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 If every pork chop were perfect, we wouldn't have hot dogs !

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MessageSujet: If every pork chop were perfect, we wouldn't have hot dogs !   Jeu 10 Mar - 17:40


ft April Todd & Upendo A. Buchanan
Une personne qui aime les mauvaises blagues a une intégrité à laquelle on ne peut pas dire non. Et ça en va de même pour une personne qui aime les hot dogs, non ? Elle n'en était pas juge, notre petite peau d'âne, loin de là, mais, alors que le midi pointait le bout de son nez, les restaurants de Storybrooke ouvraient les uns après les autres comme de petites lanternes qui éclairaient un chemin en plein jour. Leur lumière : l'odeur. Dieu que ça donnait envie, et elle ne pesait pas ses mots ! Mais de toutes les senteurs qui pouvaient chatouiller ses narines sensibles, ce n'est ni plus ni moins que le stand de hot dogs du coin qui attirait son attention. Elle était déjà venue ici, plusieurs fois, après avoir terminé ses livraisons, mais c'était une première pour son soi d'après malédiction. Le vendeur d'un naturel relativement flegmatique et bon à vivre -même si sa préoccupation première ne semblait pas s'acoquiner des autres gens- apparaissait toujours là où s'y attendait le moins, et maintenant, il semblait qu'il avait décidé de se "sédentariser", lui et son stand. C'est lui qu'elle avait choisi. Et personne d'autre, juste aujourd'hui, et peut-être -même si certains affirmaient qu'il n'y avait jamais de coïncidences- que son choix l'embrigaderait dans de passionnantes et trépignantes aventures.

Elle, elle s'appelle April Todd. Pâtissière dans le coeur et dans l'âme, de la tête jusqu'aux pieds -elle ne dépassait pas le mètre cinquante-, elle rayonnait toujours plus que le soleil, et quand on avait l'occasion -pas la chance- de la croiser en ville, elle se trimbalait toujours plein de petites boîtes de gâteaux à livrer aux quatre coins d'un pâté de maison. Après ces tâches terminées, elle déjeunait et se remettait aussitôt au travail. C'était un vrai rythme qu'elle avait pris et quand bien même la malédiction l'avait un tant soit peu perturbé, April était heureuse d'être April. D'avoir été pendant tout ce temps quelqu'un d'autre de ce qu'elle ne désirait plus être. Ainsi, elle avait eu tout ce qu'elle avait désiré : la malédiction lui avait apporté le luxe d'oublier, et maintenant, c'était parti. Evidemment, ces vingt huit ans étaient restés gravés dans sa mémoire comme si ils venaient d'hier, mais les souvenirs de son ancienne vie n'avaient jamais cessé d'exister, finalement.

Si elle se souvenait bien, le propriétaire du stand de hot dogs s'était placé à côté d'une boutique tout juste ouverte, portant le drôle de nom d'Ospipaille. Il lui semblait également qu'il s'appelait Buchanan -son nom de famille du moins-. Il y avait tellement de personnes piégées -et ça ne lui déplaisait pas à elle- à Storybrooke qu'on avait pas l'occasion de toutes les rencontrer, et d'autant moins se souvenir de leurs noms. April avait en tout cas ceux de tous ses clients en tête et cet homme là n'en faisait pas partie. Elle en était sure et certaine. Mais ce n'était pas grave, ce serait justement le moment pour côtoyer quelqu'un d'autre, quelqu'un de différent. La situation était certes plus compliquée maintenant que la magie était revenue et que leur mémoire leur avait été rétribuée, mais ... N'y avait-il pas un moyen pour que tous ensemble, nous finissions par mettre de côté ce qu'avant nous faisait nous déchirer ? L'histoire de Peau d'Âne n'était pas la plus rose mais elle avait su pardonner à son père. Le pardon, hein. C'était dur pour certains d'y songer ne serait-ce qu'un peu. Mais April, de son nom de naissance Faith, avait, comme son nom l'indiquait, la foi. La foi de quoi ? La foi de croire qu'il y a du bon dans les méchants, qu'on peut pardonner à ceux qui nous ont offensé, qu'on pourra un jour sourire à l'unisson sous un jour nouveau, et tout ça sans jamais ignorer la cruauté du monde. Elle n'était pas de ces gens qui voyaient la vie complètement en rose, s'imaginaient ouïr le chant des oiseaux, et apercevoir des arc en ciels en plein milieu des nuages. Non, loin de là. Mais ne pouvait on pas rêver ? Quand bien même la Reine avait menacé Blanche Neige de l'envoyer dans un monde où les fins heureuses n'existaient pas ... Elle n'avait qu'à réalisé à moitié le travail car si nos protagonistes n'existaient plus dans leur monde de contes, ils n'avaient qu'à écrire à nouveau, pas à pas, leur fin heureuse dans ce monde ci.

Revenons au plus important : les hot dogs ! Enfin, surtout, notre second protagoniste faisait son entrée, sa silhouette se dessinant au devant du magasin. Ce qu'on remarquait de loin, en dehors de sa taille, c'était ses cheveux d'ange, enchevêtrés avec pagaille en de drôles d'ondulations sur son crâne. La princesse -elle l'était, qu'elle le veuille ou non- s'avançait, un petit sourire timide esquissé au coin de ses lèvres, et à hauteur du stand, enfin, elle s'adressait pour la première fois depuis longtemps maintenant au vendeur. Les hot dogs, ça faisait toujours du bien. Et puis, avec tout le travail qu'elle fournissait, elle pouvait très bien brûler toutes ces calories !

- Bonjour, Monsieur Buchanan, dit-elle en premier, délicatement.

Une brise légère soulevait ses cheveux auburn, comblant le doux silence qu'elle avait laissé avant de s'aventurer à lui demander, une lueur gentille dans les yeux :

- Si vous poursuivez toujours vos activités ... J'aimerais bien vous commander un hot dog, s'il vous plait.

Et voilà, mes amis ! C'est comme ça que débute l'histoire ! Certes ça ne parait pas très original comme ça, mais avez vous déjà vu Peau d'Âne demander un hot dog à un squelette dans la rue  ? Non ? Bien ! Vous savez maintenant que cette aventure est unique en son genre. Profitez en bien !






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Dernière édition par April Todd le Mer 23 Mar - 8:19, édité 1 fois
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Upendo A. Buchanan

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MessageSujet: Re: If every pork chop were perfect, we wouldn't have hot dogs !   Mar 22 Mar - 15:31


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Pour Upendo, tout n'était affaire que de perceptions, car rien dans la vie n'était vraiment ce qu'il semblait être. Et c'était dans les moments où ce genre de pensées traversait son esprit qu'il se demandait comment lui et Papyrus avaient bien pu être frères ; car celui-ci possédait la perception la plus biaisée et pourtant admirable de tous les temps : celle de croire fermement et entièrement que tout être vivant possédait un bon fond, malgré les masques, malgré les horreurs, et que la voie de la rédemption était accessible à tous.

Mais Upendo ne se sentait pas supérieur à son frère de ce point de vue là, bien au contraire ; lui qui était habité de l'outil le plus utile existant, celui de pouvoir discerner perception et réalité, il se disait parfois qu'il aurait voulu être plus comme Papyrus, qu'il aurait voulu ne pas voir toutes les choses qu'il était capable de voir avec son œil bleu fluorescent. Il aimait son frère plus que tout au monde, et avait toujours fait de son mieux pour le protéger du mal qui corrompait l'existence. Mais il n'avait pas su le protéger jusqu'au bout, devant Chara… Que faisait-il, ce jour funeste où Papyrus avait été sauvagement exécuté par cette humaine ? Il ne savait même plus ; il avait oublié, à cause de la douleur, à cause de la culpabilité, à cause de la colère qui bouillonnait en lui depuis tout ce temps. Et les humains osaient prétendre que les monstres étaient les méchants de l'histoire…

Non. C'était les humains, les mauvais. Depuis qu'il avait recouvré la mémoire et qu'il vivait dans ce monde odieux de faux semblants et d'apparences, Upendo n'avait pas croisé une seule personne qui n'avait pas une aura teintée de gris, même si peu ; car tous les humains avaient en eux quelque chose de mauvais, de corrompu, quelque chose au fond d'eux qui pouvaient les pousser de gentillesse hypocrite à tueries sans fondement valable. Même ceux qui prétendaient être les plus gentils et altruistes du monde possédaient une part d'égoïsme, de désir en eux ; et Upendo se demandait, posé machinalement sur la chaise qui venait avec son stand de hot-dog, les bras derrière la tête, somnolant à moitié, si la Détermination que possédaient les humains et non les monstres était le facteur qui les rendaient si terribles.

La Détermination ; quelque chose qu'il possédait désormais dans son propre corps d'humain. Une sensation étrange, d'ailleurs ; il avait l'impression d'être déconnecté du côté humain qu'on avait forcé sur lui, comme si la Détermination lui avait collé une âme nommée Upendo mais que Sans n'avait pas pu fusionner avec celle-ci pour devenir comme tous les autres, un seul être « simplement » doté de deux vies différentes. Les Monstres ne pouvaient contenir de Détermination ; et cela se manifestait par ce sentiment de dualité profonde qu'il ressentait.

Mais l'heure n'était plus aux réflexions philosophiques ; et pour se changer les idées, Upendo toussota légèrement avant d'ouvrir un œil, regardant avec fierté la dernière lubie qu'il s'était fait -avec ses deux collègues, tous deux des monstres, bien entendu. L'enseigne toute neuve était frappée du terme « Ospipaille », un lieu ouvert pour les monstres qui avaient besoin de passer du bon temps entre eux et d'être eux-même, sans le jugement hypocrite des humains. Oh oui, pour une fois dans sa vie, Upendo n'avait pas chômé ; même si, foncièrement, la plupart -et probablement toutes- des tâches administratives et de mise en place avaient été complétées par Jack, celui qu'il avait pris pour son bro et l'était finalement devenu pour de bon, et l'autre étrange épouvantail aux habitudes capillaires hors-normes, il avait quand été présent durant tout le processus, ce qui, dans son genre, était un très bon point pour lui. Le « grand opening » n'avait pas encore été officiellement prononcé, mais ça ne saurait tarder ; et en attendant, Upendo avait installé son stand devant la boutique, désirant s'y sédentariser la journée, bien qu'il se réservait le droit d'apparaître n'importe où dans la ville à n'importe quel moment, comme il en avait toujours eu l'habitude. Il ne cherchait pas à conclure des affaires florissantes avec son stand, de toute manière ; son compte en banque était déjà bien fourni, et il n'avait jamais eu l'âme d'un entrepreneur, encore moins d'un travailleur appliqué. Non, son délire, c'était de se promener et de tomber au bon moment au bon endroit, et il en avait le talent.

Un sourire satisfait sur le visage, il referma l'oeil, se mouvant légèrement pour adopter une position plus confortable, bien qu'il percevait quelque chose dans l'air, comme un pressentiment que son « sommeil » n'allait pas tarder à être dérangé, et tout en même temps ressentait un étrange sentiment de familiarité ; peut-être le chant des premiers oiseaux bravant l'hiver et qui reprenaient leurs habitudes printanières.

Bonjour Monsieur Buchanan! Une voix familière, mais comme sortie d'un rêve ; peut-être une cliente qu'il avait déjà croisé du temps où il n'était qu'Upendo, et pas encore Sans, du temps où il était encore ce tueur à gages en fuite qui se faisait passer pour un charmant vendeur de hot-dogs. Rouvrant les yeux, il jeta un œil vers elle : un visage rond entouré de cheveux auburn ondulés, presque bouclés, un sourire délicat et un léger parfum qui rappelait celui des pâtisseries, sucré et appétissant en même temps. Il avait bien envie d'un mille-feuilles, tout à coup… En tout cas, si elle connaissait son nom, c'était qu'elle devait être venue à son stand régulièrement, bien qu'il n'avait pas souvenir de l'avoir vue depuis que la malédiction avait été levée.

« Mademoiselle ! Et un hot-dog, un ! Ketchup ? Ah non, il y en a plus, j'ai bu la dernière bouteille, il faut que j'en recommande… Moutarde ? Mayonnaise ? Ah et je fais une offre aujourd'hui. Deux pour le prix d'un ! »

Car il avait soudainement décidé de faire une offre sur les ventes, oui. Spontanéité imprévisible, comme il en avait l'habitude ! Et pendant qu'il s'occupait de préparer la nourriture pour la demoiselle, il la détailla du coin de l'oeil, curieux de savoir quels secrets cette humaine-là pouvait bien cacher.

« Belle journée, vous ne trouvez pas ? Après le temps de chien, il fait chaud ! Juste le temps qu'il faut pour un chien-chaud ! »

Tout sourire, il mit une saucisse à chauffer, et enfila un gant de plastique pour saisir un morceau de pain ; ne restait plus qu'à attendre de savoir quelle sauce elle voulait.

La sauce que choisissait le client était étonnement, pour Upendo, représentative de la personnalité dudit client ; chaque sauce avait une saveur différente, et chaque individu répondait à une saveur en particulier. C'était si simple !

Même si… Fermant l'oeil gauche, en faisant passer cela comme s'il avait quelque chose dans l'oeil et sans regarder April directement, il se mit à l'observer plus attentivement, et il fut frappé d'étonnement. Elle était blanche, comme la colombe, comme la neige ou le blanc d'oeuf ; son aura était parfaitement immaculée, pas la moindre trace de gris, ni dans son coeur, ni dans ses intentions. Mais… elle était humaine ? Elle était humaine. Elle ne pouvait pas avoir une aura si pure en étant humaine. Il n'y avait qu'un seul être humain vivant qui en possédait une… et c'était Frisk. Aucun autre humain n'était en possession d'une aura aussi vide de toute corruption, de toute impureté.

Et pourtant, elle était juste devant lui ; et pendant quelques secondes, il se demanda si Frisk n'avait pas réussi à posséder un autre corps, laissant le sien à Chara, mais il élimina rapidement cette possibilité, puisque c'était en réalité une impossibilité. Frisk ne volerait jamais le corps de quelqu'un d'autre. Il soupçonnait même qu'elle aimait vivre dans le même que l'humaine qu'était Chara. Alors… autre chose ? Autre chose. Elle ne devait pas être totalement humaine. Peut-être une magicienne extrêmement puissante, qui connaîtrait le pouvoir de Sans et avait appris à s'en dissimuler… Après tout, Upendo en connaissait un rayon sur la dissimulation ; autant il était capable de percevoir tout ce que pouvaient cacher les gens qu'il rencontrait, autant il avait appris à lui-même porter un masque particulièrement efficace.

Et tout de suite, l'air sympathique et foncièrement agréable qu'April arborait le mit sur ses gardes. Il n'était pas quelqu'un de paranoïaque ; son pouvoir l'empêchait de développer ce genre de dysfonctionnement psychologique. Non, il savait simplement quand les choses pouvaient prendre un tournant dramatique, pour lui. Et il s'était juré qu'il ne se ferait jamais avoir, pour lui et pour son frère.

« Et voilà, ma petite dame ! Un hot-dog rien que pour vous ! »

Il tendit le met délicat qu'il venait de préparer à sa cliente, ayant toujours un large sourire sur les lèvres, les deux yeux désormais ouverts.

La journée devenait tout de suite très intéressante ; et il avait hâte de voir apparaître des noirceurs dans l'aura de cette jeune femme. Car peut-être son pouvoir l'avait-il simplement trompé ; ça lui arrivait… de temps en temps.


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MessageSujet: Re: If every pork chop were perfect, we wouldn't have hot dogs !   Ven 1 Avr - 20:12


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Boire du ketchup, ce n'était pas la plus commune des choses. Mais dans la bouche du blond ça semblait si naturel qu'on ferait presque plus attention. Seul un sourire amusé vint à parcourir sa face un instant. C'était sans doute une preuve qu'on était dans un conte de fée, au final. Même les choses les plus étranges semblaient faire sens.

- Hum ...

Son doux visage se plissait en une moue de réflexion. Dans le même temps, son doigt venait timidement grattouiller sa joue ronde. Le vent se calmait, comme pour lui laisser le temps de se poser la question. Elle aimait bien tous les types de hot dogs, en vérité, et ne savait pas vraiment comment régler le débat entre le ketchup et la moutarde. Ils avaient leurs qualités et leurs défauts chacun. Et puis, ça dépendait aussi du moment. April, souvent, penchait selon ses envies, mais si on devait résumer la totalité des hot dogs qu'elle avait du consommer dans sa vie, cela aboutirait à un bon cinquante cinquante. Mais bien évidemment, et il fallait s'y attendre, notre princesse vint à ouïr la plaisanterie qu'énonçait notre squelette préféré. Innocemment, la jeune femme se mordit la lèvre, et plaçait une main devant sa propre bouche aussitôt : elle étouffait un rire. Mais, quand bien même la chair et les os représentaient une cage suffisante pour que le son s'échappe à moitié, il restait, justement, le reste. Le rire d'April apparaissait vif, clair, cristallin, et pur. Elle riait, comme on disait si souvent, de bon cœur. Et ça lui rappelait qu'elle avait oublié ce dont notre vendeur était capable, niveau humour. C'était une de ces choses tellement ridicules qu'elles en étaient drôles, dans le bon sens du terme. Cela en devenait comique, pour résumer. Comment voulait-il qu'elle se concentre sur une sauce à choisir après un truc pareil ? C'était insensé et c'était ça qui faisait les bonnes histoires. Et ça commençait sur les chapeaux de roue, dites moi !

- Oui, c'est bien ça, répondit-elle après un doux rire.

Les nuages dans le ciel semblaient les observer sans un bruit. C'était une drôle de situation, oui, de voir un humain et un autre humain -anciennement squelette- qui les méprisait. Cotons blancs dans le bleu du ciel, ils savaient tout et ils arrivaient qu'ils se sentent tristes. A ces instants là, ils pleuraient : De là venait la pluie. Et quand il faisait froid, très froid, ces larmes se changeaient en de gros flocons. Les chutes de neige s'expliquaient ainsi, dans des mondes où on croyait à l'innocence de la magie. Reprenant sa réflexion, les yeux innocents de Peau d'Âne, qu'on avait ainsi nommée "La plus belle du royaume" -à ses dépends-, s'égaraient sur la voûte céleste de ce midi. Puis, ne serait-ce que deux secondes plus tard, le temps supplémentaire nécessaire pour pouvoir apporter une réponse à ses questions, elle finit par annoncer la couleur à son serviable et comique vendeur.

- Eh bien, pour changer, je me pencherais bien vers un peu de moutarde, s'il vous plait !

La voix d'April tintait une nouvelle fois comme le son d'une de ces clochettes fragiles placées aux coins des portes. Quelle drôle de comparaison ! Elle était légitime cependant, car il était vrai qu'elle parlait toujours d'un ton si spontanément fluet qu'on l'en croyait sorti d'un livre. Sans mauvais jeu de mots, cette fois.

Est-ce qu'une âme avait une couleur ? Si oui, pourquoi ne pouvait-on pas les voir ? Bien entendu, vous concevez que ce petit monologue avait une portée tout à fait omnisciente, car il n'y avait aucune raison pour que la Peau d'Âne ne pose ces questions. Bien évidemment, puisqu'elle n'avait pas la moindre idée de la vraie nature de notre jeune homme ici présent. Il était Monsieur Buchanan, le vendeur de hot dogs qu'elle avait connu pendant la malédiction, et pour lui elle devait être une cliente comme une autre. C'était ça, avec la malédiction. Elle permettait d'effacer aux yeux de certains gens des souvenirs embarrassants. Ainsi, personne ne saurait presque qu'elle avait du fuir son pays et laisser les paysans sans monarque -elle ignorait la mort de son père- pendant un certain temps. Tout ce qu'elle espérait, c'était que les habitants n'avaient pas été touchés par la guerre des ogres et qu'ils allaient bien, quand bien même ils ne devaient pas la tenir dans leur cœur. April n'avait aucune raison de s'en vouloir puisqu'elle n'était en rien responsable de tout ceci, mais elle était humaine, après tout, et les humains mauvais comme les bons pouvaient éprouver ce qu'on appelle des regrets. Ils ne devraient cependant pas tâcher l'âme pour autant. Ils ne sont qu'une manifestation de notre bonne conscience, mais la faute, en revanche, c'était autre chose. Ce que craignait April, c'était que les villageois ne parviennent pas à lui pardonner -elle n'avait rien à se reprocher, mais sa disparition avait été mal perçue- comme elle avait pardonné au père qui avait tenté de l'épouser.

Donc on pouvait dire avec certitude que ... Ça lui faisait du bien, cette vie, là, maintenant. La vie en tant qu'April. Changer d'air et voir quelqu'un d'autre. Voir quelqu'un tout court d'ailleurs. Avec tous ces souvenirs resurgissants, elle avait cherché la cape magique qui lui avait permis de s'échapper, et cette chose, que Rumplestiltskin lui avait donné, l'avait rendue invisible. Comme la pièce a toujours un revers, April s'était rendue compte que la solitude était le prix à payer pour survivre. Alors maintenant qu'elle était libre, elle avait tout ce temps perdu à rattraper. N'en évoquons pas plus, mes amis, car aussi sadique que cela puisse pareil, la souffrance de Peau d'Âne était quelque chose d'intéressant à étudier, mais pas maintenant. Maintenant était un de ces drôles de moments paisibles qu'on voudrait qu'ils durent toujours. Les deux yeux sombres du vendeur rouverts sur elle, il lui adressait à son tour un tout aussi immuable sourire. Si les gens pouvaient être en général si souriants, ça arrangerait bien des choses. L'humanité n'était pas belle, et le mois d'Avril le concédait. Mais il n'y avait rien de mieux qu'un sourire sincère, même de la part du plus sombre des individus. C'était mieux que la solitude.

Enfin, après quelques instants d'attente qui ne l'avaient pas dérangée -patience est le remède à tous les mots malgré le fait que ce soit dur à accepter-, il lui tendait de sa grande main le "chien chaud" qu'elle avait commandé. Maladroitement - elle aurait pu le prévoir à l'avance- elle fouillait dans son porte monnaie quelques pièces pour pouvoir lui régler la note, alors que l'odeur appétissante de son prochain repas lui titillait les narines. Mais comme tout venait à point à qui savait attendre, elle finit heureusement par saisir sa monnaie dans une main, et le hot dog de l'autre.

- Merci beaucoup ! Déclarait-elle avant de déposer l'argent sur le comptoir avec la délicatesse d'une princesse.

Les pièces ne cognaient presque pas sur le comptoir : la "rouquine" les avait traitées comme de petits morceaux de porcelaine. Elle respectait la valeur du travail certes, mais si elle agissait avec autant de précaution en général ce n'était pas parce qu'elle aimait autant l'argent. April était et restait quelqu'un d'étrangement maladroit. Se cogner contre un mur, trébucher dans l'escalier, tant de choses qu'elle avait connues depuis la malédiction malgré son habileté au tir à l'arc dans la forêt. Quand elle ne se concentrait pas, ça courrait largement à la catastrophe et elle préférait faire attention aux affaires des autres. Personne n'aimait quand quelqu'un ne traitait pas bien quelque chose qui vous appartenait, non ? Elle raisonnait avec cette logique et oubliait donc de se concentrer quand il s'agissait d'elle à proprement parler.

- Et voilà pour vous, Monsieur Buchanan, avait-elle ajouté gentiment après avoir payé son dû.
Pour vous, vos hot dogs, et vos drôles de blagues.

La brise reprenait, sans perturber le calme de la ville, et, sur les devants de l'Ospipaille, on pouvait observer, comme chez April, les cheveux du vendeur se balancer tranquillement au rythme du vent. On pourrait imaginer y voir un champ de blé, en plein été, alors que chez elle, c'étaient de jolies feuilles d'automne qui se pliaient aux fil du temps. Mais nous nous égarons une fois encore. Revenons à l'essentiel, et pas sur des cheveux ni sur le bleu du ciel, décoré des nuages plus blancs que blancs.

Une bouchée, une petite bouchée, ça faisait un bien fou, de manger après tout ce travail ! La pâtissière n'hésitait pas à faire signaler au blond qu'il faisait très bien son travail. Une princesse, évidemment, ne parlait pas la bouche pleine.

- C'est très bon, lui confirmait April dans un sourire.

Et puis elle poursuivait après un petit silence, ne serait-ce qu'une paire de secondes.

- Vous vous êtes installé ici, finalement ? Demandait la princesse désavouée en caressant la boutique de son regard.
Je me demande ce qu'il y a à l'intérieur !






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MessageSujet: Re: If every pork chop were perfect, we wouldn't have hot dogs !   Lun 4 Avr - 19:40


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Était-ce la pureté de l'aura qui rendait les gens ouverts aux blagues nulles ? Lui qui avait l'habitude qu'on le regarde avec des yeux assassins quand il en sortait une, Upendo devait avouer que ça faisait du bien d'avoir quelqu'un qui avait le sens de l'humour. Surtout qu'il s'était trompé, tout à l'heure ; il avait comparé l'aura d'April à celle de Frisk, mais en vérité, maintenant qu'il y pensait, leurs deux auras n'avaient aucune similarités ; celle de Frisk était en réalité rouge, non pas rouge sang, rouge négatif, mais rouge passion, rouge détermination, une couleur particulièrement rare. Enfin, en vérité, il ne voyait pas concrètement de couleur en regardant les deux jeunes femmes, comme des nuages de fumée qui pourrait les entourer ; c'était simplement sous cette forme que se retranscrivaient les impressions qu'il avait d'elles, ou plutôt les vérités qui émanaient de leurs intentions. Un peu comme une synesthésie dont il était victime, sauf que chez lui c'était les sensations qui devenaient des couleurs plutôt que les sons.

Mais c'était ce qui réveillait sa méfiance ; car elle avait beau émettre un rire doux et sincère, elle n'en était pas moins suspecte aux yeux du squelette, toujours persuadé que c'était tout simplement impossible d'être un individu pur parmi une espèce aussi corrompue que les êtres humains. Et c'était dans cet état d'esprit que Upendo se mit à confectionner les hot-dog, avec une telle adresse qu'il donnait l'impression de jongler avec le pain, les pinces et la bouteille de sauce. On avait beau le traiter de flemmard, ce qu'il était et assumait entièrement d'ailleurs, on ne pouvait pas dire qu'il n'était pas efficace dans son travail, quand il n'était pas en train de dormir !

« De la moutarde, hein ? Excellent choix ! »

Bien que lui-même n'aimait pas spécialement la moutarde ; trop piquant, ça l'empêchait de somnoler et selon lui ôtait tout le plaisir des autres saveurs dont recelaient les hot-dog. Mais c'était aussi un avantage ; car elle révélait au grand jour ce qui se cachait derrière l'expression des gens qui la consommait. Il suffisait d'en mettre un peu trop, et hop ! Bonjour les grimaces, les micro-expressions qui trahissaient même les meilleurs masques dont se dotaient les êtres humains. C'était bien pour cela qu'Upendo vendait de la moutarde, lui qui n'appréciait guère ce « breuvage » -ça lui arrivait aussi de manger la mayonnaise à la cuillère, quand il n'avait plus de ketchup. La moutarde était révélatrice, elle tachait les auras et réveillait les frustrations les plus inconscientes nées des désirs les plus inavouables.

April restait blanche.

Cette jeune femme était très douée pour cacher ce qu'elle était vraiment ; et cela confortait Upendo dans l'idée qu'elle avait probablement dû commettre un acte d'une horreur extrême, ou alors qu'elle en avait l'intention. Avec une bouille aussi innocente et un sourire si sincère, c'était la seule expression valable aux yeux du squelette. Il ne se rendait pas compte de son propre aveuglement ; il ne voulait, ne pouvait physiquement et mentalement pas reconnaître qu'il puisse y avoir la moindre pureté dans un être humain, après ce qu'ils avaient fait aux monstres, après ce qu'ils avaient fait à Papyrus, à Toriel, et à tous les habitants innocents du monde d'en-dessous. Comment croire qu'il existait quelque part sur Terre quelqu'un comme April ? Quelqu'un qui était la personnification de la sincérité et du pardon ? Comment pouvait-il concevoir que la bonté existait dans ce monde qui puait la guerre, le sang et la mort ? C'était cela toute la prétention de son autre métier ; il n'était pas un simple tueur à gages qui assassinait pour de l'argent, et s'il n'était pas un dieu puisqu'il était parfaitement conscient de sa propre impureté, il voyait de la beauté dans des actes qui n'avaient pourtant jamais eu lieu, puisque ce n'était que des faux souvenirs qu'il ne regrettait pas ; il était celui qu'on avait transformé en purificateur, qui purgeait le monde des êtres vils et corrompus qui avaient amassé fortune et pouvoir sur le dos des faibles. Destin honnête pour un individu qui méprisait les êtres humains, destin dont il était satisfait, malgré le fait qu'il aurait largement préféré rester Sans le squelette, celui qui veillait dans le monde d'en-dessous.

« Pas de problèmes ! Merci à vous. C'est une si belle journée ! Vous entendez les oiseaux chanter ? » Si l'on connaissait le vrai Sans, cela pouvait presque sonner comme une menace ; mais sa voix était trop douce et joviale pour le trahir. Ironie d'être le maître des masques et d'en porter un lui-même à la perfection. « Oh vous savez, si elles n'étaient pas drôles ce ne serait pas des blagues, vous ne trouvez pas ? »

Il se tourna vers le bâtiment derrière lui quand  elle y fit allusion ; et son sourire s'écarta en n'observant le bâtiment flambant neuf, tout frais rénové par ses efforts et -surtout- ceux de ses Ospibros, Anthony et Jack. C'était un de ces rares projets qui avaient réellement une signification aux yeux de l'ancien squelette ; car il voyait l'Ospipaille comme le nouveau monde d'en-dessous, un refuge de paix où les monstres pouvaient être eux-même sans la menace des humains. On ne voyait pas l'intérieur, mais Upendo imaginait dans sa tête le placement des canapés, des tables, des chaises, de la piste de danse, de la zone karaoke ; ils avaient fait un magnifique travail d'installation avec les moyens du bord, et le résultat était absolument génial. Et surtout, Upendo avait un endroit où dormir autre que son stand de hot-dog… pas qu'il se plaigne, mais il ne crachait pas sur un peu de confort, et vu qu'il était co-propriétaire, ses collègues ne pouvaient protester !

« C'est beau hein ? » Il fit un de ses sourires jusqu'aux oreilles à April, malicieux. « Oui, enfin, je suis là parce que ça m'arrange. Ça ne va pas m'empêcher de faire le tour de la ville et apparaître à l'endroit et au moment où on s'y attend le moins, comme au bon vieux temps ! » Le bon vieux temps; cette phrase avait un curieux goût amer dans sa bouche. « ça s'appelle l'Ospipaille, et c'est tout frais, tout nouveau ! » Il sourit encore un peu plus -si c'était possible-, mystérieux, laissant un temps de suspens, comme s'il était sur le point de révéler un secret d'une importance capitale. « C'est un bar lounge d'un genre nouveau. J'en suis le co-propriétaire, avec deux autres collègues. D'un genre nouveau, car il n'est accessible qu'à une catégorie particulière de personnes... » Encore un peu de suspens, juste pour le délire. « Seuls les anciens monstres peuvent pénétrer ces murs. Et la fraude est aux risques et périls de ceux qui s'y tentent… le videur à l'oeil, et n'est pas à sous-estimer. »

Son ton s'était refroidit peu à peu, et il était conscient qu'il venait de révéler à April ce qu'il était : un ancien monstre. Mais peu importait ; il y en avait tant ! Il pouvait être n'importe qui, d'un épouvantail marchant sur un chemin de briques jaunes à un farfadet au chapeau décoré de trèfles… Il pouvait être absolument n'importe quel monstre, pour autant qu'April ait pu prendre le terme au sens qu'il lui donnait -car dans le langage des humains, un monstre pouvait être n'importe quoi, d'une légende locale au pire des meurtriers… Oui, il pouvait être absolument n'importe quel monstre, mais il venait aussi de faire comprendre à April qu'il savait qu'elle n'en était pas un.

« Du coup, je ne vais pas pouvoir vous faire un tour du propriétaire… mais c'est toujours possible de se contenter du co-propriétaire ! »

Son ton et son expression étaient redevenus joviaux et chaleureux ; et pour appuyer son propos, il fit un tour sur lui-même, tout sourire.


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MessageSujet: Re: If every pork chop were perfect, we wouldn't have hot dogs !   Jeu 21 Avr - 19:37


ft April Todd & Upendo A. Buchanan
Regarder le blond préparer son futur repas, c'était comme regarder un spectacle. Et quand bien même il avait toujours cette démarche fatiguée, quelque chose de mystérieux et jazzy émanait de son regard. Son indescriptible et immuable sourire pouvait parfois donner la chair de poule tout autant que remonter le moral. C'était ce qu'elle avait remarqué chez Monsieur Buchanan. Il était tout aussi imprévisible qu'elle quand bien même leurs âmes portaient des couleurs différentes. Et ça l'intriguait. Tout comme cette bâtisse, qui se tenait derrière lui, d'ailleurs ! Elle avait posé une question à son sujet, alors que ses yeux tentaient de fouiller à travers ses murs. Le mois d'Avril était curieux, aussi curieux qu'un oiseau, qu'un oiseau qui se posait sur une branche d'un arbre pour observer le sol sous ses pattes fines. En parlant des oiseaux, le vendeur de hot dogs fit une remarque à leur sujet. Ils chantaient, oui, ils chantaient à l'arrivée du printemps. Il y avait Mars, Mai, mais aussi Avril.

- Bien entendu, répondit-elle à son tour, dans un sourire tout aussi constant.

La réponse vint alors au sujet de cette toute nouvelle attraction flambant neuve. L'Ospipaille -elle avait donc correctement saisi son nom- , serait tenue par trois individus. Parmi eux se trouvait celui qu'elle avait juste devant les yeux. En parlant de lui, justement, quelque chose changeait, lentement. April, qui croquait dans son hot dog, le remarquait. Elle l'écoutait bien évidemment parler, c'était d'ailleurs la raison pour laquelle elle s'en apercevait. Cette intonation d'abord si chaleureuse, comme la flamme d'un feu de cheminée, refroidissait, au fur et à mesure qu'il ajoutait des points à sa déposition, concernant cet endroit "d'un genre nouveau". C'était comme si, progressivement, le temps avait cessé son cours, encore une fois. Au milieu de cette sombre scène, demeuraient Monsieur Buchanan et April, qui ne semblaient pas touchés par cette étrange "maladie". Il en venait à aborder un de ces points dont personne ne parlait vraiment à Storybrooke.

Le passé. Les habitants n'avaient pas peur du présent. Les habitants ne craignaient pas l'avenir. Si il y avait bien une chose qui les terrifiait, qui les effrayait, qui les horrifiait, c'était hier. Hier, il y a deux jours comme trois ans, comme un siècle de cela, ils avaient tous commis des actions dont ils n'étaient pas fier et qu'ils préféraient oublier, mais surtout, ce dont ils avaient peur, c'était que ça se sache. Qu'avait fait Peau d'Âne ? Elle avait d'abord eu une enfance ennuyeuse mais heureuse, mais avait du abandonner ses deux parents alors qu'elle serait forcée de marier son père. En faisant cela, elle laissa le Royaume avec pour seul monarque le roi, qui mourut quelques temps plus tard. Elle se disait des fois qu'elle aurait du se sacrifier pour que son peuple n'ait pas à supporter l'absence d'une autorité royale pour gouverner, mais lui en voudraient ils d'avoir refusé d'épouser son propre père ? La rouquine n'était sure de rien. Et malgré tout, comme il -le co-propriétaire- le disait si bien ...

April restait blanche.

De quel passé parlait-il ? Le sien, le leur. Indirectement. Si il disait que seuls les monstres étaient autorisés à rentrer dans le bâtiment et qu'il en était un des propriétaires, alors la conclusion était vite faite. Pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'il faisait référence à sa propre situation. Ceci allumait une lueur intriguée dans les yeux de la princesse. Pourquoi ? Pourquoi lui révélait-il cette information, là, maintenant ? Pourquoi lui avouer qu'il était un "monstre" ? Pourquoi lui avouer qu'il savait qu'elle n'en était pas un ? Pensait-il que si elle connaissait sa nature, elle le regarderait autrement ? Or ... Rien ne changeait. Rien n'avait changé. Pour April, Monsieur Buchanan était et avait toujours été Monsieur Buchanan. Monsieur Buchanan était un drôle de personnage, toujours très flegmatique mais souvent de bonne humeur, et d'agréable à côtoyer dans le cadre d'une conversation normale. Monsieur Buchanan était vendeur de hot dogs à Storybrooke. C'était la seule part de lui qu'elle connaissait vraiment, et qu'elle avait toujours connue.

Comme l'étincelle d'un briquet, vive, une drôle d'étoile s'allumait dans les prunelles marrons d'April. Et, sans qu'elle ne s'en aperçoive, le temps était reparti. De nouveau, les voitures défilaient en une ennuyeuse parade sur la route, les feuilles se balançaient au bout des branches des arbres, les nuages s'amusaient à courir tout le long du bleu du ciel, et les gens se ranimaient, pantins de chair et d'os qu'ils étaient tous sans exceptions. Tout ceci n'était évidemment qu'une illusion et le temps ne s'était pas vraiment stoppé : seulement on pourait presque y croire. Sans traîner, le blond reprit son sympathique sourire. Cette étoile, oui celle là, c'en était une toute particulière, qui, filante dans le vent, disparut aussi vite qu'elle était arrivée, en un éclair. On appelait cette étoile la compassion. L'inquiétude. L'empathie. Toutes sortes de nom pour une si belle étoile.

Être un monstre, ne pas être un monstre, que cela changeait-il dans le fond ? Beaucoup de choses. Il y avait de ces gens, dans les histoires, qui partaient à la chasse aux monstres. Il y avait de ces gens, dans les histoires, qui étaient les monstres que l'on chassait. Il y avait de ces gens, dans les histoires, qui ne faisaient pas de quartier, parce qu'ils étaient différents. Il y avait de ces gens, dans les histories, qui avaient donné leur chance à certains mais qui se retrouvaient déçus. Mais il y avait de ces gens, comme April, qui ne regardaient pas qu'avec les yeux. Le visage du vendeur, qui se tordait dans un sourire, en décrochait un à notre pâtissière.

Puis elle riait, encore. La question n'était pas de savoir de qui elle riait, bien entendu. Alors pourquoi riait-elle ? Parce que c'était drôle, tout simplement. On n'avait pas besoin d'élaborer des textes complètement alambiqués pour être comique. Le sens de l'humour se manifestait en effet de différentes façons. Certes, les mots en étaient une part essentielle, mais il y avait aussi le regard, les gestes, et l'intonation de la voix. Ça suffisait pour qu'April rie de bon coeur.

- Le co-propriétaire, ça me va très bien.

Ah, que c'était meilleur, ces moments d'innocence et non de sous entendus. La princesse avalait une autre bouchée de son hot dog en silence -il fallait dire que tous les cours de bonnes manières au château avaient laissé leurs traces- et adressait à Monsieur Buchanan un énième sourire.

- Même si j'aurai voulu voir ça de mes yeux, j'espère que vous vous amuserez, tous ensemble.

April restait blanche.






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MessageSujet: Re: If every pork chop were perfect, we wouldn't have hot dogs !   Ven 29 Avr - 16:14


I will kill you with kindness and a high level of violence

Ft April Todd la gentille


Upendo possédait une bien curieuse façon de voir le monde ; les apparences ne l'intéressaient pas, alors que sa perception de l'environnement reposait pourtant sur ses couleurs, ses changements de ton, sur l'imperceptibilité qu'il pouvait revêtir, lui qui paraissait si constant et inchangé en dehors des troubles météorologiques. Upendo était capable d'appréhender la moindre nuance qui se manifestait devant lui en fonction de l'atmosphère dans laquelle il se tenait, comme quand le ciel semblait s'assombrir quand on était triste ou en colère, ou que l'air devenait étouffant quand on était nerveux. Il était en mesure de voir à travers les masques des gens, certes, mais ça ne s'arrêtait pas à cela, ça se continuait de manière fluide dans la réalité même ; il comprenait et concevait parfaitement que ce que les gens qualifiaient de « réalité » n'était qu'une perception personnelle de celle-ci, une perception qui se retranscrivait de manière totalement différente d'une personne à l'autre, en fonction des humeurs, des états d'esprit. Il savait que la réalité était largement plus riche, plus complexe, plus mouvante et imprévisible que les gens ne voulaient lui accorder, et, à défaut de sensibilité, il voyait toutes ses teintes tout en même temps sans pourtant que cela ne l'afflige. Les individus voyaient la réalité comme ils avaient envie de la voir et uniquement de cette manière, alors que réalité et perception étaient des notions qui s'entre-influençaient constamment, qui jouaient l'un avec l'autre sans s'arrêter pour aucune raison. C'était cela, la nature humaine ; de croire même un instant que le monde tournait autour de soi, que les événements s'enchaînaient en notre faveur ou défaveur et que l'on était que des victimes de la fatalité, pauvres excuses qui cachaient une réalité tout autre. Le monde d'où il venait était la preuve même du contraire, qu'il suffisait d'être doté de Détermination pour que la réalité même soit à nos pieds et qu'elle soit façonnée par nos actions plutôt que nos actions ne nous façonnent.

C'était ainsi que Sans, le monstre transformé en humain, s'était retrouvé dans une nouvelle perspective, celle de la Détermination. La Méchante Reine avait réussi un tour de force que même les meilleures scientifiques du monde d'en-dessous ne parvenaient pas à mener à bout, celui de placer l'âme d'un monstre dans un corps doté de Détermination, tour de force qui n'avait donné que des amalgames terrifiants quand les monstres s'y étaient essayés. Comment avait-elle fait ? Sans savait qu'il n'avait pas réellement changé de corps, il était toujours dans le même, sauf que ce corps avait été métamorphosé, la chair s'était attachée aux os, les organes étaient sortis du néant, les boucles blondes avaient envahi un crâne lisse et blanc comme neige. Mais surtout, surtout, la Détermination avait pu naître dans ses veines, dans son sang, lui avait donné le pouvoir de ne plus être un objet mais un sujet, un être capable d'influencer son environnement comme les humains le faisaient avec aisance et ignorance tout à la fois, et même bien plus qu'eux puisqu'il avait la particularité d'être entièrement conscient de la réalité et de toute ce qu'elle cachait, sa relativité, son infinité de versions possibles, ses milliers de nuances qui traversaient chaque être vivant sans cesse en étant tristement filtrée par celui-ci pour ne servir qu'à son intérêt personnel.

Et c'était justement cette conscience infiniment complexe de la réalité qui troublait Upendo ; lui qui était puissant, doté de capacités bien au-delà du commun des mortels, capable de se téléporter, de pulvériser quiconque se mettait en travers de sa route, de démasquer tous ceux qui se croyaient cachés, tout cela nourri par la Détermination humaine et caché derrière des airs de simplet flegmatique, il se trompait, il se trompait encore et encore car terrassé par sa propre aptitude à tout percevoir en même temps. Il n'avait pas les filtres que tout un chacun possédait, il n'avait pas cet extraordinaire pouvoir de tri inconscient que Upendo accusait d'être des oeillères, et de ce fait, il était confus, plus souvent qu'il ne voulait bien le reconnaître. En cet instant, confus d'abord par la blancheur d'âme d'April, puis confus par son absence de réaction quand il avait révélé être un « monstre », un terme si négatif dans le langage humain, sans comprendre que cette fois-ci, c'était lui qui portait les oeillères, qui ne voulait pas reconnaître qu'April puisse faire parti de la réalité en tant qu'April, et non en tant qu'entité qui avait vraiment bien appris à se cacher.

Il commençait à en avoir assez.

« On s'amuse, oui, beaucoup. Enfin l'ouverture n'est pas encore officiel, mais ça n'attendra pas beaucoup plus longtemps. Imaginez quelques instants un endroit où vous avez le droit d'être complètement vous-même, et que personne ne peut vous juger. Un endroit où vous êtes parmi des gens qui vous comprennent, et que le seul but est de passer un bon moment, loin de ceux qui pourraient vous causer du tort et qui traînent à chaque coin de rue. » Son regard s'était fait perçant, avisant d'abord le visage amusé et encore si sincère d'April, avant de jeter un œil froid aux alentours, comme pour souligner ses paroles. « C'est une sorte d'utopie, mais une utopie accessible, d'où le fait que ça ne soit pas totalement une utopie. Une utopie non-utopique ! » Il sourit à nouveau, la tête penchée sur le côté et les yeux plissés. « C'est fou comme le fait qu'une utopie devenue accessible annule le fait que ce soit une utopie. N'est-ce pas un paradoxe fascinant ? »

Il cherchait, il cherchait quelque chose, une faiblesse, un signe ; elle n'avait pas mordu à l'hameçon, elle n'avait pas tiqué lorsqu'il s'était montré menaçant, qu'il avait semblé soudain faire deux mètres de hauteur, lui qui était naturellement si petit. Elle n'avait pas même bronché, pas froncé les sourcils, elle arborait toujours un air profondément innocent, profondément naïf, qui donnait l'impression qu'elle ne comprenait pas ce qu'était réellement Upendo ; lui qui aimait particulièrement le fait qu'il soit si doué pour la dissimulation se maudissait presque lui-même. Oh, il voyait à travers les masques, il percevait les auras par synesthésie, mais ça ne voulait pas dire que l'identité exacte des gens apparaissaient sur des pancartes au-dessus de leur tête, et son incapacité à faire ressortir les démons d'April le dérangeait bien plus qu'il ne voulait l'avouer. La pureté n'existait pas, et il fallait qu'il trouve un moyen de le prouver, si ce n'était au monde, au moins à lui-même.

« Vous permettez que je vous pose une question ? » Il se fichait bien de la réponse. « Pensez vous qu'un être humain soit capable d'être pur ? » Upendo avait cet étrange capacité de passer d'une conversation légère et étrangement simple à un sérieux inattendu ; beaucoup de gens s'en trouvaient déconcertés, mais cela l'amusait énormément. « Par là, j'entends que quelqu'un puisse être d'une telle sincérité et d'une telle bonté que même leurs erreurs s'effacent dans la chaleur de leur pureté. »

Il ne visait rien ni personne, et restait dans le général, bien qu'il tentait cette fois-ci de voir du regret ou des signes de troubles chez April, pour voir s'il provoquait une réminiscence chez elle qui puisse enfin démontrer qu'elle n'était pas l'ange que son aura prétendait être. À ce stade, Upendo se demandait s'il n'était pas face à une Chara inversée, c'est-à-dire qu'un être démoniaque dormait dans le corps d'une enfant « innocente », en accentuant la pureté de celle-ci pour passer inaperçu, de la même manière que Frisk sommeillait au fond du coeur et de l'esprit de Chara Bailey. Il n'avait jamais eu affaire à ce genre de démon, mais depuis qu'il était à Storybrooke et avait réalisé toutes les possibilités de la magie, toutes ses variantes et ses manifestations, il se méfiait de tout.

« Pour ma part, je pense que l'on a tous des secrets qui viennent nous crever le coeur dès que les souvenirs décident de nous tourmenter. On a tous quelque chose à se reprocher, vous ne pensez pas ? »

Il ne cherchait aucune approbation ou validation de sa part ; il voulait simplement préparer le terrain, tacher son aura d'abord par des regrets, puis par la culpabilité, puis la colère, et ainsi de suite jusqu'à une escalade vertigineuse qui viendrait révéler quelle créature démoniaque se cachait dans le coeur d'April, ou alors tout simplement quel être humain elle était réellement, quelle nature elle s'efforçait de cacher sous ses airs tranquilles et crédules et réussissait si bien à le faire. Quand il en saurait suffisamment pour la piéger, il s'occuperait de son cas. Il fallait purger le monde du mal qui le corrompait, et Upendo était bien placé pour le savoir et pour le faire tout à la fois.

Il ne se rendait pas compte que l'humain qu'il était devenu, avec cette Détermination dont il ne connaissait pas les limites ou les effets, le transformait peu à peu en ce qu'il haïssait le plus : Chara le Destructeur des Mondes, l'être le plus abject à ses yeux qui pensait qu'anéantir l'Existence-même était la seule réalité possible.


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Spoiler:
 

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If every pork chop were perfect, we wouldn't have hot dogs !
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