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 Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart

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MessageSujet: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Lun 18 Jan - 10:57



L'affaire avait été vite conclue, une feuille et un chèque signés mettaient ainsi en marche le contrat, apparemment l'un des commerçants voulait tenter de la concurrence déloyale en venant espionner un rival et ainsi faire mieux pour rentabiliser son profit. Léon ne jugeait nullement dans ce genre de mission et pouvait parfaitement comprendre en réalité ce genre de démarche, lui-même par le passé avait voulu révolutionne l'industrie des cris et ainsi accéder à un tout autre statut, il préférait même de loin ce genre de déplacement que devoir filer pour la centième fois un homme où sa femme si apeurée avait des doutes sur sa fidélité. C'était d'une banalité et d'un ennuie sans nom, il n'y avait au final que deux fins possibles à ce scénario qui pouvait se repérer en boucle, alors qu'au contraire les activités dans une entreprise étaient multiples et parfois assez surprenantes. C'était avec une joie non dissimulée qui avait accepté cette offre, histoire aussi de se dégourdir les jambes et renouer d'une certaine façon au passé sans trop s'y accrocher, d'autant plus qu'il pouvait désormais était plus aisé pour lui de mener à bien ce genre de mission. Il lui suffisait de disparaître et réapparaître selon son gré, la fin de la malédiction lui avait permis de retrouver son pouvoir de prédilection et qui avait fait sa renommée, parfois il avait juste l'impression d'être quelque peu rouillé et ceci était peut-être la vérité. Il suffisait que quelque chose le fasse sursauter pour que son camouflage prenne le dessus, sans forcément lui demander son avis au passage, au point de devenir un véritable homme invisible au beau milieu d'une conversation par exemple. Une bonne remise à niveau et le tour était joué à son sens, le caméléon voulait redevenir la terreur d'élite respectée et craint de tous, et quand tout serait au point il comptait bien avoir sa revanche sur deux énergumènes qui lui avaient mené la vie dure. Rien que d'y penser il rageait à chaque fois, ne pouvant se retenir de venir frapper ou de rager un bon coup pour tenter de se calmer, supportant mal d'avoir été ainsi mis plus bas que terre. Et tout ça pour quoi ? Une simple gamine à couette, même pas capable d'aligner une phrase entière, c'était d'un ridicule qui avait augmenté son aversion envers les enfants.

En tout cas ce n'était pas par amusement, en tout cas pas à proprement parler, que Léon se trouvait à déambuler dans le centre-ville vers le côté commerçant. Il se faisait discret au point qu'on aurait pu oublier sa présence, sans faire le moindre bruit ou geste brusque, c'était le genre de situation où venir attirer sur soi l'attention n'avait rien de bon. Faisant ainsi mine de regarder les articles qui étaient mis en vitrine, même s'il était déjà au courant de ce qui pouvait s'y vendre à l'intérieur, en réalité l'ancien caméléon analysait déjà de l'extérieur ce se déroulait à l'intérieur. Il allait jouer le simple client curieux, qui pour passer le temps entrait dans une boutique sans vraiment de but et avec un peu de chance pour le vendeur repartirait avec quelque chose, préférant de loin ainsi cette approche que celle d'entrer de but directement. Cette dernière façon d'agir était le meilleur moyen de venir attirer sur soi les regards, ce qu'il ne cherchait pas du tout dans ce cadre-là, mais surtout appuyer le fait qu'il pouvait entrer ici dans un but précis et qui le forcerait à acheter quelque chose. Certes dans le pire des cas il pouvait toujours mentir, ça n'avait jamais dérangé vraiment Léon de ne pas faire preuve d'une once d'honnêteté, mais il restait convaincu que se fondre dans le décor était ce qu'il y avait de mieux et lui permettait de garder son activité réelle à couvert. Attendant qu'une personne vienne pousser la porte de l'établissement, histoire de ne pas se retrouver dans un petit tête-à-tête dont il se passerait amplement avec la vendeuse, il s'apprêtait ainsi à emboîter le pas pour lui aussi franchir le seuil de la porte. Mais il s'arrêta rapidement en rencontrant violemment une autre personne un peu trop brutalement, sur l'instant il ne l'avait pas vu arrivé car jetant un dernier coup d’œil à la vitrine, venant se frotter le front qui avait tout reçu. À peine eu le temps de retirer sa main qu'il voyait son système de camouflage avoir pris le dessus sans qu'il ne lui commande, ce qui était loin de lui plaire tant il détestait ce qu'il voyait, il s'était recouvert de petits cœurs un peu partout sur le corps et en foudroyant des yeux la responsable il comprenait mieux pourquoi. Elle avait sur elle plusieurs fois ce motif sur elle, en plus d'ailes absolument phénoménales, mais il était tout de même mécontent au possible.

« Non mais ça va pas ! Vous pouvez pas regarder où vous allez avec vos plumes de canard là ! Je sais pas ce qui me retient de... arg ! »


Venant frénétiquement frotter son œil en sentant sa lentille avait bougé, lui procurant par la même occasion un dérangement visuel et une petite douleur désagréable, sans savoir si c'était la vue de cette fille un peu trop flamboyante à son goût qui lui avait provoqué une telle chose. Que ce soit ici ou à Monstroplis il avait toujours eu une mauvaise vue, ce qui l'avait toujours mis à l'aise en réalité, et c'était sans doute le meilleur moyen de faire baisser sa garde. Il était plus préoccupé par sa petite personne, tentant de replacer correctement ce simple petit bout de plastique qui faisait une différence monstre pourtant, qu'il n'écoutait même pas ce que lui disait la blonde. Peut-être aurait-il dû. En un instant, sans crier gare et qu'il s'y attente, il était attrapé par le bras et obligé de courir alors qu'il pouvait entendre à quel point cette drôle de femme était surexcitée comme jamais. Il ne comprenait nullement la raison, il crut comprendre à un instant le mot "Saint-Valentin' mais il n'en était pas sûr, et avant qu'il est le temps de dire ouf il se retrouvait poussé dans une maison qui avait à son sens l'air de la maison des horreurs. Du rouge, des petits cœurs, des angelots partout. Il eut un frisson effroyable en voyant ce degré de niaiserie intense, de quoi faire des cauchemars pour des nuits entières, essayant alors encore plus vite de remettre en place sa lentille alors qu'il était tout d'un coup assis par la maîtresse de ces lieux. Réussissant enfin à retrouver une vue correcte, ce qui était pire dans le fond de voir tout ceci clairement, il vit qu'il n'avait toujours pas retrouvé une chaire normale et corrigea bien vite le tir. Léon était sur la défensive absolue, prêt à découdre s'il le fallait, cherchant une échappatoire à cet enfer ambiant.

« Vous avez deux secondes pour me dire qui vous êtes et ce que vous voulez, sinon je vous éclate votre tête sur le sol sans état d'âme ! »

Politesse bonjour. Il y avait mieux comme genre de présentation mais il s'en fichait royalement, il n'avait pas envie de faire ami-ami avec une femme qui venait de presque le kidnapper chez elle, sa patience étant assez limitée.







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Dernière édition par Léon Chame le Lun 14 Mar - 16:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Lun 18 Jan - 12:21



« Une histoire de coeur »

Avec Léon-mon-petit-Angel-adorée Chame

Elle s'était réveillée un matin comme ça, avec la conscience que quelque chose n'allait pas. Ou plutôt, que quelque chose allait très mal se passer si elle ne faisait rien. Rien pourtant de particulier ne s'était passé depuis les évènements de Christmas Town. Elle avait reprit sa petite vie tranquille dans son apparemment, à chantonner des chansons d'amour et à préparer des chocolats chaud pour ses meilleurs amis. Non, vraiment, la vie était plutôt pas mal à Storybrook. Elle avait par exemple découvert le chocolatier de la ville, les films d'amour, et tout un tas de choses absolument géniales qui seraient parfait dans sa ville. Sa pauvre ville qui lui manquait, se fit-elle la réflexion. La fête de Noël passée, l'hiver commençait lentement à se dissiper, annonçant une agitation pleine d'enthousiasme et de chaleur à Valentin's Town alors qu'il étaient en train de..... La vérité avait ainsi frappé Valentina au réveil, dans son petit lit douillet.

La Saint Valentin approchait, et elle n'avait encore rien fait, se prélassant dans son appartement, oubliant l'essence même de sa vie. Dans un sursaut digne des plus grand film romantique qui passait justement sur sa télévision - quel invention merveilleuse que le lecteur DVD - elle repoussa ses draps en un tour de main, attrapant ses plus beau vêtements pour se jeter sous la douche. Sérieusement, elle allait oublier sa propre fête ! C'était inadmissible ! Elle se souvenait parfaitement du soir d'Halloween, absolument effrayant et amusant pourtant, et la veillée de Noël, quoique un peu perturbé par leur petit voyage, avait été splendide. Hors de question de ne rien faire, c'était scandaleux !

Enfilant l'une de ses robes fétiches - celles qu'elle ne mettait plus à Storybrook mais datait de sa propre ville, vous savez, ces orbes blanches couvertes de cœur rouge ? - elle fut rapidement fin prête à préparer ce qui serait sans doute aucun l'évènement de l'année. Et il ne pouvait en être autrement bien sûr dans l'esprit de la jeune femme. Après tout, de nombreux couples se formaient dans la ville, et beaucoup encore avait besoin de son aide, et le quatorze février serait l'apothéose de son œuvre visant à amener - ou ramener - l'amour au centre de leur vie. Surexcitée, elle finit par se tenir droite dans son salon, l'énergie retombant peu à peu. Ses ailes battaient mollement dans l'air, et elle cacha un bâillement derrière sa main. Soupirant, elle regarda autour d'elle. Personne.
Bien sûr, une foule d'angelot n'aurait pas pu apparaître comme ça dans son salon pour son seule plaisir, parce qu'elle s'était rendue compte qu'il fallait préparer la fête. Sauf que voila, elle n'avait jamais préparer la saint Valentin seule, parce que dès le premier instant, quelques angelots l'avaient assisté dans son œuvre. Et puis, ce premier instant, il datait d'un petit moment déjà tout de même. Depuis combien de temps n'avait-elle pas participer activement aux préparatifs, autrement qu'en supervisant le tout ? Aujourd'hui, ou du moins jusqu'à l'année dernière, ses compagnon s'occuper de la main d'œuvre, tandis qu'elle dirigeait le tout. Ils préparaient tout ce qu'il fallait, créant les chocolats et leurs boites, décorant les lieux et fabriquant même la plupart de ses flèches, et Oh Mon Dieu elle devait absolument en faire, c'était urgent !

Ses ailes s'agitant de nouveau dans son dos, pleines de vie, elle se releva - se rendant compte par a même occasion qu'elle s'était laissé tomber sur le canapé, le regard dérivant sur le film à l'écran - et décida, enfin, de se prendre en moins. Qu'à cela ne tienne, cette année, la saint Valentin serait la plus belle de toutes les Saint Valentin, et Cupidon reviendrait ainsi sur le devant de la scène, sur le terrain si l'on pouvait dire ainsi ! La jeune femme réfléchit aussitôt à ce qui pouvait poser problème, et cela lui vint presque immédiatement à l'esprit. Les chocolats, c'était le plus problématique. Ses Flèches, bien sûr, ne pouvait pas être simplement livrées ainsi, elle devait les tailler elle-même, mais elle aurait bien asse de suis nuits pour s'en occuper. Par contre, les chocolats, ces denrées fragiles et délicieuses, elle n'avait personne pour l'aider à les préparer en nombre, et jamais elle n'aurait le temps d'en faire suffisamment. Avec un soupire, elle réalisa qu'elle devait prendre commande au chocolatier de la ville.

Mais rien ne saurait l'arrêter, pas même des chocolats qui ne seraient pas fait avec le savoir ancestral de sa ville adorée, et Valentina mit le premier pied dehors - un pied nu, sans chaussette et chaussure, renouant ainsi avec ce qu'elle était avant cette fichue malédiction - et s'envola vers la rue commerçante, survoltée et surexcitée à l'idée de redevenir vraiment qui elle était. Parce que il était vrai que depuis le retour de ses souvenirs, et de ses ailes, elle n'avait pas fait grand chose pour se retrouver, se complaisant à mi chemin entre cette vie factice donner par la maire, et son ancienne vie. Elle atterrit juste devant, la boutique, et ne perdit pas instant pour pousser la porte, le sourire aux lèvres. Quand elle fit la brusque rencontre de quelqu'un, c'est à dire qu'ils se bousculèrent assez violemment, et elle regarda tout naturellement cette nouvelle personne.

Elle ne prêta pas un instant attention aux récrimination de la dite-personne, parce qu'un légerdétail l'avait alerté sur la personne. Sa peau - toute aussi blanche que ses plumes - s'était couverte de petits cœur rouge. Se pourrait-il que ? ... Récemment, Valentina avait entendu parler de la transformation de personnes dans la ville, des poissons qui sous le sortilège noir étaient devenu humain, des créatures toutes plus diverses et variés, à commencer par Jack le Squelette bien sûr, et puis Mathias qu'elle avait rencontré à Christmas Town, un dragon. Alors une idée se fraya dans son esprit, une idée qui lui chuchotait que ses angelots, ou au moins un, pouvait bien être en ville, cherchant à préparer sa grande fête, sans savoir comment faire sans elle. N'en avait-elle pas la preuve sous les yeux ? Cet homme était très certainement son Maitre Chocolatier, venu aux nouvelles dans cette boutique, et s'il était parfois un peu grognon, il était l'un de ses angelots favori. Un immense sourire aux lèvres, Cupidon s'empressa de le serrer dans ses bras, sautillant de joie.

-Oh par mes Flèches, mon petit angelots je t'ai retrouvé ! Oh je t'avoue que j'étais un peu perdue sans toi, tu te rend compte, j'ai faillit commander des chocolats dans cette boutique,alors que je t'avais dans les parages ! Ah, c'est sûr, la Saint Valentin sera grandiose cette année ! As-tu des nouvelles de tes frères ? Nous ne serions pas de trop avec quelques personnes en plus tout de même, mais bon, onp eut se débrouiller ensemble ! Ah vite, tu dois venir à la maison, on va s'organiser, il faut lancer les chocolats, et puis j'aurais besoin d'aide pour tailler mes flèches et ...

Continuant à babiller sans cesse toute seule, monologuant sur ses préoccupations et sa joie de le retrouver, elle ne prêta absolument pas attention à ce qu'il pouvait en fait dire et l'entraina d'un pas plutôt rapide - est-ce qu'elle courait ? - vers sa maison. En fait peut-être même décolla-t-telle du sol quelques fois, portés par des ailes battant frénétiquement, aussi survoltée qu'elle. Elle le poussa rapidement dans sa maison, l'entrainant joyeusement au salon, l'asseyant sur le canapé. Il reprit alors une teinte de peau plus... normal à la grande déception de Cupidon, qui avait définitivement adoré sa teinte.

-Vous avez deux secondes pour me dire qui vous êtes et ce que vous voulez, sinon je vous éclate votre tête sur le sol sans état d'âme !

Levant les yeux aux ciel, Valentina décida que non, elle ne s'était pas trompée d'Angelot, c'était bien le maitre-chocolat-grognon. Lui souriant de toute ses dents, elle s'appuya contre un meuble quelconque face à lui.

- Allons, ne fais pas comme si tu ne me reconnaissait pas, nous avons bien assez de boulot comme ça, pas le temps de blaguer cette année ! Alors, comment est-ce que tu t'appelle ici ? J'opterait bien pour Angel moi, c est bien Angel ! Dit, je peux t'appeler comme ça, même si c est pas ton nom de malédiction ? Après tout, ce ne sont pas nos vrai prénom bien sûr. D'ailleurs, on m'appelle Valentina ici, mais tu peux continuer à m'appeler comme avant !

Elle se rendit alors compte qu'elle était toujours adossée à un meuble, posément dans son salon, alors que le temps filait à vive allure. Elle se redressa d'un seul coup, l'énergie affluant à nouveau dans son corps.

-Allez ! Moins d'un mois, il y a du pain sur a planche, et je veux au moins autant de chocolat qu'il y a d'habitants dans cette ville !

Elle l'attrapa alors par le bras, l'entrainant sans vraiment lui demander son avis, comme posséder par l'esprit de la Saint Valentin - qu'elle était en fait - et le poussa dans la cuisine, commençant à sortir divers ingrédients et ustensiles, à commencer par du chocolat qu'elle conservait heureusement par kilos dans sa maison.


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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Lun 18 Jan - 19:45



Dans son monde la terreur d'élite n'avait pas hésité un seul moment à tout tenter pour éliminer son rival de toujours, le monstre poilu avait tenté à plusieurs reprises de se montrer sympathiques à son égard mais Randall refusait en bloc cette main tendue, il n'avait pas hésité une seule seconde à tenter de le faire tomber de plusieurs mètres pour se débarrasser définitivement de lui. Il n'hésitait pas à attaquer, à se montrer même physiquement violent du moment que les choses pouvaient bien avancer, et ce trait de caractère s'était retrouvé aussi à Storybrooke. Peut-être même un peu plus marqué, avec les années il avait gagné en impulsivité et agressivité après tout, mais en regardant de plus près c'était dans sa nature d'évoluer. Survivre dans n'importe quel élément, réussir à se confondre avec son décor sans qu'on puisse réussir à le distinguer, et beaucoup pourraient être très surpris de voir que Léon n'était à la base qu'un simple petit caméléon qui aurait pu avoir peur de son ombre. Mais comme il le disait bien : c'est le vent du changement. Tout ceci pour dire que si cette femme ne lui donnait pas sous peu des réponses à ses interrogations alors il n'aurait aucun état d'âme à devoir bouger les choses, s'il devait se salir les mains alors soit ce n'était aucunement un obstacle pour lui, on le sous-estimait souvent à tort d'ailleurs. Il maîtrisait les techniques de combat dont le krav-maga, il avait toujours été dans la catégorie poids plume si l'on pouvait dire mais il n'en était pas moins redoutable, d'un simple mouvement s'il le souhaitait cette chose ailée trop excitée se retrouverait au tapis et le supplierait de lui épargner sa vie. Il recula autant que possible dans le canapé quand il vit la blonde lui sourire, toujours se méfier de ceux qui abordent de cette manière une telle joie de vivre un peu trop abusive à son goût, pas vraiment qu'il avait peur mais juste qu'il préférait se préparer au cas où. Il y avait quelque chose chez elle qui ne lui plaisait pas, cette attitude tout droit sortie d'un casting de la Petite Maison dans la Prairie peut-être, portant surtout une attention toute particulière sur les ailes. En cas de besoin il pouvait disparaître de toute façon, la raison sans doute pour laquelle il n'avait toujours pas attaqué, ce qui généralement était déstabilisant au possible pour ses adversaires.

Une folle. En entendant la réponse qu'elle voulait bien lui offrir, avec un naturel des plus déconcertants comme si toute cette situation était normale alors qu'elle était clairement loin de l'être, Léon était convaincue que l'espèce d'ange face à lui devait avoir un problème mental. Parce que là franchement, quand on décortiquait tout ce qu'elle disait, c'était la seule explication possible et aussi recevable à son goût. Honnêtement. Lorsqu'on regardait au ralenti ce qui venait de se passer tout devenait bien plus clair avec ce point de vue, il y avait quelque chose qui n'allait pas chez cette fille et c'était aussi visible que le nez au milieu de la figure, les faits ne pouvaient qu'aller dans ce sens-ci. Elle l'avait percuté de plein fouet, forcément c'était de sa faute à elle et non de la sienne, le faisant malencontreusement changé de couleur d'un seul coup. Et là cette folle furieuse l'avait pris dans ses bras pour le traîner avec lui, ne lui laissant pas le temps de protester ou d'essayer de réagir à son problème de lentille, sans lui demander son accord ou quoi que ce soit. C'était un kidnapping. Il s'y connaissait dans la matière qu'il le veuille ou non, Randall avait voulu ''emprunter'' le temps qu'il faudrait pour pouvoir tester sa machine infernale qui marchait avec les cris des enfants, alors l'idée d'être d'une certaine manière le dindon de la force c'était loin de lui plaire. Mais vraiment très loin. Il commençait presque à gronder, la fixant droit dans les yeux pour lui délivrer son plus beau et tendre message de haine, alors qu'elle lui octroyait un surnom aussi grotesque que Angel. C'était le pompon pour le coup, lui donnant l'impression qu'elle se moquait très ouvertement de lui, mais le plus perturbant dans cette affaire c'est qu'elle semblait le connaître ou du moins le sous-entendait très fortement. Léon n'avait aucune connaissance à Monstropolis qui aurait pu correspondre à son profil en tout cas, surtout pas avec des ailes dans ce genre-ci, il était loin d'avoir des amis dans son monde et peut-être même qu'il n'en avait aucun ce qui le rendait méfiant.

« Angel ?! J'ai vraiment une tête à me nommer ainsi ? J'espère que ce n'est pas encore une mauvaise plaisanterie des deux baby-sitters de service, parce que je vais leur faire passer l'envie de rire une bonne fois pour toutes. »

Rien de d'imaginer ces deux idiots inséparables il en avait une crise d'urticaire, devenant sans doute un peu plus rouge que la normale sous l'effet de la colère qui se retranscrivait directement sur toute sa peau, tout ce qu'il voulait c'était les écraser sous ses pieds et leur faire regretter amèrement de l'avoir ainsi défié. Cependant Léon eut à peine le temps de se faire cette réflexion qu'il était une fois encore embarqué par cette fille probablement sortie d'asile, lui décrochant un grognement non dissimulé pour sa part, voyant qu'elle avait parfaitement et simplement ignoré ce qu'il lui avait dit. Il y a des années de ça il aurait tout donné pour qu'on ne prête pas attention à lui, parce qu'il avait peur de ce que les gens pouvaient penser d'un monstre dans son genre qui disparaît sans raison apparente, ce qui était aussi utile dans son travail parfois. Mais plus maintenant, il voulait être visible aux yeux de tous, le fait qu'elle agisse ainsi envers lui donnant envie de hurler et de la secouer pour lui dire d'arrêter cette comédie. Avant de protester il regarda où elle avait bien pu cette fois-ci le traîner, frissonnant encore plus en voyant ce foisonnement de cœurs collés un peu partout sur tout et n'importe quoi, observant ce qui était une cuisine et tout ce qu'elle pouvait bien sortir devant lui. Il ne bougeait plus du tout, aussi statique qu'une statue, sentant malgré lui que toute la colère qu'il avait pu ressentir depuis plusieurs minutes semblait comme s'envoler. Sans doute l'un de ses secrets les mieux gardés, qu'il ne voulait divulguer à personne, était que Léon avait toujours apprécié de pâtisser sans que personne ne le sache. Dans sa vraie vie c'était déjà le cas, pensant pouvoir mieux s'intégrer à l'université en préparant au départ quelques petites conceptions sucrées, et c'était devenu un moyen aujourd'hui de se calmer. La regardant faire il avait la sensation d'être moins tendu, il y a bien longtemps qu'il n'avait pas pu ainsi s’exécuter dans ce domaine depuis la fin de la malédiction, avant de finalement quelque peu la pousser pour lui prendre le fouet des mains en la voyant vouloir préparer. Idiote mais en plus empotée, il avait gagné le grelot sur ce coup-ci, quitte à faire quelque chose autant le faire convenablement punaise ce n'était pas compliqué.

« N'importe quoi ! Il faut faire comme ça sinon ça forme des grumeaux, et après on se retrouve avec plein de bulles qui éclatent dans la préparation ! Faut tout vous apprendre ou quoi ?! »

Bon. Peut-être pas aussi détendu que ça, mais il y avait du progrès malgré tout – si si, mais vraiment les empotés il avait du mal à gérer avec eux. Il avait du mal avec tout le monde en fait, encore plus les enfants qui le débectait sérieusement, les relations sociales ce n'était pas son fort mais en fait il s'en fichait totalement. Léon avait l'impression d'avoir été trahi tellement de fois qu'il préférait prendre les devants, il ne pouvait compter que sur lui-même et ça c'était une certitude qu'il n'était pas près de venir effacer, alors si jamais cette Valentina prenait mal ce qu'il lui disait alors qu'elle aille se trouver un autre pigeon digne de ce nom. Tournant ainsi la préparation chocolatée, concentré au possible sur cette tâche, il finit par arrêter et plonger son petit doigt dedans avant de goûter. C'était à tomber par terre, soupirant quelque peu d'aise à cette merveille gustative, ne pouvant s'empêcher de sourire avant de recroiser le regard de la blonde. Ce fut comme un coup de tonnerre qui le ramena aussi sec sur terre et à la réalité, qu'elle avait osé l'amener avec lui sans demander sa permission, reprenant alors sa posture défensive et fronçant les sourcils. Cherchant sur le plan de travail il se saisit d'un couteau, prêt à en faire usage si besoin, histoire de lui montrer qu'il n'était nullement là pour rigoler. Si elle le chercherait alors elle allait le trouver, mettant ainsi un moyen de créer une véritable frontière physique entre eux, il lui suffirait de son côté de devenir invisible et de quitter la maison pour ne pas être vu. Cette petite comédie avait assez duré, il avait des questions à lui poser, et ce n'était pas un délicieux chocolat qui allait l'amadouer aussi facilement.

« Maintenant on arrête de jouer, je veux des réponses tout de suite ! Pourquoi vous m'avez amené ici et qu'est-ce que vous attendez de moi ? Parce qu'on soit clair, je vous connais pas du tout. Et pour votre gouverne c'est Léon, pas Angel ! »

Merde à la fin. Déjà qu'il venait de se faire exploiter sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, un peu trop enthousiasme de pouvoir cuisiner de cette façon-ci, il n'allait pas bosser gratos non plus.







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Dernière édition par Léon Chame le Lun 14 Mar - 16:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Lun 18 Jan - 22:55



« Une histoire de coeur »

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Elle n'avait pas vraiment fait attention aux récriminations du personnage, parce qu'elle était absolument sûr de ce qu'elle faisait. Et puis surtout, elle se complaisait dans la joie d'avoir retrouvé l'un de ses compagnons, qui saurait l'aider à organiser la plus grandes fêtes de tout les temps ! Et les rois savaient qu'elle en avait vu, de grandes fêtes, depuis le temps. Soupirant, elle glissa furtivement ses fesses sur une chaise, le regard fixé sur Angel qui de toute évidence avait été totalement distrait par la cuisine, ce qui prouvait à ses yeux qu'elle avait raison. Mais elle reprit bien vite contenance, parce que même avec l'aide d'un grand cuisinier comme lui, il ne pourrait faire seul tout ces chocolats dont elle avait besoin !

Attrapant quelques ustensiles, et quelques ingrédients dont elle avait besoin - un peu à l'instinct mais un œil vigilant sur la recette, parce que sans recette s'en était finit du bon gout - elle commença à mélanger au fouet la pâte, dans le silence de la cuisine... bientôt troublée par ses chantonnements joyeux. Le calme ne dura pourtant pas bien longtemps, puisque le saladier fut soudainement arraché de ses mains, alors qu'elle sursautait bruyamment. Elle comprit lorsqu'elle le vit faire le travail à sa place, et elle s'appuya sur la table, reposant son visage entre ses paumes pour écouter son compagnon ronchonner.

-N'importe quoi ! Il faut faire comme ça sinon ça forme des grumeaux, et après on se retrouve avec plein de bulles qui éclatent dans la préparation ! Faut tout vous apprendre ou quoi ?!

Avait-il conscience de ne pas avoir changer depuis Valentin's Town ? Quand elle avait du temps, soit au printemps, juste après que la saint Valentin ne soit passé, Cupidon adorait se rendre dans les cuisines de l'angelot, elle s'asseyait alors sur un bout de comptoir et le regardait travailler la si précieuse matière qu'est le chocolat. Souvent, il finissait - toujours en période calme - par lui fourrer entre les mains quelque chose à faire. Elle s'appliquait alors à sa tâche, enthousiaste et naïve, avant qu'il ne vienne irrémédiablement tout lui arracher des mains en la grondant pour son incapacité à faire quelque chose de mangeable. A part les chocolat chaud bien entendu. Souriante, elle contemplait donc l'angelot devenu homme reprendre ses erreurs, en songeant que finalement, Valentin's Town et sa vie d'avant lui manquait terriblement. Bien que l'invention de la télévision et des films soit vraiment quelque chose qu'il ne fallait pas rater.

Angel finit par gouter sa préparation, et le plaisir qui s'afficha sur son visage la convainquit rapidement de s'avancer discrètement pour plonger son propre doigt et de gouter le fameux mélange. Exquis, tout simplement ! Bien sûr, elle ne retrouvait pas le gout des friandises de sa ville, mais ce n'était après tout pas les mêmes ingrédients. Un sourire aux lèvres, il croisa le regard pétillant de Valentina, avant de se figer. Elle devint alors droit, plus sévère et sérieux, et d'un mouvement ample attrapa un grand couteau de cuisine qui se trouva là et le pointa vers elle, sous son regard surpris et interrogateur.

-Maintenant on arrête de jouer, je veux des réponses tout de suite ! Pourquoi vous m'avez amené ici et qu'est-ce que vous attendez de moi ? Parce qu'on soit clair, je vous connais pas du tout. Et pour votre gouverne c'est Léon, pas Angel !

Le calme reprit possession de sa maison, sans les bruits apaisants de la cuisine. Un silence plus pesant et inquiétant. Est-ce qu'il la menaçait vraiment avec ce couteau ? Elle ne s'était jamais retrouvé dans une telle situation. Bien sûr, à Valentin's Town, il y avait eu quelques incidents, et ils s'étaient battu bien sûr, mais rien d'aussi... définitif et réaliste. Levant lentement ses deux mains, montrant qu'elle n'avait rien pour l'attaquer, ses ailes agité de tics nerveux, Valentina voulut s'approcher doucement de l'homme, mais s'arrêta à peine son premier pas amorcé. L'homme, Léon, ne semblait pas dans son état normal, et elle ne voulait pas le brusquer, qui sait ce qui allait se passer alors ?

-An.. Léon, c'est ça ? Ecoute, tu peux baisser ce couteau, je ne te veux aucun mal, et je ne vais rien tenter contre toi.

La tristesse et la déception transpirait dans son regard, trahissant son désespoir de voir l'homme dans cette situation. Qu'avait-il bin pu se passer pour qu'il soit ainsi ? Parce que forcement, il lui était arrivé quelque chose de pas très cool, ou même propre. Dans son dos, ses ailes battaient mollement l'air, retombant vers le sol.

-Tu.. Tu ne te souviens vraiment de rien ? lui demanda-t-elle, peinée, parce qu'elle était persuadé qu'il était Angel. Elle n'envisagea même pas une seule seconde qu'il ne soit pas lui. Ce.. Tu n'es pas obligé de tu sais.. me menacer avec ce couteau. On pourrait juste..  je sais pas, parler autour d'un bon chocolat chaud ? Tu ne t'en souviens pas, mais ils sont très réputés ! ... Enfin pas trop longue la pause, la Saint Valentin n'attend pas elle !

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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Mar 19 Jan - 12:06



Terminé les conneries et la pâtisserie, que cette Valentina remballe donc son sourire mielleux et son trop-plein de bonne humeur, Léon était à deux doigts de vraiment entamer une crise de colère et généralement ce n'était nullement beau à voir. C'était dans ses moments là où il devenait violent physiquement, il avait déjà cassé le bras d'une personne simplement parce qu'il avait eu l'impression qu'elle l'avait mal regardé, le fait d'avoir une arme blanche à la main n'était pas non plus une bonne nouvelle. En tout cas il la quittait pas des yeux, sans baisser un seul instant sa garde tout en mettant bien le couteau de cuisine en évidence entre eux histoire de lui faire comprendre de ne rien tenter, et le silence qui venait de s'installer ne le dérangeait aucunement de son côté. Il était convaincu d'être en position de force à cet instant, il avait clairement l'avantage c'était une certitude, lui laissant ainsi quelque peu le temps d'analyser la situation pour qu'elle réfléchisse à ce qu'elle allait faire. Finalement cette espèce d'ange prit sans doute la meilleure décision en se rendant, la regardant ainsi sagement lever les mains pour lui signaler qu'il n'avait rien à craindre, mais pourtant ce n'était pas une raison suffisante pour que le caméléon lui fasse confiance et veuille sagement se calmer. Au contraire il était peut-être encore plus suspicieux, plissant légèrement les yeux pour essayer de voir s'il y avait oui ou non anguille sous roche, en fait il se méfiait surtout des ailes qui étaient déjà trop en mouvement selon lui avec des petits déplacements. Personne ne lui garantissait qu'elle n'allait pas les utiliser pour faire il ne sait quoi, peut-être lui procurer une vitesse hors du commun qui lui permettrait alors de l'attaquer, c'est pourquoi il ne démordait pas de sa position agressive. La blonde avait beau vouloir en quelque sorte le rassurer Léon n'y croyait pas un instant, il lui suffisait de baisser sa bonne défense pour se retrouver en claquement de doigts en mauvaise posture, même s'il était sûr de lui et de sa victoire s'ils en venaient en main autant partir avec un autre avantage. Il en voulait pour preuve le fait qu'elle ait voulu avancer vers sa direction, levant un peu plus la lame pour lui faire comprendre qu'il ne plaisait pas, alors qu'il l'imitait en faisant l'inverse à savoir reculer de son côté d'un pas.

« Comment ça je me souviens de rien ? »

Sur l'instant il fut quelque peu désarçonné, la regardant sans comprendre ce qu'elle voulait dire par-là, si cette Valentina était un ancien monstre de son monde alors il ne la reconnaissait pas du tout. Mais vraiment pas. Jamais il n'avait croisé un individu avec des ailes lui donnant l'apparence d'un ange, c'était plus celles en forme de chauve-souris qui étaient légion à Monstropolis, c'était loin d'un attribut assez effrayant pour ne pas dire pas du tout. Léon écoutait ainsi le baratin qu'elle voulait lui offrir, sans savoir ce qui était vrai ou faux dans son discours qui se voulait de bonne volonté, alors que cette histoire de Saint-Valentin revenait sur le tapis. L'ancien caméléon était totalement largué, remettant sûrement ceci sur le fait qu'elle avait dû s'échapper de l'asile ou un truc du genre, même s'il est vrai qu'il aimait tout ce qui était sucré il n'avait jamais été du genre à boire du chocolat chaud et surtout pas devant une inconnue. Il avait une image à tenir tout de même, il avait été une effrayante et incroyable terreur d'élite qui aurait été première si un sac de poils ne c'était pas mêlé de ses affaires, déjà qu'il avait assez honte de pâtisser parfois ou encore de porter ses lunettes. Il n'allait pas de lui-même entacher sa réputation, c'était de l'auto-sabordage ou du masochisme sinon, c'est ce qui le faisait très fortement douter quant au fait qu'elle le connaisse si bien que ça. Le dilemme était donc présent. D'un côté il pouvait tenter de l'attaquer avec toutes les conséquences que ceci pouvait avoir, mais dans un sens il pouvait toujours parler de légitime défense vue ce qui semblait être un kidnapping, et de l'autre côté il se calmait tout bonnement pour faire ce qu'il savait faire le mieux à savoir espionner pour en apprendre plus. Difficile. Ou alors il faisait un beau petit mélange des deux, d'abord il espionnait pour découvrir ses faiblesses et après il le mettait hors-jeu, cette perspective lui plaisant bien mieux. Léon concéda a posé le couteau sur le plan de travail où il avait pu le prendre, toujours son regard fixe sur Valentina qui pouvait mieux respirer désormais, ce qui ne le retenait pas d'être quand même sur ses gardes.

« Bien... Je suppose qu'on peut parler autour de cette fameuse tasse de chocolat, mais je préfère être clair dès le début. Ce n'est pas quelque chose que j'affectionne vraiment, alors il a vraiment intérêt à être hauteur de sa réputation ! »

Quel beau menteur il faisait, en plus d'être peu courtois et toujours aussi agressif dans sa façon de parler, on aurait dit un autre qu'il venait presque de crier et dans un sens ce n'était nullement faux si on y regardait de plus près. Par le passé il était passé du type qui se laisse marcher sur les pieds, et pas qu'un peu même, à celui qui terrorise les autres comme on avait pu le faire avec lui. Boucle bouclée. C'était le meilleur moyen de se faire respecter selon lui, entretenir le feu de la revanche par la même occasion, laissant faire ainsi cette Valentina tout préparer sous son regard inquisiteur et le réconfortant dans l'idée de cette supériorité. Mettre la pression sur les autres offrait de meilleurs résultats, dans les usines en tout cas ça marchait plutôt pas mal, restant ainsi appuyé sur le plan de travail dans le plus parfait des silences possibles en dehors de bruits de tasse. Jusqu'à ce qu'elle vienne lui poser devant lui, ne prenant même pas la peine de la remercier alors qu'il empoignait la hanse du chocolat, attendant qu'elle goûte avant de boire lui-même. Il était loin d'être bête et ce n'était nullement parce qu'elle l'avait préparé devant lui qu'il pouvait boire les yeux fermés, il n'avait jamais eu vraiment confiance envers les autres à de rares exceptions et surtout pas depuis que sa mémoire était revenue, il connaissait aussi l'histoire d'Hansel et Gretel dans ce monde-ci avec la sorcière qui les attire avec des bonbons. Certes elle avait raison, vouloir tuer et manger ces immondes mini-créatures horribles, mais ceci était un autre débat. Il concéda enfin à ingurgiter un peu du breuvage proposé, après avoir bien vu qu'elle avait initié l'action en premier, ayant presque aussitôt une explosion délicieuse lui parvenir au palais. Léon en soupirait presque d'aise, une telle chose était de l'ordre du divin, restant légèrement béatement avant de se reprendre.

« Mouais pas mal. On va dire que ça passe... »

Il ne fallait pas croire mais c'était un compliment de sa part, assez bien camouflé il fallait l'avouer mais tout de même, cependant pour pouvoir le déchiffrer il fallait avant tout connaître le caméléon. Mais au moins ceci avait pu désamorcer la situation de crise, pas de sang de versé ce qui était en soi une bonne chose, le mettant peut-être plus amène à ouvrir le dialogue. Tapotant contre la tasse de porcelaine, réfléchissant à toute cette histoire totalement absurde, autant y aller franco.

« Vous avez dit me connaître mais moi c'est pas le cas ! Je connais aucun monstre dans votre genre, et je m'en souviendrais dans le cas contraire ça vous c'est une certitude ! Donc ? Valentina ? C'est quoi toute cette comédie ? »

Et par pitié que cette fois elle réponde vraiment à ses interrogations, qu'elle ne vienne pas lui parler d'autre chose comme d'habitude, sinon il prenait la porte sans se retourner.







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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Mar 19 Jan - 16:11



« Une histoire de coeur »

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Il semblait très méfiant envers elle, et chaque regard de défiance était comme un couteau en plein cœur. Comment tout cela avait-il bien pu arriver ? Une seule réponse bien sûr, la malédiction. Avant que cette reine folle ne vienne tout gâcher avec on ridicule sort noir, tout allait pour le mieux, dans le meilleur des mondes pour Cupidon. Oh bien sûr, c'était à ce moment là que quelques perturbations avaient commencé à apparaître - devait-elle vraiment nommé plus précisément les évènements du dernier noël des fêtes, avec notamment l'enlèvement de Noël ? - mais elle était sûr que tout aurait pu bien se terminer là-bas. Pas besoin d'être emmené dans ce monde. Alors oui, la petite vie paisible de Valentin's Town lui manquait. L'engouement pour ses fêtes aussi, le plaisir de voir chacun s'affairer pour les préparatifs, et aussi les réunions avec les rois et les reines, et bien ses petits angelots, ses compagnons de chaque instants depuis toujours.

Alors bien sûr, quand on se demandait quel était l'origine de tout cela, une seule réponse - évidente et logique - apparaissait : la malédiction. Valentina se savait épargnée par les conséquences de ce changement de monde - et d'état, de conscience ou de corps pour beaucoup - mais elle savait aussi que certains ne s'en était pas aussi bien sortit. Seule, loin de ce qu'ils aiment, les habitants de Storybrook avaient été frappé par le malheur pour le bon plaisir de sa maire. Sauf que voila, globalement la reine n'avait pas eu à faire face directement à ces personnes, et voir An Léon dans cet état titillait son esprit. Alors voila, face à ce mouvement de recul qu'il avait eu devant elle - un mouvement absolument pas instinctif mais bien un acte réfléchit, alors qu'il aurait du savoir qu'il n'avait rien à craindre d'elle - Valentina sut que quelque chose n'allait définitivement pas avec lui, et avait un rapport avec sa vie durant le sort noir. Elle s'était bien sûr tout de suite immobilisé, mais le mal était fait. Pourtant, elle pensait avoir encore une chance de ramener un certain calme sur la scène, puisque ses propres paroles le déstabilisèrent, une énième preuve pour elle que ce qu'elle disait le touchait tout de même de par sa vérité.

Comment ça je me souviens de rien ?

Lentement, il finit par reposer son arme sur le plan de travail, et il ne put manquer la tension qui subitement quitta la femme. Elle ne fit pourtant rien, attendant sa réponse, parce qu'elle savait désormais qu'il était terriblement méfiant et prompt aux réactions.

-Bien... Je suppose qu'on peut parler autour de cette fameuse tasse de chocolat, mais je préfère être clair dès le début. Ce n'est pas quelque chose que j'affectionne vraiment, alors il a vraiment intérêt à être hauteur de sa réputation !

Elle se tendit à nouveau en l'écoutant, mais pas vraiment à cause de lui. Plutôt de ses paroles, et la tristesse décidemment pointait à nouveau son nez. Angel, ne pas aimer le chocolat ? Impossible. Encore moins depuis qu'elle avait vu son air de satisfactions en goutant sa pâte. Plus les minutes passaient, et plus Cupidon découvrait peu à peu, comme soulevant un rideau cachant une pièce secrète, tout ce qui bloquait dans ces retrouvailles. Elle l'avait bien vu aimer le chocolat, et il n'y avait pas de raison qu'il n'apprécie pas le chocolat chaud, et encore moins qu'il lui fasse croire. Après tout, ils avaient été ensemble dans la cuisine. Pourquoi donc ressentait-il le besoin de lui mentir ainsi ?

Tellement concentré sur cette question, elle se rendit compte seulement après coup qu'elle avait l'autorisation de préparer deux tasses de son délicieux breuvage. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Perdant toute trace d'inquiétude et de calme, elle se lança à corps perdue dans a préparation, laissant fondre les carrés de chocolat, chauffant le lait dans une casserole, ajoutant ici divers ingrédients secrets pour ajuster le gout du chocolat, jusqu'à obtenir la perfection. Elle ne pouvait pas moins bien faire pour l'homme appuyé contre son plan de travail, pongé dans un silence contemplatif. Elle avait bien remarqué qu'il n'avait pas fait un pas vers un lieu plus confortable, comme le canapé, mais ne pouvait lui en tenir rigueur, pas alors qu'il semblait déjà tant éprouvé. Lorsqu'elle finit par lui tendre une tasse, il la saisit sans un mot, et il ne goûta rien le temps qu'elle s'assoit face à lui. Vraiment, quel garçon poli. Valentina finit par boire quelques gorgées, avec un soupire de satisfactions. Jusqu'à ce que An-Léon ne s'exprime, retournant aisément les flèches de la jeune femme - métaphoriquement parlant - pour les planter dans son cœur.

Mouais pas mal. On va dire que ça passe...

Ses épaules, suivit de ses ailes, s'abaissèrent, trahissant sa déception. Personne n'avait jamais trouvé son chocolat simplement "passable". Elle n'avait reçu que des compliments dessus, et elle baissa le regard, tripotant elle aussi sa tasse - édition limité Saint Valentin à Disney World il y a deux ans -, encore plus touché par les phrases suivantes de Léon.

-Vous avez dit me connaître mais moi c'est pas le cas ! Je connais aucun monstre dans votre genre, et je m'en souviendrais dans le cas contraire ça vous c'est une certitude ! Donc ? Valentina ? C'est quoi toute cette comédie ?

Rien. Il ne se souvenait donc de rien. Pas une seul trace de souvenir dans sa mémoire, et elle voulait bien le croire cette foi-ci, qu'il ne comprenait rien à ce qui se passait, et combien elle avait du lui paraître un peu dérangé. S'il ne se souvenait pas.... La malédiction.... N'avait-elle été guérit que chez certaines personnes ? Etait-ce possible que d'autres restaient sous son influence ? Après tout, ils étaient tous encore dans cette fichue ville, alors rien n'était impossible. C'est pourquoi il la verrait comme un monstre non ? Elle imaginait sans mal sa propre réaction, lorsqu'elle avait oublié sa véritable identité, si elle avait été face à une paire d'aile d'ange dans le dos de quelqu'un. Soufflant, Cupidon essaya de se reprendre, de combattre ce sentiment d'abandon et de découragement sans grand succès.

-Tu ne te souviens vraiment de rien alors ? ... Un soupire passe ses lèvres, elle repose sa tasse. Je.. Si j'avais su bien sûr... Je suis désolée de t'avoir abordé ainsi, mais j'étais si persuadée que tu me reconnaitrais... Tu... Tu pense vraiment que je suis un monstre ? C'est ce qu'ils t'ont dit ? Qui qu'ils soient, ajouta-t-elle dans ses pensées. Elle ne savait même plus par où commencer, trop déstabiliser. Enfin si, peut-être. As-tu.. Tu as du entendre parler de la malédiction. Tu as du voir que beaucoup de personnes avaient changé...Elle se rappela quelque chose d'important en parlant, et se redressa légèrement, reprenant un peu espoir. Tu as toi-même expérimenté ces changement, je l'ai vu. Ta peau change de couleur, et en me rencontrant tu étais couvert de cœur rouge. Tu ne sais vraiment pas ce que cela signifie ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Jeu 21 Jan - 14:31



D'après les dires de Valentina il l'aurait oublié, il voyait difficilement comment vu le degré de folie qu'elle semblait avoir mais surtout l'exaspération qu'elle lui offrait, Léon avait pourtant une assez bonne mémoire. Enfin tout du moins normal, il ne pouvait pas non plus se rappeler d'un monstre avec qui il avait parlé dix minutes bien entendu, il fallait juste croire qu'elle avait été plus marqué par lui que lui par elle au final s'ils s'étaient rencontrés auparavant. Au final, soit elle ne lui avait pas laissé un souvenir marquant soit au contraire il avait tout fait pour l'oublier, ça sentait tout de même assez mauvais dans les deux cas. Mais dans le fond la question n'était nullement de savoir si oui ou non il se souvenait d'elle, même si ceci avait tout de même une importance assez relative selon ce qui avait pu ou non se passer, c'était avant tout de savoir ce qu'elle voulait de lui aujourd'hui. L'ancien caméléon prenait durement sur lui pour ne pas venir la prendre par les épaules et la secouer un bon coup, devant avouer que ceci lui aurait fait un bien fou, pouvoir bousculer cette véritable personnalisation de la niaiserie ambulante était une perspective qui le mettait en joie. Peut-être que dans le fond elle avait tout bêtement besoin de ses services, il y avait mieux en matière de demande ça il ne pouvait pas dire le contraire en effet, il avait tellement vu des trucs bizarres après tout que si cette idée était bien la solution il en serait peut-être moins étonné. Une fois une personne l'avait suivi sur plusieurs pâtés de maisons pour lui demander son aide, rémunérée ceci va de soi bien sûr car ce n'était aucunement le genre à faire une telle chose sans contrepartie financière, de son côté Léon avait été à deux doigts de lui déboîter correctement l'épaule tant il en avait eu marre d'avoir été collé de cette manière. En entendant la question que cet ange lui posait il eut un mouvement de sourcil, tout en trempant quelque peu ses lèvres dans le chocolat chaud qu'elle avait préparé, ne voyant pas pourquoi elle pouvait avoir une telle mine déconfite. Ils étaient des monstres, collectant les cris des enfants pour alimenter leur monde en électricité, c'était une fierté surtout pour lui qui était dans la branche terreur d'élite.

« Pourquoi pas ? J'en ai sincèrement des doutes ! Les monstres dignes de ce nom sont capables de venir effrayer n'importe qui, et je doute qu'avec un tel attirail ça soit possible. Tout le monde ne peut pas prétendre à un tel titre, ça c'est sûr. »

Si elle cherchait du réconfort ce n'était pas avec Léon qu'elle allait en trouver, il n'allait pas lui dire des mots gentils pour lui dire que tout allait bien, s'il avait compris quelques choses dans son apprentissage c'était que les meilleurs ne pouvaient devenir que meilleurs et les médiocres devaient rester sur le carreau. Lui pouvait se vanter d'avoir un tel niveau, il méritait largement la place de premier que lui avait toujours volée cette stupide bestiole à poils bleus, dans son esprit il était clair qu'il valait mieux que beaucoup de personnes et surtout de cette Valentina qui lui l'énervait à chaque fois que le son de sa voix parvenait à ses oreilles désormais. Mais quand le caméléon pensait que la situation ne pouvait pas être pire elle le devenait, vive la loi Murphy n'est-ce pas, à l'instant même où elle semblait le prendre pour un débile pour lui parler de la malédiction. Son long regard fixe et le silence qui l'accompagnait pour sa part en disait long, ne pouvant que se répéter dans son cerveau qu'il venait de trouver un sacré filon de stupidité ambulante avec elle, ne sachant aucunement si sur l'instant cette Valentina était réellement sérieuse ou non. Si elle se payait sa tête elle allait le regretter, sa tête ferait la connaissance avec le plan de travail de manière rapide et efficace, personne ne se fichait de lui et encore moins venait l'humilier. Cependant cet ange à deux balles avait raison sur un point, comme quoi il pouvait y avoir quelque chose de sensé dans son discours absolument incompréhensible, le fait que certains avaient changé mais aussi qu'il avait pu ainsi récupérer son précieux pouvoir. Heureusement d'ailleurs, il en avait appris à Monstropolis à en faire un véritable atout, il se voyait mal pouvoir vivre sans lui même si parfois il s'emballait peut-être un peu trop tout seul. Il aurait pu rester calme si elle n'avait pas remis sur le tapis l'histoire des cœurs, il en avait eu tellement honte par le passé et de nouveau aujourd'hui, remontant inexorablement en flèche toute sa colère.

« Quoi ?! Parce que vous croyez que ça m'amuse d'avoir des cœurs débiles sur moi ?! Tout ça à cause de votre stupide robe et que vous regardiez pas où vous alliez ! C'est de votre faute ! »

C'était trop pour lui. Les paroles énoncées par Valentina lui semblaient être clairement un acte d'agression à son encontre, comme si en réalité elle faisait tout pour le titiller et le faire craquer, alors l'ancien caméléon réagissait au quart de tour en quelques secondes. Avec les paroles venaient les actes, étant en accord parfait à ce niveau-là, il avait essayé de la viser en lui lançant la tasse dessus mais celle-ci vient éclater en morceaux derrière elle. Il en avait marre de parler avec elle, il ne voulait plus l'entendre de toute façon, et il était plus que temps pour Léon de la faire réduire au silence. Que ce soit autant de manière temporaire que définitive, un peu de sang de lui ferait pas peur, tout allait à l'avenir dépendre des réactions qu'elle pourrait avoir. Il n'attendit pas une seconde de plus pour s'appuyer sur le plan de travail lui permettant ainsi de passer par-dessus, laissant de côté le couteau de cuisine qu'il avait pu prendre plus tôt, sans se préoccuper si dans son mouvement rapide il faisait tomber ou non les préparations chocolatées. S'élançant sur le corps de l'ange pour ainsi la plaquer au sol, on pouvait sans doute voir la haine transparaître dans ses yeux à cet instant, la maintenant pour l'instant dans cette position du mieux qu'il pouvait. Il allait lui enlever l'envie de rire à celle-ci, et surtout de lui en tout cas, qu'elle le prenne pour un idiot était déjà irritant mais qu'elle se moque de ce qui était une source de gêne sans nom pour lui ne passait pas. Randall se souvenait de la honte qu'il avait pu ressentir le jour de cette finale tant attendue, si Sully ne l'avait pas fait chuter il n'aurait pas eu à subir une telle humiliation, le point de départ de tout. De la vengeance, de la colère, du besoin de montrer qu'il était le plus fort. Fixant Valentina, tout en grognant quelque peu au point qu'il était clair qu'elle était la raison de sa mauvaise humeur, sa peau reproduisait une fois encore la robe imprimée de cœurs mais cette fois-ci de manière volontaire de sa part.

« Oh le gentil petit monstre que voilà, il a d'adorables petits cœurs partout sur lui. Mais à qui il peut bien faire peur comme ça ? Pas aux enfants en tout cas, ça c'est sûr ! Tu crois vraiment qu'il peut devenir une véritable terreur d'élite en étant aussi mignon . »

Il en avait entendu pas mal des phrases comme celles-ci pour se moquer de lui, jusqu'à ce qu'elles viennent s'estomper à mesure qu'il avancer dans sa scolarité, il avait dû se battre comme un forcené pour que plus personne ne parle de cette histoire des jeux de la peur de cette année fatidique. Léon avait réussi à faire trembler de peur quiconque l'approchait ou le cherchait, il avait montré sa valeur et avait obtenu les meilleures notes en un temps-record, ce qui n'avait fait que nourrir un peu plus sa rancœur qu'il pouvait bien posséder. Mais aujourd'hui serait différent, il n'allait pas la laisser rire de lui sans réagir, le temps où il avait pu se faire marcher sur les pieds était révolu depuis bien longtemps et il allait le montrer maintenant.

« Je vais leur montrer à tous qu'on peut être effrayant même avec une chose aussi ridicule sur le corps ! Je serais le monstre le plus craint de Storybrooke et aussi de Monstropolis. »

Un sourire satisfait et quelque peu sadique se fit, ils verraient tous de quoi il était capable, pourquoi ne pas essayer de tuer quelqu'un par la peur ? Ce serait tellement amusant à essayer.







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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Ven 19 Fév - 19:21



« Une histoire de coeur »

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Elle y croyait vraiment. Etait-ce cela le pire ? Elle était tellement persuadée qu'il était Angel qu'elle se trouvait incapable de sortir cette idée de la tête. A chaque obstacle, à chaque incident, elle s'empressait de trouver une excuse pour camoufler les failles de ses croyances. L'absence de souvenirs, c'était une perte de mémoire bien sûr. Ses refus et ses négations, de faux souvenirs implantés dans son esprit. Sa violence, ses menaces, c'était une vie difficile à Storybrook, un enfant maltraité, une agression, quelque chose. Toujours rattraper la réalité par une excuse, enfoncée dans ses rêves et ses pensées. Elle refusait de comprendre réellement ce qu'il lui disait. Peut-être parce qu'elle ne voulait pas être seule ? a joie d'avoir retrouvé quelqu'un qu'elle connaissait avait redonné un véritable sourire à Valentina. Quelqu'un qui savait qui elle était, quelqu'un qui savait d'où elle venait, ce qu'elle faisait dans sa vie. Bien sûr, elle n'était pas vraiment seule. Eloïse était une amie précieuse pour elle, tout comme Anthony, mais ce n'était pas pareil. Tout ça c'était... A cause d'un doux rêve de vingt-huit ans. Elle avait rencontré Jack aussi, l'un des rois des fêtes, Halloween. Une accroche qui la retenait à son monde d'origine, qui l'empêchait de se noyer dans cette vie factice. Mais elle ne le connaissait pas d'avant. Valentina, elle aurait voulu retrouver ses angelots, et ses petites créatures fluffy, Noël et - ciel elle n'aurait jamais cru penser cela un jour - même Patrick était souhaité. Tout pour la rattacher à son monde, à sa vie, sa véritable vie.

Toute sa vie... Durant toute sa vie, depuis le premier jour, Cupidon avait été là pour les autres. Elle avait formé des couples, elle en avait brisé, guidé chacun vers sa moitié, convaincu que tous dans cet univers en possédait une. Mais elle... Possédait-elle une moitié ? Avait-elle quelqu'un qui lui était destiné, et quelqu'un pour la guider ? Depuis Storybrook, elle espérait. Cette ville était un poison. Un poison qui courait dans leurs veines à tous, et dans celles d'Angel aussi. Elle devait l'aider.

La tasse se brisant sur le sol la sortit de ses pensées. Quelques gouttes du précieux breuvage se posèrent sur sa peau, la faisant siffler de douleur sous la brulure. Pas le temps de s'appesantir plus sur la perte de cette merveilleuse tasse, de la chaude douleur sur sa peau, de sa stupéfaction, sa surprise. Elle n'eut le temps de dire mot, à peine un son inarticulé, à peine le temps que ses yeux s'écarquillent, une main qui se lève à peine de sa tasse. Rapide, Léon passait déjà par dessus le plan de travail, un son métallique, celui du couteau qui tombe sur le sol, un gisement de porcelaine, il glisse sur le plan, renversant tout, la tasse qui glisse, le vide, aucun bruit, et soudain l'éclatement de la tasse, il est face à elle. Il se lance sur la jeune femme, elle tombe à la renverse, le chaise tombe sur le coté, le dos de Valentina, ses deux ailes, rencontrèrent durement le sol. A peine un souffle passa sa poitrine, le temps que dura cette action, à peine le temps de comprendre, le temps de réaliser.

Il la plaquait contre le sol, appuyé sur elle pour l'empêcher de bouger, si encore elle en avait envie, si encore elle essayait. Valentina était trop choquée, trop tétanisée par ce qui se passait à l'instant présent. Elle sentait parfaitement bien le poids de Léon sur elle, la clouant au sol, son visage au-dessus du sien, ses yeux transpirant la.... la haine. Plus que tout, plus que tout ce qu'il avait fait, dit, jusqu'à maintenant, c'est cela qui ébranla le plus la jeune femme. La haine terrible dans ses yeux. Une autre personne se serait ressaisit, une autre personne aurait comprit, réalisée. Valentina s'enfonça, elle, trop dans ses délires. La seule pense qui traversait encore son esprit était " qu'était-il arrivé à Angel ? ". La peau de Léon se marbrait à présent de cœur rouge, et elle savait que cela se présentait mal. Folle, mais pas inconsciente, elle avait bien comprit qu'elle devait calmer le jeu, le laisser respirer.... Oublier pendant un instant Angel, prêter attention à ce qu'il était devenu, à Léon. Mais... Elle ne comprenait pas, ne comprenait rien. Elle voulait le comprendre, mais son discours se perdait quelque part entre ses oreilles et son cerveau. Comme lorsqu'elle lui parlait de Valentine's Town.

Alors que 'instant d'avant, Valentina était complètement tétanisée, dominé par la forum puissante de l'homme, elle devint soudainement... calme. Sereine. Parce qu'elle était persuadée qu'il ne lui ferait pas de mal, de toute façon. Doucement, ses muscles se relâchèrent, la tension dans son corps se dissipa, et elle se contenta de fixer d'un air doux et calme celui qui la surplombait. Dans d'autres circonstances, la position aurait pu paraître tendancieuse. Mais pas en cet instant, pas comme ça. Elle ne bougeait pas d'un pouce, pas d'un centimètres, son attention entièrement fixé sur lui. Ni les cœurs sur ses bras, ni les cœurs sur son visage, mais ses yeux.

-Pourquoi trouve-tu ça ri. Non.. Monstropolis. Qu'est-ce que c'est ?

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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Dim 21 Fév - 0:50



Dire que Léon était rancunier, ou même obsédé par cette ancienne histoire de revanche, était un si doux euphémisme. Il avait passé ses dernières années d'études à maudire autant qu'il était possible le duo d'idiots qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs, sans mauvais jeu de mots à son égard, à force de prendre confiance en lui et de développer ses techniques il avait fini par laver son passé et son honneur quelque peu perdu. Il avait réussi à devenir terreur d'élite, un rêve d'enfant pour le petit caméléon qu'il était alors et qui lui avait apporté beaucoup de fierté, plus personne ne parlait de cette anecdote qui avait pu le hanter. Et tout lui était revenu en plein face à l'instant même où il avait franchi les portes de l'entreprise Monstre & Cie, comme si le destin se moquait ouvertement de lui et des efforts qu'il avait dû fournir pour réussir à s'en sortir, alors qu'il retrouvait les deux imbéciles se retrouver au même stade que lui comme si de rien n'était. C'était un affront sans nom aux yeux de Randall, convaincu d'avoir travaillé plus durement pour en arriver à ce résultat, alors que cet événement qui s'était déroulé durant sa première année d'université lui revenait en pleine tête. La haine avait été son moteur principal pour avancer, son désir de vengeance son but ultime à atteindre, il allait faire mordre la poussière à Sully comme il aurait dû le faire ce fameux soir. Et pourtant. Il avait beau déployer tous les efforts du monde il restait l'éternel second, toujours derrière cette bestiole poilue beaucoup trop imposante à son goût, le poussant alors à chercher à se surpasser de plus en plus sans que ceci ne lui permette au final d'obtenir ce qu'il voulait. Mais le pire dans tout ceci, ce qui venait sans doute le mettre le plus hors de lui, c'était le fait que Sully venait feindre l'ignorance et lui souhaitait même bonne chance à chaque nouvelle session. Léon avait toujours eu l'impression que l'autre monstre se moquait royalement de lui, qui le rabaissait à sa manière tout en faisant subtilement allusion à l'incident scolaire, et malheureusement pour Valentin elle dégageait le même état d'esprit selon la vision du caméléon.

L'ancien monstre ne savait pas ce qu'il le retenait de venir planter ses doigts dans les yeux de la blonde, histoire que puisse jamais il ne puisse voir ce genre de regard à son encontre, peut-être la perspective d'avoir le dessus de la situation et d'avoir gagné. Léon ne regardait pas toujours plus loin que le bout de son nez, aussi bien au sens littéral à cause de sa mauvaise vue que de manière métaphorique, mais pourtant cette fois-ci il pouvait sentir clairement que le corps de la jeune qui se trouvait sous lui semblait venir se détendre progressivement. Pourquoi ne tremblez t-elle pas de peur ? Sans doute devait-il être plus menaçant, il serait même prêt à profiter de ce corps humain que cette satanée malédiction lui avait donné pour se faire d'une façon ou d'une autre, il devait y arriver coûte que coûte alors qu'il perdait son sourire satisfait pour devenir on ne peut plus sérieux. Il y a quelques instants de cela Valentina était prise d'effroi sur le sol, il l'avait senti car après tout la peur était une chose qu'il maîtrisait et il avait pu le sentir aux muscles tendus de son corps, alors qu'elle se trouvait désormais comme faisant preuve d'un calme olympique. C'était une logique qui venait lui échapper complètement, se préparant même à répliquer en cas d'attaque, jusqu'à se dire que peut-être au final elle pouvait s’avérer plus dangereuse qu'elle ne voulait bien le montrer. Portant un coup d’œil au couteau qui était tombé du plan de cuisine, calculant dans son esprit le temps qu'il lui faudrait alors pour le prendre et se défendre avec, il y avait quelque chose dans l'attitude de la blonde qui le mettait en alerte sans savoir quoi exactement. Les paroles qu'elle venait de lui dire le déconcertaient alors, il ne s'y attendait aucunement à vrai dire et aurait attendu soit des menaces à son encontre vu sa nouvelle attitude soit des prières pour l'épargner, et sur l'instant elle lui paraissait presque normale en comparaison avec les instants de folie qu'il avait vu jusqu'ici. Grognant un peu à son encontre, toujours ainsi penché au-dessus d'elle, il fronçait le nez assez mécontent.

« Monstropolis c'est la ville d'où je viens ! Et comme son nom l'indique c'est l'endroit d'où viennent les monstres dans mon genre, ceux qui se trouvent dans le placard et sous le lit de ces sales mioches qui tremblent de peur en nous voyant ! »

Flanquer une bonne frousse à un gamin était sûrement le meilleur sport que le caméléon connaissait, si on pouvait le qualifier de la sorte en tout cas, même s'il avait compris contrairement à presque la totalité des imbéciles peuplant la ville que ces gnomes sur pattes n'étaient pas réellement toxiques comme on voulait leur faire croire. Randall se moquait donc ouvertement des idiots qui se prétendaient des monstres alors qu'ils étaient effrayés d'approcher un enfant, des précieuses portes s'étaient ainsi trouvées à être condamnées par manque de sang froid de chacun, dans ces situations où les rôles étaient donc inversés. En tout cas la spéculation selon laquelle Valentina ne faisait pas partie de son monde se confirmait, les ailes étaient en soi un indice assez convaincant qui ne l'avait pas trompé un seul instant, jamais elle lui aurait demandé aussi frontalement des explications à ce sujet-là sinon. Mais Léon était toujours aussi perturbé par le regard qu'elle pouvait lui lancer, le calme et la sérénité dont elle faisait ainsi preuve, qui le faisait hésiter sur la démarche à suivre. Il n'avait pas été si peu sûr de lui depuis des années, dans la première période de sa vie où il se laissait sans broncher marcher sur les pieds tout en étant apeuré, c'était comme si tout d'un coup il était redevenu le petit caméléon qui voulait tout simplement s'intégrer et qu'on n'oublie pas malgré le fait qu'il pouvait s'effacer. Et il en était terriblement mal à l'aise tout d'un coup. Alors il devait venir se protéger du mieux qu'il pouvait, ne pas montrer la moindre faiblesse comme on lui avait appris, et l'un des meilleurs moyens pour lui était de faire preuve d'agressivité parfois excessive. L'une de ses mains bougea rapidement pour venir se saisir de la gorge de la blonde, il comptait la priver d'air et lui montrer qu'on ne plaisantait pas avec lui, mais au moment de véritablement passer à l'acte il se trouvait bloquer à quelques centimètres de sa prise. Il ne voyait plus sa main, son système de défense avait naturellement pris le dessus en le faisant disparaître, il était devenu invisible sans s'y attendre vraiment. La seule chose qui trahissait sa présence était ses vêtements, ceci ne pouvant ainsi disparaître avec lui, et aussi très certainement son poids sur le corps de l'ange.

« C'est pas vrai ! C'est quoi le délire ? T'as des pouvoirs qui influent sur les miens ou quoi ?! Sérieusement je sais pas ce qui me retiens de venir de poignarder un bon coup, tu es tellement si insupportable ! »

Rien ne l'empêchait en fait, cherchant à reprendre consistance sans que ceci ne marche, juste qu'il n'y arrivait pas sans savoir pourquoi. Bougeant de son perchoir il s'assit à côté par terre, lui tournant le dos tout en essayant de fixer ses mains qui n'étaient plus là – du moins visuellement, poussant un râle de colère avant de commencer à pester sur ce qui arrivait. Journée pourrie jusqu'au bout.







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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Mar 5 Avr - 12:22



« Une histoire de coeur »

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Elle semblait parfaitement lucide, calme, et pourtant ses pensées se faisaient de plus en plus embrouillées. Tout se mélangeaient subtilement, un joie dégradé de couleur et de mots dont elle ne parvenait pas à sortir. Se rendait-elle même compte que son esprit était aussi flou ? Il n'y avait que des idées passant par là, éclairant le sombre mélange. Angel, un angelot fidèle, depuis toujours. Depuis toujours avec elle, il ne l'avait jamais quitté. Elle restait fixé sur cela, calquant l'image de son ami sur celle de l'homme qui la maintenait au sol, trouvant des ressemblances - qu'elle forçait - là où il n'y en avait pas. Après tout, si la malédiction pouvait rendre humains des animaux, elle pouvait bien modifier le visage de quelqu'un ? Angel, un ami depuis toujours. Un si bon chocolatier, indispensable à la bonne marche de sa ville. En face d'elle, au-dessus d'elle, la planquant sans douceur contre le sol. Il devait être perturbé le pauvre, et elle devait cesser de le harceler. peut-être que ses souvenirs devaient revenir plus progressivement, avec douceur, à son contact ? Oui, c'était ça. A coup de chocolat et de rencontre. Elle devait mettre Angel de coté pour le moment, oublier son existence pour quelques moments encore. Encore ? Le mot oublier semblait résonner dans son esprit. Elle n'avait jamais songé au fit qu'elle n'avait jamais repensé à Angel depuis bien trop longtemps, des années et des dizaines d'années. Le nez de Léon se fronça, et son attention revint sur lui.

-Monstropolis c'est la ville d'où je viens ! Et comme son nom l'indique c'est l'endroit d'où viennent les monstres dans mon genre, ceux qui se trouvent dans le placard et sous le lit de ces sales mioches qui tremblent de peur en nous voyant !

La surprise s'étalait sur son visage sans mal, marquant ses traits et ses yeux. Non, vraiment, elle ne comprenait pas. Elle avait l'impression qu'il parlait avec tellement de... fierté d'une telle ville, comme si lui-même était si fière d'être considéré comme un monstre. Qu'y avait-il de bien à être traiter de monstre ? Comment pouvait-il en être heureux, que se passait-il dans sa tête ? Valentina brulait d'envie de lever soudainement les bras, de se dégager de sa poigne pour le prendre dans ses bras, lui apporter un quelconque réconfort dont elle était sûr qu'il avait besoin. Elle était comme ça, la reine de Valentine's Town. Elle voulait apporter bonheur et amour à tout un chacun, et pas toujours le grand amour romantique. Il n'était pas toujours possible de vivre avec son âme sœur, parce que a vie était bien cruelle parfois. Elle ne soucie point de l'âge ou du sang, seulement des âmes, et c'est ce qui est dramatique. Elle se souvenait encore de ses histoires horribles, entre un fils et sa mère, Œdipe était peut-être son nom. Une affaire bien sombre.

Alors Valentina aimait apporter toute sorte d'amour aux gens, et là elle aurait voulu aider ce jeune homme qui pour elle semblait clairement manquer d'affection. Mais elle n'eut le temps d'amorcer son geste  -peut-être tant mieux pour elle d'ailleurs, les réactions de Léon étant déjà assez violente comme ça - que ce dernier levait lui même le bras, l'approchant de son cou gracile. Sa respiration de coupa brusquement, et malgré son calme sereine, la peur revint troubler ses deux yeux bleus. La main pourtant vint se figer juste devant sa peau, à quelques centimètres à peine, ne l'effleurant même pas. Sa respiration reprit, un peu hacher, et son regard dériva de la main aux yeux qui lui faisait face, et elle ne sut pas ce qu'elle y lu, mais elle voulait plus encore l'aider. Et puis soudain, ses yeux rencontrèrent le plafond. Le plafond ? Sursautant, Valentina tenta de se relever. Mais elle était toujours retenue au sol par le poids de l'homme. Et là juste là.. Elle voyait ses vêtements comme flottant en l'air. Il était... invisible ? Elle eut le temps de prononcer une syllabe avant qu'il ne la coupe brusquement.

-Lé..
-C'est pas vrai ! C'est quoi le délire ? T'as des pouvoirs qui influent sur les miens ou quoi ?! Sérieusement je sais pas ce qui me retiens de venir de poignarder un bon coup, tu es tellement si insupportable !

La haine et la colère transpirait de sa voix - sortit de nul part, et c'était vraiment perturbant - pestant contre elle, mais elle n'entendait que de la détresse et un appel à l'aide désespéré - c'est fou ce qu'elle pouvait entendre déviant du message d'origine. Léon se leva brusquement, elle le sut au poid quittant brusquement son corps et aux vêtements de déplaçant dans l'air, et il se retourna, s'asseyant par terre. Lentement, elle-même se redressa, limitant les mouvements brusque pour ne pas l'affoler ou le faire réagir. Mais il ne lui prêtait plus aucune attention, et Valentina pu s'avancer à quatre pattes vers lui, hésitante sur la démarche à suivre. Pourtant, parvenue juste derrière lui - puisqu'il lui tournait le dos - elle sut tout de suite ce qu'elle devait faire. Elle approcha doucement sa main de ce qui semblait être son épaule, et fit ainsi avancer sa main dans le vide était vraiment bizarre. Elle finit par heurter cette surface invisible, le cors de cet homme qui inquiétait tant la jeune femme. Aussitôt, et avant qu'il ne puisse réagir, elle glissa cette main contre lui, passant son autre bras autour de lui, l'amenant contre elle pour le serrer dans ses bras. Elle posa son menton sur ses cheveux, elle-même redressée sur ses genoux à présent, aussi douce qu'elle pouvait l'être avec lui. Elle finit par parler, prenant une voix basse, chuchotant presque.

-Je n'ai pas le pouvoir de faire cela, je n'ai rien à voir en cela. Quelque part en elle-même, dans ce mélange de ses pensées, elle se dit qu'il serait malavisé de dire que tout venait de lui. Un peu brusque peut-être. Respire un bon coup, calme toi.



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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Ven 15 Avr - 18:25



Ses pouvoirs en faisaient parfois qu'à leur tête, depuis que la malédiction avait été rompue en tout cas, avant le monstre caméléon n'avait aucun mal à les contrôler sauf sans doute dans des réflexes qu'il ne contrôlaient aucunement comme une peur soudaine et panique. Lorsque cette satanée de sale gamine s'était mise à le taper comme une piñata aussi Léon s'était retrouvé à faire un véritable défilé de couleurs, chaque coup donné sur son crâne le faisait changer brusquement sans qu'il ne puisse avoir ainsi le contrôle dessus, parce que justement c'était l'espace de quelques centièmes de seconde. Mais là ? C'était juste n'importe quoi à son sens, ayant l'impression d'être revenu sur les bancs de l'école où il avait encore tout à apprendre, ce qui avait le don de le mettre particulièrement en colère et de l’irriter à un cran possible. Bon, il s'énervait aussi pour un rien il fallait bien l'avouer, cependant cette fois-ci c'était pour une raison qu'il estimait légitime. Le problème étant que plus il perdait son sang-froid plus il avait du mal à reprendre le dessus de la situation, parfois il lui fallait des heures pour pouvoir redevenir visible aux yeux de tous mais aussi dans une couleur humaine normale, alors inutile de dire qu'il était dans un cercle vicieux où rien ne se passait jamais comme prévu. Fixant sa main, ou du moins l'endroit où elle devrait justement se trouver, on pouvait entendre une sorte de grognement sourd émaner de lui et qui montrait le peu de patience qu'il pouvait ainsi avoir s'envoler sans la moindre retenue. Il pestait contre la terre contre qui il semblait être en guerre parfois, le seul moment où il pouvait un minimum être docile avec autrui c'était lorsqu'il acceptait un contrat et surtout recevait le montant de ses honoraires de détective, souhaitant à la fois qu'on vienne l'oublier et le laisser tranquille mais aussi de manière contradictoire qu'on le reconnaisse à sa juste valeur. Un jour il aurait sa revanche quoi qu'il puisse arriver, il sera enfin premier et en tête de tous les classements, et il sera le monstre le plus respecté de tous les univers confondu. Mais pas aujourd'hui en tout cas, pas maintenant et surtout pas avec son problème, surtout pas avec cette véritable folle dans ses pattes.

Une stupide créature aillée trop niaise pour être vrai que Léon n'avait nullement entendu approcher, trop centré sur son problème d'invisibilité qu'il trouvait plus important que tout le reste en tout cas, signe sûrement de la perfidie dont elle pouvait faire preuve. C'est pourquoi sur l'instant il ne comprit aucunement ce qui pouvait bien se passer en sentant une main contre lui, se préoccupant avant tout de lui et seulement de lui-même, alors qu'il venait de la menacer il y a à peine quelques minutes de ceci. Ce n'est que lorsque Valentina le serra contre elle, posant affectueusement son menton sur sa tête, qu'il réalisa enfin ce qu'elle était en train de faire. Un câlin. Sérieusement ?! Randall était un méchant monstre qui effrayait les enfants et parfois même les petites créatures, sortant de derrière le placard pour foutre une trouille dans le but primaire de récolter de l'énergie pour alimenter toute leur ville en électricité, il n'était en aucun cas une petite peluche toute mignonne que l'on vient de ce fait prendre dans ses bras parce qu'on a peur d'un orage ou pour le simple plaisir affectif. Ce geste qui se voulait pourtant si amical était la pire insulte qu'il pouvait recevoir à son sens, c'était le considérer pour ce qu'il n'était pas et lui offrir une tout autre image, pire que tout c'était à son sens venir l'humilier comme jamais. Il avait piqué une crise pour tellement moins que ça, il s'était déjà battu pour un simple regard à son adresse, alors inutile de dire que ceci ne passait pas. Du tout. La colère montait rapidement et se faisant sentir des kilomètres à la ronde, s'il avait encore eu ses dents particulièrement pointues nul doute qu'il lui aurait planté dans ses bras ou aurait utilisé ses griffes pour la lacérer, alors que par la même occasion il devenait de plus en plus visible. Mais pas d'une couleur de chair normale, laissant son instinct prendre le dessus sans rien trouver à redire cette fois en tout cas, sa peau imitait celle d'autrefois à savoir ses anciennes écailles aux nuances violettes et bleues. Il donnerait tout pour revêtir sa véritable apparence, retrouver ce qui faisait le définissait justement comme monstre et qui se trouvait beaucoup plus intimidante que cette forme-ci, mais à défaut de vraiment l'avoir il ne pouvait que se contenter de ça. Penchant sa tête sur le côté, faisant craquer par la même occasion son cou, il gardait un semblant de calme qui n'était de l'ordre que de la surface et annonciateur d'une tempête prochaine.

« Me calmer ? Oh en voilà une bonne idée, pourquoi je n'y ai jamais pensé avant ? Je le voudrais tellement. Qu'on me foute enfin la paix, qu'on me laisse travailler comme je l'entends, et plus que tout qu'on ne me touche pas. Surtout pas vous ! »

À peine le temps de finir sa phrase que le caméléon passait à l'action, il était hors de question qu'il se laisse faire sans rien dire et se laisser gentiment faire comme un bon petit, reculant avec violence en poussant avec ses jambes pour les faire basculer en arrière. Léon sous sa forme de monstre n'était pas du genre imposant, plutôt la catégorie poids plume, mais il avait su utiliser sa taille fine pour justement se mouvoir plus vite et se faufiler dans des coins impossibles pour les autres monstres de l'usine. Il était agile et rapide, ses deux qualités sûrement uniquement dans son genre vu son activité de Terreur d’Élite, ayant retrouvé ces particularités ici à Storybrooke. Valentina était assez légère malgré sa paire d'ailes, elle restait une femme à la silhouette fine qui devait sûrement faire tourner la tête des hommes, c'est pourquoi ce n'était aucunement aussi difficile que cela que de la faire tomber ainsi en arrière. Il chercha même dans la foulée à lui octroyer un coup arrière l'arrière du crâne en plein dans le visage de la belle, histoire de lui montrer qu'il n'hésitait pas à se battre avec la gent féminine, sans savoir s'il avait réussi ou non son coup. Ils se retrouvaient de nouveau l'un sur l'autre, certains auraient pu sans doute être jaloux d'une telle position, mais cette fois-ci leurs corps n'étaient pas disposés de la même manière. Profitant de cet effet de surprise pour se dégager de son emprise comme il avait pu l'apprendre à plusieurs reprises, loin de se retrouver pour la première fois dans ce genre de situation, il s'écarta suffisamment pour se retrouver à quatre pattes à côté d'elle. Toujours bariolé de ses fausses écailles, les yeux qui ne la quittaient pas une seule seconde, son sourire assez mauvais s’étendait comme jamais. Le frisson de la bagarre il adorait ça, à se demander si parfois il ne cherchait pas les ennuies uniquement pour ce genre d'instants, ayant la sensation que la situation devenait justement enfin sérieuse à son goût. Son ennemi était à terre, ayant la satisfaction de voir cette image de cette espèce de Cupidon au sol, il ne pouvait se retenir de ricaner d'un air purement moqueur.

« Les câlins c'est pas mon rayon, désolé ! J'aurais peut-être dû prévenir, oups ? Maintenant on va pouvoir enfin vraiment s'amuser. On reprend depuis le début. Qui êtes-vous exactement, qu'est-ce que vous me voulez, pourquoi m'avoir amené ici ? J'aimerais tant avoir réponse à mes questions mais dans un sens si vous ne desserrez pas les dents ce n'est pas très grave, je me ferais une joie immense de vous faire cracher ces informations !
 »

Un fond purement sadique qui aimait faire mal aux autres, encore plus quand ceux-ci avaient eu cette vile audace de venir le ridiculiser de la sorte, ne le cachant même à aucun moment. Randall avait à deux occasions, qui se retrouvaient au final manquées, voulut tuer Sully son pire ennemi en venant dans un premier temps l'étrangler joyeusement et l'autre en le faire chuter mortellement même s'il n'avait pas réussi. Il n'y avait pas à son sens de petit moyen pour se débarrasser de la concurrence et de ceux qui le gênaient dans ses affaires, le meurtre était une affaire qui lui avait déjà traversé ainsi l'esprit, même ici dans ses faux souvenirs à Storybrooke il n'était pas un enfant de chœur loin de là. Jamais il n'avait été jusqu'au point de non-retour, réussir à voler la vie d'autrui, mais il était sûr qu'au moment opportun il ne viendrait pas flancher. Valentina serait peut-être la première. Si c'était le cas elle lui offrirait au moins un doux souvenir, l'unique même vu les autres, de cette rencontre qui avait tourné en kidnapping et qui n'avait que trop duré à son sens. Encrant solidement en planquant ainsi au possible ses pieds et ses mains au sol, se sentant quelque peu l'âme d'un prédateur pour le coup, il souriait toujours de façon mauvaise. Au moindre geste de la part de cette imitation d'ange il n'aurait pas trop de mal à venir la maîtriser, sachant parfaitement où taper pour faire mal et l'immobiliser en cas de besoin, n'attendait presque que ceci de sa part tant il avait envie de se dégourdir comme il faut les jambes et surtout d'en découdre. Tapotant nerveuse des doigts par terre, montrant sa grande impatience et son envie de se battre, il tirait légèrement la langue bien qu'étant déçu de ne plus l'avoir aussi reptilienne.

« L'oiseau en cage s'est échappé, car le méchant lézard l'avait mangé! »

Fredonnant quelque peu un air inventé, symbolisant parfaitement qui il était dans les grandes lignes, il voulait ressentir l'ivresse d'un moment mouvementé.







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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Jeu 19 Mai - 10:55



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Quoiqu'elle fasse, ce n'était jamais ce qu'il fallait apparemment. Ce n'était pourtant pas faute d'essayer, mais c'était ainsi. Elle n'avait jamais eu vraiment de confrontation avec des personnes radicalement différentes d'elle, ou des personnes qu'on pouvait considérer comme méchant. Il y avait les autres rois et reines des fêtes, qu'elle invitait régulièrement, quelques personnes à croiser dans le ciel. Des couples, qui pourrait-elle fréquenter d'autre dans sa vie, du moins l'ancienne ? Aucun véritable méchant, personne qui ne veuille le mal, qui ne veuille tuer ou blesser. Alors évidemment, lorsqu'elle voyait Angel – Léon – troublé et manifestement en perte de contrôle sur lui-même, et surement manquait-il beaucoup de confiance selon elle, il n'y avait qu'une seule solution pour Valentina. Un peu – beaucoup – d'amour, un gros câlin pour réconforter la dite-personne pour qu'elle redevienne elle-même et retrouve courage. Qu'elle se relève triomphalement. Bien entendu, ce n'est pas vraiment ce qui allait se passer. Elle le sentit rapidement se raidir dans bras, ce qui vraiment était perturbant puisqu'elle ne le voyait pas. Ses bras semblait enserrer le vide, mais la résistance du corps l'assurait qu'elle tenait bien quelque chose, qu'elle le tenait lui. Au moment-même toutefois où ces pensées la traversaient... Elle le vit. Quoiqu'il n'était pas vraiment eh bien... Lui-même ? Sa peau s'était irisée d'étrange écailles pourpres aux reflets bleus, et l'ensemble était du plus bel effet en lui-même, étrange mais beau. Bien qu'il ne puisse pas voir son visage, elle prit un air contrit. Oui, elle savait, toujours plus facile à dire qu'à faire n'est-ce pas ? C'était pourtant la clef de la situation qui lui permettrait, elle voulait y croire, de réapparaitre. En tout cas, il avait bien raison sur une chose : elle devait le laisser travailler ! C'est vrai ça, le Grand Jour arrivait, il ne fallait pas perdre de temps !

Et puis il fit un mouvement brusque, la poussant violement sur le sol. Si les premières secondes elle aurait pu croire qu'il avait simplement voulu se lever, une maladresse tout à fait pardonnable, elle comprit bien vite qu'il l'avait fait exprès. Etait-ce donc là sa nouvelle activité favorite ?, soupira-t-elle intérieurement. Pousser Cupidon par terre il ne semblait vouloir faire que ça. Cela n'aurait eu aucune sorte d'importance si dans son mouvement il n'avait pas percuter son visage, et une exclamation de douleur passa ses lèvres. Aie aie ! Il se retrouva encore sur elle – oui vraiment, une habitude – mais il roula bien vit hors de portée, et Valentina en profita pour tâter délicatement son nez, inquiète de le savoir abîmé ou même cassé. Saignait-elle ? Tapotant tout doucement la zone douloureuse, elle jeta un rapide coup d'œil à Léon. Avant de fixer à nouveau son regard sur lui. Il était toujours sur le sol, figé dans sa posture animale, et elle s'attendit presque à le voir grogner. Surréaliste non ? Il était totalement... Déroutant ainsi, et elle cligna plusieurs fois des yeux comme pour s'assurer de ce qu'elle voyait. Son nez se fronça de lui-même – et Aieuh ! - lorsqu'il parla des câlins, parce que eh ! C'était carrément son rayon à elle, et même sa tasse de thé chocolat. Enfin, s'il avait tout oublié de sa vie, elle pouvait comprendre qu'il soit déstabilisé par les marques d'affection constante que pouvait prodiguer Cupidon à ses proches. Ce qui l'inquiétait surtout, c'était sa façon de parler de choses si terribles, et ne venait-il pas de la menacer ? D'évoquer une possible torture ?! Non mais qu'est-ce qui clochait dans sa tête à la fin ! Qu'est-ce qui avait aussi raté pour que sa mémoire soit aussi endommagé ! Elle avait juste envie de le secouer comme un prunier pour ramener quelque chose à la surface. Enfin non, pour l'instant elle avait surtout envie de partir, parce que ce regard dardé sur elle ne présageait rien de bon, il était malsain, autant que les mots qui sortaient de sa bouche, et elle eut tout à coup... peur. Peur de ce qu'Angel pourrait lui faire, convaincu d'être un monstre – par ses flèches ! – et capable dans cette optique de choses terribles. Il tira la langue sans que ce geste ne passe pour enfantin au contraire, s'en était que plus déstabilisant et inquiétant, susurrant des mots sans queue ni tête à propos d'oiseaux – pouvait-elle se reconnaître dans la métaphore ? -  et de lézard, et là il l'avait perdu. Il voulait la.... Manger ? Ah beurk !,pensa-t-elle aussitôt. C'était surement une métaphore, n'est-ce pas ? . Quelque chose pour dire qu'il allait la violenter ou quelque chose du genre. La situation commençait à déraper – enfin, elle poursuivait sa route plutôt – embourbant Valentina dedans sans qu'elle ne sache quoi faire pour s'en extirper. Et puis ses yeux s'égarèrent sur l'horloge, mettant un terme à ses pensées. Elle resta figé dessus, le temps que son esprit interprète les données, et puis elle se releva brusquement, faisant même sursauter l'homme – toujours à quatre-patte mon dieu.

-Oh par mes flèches il est bientôt midi ! Comment est-ce que j'ai pu prendre autant de retard ! Oh la la ça ne va plus !

Et Léon put voir passer sous ses yeux une femme totalement surexcitée se précipitant dans la cuisine.  Elle se mit à renverser mille et une chose, déterrant toutes les tablettes de chocolats qu'elle pouvait trouver – elle ne se savait pas en avoir autant. Elle jeta un rapide coup d'œil à Angel, et lui fit signe... de déguerpir, oui oui.

-Eh bien, si tu as tant de travail que ça, moi je ne t'ai jamais empêché de partir je te signale, je ne t'en aurais pas empêché, surtout pour travailler ! Enfin, si tu  ne veux pas m'aider à préparer tout ces chocolats pour le 14, moi j'ai du pain sur la planche, alors la porte est ouverte !

Et elle se plongea dans son travail, étudiant des recettes de petits chocolats, observant les tablettes et les ingrédients. Elle tripatouillait, observait. Oups, un œuf de tombé. De toute façon, elle en faisait toujours tomber un. Et ainsi se désintéressât-elle totalement du pauvre Léon – ou peut-être le bienheureux si l'on considérait qu'elle le laissait tranquille.


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MessageSujet: Re: Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart   Sam 21 Mai - 18:54



Luvent qu'on le prenait à la légère, une sorte d'avantage pour un être comme lui qui en peu de temps se montrait plus violent que ce qu'il ne paraissait et capable de se défendre sans pareil, il se trouvait être plus dévastateur au final que beaucoup d'hommes. À ceci il fallait d'autant plus aussi étonnant que possible venir ajouter son côté provocateur, il ne laissait rien passer à personne et n'en manquait pas une pour provoquer une bagarre, venir foutre la misère à autrui il adorait ça. Que cette Valentina soit une femme n'y changeait absolument ça, au moins il se plaisait à se dire qu'il venait traiter ces êtres humanoïdes de manière équitable, pas de traitement de faveur à distribuer et juste une forme de rage à déverser. Il la surveillait comme un animal qui traque sa proie, mais dans un sens c'est ce qu'il était même si le monstre vivait dans un monde avec plus de civilité il fallait tout de même l'avouer, attendant le moindre faux pas de sa part pour lui faire regretter amèrement d'avoir pensé le duper de cette façon. Qu'est-ce que c'était d'autre sinon une triste mascarade ? Il avait beau retourner le problème dans tous les sens il ne voyait aucune logique à cette situation, cette femme ailée l'avait en quelque sorte kidnappé et il n'y avait pas 36 scénarios justement à ce genre d'acte, la raison pour laquelle il avait sûrement encore moins de pitié à devoir lui faire. Si du moins il connaissait ce mot, il agissait pour lui et uniquement lui après tout, la vie était un combat et même s'il détestait royalement de tout son être Sully il devait bien le remercier de lui avoir appris cette leçon de vie. Se débrouiller pour arriver le premier, faire mordre la poussière à ses adversaires, faire toujours plus malgré la fatigue, arriver à continuer malgré la chute. Les événements du passé avaient fait ce qu'il était, le faisant tourner au gré du vent selon ce qui se produisait, et il était hors de question de laisser une erreur de parcourt comme le fait que Valentina puisse gâcher les efforts qu'il avait pu fournir jusqu'ici.

Cependant il fut décontenancé un faible temps, cependant assez pour Cupidon, en entendant ce que la jeune femme pouvait bien dire. Comment pouvait-elle penser à de la pâtisserie à un tel instant ? Certes, lui aussi était un accro mais il y avait des limites justement, restant à l'observer en pensant le pour et le contre d'une possible ruse. Léon compris assez vite cependant qu'elle était complètement givrée, qu'il y avait quelque chose dans le cerveau de cette blonde qui n'avait pas l'air de fonctionner correctement, encore plus lorsqu'elle lui avoua qu'il aurait pu partir dès qu'il le voulait. Le monstre rongeait son frein pour ne pas exploser de colère, passer ses nerfs sur elle tout en lui expliquant à quel point elle était une dégénérée, alors que peu à peu l'excitation d'une confrontation tombait dans le néant. Soufflant lourdement, grognant même à son adresse pour ainsi appuyer son mécontentement, sa peau reprit petit à petit consistance humaine normale alors qu'il se relevait pour la jugeant de toute sa hauteur. Ce qui se passa dans sa tête c'est qu'il approcha de cette vraie écervelée, ne lui laissant aucune chance de lui échapper, et lui brisa le crâne contre le plan de travail de la cuisine. Ce qui se passa réellement c'était ses yeux braqués sur elle, imaginant la scène qui le rendait assez heureux à l'intérieur même si extérieurement il était aussi avenant qu'une porte de prison et encore même la porte serait plus conviviale, ne pouvant s'empêcher toutes les manières les plus sadiques pour se débarrasser une fois pour tout de Valentina. Mais est-ce que ça en valait la peine ? Elle n'avait pas du temps à perdre et lui non plus, il était censé surveiller une boutique à l'heure actuelle et non pas s'amuser à faire des roulades dans une cuisine avec une inconnue, de ce fait il se rappelait que parfois il valait mieux faire profil bas même si c'était loin d'être son fort. La prochaine fois le monstre ne la raterait pas c'était une certitude, il ne comptait pas laisser les choses en suspens si jamais leurs routes se recroisaient de nouveau à l'avenir, il lui ferait payer les élans d'humiliation qu'elle avait pu avoir à son encontre. Parce que oui venir câliner ainsi une Terreur d'Élite c'était quand même la honte, vraiment une bonne couche même, et même si cette chose ailée n'était pas entièrement humaine sa forme de manière générale le dégoûtait parce qu'il avait ainsi cette impression de pactiser avec son ennemi de toujours. Heureusement que ce n'était pas une gamine, même si elle agissait comme ceci a son sens, selon il aurait eu une crise d'urticaire à ne pas en douter.

« Parfait ! Qui voudrait rester une minute de plus ici de toute façon ? J'espère que vous allez bien vous vautrer avec votre stupide fête, et que toute la ville ne parlera que ça ! »

Léon ou la bonté incarnée. Mais qu'importe ce qu'il pouvait dire Valentina était déjà loin, en train de s’affairer à ses propres affaires, et même s'il était heureux d'avoir la paix une part de lui ne pouvait s'empêcher de tiquer. Être invisible sans user de son pouvoir c'était dur, le fait qu'elle ne lui porte pas la moindre attention comme s'il avait déjà disparu le touchait dans un sens sans qu'il veuille se l'avouer, ayant la sensation d'être relégué à son rôle d'éternel second. Et la pilule était dure à avaler. Secouant la tête pour chasser ses idées idiotes, se tapant un peu la tempe comme pour forcer cette idée stupide à partir au plus vite, il regarda quelques secondes Cupidon faire sa pâtisserie d'une façon si catastrophique qu'il aurait pu en avoir pitié. Les personnes qui allaient manger ça subiront sûrement une intoxication alimentaire, si du moins il y avait la moindre chance qu'elle puisse un jour finir à temps les douceurs, et au moins il aurait ce réconfort de voir que la jeune femme avait tout gâché de ses propres mains. Parce qu'il est plus amusant de juger les autres que soi, de venir se moquer comme il savait si bien le faire des autres pour éviter de se regarder lui-même, une sorte de petite activité dont il ne se lassait pas. Prenant le chemin vers la sortie, portant un regard dédaigneux à la reine de la Saint-Valentin, il vola une tablette de chocolat au passage pour ce qui était à son sens un dédommagement. Non parce que là. Il avait été attrapé par cette folle en pleine rue alors que sa peau avait reflété les cœurs de sa robe, elle l'avait poussé à faire quelques chocolats en sa compagnie sans lui demander son avis, elle l'avait câliné comme une vulgaire petite peluche toute mignonne, elle n'arrêtait pas de le nommer Angel alors qu'il lui a répété à plusieurs reprises que non son nom était Léon, et elle lui refusait un affrontement qui aurait eu le don au moins de venir l'amuser ou le calmer. Avec une telle matinée aussi remplie tout ce que Léon voulait s'était retourner chez lui, se calmer au chaud sous sa couette parce qu'il craignait pas mal le froid et ne plus en bouger, alors qu'il lui restait une tonne de travail. Il avait besoin de se remettre de tout ça, Valentina l'avait fatigué avec plus de puissance qu'une mauvaise grippe, plus jamais il ne viendrait s'approcher de cette maison et ceci même si on lui proposait de l'argent.

Marchant dans la rue il ruminait toute cette histoire pour chercher une logique, pourquoi elle avait pu agir de la sorte, sans comprendre que tout ceci n'était au final qu'une histoire cœurs...







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Une histoire de coeur | Valentina A. Sweetheart
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