui ferait de magnifiques couvres chefs par plaisir. Je suis hum … en quelques sorte un magicien, qui utilise la magie de transport. Si je veux, mes chapeaux peuvent devenir des portes pour passer d’un univers à l’autre, d’une dimension à une autre. J’ai rencontré des choses que vous ne pouvez-vous imaginer et que j’aimerais bien oublier aussi. » Frissonnant, il y avait des choses que sa mémoire refusait de lui refaire voir. « Je suis venu la première fois pour une « affaire » à régler et il faut dire, que j’ai vraiment apprécié cet endroit. Les animaux parlants, les couleurs chatoyantes qui me changeait du monde sans couleur. » C’est vrai, au début Jefferson adorait véritablement Wonderland. Il était attiré par ce monde, sans qu’il n’ait aucune explication logique et il aimait ça. Mais c’était avant … bien avant le drame. « Et il y a une dizaine d’année, mon tout premier employeur me parla d’une montre particulière, ayant une valeur inestimable qui se trouvait ici. Bon, entre temps il s’avère que j’avais arrêté ma carrière d’Arsène Lupin, je m’étais rangé, pour une seule et bonne raison : ma fille. »

Tout comme quand Miranna avait parlé d’Iracebeth, le silence s’abattit à nouveau dans la grande salle, alors que le chapelier avait repris ses pas. « Je pensais déjà avoir payé pour ce que j’avais fait, mais apparemment le destin n’est pas de cet avis. » Sa voix était devenue chevrotante, et les larmes menaçaient de sortir de ses yeux. Il s’était retenu tellement longtemps que son âme en était déchirée. « Je voulais voler la montre pour l’a revendre et avoir de l’argent dans le seul but d’élever dignement ma fille. Et qu’est-ce que j’ai eu ? Cet enfoiré de Thackery m’a torturé pendant des mois en me coinçant dans une boucle temporelle et quand le lapin blanc a apporté de l’aide, c’est-à-dire ma femme, il l’a tué » Le dernier mot avait était prononcé beaucoup plus fortement, presque hurlé. Les souvenirs de Priscillia s’effondrant au sol et du rire de folie du lièvre de Mars résonna dans sa tête. « Hahaha si je le retrouve, ce n’est pas un civet que j’en fait, mais je le dépècerais tellement lentement qu’il aura le temps de voir les poils pousser sur sa peau encore chaude que je tiendrais dans ma main. » La folie que Jefferson cachait s’était répandue dans tout son être, et ses yeux étaient injectés de sang.

« Alors forcément quand Regina avec son corset noir de pute et ses seins d’aguicheuse est venu pour un travail, une dizaine d’année plus tard en me promettant que Grâce pourra avoir un avenir meilleur, une éducation digne d’une princesse j’ai accepté. Je me damenerais en enfer pour elle, et c’est ce qui m’est arrivée. Regina m’a piégé une fois arrivé à Wonderland. Elle a récupéré un vieil homme que Cora avait emprisonné et elle est repartie avec lui dans la forêt enchantée. » Ses poings étaient tellement serrés que ses jointures étaient blanches. « La règle est simple pour la magie du transport. Il faut le même nombre de personne à l’entrée qu’a la sortie. En prenant cet homme, elle m’a condamné à rester ici. En plus, elle n’a pas fait ça dans la dentelle. A nous deux, nous avons dû dévaster un tiers de la garde royale et elle a brulé une partie du labyrinthe de cœur. Et devinez qui m’a dénoncé à Cora et à votre sœur ? Ce CIVET DE MALHEUR » L’hystérie s’était totalement emparée du chapelier qui donna un énorme coup de poing dans le mur en pierre. « Me priver de ma vie peut passer, je m’en fiches, mais me priver de Grâce, là est la véritable torture. » Il s’acharna sur le pauvre mur de pierre, qui n’avait rien demandé. Enfin, c’était plutôt sur sa main dont les os se brisaient petit à petit, d’où le sang coulait, éclaboussant son foulard de la même couleur. « Il n’a pas arrêté de rire quand Cora à annoncer la sentence. Il pouvait jouer au foot avec ma tête, ça aurait été pareil. J’ai accepté son marché de faire un chapeau dans l’unique but de revoir Grâce. » La torture qu’il s’infligeait lui-même n’apaisait en rien ses tourments et il recommençait comme une ritournelle infernale. « Les coups de fouets, les décapitations quotidiennes, les brûlures, les écartèlements, rien n’a pu me faire souffrir plus que le fait qu’on me dise que ça va faire plus de 3 ans et demi que j’ai laissé ma Grâce seule, que l’on me dise que je l’ai abandonné pour de l’argent. Je hais ces femmes qui m’ont pris la seule chose qui avait de la valeur à mes yeux, je hais ce civet ambulant qui penses que m’avoir dénoncé lui apporte du galon. Je hais Wonderland à cause du malheur qu’il m’a apporté. »

Il allait continuer de s’exploser littéralement la main quand il sentit qu’on lui attrapa le bras. Pas de force, que de la douceur. Il entendait cette voix mélodieuse et même s’il ne comprenait pas tous les mots tant son esprit était embué dans la douleur, il se retourna pour se trouver face à face avec Miranna. Qu’est ce qu’il avait fait ? Qu’est ce qu’il lui avait pris ? Lui qui savait se contrôler, se maîtriser, venait de perdre le peu de raison qu’il avait, pétant un câble. « Je … » Le sujet de son veuvage avait toujours été sensible mais jamais il n’avait réagi comme ça. Bon, maintenant venait s’ajouter en plus des années de tortures et la disparition de sa fille. C’était donc ça, sa folie ? Il sentait la main de la brune sur sa joue, et ce contact oublié depuis si longtemps le fit frissonner. « Il se trouves que ça fait longtemps que je n’ai pas parlé à une personne humaine. Malheureusement mon geôlier était encore mon bavard que les pierres de ma cellule, alors j’ai un peu perdu le mode d’emploi des relations sociales. » Il avait l’impression d’avoir un marteau dans sa tête qui le frappait régulièrement, et maintenant que la pression commençait à redescendre doucement, il n’arrivait plus à bouger sa main. Ce n’était ainsi pas tant la douleur qui le gênait, s’y étant habitué, mais plutôt son incapacité à pouvoir saisir le bras de la jeune femme. Au moins comme ça il éviterait de la tâcher, en changeant de bras. « C’est pour ça, que personnellement je suis prêt à m’engager à votre côté pour tuer destituer ces dictatrices. »



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MessageSujet: Re: Le hasard n'existe pas dans les contes de fées } feat Clara M. Quinn   Ven 2 Sep - 23:39

Jeffou & Clara Mirana

Le hasard n'existe pas dans les contes de fées



Des mauvaises intentions vis-à-vis du chapelier... Miranna en avait-elle réellement ? Oui, définitivement. Mais elles étaient plus égoïstes que mauvaises en réalité. Et en tout cas, étaient réellement plus bonnes et moins dangereuses que ce que sa chère sœur et sa nouvelle meilleure amie la reine de cœur réservaient au chapelier si elles lui remettaient la main dessus. Ici au moins il était sûr d'être sain et sauf. En tout cas, c'est ce qu'elle espérait lui faire ressentir. Alors qu'elle s'était décidé à conter l'origine de son conflit avec sa sœur, elle fut silencieusement reconnaissante à Jefferson pour ne pas l'avoir interrompu tout au long de son récit. C'était déjà difficile pour elle d'en parler à des étrangers, même si dans ce cas-là, il connaissait déjà plutôt bien leur royaume, parler ainsi négativement d'Iracebeth lui faisait mal. Après tout ce qu'elle avait pu lui faire, Miranna l'aimait toujours. C'était peut-être ça sa plus grande faiblesse en fin de compte. Si elle aussi pouvait haïr sa sœur autant que cette dernière semblait la haïr, les choses seraient peut-être plus faciles et moins douloureuses pour la blanche ?

Ce fut maintenant au tour du chapelier de raconter ses petits malheurs. Elle avait bien remarqué sa réaction lorsqu'elle avait évoqué les mésaventures de sa tête et lui-même, et elle regretta immédiatement de le faire parler aussi tôt. Peut-être aurait-elle du attendre un peu plus avant de lui poser une telle question ? Elle ne parlerait pas, comme lui-même avait gardé le silence jusqu'au bout. Mais ses grands yeux marron ne le quittaient pas du regard. Au fil des mots prononcés par le chapelier, elle en apprenait un peu plus sur lui, et même plus que ce qu'elle s'attendait. Elle n'aurait jamais imaginé qu'il en vienne à se confesser à ce point à elle. C'était vraiment une bonne chose. Plus elle en saura sur lui, plus il aura le potentiel de devenir un puissant allié de confiance. Et pourtant, même si elle comptait rester de marbre, la jeune blanche ne put s'empêcher de montrer de l'étonnement en apprenant la face caché de sa profession de chapelier. Ce n'était pas ce qui l'étonnait le plus à vrai dire. Ce qui la perturbait le plus était de savoir qu'il avait plus d'ennemis qu'elle ne le pensait ici à Wonderland. Pas étonnant qu'avec ça, il se soit fait manger tout cru par Iracebeth et Cora, mais le plus effrayant était de songer qu'elles aussi devaient avoir de terrifiants alliés... Bon, ça elle s'en doutait déjà, mais cette remarque de son invité ne faisait que confirmer ses peurs...

La suite de son histoire en était presque aussi douloureuse pour les deux personnes dans la pièce. Elle hésita à un moment à poser une question au sujet de sa fille, mais se ravisa au dernier moment, ne voulant pas aggraver la folie déjà grandissante du pauvre homme. Toutefois, lorsque ce dernier ce mis à frapper le mur, inconscient de ses propres actes, elle ne put se résoudre à ne rien faire et se leva immédiatement de son siège, dès que le premier coup eut fini de raisonner à travers la grande pièce.

- Jefferson !

Miranna agissait très familièrement avec lui sur le coup, mais elle se doutait bien que de toute façon, les politesses n'auraient plus aucun effet sur lui désormais. Il avait la tête ailleurs, totalement. Voyant qu'il ne l'avait même pas entendu, la jeune femme fit quelques pas lentement et sans bruit vers lui. Son poing était en sang et ses os devaient être en miette. Ce n'était pas joli à voir, et ce serait encore pire s'il continuait à s'infliger des souffrances inutiles qui n'effaceraient en rien les pertes passées. Désormais concentrée sur la personne de Jefferson, la blanche devait s'avouer que sur le coup, elle n'écoutait que d'une oreille peu attentive les propos du chapelier, qui se transformaient de toute façon de plus en plus en charabia d'homme fou. Pourtant, sa dernière phrase, ô comment il semblait détester Wonderland, résonna dans son crâne, et eut comme effet d'arrêter sa marche. Ce n'était pas comme ça qu'elle voulait que les étrangers voient son pays. Elle voulait que Wonderland soit vu comme un pays attirant et enrichissant, où la folie naturelle de ses habitants amuse et divertisse les nouveaux venus, et qu'ils aient par la suite pleins de belles choses à raconter à leurs familles. Comment en étaient ils arrivés ici ? Oh Iracebeth... Pourquoi ?

Alors qu'elle relevait la tête vers son invité, elle se rendit compte qu'il allait recommencer à se détruire la main. D'un mouvement rapide mais doux, pour ne pas le brusquer, elle lui attrapa le bras comme elle pu, lui offrant un regard doux et compatissant.

- Jefferson, calmez-vous voyons. Je comprends les raisons de votre colère, et elles sont parfaitement fondées, mais ne pensez-vous pas qu'il serait temps que vous arrêtiez ? Vous êtes plus fort que tout cela, j'en suis certaine.

Ce n'était pas un reproche, loin de là. Plus un conseil en fait. Elle avait même posé avec douceur sa main sur la joue du chapelier histoire de lui confirmer qu'elle ne lui voulait aucun mal, au contraire.

- Ne vous en faites pas, je comprends, ce serait plus à moi de m'excuser, vous devez être épuisé, vous demander de raconter une histoire aussi difficile que la vôtre alors que nous venons tout juste de nous rencontrer enfin... C'était déplacé de ma part.

Elle cligna des yeux plusieurs fois avant de sourire de nouveau.

- J'apprécie votre naturel et votre engagement à mes côtés, et c'est avec plaisir que je vous accueille dans mon château.

Miranna attrapa doucement l'autre main non meurtrie du chapelier et le guida jusqu'à la table.

- Mais avant toute chose, occupons-nous de tout cela voulez-vous ?


En parlant, elle avait les yeux fixés sur le sang coulant de la main du chapelier. Alors qu'elle faisait signe à des gardes, qui venaient de rentrer dans la pièce d'aller chercher des médecins pour s'occuper de leur invité, la brunette se tourna vers lui.

- Nous parlerons du rôle que vous pourriez jouer à mes côtés demain si vous le voulez bien. Je ne me permettrais pas de vous ennuyer plus longtemps, mangez encore autant que vous le voulez et reposez-vous. À moins que vous ayez besoin de quoi que ce soit d'autre en particulier ?

Elle était très ouverte et aux petits soins pour ce nouvel invité de marque et précieux allier...




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