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 La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck

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Katharina Klein

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MessageSujet: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Jeu 26 Mai - 0:17



« On dit que la mort est une grande aventure. Enfin, c'est surtout très gris et morne, un Monde Sans Couleurs, qui a dit ça franchement ? »

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Les doutes l'assaillaient, comme à chaque fois qu'elle était seule, soit bien trop souvent à son goût. Elle ne cherchait pourtant pas la compagnie des autres, enfermée chez elle, et c'est bien cela qui était paradoxale. Considérant a vie antérieur, il aurait été normal qu'elle cherche la compagnie de ses semblables si ce n'est de sa famille. Elle fuyait le monde extérieur, alors qu'avant cette vie présente, elle avait cherché ardemment le contact des autres : être un fantôme n'état pas une chose facile, mais un fantôme seule, c'était pire.  Mais elle passait ses journées cloitrée dans sa maison, à songer au point d'ancrage de toute son existence, au pivot de toute sa vie. Pour certains, c'était l'amour, le véritable. D'autres l'amitié solide et loyale, la compagnie de leur proche. Il y en avait qui ne vivait que pour leur vengeance, calculant  jusqu'au moindre détails leur plan final, d'autres encore pour leur passion, continuant ce pourquoi ils étaient née, comme sauver leur prochain. Quelques uns aussi se laissaient simplement porter. Katarina, elle, avait toujours vécut pour sa famille. L'amour tendre et fort d'un mari, celui débordant d'enthousiasme de joie et d'émerveillement, infini, de deux enfants. Des trois, il n'en restait qu'un, et elle se trouvait incapable de l'approcher. Alors elle se morfondait dans sa grande maison froide et vide, et surement que le Destin, la Mort, ou tout autre entité qui avait cru bon depuis sa mort de jouer avec elle et diriger sa vie, en eut marre qu'elle reste là sans rien faire.

La sensation tout d'abord diffuse l'avait pourtant tout de suite alerté, familière mais lointaine. Ce courant froid qui prenait peu à peu possession de son corps, une diffusion rapide et nette. Le phénomène avait au moins eut le mérite – recherché – de la sortir de sa torpeur, et elle s'était relevée brusquement de sa chaise, la faisant basculer sur le sol. Ses yeux gris laissaient transparaitre tout son affolement et l'incompréhension face à ce qu'il se passait. Une brume blanche enfin s'éleva de ses pieds, la recouvrant de son tourbillon, et il ne resta bientôt qu'une chaise abandonnée dans le salon de la demeure. La dernière fois qu'elle avait voyagé ainsi, Katharina était encore un être transparent et impalpable, et la brume n'avait aucune consistance, plus un léger écran de fumée que cette brume épaisse qui la faisait suffoquer. La dernière fois, c'était pour se rendre au chevet d'un mourant. La dernière fois, c'était le poids de la routine. L'Instinct l'appelait près d'un aristocrate sur le point de passer l'Autre Monde, et elle l'accompagnait doucement vers sa fin, vers cet au-delà qu'elle n'avait jamais pu atteindre elle-même. Etait-ce le vide, le Rien et le Néant, le paradis ? Un lieu neutre ou tout recommençait ? Tant de questions sans réponse. Pourtant à présent, elle ressentait une certaine urgence, comme elle avait déjà expérimenté quelques fois : une personne, qui n'était pas encore destiné à partir le faisait tout de même. C'est surtout eux qui avait alimenté les rumeurs sur la Dame Blanche en revenait de leur périple.

Elle réapparut dans une pièce légèrement sombre et poussiéreuse. Des livres étaient rangés un peu partout autour d'elle, sur toutes les surfaces disponibles, prenant la poussières sur des étagères ou dans des cartons. S'il y avait un sens à ce rangement, il lui était totalement inconnu. Le seule meuble exempt d'ouvrages était une table en bois au centre de la pièce. Une part de ce qui semblait être des lasagnes dans une assiette, et en face un homme qui semblait bien se porter. Katharina était malheureusement attirée par lui, et pas dans le bon sens de la question. Elle le sentait au plus profond d'elle même, quelque chose en elle qui pointait funestement vers lui, qui la dirigeait aussi surement dans sa direction qu'une abeille s'approchait du miel. Sauf qu'elle n'était pas une abeille, et lui du miel. Cela aurait été plus simple et joyeux pour eux. Elle était tout à coup là, une présence à peine tangible dans la pièce, comme une ombre qui venait de se loger dans l'obscurité de la réserve.

-Ne vous inquiétez pas, je vais tout faire pour vous aider à revenir. On ne dirait pas, mais ce n'est pas la première fois.

Et elle posa sa main sa joue. L'instant était arrivée de toute façon, ils allaient plonger dans le monde Intermédiaire, et elle ferait tout pour le ramener, comme il était prévu. Inconsciemment, elle avait endossé son rôle avec aisance, sans poser de questions : c'est comme si elle était née pour faire ça. Ou morte disons. L'instant d'avant, elle aurait tout donné pour qu'on la laisse en paix, mais elle ne pouvait plus à présent se détourner, c'était son devoir. Cet autre monde pouvait sembler morne, un infini de gris à perte de vue, mais il était facile de s'y perdre et de suivre la mauvaise lumière. Katharina serait là pour l'aider, comme elle l'avait toujours fait.

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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Jeu 26 Mai - 18:46




Écoutant à peine d'une oreille la jeune fille face à lui qui lui dévoilait ses talents de chant, ou pour être plus exacte son absence totale dans cette catégorie, Niels gardait le sourire mais l'unique souhait qu'il pouvait faire à cet instant est qu'elle puisse se taire. De n'importe quelle manière. Il avait cette désagréable impression d'avoir les oreilles qui saignent, ou encore qu'il perdait des points d'audition à chaque note qu'elle tentait de produire, et ce fut une joie immense qui se fit à l'intérieur de tout son être quand enfin elle se tût. Recruter des shows pour le Rabbit Hole n'était pas toujours une tâche aussi évidente qu'on pourrait le croire, il fallait savoir se renouveler tout en gardant au final un certain niveau, il y avait des perles certes mais généralement il fallait surtout endurer tout un long palmarès d'horreurs pour avoir ainsi la chance et l'honneur de les écouter. Heureusement pour lui c'était la dernière personne de la journée qu'il écouterait dans le cadre de son travail, cette fois la récolte n'avait pas été des plus fameuses, éreinté de n'avoir pu avoir vraiment du temps pour lui depuis il ne sait plus quand. Manipulateur à temps plein était un travail de toutes instances, il fallait appuyer ses acquis et savoir jongler parfois avec l'inconnu qui rendait le jeu plus amusant mais parfois si fatigant, surtout qu'il était encore loin pour lui le temps de rentrer chez lui et de pouvoir profiter pleinement d'un lit digne de ce nom. Trop de choses à penser, surtout l'affaire de ses créations qui se trouvaient à Storybrooke et qui ne lui plaisait pas trop, mais aussi à faire comme le fait de devoir se rendre à la bibliothèque pour aller fouiner dans certaines étagères interdites et par extension voir si ses complices de méfaits avaient oublié ou non le fait qu'ils devaient se réunir pour parler. Les alliés dans une bataille étaient un point capital et Niels avait pris le soin de ne pas se retrouver lié à n'importe qui, cherchant une forme d'équilibre sans qu'aucun des membres puisse un jour prendre le dessus sur les autres, alors que tous savaient parfaitement que les autres ne viendraient à aucun moment hésiter à se débarrasser de l'un dèsleurs si les choses se corsaient. Ils étaient sans pitié et encore plus entre eux, pas question de faire ami-ami et ils en étaient tous très clairement conscient de toute manière, sachant dans quoi ils s'engageaient depuis le début.

Doucement mais sûrement il vient pousser la porte de la bibliothèque, après tout personne n'aurait comme idée de venir les chercher là, véritable temple du savoir dont les ouvrages fantasques ne venaient en rien attirer le marionnettiste. L'endroit était censé être fermé à cette heure-ci mais les personnes comme lui avaient les mains assez agiles pour débloquer quelques serrures, surtout que la sécurité avait autre chose à faire que de se préoccuper de bouquins très certainement, prenant le soin de bien fermer derrière lui et de prendre son portable pour s'éclairer dans le noir. Pas besoin de venir allumer les lumières pour alerter tout le monde, c'était une erreur de débutant, se rendant alors sans plus attendre ce qui pourrait être qualifié de réserve. Un tas de livres abandonnés, tellement pleins de poussières que c'était à se demander comment certaines pages ne tombaient pas en ruine à un simple touché, que personne ne réclamait jamais à l'image de jouets cassés. Niels ne pouvait que les affectionner un peu plus, enfin manière de parler puisqu'il était certains que si un incendie venait à se propager ici il ne risquerait rien pour les sauver, comptant bien en faire le tour voir s'il ne pouvait en trouver sur la magie ou de quelconques artefacts qui pourraient être si sympathiques pour  cette ville de Storyrbooke. Alors qu'il se rendait vers cette pièce qui voyait défiler le même groupe de personnes dernièrement, elles n'étaient pas là pour faire un scrabble d'ailleurs, son regard s'arrêta quelque peu sur le plat qui avait été laissé au niveau du petit espace cuisine très réduit. Son ventre lui rappelait qu'il n'avait rien pu avaler de la journée, il avait dû courir à droite et à gauche sans avoir le temps de se poser, et il ne lui fallut que très peu de temps pour prendre les lasagnes qui étaient disposées là avec une fourchette. Quitte à entrer illégalement dans un endroit autant le faire jusqu'au bout, de toute façon personne n'aurait de preuve qu'il s'agissait de lui, et avec un peu de gentillesse de sa part il voudrait bien partager avec Chara si elle venait ce soir. Posant le tout sur la table de la pièce dérobé, finissant par allumer la faible lumière dont l'ampoule devait être bientôt en fin d'existence sûrement, avant de s'asseoir sur une chaise et de prendre la fourchette en main pour commencer à se rassasier.

Mangeant nonchalamment l'assiette tout en regardant autant de lui, voir si un titre d'ouvrage ne lui sautait pas aux yeux plus que les autres, progressivement il avait la sensation d'avoir de plus en plus chaud. Une impression qui devient petit à petit désagréable au possible, avec cette sensation de manquer d'air qui se faisait progressivement ressentir, tandis qu'il reposait la fourchette pour ainsi se masser le visage dans l'espoir que tout ceci puisse partir. C'était de pire à chaque seconde qui venait à s'écouler, comme une puissante poussée de fièvre qui se faisait, essayant de happer un peu d'air à d'air. Ses mains tremblaient légèrement sans qu'il ne puisse avoir le contrôle dessus, comme si son corps cherchait à se protéger du froid alors que Niels pouvait clairement sentir que la température de son corps était supérieure à la normale – du moins il le ressentait ainsi, alors que sa vue venait à se brouiller sans aucune explication logique. Frottant un œil le résultat ne fut clairement pas des plus concluants, les symptômes persistaient et même venaient à s'aggraver, il vient se caler au mieux sur la chaise pour essayer de se calmer et surtout son corps qui n'en faisait qu'à sa tête. Lui qui avait le contrôle sur tout refusait que quelque chose n'aille pas dans son sens, même sa santé c'était pour dire à quel point il aimait garder la mainmise sur ce qui pouvait l'entourer, une vraie détermination qui avait peut-être l'air de fonctionner. Il souffla longuement et restait dans le calme le plus absolu, s'agiter n'amenait jamais rien de bon et au moins son sang-froid à toutes épreuves semblait porter un tant soit peu ses fruits, mais il y avait cette constante impression d'être en train de cuire sur place. Il avait besoin d'air. Prenant appui sur la table le monde autour de lui semblait vaciller sans pour autant devenir une réplique du Pays des Merveilles, pas vraiment droit mais pas des plus tordus non plus, le confortant dans l'idée qu'il avait attrapé un quelconque virus. Mais à l'instant même où il toussa ce fut une autre affaire. Les gouttelettes de sang sur sa paume, ce goût assez métallique dans sa bouche, étaient des signaux d'alarme qui lui indiquaientque ce n'était pas juste un petit rhume passager. Cette figure blanche qui venait tout juste de se dessiner l'empêchait de se concentrer sur le concret, presque obnubilé par cette figure comme un papillon de nuit le serait par la lumière, retenant une autre toux alors que des mots à peine audibles sortaient de sa gorge.

« Qui êtes-vous... ? »

Est-ce que c'était la faute de cette femme énigmatique s'il se trouvait dans cette situation ? Non. Il ne serait l'expliquer mais la réponse était non, Niels le savait parfaitement comme dans une forme d'instinct extraordinaire, car depuis qu'elle était apparue étrangement il se sentait plus calme et plus apaisé qu'il y a quelques minutes. La voix de cette figure immaculée était si douce qu'il ne recula en rien lorsqu'elle s'approcha de lui, quelque chose l'en empêchait certes mais il en était comme de manière inconsciente attiré, sentant une sorte de douceur inexplicable à l'instant même où elle posait sa main sur sa joue. Il ne cherchait même pas à comprendre ses mots mystérieux, alors qu'il était dans son caractère de chercher à tout décortiquer justement la moindre petite syllabe, comme si de toute façon ça ne changerait rien à la situation ou ce qui allait se passer. Il ne chercha même pas à lutter face à ses yeux qui se fermaient d'eux-même, comme si de toute manière son corps entier ne lui obéissait plus et avait décidé de se retrouver déconnecté de son être entier, alors que pourtant c'est avec une forme de violence contrastée qu'il venait les ouvrir. Il n'était plus dans la pièce à part de la bibliothèque, il n'avait plus cette sensation de chaud ou encore de suffoquement qui avait pu se faire ressentir plus tôt, mais dans un endroit gris et triste à perte de vue. Il n'y avait que cette jeune femme à ses côtés qui pouvait apporter une forme de contraste, si du moins on pouvait nommer ceci dans le genre, tentant d'analyser ce qui venait de se passer mais rien dans son esprit ne lui permettait d'arriver à quelque chose de concluant. Jamais il n'avait vécu une telle expérience avant, ni même lu un quelconque récit sur un voyage dans un monde ressemblant à un ciel gris constant, l'inconnu pouvait être amusant mais il n'avait aucune envie de rire car il savait qu'il n'avait justement aucune emprise dessus pour le moment. Qu'il le veuille ou non son esprit associé cette apparition, manquait plus qu'elle se dise se nommait Marie et là ça serait le pompon pour le coup, à une sorte de bienveillance qui ne s'expliquait pas avec des mots.

« Je ne comprends absolument rien à ce qui se passe... J'étais dans la bibliothèque et tout d'un coup je me trouve... là. Je sais même pas c'est où là ! C'est quoi cet endroit ? Et vous vous êtes quoi ? Une luciole ou un truc du genre ? »

Parfois il faut savoir mettre au placard la diplomatie et le beau langage des mots, Niels n'avait tellement pas envie de rire qu'il mettait provisoirement ses principes de côté, se laissant déborder par cet environnement qui le déboussolait dans ses repaires.







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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Mar 31 Mai - 15:27



« On dit que la mort est une grande aventure. Enfin, c'est surtout très gris et morne, un Monde Sans Couleurs, qui a dit ça franchement ? »

Avec Niels-adorateur-de-lasagnes Mørck

Elle avait à peine posa sa main sur sa joue qu'il était tombé dans une inconscience salvatrice pour Katharina. Encore conscient, elle ne pouvait malheureusement agir sur la vie qui s'échappait de son corps. C'était un équilibre précaire que leur situation : elle ne possédait qu'un court laps de temps pour le ramener parmi les vivants, mais pour cela il devait déjà sombrer vers les bras bienheureux et traitre de la mort. Sa vision de nouveau stabilisée, elle reconnut sans peine le monde gris de l'entre deux, là où rien n'était vivant et où rien n'était vivant. Il n'y avait que cette étendue terne et tortueuse aux milles chemins, menant pour la plupart vers la fin. Il n'y avait même pas de soleil, aucune lumière, et pourtant elle voyait aussi bien qu'il était possible. Une légère brume blanchâtre s'élevait du sol, troublant les limites de l'horizon. Où commençait le sol, ou se terminait le ciel ? Ils étaient en extérieur mais aucune brise ne venait souffler dans leurs vêtements et leurs cheveux, un calme silencieux et morbide. Aucun mouvement ne venait troubler cette paix d'outre-tombe, rien si ce n'est eux. Aussitôt revenu à lui, l'homme reprit tout ses droits sur son corps, échappé à l'emprise que le poison avait sur lui. Il recula presque aussitôt hors de portée, questionnant et s'énervant sur elle. Il faut dire aussi que la scène pouvait être déroutante, et elle l'était. Mais avant même de répliquer, de dire quoique ce soit et de tenter de le rassurer – mais que pouvait-elle dire à un homme sur le point de mourir ? – elle s'élança vers lui et agrippa son poignet, bien décidé à ne pas le laissez s'échapper.

-Ne vous éloignez surtout pas de moi, surtout pas ! Les conséquences seraient désastreuses si vous me perdiez. Elle relâcha légèrement sa prise, voulant prouver qu'elle ne cherchait pas à lui faire du mal et qu'elle ferait son possible pour qu'il soit confortable. Chaque fois, tout se répétait inlassablement. Les questions, les refus, et parfois les pertes. Tout le monde ne pouvait pas être convaincu, et elle espérait que celui-ci serait réceptif. Toujours les mêmes choses à répéter et à répondre, au point qu'elle pouvait paraître parfois indifférente et froide au sort des autres, alors que si elle était ici, c'est bien pour les aider. Nous sommes toujours dans la bibliothèque si l'on peut dire. Votre corps est là-bas, étendu sur le sol, c'est votre âme qui n'y ait plus.

Elle n'avait jamais trouvé la meilleur façon d'annoncer la mort presque imminente, surtout qu'il avait encore de fortes chances d'être sauvé. Ils étaient rares, ces humains qui réussissaient à trouver la sortie vers leur propre corps. Combien s'était perdue dans les méandres du Néant, quand ils auraient du vivre encore ? Beaucoup trop, et plus encore sans sa présence pour les guider et leur apporter sécurité. Ils appelaient une Near Death Experience dans la ville de Storybrook, une expérience de mort imminente. Elle ne serait malheureusement pas aidé par des médecins commettent aujourd'hui. Bien qu'elle préférait ne pas tomber nez à nez avec son fils de cette façon. Mais il aurait pu être d'une grande aide, travaillant sur la défaillance tandis qu'elle récupérait l'âme égaré. Tant pis, elle ferait de son mieux, comme toujours. Elle se préoccuperait en revenant de ce qui l'avait entrainé jusqu'ici, l'urgence était pour l'instant ici.

-Je m'appelle Katharina, je viens de Storybrook. Quel est votre nom ?

Elle se demanda un instant si elle avait pu traverser es frontières de la ville pour venir au secours de cet homme. Rien n'était impossible n'est-ce pas ? C'était tout de même peu probable, mais elle préférait prendre les devants sur cette situation inédite, puisqu'elle n'avait pas exercer ses fonctions depuis le retour de sa mémoire. Etait-ce un signe que sa maladie s'aggravait, la rapprochant de la mort une seconde fois ? Elle préféra ne pas y penser, se concentrant sur l'instant présent. Elle regarda autour d'elle, cherchant quelque chose qui pourrait affleurer à l'horizon grise et indiquer le chemin. Il s'agissait souvent de n'importe quoi, d'un objet insignifiant ou signifiant du passé de l'âme à sauver, ou bien un éclat de paysage, une montagne au loin. Son regard revint quelques secondes sur l'homme, sourcil froncé.

-Surtout, si vous voyez une lumière blanche autre que moi, n'y allez pas ! Peu importe l'attraction qu'elle pourrait avoir, ne Me quittez Pas !
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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Mer 1 Juin - 18:35




La méfiante était de mise et pas des moindres, Niels se trouvait dans la bibliothèque il y a quelques secondes à peine de ça et désormais il était il ne savait où dans cette atmosphère étrange, tout allait pour le mieux avant l'apparition de cette femme toute vêtue de blanc. Il réfléchissait à ce que tout ceci pouvait bien signifier ou même rimer, ressentant bizarrement une sorte de neutralité qui venait à émaner de toute cette grisaille ambiante, les faibles connaissances qu'il avait en magie ne pouvaient lui permettre d'arriver à une conclusion satisfaisante. Par réflexe il s'était donc éloigné de cette étrange figure immaculée, ne pouvant se détacher de l'idée qu'elle pouvait avoir un lien avec ce qui se passait ici et toutes ses observations ou même réflexions arrivaient à ce même point de toute évidence, prêt à devoir se défendre d'une manière ou d'une autre en cas de besoin. Pourtant c'est trop de mal qu'elle le rattrapa et lui agrippa le poignet, ne lui offrant pour sa part qu'un regard fixe pleine de méfiance absolue, cherchant à décortiquer le moindre mot qu'elle pouvait lui donner dans le but de trouver une information supplémentaire. Mais il n'y avait rien de très concret à son sens, ou alors le sens lui échappait sans la moindre retenue, tandis qu'elle lui demandait de rester à ses côtés.  Que devait-il penser de tout ceci ? Le mystère était entier, analysant les gestes qu'elle avait alors à son encontre et qui avaient l'air de tendre vers une certaine sincérité en rapport à ce qu'elle pouvait lui dire, pourtant il se montra conciliant en ne cherchant pas cette fois-ci à s'éloigner de cette étrange femme. Tant qu'il n'en serait pas plus il devait faire profil bas, portant des coups d’œils sur ce qu'il l'entourait mais tout restait d'un gris homogène sans la moindre texture, il n'y avait pas une ombre ou quelque chose de différente au décor à l'horizon. Il retrouva son calme assez caractéristique, qu'il semble le vouloir ou non tant qu'il n'en serait pas plus dans cette affaire il ne pouvait avoir qu'une forme de confiance envers cet autre individu, ça ne servait a priori à rien que de s'agiter dans tous les sens à part dépenser inutilement de l'énergie qui pourrait s'avérer précieuse pour plus tard. Regardant un peu à droite et gauche ses yeux se braquèrent tout d'un coup à ce qu'elle venait de lui annoncer, pas vraiment certains d'avoir compris ce qu'elle voulait insinuer par-là à travers des paroles presque énigmatiques, ayant un faible rire pour la forme.

« Vous voulez dire que... mon âme et mon corps sont séparés ? Comme si j'étais mort ? C'est ce que vous essayez de me faire comprendre ? »

Vu l'expression qu'elle pouvait avoir dans les yeux c'était exactement ce qu'elle voulait dire, Niels l'avait parfaitement compris, il arrêta de rire et prit alors une expression sérieuse. Le marionnettiste n'était pourtant ni en colère ni même triste, il se contentait de réfléchir pour mieux assimiler tout ce qui était en train d'arriver en réalité, en fait en cet instant il avait du mal à ressentir concrètement la moindre émotion. Il ne savait pas quoi penser de la Mort. Elle lui avait pris sa fille adorée et pour ça il lui en voudrait toujours, elle était certes aussi dans l'ordre naturel des choses que d'avoir ainsi un début et une fin, mais c'était peut-être aussi l'unique moyen de pouvoir vraiment la retrouver. Il avait construit des poupées dans le vain espoir que celles-ci pourraient combler le vide dans son cœur, qu'elles pourraient en quelque sorte remplacer cette présence qui lui manquait cruellement encore à ce jour, cependant il avait compris que ce n'était pas ceci qui allait améliorer les choses. Il était ainsi mitigé en cet instant, affichant une forme de stoïcisme ou encore d'acceptation que de prendre les choses comme elles viendront, faisant face au possible à cet univers étranger sans savoir si au fond tout ceci était bien réel ou non. Il n'y avait en soi pas de preuves tangibles, autant dans un sens que dans l'autre après tout, tant qu'il n'aurait pas l'ombre d'une preuve il ne pouvait dire et cette incertitude le laissait dubitatif. Il était décidé à écouter les conseils et consignes de cette femme à ses côtés, elle lui semblait aussi bizarrement que ceci puisse paraître assez à l'aise dans ce lieu ou même habitué, ne pouvant que se demander en boucle qui elle pouvait bien être en réalité. Elle venait certes de lui divulguer son nom mais celui-ci n'avait que peu de sens, pratique pour venir la nommer certes mais pas pour en apprendre plus sur elle, mais le fait qu'elle mentionne Storybrooke lui indiquait qu'au final il y avait peut-être un peu de magie ou il ne savait quoi dans l'air. En attendant de savoir le fin mot de cette histoire, de pouvoir dire ce qui se passait vraiment en ce lieu ou ce qui était en train de lui arriver, il reprit ce sourire si caractéristique comme s'il avait remis ce masque qui lui collait à la peau. À la fois bienveillant et abordable, n'étant que de l'ordre de ce qui était de l'apparence, ne la quittant pas des yeux.

« Niels. Je viens aussi de Storybrooke, et de préférence il est vrai que je voudrais bien y rester dans la mesure du possible. »

Le recruteur du Rabbit Hole s'adaptait au possible aux situations qui se présentaient à lui, essayant de prendre les choses comment elles pouvaient venir et souvent dans le but de tourner le tout à son avantage, mais pourtant il ne savait quoi devoir penser en réalité. Mais sa remarque ne semblait pas atteindre celle qui s'était présentée sous le nom de Katherina, ne pouvant que tenter de visualiser l'ensemble des angles possibles de vue pour trouver un indice sur sa véritable identité ce qui aurait été peut-être plus pratique à son sens, tandis qu'elle continuait de lui donner d'autres conseils dont il ne connaissait aucunement la véracité. Était-ce un piège qu'elle lui tenait ? C'était probable, pas du tout impossible en tout cas, une thèse à ne pas écarter sous aucun prétexte et à garder assez précieusement dans un coin de son esprit. Niels avait entendu parler de créatures qui venaient voler des enfants pour les élever elles-mêmes, il n'aurait su dire le nom exact en tout cas, à moins qu'il ne s'agissait-là d'une adaptation d'Hansel et Gretel qu'il ait pu lire. Possible. Cependant il y avait une façon de parler chez cette dame blanche, surtout en référence à ses cheveux décolorés pour le coup que réellement ce qu'elle était, qui était assez convainquant dans son discours et qui lui donnait presque envie de la croire. Peut-être qu'elle était elle aussi manipulatrice et dans ce cas-là le jeu qu'elle lui proposait indirectement promettait d'être très amusant, il était de plus en plus curieux et assez intrigué par ce qu'elle dégageait, alors que le sérieux qu'elle affichait lui disait que si c'était le cas alors elle était vraiment bonne comédienne. Il vient hocher la tête pour lui montrer qu'il avait ainsi compris, à comprendre par-là que s'il voyait une lumière autre qu'elle il devrait encore plus observer sa réaction pour voir sa sincérité, tandis qu'il faisait doucement glisser son poignet vers le haut pour qu'elle puisse plutôt lui agripper la main. En cas de besoin il lui serait plus aisé de venir lui lâcher les doigts de son côté que d'essayer de s'extirper le poignet, rien ne lui garantissait après tout qu'elle ne pouvait pas lui broyer d'un seul coup, et puis au moins il faisait preuve de sa bonne foi en agissant de la sorte à son sens. Se retournant vers le paysage tellement insipide, ne présentant aucun intérêt visuel, cherchant quelque chose qui puisse se détacher de ce qu'il avait sous les yeux.

« Très bien. Si je vois une lumière je ne m'en approche pas, je reste à vos côtés, ça n'a pas l'air si difficile que ça. En tout cas, on dirait que vous avez l'habitude de ce genre de chose, quoi que cela puisse vouloir dire. Enfin, vous avez dit que j'étais en pleine séparation de corps et d'âme si je comprends bien, mais concrètement ceci peut dire tout et rien à la fois. Mais ce qui m'étonne le plus dans cette histoire ce n'est pas ça. C'est votre présence Katherina. »

Et pour quelqu'un qui comme lui adore récolter des informations, les trier soigneusement pour ainsi les réutiliser au moment propice, Katherina était un mystère à part entière dans cette situation qui n'en restait pas moins étrange il fallait en convenir. Il était indéniable curieux d'en savoir plus à son sujet, elle avait l'air d'être plus qu'une simple humaine lambda, mais peut-être aussi parce qu'elle était la seule âme qui puisse se trouver dans les environs. Étudier les autres et leur psychologie était un peu une drogue dont il ne pouvait se passer, l'être humain était fascinant au possible et ceux qui se détachaient d'une forme d'humanité l'étaient encore plus, ceci lui permettait dans le passé de venir monter des spectacles de marionnettes plus authentiques. Il s'apprêtait à lui poser de questions sans en avoir l'air, chercher à en apprendre plus de manière habile, mais son regard était captivé par l'une des fameuses lumières dont la jeune femme lui avait parlé. Il lui secoua un peu la main pour ainsi lui intimer de voir sa découverte, cette blancheur qui semblait comme posée de ce gris qui était en train de les entourer comme toujours, gardant ce sourire qui le caractérisait si bien.

« Voilà dont une des fameuses lumières. Si ça peut vous rassurer ça ne m'attire en rien, je suis même assez déçu quelque part, cette chose n'a rien de vraiment extraordin-... »

Il s'était arrêté avant la fin de sa phrase, ayant un petit mouvement de froncement des sourcils un bref instant, Niels avait cru entendre une sorte de petit rire émaner de cette vision étrange. Un rire assez enfantin en fait, même de petite fille s'il avait bien entendu, mais ce qui l'avait vraiment stoppé fut cette sensation étrange que celui-ci puisse faire écho en lui. Il ne serait pas dire. Comme s'il n'était pas inconnu sans pour autant réussir à l'identifier clairement, sa mémoire avait l'air de lui souffler quelque chose mais sans qu'il arrive à mettre le doigt dessus, que ce soit de façon volontaire ou non par son esprit. Il avança dans la direction opposée comme pour prouver ses dires, voulant montrer à Katherina qu'il était déterminé autant à suivre ce qu'elle lui avait dit que de sortir d'ici, cependant lorsque les rires retendirent de nouveau c'était comme s'ils le figèrent de tout son être. Le délic se fit. Cette intonation dans la voix, cette façon douce de rire, l'impression de l'avoir déjà entendu auparavant. Sa fille ? Sa tête tourna aussitôt dans la direction de cette lumière, suivie de près par le reste de son corps, faisant face à celle-ci. Il voulait penser rationnellement comme il le faisait d'ordinaire, analyser pour en tirer la meilleure conclusion possible, mais il fut de nouveau déstabilisé à ce son de voix si familier et fit un ou deux pas dans sa direction, comme attiré par le chant d'une sirène auquel il ne pouvait que très difficilement résister. Niels savait que la jeune femme l'avait mis en garde mais c'était plus fort que lui, juste obnubilé par cette chose immaculée, alors que sa propre prise sur sa main se faisait moins pressante.

« Katherina... Cette lumière blanche, qu'est-ce que c'est... ? Est-ce... une âme ? »

Il ne pouvait plus quitter les yeux de cette chose, l'admirant sans failles, tandis qu'il avait au fond de lui la sensation d'apaisement en l'approchant aussi curieux que ceci puisse paraître.







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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Mar 5 Juil - 16:57



« On dit que la mort est une grande aventure. Enfin, c'est surtout très gris et morne, un Monde Sans Couleurs, qui a dit ça franchement ? »

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Elle se sentait soulager de le voir réagir aussi... bien, ce qui était agréablement changeant de ses autres aventures. La plupart du temps, les gens hurlaient, criaient et s'éloignaient d'elle en refusant de croire ce qu'elle pouvait bien leur dire. Il voyait parfois cette lumière avant qu'elle ne puisse les rattraper et ils y plongeaient tête baissée sans y réfléchir à deux fois. Elle en avait perdu quelques uns de cette façon, et elle ne les avait jamais revu. Mort, alors qu'il aurait pu vivre encore un peu, mort alors que leur heure n'était pas venu. Ce n'est pas quelque chose qu'elle souhaitait à quiconque, la mort était bien assez terrible ainsi. Mais lui, il restait près d'elle, glissant même sa main dans la sienne dans une preuve de bonne volonté qu'elle appréciait tout particulièrement. Elle était rarement aussi bien écouté, sauf avec les rares enfants qu'elle avait croisé en ce monde. Ill venait lui aussi de la ville maudite, peut-être était-ce la clef de sa compréhension ? Après tout, après avoir voyagé dans un monde nouveau et inconnu, sous le coup d'une magie terrible et puissante, puis d'avoir rencontré des personnes de légendes et de mystères, il était plus facile de croire à toute sorte de choses. Katharina, elle, croyait depuis toujours, mais elle devait bien admettre qu'elle serait autrefois resté septique face à autant de magie. Elle lui sourit lorsqu'il annonça vouloir rester dans la ville, et elle le comprenait parfaitement bien sûr.

-C'est plus compliqué que cela vous savez, finit-elle par répondre. Vous n'êtes pas encore mort, et je compte bien empêché cela. Nous sommes plutôt à la frontière de votre esprit et de la Mort. C'est.... Partez du principe que nous ne sommes pas sur le même plan que Storybrook ou tout autre monde. Nous sommes dans l'Ailleurs, un lieu qui n'a pas d'existence propre. C'est la zone de passage entre la vie et la mort si vous préférez. Et je suis ici pour vous guider. Sans moi, les chances de retrouvez votre corps sont quasi inexistante.

Et elle repart sa marche, le tirant derrière elle en observant les alentours. Elle cherchait une variation du paysage qui pourrait lui indiquer le chemin, il était toujours diffèrent selon les personnes. Il n'y avait pas de plan ici, pas de schéma, et c'était une chose perturbante pour qui n'en était pas familier. Elle avait finit par s'habituer à cet endroit qui n'en était pas un. Elle n'avait jamais su l'expliquer à quelqu'un avec seulement des mots. Comment décrire même l'inexistant ? Ce lieu était une anomalie de l'univers comme il en existait rarement, une error 404 du monde ou les lois habituels n'avaient plus d'autorités et où tout était possible. Un lieu ou quelques âmes s'égaraient parfois, où elles s'arrêtaient brièvement. Un carrefour inexpliqué. Elle sortit de ses pensées en sentant Niels lui serré la main pour attirer son attention, se permettant même un petit commentaire sur les lumières qui la fit rire nerveusement. Il ne se rendait pas compte bien sûr, mais cela ne saurait tarder. Elle entendit un lointain rire, celui d'une petite fille qui faisait écho au sien, et l'homme s'arrêta se marcher, totalement figé en direction de la lumière blanche vacillante. Elle soupira. Plus il y prêtait attention, plus elle devenait présente, et peut-être même prendrait-elle pour lui forme humaine, la forme de la petite fille. Elle essaya de tirer sur sa main, le détourner de cette vision lumineuse, mais il l'ignorait. Elle pouvait comprendre bien sûr. Dans son malheur de mort, elle avait au moins eu la chance de ne jamais avoir de vision de Gerhartd ou Alphonse pour l'attirer dans la mort. Elle était elle aussi une erreur de la nature, et la lumière l'ignorait tout simplement. Ou peut-être la prenait-ils pour une lumière blanche, comme eux ? Au moins, elle n'avait pas à supporter cela car autrement elle serait perdu depuis longtemps dans ce monde. Peut-être aurait-ce été là la solution pour trouver enfin le repos éternel, se laisser emporter par ces visions, mais même cela lui était refusé.

Elle le lâcha et passa ses mains sur son visage, couvrant ses deux yeux. Il l'entendait, et c'était supportable. S'il la voyait, cela serait déjà plus problématique. Que lui répondre ? Elle n'avait jamais su percer le mystère de ses apparitions. Des âmes ? C'était après tout possible. Mais elle ne voulait pas y croire, c'était trop beau. Sinon, pourquoi son fils et son mari n'était jamais venu à elle malgré tout ? «Non, dit-elle d'une voix ferme. Ce n'est qu'un piège destiné à vous retenir ici. Souvenez-vous, vous ne devez pas les suivre, restez avec moi Niels et vous retournerez à votre corps. Si vous restez ici ... Alors tout est finit. Ne vous laissez pas avoir, vous êtes plus fort que cela. » C'était toujours le plus dur, les arracher au bonheur et à l'apaisement qu'elles procuraient. Elle ne le connaissait pas bien sûr, et ne savait pas du tout s'il était aussi fort, mais simplement le dire marchait en général. Des yeux, elle parcourait les alentours, surveillant les lumières. Elle n'en voyait aucune autre cependant, peut-être était-ce une bonne chose ? Il y avait par contre une irrégularité de l'autre coté, à une distance qu'elle ne saurait décrire, une sorte de trou noir dans le gris uniforme de ce monde. Quelques minutes, quelques heures ? Le Temps n'avait littéralement pas d'emprise ici, pas plus que l'Espace. Mais ils devaient le tenter tant qu'ils le pouvaient encore, c'était leur chance. « Je crois que j'ai trouvé notre sortie, ou du moins son chemin. Ils nous faut y aller maintenant ! »

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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Jeu 7 Juil - 18:32




À aucun moment Niels n'arrivait à quitter des yeux cette forme blanche, ayant même l'impression qu'elle devenait peut-être plus nette à chaque instant qu'il la fixait sans pourtant en être sûr, alors que son rire résonnait partout dans les environs. C'était une torture sans nom. Jamais plus il ne pensait l'entendre de nouveau, convaincu et sans le moindre doute de l'identité de la personne qui pouvait produire un tel son si unique à ses oreilles, ceci était douloureux mais aussi si réconfortant. Comme s'il venait de retrouver enfin, après un long périple sans nom et de souffrances marquantes, sa chère et tendre fille qu'il avait perdue il y a de ça des années. Sans mal il la revoyait lui sourire et lui dire à quel point il était le meilleur père du monde, comme si elle avait le don naturel de comprendre ses doutes et de les chasser par des simples mots, elle était toute sa vie et le jour où elle plus aucun souffle de vie n'émanait d'elle le marionnettiste avait senti que c'était une part de lui qui venait de mourir également. Son cœur s'en était brisé, tout d'abord métaphoriquement puis il s'était arrangé pour le faire littéralement parce qu'il n'en pouvait plus de ressentir tant de choses, mais en cet instant c'était comme si la douleur n'existait plus face à cette blancheur quasi surnaturelle. Comme un papillon de nuit qui était attiré par la lumière il avançait en sa direction, oubliant tout le reste et les moindres recommandations que Katharina avait pu lui faire plus tôt, il ne voyait qu'elle et rien d'autre alors qu'un fin sourire de plus en plus sincère se faisait chez lui. Est-ce que la dame blanche tentait de le détourner de cette vision ? Il n'aurait su dire en fait, elle non plus n'existait plus dans cet esprit en cet instant, lui en tout cas lâchait sa prise qu'il avait pu avoir sur sa main en étant entièrement focalisé sur ce qui se présentait devant lui. Il voulait croire que ceci pouvait être sa petite Alice, sans se poser la moindre question sur la possibilité de sens troublé ou autres, lui qui était pourtant toujours sur ses gardes et à calculer le moindre angle de vue pour voir une situation n'en prenait même pas la peine cette fois-ci. Il avait fini par la retrouver, ou c'était plutôt elle dans un sens, c'était là le seul but vraiment restant à son existence et le fait de l'accomplir en ce moment même lui offrait sans doute cet apaisement qu'il attendait tant.

Mais tout devient sombre tout d'un coup. Niels pouvait sentir les mains de Katharina posées sur ses yeux, l'empêchant ainsi de voir cette fameuse lumière, lui faisant perdre le sourire qu'il avait pu avoir et vraiment bienveillant, comme si par ce simple geste l'illusion qui se mettait en place se faisait moindre. Il avait mal pourtant. Entendre ainsi ce rire sans pouvoir venir la serrer dans ses bras était pire que tout, même si rien de ce qu'il était en train de vivre en cet instant n'était vrai il pouvait presque passer outre, déstabilisé dans ses sens et dans ce qu'il devait croire. Tout ceci était vraiment un piège ? C'était tellement habile et cruel au possible, il se faisait berner par cette chose qui était au final indéfinissable, une part de lui ne pouvait qu'admirer ce glorieux stratagème quelque part. Le marionnettiste n'en restait pas moins perturbé pour l'instant, troublé par ce qui venait de se produire, venant malgré lui d'une main fébrile agripper le bras de la jeune femme qui lui couvrait toujours la vue. Elle était là pour le guider, ses mots lui revenaient en mémoire et aussi ses instructions, mais il avait du mal à faire la part des choses en cet instant. Il n'arrivait pas à réaliser que cette forme blanche pouvait être nocive, trop associée au souvenir de sa défunte fille qu'il pouvait prendre pour elle, et même si sa détermination ou son ambition n'étaient plus à démontrer quelque part il savait qu'il n'y arriverait aucunement seul à ce sortir de tout ça. C'est pourquoi il venait ainsi s'agripper à elle, il détestait devoir déprendre des autres mais il connaissait malgré tout ses limites, Katharina était son repère dans ce qui était en train de se dérouler. Celle-ci lui parlait même d'une éventuelle sortie visible, n'ayant d'autres choix que de lui faire confiance car elle était la plus amène de le faire partir de cet endroit qui était un suspend entre la vie et la mort, hochant de son côté comme pour signifier qu'il était prêt à la suivre et qu'il ferait ce qu'elle lui dit tout en faisant abstraction au possible de cette possible créature voulant le faire rester ici ou entraîner il ne savait où. Il inspira longuement, cherchant à mettre de côté ce qui voulait le faire dévier de sa ligne directrice, toujours la main accroché à l'avant-bras de cette femme mystérieuse.

« D'accord. On se rend là-bas et on quitte cet endroit, je comprends l'idée... C'est un plan assez simple, j'approuve en tout cas. Je vais l'ignorer au possible... me forcer à me dire que ce n'est qu'une illusion et qu'elle ne veut pas que du bien apparemment. »

Il faisait preuve de bonne foi en tout cas, il tenterait au possible d'être sourd aux sons que cette tache blanche pourrait produire et il n'aurait aucun regard pour elle, laissant Katharina le guider comme elle le pouvait pour la suite des opérations. Niels préférait garder les yeux fermés, la tentation passait en partie par la vue et il faisait au possible la sourde oreille à l'adresse de cette petite chose, pourtant à mesure qu'ils avançaient il était convaincu qu'elle les suivait sans jamais les laisser un seul instant. Mais cette fois les rires devenaient des pleurs, le faisant serrer au possible sa prise sur la jeune femme qui était son guide dans cette histoire improbable, ne pouvant que revoir sa fille le visage en larmes ce qui lui martelait son être entier. Il avait toujours détesté le voir pleurer, qu'elle puisse avoir ces gouttes salées qui roulaient sur ses joues, lui offrant l'impression de ne pas être forcément à la hauteur de sa tâche parentale pour sa part même si tout dépendait de la raison. Alice était pourtant si forte et sa tristesse si rare qu'elle en devait aussitôt plus insupportable, ne permettant que rien ni personne ne puisse d'une manière ou d'une autre lui faire du mal, alors que lui tentait du mieux qu'il pouvait d'arranger les choses avec les moyens qu'il avait. Il prit le risque d'ouvrir les yeux pour voir où ils en étaient dans leur progression, il ne serait même pas dire s'ils étaient en train de se rapprocher ou au contraire de s'éloigner de cette porte de sortie, hésitant sur le fait de jeter un coup d’œil en arrière en provenance des bruits. Non. Katharina avait été ferme à ce sujet il ne devait pas, il avait beau ne presque plus rien ressentir il y avait un fil qui restait sensible au possible et qu'il cachait au plus profond de lui pour éviter d'en être ébranlé, même si l'envie de s'assurer par lui-même que ce n'était pas une âme humaine était grande. Niels réprimait au possible cet besoin irrésistible, c'était presque comme se priver de jouer dans un sens et le fait que le jeu n'était que danger avait encore plus d'intérêt, s'animant de toute la bonne volonté dont il pouvait faire preuve. Mais il fut couper dans son élan, sans y attendre, qui brisa aussitôt ses résolutions.

« Papa... Ne m'abandonne pas... »

N'était-ce pas lui qui disait que les mots étaient la meilleure des armes ? Il arrêta cette course folle qu'ils avaient entreprise, tellement sous le choc de ces paroles qui étaient un véritable coup de poignard justement placé dans le peu de cœur qui lui restait, tombant à genoux et rattrapant d'une main alors que l'autre se faisait encore plus pressante sur Katharina. S'il avait encore eu son corps à cet instant nul de doute qu'il aurait eu du mal à respirer, les yeux rivés sur le sol sans bouger et dans un sens terrorisé par ce qu'il venait d'entendre, tout son être entier voulait crier de tout son soûl mais rien ne sortait de sa gorge. Il avait l'impression d'être si pitoyable avec que cette phrase continuait d'être dite en boucle par cette forme blanche, n'osant même pas se retourner pour la regarder en face par craindre de ce qu'il pourrait y trouver, il avait beau tenter de se convaincre que ce n'était que le fruit de son imagination ou quelque chose dans le genre il n'y arrivait pas. Il ne pouvait pas la laisser comme ça. Pas encore. Lorsque sa fille était tombée malade Niels s'était réfugié dans le travail, c'était trop dur pour lui de la voir dans cet état-là et il pensait que si jamais il gagnait plus d'argent il pourrait enfin trouver un remède pour la guérir, encore aujourd'hui c'était là son plus grand et terrible regret. De ne pas avoir été assez présent, de ne pas lui avoir donné assez d'amour lorsqu'elle en avait eu besoin, d'avoir bêtement pensé qu'il agissait pour son bien. Sa main à terre agrippait quelque peu le sol, finissant par se fermer en poing, alors qu'il fixait cet étrange gris toujours présent.

« Katharina... elle est tout ce que j'ai de plus cher et je lui donnerai mon âme si c'est ce qu'elle souhaite... Je ne peux pas la laisser ! »

Il releva la tête pour regarder la dame blanche, tellement désespéré et troublé, venant la relâcher et cherchant alors du regard la source de ces paroles.







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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Mer 27 Juil - 17:26



« On dit que la mort est une grande aventure. Enfin, c'est surtout très gris et morne, un Monde Sans Couleurs, qui a dit ça franchement ? »

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Elle acquiesçait rapidement, plus concentrée à le tirer vers la sortie qui s'était dévoilée, elles ne restaient jamais éternellement comme elle en avait fait un jour la cruelle expérience. Elle lui avait laissé le temps de se remettre au mieux compte tenu du contexte de cette rencontre fortuite, qu'il reprenne pied avec la réalité - pour peu que la réalité ait sa place ici - mais la rapidité était maintenant de mise. Elle était plutôt ravie qu'il s'accroche ainsi à elle, cela lui facilitait grandement la tâche, et il était totalement coopératif, un bien agréable changement comparé à ce qu'elle avait pu avoir jusque là. Il suivait Katharina sans discuter, cherchant même à se détacher de cette vision blanche, prêt à la suivre n'importe où. Mais bien sur, personne n'était infaillible. Elle savait bien sûr que la lumière blanche les suivait à la trace, désespérée de voir s'échapper l'homme qu'elle tentait de s'accaparer. Tout les moyens sont bon n'est-ce pas ? La joie de l'enfant, destiné à attirer Niels qui était surement son père même si elle ne s'attardait pas la dessus, se transforma en pleurs déchirant pour prendre au piège son cœur. Mais il résistait si bien qu'elle ne pouvait qu'être admirative, elle-même n'aurait su résister aux pleurs de ses enfants. Et ils courraient, se rapprochaient même grandement de la sortie, ou du moins ce qu'elle espérait être la sortie, quand il s'arrêta d'un coup. Des mots flous et entrecoupés parvinrent à l'oreille de la femme, trop indistinct pour qu'elle puisse y comprendre quelque chose. Mais ce n'était pas elle qui était visée, alors peu importe non ?

Ils continuèrent sur quelques mètres, pour peu qu'ils puissent mesurer l'espace ici, et il s'arrêta brutalement. La tentation était semble-t-il trop forte, et elle ne pouvait que comprendre. De toutes ces lumières blanches, les pires étaient toujours les enfants. Les parents, les amants et les amis, il était toujours plus aisé de s'en détourner et de promettre des retrouvailles prochaines, dire qu'il suffisait d'attendre pour enfin se revoir dans l'au-delà. Mais les enfants ? Si dépendant, si innocent, comment les ignorer ? C'était à cause de ces petites créatures qu'elle avait le plus souvent perdu des personnes dans l'Ailleurs, des enfants qui appelaient désespérément. Un adulte pouvait pardonner, recommander et abandonner. Un enfant était capricieux et obtus, il ne pouvait comprendre ce qui se jouait, ne désirant que la présence de l'autre. Et pourtant, Niels continuait à s'accrocher à son bras, alors même qu'il semblait si prêt de tout abandonner. Elle s'agenouilla face à lui, observant du coin de l'œil leur sortie se troubler lentement, au loin.

-Elle l'était je n'en doute pas. Mais elle est morte. Ceci, et elle rattrapa sa main alors qu'il l'a lâchait, n'est tout au plus qu'un écho ! Il y a rien ici de vivant à par nous. Elle n'est pas ici, tu ne la trahira pas en partant d'ici au contraire ! Si elle s'accapare ton âme, cela n'apportera rien de bon à cette petite fille, cela ne lui rendra pas la vie, ou la mort plus paisible. Cela ne fera que précipiter ta propre mort.

Et, elle n'osait le dire, qu'adviendra-t-il d'elle-même si lui-même se perdait dans l'Ailleurs ? La question ne s'était jamais posée autrefois, parce qu'elle était déjà trépassée. Le fantôme, même seule, avait toujours trouvée comment sortir de ce monde pour retrouver l'autre, par une force inconnue et suprême. Pour retrouver son fils, pour assister aux derniers instants d'un aristocrates, il y avait toujours quelque chose pour l'arracher du vide. Mais aujourd'hui ? Elle était bien vivante et c'est ce qui l'inquiétait. Si Niels basculait dans cette lumière blanche qui l'appelait, qu'adviendrait-il d'elle ? Katharina ne pouvait juste pas s'évaporer dans l'air pour réapparaitre autre part. Elle avait un corps physique, une vie. Et aucune porte de sortie ne se profilait pour elle, elle devait jouer le passager clandestin auprès d'un autre. Niels en l'occurrence. Bien sûr, la femme n'était pas égoïste et opportuniste, elle se préoccupait réellement de la vie de l'homme. Mais de la sienne aussi à présent.

-S'il vous plait, ne gâchez pas vos chances de devenir celui qu'elle voudrait que vous soyez. Si vous vous laissez emporter ici même... Que pourra-t-elle pense de vous ?


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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Jeu 28 Juil - 20:02




Ses yeux tombèrent sur cette petite forme blanche dont les traits devenaient plus clairs, se trouvant non loin d'eux et semblant attendre patiemment sûrement qu'il vienne à son encontre, et plus ce processus avait lieu plus Niels avait la sensation qu'on lui enfonçait une lame dans ce peu de cœur qui pouvait lui rester. Alice. La seule personne qui pouvait encore le toucher, l'émouvoir un tant soit peu, lui agiter les sentiments qui n'avaient pas encore disparu. Elle avait été, elle était encore, et elle restera une part non négligeable de son cœur il le savait parfaitement. Il ne voulait plus l'abandonner comme il l'avait fait, plus jamais de toute son existence, elle était ce qu'il avait de plus précieux et il ne passait pas un seul jour sans qu'il n'ait pas une pensée pour elle. Le marionnettiste revoyait tellement clairement ses cheveux couleur or, ses magnifiques yeux d'un bleu profond, et ce sourire qui le mettait toujours en joie. Et elle était là. Après tout ce temps à errer, monter autant de machination dans le seul but de la retrouver d'une manière ou d'une autre, c'était comme être arrivé à la fin d'une longue route difficile et qu'il pouvait enfin laisser partir tout le reste sans se retourner une seule seconde. Hypnotisé entièrement par cette vision immaculée, qui ne faisait que devenir plus nette à mesure que son regard était sur elle, il y avait une forme d'apaisement à l'intérieur de lui qui ne s'était pas fait ressentir depuis des années. Il oubliait le reste. La Forêt Enchantée, Storybrooke, la malédiction et tout le reste qui lui importait si peu en ce moment précis. Il n'y avait plus que cet instant qui en avait, dans cet espace figé dans le temps, sans se préoccuper de savoir si tout ceci pouvait être réel ou non. La rage qui le dévorait de l'intérieur n'avait plus de raison d'exister, comme le reste elle s'évaporait à cette vision qui avait toute son attention, ne pouvant qu'avoir ce regard d'amour paternel pour cette petite créature qui était l'unique raison de son existence. Peut-être même qu'il pourrait être complet désormais, lui qui avait éparpillé son cœur comme si c'était des simples cailloux avec lesquels il pourrait retrouver son chemin, ou du moins colmater au mieux les dommages qui avaient été fait. L'espoir était permis, il avait même la meilleure des preuves qui puisse exister juste devant lui, comme si ces années de sacrifices étaient enfin récompensées.

Morte. Tout son être s'électrifia à ce mot prononcé par Katharina, comme une claque violemment distribuée et qui le ramenait sur terre, détournant son regard de cette forme de petite fille pour fixer son guide. Ce mot lui faisait révulsion parce qu'il n'acceptait pas cette idée, son regard figé sur la jeune femme se faisant sans doute plus dur, parce que Niels s'était lui-même bercé dans beaucoup d'illusions et accepter la mort de sa fille n'en faisait pas partie. Non. S'il avait brisé son cœur et qu'il avait créé autant de poupées c'était pour lui offrir un nouveau réceptacle, un qui serait beaucoup plus fort et résistant que ce frêle petit corps humain qu'elle avait reçu à la naissance, car il était indéniable à ses yeux que le cœur renfermait justement la mémoire de cet être disparu et il avait pris littéralement l'expression sur le fait qu'elle en était une partie. C'est pourquoi il l'avait cassé autant, il n'en avait gardé qu'une infime partie à l'intérieur de lui qui ne devait aucunement être plus gros qu'un dé pour jouer, pour lui donner un peu plus de chances à chaque fois que son âme retrouve le chemin. Mais ça n'avait été que des déceptions. Les parties étaient trop séparées pour en faire un écho convenable et c'est pourquoi il devait les réunir, imaginant et mettant en place ce jeu cruel, ses créations devaient disparaître pour qu'enfin Alice puisse revoir le jour. C'était une logique implacable pour lui, un état de folie dans laquelle il se baignait sans retenue, et il ne pouvait pas disparaître avant que son objectif soit enfin accompli. Katharina avait raison. Ce n'était pas dans la mort qu'ils devaient se retrouver mais dans la vie, il devait lui offrir une seconde chance d'ouvrir les yeux et ainsi vivre l'existence qu'elle aurait dû connaître, dans un monde qui soit à la hauteur et qui ne puisse plus jamais la souiller. Niels baissa la tête tout en serrant sa main libre qui cherchait presque à agripper le sol, l'idée lui faisait mal mais il n'avait pas fini de faire ce qu'il devait accomplir, ceci ne pouvant qu'un dans un sens un avant-goût tristement délicieux mais aussi amer de ce qu'il l'attendait. Un jour il pourrait enfin reprendre sa fille dans ses bras, il s'en était ainsi persuadé depuis longtemps, mais ce jour n'était malheureusement pas aujourd'hui. Il avait du mal à le digérer, partagé entre la joie d'avoir eu cette chance ô combien inestimable de la revoir et cette tristesse de voir que ce ne fut que pour un bref instant, essayant de prendre le plus sur lui.

« Je sais... Je sais déjà tout ça. Je suis tellement las de devoir avancer sans elle, c'est une torture sans nom qui me tue doucement, mais je sais aussi que je n'ai pas d'autres choix si je veux que mon objectif soit atteint... »

Il aurait juste voulu quelques minutes en sa compagnie, lui demander pardon de ne pas avoir été au final le père exemplaire qu'il aurait dû, néanmoins il était conscient grâce au discours de Katharina que s'il voulait un jour retrouver les bras de la petite fille il devait vivre de son côté. Une idée pas forcément évidente à accepter, devoir avancer avec un fantôme à ses côtés n'avait jamais été évident et le poids se faisait tout d'un coup ressentir à cause de cette expérience hors du temps et de l'espace en compagnie de cette étrange forme immaculée, d'autant plus qu'il pouvait toujours entendre les pleurs de la petite qui ne se calmaient nullement. Devoir en faire abstraction était l'une des pires épreuves qu'il avait pu connaître, ces larmes étaient aussi rares qu'elles en étaient douloureuses, Niels se voulait hermétique à tout mais dans ce cas présent ceci lui était tout bonnement impossible et il avait perdu l'habitude se retrouver aussi sensible. Et il voyait que sa guide n'était pas prête de le lâcher non plus, comme le rappeler à l'ordre et faire face à ses devoirs, sachant très bien qu'il devait faire ce qui devait être fait et non pas ce dont il avait envie. Il se releva difficilement sans pour autant porter un regard sur Katharina, restant juste debout le regard partiellement dans le vide sans afficher la moindre émotion particulière tant il y avait ce trou béant en lui qui prenait presque entièrement le dessus, faisant glisser de nouveau son bras pour lui prendre la main comme il l'avait fait plus tôt. Il redevenait sa propre marionnette où il lui suffisait d'agiter les bons fils pour qu'il agisse comme il devait le faire, ne pas se laisser emporter par des émotions qui se raréfiaient mais qui devenaient parfois trop extrêmes du fait de leur petit nombre, ainsi donc auto-enchaîné pour son propre bien et plus que tout pour accomplir ce qu'il voulait tant. Il ne put néanmoins se retenir de porter un dernier coup d’œil vers cette forme fantomatique qui avait presque l'air de tendre les bras vers lui, retenant avec autorité et fermeté extrême ses jambes pour venir la prendre contre lui, sachant bien que ce n'était là pas l'heure ni l'endroit des retrouvailles qui se feront sous un ciel beaucoup plus clément il en était sûr.

« Pas aujourd'hui ma chérie, mais bientôt. Sois patiente, on sera réuni dans peu de temps, je fais mon possible pour tu le sais et je ne t'oublie jamais. »

Un dernier sourire à son encontre avant de reprendre son sérieux, observant cette petite lumière reculer de quelques pas et calmant au mieux les pleurs comme si elle comprenait toute la situation, Niels se concentrant alors uniquement sur Katharina qui devait lui montrer la porte de sortie. Il devait rentrer à Storybrooke et travailler d'autant plus dur sur ses objectifs, il ne devait pas forcément accélérer les choses mais s'assurer que tout était suffisamment solide pour ne pas s'effondrer au dernier moment, tout se mettrait en place et il pourrait enfin serrer sa tendre Alice dans ses bras de nouveau. Il avait une ligne directive et il lui suffisait simplement de la suivre, qu'importe les moyens utilisés ils étaient tous bon à prendre après tout, même si parfois il lui arrivait de perdre son temps en futilité et forme d'amusements il gardait avec le plus grand soin cette idée qui s'était forgée depuis tant d'années. La malédiction avait déjà été un contre-temps assez lourd, nauséeux à l'idée qu'il avait pu ainsi l'oublier sans rien y faire, mais il tentait d'en prendre la meilleure partie de toute ceci. Un monde plus évolué et sans doute plus apte, d'autant plus que la magie avait été de retour elle aussi pour son plus grand bonheur, la preuve qu'un nouveau commencement pourrait voir le jour. Mais il devait partir d'ici, de cet entre-d'eux qui le bloquait dans il ne savait quoi au final, hochant la tête vers la jeune femme qui l'accompagnait comme lui signifier qu'elle devait jouer son rôle.

« Partons Katharina, j'ai encore beaucoup à faire pour la revoir et je ne veux pas la faire attendre trop longtemps. »


Il préférait se dire que c'était là une aubaine que de l'avoir revu, une vision qui ne faisait que renforcer ses convictions déjà fortes, comme une sorte de piqûre de rappel pour tout son être.







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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Mer 12 Oct - 18:15



« On dit que la mort est une grande aventure. Enfin, c'est surtout très gris et morne, un Monde Sans Couleurs, qui a dit ça franchement ? »

Avec Niels-adorateur-de-lasagnes Mørck

Elle ne pouvait que tenter de comprendre l’ampleur de la douleur qu’il pouvait bien ressentir, de la difficulté à se détacher de son enfant qui l’appelait désespérément, surement en pleurant, en gémissant de le voir se détourner. Il fallait être terriblement courageux, doté d’une volonté implacable pour s’en retourner vers son propre monde et ne pas suivre le petit être qui tentait de nous entrainer vers la mort. Elle-même, elle en avait bien conscience, n’aurait jamais pu résister à cet attrait malgré ses belles paroles. Elle se serait très certainement précipitée pour prendre l’enfant dans ses bras, le cajoler et le réconforter, pour le suivre partout où il voudra aller. Comment pourrait-elle refuser quoique ce soir à l’enfant qu’elle n’avait jamais pu prendre dans ses bras, celui dont elle avait écouté les pleurs et les peurs sans pouvoir le réconforter, celui qui avait succombé sous ses yeux ? Elle aimait sa famille profondément, son mari et ses enfants. Mais jamais elle n’aurait pu s’en détourner. Son ainé était après tout heureux dans ce monde, menant la vie qu’il souhaitait, déjà si grand ! Si Gerhardt s’était présenté sous ses yeux, elle n’aurait pas pu dire non. C’est pour cela que Katharina voulait admirer l’homme qu’elle accompagnait, lui qui avait la force de se détourner de sa fille pour continuer à avancer. Pourtant, chacun des mots qui franchissaient sa bouche dérangeaient la femme au plus profond d’elle-même. Elle qui ne se laissait guère attendre par grand-chose, difficilement atteignable, se laissait submerger à cet instant.

« La perte d’un enfant est certainement le plus terrible des maux. Mais vous ne pouvez pas vous arrêtez là, vous devez continuer Niels. Pour elle, en sa mémoire ».

Elle ne comprendrait pas ce qu’il disait pourtant, il lui manquait trop de donnés sur cet homme, mais le peu qu’elle pouvait déduire lui glaçait le cœur. Il avait pour projet de la retrouver, et la dame blanche ne parvenait pas à définir le pire des scénarios : son suicide orchestré, le terme d’une cérémonie de mort pour rejoindre son enfant, ou bien la volonté de ramener la petite fille de la mort, un projet oh combien possible, elle le savait, mais tellement dangereux et improbable. Elle avait suivi pas à pas le grand projet de Victor, elle l’avait vu tenter milles et une expérience toutes aussi terribles et dévastatrices les unes que les autres. Jusqu’à ce qu’il parvienne à faire revenir son frère. Si encore on pouvait appeler cela le faire revenir.

Le regard de la femme revint sur l’homme qui l’accompagnait, prêt à partir. Quel était cette sensation funeste qu’elle cherchait à plaquer sur son visage, un présage de malheurs et de guerre. Elle ne pouvait pas laisser d’autres vies se briser à cause de la mort et des projets fous des hommes. La mort était une étape, certes terrible, mais naturelle, et personne ne devait pouvoir s’y opposer, et manipuler les âmes. Qui sait après tout si cela n’avait pas ensuite des dommages sur ceux qui tentaient de revenir, des dommages éternels ? Mais l’urgence était de sortir de l’Ailleurs, ou bien ils se retrouveraient piégé à jamais, et tout cela n’aurait plus aucun sens. Katharina raffermit sa prise sur sa main, convaincu de ne jamais le lâcher, ou bien ils louperaient leur porte de sortie, et l’entraina rapidement vers l’irrégularité du monde, ce point qui semblait vouloir les repousser dans le monde gris et froid. Elle ne s’attarda pas sur la vigueur qu’elle se trouvait, alors qu’à Storybrook elle se trouvait faible et instable, profitant plutôt de cette chance pour se rapprocher plus vite. Ses doigts s’enfonçaient dans sa peau, persuadée qu’en le laissant s’échapper, tout serait finit. Il semblait toujours aussi loin, et inaccessible, et la distance semblait même se rallonger à mesure qu’ils se rapprochaient. Et pourtant, un instant plus tard, ils se retrouvaient nez à nez avec ce vide qui n’avait ni existence ni consistance, ce trou de l’univers si difficile à contempler à l’œil nu, presque douloureux pour ses yeux gris. La dame Blanche ne perdit pas de temps et poussa Niels dans cette direction, s’accrochant à lui alors qu’une tempête semblait soudainement se déchainer. Alors que l’instant auparavant, rien ne semblait bouger, pas une brise ni un mouvement, un univers mort et infini, tout semblait à présent se réduire à leur présence, tiraillée par des vents inconnus les assaillant de toute part, violent et pourtant d’une certaine façon... vivant. Un soupir de soulagement s’échappa de sa gorge alors qu’elle pressentait la fin de cette épreuve, le retour dans leur corps et à la vie, mouvante et changeante, loin de cet espace figé. Le temps semblait toujours aussi inexistant, aussi long que l'instant était court, plongés dans l'œil de la tempête.

« Je ne sais pas ce que vous comptez faire pour retrouver cette petite fille. Mais laissez-moi vous mettre en garde : on ne peut pas ressusciter les morts, et j’en sais quelque chose. Quel que soit votre projet fou, vous ne la ferez pas revenir Niels … »


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MessageSujet: Re: La mort, une grande aventure ? C'est un monde sans couleur surtout || ft Niels Mørck   Jeu 13 Oct - 18:04




Bientôt Alice et lui seraient réunis pour qu’elle puisse vivre la vie qu’elle aurait dû avoir, elle pourra grandir et connaître une véritable existence que la Faucheuse avait pu lui prendre, Niels ferait l’inimaginable pour accomplir son but même si pour ça il devait lui dire au revoir une fois de plus parce qu’il ne pouvait rester ici s’il voulait lui offrir tout ça. L’avoir ainsi revu, même si la silhouette restait dans un sens assez flou, faisait autant de mal que de bien à ce morceau de cœur meurtri dans sa poitrine. Pourquoi il ne le retirait pas une bonne fois pour toutes ? Après tout ça serait si simple dans un sens, il l’avait fait pour chacune de ses poupées pour leur offrir un souffle, mais pourtant pour ce dernier il ne pouvait s’y résoudre parce que la peur l’en empêchait. Cette peur de venir oublier cette petite fille vers qui tout son être était tourné, vers qui la moindre de ses actions se destinaient dans un jeu cruel qui était bien loin d’en voir la fin, mais surtout cette peur de ne plus rien ressentir le jour où elle foulerait de nouveau le sol de ce monde. C’était tellement une pure contradiction de voir qu’il refusait le moindre sentiment envers les autres, parce qu’ils ne le méritaient pas ou parce que le marionnettiste voulait préserver le peu qui restait pour les destiner à la seule personne qui avait de l’importance, alors que de l’autre côté il courait sans cesse pour retenir ce vide béant de venir avaler ce qui demeurait encore intact même si ça devenait un véritable supplice avec le temps. Avoir eu cette chance inestimable de l’apercevoir en cet instant hors de tout lui rappelait à quel point le temps jouait contre lui, la malédiction avait eu au moins cette décence d’esprit de bloquer leur horloge biologique quelque part, agitant ainsi le fait qu’il devait encore plus redoubler d’efforts mais surtout commencer à réellement faire bouger les pions qu’il avait pu mettre sur son échiquier. Néanmoins une part de lui avait pu être apaisée face à cette petite lumière qui brillait avec étincellement, malgré les pleurs qui avaient terminés par se calmer même s’ils avaient pu lui donner presque un véritable coup de poignard dans la poitrine, Niels se bordant dans cette illusion qu’il pourrait peut-être plus facilement la rappeler à ses côtés si elle l’attendait dans cet entre-deux étrange.

Pour l’heure le marionnettiste se laissa guider par Katharina qui lui tenait la main plus fermement, ne pouvant s’empêcher de jeter un dernier coup d’œil dans un regard doux et douloureux à la fois derrière lui pour apercevoir cette petite âme qui restait sagement au même endroit, avançant dans cette course effrénée pour la vie même si ce n’était pas pour celle qui l’espérait. Pourquoi ne pouvait-il pas simplement la ramener avec lui maintenant ? C’était trop simple et la raison pour laquelle justement ça ne pourrait pas marcher, voulant tout de même y croire quelque part parce qu’il était si fatigué par tout ce qu’il entreprenait à l’image de ce qui se passait à cet instant en ayant cette impression de plutôt reculer que d’avancer, d’autant plus que si de son côté son corps l’attendait à Storybrooke ce n’était pas le cas d’Alice. Si ce n’était que ça il lui en fabriquerait un qui ne lui ferait ressentir aucune douleur, peut-être même provisoire le temps de pouvoir récupérer les autres morceaux de son cœur qu’il avait pu éparpiller dans ces poupées qui ne pouvaient atteindre de manière séparée la perfection qu’il cherchait tant, toujours prit dans ses rêves tellement fous lorsque ça concernait sa fille chérie. Cependant avant de pouvoir se poser d’autres considérations, demander même à son précieux guide s’il n’y avait pas moyen de trouver une autre issue pour l’emmener avec eux, tout changea autour d’eux alors qu’il faisait désormais face à cette mystérieuse femme si blanche qu’il pourrait presque avoir du mal à la distinguer de ce qui l’entourait. Un espace sans la moindre animation, comme si rien n’existait autour d’eux en dehors de ce décor immaculé tout en étant presque à la frontière avec le gris, Niels observant autour de lui en restant alerte à la moindre chose sans savoir au fond ce qui pourrait bien chercher. Jusqu’à ce que Katharina prenne les choses en main et vienne le pousser avant de s’accrocher fortement à lui, n’objectant pas la moindre seconde car conscient qu’elle seule pouvait réellement le sortir des griffes dans lesquelles il était encore coincé, alors que tout autour d’eux l’agitation présente qui vient à se faire fit un contraste irréel en comparaison à la léthargie qui était présente jusqu’ici. Il avait du mal à distinguer les choses même si tout avait été vide jusqu’ici autour d’eux, comme si les vents qui hurlaient de toute part le forçaient à fermer les yeux, tentant de garder son attention sur cette salvatrice à l’instant même où il entendit sa voix qui avait l’air un peu plus lointaine à son oreille alors qu’elle était pourtant si proche.
Ces mots pouvaient paraître si froids dans un sens, les haïssant de tout son être et ne les acceptant à aucun moment, alors que Niels refusait de les imprimer dans son esprit. Lui réussissait à la ramener et qu’importe si ça pouvait s’apparenter à de la folie, il savait que tout l’amour et toutes les actions qu’il pouvait avoir n’étaient dirigés que pour sa fille et la raison pour laquelle il pourrait y arriver là où d’autres avaient pu échouer avant lui, il n’acceptait aucunement la vérité et se berçait dans des illusions qui étaient devenues à la longue parole qu’il entendait. Alice reviendrait quoi qu’il puisse arriver, le jeu qu’il avait mis en place se trouvait être pour converger vers cet instant ultime justement, chaque instant où il respirait il faisait tout pour s’assurer de ce retour qu’il désirait tant. Néanmoins en regardant les choses sous un autre angle le marionnettiste se rendait aussi compte que Katharina en avait trop vu sur lui, sur ce qu’il désirait plus que tout, et cette perspective ne lui plaisait pas vraiment quelque part. La petite fille avait toujours été son jardin secret, qu’il conservait presque jalousement comme s’il craignait qu’on pût le lui arracher à tout moment, et même Aileas avait pu quelque chose chez lui parce qu’il l’avait bien voulu dans le fond elle n’avait fait qu’en entrapercevoir qu’une infime partie contrairement à son guide. Et ça le dérangeait au possible. Comme s’il avait été mis à nu et que cette femme qui s’accrochait à lui avait pu voir ses horribles cicatrices, celles qu’il cachait continuellement derrière ce masque souriant qu’il portait n permanence, une forme de vulnérabilité conjuguée avec le fait qu’elle était en train de lui sauver la vie à ce moment précis. Il détestait ça. Parce que Niels ne voulait plus être celui qui avait des faiblesses aux yeux des autres, bien que conscient de son côté d’en posséder malheureusement, il voulait être ce qu’il souhaitait refléter selon son bon vouloir et rien d’autre. L’intouchable, l’imperturbable, l’indomptable. Mais Katharina elle avait vu l’être cassé, ce pantin dysfonctionnel qu’il pouvait être, la vérité mélangée à cette folie si saisissante. C’est peut-être pour ça qu’il sentait une forme de colère en lui et le besoin de se protéger quelque part, la fixant dans les yeux sans la quitter un instant, alors que son sourire s’était remis en place comme pour reprendre une forme de contrôle qu’il avait difficilement dans cette situation.

« Vous vous trompez Katharina, oh oui vous vous trompez tellement, car vous ignorez de quoi je suis justement capable. Je lui ai promis qu’un jour on serait réuni de nouveau et ça sera le cas, j’ai toujours été un homme de parole qui ne ment pas, alors quoi qu’il puisse arriver je sais que je vais la retrouver ! »

Il n’en avait que faire de son avis, il avait une ligne à suivre et rien ne pourrait le détourner de son chemin, il ne pouvait que réussir et le jour où ça sera bien le cas il se fera une joie de prouver à son guide à quel point elle avait tort. Et tout d’un coup autour d’eux les vents se firent encore plus violents, détachant son regard d’elle pour regarder le spectacle, jusqu’à comme venir le pousser avec tellement de poigne qu’il fut forcé de fermer les paupières comme pour chercher à se protéger. Il eut du mal à les rouvrir alors que son corps entier le faisait souffrir désormais, voyant le faible éclat de la lumière et surtout Katharina penchée au-dessus de lui, mettant un petit temps à réaliser qu’il était de nouveau dans la bibliothèque. Il avait un mal fou à respirer alors qu’il toussait presque en continu, pouvant sentir le sang couler le long de son menton et qui n’était là qu’un effet du poison qui coulait encore dans son organisme, comme pour lui rappeler à quel point parfois la vie était beaucoup plus douloureuse que la mort. Cependant le fait d’avoir cette étrange femme à ses côtés l’empêchait non seulement de sombrer mais aussi de calmer sans doute plus facilement son corps, ne pouvait que lui faire confiance après ce qu’elle venait de faire pour lui, alors que Niels ne regardait qu’elle sans réussir à dire le moindre mot avec cette respiration sifflante. Est-ce qu’elle lui parlait ? Il n’en avait aucune idée. Sa tête était trop lourde et il n’arrivait pas à vraiment suivre la réalité pour l’instant, c’était comme regarder un film sans en prendre conscience ou réaliser ce qui pouvait se passer quelque part, ne pouvait réussir à décortiquer les éléments concrètement comme s’il restait des résidus de cet entre-deux étrange. Il avait revu sa fille et c’était tout ce qui lui traversait l’esprit bien qu’il peinât encore à y croire, cherchant dans le regard de Katharina si tout ce qu’il venait de vivre avait été justement réel ou s’il avait tout bêtement eu une perte de conscience qui l’avait fait délirer, levant difficilement une main vers elle alors qu’il cherchait à contenir cette toux pour lui parler.

« C’était… vrai… ? »

Aussitôt il serra les dents pour éviter de laisser repasser encore du sang, tellement fatigué par ce qui était en train de se produire à l’intérieur et ce qui s’était déroulé, essayant malgré tout d’afficher son éternel sourire qui avait bien du mal à se faire à cause du rictus de douleur qu’il pouvait ressentir même s’il commençait à trouver son petit bout de chemin. Apaisé pour un temps ? C’était toujours ça de pris après tout, même si ça ne panserait jamais ce vide intérieur qui était si silencieux en cet instant comme si la réanimation de vifs sentiments avait réussi à repousser cette envie dévorante qui se faisait en lui, un instant pour souffler dans cette course folle qui allait reprendre sous peu de toute manière parce qu’elle n’aurait jamais de fin tant qu’elle ne serait pas à ses côtés. Il devait beaucoup à Katharina quelque part, de l’avoir sorti de ce monde étrange et aussi lui avoir permis d’avoir la chance de revoir Alice, il lui devait tout bêtement la vie. D’habitude c’était envers lui qu’on était redevable, s’arrangeant toujours pour qu’on puisse avoir une dette à son encontre, mais les rôles s’inversaient dans ce cas précis et même si la vision lui plaisait que peu il n’était pas du genre à effacer comme par enchantement une telle chose. Niels devrait aussi s’assurer que la jeune femme garde pour elle ce qu’elle avait pu voir, qu’elle ne parle jamais de son jardin secret et plus que tout de la personne qui comptait le plus pour lui, mais là il n’en avait juste nullement la force et ne cherchait plus vraiment à bouger. Ses yeux quittèrent sa salvatrice pour se poser sur le plafond, souhaitant juste profiter de cet instant presque suspendu bien que douloureux, la respiration sifflante au possible.

« Je… Je vous en… dois une… merci... »

Un exercice qui le fatiguait énormément, n’arrivant pas à lutter contre cette fatigue écrasante, alors que les bras de Morphée venaient à l’accueillir en grand.







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