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 Redevenir le monstre du passé

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MessageSujet: Redevenir le monstre du passé   Ven 5 Fév - 21:29

j’ai faim !



Trop à l’étroit…

Je suis bien trop à l’étroit dans ce corps… Trop enfermé… J’ai besoin de place… J’ai besoin d’espace… RENDEZ-MOI MA LIBERTEE !
Je frappe comme un dératé sur la carcasse qui est accroché dans la salle froide de la boucherie, je ne peux plus supporter ma condition, je n’aime pas ce corps, j’ai l’impression de retourner en cage, d’être pris dans une cage fait de chair et de sang, la pire des cages… Je ne peux pas détruire cette cage sans prendre en compte le facteur que je risque de mourir. Je ne peux plus chasser comme avant… Je ne peux plus rien faire… Je suis même plus un loup… Alors que je prends conscience de ce fait, je sens ma respiration se couper. Je regarde autour de moi, la chambre froide me paré ridiculement petite. Sans même récupérer mes affaires, je fais claquer la porte de l’arrière-boutique avec violence.

Sous cette nuit sans lune, seuls mes pas résonnent dans la rue, ma respiration courte me brule la gorge, le froid de la nuit brule ma peau brulante, ma respiration siffle doucement dans le silence de la rue, je ne fais plus attention aux odeurs, ni même aux bruits alentours, je n’entends que ma respiration sifflante et me cœur battre au niveau de mes tempes, je n’entends que ça. Enfin ! La forêt se dessine devant moi, sans même réfléchir, je m’enfonce dans les bois.

L’odeur de la mousse, la terre meuble de la dernière averse, l’air lourd de la nuit, s’abat sur mes épaules. J’ai chaud, soudainement, je meurs de chaud. Sans hésiter je retire mon haut ainsi que mes chaussures, le sol meuble sous mes pieds me fait doucement soupirer. Ma respiration se calme doucement, je soupire de bienêtre. Je n’ai toujours pas mon apparence de loup, mais là je me sens bien plus proche de celui que j’ai pu être par le passé. Un craquement de branche, je bloque ma respiration alors que je tourne la tête vers la source de ce bruit si familier. Le son de l’animal qui mange tranquillement sans avoir la moindre conscience que je suis là, à l’attendre dans l’ombre. L’odeur même de l’innocence et de l’inconscience. L’odeur de la pureté, un autre craquement suivis d’un bramement puissant. Une biche… blessée… Qui ne peut pas être discrète, qui ne peut pas se fondre dans l’obscurité pour se protéger… Une proie si simple…

Et j’ai si faim… Si faim… Je veux manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger manger…

La faim me ronge l’esprit. Je veux manger… Je veux apaiser la bête qui gronde, qui veut du sang… Qui veut de la chair… Aussi bien humain qu’animal… Je rêve d’une belle proie rouge comme le sang… Je ne rêve que de ça… Lentement je me mets en chasse…, je retrouve le moindre de mes instincts les plus bestiaux. La chasse… Ce plaisir que je retrouve, l’exaltation de la chasse et de la traque. Cette biche n’a pas de chance de m’échapper. Quand elle commence à courir, il est déjà trop tard pour elle. D’une pointe de vitesse, je me jette sur cette faible bête. Il est trop tard pour elle.

Je plante mes crocs dans sa gorge si tendre, les poils de l’animal me dégoute, mais le gout du sang… Ce gout si tendre… Si chaud si délectable… La pauvre biche est morte et j’ai faim… Dans hésiter un instant, je dévore, je déchire sa chair, je me repais de mon sang. Enfin un vrai repas… Enfin je redeviens celui que j’ai était jadis… Enfin je redeviens la bête du Gévaudan

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Dernière édition par Lucian N. Naugrim le Sam 13 Fév - 0:19, édité 1 fois
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Victor Whale

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MessageSujet: Re: Redevenir le monstre du passé   Ven 12 Fév - 12:17



Devoir crapahuter dans les bois en pleine nuit ce n'était pas forcément ce qu'il y avait de plus rassurant, surtout un soir où aucune lune n'était présente et pouvait éclairer ne serait-ce qu'un peu le coin sombre, mais pourtant Victor se trouvait dans ce décor muni d'une sacoche en bandoulière et d'une lampe torche alors qu'il venait s'enfoncer un peu plus à chaque instant entre les arbres. Ce n'était  nullement une nouvelle lubie de sa part, ou même le fait qu'il cherchait comme autrefois un corps à déterrer comme aurait pu dire certaines mauvaises langues, juste que la science parfois venait réclamer qu'on se trouve dans ce genre de situation tout simplement. Il était à la recherche de plantes particulières, qu'on surnomme des Belles de nuit, qui ne poussent et ne s'ouvrent qu'une fois la nuit arrivée. Ces fleurs aux pétales violacées possédaient des propriétés médicinales, qui pouvaient soulager certains maux et être utilisées dans certains cas comme inflammatoire, le médecin voulait ainsi pouvoir étudier ses vertus pour ses recherches privées. Lorsque la fin de la malédiction était arrivé il ne savait nullement quoi faire, qu'elle était sa place et son devoir, mais depuis sa conversation au port avec Ruby il avait compris certaines choses. Il devait apprendre à vivre avec le passé tout en allant de l'avant, sans oublier ce qui avait pu se dérouler et dont il ne pourrait jamais s'en démêler d'ailleurs, Storybrooke était peut-être une chance qui lui était accordée et même s'il ne réussissait pas il devait au moins essayer de la saisir. Que devait-il faire alors ? Essayer de faire de son mieux en aidant les autres comme il le pouvait, comme il l'avait fait durant des années sous le sort noir, en faisant attention à ne pas sortir des sentiers battus sauf si la situation l'exigeait peut-être et en dernier recours. Parce que une part de lui voulait toujours comprendre ce qui avait bien pu se passer dans son monde, la raison qui avait fait que le cœur magique qu'il avait reçu après un sordide marché n'avait pas fonctionnait comme il l'espérait, c'était peut-être pour cette raison qu'il voulait continuer ses travaux.

Alors qu'il tentait de se repérer dans la forêt, vérifiant parfois que le réseau de son téléphone pouvait suivre et constatant le fait que ce n'était nullement le cas à force de s'éloigner de la ville, une biche traversa tant bien que mal sur le chemin forestier qu'il suivait. Victor pouvait clairement voir sa démarche bizarre au premier coup d’œil, son affolement alors qu'il l'éclairait d'un vaisseau de lumière, celle-ci se trouvant être blessée sans doute à cause d'un piège en vue des plaies mais aussi des marques qu'elle pouvait avoir. L'animal le lorgna un instant avant de repartir du mieux que son état lui permettait, le laissant ainsi perplexe sur la démarche à suivre, c'était un potentiel danger que de laisser sans rien faire un animal blessé. Il n'était pas vétérinaire certes mais il savait que cette biche pouvait provoquer des catastrophes dans son état, sans qu'elle ne puisse forcément s'en rendre compte, un accès de fièvre par exemple pouvait la déboussoler et l'envoyer camper sur la route où elle pourrait provoquer un accident. Le mieux qu'il pouvait sûrement faire était de voir de quoi il en retournait exactement, avec de la chance peut-être qu'il pourrait faire quelque chose pour elle, après être sûr qu'il n'y avait pas d'autres espèces dans le coin qui risquait de le charger il approcha de la piste toute fraîche que la maman de  Bambi pouvait laisser derrière elle. Les empruntes et quelques gouttes de sang lui permettaient aisément de suivre l'animal, pourtant il progressait doucement car il n'avait aucune idée de la distance où elle se trouvait et il préférait éviter d'être brusque, même si la chasse n'avait jamais été un hobby qu'il affectionnait il connaissait les bases en raison de son rang d'origine. Cette pratique faisait partie des fastes de l’aristocratie dont il aurait pu se passer, l'idée même de tuer par simple plaisir alors qu'il chérissait la vie et faisait tout pour la faire triompher était ainsi un concept qui le révoltait, surtout si on venait les combiner avec quelques techniques que son père lui avait apprises pour faire de lui un militaire – avant qu'il se détourne de cette voie. Connaître le terrain, savoir où trouver l'ennemi, il avait dû apprendre mais ne s'en était jamais servi.

Poussant quelques branches qui l'empêchaient de passer, mais aussi lui obstruaient le chemin, le spectacle qui lui fit finalement face le figea de tout son être en quelques secondes à peine. Il avait trouvé la biche mais pas dans l'état dans lequel il aurait pensé, surtout pas en l'ayant vu aussi vivante il y a à peine quelques minutes, elle était là à se faire dévorer sans aucune forme de pitié. Le règne animal pouvait parfois semblait cruel d'une certaine manière, les prédateurs n'avaient d'autres choix que de faire couler le sang pour survivre et parfois la vision était assez difficile à supporter surtout lorsqu'ils étaient en meute, le problème étant que dans ce cas-ci ce n'était aucunement un animal qui s'agitait sur la dépouille mais bien un homme comme lui. Victor savait que Storybrooke avait son lot de bizarreries, après tout il avait parlé avec une louve-garou dernièrement, mais la scène qu'il avait face à lui était au-delà de ce qu'il avait pu imaginer. Il ne savait pas ce qu'il avait vraiment sous les yeux, pas un être vraiment humain à première vue, et très honnêtement il n'était pas sûr d'avoir envie de savoir concrètement. Rapidement il se mit à courir pour rebrousser chemin, aussi vite qu'il le pouvait, c'était ce qui lui semblait être la meilleure solution car il était hors de question de venir se taper la discussion avec cette chose. Le médecin se sentait terriblement mal, il avait sans doute vu quelque chose qu'il n'aurait pas dû, alors que les idées sur l'identité de l'homme se bousculaient dans sa tête. Vampire, wendigo, goule, zombie. La liste était longue, bien trop même, et ce n'était pas ça qu'il le rassurait forcément. Pire que tout il avait l'impression que cette présence lui suivait, sans savoir si c'était un brin de paranoïa de sa part ou vraiment la vérité, alors qu'il n'arrivait pas à voir où il allait tout en se faisant par moments fouetter le visage par les branches. En voulant forcer le passage il perdit l'équilibre et tomba au sol, le souffle saccadé autant par l'effort de la course que par la peur, venant récupérer sa lampe qui avait échoué un peu plus loin et braquant les alentours avec sa lumière frénétiquement.

Rien. Il ne voyait absolument rien, essayant de se calmer en se disant qu'il avait été assez rapide, alors qu'il restait assit par terre sous le coup de l’adrénaline qui retombait. Le médecin avait espoir de l'avoir semé, que l'homme soit toujours occupé avec son repas et ne s'était pas préoccupé une seule seconde de lui, c'est ce qu'il voulait croire mais pourtant il restait alerte au possible. Le moindre craquement de brandille le faisait sursauter, il avait la sensation horrible d'être encerclé et continuait de rechercher avec son vaisseau de lumière la moindre trace qui pourrait lui indiquer qu'il avait tort, se relevant avec prudence et lenteur par crainte que quelque chose puisse attaquer. Il avait du mal à avaler sa salive, sans savoir où poser ses yeux et tentant de retrouver le chemin de loin, alors que l'impression qu'il ne pouvait s'échapper le saisissait. Il était peut-être devenu la proie, ce qui ne faisant que l'angoisser un peu plus, et il était peut-être même déjà trop tard.

« Il y a quelqu'un... ? Écoutez on va faire comme si je n'avais rien vu d'accord ? D'ailleurs je vous connais même pas... »

Sa voix ne portait pas vraiment, elle s'était presque tue en un murmure, sans véritablement savoir s'il était seul ou non à cet instant.







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Dernière édition par Victor Whale le Lun 14 Mar - 15:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Redevenir le monstre du passé   Sam 20 Fév - 15:48

j’ai faim !




Le gout du sang me rendait extatique, l’espace d’un instant je me sentai comme celui que j’avais été pas le passé, avec sa puissance et sa folie. Je sais que ce n’est pas le cas, que je reste encore bloqué dans un corps purement humain mais bon dieu que cela faisait du bien. Je sentais le gout du sang sur ma langue, le liquide chaud et symbole de vie, couler sur mon menton, tachant mon cou et mon torse. Encore, j’en veux encore.

Alors je plongé ses crocs si fragile dans la chair de cet animal qui n’avait eu aucune chance face à moi. Le bruit de la viande qui se fait arracher de son support osseux, la tiédeur de la chair ensanglantée qui semble encore palpiter entre mes doigts, ce pelage autre fois si beau n’est maintenant qu’un simple souvenir de ce qui fut autre fois une biche superbe. Le cadavre est pris d’un brusque réfléxe post mortem, et sans aucune pitié, j’ai mordu… J’ai mordu au niveau de sa trachée comme l’aurait fait un puma, et la j’ai resserré ma prise, mordant de plus en plus fort, pour finalement tiré dessus.

Rouge, acre, lourd, doux… délicieux… Voilà comment j’accueille le sang qui vient asperger ce visage qui me sert de museau. Je ne peux m’empêcher de sourire avant de partir dans un rire dément, oui… Enfin… ENFIN ! Malgré ce corps si faible, je me rapproche de celui que j’ai été avant les cages et le  nuage ! enfin ! je suis libre enfin je suis

CRACK

Hein ? Je tourne la tête vers la source du craquement, Non… Ne me dite pas que c’est ce à quoi je pense…. D’un mouvement rapide et presque gracieux, je me redresse et me tend a l’écoute de la forêt. Je calme ma respiration, je fais abstraction des bruits nuisibles. Chut concentre toi, tu as une nouvelle proie en marche mon cher Lucian….

Je l’entend… Je l’entend courir, je sens l’odeur de sa peur… Une odeur enivrante, qui me rend ivre de plaisir et de joie, le genre d’odeur qui ferait perdre la tête au plus rétisant des chasseur et cette odeur elle vient d’un humain.

Un large sourire  vient s’étendre sur mes lèvres, faisant ressortir les maigres pommettes de ce corps humain. Lentement je me met en marche comme si j’avais tout le temps, laissant ma proie marinée dans la peur la plus profonde. C’est marrant, j’al l’impression de revenir dans ses forêts où j’ai grandi, de revoir la bergère … oui mon premier meurtre, mon sourire ne cesse de grandir face à se souvenir qui fut en quelques sorte mon initiation pour devenir celui que je suis. Il n’est pas dur de traqué une proie quand celle ci est apeuré, elle commet des fautes pour celui qui sait ou regarder. Mais j’avoue avoir un large avantage…. Celui d’avoir une ouie et un odorat bien plus haut que la moyenne. Je fait exprès de marcher sur les branchages, les craquant sous mon poids, il sait que je suis pas loin, il le sent cet humain.

« Il y a quelqu'un... ? Écoutez on va faire comme si je n'avais rien vu d'accord ? D'ailleurs je vous connais même pas... »

Cacher derrière un arbre, j’observe cet humain, étrangement j’ai l’impression de l’avoir déjà vu. Il se tourne vers l’endroit ou je suis caché, immédiatement, je me cache, me recroquevillant pour ne pas qu’il voit. Je me tend en entendant cette voix, je sais que je l’ai entendu mais où ?

Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rappelle toi Rap….
Oui je m’en souviens… Oui dans cette grande pièce… Avec des cages… Oui je m’en souvient très bien…. Je passe doucement la main sur mon flanc, la où se trouve la cicatrice de cette boule de métal qui avait transpercé mon pelage lors de ma dernière traque… Oui… Il est l’homme qui me l’a retirer avant de me laissait dans une putain de cage !

Une vague de colère vient prendre possession de mon être, je me redresse et m’avance au clair de lune, il est dos à moi, cherchant sans doute le chemin pour sortir de cette forêt qui vient de prendre des allures d’enfers sur terre…. Je pousse un grondement qui le fait sursauté en se retournant.

Son visage est la définition même de la peur, bien plus pâle que dans mes souvenir, c’est étrange mais j’ai l’impression qu’il était bien plus carré au niveau des épaules dans mon bon souvenir. Son regard apeuré me fait doucement rire intérieurement alors qu’il est celui qui m’a étudier.

-C’est sur qu’on fait moins le fier quand on se retrouve face à l’un de ses animaux de laboratoire docteur. Ricanai-je.

Doucement je lui tourne autour, attendant un geste violent ou encore un faux mouvement, je sais que je peux le tuer, j’en ai le pouvoir et je pense en avoir l’envie…


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MessageSujet: Re: Redevenir le monstre du passé   Lun 22 Fév - 10:15



Horrible paranoïa qui venait saisir Victor à cet instant, cherchant avec son vaisseau de lumière s'il trouvait oui ou non l'origine des bruits qu'il pouvait entendre, sans savoir si dans le fond il souhaitait oui ou non découvrir s'il se trouvait seul dans ces bois. Pourtant il l'avait vu et il savait que cette chose, ne pouvant vraisemblablement nullement le qualifier d'homme à proprement parler, n'était pas spécialement le fruit de son imagination. Ou peut-être avait-il glissé en voulant suivre la biche et que sa tête avait cogné une branche, le faisant ainsi perdre connaissance sans qu'il ne s'en souvienne alors ou ne s'en rendre compte, et tout ceci pouvait ainsi être le fruit d'un délire cauchemardesque il fallait l'avouer. Mais ses sens étaient trop développés pour n'être qu'un simple rêve passager, il y avait là trop de lucidité présente et qui lui indiquait qu'il se trouvait dans la réalité, les branches qu'il avait pu se prendre au passage dans sa course presque folle était le parfait indice que la vision de parfaite horreur aperçue était réelle. Le médecin essayait de se résonner lui-même, en abordant toute cette situation peu commune sous un angle beaucoup plus scientifique, tout en se disant que les quelques craquements sonores qui lui parvenait devaient être provoqués par les animaux qui ainsi peuplaient la forêt. Il ne savait aucunement ce qu'il avait pu voir, ce qui se cachait derrière cette apparence de corps humain pour ainsi dire, en temps normal il aurait sans l'ombre d'un doute assez curieux mais là ce n'était pas forcément le cas. Peut-être plus tard, en repensant tranquillement à ce qu'il venait de voir dans un coin sûr, mais pas tout de suite. Parce que ça ne devait pas être très joli à savoir, surtout de la manière dont il avait pu déchiqueter la chaire de sa proie, et pour l'heure tout ce qu'il voulait s'était retourner en ville que d'être la potentielle future victime de cette chose qu'il ne savait qualifier. Se calmant petit à petit, sentant l’adrénaline retomber malgré tout, il ne savait plus vers quelle direction se trouvait le sentier qu'il avait pu suivre pour s'enfoncer vers les bois et qui viendrait le ramener sans embûches vers la civilisation tout en n'étant nullement sûr qu'une carte puisse réellement l'aider vu qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait.

Tout d'un coup un grognement se fit entendre derrière lui, sans savoir à quoi il pouvait appartenir même s'il était évident que la chose était peu amicale vu le bruit, faisant retourner Victor qui vient aussitôt éclairer la créature avec sa lampe. Ou plutôt l'homme. La vision qui se trouve devant lui est alors pire que celle qu'il avait pu apercevoir en quelques secondes, le faisant irrémédiablement venir reculer d'un ou deux pas alors qu'il n'ose presque plus respirer, les craintes qu'il avait eues venaient se confirmer devant ce sinistre tableau vivant. La personne face à lui avait ainsi dévoré une partie de la chair de l'animal, le sang de la pauvre bête se retrouvait en abondance sur la peau de cet individu et le marquait de cette façon du crime qui avait été commit dans les bois, alors que les spéculations sur la véritable identité de cette chose humanoïde fusaient en abondance. Aucune des réponses ne le rassurait réellement, de toute évidence quelque chose qui mangeait la chair crue de sa proie ne devait pas être très amicale, alors que la peur d'être la prochaine victime se faisait de plus en plus pressante. Il y avait des multiples façons de mourir, quelques semaines plus tôt le médecin avait cherché à se noyer après tout, mais il y en avait qui était à son sens plus horribles que d'autres. Être dévoré à moitié vivant en faisant partie. Il déglutit assez difficilement surtout en se sentant ainsi pris au piège, l'individu suspect se trouvait trop proche à son goût et fuir tout d'un coup pour sa propre survie lui semblait alors impossible, surtout en le voyant bouger de la sorte autour de lui. S'il avait eu une arme à feu Victor aurait été beaucoup plus rassuré, il avait beau être scientifique après tout il connaissait les techniques de bases militaires dont celle de savoir tirer, parce qu'au moins il aurait de quoi se défendre si cette créature venait l'attaquer. Certes il ne toucherait pas un point vital, en tant que médecin et de pacifiste dans l'âme il se refusait de faire mourir un être vivant, mais au moins il aurait pu le ralentir en visant la jambe par exemple. Cependant il fut surpris des paroles de l'homme face à lui, ne les comprenant nullement sur l'instant, ne sachant quoi penser.

« Animaux de laboratoire... ? Je n'ai jamais eu de.... »

Si. Dans son monde sans couleur, quelques jours ou semaines avant que la malédiction frappe, on lui avait apporté un loup d'une taille plus qu'imposante à étudier et qui avait été blessé. Victor se souvenait être bien trop occupé par ses propres problèmes, dont le fait de trouver une solution pour venir stabiliser le comportement dissident de Gerhardt qui réagissait mal à la greffe du cœur magique, et il n'avait entendu parler de cette bête curieuse que le jour où on lui avait apporté. Le scientifique n'avait rien demandé et n'avait pas eu le choix que d'accepter cette demande d'étude, parce qu'on le menaçait de venir regarder d'un peu trop près les malheurs que sa famille avait eu dernièrement et qu'il avait ainsi peur qu'on puisse voir la résurrection de son frère, il devait faire un rapport sur cet animal qui avait terrorisé toute une région. On lui avait dit que si jamais cette chose de l'enfer venait à mourir ce n'était pas grave, c'était même une forme de justice vu les dégâts et les atrocités faites, et qu'il n'aurait qu'à la disséquer pour en apprendre plus avant de l'empailler pour en faire un superbe trophée. Le médecin ne l'entendait nullement de cette oreille car il avait beau s'occuper exclusivement des hommes il avait tout de même enlevé la balle et les morceaux de plomb de la bête, l'ayant préalablement endormie pour éviter de se retrouver dans ses crocs acérés, essayant du mieux qu'il pouvait de suivre son état et de changer le bandage jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune trace. Il l'avait étudié durant son temps libre ou pour se changer les idées, cet animal était plus une sorte de distraction qui l'empêchait sûrement de sombrer dans une totale folie à cause de l'état de son cadet qui le préoccupait de plus en plus, mais jamais il ne s'était risqué à le libérer de sa cage. Tout d'un coup les pièces du puzzle étaient donc réunies, faisant ainsi la lumière sur l'identité de cet homme qu'il suivait des yeux, la malédiction avait transformé ce loup en un humain qui se retrouvait à manger des animaux en pleine forêt. Charmant. Mais même en sachant la triste vérité ce n'était pas ça qui le rassurait, parce qu'il connaissait un brin les crimes qui avaient été perpétué, alors qu'il essayait de rassembler contenance tout en prenant une bonne inspiration.

« Tu es ce loup... la Bête du Gévaudan qu'on m'avait apporté... Finalement on dirait que tu as quitté ta cage pour t'en trouver une plus petite à ce qu'on dirait hm. »

Depuis la malédiction Victor pouvait se montrer par moments effronté, c'était le caractère défini par Whale et non pas celui de Frankenstein, qui lui confiait une forme d'assurance en voulant se cacher derrière une forme de cynisme. À l'époque il s'était posé la question de ce qu'il allait faire de cet animal. Il ne pouvait nullement le relâcher sous peine de le voir recommencer sa vague de sang, en plus la faute serait obligatoirement retombée sur lui et la situation aurait très vite dégénéré, mais il savait aussi que garder une bête sauvage en cage n'était pas une solution. Le scientifique ne voulait pas non plus dompter cet être vivant, il n'en avait ni le temps ni l'envie, car de toute manière c'était à son sens peine perdue que de vouloir brider un être vivant pour qu'il devienne autre chose. Il en était lui-même le parfait exemple lorsque son père avait voulu faire de lui un militaire, la source même des conflits qu'ils avaient eue, jusqu'à ce que le patriarche trouve le moyen de tout de même vouloir l'envoyer au front. Désormais qu'il connaissait la vérité il était encore plus sur ses gardes en tout cas, tentant de rester imperturbable malgré toute la peur qu'il pouvait ressentir, il n'était pas sûr de se sortir vivant de cette rencontre qui risquait d'être assez houleuse.

« Et je dois m'attendre à quoi... ? Finir comme cette biche que tu viens de dévorer ? Si c'est le cas... je dois te rappeler que tu as une dette envers moi... »

Il jouait le tout pour le tout. En lui retirant cette balle il lui avait après tout sauvé la vie, lui rappeler au bon moment était peut-être sa seule chance de s'en sortir, c'était la seule carte qu'il avait.







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MessageSujet: Re: Redevenir le monstre du passé   Jeu 16 Juin - 21:54

j’ai faim !



« Animaux de laboratoire... ? Je n'ai jamais eu de.... »

Une lueur de compréhension s’illumina dans le regard de l’homme que j’avais pris en chasse. Ca y est, il se souvenait de cet animal que j’ai été, enfermé dans une cage presque trop petite pour un loup de mon envergure, je n’avais pas pu me défendre dans cette misérable cage, le seul point positif, c’est qu’il avait eu la décence de retirer boule de métal qui avait percé mon pelage pour se loger dans mon flanc. Mais malgré les soins, et ma passivité du à l’opération, notre cher docteur n’avait pas eu l’intelligence de me libérer, nan il avait préféré me laisser pourrir dans une cage misérable boite de métal, me laissant à peine la place de bouger. Impossible à tordre les barreaux, bien trop serré pour que je puisse passé ne serais-ce la mâchoire pour prendre les barreaux.

Au final, ce n’est pas la balle qui avait failli me tuer, nan, c’est le simple fait d’être enfermé dans une cage étroite. A être observer par un vulgaire humain comme si il observer un morceau de viande, a le voir noté chacune de mes actions, un vulgaire rat à qui il s’intéressait uniquement quand l’envie lui en prenait où quand il avait que ça à faire de ses journées, Si il avait eu occasion, il m’aurait sans doute mis dans une boule pour me faire courir mais voilà, pour lui je faisais peur, après tout j’aurais pu lui arracher la tête d’un coup de crocs.

Je penchai la tête en souriant doucement en observant cet homme qui certes m’avait sauvé la vie mais qui m’avait laisser enfermé dans une cage bien trop exigu.

« Tu es ce loup... la Bête du Gévaudan qu'on m'avait apporté... Finalement on dirait que tu as quitté ta cage pour t'en trouver une plus petite à ce qu'on dirait hm. »

Je poussai un grognement profond en m’approchant de lui, respirant violemment, ne me souciant guère de l’incommodé de l’haleine à l’odeur de sang que je possédai, je n’avais que faire de son confort.

-Et j’ai passé ce qui semble mes dernières heures de liberté dans la misérable cage qui trônait dans ton laboratoire pourris empestant la chair en décomposition… Par ta faute je me retrouve dans ce corps misérable et faible !

Bien que je savais que ce n’étais pas la faute du Docteur Frankenstein, je le tenais inconsciemment responsable de mettre retrouver dans ce corps fragile, incapable de reprendre une apparence animal. A cause de cette cage, me voilà coincé dans un corps qui n’avait rien pour lui ! Cependant, j’avais pris l’habitude de cette enveloppe, d’utiliser cette force que ce corps possédait, c’est aussi pour ça que j’avais fait de la taule, j’avais appris à maîtriser cette force, transformant ce corps faible en une arme diras-t-on potable. Mais rien ne me feras désormais oublier la puissance que j’avais par le passé, une force désormais appartenant à l’oubli si la situation n’évolue pas.

Le ton insolent du scientifique me fit voir rouge, j’enserrai alors brusquement sa gorge dans une poigne ferme, proche de l’étranglement. Je lui souris en le regardant, il me suffisait de serrer, de serrer jusqu’à ce que son visage devienne rouge, que l’air vienne à lui manqué, que son cœur s’emballe comme celui d’une mésange que l’on tiendrais dans la main avant de l’écraser. La pression de mes doigts accentuait légèrement, juste assez pour que son visage soit déformé par l’inconfort.

« Et je dois m'attendre à quoi... ? Finir comme cette biche que tu viens de dévorer ? Si c'est le cas... je dois te rappeler que tu as une dette envers moi... »

-Et pourquoi pas hein… Après tout cela fait des années que je n’ai pas goûté à la chair humaine… Pourquoi ne pas recommencé par toi le doc hein ?

Cependant il venait de soulevait un point crucial. Il m’avait sauvé la vie en me retirant cette balle, bon certes il s’y était pris comme un arracheur de dent mais il avait surveillé l’évolution de ma guérison avec attention que je ne comprenais toujours pas et qui m’avais rendu plus que curieux en recouvrant la mémoire. Pourquoi m’avoir sauvé ? Je doute que ce soit par bonté d’âme venant de la part de quelqu’un qui prenait un malin plaisir a faire mumuse avec le corps de ses semblables. Je desserre lentement ma prise de son cou, mais en restant à l’affut.

-D’ailleurs… Pourquoi m’avoir soigné pour me laisser au fond d’une cage ? Ce n’était pas ton problème après tout. Ca t’aurais sans doute permis de te débarrasser de quelques menu problème.

N’allait pas croire que le fait qu’il me sauve soit la joie, je lui suis certes reconnaissant mais si je me souviens bien, il avait de léger conflits avec certains de ses semblables. On aurait pu s’arranger, enfin j’aurais pu manger et j’aurais fini avec docteur maboule en dernier, genre cerise sur le gâteau. Je finis par ramener mon bras qui lui enserrait la gorge vers moi quand une odeur particulière me prend le museau. Une odeur suave, légèrement sucré avec des notes de fruits rouges, peut être du jasmin en première note, suivit d’une touche acide. Je grogne en frissonnant lourdement.

-Une louve hein…

Je le fixe en souriant.

-Il y a donc une louve ici… Comme c’est mignon elle s’est amouraché de toi ooooh un peu plus j’en aurais les larmes aux yeux tellement c’est niais…

Je suis pris d’un fou rire tonitruant.

-J’avais donc pas rêvé… en fait je pourrais presque faire une pierre deux coups…

Je lui tourne alors au tour en souriant.

-quel honte… S’amouracher d’un humain qui a préférer pendant des années faire mumuse avec le corps de son frère. Vraiment la honte pour une louve… Et elle sait que tu faisais une fixette malsaine sur ton frangin ? Nan parce que bon de ma misérable cage c’était vraiment vraiment pas sain du tout.


Bon ok, j’avoue, je suis pas un modèle de vertu mais bon la… c’était trop glauque… Il chialé sur un cadavre en hurlant a la mort. Nan décidément être humain c’est le truc le plus malsain du monde. Franchement dans quel merde je suis.

-Par les enfers j’espère que je deviendrais jamais comme toi a pleurer sur un corps en putréfaction !
Ricanais-je
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MessageSujet: Re: Redevenir le monstre du passé   Jeu 23 Juin - 18:04



Apparemment son insolence n'avait pas plu à ce grand méchant loup, du moins ce qu'il en restait car c'était désormais bel et bien un homme, pouvant sentir sa poigne monstrueuse autour de sa gorge. Victor pouvait comprendre la colère de l'ancien animal vis-à-vis de cette situation, lui-même avait de ce fait détesté Regina pour les avoir extirpés loin de leurs mondes mais aussi de ce qu'ils étaient vraiment, en tout cas partiellement il devait l'avouer. Il avait toujours été humain contrairement à cet homme face à lui, alors qu'il essayait de reprendre un brin sa respiration dans cet instant délicat, de surcroît une bête mangeuse de chair humaine. Quelle ironie. Ce loup qui était autrefois le pire des prédateurs que le Monde sans Couleur avait pu avoir, ce dévoreur dont les chroniques s'étaient donnés à cœur joie de décrire comme étant le Diable en personne, était désormais dans le corps d'une proie qu'il avait si longtemps goûté. La Méchante Reine ne faisait pas les choses à moitié il fallait croire, même si sûrement la portée de son sort avait été hors de contrôle en y regardant de plus près, ne faisant qu'accroître à cet instant le fait qu'il n'aimait guère la magie d'avoir ainsi œuvré dans ce sens. Cet individu se fourvoyait en pensait que c'était la faute du médecin, il n'était pas la cause de tout ceci, il acceptait de nombreux crimes à son sens mais celui-ci n'en faisait pas partie. Mais au lieu d'agiter un peu plus la colère de cet être, en venant ainsi lui suggérer de regarder à deux fois la situation au lieu de s'en prendre à lui, il préférait jouer en quelque sorte la carte de la dette. Si cet être pouvait comprendre cette subtilité, il avait d'être revenu aussi sauvage que lorsqu'il pouvait l'observer à travers une cage qui n'était là que par sécurité, pouvant presque lui faire regrette d'avoir pu le soigner en cet instant. Heureusement pour lui ses paroles semblaient porter ses fruits, reprenant de l'air comme il faut avec quelques sifflements par instants qu'il fit progressivement partir en toussant, gardant tout de même un œil sur cette ancienne bête. Ce n'était pas parce qu'il l'épargnait pour l'instant qu'il ne reviendrait pas à la charge, il avait vu par le passé à quel point l'animal s'était acharné sur les barreaux de la cage et qui gardaient encore les traces de ses dents, il était bon ton de dire après tout qu'un animal ayant connu le goût du sang est bon à abattre car il le déversera forcément de nouveau à un moment ou un autre. Reculant d'un ou deux pas une fois libéré, toussant légèrement pour aider ses voies à prendre correctement de l'air, il aurait tout donné pour avoir une arme à feu sur lui. Pas forcément qu'il aurait tiré, loin de là même cette idée, mais juste pour se défendre au cas où. Il eut un petit rire, secouant la tête à ce qu'il entendait, même pas étonné dans le fond.

« Pourquoi ? Ce n'est pas vraiment comme si une bête assoiffée de sang comme toi pouvait comprendre après tout, même si je te le disais tu n'y croirais pas... Certains esprits ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, enfin museau en ce qui te concerne dirons-nous. »

Victor n'avait pu consentir d'une manière ou d'une autre à mettre fin aux souffrances de l'animal, ou même de s'en débarrasser en le laissant mourir ce qui lui aurait sûrement valu moins de problèmes il est vrai, son humanité et son côté homme de sciences étaient sur la même longueur d'onde sur ce point-là même si c'était pour des raisons différentes. Le médecin qu'il était alors refusait de perdre un être vivant, qu'il soit autant humain qu'appartenant au groupe de la faune, voulant à tout prix sauver des vies même les plus infimes soient elles. D'un point de vue scientifique la Bête du Gévaudan était une curiosité à part entière, un animal s’apparentant à un loup mais dont les proportions se retrouvent être quelque part exponentielles si on observait le commun, un spécimen d'autant plus rare lorsqu'on savait qu'il était a priori unique. Reprenant son souffle, pouvant malgré tout sentir son cœur battre sous la peur de la situation, il jeta un rapide coup d’œil aux alentours dans l'espoir de pouvoir trouver une quelconque échappatoire. Ou même une technique de diversion, qui pourrait lui laisser assez de temps pour regagner les abords de la ville et ainsi s'extirper de ces bois, ce qui pourrait aussi éventuellement lui servir pour se défendre en cas de nouvelle attaque de la part de l'ancienne bête. Mais tout son être et son sang se figèrent à l'instant même où la créature vient évoquer Ruby, se doutant bien qu'il s'agissait d'elle puisqu'il ne connaissait que la serveuse qui avait en quelque sorte du sang de loup, fixant son ancien patient improvisé. Non. Victor refusait que la jeune femme puisse subir par sa faute, ou même à cause de l'odeur qu'il pouvait avoir sur lui sans en avoir conscience, une possible attaque ou vendetta improvisée par cet être qu'il regrettait un peu plus d'avoir sauvé. Ses mains se serrent un peu alors qu'il se mordait la langue pour ne pas répondre quoi que ce soit, prit en pleine faute dans un sens même s'il savait qu'il n'avait rien à se reprocher à cet instant, il avait beau être pacifiste il ne pourrait tolérer à ce qu'on touche une personne qui avait à ses yeux autant d'importance. Ruby l'avait sauvé de plusieurs manières qui puisse exister, que ce soit en le rattrapant au bord du pont qu'en lui redonnant goût à la vie, une déesse de rouge qui ne viendrait pas hésiter à protéger au péril de sa propre existence par conséquent.

« Tu n'as même pas intérêt à y penser une seule seconde, sinon je te reloge la balle que j'ai pu t'enlever moi-même. »

Le médecin bouillait à l'intérieur, il en fallait beaucoup pour le sortir du calme dont il pouvait faire preuve, mais ce fut pire en entendant ce rire qui l'irritait déjà les tympans. Il avait été idiot. En voulant jouer les héros, enfin si on pouvait dire les choses ainsi, Victor n'avait fait que confirmer pas mal de points comme la lycanthropie de la serveuse ou encore le fait qu'effectivement ils avaient l'air de bien s'entendre dernièrement et surtout depuis la fin de la malédiction. Si seulement il avait empaillé cet horrible animal lorsqu'il en avait eu l'occasion, il n'aurait pas dû le sauver car a priori il ne le méritait même si une petite voix au fond de lui murmurait qu'il n'était pas Dieu pour choisir qui devait vivre ou mourir et elle avait parfaitement raison, mais il n'avait jamais pu se résoudre à lui faire le moindre mal. Contrairement à ce que le cinéma de ce monde pouvait dire, le dépeignant à tort comme un personnage sans sentiment et aveuglé par une gloire, il ne serait pas prêt à sacrifier la vie d'un être vivant par simple plaisir ou curiosité scientifique. Pourquoi pas le libérer alors ? Parce que la bête aurait tué le moindre humain qui aurait pu croiser sa route par la suite, semant de nouveau la peur et la crainte, il n'avait pu se résoudre à le laisser vaquer dans la nature de cette manière et surtout il aurait encouru plusieurs problèmes dont il ne voulait avoir à faire. Se mettre le corps scientifique mais aussi les autorités c'était tout ce que Victor ne voulait pas, il faisait même profil bas au possible, car c'était encourir le risque qu'on vienne fouiller dans ses affaires et qu'on découvre l'horrible vérité. Son frère revenu d'entre les morts. Comment aurait-il pu se justifier si on avait su la vérité ? Il n'aurait pas pu. Il aurait été jugé et pendu pour son crime, il en était sûr et il n'avait pas voulu prendre le risque, salissant une bonne fois pour toute le nom des Frankenstein. Gerhardt quant à lui se serait sûrement retrouvé comme cobaye d'expérience, vu comme une chose entre deux feux car pas vraiment mort mais pas non plus vraiment vivant, sans que de son côté il ne puisse le protéger. C'est sans doute pour cette raison supplémentaire qu'il venait prendre encore plus les remarques, tellement injustifiées et absurdes, de ce véritable démon.

« J'ai aimé mon frère autant qu'un amour fraternel peut l'exiger ! Que peux-tu comprendre dans tout ça ? Tu n'es qu'un être abominable qui ne sait pas ce qu'est l'amour, ce que c'est de vouloir par tous les moyens sauver une vie, tu n'es que mort et destruction ! J'ai ramené l'être qui avait le plus d'importance à mes yeux, je l'ai arraché à la Faucheuse, et je n'ai pas à rougir de mes actions qui se voulaient répandre la vie contrairement à toi ! Je préfère être un être pitoyable ayant connu ce que sont la perte et la souffrance qu'une chose dans ton genre si isolée de tout, je ressens même de la pitié pour toi pauvre créature ! »

La colère que pouvait ressentir Victor ne faisait que croître, retrouvant une assurance qu'il n'avait plus connue depuis de longues années ou lorsqu'il évoluait dans le domaine scientifique, ce loup voulait se croire malin mais il ne connaissait rien à la vie. Aucun regret à l'horizon, aucune forme d'attachement quelconque, juste de la haine et de la violence face à lui. Ce n'était pas un homme mais un véritable monstre avec qui il conversait. Le docteur savait que ses actes pouvaient le classer comme tel mais contrairement à l'ancien animal lui cherchait une forme de rédemption, il vivait avec des fantômes qui ne le lâchaient pas d'une semelle à chaque instant de sa vie, sans savoir que dans le fond il était beaucoup plus humain qu'il pouvait le croire à première vue. Son regard pouvait se montrer dur envers cette créature du passé, ne pouvant que porter un mauvais jugement à son égard, il n'acceptait pas d'être jugé de la sorte par un être qui n'avait que faire de la vie et la prenait autant à la légère. Il en était révolté même. Le fait que l'individu était un loup pouvait tempérer les choses car après tout la mentalité de l'Homme et de l'animal étaient très différentes, les humains avaient beaucoup de motif pour tuer quelque part alors que dans le deuxième cas, lui offrant peut-être une certaine modération restant tout de même minime. Le fixant toujours, tout en venant secouer son index devant lui pour lui signifier qu'il avait intérêt à bien écouter, il ne démordrait pas de sa position sans lui avoir exposé totalement les choses.

« Tu veux que je te dise pourquoi je t'ai sauvé ? Parce que peu m'importaient ce que tu avais fait, à mon sens personne n'avait le droit de dire qui devait mourir ou non, je voulais juste te maintenir en vie. Dans une cage, certes je ne le nie pas, mais c'était autant une protection et une sécurité pour les habitants que pour toi. Crois-tu vraiment qu'ils t'auraient laissé une nouvelle fois te balader aussi tranquillement ? Cette fois-ci tu n'aurais pas fini prisonnier mais en descente de lit mon grand. »

Peut-être un ton trop paternaliste, même s'il lui arrivait de donner des conseils il n'était pas autant un moralisateur, mais il s'en fichait royalement pour le coup.







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MessageSujet: Re: Redevenir le monstre du passé   Sam 30 Juil - 23:09

Loup y es tu ?



« Pourquoi ? Ce n'est pas vraiment comme si une bête assoiffée de sang comme toi pouvait comprendre après tout, même si je te le disais tu n'y croirais pas... Certains esprits ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, enfin museau en ce qui te concerne dirons-nous. »

Un grondement pris naissance du fin fond de ma poitrine pour résonner dans l’obscurité de la forêt. Il me prenait pour qui ? ou pour quoi ? Pour l’un de ses animaux dénués d’intelligence bon juste a obéir aux ordres qu’on lui donne ? Il se croit supérieur parce qu’il était sur ses pattes arrières a joué a Dieu, enfin je crois que le grand manitou des humain s’appelle comme ça hein ! Pour moi Dieu pourrait être une huitre vahiné que ça serait la même chose. Quand les autres membres de la meute disait que les humains ont un grain, ben en fait c’est vrai ! Comment vous dire que pour nous la notion de divinité n’est pas la plus simple a appréhendait mais alors qu’en plus, il y en a qui se prenne pour ce même dieux, cela nous dépasse ! Je ne suis pas le modèle de loup stable, bien au contraire, mon esprit fut en quelques sortes détruit par la viande humaine, me faisant ainsi passé de prédateur lambda a celui de monstre, mais jamais je ne me suis pris pour Dieu ou ce qui s’en rapprocher. Nan ce que j’ai fais, je l’ai fais par égoisme, ni plus ni moins.

Je le regardai de haut avec un petit sourire en coin, il était marrant quand même le docteur, il me faisait pensé à ses proies qui se débattent sans cesse en soufflant et crachant, à un chat en fait.

-Dans ce cas tu es le plus cruel des hommes nan ? Toi qui te dit avoir droit de vie et de morts, je me demande comment on réagis les villageois en voyant que tu m’avait laissé en vie, je suppose qu’ils ont du moyennement bien le prendre.

Je soupire en haussant les épaules et en penchant la tête sur le côté.

-C’est dommage quand même, si tu avais mieux jouer les cartes que tu avait en mains à ce moment, j’aurais été la solution a pas mal de tes problèmes mais passons, le passé est passé nan ?

Je ricane un instant. J’étais conscient d’avoir était une curiosité a l’époque et à vrai dire, je suis encore conscient que mon cas, bien que relégué au rang de mythe était en soi un casse tête, certains s’arrête uniquement a se duc qui prenait mon apparence pour assouvir des désirs dignes de vulgaires lapins. Tout ça parce qu’en me voyant boulotté sa femme, il a cru que je lui avait parler, que je lui aurais dit qu’il était mon autre, la version humaine de ce que j’étais… Quand je vous dit qu’il y a des gens a tuer dés la naissance, je mens pas, pas que ça a foutre. Je ne quittai en aucun cas mon ancien… Voyons chirugien du regard et dans tout les cas, il aurait était aisé pour moi de retrouvé sa trace.

Mais alors que je venais de lancer le sujet de cette louve dénommé Ruby, je le vis se tendre comme une corde sur le point de lâché c’était drole a voir, le voir passé par diverse couleur pour ne pas répliqué. Seulement j’ai toujours eu la langue bien pendu et ça j’y peux rien.

« Tu n'as même pas intérêt à y penser une seule seconde, sinon je te reloge la balle que j'ai pu t'enlever moi-même. »

Ha oui… Mais c’est qu’il l’aime d’amour sa petite louve, rooooo c’est trop meugnon, un peu plus et j’en aurais les larmes aux yeux sauf que ben non, j’en ai pas de cœur, si j’en avait un je me serais trouvé une louve a monté dans un coin sombre et fondé ma meute.

-Toi qui refuse de tuer, qui joue a être dieu tout puissant en voulant ramener les morts, tu te sentirai capable de tuer une bête ? que dis-je un homme désormais. Tu pourrais dormir la nuit avec ça sur la conscience ?

Je glisse un doigt sur son cou, le forçant de ce fait a levé la tête vers le ciel nocturne.

-Ce n’est pas tant le fait de tuer qui est dur, c’est de devoir entendre les cris et voir le visage de ta victime quand tu te croira seul, entendre ses gémissement ou ses cris et a vrai dire dans mes souvenirs, tu n’as pas réussis a offrir le repos éternelle a ton frère, cela m’étonnerai grandement que tu puisse arraché une vie, même avec une très bonne motivation.

A la mention, sommes toutes osé de la possible relation incestueuse qui avait pu lier les deux frères, mon ancien propriétaire sortie littéralement de ses gonds, me fixant alors avec une haine si farouche qu’il aurait pu faire reculer n’importe qui sauf un animal.

« J'ai aimé mon frère autant qu'un amour fraternel peut l'exiger ! Que peux-tu comprendre dans tout ça ? Tu n'es qu'un être abominable qui ne sait pas ce qu'est l'amour, ce que c'est de vouloir par tous les moyens sauver une vie, tu n'es que mort et destruction ! J'ai ramené l'être qui avait le plus d'importance à mes yeux, je l'ai arraché à la Faucheuse, et je n'ai pas à rougir de mes actions qui se voulaient répandre la vie contrairement à toi ! Je préfère être un être pitoyable ayant connu ce que sont la perte et la souffrance qu'une chose dans ton genre si isolée de tout, je ressens même de la pitié pour toi pauvre créature ! »

Ainsi donc pour lui je n’avais jamais connu la perte et la souffrance… C’est beau de croire que je suis né comme ça, ça peut éviter pas mal d’emmerde et de souffrance, sauf que ben non, je ne suis pas né monstre. Les contes et les légendes ne retiennent que les meurtres, une vision écrite par les humains et les vainqueurs. Pourtant j’ai connu la souffrance et la perte, j’ai vu ma meute se faire tuer les un après les autres, ce faire attrapé par le froid. Le duc qui se faisait passé pour moi porté le pelage d’une de mes sœurs ! Pourtant, malgré ma faim dévorant tout sur son passage, je n’ai pas pus les mangé, je les ai cachés aux yeux du monde, conscient que rien ne pourrait les faire revenir et quand bien même le nombre de meurtre que je provoquai

« Tu veux que je te dise pourquoi je t'ai sauvé ? Parce que peu m'importaient ce que tu avais fait, à mon sens personne n'avait le droit de dire qui devait mourir ou non, je voulais juste te maintenir en vie. Dans une cage, certes je ne le nie pas, mais c'était autant une protection et une sécurité pour les habitants que pour toi. Crois-tu vraiment qu'ils t'auraient laissé une nouvelle fois te balader aussi tranquillement ? Cette fois-ci tu n'aurais pas fini prisonnier mais en descente de lit mon grand. »

Je hausse un sourcils en écoutant son ton paternaliste qui n’était pas sans rappelé celui de l’alpha quand il nous interdisait de joué près du village.

-Comment peut tu savoir…

Je le fixai en penchant la tête sur le coté.

-Comment peut tu savoir si je n’ai pas connu la douleur de la perte ? Ca arrangeai bien les choses qu’une bête dans mon genre ne parle pas hein ? on la classe au rang de monstre puisqu’elle est comme ça, ça doit être de naissance. Si toi tu a voulu jouer a Dieu avec le retour de ton frère moi j’ai préféré joué les démons vengeurs. Le corps de ton frère aussi étrange est pu être votre relation pour moi, tu l’avais entre les mains, les corps des miens servait comme cape, manteau ou comment tu dis déjà a ou descente de lit pour ceux de ton espèce.

J’avais la gorge serré par la colère d’avoir vu mes frère servir de vêtement et de décoration a ses gens qui se disait altruiste, qui se voulait dans le droit chemin. Mais quel droit chemin ? Hein lequel ? Celui que le prêtre leur demander de suivre ou celui qui dit : c’est pas grave je serais pardonner a la fin ?
Le fait d’avoir était enfermé dans une cage pour ma protection me fit doucement rire.

-Finir en descente de lit hein… Ma foi cela aurait était un juste retour des choses… Mais toi qui a toujours vécu parmis les hommes, met toi un instant à ma place, moi qui n’est connu que la liberté de la forêt, comment aurais tu réagis a être enfermé dans une cage, destiné a mourir dans cette boite de métal sans revoir la lune ni ressentir le vent sur ton visage une dernière fois.

Je soupirai en me détournant de lui, nan il ne m’amusé plus.

-Tu as sans doute pitié de moi, mais moi j’ai pitié de toi. Tu te pense supérieur à moi parce que tu était un homme de science ou tout simplement un homme, mais au final ta cage tu te l’ai créer seul en suivant un dictat que l’on t’a imposé. Au final tu es toi aussi un monstre, un monstre sous un visage de porcelaine.

Je rigolai un instant en pensant à ce que je venais de dire, mon dieu que c’était poétique. Je lui tournai le dos, lui laissant ainsi une fenêtre de tir si il voulait partir chose qu’il allait sans doute faire, excepté si l’envie de levait la main sur moi lui prenait. Je fis quelques pas vers ma proie que j’avais achevé sans aucune pitié et arracha un morceau de viande cru a la main.

-Donc au final mon cher docteur ? Qui est le monstre ? Celui qui l’assume ou celui qui se cache derrière des prétexte ?



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MessageSujet: Re: Redevenir le monstre du passé   Dim 31 Juil - 12:56



S'emporter de la sorte ne ressemblait pas vraiment à Victor, il était d'une patience et d'un calme assez olympien en réalité lorsqu'on regardait de plus près, même s'il lui arrivait d'être sarcastique il ne venait néanmoins jamais oser le ton ou s'énerver et encore moins dans un moment de crise. Mais là l'ancienne Bête du Gévaudan face à lui avait dépassé certaines limites, faisait des illusions sans connaître réellement la réalité d'une situation, las d'entendre ce genre de discours à son sujet. Il ne se prenait pas pour Dieu, à aucun moment il ne s'était pensé supérieur à quiconque, cette image faussée de son être se trouvait imposée dans ce monde-ci en raison du cinéma des années 30 cependant ils n'étaient en rien le reflet de sa propre histoire. Jamais il n'avait pensé être plus puissant que les autres et être plus qu'un mortel, il était juste un homme de science qui avait fait une découverte incroyable mais effroyable pour ses semblables, sa vocation avait toujours été humaniste et même si ses actes s'étaient retrouvés tachés de motivation personnelle il n'en demeurait pas moins qu'il avait regretté ce qu'il avait fait. Il en était même dégoûté. À aucun moment il n'avait joué avec le corps de son frère et son expérience pour le ramener n'avait aucunement été faite de gaîté de cœur, il aurait voulu essayer sur n'importe qui d'autre au monde mais pas cet être qui l'avait toujours soutenu du mieux qu'il le pouvait face à la force paternelle, alors que dans le fond il était un être foncièrement soumis et qui n'avait jamais ressenti l'impression d'être à un moment de sa vie supérieur. Certes, il avait hérité d'un nom et d'un titre prestigieux mais ça ne faisait pas tout, il était même dépendant du bon vouloir de son père qui était prêt à l'envoyer au front comme médecin de guerre. Et il y serait alleé malheureusement, avec la plus grande atrocité du monde, si Rumple n'était pas intervenu pour lui proposer de financer ses travaux. Il n'était qu'un simple homme qui avait voulu rendre le monde meilleur, dont les actes ne reflétaient sûrement pas pour certains cette volonté mais pourtant c'était bien le cas, mais qui n'avait fait que détruire le sien pour son plus grand regret. Tout ce qu'il voulait c'était monde où la perte d'un être cher ne serait pas une fatalité acquise, il y aurait peut-être la possibilité de faire quelque chose et qui pourrait redonner l'espoir, dans une volonté tellement utopiste mais en devenant homme de science c'était là son but que de rendre les choses meilleures pourtant.

Et naturellement il retrouvait ce calme apparent dont il était d'ordinaire animé, gardant toujours un œil sur l'ancien animal qui lui faisait face, ne s'attendant pas vraiment à ce qu'une bête dans son genre puisse comprendre. Victor entendait le sinistre discours qu'on lui délivrait et même s'il est vrai qu'il était prêt à beaucoup pour défendre ceux qu'ils aimaient, en particulier Ruby depuis la fin de la malédiction, il savait parfaitement ce que c'était que d'être hanté par le passé et d'avoir les mains couvertes de sang. Il avait fait tuer son frère, même si tout ceci n'était qu'un accident il n'en portait pas moins le poids de la culpabilité sur les épaules, et il vivait encore avec ce cauchemar dans lequel il était perpétuellement bercé. Alors oui. Il serait capable de vivre avec malgré la difficulté de l'acte, parce qu'il vivait déjà avec ses propres fantômes qui ne le lâchaient pas une seule seconde, encore plus en ayant la connaissance d'avoir sauvé une vie qui lui était devenue chère. Les êtres vivants sont capables du pire pour ceux qui comptent pour eux, il avait été de son côté jusqu'à repousser les limites de la science mais surtout de l'acceptable pour ceci, et même si les regrets d'avoir volé une vie se feront au moins il aurait la satisfaction d'avoir fait ce qu'il avait à faire très probablement. Que la Bête ne le pousse pas à bout, il ne l'avait observé qu'à travers une cage et était plus que ce qu'il avait pu voir, le médecin pouvait se relever beaucoup plus surprenant qu'il était au final et c'était un mal que de venir le sous-estimer à bien des égards. Mais Victor ne préférait pas dire mot, les actes sont parfois plus percutants que le reste et il suffisait de lui mettre une arme en main pour prouver ses dires dans un sens, la colère n'avait jamais un motif qui l'animait et il refusait que ceci puisse changer. Il reprenait doucement son souffle, voulant mettre de côté tout ce qui pouvait bien en cet instant le parasiter, se rendant compte qu'il avait jugé sans doute trop tôt cet ancien animal devenu humain alors que ce n'était pas dans son caractère de porter des conclusions trop hâtives. Il s'était laissé aveuglé par la colère et l'évocation de son frère, ayant encore du mal à digérer tout ce qui s'était passé et n'arrivant pas à appréhender ce qui était justement en train de se dérouler, alors que désormais il faisait face à la cruauté dont les hommes pouvaient faire preuve. Ils s'exprimaient tous deux de manière différentes, l'un dans la violence l'autre dans la vie, mais le résultat restait le même et dans le fond ils étaient sans doute des êtres plus blessés qu'on ne pourrait le croire.

« Au fond, tu es pareil que moi, tu parles beaucoup sans savoir la réalité des choses et c'est un tort. Je n'ai jamais prétendu être plus qu'un homme, je me suis jamais amusé de ce que j'ai pu faire par le passé, même si j'étais animé par des raisons personnelles il n'en demeure pas moins que ce que j'ai fait n'est que la traduction du désespoir. Quant à tes semblables... tu m'en vois désolé... »

Et il l'était vraiment, ce loup avait beau eut lui avoir échauffé les esprits, Victor ne pouvait s'empêcher de ressentir une forme d'empathie qui lui était propre. Il pourrait même sentir une culpabilité d'avoir ainsi enfermé cette Bête, de l'avoir ainsi privé d'une liberté qu'il savait pourtant ô combien précieuse, mais il n'aurait pas pu le laisser gambader tout simplement dans la nature selon son bon vouloir. C'était un problème de premier ordre, partagé entre l'envie de le conserver du monde des hommes qui serait cruel à son égard ou de lâcher l'un des pires fléaux que le Monde sans Couleur avait pu connaître, mais le scientifique n'avait pas le cœur à l'époque à vraiment se pencher sur la question. Il devait trouver une solution pour Gerhardt, pour stabiliser son état instable que le cœur magique implanté en lui avait instauré, essayer de vraiment retrouver son petit frère et non pas ce pantin violent qu'il pouvait être parfois. Il n'avait pas le temps de s'occuper d'un animal et si on ne lui avait pas imposé il ne s'en serait jamais préoccupé autrement, tout ce qui pouvait se passer en dehors de la demeure familiale l'indifférent au possible à ce moment-là, ce qui le rendait peut-être un peu plus récalcitrant à devoir prendre une décision qui était plus un casse-tête supplémentaire qu'autre chose. Il continuait à regarder l'homme alors que les mots qu'il entendait avaient de quoi le faire pâlir dans un sens, peut-être même que ce fut le cas mais il ne serait dire, il est vrai qu'il n'avait pas vraiment connu la liberté jusqu'à son arrivée à Storybrooke et même s'il avait été à l'encontre de beaucoup de choses comme la tradition familiale il n'en demeurait pas moins qu'il avait une forme de soumission de ses pairs. Mais Victor s'en était toujours contenté, la loi et le monde des hommes exigeaient parfois des sacrifices et il n'avait pas cherché à y couper, il était du genre révolutionnaire modéré en y regardant avec du recul. Tandis que la mention de monstre aurait de quoi le faire sourire tristement, lui rappelant indéniablement cette discussion avec Ruby qu'ils avaient pu avoir, mais au lieu de ça il ne put retenir un certain petit rire moqueur alors qu'il venait se frotter quelque peu la tempe. Il secouait la tête tout en cherchant à se calmer, comme si ce que cet animal venait de dire l'amusait beaucoup même si ce n'était pourtant clairement pas le cas, le regardant faire alors qu'il abordait presque son attitude assez provocatrice bien malgré lui.

« Monstre ? Hm. Parce que tu crois sincèrement que j'ignore ce que je suis ? Je ne me cache pas derrière des prétextes, je ne peux revenir en arrière sur ce que j'ai fait et je ne changerais pour rien au monde mes motivations, mes actes sont ce qu'ils sont mais tout dépend comment on les regarde mais les faits sont ce qu'ils sont. J'ai ramené mon frère à la vie. De même, que dans cet ordre d'idées, tu étais un animal assoiffé de sang et qui d'ailleurs ne semble encore aujourd'hui que peu rassasié... »

Il eut un regard pour le sang qui avait pu couler de la bouche du loup, manger ainsi de la chair crue dans ce corps d'humain risquait de lui donner une bonne leçon et qui serait peut-être plus efficace que n'importe quel discours au final, n'ayant que peu envie d'être le prochain sur la liste après tout. Néanmoins il est vrai que le scientifique se sentait comme un monstre et qu'il lui faudrait sûrement un gros travail sur lui-même pour qu'un jour il dépasse cette idée, si du moins il y arrivait par il ne sait quel miracle, tout ce qu'il pouvait faire c'était apprendre à vivre avec cette idée et essayer de réparer au mieux ses erreurs pour devenir quelqu'un de peu ou plus particulièrement le médecin qu'il voulait être. Ruby lui avait dit que Storybrooke était peut-être l'occasion ou jamais de saisir cette change, que c'était pour eux l'opportunité de changer qui ils étaient mais aussi ce que les autres pourraient voir d'eux, et il avait envie de croire à cette idée peut-être un peu trop folle mais si tentante. Mais la Bête elle ? Il ne serait dire. Le spectacle qui s'offrait à lui n'était pas des plus beaux à voir, il était même horrible sur plusieurs points, et il doutait qu'un animal tel que lui puisse un jour avoir une once d'humanité. Cependant ce n'était pas à lui de juger, il voulait croire que n'importe qui pouvait changer même si c'était trop fantaisiste peut-être, tout ce qu'il pouvait faire c'était aider comme son métier et son caractère l'exigeaient toujours de sa part. Il soupirait lourdement, il voudrait savoir comment apaiser la douleur mais pas uniquement celle physique mais la véritable qui se trouve dans l'être vivant, reculant encore de quelques pas par mesure de sécurité car après tout il était loin d'être tiré d'affaire de toute cette histoire.

« Nous sommes des monstres, chacun à notre manière, et je crois qu'il n'est pas question de savoir qui mérite le plus ce titre mais de savoir ce qu'on peut faire pour changer ça. Toi, est-ce que tu comptes vraiment rester toute ta vie ce loup sanguinaire ? N'as-tu jamais... espéré autre chose ? Je ne peux comprendre ce qui a pu t'arriver, ou me mettre à ta place parce que c'est impossible, mais maintenant que de nouvelles possibilités s'ouvrent à toi est-ce que tu vas les saisir ou les ignorer ? Je ne dis pas d'oublier le passé mais juste... apprendre à vivre avec. »

Pas vraiment qu'il s'attendait à un miracle de sa part, c'était même tout le contraire, mais si déjà il pouvait venir en quelque sorte le faire réfléchir sur la situation alors peut-être qu'il y aurait un infime espoir.







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