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 Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor

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Katharina Klein

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MessageSujet: Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor    Jeu 7 Jan - 15:14



« Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité »

Avec Victor-mon-bébé-d'amour-Frankenstein Whale


Victor dormait. Elle ne pouvait détacher son regard de son corps immobile, de son visage paisible et tranquille. Comment pouvait-il dormir ? Ces derniers jours avaient été bien trop animé dans le manoir familiale, et elle n'avait pas eu une minute à elle pour souffler et se reposer. Ironiquement, alors qu'elle était la plupart du temps libre de ses mouvements et de ses activités, elle avait été soudainement appelé aux quatre coin du pays pour assister aux morts d'aristocrates. Incapable d'échapper aux devoirs que le destin lui avait confié, elle avait accompagné dans la mort ces pauvres âmes, les regardant s'envoler tranquillement vers un monde meilleur, alors qu'elle-même devait rester ici, pour un temps indéterminé.

Victor dormait. Elle avait finit par revenir vers la demeure de sa famille, vers la demeure de Victor aujourd'hui. Il héritait de tout à présent que son frère était considéré comme mort, et son père... mort aussi. Quel tragédie pour la famille Frankenstein, pouvait-on entendre dans la bonne société. Katharina se demandait parfois si une quelconque malédiction n'avait pas été lancé sur sa famille. Et Victor en était le pilier centrale. A moins qu'elle ne le soit ? Tout avait commencé avec sa propre mort, après tout. Mais le pire était sans doute e destin de Gerhardt. Son enfant. Elle n'avait pas osé s'approcher de lui depuis son... retour. Elle ne parvenait pas à comprendre comment son premier fils avait pu faire cela, mais il l'avait fait. Il avait ramener un mort à la vie. Il était quelque part dans cette maison, mais elle avait trop peur de l'approcher. La verrait-il ? Il revenait du monde des morts après tout. Qu'elle pourrait être sa réaction? Non, elle ne pouvait pas.

Elle préférait observer Victor dormir. Il avait été au-delà des limites possibles, et sa mère n'avait rien pu faire pour le retenir. Il n'avait jamais entendu ses avertissements, comme toujours, et lorsqu'un courant d'air traversait la pièce, il vérifiait que les fenêtres étaient bien fermés. Elle aurait tant voulut lui parler. Elle n'avait jamais tente de le faire avec lui. Pas après ce qui était arrivé à Gerhardt petit. Mais elle avait besoin de voir son fils, de lui montrer qu'elle était toujours là, prêt de lui, de puis toujours... *

Le fantôme s'approcha silencieusement du lit de son fils. Une main aussi blanche que du marbre s'avança, une main aussi clair que la lune, à travers laquelle on pouvait voir le visage calme de Victor. Elle traversa son visage sans rencontrer aucune résistance, une caresse glaciale et invisible sur sa joue. Katharina ferma un instant les yeux, déposant un baiser volatile sur son front, et tout resta noir autour d'elle. Etait-ce une sensation de chute ? Voila bien longtemps que la gravité n'avait eu aucune incidence sur elle. Le monde entier semblait tourner autour d'elle, et lorsque tout se stabilisa, elle sut qu'elle n'était plus vraiment dans son monde, mais plutôt quelque part entre les mondes, dans un lieu sans loi ni règle, ni science ni magie, juste l'esprit de son créateur. Elle était dans les rêves de son fils. Elle ne savait pas être capable de faire cela. Mais pas la peine de réfléchir plus, c'était sa chance !

-Victor ? ...


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MessageSujet: Re: Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor    Mer 13 Jan - 12:18




Doux sommeil qui était devenu un luxe dont Victor ne connaissait presque plus, parce qu'il n'était pas sûr d'avoir droit à un tel repos, le temps était une chose précieuse contre lequel il devait alors en permanence lutter pour trouver une solution à l'état de Gerhardt. À la longue il était tout simplement éreinté, que ce soit autant psychologiquement que physiquement, essayant de grappiller de minutes qui pouvaient s'avérer précieuses pour son petit frère. Il avait besoin de calme et de tranquillité pour travailler, la science était un domaine qui nécessité d'avoir toutes ses cellules grises qui fonctionnent et où la chance peut être un facteur qui vient aider parfois, ce qui avait sans doute expliqué la raison de pourquoi il avait décidé de congédier toutes les personnes de la maison Frankenstein. Il n'avait aucunement besoin d'avoir des curieux lui tournants autour, il avait fait promettre à son assistant de ne rien révéler de ses travaux et surtout pas de la résurrection de ce qui était jadis un homme, mais par-dessus tout personne ne devait voir ce qui était arrivé à son cadet. Les esprits actuels n'étaient pas encore prêts à supporter ceci, beaucoup clameraient à l'hérésie dans ce monde sans couleur et si terne, alors que même lui était de moins en moins sûr de pouvoir tenir le choc. Une épreuve de plus à devoir surmonter, pouvoir garder un secret aussi lourd et qui le rongeait à petit feu, alors qu'il savait que l'annonce de son père était en train de se propager à travers tout le pays. Le docteur n'avait d'autres choix que de prétendre à un tragique accident, ce qui dans le fond n'était pas faux à bien y regarder de plus près, alors que son frère était tenu comme disparu et sans doute considéré comme mort lui aussi. Tout ceci semblait amèrement comme un coup monté de sa part, l'enfant délaissé qui prend ainsi sa revanche et vient tout acquérir, dans le fond Victor préférait que les personnes s'imaginent ceci que de voir la véritable horreur derrière cette fausse rumeur. Oh non jamais il n'avait voulu tout cela, que ce soit autant les titres que l'héritage, il aurait donné tout ce qu'il pouvait bien posséder si ceci lui permettait de revenir en arrière pour corriger ses erreurs. Il aurait même offert sa vie, autant pour son frère que pour son père, mais tout ceci n'était qu'un doux rêve illusoire face à la réalité de la situation.

C'est penché sur son microscope qu'il pouvait sentir ses yeux fatigués, ainsi que le reste de son corps où les articulations craquaient de plus en plus à chaque mouvement, conscient qu'il ne pouvait continuer comme ça. Le scientifique savait que s'il lui arrivait quelque chose alors personne d'autre ne viendrait aider son frère, réparer ce que la magie de ce cœur enchanté faisait – convaincu que c'était ceci qui interféré dans la balance de la science, et il fallait se rendre à l'évidence que s'il poursuivait cette voie il lui faudrait aussi prendre soin de lui-même. Une nuit de sommeil réparatrice ne pourrait pas être si mauvaise, ce qui serait sans nul doute plus bénéfique que les instants où il finissait par s'endormir sur ses feuilles de calculs très certainement, le problème étant le fait que lorsqu'il cherchait Morphée il ne le trouvait jamais. Parce que son cerveau était toujours en ébullition, ressassant sans arrêt cette histoire et les mauvais choix qu'il avait toujours faits, Victor n'arrivait nullement à faire le vide dans son esprit tant que ceci était impossible. Le mieux qu'il pouvait alors faire c'était de forcer les choses, forcer son corps et son esprit à se plier aux lois du monde des rêves, et pour ceci il pouvait remercier son monde d'avoir fait des études poussées dans plusieurs domaines dont celui des effets des plantes. Si les habitants de la Forêt Enchantée voulaient trouver une solution à leur problème grâce à la magie c'était leur problème, à ses yeux ils étaient idiots de s'enfermer dans d'aussi vieilles traditions et de ne pas chercher à se développer, alors qu'ici c'était avant tout la logique et la science qui avaient toujours le dernier mot. En feuillant un livre il finit par trouver son bonheur, le mélange de certaines plantes lui permettait d'obtenir ce qu'il voulait sans vraiment de difficulté, se mettant quelque peu au travail pour produire le fameux breuvage qu'il vient au final mélanger à un verre d'alcool pour en accentuer les effets. Buvant sans cérémonie ce qu'il avait concocté il se coucha par la suite dans son lit, fixant le plafond tout en continuant à réfléchir comment ramener son frère à la normale, jusqu'à ce qu'en peu de temps la préparation ait raison de lui pour le transporter dans un assoupissement qu'il espérait salvateur.


••

Les rêves étaient toujours quelque chose d'étrange, une expérience à part entière qui changeait sans arrêt, que certains nommaient une science. Peut-être était-ce le cas. Victor ne s'était jamais penché sur le sujet, pas vraiment intéressé par la psychologie humaine et son subconscient, juste porté en toute simplicité par ce que son cerveau voulait bien lui offrir. Tout restait tout de même flou par moments, la temporalité n'était pas fixe et sans que ceci puisse le choquer, au début il avait du mal à percevoir avec exactitude où il était et ce qui se passait. Petit à petit la lumière se fut, devenant peut-être un peu plus lucide à chaque instant passé dans ce qui était la production de son esprit, il se trouvait justement au manoir de la famille à marcher dans les pièces vides d'une autre présence de vies aux alentours. Synonyme très certainement du fait qu'il se sentait seul, qu'il l'était à bien y observer de plus près, alors que le sentiment d'abandon le submergeait. Un bruit se faisait entendre et le scientifique en cherchait l'origine jusqu'à ce qu'il tombe sur une montre à gousset, posée dans un écrin où elle avait parfaitement sa place, il aurait pu la reconnaître n'importe où puisque c'était celle de sa défunte mère. Elle lui avait raconté, dans sa douceur infinie et la chaleur dont elle savait si bien faire preuve, que cet objet était précieux et se trouvait dans sa famille depuis très longtemps. À peine avait-il eu le temps de penser à elle qu'il se dorénavant dans le couloir où jadis il avait attendu enfant qu'elle donne naissance à son frère, le commencement de la fin très certainement, et il fixait cette porte close où elle n'était plus jamais réapparue. Hésitant sur le fait de l'ouvrir, peut-être que désormais il pouvait faire quelque chose pour l'aider et ainsi réécrire l'histoire depuis ce point-ci, une voix féminine s'éleva dans son dos et lui semblait alors familière. Se retournant Victor apercevait sa mère, à la fois dans un réconfort que dans une tristesse infinie, il ne savait nullement que son cerveau pouvait se montrer si cruel en lui faisant rêver d'une personne qui n'était plus là depuis tant d'années.

« Mère... J'aurais tellement aimé faire quelque chose pour vous, si je l'avais fait alors peut-être que... que tout serait diffèrent aujourd'hui... »

Même si ceci n'était qu'un rêve il n'osait même pas la regarder, comme si involontairement elle lui rappelait quel piètre scientifique il pouvait bien être, mais dans le fond Victor restait ce petit garçon qui avait toujours eu besoin de la présence de sa maman sans jamais réussir à la retrouver. Il se sentait fautif et l'était clairement à ses yeux, le fait d'avoir sa mère face à lui venait soulever un peu plus sa faute commise, comme prit en faute par cette figure maternelle et à qui il devait rendre des comptes. C'est en tout cas le sentiment qu'il avait. Il voulait malgré tout la prendre dans ses bras, même si dans le fond sachant que ceci n'était qu'un rêve cela pouvait être une forme de réconfort dont il avait plus que besoin en ce moment, mais il s'arrêta bien vite dans son mouvement en voyant que les mains qu'il tendaient à son adresse étaient recouverte de sang. Il n'était qu'un meurtrier. Il avait beau prétendre œuvrer pour la science le résultat restait le même, son frère et son père étaient morts par sa faute et en raison de ses lubies, il avait brisé la tradition familiale pour ne pas faire couler le sang et à la place il avait semé la mort sur les êtres qui comptaient le plus pour lui. Tout venait s'assombrir autour de lui alors que ses mains tremblaient, oubliant un instant cette figure maternelle, alors qu'une forme de panique commençait à le saisir. D'ailleurs il n'était plus en tenue de civil mais celle de docteur, le couloir avait laissé place à son laboratoire, alors que se trouvait devant lui une table qui servait pour les opérations. Relevant la tête il fut surpris de voir encore cette mère aimante, comme si elle persistait à rester ici, sans savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose.

« Je suis tellement désolé ! Je vous en prie pardonnez-moi ! »

Il devait des excuses, pouvoir aussi soulager ne serait-ce qu'un brin sa conscience en vue de toute la culpabilité qu'il portait en lui, tout en appréhendant la réaction de ce fantôme du passé.






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MessageSujet: Re: Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor    Jeu 28 Jan - 16:36



« Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité »

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Il ne l'avait pas vu tout de suite, il ne l'avait pas sentit immédiatement. Mais son esprit, son subconscient, lui, savait qu'elle était là. Le rêve de son fils était vide. Aussi vide que les couloirs du manoir aujourd'hui, une réalité qui le poursuivait dans ses songes les plus profond. Le couloir résonnait du tic-tac de sa montre. Et elle n'avait pas besoin de s'approcher pour savoir que c'était la sienne qui reposait dans cet écrin. Un grand symbole pour leur famille. Un funeste symbole.  Le décor changea, surement sous l'influence des pensées de son fils, et elle ne put que le suivre, car elle devait se soumettre aux rêves de son fils. Pourquoi chercher à résister de toute façon ? Ce monde n'était pas le sien, et elle n'était ici que pour son fils. Seulement pour lui. Le reste, ce qui façonnait ses songes, tout cela était à lui, privée. Même si Katharina brulait d'envie de connaître la moindre de ses pensées, ce qui le tourmentait et le travaillait.

Elle se trouvait maintenant dans un couloir, un long couloir du manoir. Qu'elle connaissait bien sûr, comme chaque endroit de la propriété. Elle y avait vécut tant d'années... Aussi bien vivante que morte. Comment aurait-elle pu aller ailleurs ? Ici vivait sa famille. Enfin, du moins ce qu'il en restait. La peine qui étouffait son cœur était trop immense pour être contenu. Il ne restait que Victor, véritablement. Alphonse était mort. Elle avait vu son dernier souffle, elle avait contemplé ses yeux rencontrés les siens, l'éclair de compréhension traverser son regard, les mots bloqués dans sa gorge. Sa mort. Il était mort. Comme son autre fils. Gerhardt. Etait-il vraiment mort ? Elle n'avait pas été là, lors de ses derniers instants. La Mort l'appelait parfois au chevet des aristocrates de ce monde, pour assister à leur dernier instant, les conduire dans un au-delà inaccessible pour elle. Mais rien ne l'avait attiré dans le cimetière ou son fils avait perdu la vie. Pourquoi ? Parce qu'il était destiné à revenir ? Katharina ne comprenait toujours pas, et surement jamais. Comment Victor avait-il pu ? .... Cela dépassait l'entendement. Ramener les morts à la vie, contre-nature... Et pourtant. Que ne donnerait-elle pas pour revenir auprès de lui, pour serrer son fils dans ses bras ?

Son attention revint vers la scène qui se déroulait autour d'elle. Ce couloir. Elle l'avait beaucoup parcourut durant sa vie. C'était chez elle. C'était la porte de sa chambre, juste là. Une pièce cloitré et bannit aujourd'hui. Victor y avait passé beaucoup de temps avec elle. Surtout lorsqu'elle était tombée malade, et qu'elle avait du garder le lit. Quand elle dessinait dans son lit, son garçon dans ses bras. Mais elle savait quelle scène il se rappelait, en cet instant précis. La naissance de son frère. La mort de sa mère. Victor était juste là. Elle avait tenté d'oublier sa présence, de l'occulter, se concentrant sur les détails, sur ses souvenirs. Mais il était là. Pas vraiment en chair et en os. C'était un rêve. Un avantage pour le fantôme. Pouvait-elle le toucher à présent ? Il ne cessait de fixer la poigné de la porte. Que pouvait-il penser ? Elle ne préférait pas savoir. Elle préférait l'appeler, le rappeler vers elle. peut-être... Peut-être ne la verrait-il pas ? Peut-être que Katharina était destinée à rester un fantôme envers et contre tout, à rester invisible à ceux qu'elle aime jusqu'à leur mort. Cette idée effrayait terriblement Katharina. Elle était condamné à errer sur cette terre morne à jamais, si au moins elle pouvait communiquer avec son enfant, la dernière chose qui lui restait !

Mais il la voyait. Il s'était retourné à son appel, ses yeux avait traversé les siens, il l'avait vu, reconnu, et un tourbillon d'émotion semblait prendre vie en lui. Pas un mot, pas un geste, et le décor semblait à nouveau changer, l'air devenant plus flou d'instant en instant, cédant place à une autre pièce. Une pièce tout aussi familière au fantôme, bien qu'elle ne l'ai jamais parcourut de son vivant. Du moins, cette pièce n'était ainsi auparavant. Le laboratoire de Victor. Tout était si ... gris, si métallique. Et son fils, portant à présent la tenue associé à ce lieu. Il semblait si tourmenté, si perdu... Tout comme elle en vérité. Quand il releva la tête, il sembla même surpris de la voir encore-là. Comme si son fantôme appartenait à cet unique couloir, et qu'il aurait du y rester, dans le passé. Peut-être cela aurait du être ainsi, si Katharina n'avait pas eu conscience d'être là. Mais elle était bien là, et déterminée à le suivre dans n'importe lequel de ses rêves.

-Mère... J'aurais tellement aimé faire quelque chose pour vous, si je l'avais fait alors peut-être que... que tout serait diffèrent aujourd'hui...

Avec un soupire, elle bougea enfin, s'approchant de son fils. Elle contourna soigneusement la table d'opération, comme si elle avait encore consistance et chairs. peut-être, dans un songe, ce rêve pouvait subsister. Un corps pour étreindre son fils, un corps pour le serrer contre elle Depuis combien de temps n'avait-elle toucher quelqu'un ? Depuis sa mort. Pouvait-elle le faire ici ? Elle avait peur de tenter l'expérience. Que ferait-elle si ses mains traversait le visage de Victor ? Que ferait-elle si son corps passait à travers le sien ? Elle voulait tant le réconforter. Ces derniers jours, il s'était passé tant de chose... Elle pensait ne jamais pouvoir lui pardonner. Alphonse était mort, et il n'avait rien fait pour empêcher cela. Pire, c'était son autre fils, du moins était-ce son corps, qui avait soufflé sa flamme. Mais lorsqu'elle le voyait aujourd'hui, elle voyait son fils, son premier né, pas le docteur fou qui avait ramener à la vie son frère. Voulait-il ramener sa mère ? Etait-ce la raison de tout ceci ?

Diffèrent... Oui. Tout aurait changé, rien n'aurait été pareil. Elle aurait pu élever ses deux fils, leur apporter l'amour qui leur avait tant manqué. Elle aurait maitriser son mari et ses colères, sa froideur. Ou peut-être que non Serait-elle comme son deuxième fils ? Etait-ce la condition pour revenir à la vie, pour respirer à nouveau et aimer sa famille ? Devenir un être qui est mort, mais qui vit, une créature aux pulsions meurtrière qui... le mot refusait de traversé ses pensées. Mais il affleurait tout de même à son esprit Monstre. Et elle s'en voulait tant de pensée ainsi. Mais quel autre nom donner à ce qu'il était devenu, ce à quoi son fils avait donné vie ? Ni un fantôme, ni un zombie. Ni rien qui n'existe d'ailleurs. Mais comment lui en vouloir ? Comment en vouloir à son fils, lui qui avait voulut rendre son père fier, lui qui avait voulut recomposer sa famille ? Katharina leva lentement sa main, l'approchant du visage de Victor, effleurant sa peau, n'osant s'approcher plus, de peur qu'elle ne traverse sa joue comme elle le faisait depuis si longtemps maintenant.

-Je suis tellement désolé ! Je vous en prie pardonnez-moi !

Alors elle parla enfin.

-Comment pourrais-je t'en vouloir Victor ? Mon fils. Tu as fait tout ce que tu as pu, je le sais. Cela fait si longtemps que... Que je cherche à te contacter...

Sa voix tremblait presque, tant l'émotion emplissait son âme. Si longtemps qu'elle voulait le voir, et qu'il la voit, si longtemps qu'elle avait abandonné depuis plusieurs années l'espoir qu'il l'entende, qu'il la voit. Elle n'avait jamais osé retenter l'expérience du rêve, pas après les cauchemars qu'elle avait donné à Gerhardt. Mais aujourd'hui... Cela fonctionnait.

-Oh Victor je... je t'aime tant mon garçon...


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MessageSujet: Re: Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor    Lun 15 Fév - 12:28




Dans une réalité ou dans une autre, même s'il fallait parler de songe dans ce cas-ci, les fantômes du passé semblaient toujours hanter Victor. Parfois il avait eu des sensations étranges en parcourant le manoir, avant que son esprit scientifique vienne le raisonner pour lui dire que ce n'était là que le pur fruit de son imagination, dernièrement plus que jamais tout en essayant d'occulter cette impression parfois si étrange de ne pas être totalement seul. Mais après tout que lui restait-il en dehors d'esprits des revenants ? Rien. Son père n'était plus là et il ne pouvait aucunement essayer de le ramener lui aussi, son frère était dans un état inqualifiable entre ce qui était la vie et la mort, quant à sa mère qui se trouvait face à lui pour elle non plus il ne pourrait sûrement rien faire. Cependant croire qu'il l'avait oublié avec le temps, surtout en raison de son âge assez jeune lorsqu'elle avait rendu son dernier souffle, était la plus fausse du monde. Tous les jours, depuis son funeste départ, il n'avait cessé de penser à elle et avait impacté sur sa vie bien plus qu'elle ne pouvait s'en rendre sans doute compte. C'était pour elle qu'il était devenu médecin, qu'il avait brisé la tradition de la noble famille Frankenstein et subir la colère de son père envers lui, qu'il avait cherché le secret de la vie pour une fois pour toute combattre la Mort. Parce qu'il ne voulait plus qu'un être cher ne l'abandonne, qu'il se retrouve seul sans plus personne, devoir dire adieu sans y être préparé. Ironie de l'histoire c'était ce qui s'était passé, en voulant faire correctement l'inverse s'était produit, il avait tout perdu et il ne lui restait que des regrets. Un sentiment tellement lourd à porter, un poids qui le faisait craquer de plus en plus chaque jour, que tout ce qu'il pouvait faire c'était supplier encore et encore que tout s'arrête mais surtout qu'on lui pardonne. C'était même ce qu'il était en train de faire à cet instant, prier pour que cette pâle figure maternelle irréelle puisse un jour le rassurer, à croire que parfois les rêves n'étaient qu'un reflet légèrement déformé de la triste réalité. Au final il venait à penser que si leur monde était si gris, sans aucune couleur existante, c'était parce qu'il n'y avait aucune fin heureuse n'était possible. Pas pour lui, pour sa famille, illustration parfaite d'une forme de désespoir.

Alors que le scientifique demandait un pardon qu'il était sûr de ne pas mériter, même lui ne se le donnait nullement, à sa grande surprise cette figure face à lui qui représentait sa mère venait à se déplacer vers lui. D'ordinaire lorsqu'il rêvait d'elle soit c'était pour les bons moments passés en sa compagnie, alors qu'il n'était encore qu'un petit garçon, soit elle le jugeait d'un œil si accusateur pour ce qu'il avait fait à leur famille que Victor se retrouvait assez surpris par cette démarche alors assez nouvelle. Une émotion vite remplacée à la fois par la honte que par la crainte, se mélangeant sans doute parfaitement et le poussait encore à la supplier, impressionné que de voir bouger avec une démarche si humaine une créature aussi blanche. Parce qu'il n'était pas vraiment sûr qu'il puisse s'agir véritablement de sa mère, la loi des rêves pouvait puiser dans les souvenirs mais parfois pour créer autre chose comme il avait fait avec son frère, le doute était permis alors que du plus profond de son être il voulait y croire plus que jamais. Elle initiait même le contact dans un geste purement maternel qu'il avait connu, croisant son regard en espérant qu'elle puisse voir toute la sincérité dont il pouvait faire preuve, il y a l'impression qu'il n'avait pas fait un rêve aussi doux depuis si longtemps qu'il aurait pu se réveiller à cet instant avec une boule au ventre en moins. Les mots qui s'élevaient alors il n'était pas sûr de tous les comprendre, parce que certaines choses lui échappaient et que son esprit rationnel se refusait d'imprimer dans sa cervelle, pourtant ils étaient tant inespérés qu'il aurait pu en pleurer s'il lui en était possible. Combien de fois avait-il souhaité entendre de tels mots de réconfort ? Il ne comptait plus, c'était trop douloureux que d'essayer d'avoir un chiffre en tête, des paroles qu'il aurait tant aimé entendre de la bouche de son père. Il y avait cru quand il lui avait ramené Gerhardt en vie, les compliments et les excuses étaient tombés ce jour-ci spécialement pour lui, jamais il n'avait ressenti une telle fierté mais tout ceci n'avait été que d'une courte durée avant que tout ne se brise en éclat.

« Pourquoi a-t-il fallu que vous partiez... ? C'était trop tôt, je... nous n'étions pas prêts pour ça mère... Tout ce que je voulais c'est que l'on redevienne la famille qu'on aurait dû être... tous ensemble... »

Et il pouvait y arriver, quelque part il en était sûr, son frère était revenu et très certainement qu'il pouvait initier de nouveau ce chef-d’œuvre de la science. Victor était sûr qu'il pouvait arranger les choses, il le devait tout simplement parce qu'il ne supportait plus cette situation, il lui suffisait de trouver ce qui n'allait aucunement avec le cœur qu'il avait greffé et il pourrait ensuite trouver une solution. Et les mots pleins de réconfort de sa tendre mère ne faisaient que le réconforter dans ce sens, elle lui apportait la reconnaissance qu'il avait toujours essayé d'obtenir sans jamais réussir à la frôler des mains, lui donnant presque l'espoir que de continuer dans la pente glissante presque de la folie dans laquelle il chutait petit à petit. Ce n'était qu'un rêve, quelque part son subconscient lui chuchotait en permanence de ne pas se laisser tromper par cette illusion, mais pourtant une part de lui voulait y croire surtout en voyant cette figure maternelle si vivante. Elle était exactement comme le médecin s'en souvenait, parce qu'il n'avait pu l'oublier surtout pas après le temps passé à ses côtés alors qu'elle était alitée, fragment du passé qui avait toujours été source de bonheur. Il avait si souvent imaginé comment l'histoire se serait déroulée si elle était resté à leurs côtés, si tout c'était au final déroulé sans embûche durant ce funeste accouchement, les choses seraient tellement différentes il en était sûr. Il ne serait pas devenu médecin et aurait continué la tradition familiale comme il le devait, il aurait fait son devoir et n'aurait pas cherché le secret de la vie, il n'aurait jamais été déterrer des cadavres dans les cimetières ainsi Gerhardt et son père auraient toujours été parmi eux. La vie aurait été plus douce et plus simple, tout en ayant une certaine ignorance pour le monde scientifique qui avait fait tant de dommages dans son existence, malheureusement remonter le temps était impossible. À cette pensée un tic-tac sonore se faisait entendre de plus en plus intensément, le bruit de cette montre à gousset qu'ils connaissaient par cœur, comme une horloge de taille beaucoup plus imposante et devenu objet de malheur. D'un pas il reculait du fantôme, tout en regardant tout autour de lui en pleine panique, parce qu'il connaissait le déroulement de ce cauchemar.

Victor se bouchait les oreilles avec les mains, parce qu'il ne voulait plus revivre cette scène, tout en suppliant sa mère du regard de tout arrêter. Une tentative vaine. Le bruit violent d'un coup de feu résonna avec effroi, venant étouffer celui de la montre qui n'émettait plus aucun son, au point de le faire sursauter comme toujours. Toute la scène plongea dans le noir pour finalement revenir à la normale, aussi rapide qu'un éclair qui déchirait le ciel, pourtant le scientifique savait pertinemment ce qu'il'attendait après. Cet enchaînement le hantait et finissait toujours par le réveiller, une suite de tableaux dont il n'arrivait pas à se démêler, sauf que contrairement aux autres elle était toujours là à ses côtés. Baissant les bras il fixait la table d'opération qui se trouvait derrière sa mère, là où se trouvaient quelques gouttes de sang qui coulaient mais plus que tout un corps ouvert au niveau du torse et à moitié recouvert, l'effroi et la peur le saisissaient alors. Ceci avait beau être un rêve il ne voulait pas qu'elle voie ce qu'il avait fait, cette illustration même de la folie à son paroxysme, et surtout pas comment il avait opéré sur le corps de son frère. Parce qu'il n'était pas dupe, même avec l'identité cachée par de simples draps il n'avait aucun doute, et craignait plus que tout la réaction qu'elle pourrait avoir. Paniqué son regard passait de l'un à l'autre, perturbé par tout ce qui pouvait se dérouler, avant de se focaliser sur cette mère si aimante alors que la dépouille sur la table s'agitait quelque peu.

« Vous le savez n'est-ce pas que je n'avais pas le choix ? Mère s'il vous plaît, dites-moi que vous comprenez... tout ce que j'ai fait... même le plus impensable... »

Tout ce qu'il souhaitait c'était qu'une personne qui lui soit chère lui pardonne, le soutienne dans ses choix même s'ils avaient été tous désastreux, elle qui avait toujours eux de mots tendres à son égard.






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« Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité »

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Elle ne pouvait encore croire qu'elle était ici. Si tant est que le « ici » soit un lieu véritablement défini. La question lui traversa l'esprit, était-elle rentré dans sa tête, ou bien était-elle encore là, dehors, penché sur le visage de son enfant ? Aucune importance en vérité, mais lorsqu'on passait l'éternité seule, il devenait rapidement évident que tout ce qui pouvait occuper l'esprit était bon à prendre. Mais pour l'instant, elle avait bien assez de choses à penser pour se concentrer sur une chose aussi futile. Devant elle se trouvait son fils, enfin sa représentation spirituelle. Elle le voyait bien d'ailleurs, qu'il n'était que pure produit de son psyché, parce que certains de ses traits étaient flous et incertains. Elle se demanda alors comment lui la voyait, et si même il pouvait bien distinguer ses traits. Ne les avait-il pas oublié de toute façon, depuis le temps ? Il était si jeune, lorsqu'elle était partie, ce n'était pas vraiment évident. Katharina tendis un instant sa main devant ses yeux, totalement déconnectée de l'espace autour d'elle. Elle voyait parfaitement les traits de sa main, les lignes fines de ses veines et la courbe de ses os. Le tout d'une blancheur éclatante. Était-ce ainsi pour son visage ? Comment la voyait-il ? L’interrogation l’obsédait un peu sur l'instant. Et puis ses yeux dérivèrent sur Victor, sur son enfant, son petit bébé qui avait tant grandit. Son regard.. A travers toute cette brume du rêve, elle distinguait pourtant parfaitement son regard, si expressif.

-Pourquoi a-t-il fallu que vous partiez... ? C'était trop tôt, je... nous n'étions pas prêts pour ça mère... Tout ce que je voulais c'est que l'on redevienne la famille qu'on aurait dû être... tous ensemble...

Comment pouvait-elle répondre à ça ? Les mots se bloquaient dans sa gorge, un nœud brûlant, et si encore elle savait quels mots se trouvait là. Elle n'avait jamais voulu partir. Elle n'était jamais vraiment partit, véritablement. Quel tour du destin, que de se retrouver ainsi, vivante et morte, piéger entre les deux mondes comme une pauvre errante, incapable de communiquer avec ceux qui la tenait le plus à cœur. Comme elle regrettait, cette « vie » de souffrance et de solitude ! Et pourtant, si c'était à refaire, que ferait-elle ? Bien bien sûr. Elle referait tout exactement si elle avait au bout la chance de rester un minimum à leurs cotés. Enfin. Aux cotés de Victor maintenant. Les événements tragiques étaient en marge de ses pensées, sans qu'elle ne s'autorise à s'y attarder. Tout était de sa faute, de toute façon. Elle aurait du être plus solide, plus forte, pour sa famille. Elle avait eu un moment de faiblesse, succomber à la douleur, et tout s'était terminé. Pour cette vie-là du moins. Elle avait abandonné Alphonse, son mari, à une vie solitaire et dépressive, le poussant à devenir froid et hautain avec sa famille restante. Il était mort. Elle avait abandonné Gerhardt, son dernier né, alors trop jeune pour se souvenir d'elle, le privant d'une mère pour accompagner ses premiers pas. Qu'était-il aujourd'hui ? Ni vivant, ni mort, un peu comme elle, perdue entre deux, sans qu'elle ne puisse l'aider. Et elle avait abandonner Victor, son premier né. Elle aimait ses enfants tout deux d'une manière totalement égale et différente. Victor était son premier né, son premier enfant, sa première expérience de mère. Et elle l'avait abandonné, lui aussi, à son père qui avait désapprouver son choix de carrière, qui avait préféré son second enfant, elle l'avait laissé perdu face à sa propre mort. Et aujourd'hui, où en était-il ? Oh, elle aurait tant aimé rester avec eux, bien vivante, Gerhardt dans ses bras, Victor sur ses genoux, Alphonse derrière elle. Elle aurait tempéré son mari, et ils auraient été si heureux. Le cœur inexistant de sa poitrine se serrait à ces pensées. Comment être prêt à un événement de ce genre ?

Devant elle, le regard de Victor était complètement paniqué. Il venait de plaquer ses mains sur ses oreilles, dans l'espoir vain d'étouffer le bruit de tic-tac qui résonnait à présent autour d'eux. Elle reconnaissait bien sûr e bruit, source de beaucoup de malheur. Elle s'approcha un peu plus de lui, tendant une main vers son visage, enfin, et une puissante détonation fit sursauter la mère et le fils. Tout à coup, un noir, aveuglant de noirceur, rapide, et la lumière revient. La salle de travail de son fils, métallique et froide. Il fixe un point derrière elle, toujours aussi paniqué, les mots sortent trop vite de sa bouche. Du bruit derrière elle attire son attention, mais elle reste concentré sur son fils.

-Vous le savez n'est-ce pas que je n'avais pas le choix ? Mère s'il vous plaît, dites-moi que vous comprenez... tout ce que j'ai fait... même le plus impensable..

Katharina ferme brièvement les yeux. Elle sait, tout à coup, ce qui se trame derrière elle. Avait-il le choix ? Elle ne parvenait pas à le dire, à se l'avouer, oui ou non. Qu'avait-il fait ? Des choses si horribles étaient arrivées. Elle ne connaissait pas vraiment les circonstances de la mort de son second fils. Comment pouvait-on lui en vouloir, elle qui voulait fuir cette réalité nouvelle ? Comprenait-elle ? Oui, peut-être. Qu'aurait-elle pour pouvoir rester dans ce monde-ci, bien en chair, pourvu d'os et de sang, près de sa famille ? Gerhardt était mort, et Victor avait tenté de le ramener, elle le savait. Son poing se resserra, son bras tremblant d'anxiété. Alphonse était mort, et Victor avait regardé son frère – l'était-il vraiment à cet instant ? - frapper à mort son géniteur. Horreur et désolation. Cette scène avait été si terrible, si dur. Et le regard de son mari, soudain ouvert à sa présence, la surprise dans ses pupilles, et la mort qui venait l'étreindre juste après. Pouvait-elle faire face à ce qui se trouvait derrière elle ? Rien n'était sûr, et la peur marquait ses traits aussi sûrement qu'ils étaient blanc. Elle aurait voulu montrer un visage sûr et serein, plein de compassion pour son enfant. Mais elle en était incapable.

Un bruissement, et elle finit par tourner légèrement la tête, et le reste de son corps suivit légèrement, observant du coin des yeux cette forme tout près d'elle, incapable d'y faire face. Elle parcourut rapidement du regard la scène, la table gris maculée de sang, le corps qui se mouvait juste là, le ventre ouvert, laissant voir ses entrailles aussi foncées que le sang l'était dans ce monde sans couleur. Des cheveux, le bruissement d'un drap, le visage tourné vers elle, et un cri étranglé passa sa gorge, sa main devant sa bouche, comme pour retenir ce son si douloureux, si terrible aux oreilles de son fils. Comment le retenir pourtant devant ce spectacle ? Et pourtant, elle fut incapable de détourner les yeux les premiers instants, ses yeux détaillant la macabre scène. Le temps semblait s'étirer, sans pour autant s’arrêter, et il reprit un cours plus normal – pour autant qu'il le puisse dans un rêve – et Katharina se détourna brusquement, presque violemment, du corps de son dernier fils, la respiration précipitée. Elle n'osa pourtant pas relever les yeux vers le fils encore en vie. Que dire, que faire ? Elle fit quelques pas hésitant, se rapprochant de lui, n'osant regarder ses yeux si expressif pour elle seule. Elle fut tout à coup devant lui, juste presque contre lui, à ça de le touche, et elle leva les bras, passant ses mains dans les cheveux courts de cet homme. Le contact, le premier depuis bien trop longtemps, fut comme une libération pour la femme. Elle pouvait le toucher, elle pouvait l'attirer contre elle comme elle le faisait à l'instant, appuyant de ses mains pour l'approcher d'elle. Il l'était plus grand qu'elle, tellement plus que la dernière fois qu'elle l'avait tenu contre elle, et plutôt que de caler le visage de son garçon contre son cœur, elle se retrouva dans la situation inverse, nichant sa tête contre lui, inspirant douloureusement. Ses deux mains caressaient doucement ses cheveux, et elle s'appuyait enfin contre lui, prenant ce contact physique comme une première respiration, d'un souffle retenu depuis bien trop d'années.

-Oh Victor... Je voudrais tant te protéger, je voudrais tant revenir en arrière, te tenir encore enfant dans mes bras, ton petit frère auprès de nous...

Elle aurait voulu poser ses deux mains sur ses yeux, lui cacher la vue auquel il faisait face derrière elle, elle voulait changer le cours des choses. Elle avait bien vu, qu'il connaissait le déroulement de cette scène, que ce cauchemar, il l'avait déjà fait. Elle voulait le protéger, comme une mère le faisait. Elle se recula légèrement, obligeant son regard à se plonger dans le sien, ses doigts appuyés sur ses tempes, tremblants mais forts. Elle voyait si bien ses yeux, mais lui, comment la voyait-il ? La question revenait, traversant ses pensées.

-Comment me voix-tu Victor ? Ne put-elle s’empêcher de demander. Comment vois-tu ta pauvre mère à travers tes songes ?

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MessageSujet: Re: Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor    Sam 7 Mai - 18:20




Si seulement tout ceci n'était qu'un horrible cauchemar, Victor aurait souhaité ouvrir les yeux et que tout puisse disparaître, mais tout ceci n'était au final qu'un mélange d'irréel mais surtout de souvenir. Lorsqu'il retournerait aux côtés de Gerhardt, de son frère qu'il chérissait tant et pour qui il était venu braver l'interdit pour l'extraire des griffes de la Mort, il serait toujours dans cet état instable et pire encore. Peut-être incapable de le reconnaître, la dernière fois le cadet avait manqué de le tuer avant qu'une sorte d'illumination se fasse dans son esprit troublé, rien que de penser à ceci lui serrait le cœur comme jamais. Mais pour l'instant il se trouvait dans ce décor montait de toutes pièces, par un subconscient qui essaye de copier du mieux qu'il peut une certaine forme de réalité, son laboratoire qui était devenu le théâtre des horreurs. C'est sur cette table d'opération apparue qu'il avait ouvert en grand la poitrine de son frère, écartant la chair et les os à l'aide de véritables instruments de torture et pourtant qui servaient la médecine, pour lui attribuer un nouveau cœur qui avait certes fonctionné mais pas dans la mesure dès ses attentes. C'est ici-même aussi qu'il avait extrait la balle mortelle qui avait coupé le fil de la vie de son frère, lui ce grand militaire qui avait connu la guerre et revenu en véritable héros avait été touché par un simple gardien de cimetière, recousant la chaire comme pour camoufler du mieux qu'il pouvait ce qu'il jugeait être comme étant son crime. Il n'avait jamais eu aucune animosité envers ce frère, ne ressentait aucune jalousie due au fait que son père pouvait bien le préférer car il comprenait parfaitement le pourquoi, et pourtant malgré tout il était mort par sa faute. Il en était sûr. L'être qu'il avait aimé et promis de protégé se trouvait désormais être sa pire crainte, la personnification de toutes ses erreurs commises au fil du temps, le reflet même de son incompétence et de ce qu'il était vraiment à savoir un monstre. Victor avait joué avec la vie et son frère était puni à sa place, victime de ce que beaucoup jugeraient comme étant de la pure folie et de l'hérésie qui lui vaudraient le bûcher, une situation qu'il promettait de résoudre mais en était-il seulement capable ? Lorsqu'il tentait de sauver la vie de quelqu'un, une autre personne mourrait, il n'en pouvait plus.

Aujourd'hui était pire que les autres fois, ce rêve qui se répétait en boucle dans son esprit venait le hanter constamment et même lorsqu'il se trouvait être éveillé, parce qu'il y avait un témoin dont il ne pensait jamais avoir la visite. Surtout pas de sa part. Cette mère pour qui il avait eu tant d'amour, qui lui avait appris une douceur et la possibilité d'avoir une vie si idyllique loin des champs de guerre comme le voulait son père, elle avait été une forme d'espoir et ce n'est qu'avec du recul que le scientifique s'en était rendu compte au fil du temps. Une partie de lui voulait se convaincre qu'elle l'aurait soutenu si elle avait toujours été en vie, que son père aurait accepté beaucoup plus d'aisance un style de vie différent pour lui, et c'est pour cette raison qu'il ne voulait pas qu'elle puisse voir les horreurs qu'il avait faites. Surtout pas sur Gerhardt. C'est la raison pour laquelle il venait de la supplier comme ceci, parce que la curiosité humaine est souvent plus forte et il ne faisait nul doute qu'elle voudrait sûrement voir ce qu'il voulait lui cacher même s'il lui interdisait, tentant de minimiser ses actions peut-être. Le pouvait-il vraiment ? Bien sûr que non. Il était un monstre qui avait joué avec la vie de son frère, le maintenant dans un état que personne ne pouvait envier, parce qu'il refusait de le laisser partir en paix sans rien faire. Il n'avait pas été là pour sa mère, il n'avait pas eu le droit de franchir le seuil de la porte, et longtemps il s'en était voulu quelque part en se demandant si sa présence ou non à ses côtés aurait pu faire la différence. Le scientifique ne put cependant empêcher ce fantôme du passé de finalement regarder son œuvre, se sentant glacé jusqu'aux os et bercé dans cette crainte qui l'avait toujours suivi, alors que le cadavre sur la table métallique tentait de bouger alors que son torse est ouvert de part en part. La médecine était souvent comparée à une sorte de boucherie pour les ignorants, comprenant pour sa part qu'il est aisé pour les esprits ne connaissant pas les impacts de la science d'arriver à cette conclusion, alors que face à ce spectacle il a cette impression de ne pas être médecin mais tortionnaire. Lui n'a plus le courage de regarder, il n'a pas besoin car chaque détail est depuis le premier instant imprimé à jamais dans son esprit, ce qui ne fut aucunement le cas de l'image de cette mère qu'il n'avait pas eu en rêve depuis longtemps. Le regard fixe sur le sang qui coule de la table, sans oser le porter plus haut, il ne peut se retenir de murmurer en tremblant de tout son être.

« Je ne voulais pas qu'il parte, qu'il m'abandonne aussi... Je souhaitais seulement que Gerhardt se trouve à mes côtés, comme il l'a toujours fait, mais certainement pas de cette manière... »


Non. Victor n'avait jamais voulu que son cadet se trouve dans cet état, le cœur que le médecin avait été cherché se trouvait être dysfonctionnement pour une raison qui lui échappait encore, et pourtant si c'était à refaire peut-être qu'il referait exactement les mêmes erreurs. C'était égoïste de sa part, il en était purement conscient, mais il ne supportait plus le fait de voir des personnes qu'il aimait se consumer sans rien pouvoir faire. Il avait cru qu'en devenant docteur les choses changeraient, qu'il serait enfin capable d'être utile et d'arriver à faire ce qui devait être fait pour garder un équilibre, mais même ceci il en était incapable. S'il ne se trouvait pas dans un rêve, sans qu'il ne puisse dire qu'il soit dedans et n'ayant ainsi aucune influence concrète dessus, il ne fait nul doute qu'il aurait craqué une fois de plus. Il avait momentanément oublié qu'il n'était pas seul et ce fut une main dans ses cheveux qui lui rappela à l'ordre, surprit d'un tel contact à son égard et encore plus en voyant sa mère qui venait d'être témoin de son crime, posant ses yeux dans les siens tout en cherchant alors l'espoir qu'elle puisse le pardonner. Cette femme qui fut la base de tout son univers, celle qui l'avait motivé à tracer son propre avenir même si elle n'était plus à ses côtés depuis si longtemps, venait à le réconforter dans une étreinte qu'il n'espérait plus. Victor n'osait y croire sur l'instant, sans savoir si cette action n'est pas au fond que le fruit de sa volonté et non pas la réalité de la situation, alors que presque timidement il passe ses bras dans le dos de la frêle femme. Il ne peut s'empêcher d'avoir un son plaintif qui s'échappe de sa gorge, une geste qu'il n'attendait plus et ne pensait plus jamais plus connaître, tout en se mêlant à une sorte de soulagement. Dans le fond, il avait beau être un homme de science, il restait ce petit garçon qui recherche l'affection de ses parents et dans ce cas précis de sa mère tandis que la dépouille se trouve toujours là. Il voulait revenir à un temps plus simple, où il ignorait encore tant de choses et qu'il n'était qu'innocence, faire machine arrière et encore plus en entendant les paroles tendres de sa défunte mère. Il eut un faible rire de désespoir, c'était impossible et il le savait que trop bien, serrant un peu plus sa prise.

Cette peur, quant à elle, continuait de le hanter et de marcher à ses côtés pour lui murmurer des choses qu'il ne voulait entendre ou qu'il connaissait déjà. Le scientifique relâcha doucement sa prise sur la femme la plus importante de sa vie, tellement plus qu'un simple premier amour frivole, tandis qu'elle en fait de même. Ses yeux sont rivés sur le corps qui s'articule d'une façon que le médecin ne peut que craindre, comme pour le surveiller et s'assurer qu'il n'approchait pas trop près, jusqu'à ce que délicatement son attention soit captée par cette mère si généreuse qui semblait lui pardonner les atrocités qu'il avait pu commettre. Le rêve prend alors une tournure nouvelle, à laquelle il ne s'était pas forcément préparé, tandis que la présence même de la défunte est au fond une anomalie dont il ne réalise que petit à petit cette sorte d'intrusion. Victor fronce un peu les sourcils, comme pour venir analyser ce qu'elle lui demandait vraiment, face à cette question qui lui échappe un peu. Il lui semblait qu'elle était resté identique à ses derniers souvenirs, au tableau qui se trouvait dans le bureau de leur père, des traits qu'il lui arrivait de retracer au crayon pour ne pas oublier, mais tout en étant d'une netteté étrange. Maintenant qu'il la regarde avec plus de concentrations elle lui apparaît tout de même différente, comme si l'évidence lui sautait enfin aux yeux, surtout cette pâleur qui se trouvait être si inhabituelle et cette clarté qui semble être surnaturelle. Était-elle vraiment sa mère ? Le doute est permis. Cette créature possédait bien ses traits, sa douceur presque de l'ordre de l'irréel, mais elle avait quelque chose en plus qu'il ne serait décrire. Qui qu'elle soit elle réussit à le tirer hors de ce cauchemar ambulant, celui qui se trouvait pourtant si accroché que le scientifique ne pensait jamais pouvoir s'en débarrasser, tandis que le décor autour change pour quelque chose de bien plus chaleureux que ce froid laboratoire. Le salon était désormais la nouvelle scène, avec son feu qui vient crépiter doucement dans la cheminée et un air léger de piano s'élevant dans l'air, dans un calme qui se trouve être si reposant. Il ne sait plus quoi penser, son esprit s'embrouille au point que certains éléments se mélangent comme des meubles qui n'étaient pas présents à la même période, continuant de regarder cette femme dont il doute à présent l'identité.

« Justement vous ressemblez à un songe, tout en paraissant si réelle... Plus je vous regarde plus je me dis que vous ressemblez à ma mère, tout en étant différente... Il y a une telle clarté effrayante qui émane de vous que mes yeux me brûleraient presque, comme si vous radiiez d'une sorte de lumière inconnue, mais pourtant je me sens apaisé à vos côtés... Une sorte de paradoxe. »

Un mystère qu'il n'arrivait pas à expliquer, cherchant dans ce regard face à lui une réponse ainsi qu'une possible cause scientifique – comme toujours, ne pouvant se retenir de faire quelques pas en arrière comme par pure précaution pour s'extraire de son champ possible d'action. Qui était-ce ? Sa mère ou juste fabulation ? Victor avait appris que la magie existait, grâce ou plutôt à cause de son voyage vers ce monde coloré, acceptant ainsi qu'elle soit présente sans pour autant lui donner une suprématie et surtout pas face à la science. Ce monde sans la moindre couleur était en constante évolution, affirmant la primauté d'un univers tourné vers le progrès où l'intelligence de l'homme est mise en avant, il n'y avait jamais eu de place pour des superstitions surnaturelles en dehors de terres très reculées de la civilisation certainement. Mais au fond peut-être que la magie existait, elle était juste étouffée et refusée par la population en raison des avancées scientifiques, même si ceci lui paraissait si impossible une part de lui doutait. Après tout, on lui avait dit à plusieurs reprises que les morts ne pouvaient être ramenés à la vie et qu'il n'existait aucun autre monde, il avait été témoin que ces deux notions s'avéraient être fausses. Tout était désormais permis, les chimères n'en étaient peut-être pas autant que ça, une infinité de possibilités venaient de s'ouvrir donnant un aspect à la fois si fascinant que méfiant. Il chercha dans sa mémoire tout ce qu'il avait pu lire, aussi scientifique que fantastique, à quoi cette chose devant lui pouvait faire référence. Et ce fut comme l'illumination tout d'un coup. Jamais sa mère n'aurait pu lui pardonner une telle chose, il en était sûr surtout en vue de ses actes punissables, il y avait une explication qui se faisait plus ''logique'' sans pourtant l'être aux yeux de nombreuses personnes.

« Est-ce que... vous êtes un ange ? Ou quelque chose du genre ? Et si je vous vois est-ce que je suis mort... ? »

L'impossible ne l'était pas après tout, la Mort était un grand mystère qu'il essaye de vaincre sans rien connaître d'elle au final, même s'il n'avait jamais accepté vraiment l'existence d'un être supérieur il fallait bien l'avouer.






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MessageSujet: Re: Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor    Mar 12 Juil - 0:01



« Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité »

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Elle retint un souffle étranglé, passant une nouvelle fois sa main dans ses cheveux. Si réel, si doux. Le toucher était si étonnant, si inattendu. Comme cela lui avait manqué, simplement pouvoir effleurer quelque chose du bout des doigts, sentir la texture d'une peau douce, la vie pulsant sous sa paume. Que cela soit son fils était tout simplement l'apothéose de la chose, pouvoir à nouveau l'enlacer comme avant. Quand était-ce la dernière fois qu'elle l'avait touché ? Sur son lit de mort, le ventre encore gonflé par l'enfant qu'elle abritait en son sein, alors que l'ombre de la mort rodait déjà autour d'elle ? Oh, comme il était si petit, si tendre. Si innocent. Son garçon. Le seul à présent. Le dernier Frankenstein, le dernier représentant de leur famille, leur héritage. Son mari était mort. Son dernier fils. Qu'en dire ? Pouvait-elle encore le considérer comme vivant, qu'était-il ? Si seulement elle avait été là à ces moments cruciaux, si seulement elle avait pu voir sa vie, son âme, voir ce qu'il en était. Etait-il toujours là, piégé comme elle ? Avait-il été un fantôme errant tel sa mère ramené dans son corps grâce à son frère ? Si elle avait été là, il aurait pu la voir. Un bref instant, un peu plus de quelques secondes, la mort étreignant son corps, elle aurait pu lui parler, elle aurait pu rencontrer son fils. Mais elle avait été absente. Elle les avait abandonné, sur presque tout les points. Restaient cette présence malgré la mort pour rattraper ses erreurs et ses manquements. Les bras de Victor étaient si serrés contre elle, une étreinte improbable. Et tandis que Katharina se détachait légèrement de lui, il fit de même.

Le décor avait changé, quittant cet endroit si froid et métallique. Tout était radicalement différent même, la clair lueur du feu sur la pierre, les tapis et les meubles qu'elle ne reconnaissait qu'à peine pour les avoir vu être installé après sa mort. Elle regarda autour d'elle, cherchant la source de cette musique si calme et apaisante. Elle revint bien vite vers son fils, ne pouvant bien longtemps le quitter des yeux, pas quand elle pouvait le toucher à loisirs. Elle rit, secouant doucement la tête. Elle posa sa main sur sa joue, souriant tristement.

-Tu n'es pas mort mon fils, non. Tu rêve, simplement. Une chose éphémère n'est-ce pas ? Je suis heureuse que tu puisse me voir comme avant, si tu savais. Oui, tu peux me voir ainsi bien sûr, c'est plus agréable n'est-ce pas ? Considère moi comme ton ange gardien, parce que j'ai toujours veillé sur toi et je le ferais toujours. Elle se rapprocha à nouveau, serrant contre elle ce fils prodigue. Autour d'eux, la pièce était floute, ondulant pour qu'on ne puisse bien l'apercevoir. Tout se dissipait, le décor s'envolait doucement, se fondant dans l'esprit du jeune homme, s'égrenant dans le vide. Il ne restait que leur deux corps comme constante dans ce monde d'étrangeté ou tout était possible. N'oublie jamais Victor, tu ne seras jamais seul. Même dans la plus noir de la nuit et au cœur du plus terrible orage, tu ne seras pas seule.



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MessageSujet: Re: Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor    Mar 12 Juil - 18:40




Il était étonnant de voir qu'une religion était présente dans un monde où la science trône, venant souvent expliquer justement l'inexplicable jusqu'à ce qu'une raison scientifique soit donnée, mais très honnêtement Victor n'y avait jamais porté une vraie attention depuis qu'il avait acquis certaines connaissances. Même s'il lui arrivait d'être sarcastique à ce sujet, lançant parfois des piques aux personnes concernées, au fond il restait tolérant envers ces personnes qui ne voyaient pas encore la supériorité de la science. Mais il devait bien avouer que pour le coup il était déboussolé, ne se rendant aucunement compte que tout ceci était un rêve car loin d'être lucide, cette vision face à lui ressemblait à sa défunte mère sans être pour autant entièrement elle. Il ne savait pas l'expliquer. Ce qui avait de quoi le rendre fou dans un sens, c'était en quelque sorte sa fonction et son métier, mais pourtant son esprit ne se posait pas autant de questions qu'il aurait dues car tout simplement parce que dans ce monde qui n'en était pas vraiment un les lois n'étaient pas les mêmes. La moindre pensée s'envola en sentant cette main si tendre contre sa joue, un geste à la fois si maternel et délicat, lui donnant la sensation que c'était là tout ce qui avait pu lui manquer durant son enfance. Il n'avait pas été le plus malheureux des enfants, sans doute ce qui l'empêchait de se plaindre au final, mais il aurait tant aimé avoir cette douceur présente pour le guider dans ses moments de doute ou de conflit avec son père. Cette forme face à lui qui venait tendrement le rassurer, comme il avait pu se le remémorer parfois à de maintes reprises, avec la promesse de toujours veiller sur lui. Victor avait envie d'y croire, se laissant bercer par cette douce illusion ou du moins ce qu'il prenait comme étant comme tel, pas vraiment sûr en réalité d'avoir un ange gardien. Surtout vu les dernières événements, dont il se forçait à cet instant à ne pas penser même si ce ne fut pas vraiment difficile tant il était obnubilé par ce spectre blanc, voulant juste profiter de cet instant suspendu dans le temps et l'espace.

Des somptueux mots chimériques auxquels le médecin voulait croire en cet instant, que peut-être au final le destin ne l'avait pas totalement abandonné, qu'il y avait encore de l'espoir. De l'espoir pour Gerhardt surtout et avant toute chose, devenu sa seule et unique priorité à son existence, il réussirait à le faire revenir même si pour cela il devait lui offrir son propre cœur. Une sorte de réconfort à un moment où il en avait le plus besoin, il était tellement fatigué et usé par toute cette histoire que les réclamations de son frère à mettre fin à sa souffrance devenait malencontreusement de plus en plus tentant, ayant de plus en plus l'idée que tout serait certainement plus aisé s'il venait placer le canon du revolver contre sa tempe. Mais il ne pouvait pas abandonner son cadet, c'était là la chose impossible au monde pour Victor, pas tant qu'il n'aurait pas trouvé un moyen de combattre les effets de cette magie défaillante qu'il avait pu implanter en lui. C'est pour toute cette raison que venir trouver des bras prêts à l'accepter, plus que tout qui venaient l'enserrer, c'était au-delà de ce qu'il pouvait bien espérer. Il n'y croyait plus. Pourtant doucement il venait rendre ce geste plein de tendresse, profiter de ce contact avec cette vision du passé de sa défunte mère, poussant un soupir si las et en même temps bienheureux. Le scientifique aurait voulu que cet instant ne se termine jamais, rester là et qu'importe soit cet endroit que son esprit embrumé ne pouvait clairement distinguer, mais pourtant quelque chose lui dit que ce ne serait pas possible. Et les mots de cette vision ne font que lui confirmer, ne pouvant que raffermir sa prise par peur de la suite des événements qui l'empêchaient de pouvoir respirer correctement, il ne veut pas la quitter et encore moins qu'elle le quitte comme autrefois. La panique s'installe alors, il le sait et le sent au plus profond de lui que c'est là une chance inestimable qui lui a été donnée même s'il ne serait pas dire le pourquoi, tel l'enfant apeuré qu'il avait pu être et qui cherchait un refuge sûr dans les bras de sa tendre mère.

« Je vous en supplie promettez-le-moi, de ne jamais me laisser tomber, je ne veux plus être seul ! J'ai si peur ! »

À peine le temps de prononcer ses mots, de serrer cette forme maternelle un peu plus contre son cœur, que tout d'un coup les yeux de Victor s'ouvrent réellement sur le plafond au-dessus de son lit dans lequel il était allongé. La respiration haletante, comme s'il avait parcouru un véritable marathon, de très légères larmes qui tombent sans un bruit sur le coussin. Il reste là en silence, sans bouger une seule seconde, essayant de comprendre et de rassembler les éléments sur ce qui venait de se passer. Un rêve. Un simple rêve. Essuyant ses yeux avec la paume de ses mains, les laissant ainsi pendant un certain temps, il finit par se rasseoir et regarder les environs. Pourquoi ? Presque dans l'espoir de revoir ce spectre, espérant en vain qu'il y avait un peu de vrai dans tout ceci, mais la déception était bien au rendez-vous de son côté. Pourtant elle était là, il ne le savait pas mais elle avait toujours été là, juste qu'il était dans l'incapacité de la voir depuis toujours. De la voir, de l'entendre, ou même de la sentir en dehors de quelques courants froids. Comme celui qu'il pouvait avoir en ce moment, le faisant frissonner comme jamais et le mettant que peu à l'aise, n'attendant pas plus longtemps pour se relever de là. Il porta un regard vers la préparation soporifique qu'il avait pu faire, mitigé à son égard, avant de s'éloigner d'un air peut-être encore plus fatigué avant ce sommeil imposé. Déambulant dans les couloirs ses pas l'amenèrent malgré lui devant la chambre de sa mère, restait close depuis ce tragique incident qui lui avait coûté la vie, poussant fébrilement la porte de cet endroit qu'il n'avait pas visité depuis si longtemps. Lieu de chagrin personne ne s'était rendu ici depuis, la poussière et les draps blancs posés sur les meubles en étaient les témoins, avançant un peu sans trop savoir ce qu'il cherchait. Son regarda se posa sur un portrait, d'une femme splendide et pleine de vie, pouvant voir la ressemblance avec l'image de son rêve même si des détails restaient si différents. Il décrocha le cadre et l'emporta avec lui, prenant le soin extrême de ne toucher à rien d'autre et de refermer derrière lui, venant le poser dans le salon là où avait été sa place. Un faible sourire se fait sur ses lèvres, admirant sans failles ce portrait, posant ses doigts sur la toile.

« Sachez que je ne vous oublie jamais Mère... »

Il resta ainsi avant de reprendre une expression plus neutre et de se diriger vers son laboratoire, il ne devait pas se laisser perdre dans un sentimentalisme, aujourd'hui encore il aurait beaucoup de travail et peu le temps de rêver...






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Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité || PV Victor
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