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 My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby

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Katharina Klein

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MessageSujet: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Mar 12 Juil - 23:52



« My mamma said that the best thing in life was getting me » Retrouvailles mouvementées ft Victor-bébé-d'amour, sa femme et son futur bébé





Ses doigts agrippaient le bord du rideau, les écartant légèrement de la fenêtre, juste assez pour pouvoir observer sans être vu. Peut-être pouvait-on voir une silhouette se découper derrière les lourdes teintures grâce à la lumière si l'on regardait suffisamment bien, mais quelle importance ? Plus rien n'avait pas d'importance à présent, rien si ce n'est la maison qui faisait face à la sienne. Grande, belle et vide depuis toujours. Inoccupée durant les vingt-huit qu'avait duré la malédiction, et pratiquement un an de plus. Et puis un jour, le petit panneau poussiéreux « A vendre » avait disparu. Les propriétés étaient grandes dans cette partie de la ville, et souvent occupées par les riches snobs de la ville, de ceux qui n'adressaient pas la parole à « la folle aux cheveux blanc », celle qui se comportaient comme une vielle femme et restait enfermée dans sa maison. Katharina n'avait jamais apprécié les riches de la ville. Ils étaient différend de la société où elle avait évolué, plus méprisant et autocentré. Pas que son monde en gris soit parfait, mais l'aristocratie n'était pas aussi fermée et nauséabonde. Katharina était plutôt contente en fait, d'avoir des voisins. Le premier jour, elle avait préparé un gâteau, prête à sortir dehors - un grand effort en fait. Elle n'avait pas rapproché cette nouveauté à l'agitation qu'elle avait observé chez Victor, pourquoi faire ?

Elle soupira doucement, relâchant le tissu coincé entre ses doigts. Une jeune femme venait de quitter la maison, et Katharina sortit de sa maison, un peu tremblante, beaucoup anxieuse. Deuxième essaie officiel. Combien d'officieux ? Autant de jour que peuvent compter une année certainement. Mais hier. Oh hier, quel jour spécial, quel jour bénis et marqué au fer rouge dans son existence. Le début véritable de sa vie, comme une renaissance. Elle n'avait pas pu rester là, à observer ses nouveaux voisins emménager. Pratiquement un an qu'elle guettait, qu'elle tentait et qu'elle échouait. Mais elle n'avait pas eu le droit, pas ce jour-là. Et pourtant. Elle était sortie, avait traversé la rue, et elle y était. Elle avait été incapable de sonner, de frapper contre la porte et d'affronter ce qui se passait derrière. Il y avait des rires, comment vouloir briser cette magie d'un couple nouveau ? Avec dégout, pour elle-même, et remord, elle avait dépassé un paquet sur le rebord de la fenêtre, elle avait fuit. Oh pas très loin, seulement en face de la rue.

Elle n'avait pas passé une bonne nuit. Elle n'avait pas dormit en fait, assise sur sa chaise en face de la fenêtre, à guetter le moindre visage familier. Elle avait vu le paquet disparaître, et puis plus rien. Que se passait-il à l'intérieur ? L'avait-il ouvert, l'avait-il jeté ? Elle se rongeait les sangs sur le cadeau qu'elle n'avait même pas eu le courage d'offrir elle-même. Le choix avait été difficile. Mais comment ne rien faire, alors que durant des années elle n'avait rien pu faire, coincé sous la forme d'un fantôme ? Des chaussures avaient été le premier choix. Pas n'importe lesquels bien sur. Il y avait ces petits souliers dans la boutique de Mr Gold. Des petits souliers blancs et argents, des choses qu'elle avait parfaitement reconnu comme étant celles de Victor bien sûr, une paire unique, qu'elle s'était empressée d'acheter. Aujourd'hui dans la maison d'en face. Mais pas que bien sûr, elle aimait trop son fils pour cela. Dans la boutique, elle s'était aussi procurer ce set de médecine qui rappellerait à son fils ses années d'universités, la voie qu'il avait choisit et qu'elle approuvait plus que tout. Et au cœur de tout cela, dans un écrin de velours bleu, une montre gravée à ses initiales, une montre aux motifs nouveaux et fins, un nouveau départ pour leur famille. Elle aurait du être là pour présenter ces cadeaux, les expliquer, la carte n'aurait du être qu'un complément. « Ces chaussures étaient les tiennes, t'en souviens-tu ? Tu étais si jeune, si petit. Un nouveau départ, c'est ce que nous propose cette vie. Je t'aime, KKF. » Rajouté au crayon, un petit « Me pardonneras-tu ? », et elle avait tout abandonné.

Son poing frappa contre la porte avant qu'elle ne puisse arrêter son geste. Elle s'était retrouvée bien trop rapidement devant la maison, elle avait trop rapidement agit pour ne pas s'enfuir à nouveau. Elle ne pouvait plus reculé, elle n'avait que trop tardé déjà. Son cœur battait la chamade, et sa main retomba le long de son corps, le souffle court. La poignée joua, la porte s'ouvrit. Il eut un silence, et puis sa voix tremblante.

-Bonjour Victor.

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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Ven 15 Juil - 18:42




Un tout nouveau chapitre de son existence qui s'ouvrait là, les choses s'étaient enchaînées assez rapidement mais pourtant ce n'était pas forcément pour lui déplaire, Victor goûtait de nouveau à ce qu'on nommait le bonheur et ceci grâce à Ruby. Mais pas que. Bientôt ils allaient former une petite famille et accueillir un être qui serait le fruit de leur amour, la peur et l'angoisse étaient là mais il savait qu'ensemble ils pourraient tout surmonter s'ils restaient unis, et c'est pourquoi il avait dû prendre la décision de partir de chez Jefferson. Vivre avec son meilleur ami fut l'une de ses meilleures expériences de vie, il y avait eu un peu de bas mais surtout des hauts, néanmoins il était temps pour lui de prendre son envol même si ça ne changeait rien à l'amitié qu'il pouvait porter pour le chapelier. Mais sûrement qu'ils avaient tous deux ayant besoin de moments pour eux, dans leur propre univers, Jeff avait retrouvé sa fille et le médecin ne voulait aucunement interférer un peu plus dans ces retrouvailles familiales. C'était officiellement la fin de sa vie de célibataire, certes depuis qu'il sortait avec sa reine des pancakes, mais là la situation prenait une tout autre dimension à laquelle il n'avait jamais réellement pensé. Son existence avait été mise en quelque sorte entre parenthèses pour se consacrer uniquement à la science, une discipline pour laquelle il avait besoin de rester au possible concentré et ne pas se laisser à quelques divagations diverses. Mais Storybrooke était l'occasion de saisir une seconde chance, de construire quelque chose qui aurait vraiment de l'impact, et il l'avait vraiment trouvé à présent il en était sûr. Un bonheur qui ne faisait que se confirmer lorsqu'ils avaient trouvé ensemble une maison qui pourrait correspondre à leurs attentes, éloignée du centre-ville sans pour autant être en pleine nature et rapide d'accès pour leur travail, ne venant pas attendre plus pour emménager sous le même toit. La plupart des choses étaient encore dans les cartons, essayant d'éviter au possible à Ruby de porter des choses trop lourdes comme si elle avait pu être faite en sucre et la couvant peut-être un peu trop par instants, alors que le déballage des affaires se faisait sous la bonne humeur même s'ils n'avançaient pas vraiment vite. Le temps de voir comment s'accorder, l'installation en commun était définitive par rapport aux moments qu'ils avaient eu ensemble après tout, mais rien ne pouvait les sortir de cette bulle qui n'appartenait qu'à eux. Ou presque.

Un simple paquet en apparence qui avait été posé sur l'une de leurs fenêtres, qui l'avait surpris au possible et encore plus en voyant ce qu'il pouvait contenir, Victor l'avait ouvert pour déballer cette boîte qui a première vue s'adressait à lui. Tout était étrange. Aussi bien l'envoie, le l'expéditeur, mais aussi le contenu. Soi-disant que les chaussures de poupon étaient à lui mais il ne les reconnaissait pas, sûrement trop jeune pour s'en rappeler, son esprit ne réussissant pas à faire le lien. Il y avait eu aussi ce magnifique set de médecine, ayant l'impression de revivre ses années d'études dans le Monde sans Couleur où il avait reçu quelque chose d'assez semblable, une bonne surprise mais qui le laissait dans un état d'étonnement malgré tout. Et là au milieu cette montre qui ne faisait que le mettre mal à l'aise au possible, revoyant en boucle son père en offrir une semblable à son frère et qui appartenait à leur mère, pire que tout en voyant que les lettres marquées correspondaient ainsi à son nom. Victor Frankenstein. Mais le mot à l'intérieur, qui aurait dû l’éclaircir sur l'identité de la personne qui lui avait envoyé cet étrange présent, était loin d'être une sorte de réconfort et encore plus lorsque Rubylut les quelques lignes de marquées. Oh il avait essayé de lui expliquer qu'il n'avait aucune de la signification de tout ceci, que c'était très certainement une mauvaise blague de Jefferson pour leur emménagement mais après vérification auprès de son ami il semblerait que non, essayant autant que possible de stimuler sa mémoire et les indices pour trouver cette identité qui lui échappait complètement. Une femme ? Il en avait l'impression, la louve elle la conviction et peut-être avait-elle senti une odeur qui lui était impossible de son côté en tant qu'humain de découvrir, et vu les présents il était probable qu'elle pouvait venir de son monde d'origine. Il avait tenté de faire comprendre à la future mère de son enfant qu'il n'avait aucune idée de qui ceci pouvait bien être, ce qui n'était là que la stricte vérité, alors que les derniers mots accentuaient le mystère dans lequel il nageait. Inutile de dire que ce soir-là l'ambiance fut assez froide, lui tentant sur ce terrain glissant de faire comprendre qu'il était tout aussi perdu et Ruby dans une contrariété extrême, ceci jusqu'au lendemain.

L'électricité était dans l'air. Victor essayait de bien faire, d'être le plus irréprochable possible, mais tout ce qu'il réussit à faire c'est d'énerver un peu plus la serveuse qui quitta leur nouveau chez eux en claquant la porte d'entrée. Le scientifique préféra laisser couler, lui laisser le temps de se calmer et mettant ça en partie sur les coups des hormones, tentant de vider quelques cartons en ce jour de congé mais il n'y arrivait pas vraiment. Toutes ses pensées étaient et restaient pour cette mystérieuse boîte de Pandore, elle avait provoqué une discorde où il allait devoir réparer au mieux le mal qui avait été fait, voulant trouver réponse à ses nombreux questionnements. Cherchant des indices sur ces présents qui lui donnaient un goût mitigé, ne pouvant se réjouir malgré la valeur de l'attention, il fut déconcentré de sa tache par le coup donné contre la porte d'entrée. Ruby avait-elle fini de se calmer et avait oublié ses clés pour rentrer ? Il l'espérait vraiment, n'appréciant que très peu la voir partir ainsi par crainte de ce qui pourrait lui arriver, reposant la montre qu'il observait dans l'écrin pour se diriger vers l'entrée. Il poussa un soupir avant de jouer de la poignée, cette histoire ne faisait que lui donner mal au crâne, ouvrant alors la porte pour dévoiler une personne qu'il ne pensait jamais revoir. Et pour cause elle était censée être morte. Victor s'arrêta comme une statue, les yeux grands ouverts et l'incompréhension sur le visage, choqué par ce qu'il avait sous les yeux. Sa défunte mère. Elle était pourtant là devant lui, beaucoup plus pâle que de son vivant et les cheveux d'une blancheur presque aveuglante, son cœur s'arrêtant aussi dans un même mouvement. Ça ne pouvait pas être elle, trop jeune pour être celle qu'il croyait être, n'arrivant pas à prononcer le moindre mot mais finalement ce fut elle qui brisa le silence en premier. Il n'y croyait pas, c'était tout bonnement impossible, lâchant la poignée pour reculer de quelques pas sans la quitter des yeux une seule seconde. Son cerveau refusait d'y croire, ne voyant là qu'une drôle d'histoire qui n'avait pourtant rien d'amusant et l'assimilant à une possible illusion visuelle mais ses mots pourtant étaient bien réels à ses sens, levant un peu un index tremblant devant cette vision du passé qui le mettait dans une sorte d'état de frayeur.

« Non... Je ne sais pas ce que vous êtes, ou qui vous êtes, mais je vous assure que ce jeu n'a absolument rien d'amusant ! »

Il y avait tellement de créatures étranges à Storybrooke, des êtres aux capacités défiant l'entendement humain, que Victor ne trouvait que cette solution pour se rassurer. Elle ne pouvait aucunement être sa mère alors quelqu'un avait forcément dû copier son apparence, par il ne sait quel procédé mais très certainement magique, du mieux possible dans sa mémoire ou quelque chose dans ce goût-là. Loin de se douter de la vérité, que devant lui se tenait la femme qui lui avait donné la vie mais plus que tout qui avait indirectement guidé sa voie vers la médecine, c'était là une blague puérile dont il n'acceptait nullement de rire. Pourtant plus il regardait ses yeux et plus le scientifique en était déstabilisé, il y avait cette sincérité et cette tendresse dont il se souvenait encore, une partie de lui voulait peut-être croire que c'était possible mais celle de la raison hurlait violemment dans son crâne qu'on ne faisait que se jouer de lui. Il se sentait tout d'un coup mal, piégé entre deux eaux qui lui donnait presque la nausée, sentant sans trop de mal son pouls s'accélérer. Il voulait vraiment être rationnel, se dire qu'il s'était peut-être juste cogné la tête, mais le côté émotionnel l'emportait. Secouant la tête vivement, presque terrorisé par la vision de cette femme face à lui, sa main avec laquelle il la pointait plus tôt venait à trembler alors qu'il la baissait petit à petit.

« C'est impossible... Vous ne pouvez pas être là... vous... vous êtes morte... »

Ces mots faisaient toujours de la peine malgré les années, il restait dans le fond ce petit garçon marqué par la disparition soudaine et brutale de sa mère, n'osant pas pour autant avancer en sa direction.







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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Jeu 28 Juil - 1:11



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Elle avait attendu à peu près tout type de réaction bien sûr, de la plus violente à la plus douce. Sa solution préféré était bien sûr qu'il tombe dans ses bras, les yeux en larmes mais elle sourire aux lèvres, des retrouvailles inespérées mais heureuses. Bien sûr, c'était ce qu'elle n'avait pas envisagé qui se produisait : il n'y croyait tout simplement pas. Ce « Non » semblait dresser une infinie barrière entre eux, une réponse si définitive et sans appel qu'elle ébranla totalement la femme. Non à son existence qu'il ne pouvait accepter. Comment après tout accepter aussi rapidement sa présence ? Elle ne l'avait jamais quitté, mais il n'en savait rien. Elle était restée à ses cotés depuis lors, mais comment lui pourrait-il savoir ? Sa mère était morte il y a de cela des années. L'affaire était pliée, emballée, rangée dans un tiroir de son esprit. Peut-être y repensait-il de temps en temps, peut-être songeait-il à elle. Katharina savait déjà qu'il avait un jour rêvé d'elle. Mais jamais il n'aurait pu la croire, si ce n'est vivante, encore là. Il faut dire qu'il n'aurait jamais du le savoir si tout c'était déroulé normalement.

Le seul moment où il aurait pu la voir... Le jour de sa mort, avec un peu d'espoir. Depuis la mort de Gerhardt, elle n'avait qu'une crainte : voir son ainé filer entre ses mains sans même pouvoir le dire une dernière fois combien elle l'aime. Alors elle l'avait suivit pratiquement partout, ne le lâchant pas des yeux. C'était là le seule moment ou il pourrait la voir : à sa mort. Quelques minutes tout au plus avant de trépasser, ses yeux s'ouvriraient. Et alors.. Alors qu'adviendrait-il ? Elle voulait croire qu'elle avait subsisté par amour pour ses enfants, pour ne pas les laisser seul, jamais. Mais que serait-elle après ? Rejoindrait-elle enfin l'au-delà, auprès de sa famille, ou bien serait-elle à jamais et pour toujours bloquée dans ce bas-monde ? C'était un destin peu enviable auquel elle évitait de penser en général. Et puis le sort noir s'était abattu sur eux, et Katharina avait respiré à nouveau. Comment composer avec ces nouvelles données ? Elle aurait pu le trouver dès le premier jour, se disait-elle parfois. Mais elle avait eu si peur, et pas seulement de le revoir. Elle avait rapidement eut des nouvelles d'une jeune amie de l'hôpital. Morte dans sa vie précédente... morte à nouveau dans cette vie. Son pouls s'était arrêté, tout simplement.

Et la femme avait eu tant peur de mourir à son tour ! Pire, de disparaître à nouveau, de redevenir aussi translucide et pâle que l'air, de traverser à nouveau les murs ! Alors elle avait attendu, dans la crainte et la peur, et sans s'en rendre compte les jours avaient défilé, puis les semaines et les mois. Bientôt un an, comment avait-elle pu rester sans rien faire aussi longtemps ! Il faut dire aussi qu'avec sa maladie toujours présente - toujours mieux que de disparaître - elle avait eu à faire, test et expérience pour voir si la magie y pouvait quelque chose. Sans résultat pour le moment. Et son anniversaire l'avait réveillé, dieu merci ! Et elle était là, après s'être dérobée tant de fois. Face à une situation qu'elle n'avait jamais envisagé. Il n'y croyait tout simplement pas. Il reculait face à elle comme il reculait face à a réalité. Un sourire triste figea les lèvres.

-Et pourtant, tu sais mieux que personne comme la mort peut être déjoué. Tu l'as toi-même un jour expérimenter non ? Elle s'approcha doucement, montant la marche du perron, presque hésitante, la main tendue. Mais je ne suis jamais vraiment partit Victor. Je t'avais promis que tu ne serais jamais seul. Elle tendit un peu plus sa main vers lui, avançant petit à petit sans trop pourtant s'approcher de lui. Ici, à cet instant précis, elle pouvait être encore un mirage, une illusions qui pouvait à tout moment s'évanouir dans les airs, Katharina était encore ce fantôme du passé qui menaçait de basculer dans la réalité du moment présent à tout instant. Par un simple toucher, elle pouvait s'ancrer dans ce monde réel.



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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Jeu 28 Juil - 20:02




Douce et cruelle vision face à lui qui se faisait en cet instant, s'en éloignant comme pour s'en préserver même si en fin de compte ceci fut vain, ce fantôme du passé qui l'avait tant hanté plus petit jusqu'à finalement être remplacé par la figure de son frère. Il avait du mal à y croire, il savait que Storybrooke était un lieu de magie qui le faisait froncer le nez à plusieurs reprises mais tout de même, plus que tout Victor ne voulait y aucunement y croire en réalité tant cette situation dans laquelle il se trouvait en cet instant il paraissait si irréel. Il faisait ainsi face à quelque chose qui le dépassait de tout son être, son esprit scientifique cherchant une explication solide mais malheureusement aucune n'était assez suffisante ou cohérente à son sens, ayant tant de difficulté à pouvoir l'appréhender comme il l'aurait sans doute fait à son égard. Cependant ce n'était pas rien. Sur le seuil de la porte se trouvait sa défunte mère, ou un étrange quelque chose s'en approchant en tout cas, même si elle semblait atteinte d'une pâleur autant sur sa peau que dans ses cheveux qui le laissaient un peu plus circonspect et lui faisait peut-être dire qu'en effet il faisait bien de se méfier. Mais le médecin avait malgré lui cette sensation de déjà-vu, comme si son subconscient avait malgré lui gardé une trace qui lui semblait impossible à déchiffrer. N'arrivant pas à faire le parallèle avec le rêve qu'il avait pu faire dans son monde, ou alors ne souhaitant pas le faire comme pour se préserver quelque part, la main tendue qu'elle avait lui rappelait des histoires sur justement la main de la Mort. Lui avait appris à la déjouer justement, comme lui rappelait si bien cette étrange femme qui ne faisait qu'avancer dans sa direction sans que ceci puisse lui plaire dans un sens, et le fait qu'elle puisse lui rappeler qu'il avait justement joué dans un sens avec la vie ne le mettait que peu à l'aise. Gerhardt en avait été la victime dans cette histoire, le bloquant ainsi dans un entre-deux assez particulier sans pouvoir l'en tirer d'ici, devant apprendre encore à l'heure actuelle à vivre avec le poids de cette culpabilité qui ne faisait que s’adoucir sans pour autant disparaître en compagnie de Ruby. Il aurait qu'elle soit là en cet instant, qu'elle le guide dans cette épreuve si surréaliste qu'il ne savait pas quoi en penser et était incapable d'avoir un raisonnement logique, mais il devait faire face seul.

Victor était perdu sur ce qui était en train de se dérouler alors cet être qui avait pris la forme de sa mère, ne pouvant juger si oui ou non ceci pourrait bien être elle, continuait à avancer et finalement s'arrêter comme attendant un geste de sa part. Mais que devait-il faire ? Il avait beau retourner la situation dans tous les sens rien ne venait éclairer la moindre lumière sans son esprit, c'était même le noir complet et à peine une faible lueur apparaissait qu'elle disparaissait aussitôt en raison de son esprit empreint de sciences, voulant au possible trouver la réponse à ses multiples questions qui se faisaient présentement. Alors il essayait de reprendre depuis le début, de décortiquer chaque forme d’argumentation qui pouvait se présenter alors, essayer de faire un pour et un contre sans se laisser emporter par une pré-conclusion. Cette femme était presque entièrement trait pour trait le portrait de sa défunte mère, en dehors surtout de cette couleur de cheveux anormalement blanche dont elle était pourvue, comme si le temps n'avait eu aucune emprise sur elle dans un sens depuis le jour de sa mort. Ce qui pourrait impliquer une forme de magie hors leur monde n'en était pas friand, c'était un art décadent qui n'avait plus sa place depuis des siècles et hautement condamné par l’Église présente, néanmoins pour avoir usé d'un cœur comportant cette composition étrange il savait dorénavant que la valve à ce genre de pratique n'était pas totalement fermée. Il y avait une part de mystère dans son monde, comme si avec cette présence il en prenait tout d'un coup compte, mais ce n'était pas pour autant que ceci lui plaisait loin de là. La magie était certes pratique mais le révulsait, il s'était laissé avoir sans en connaître le prix et les conséquences d'une telle utilisation, il avait osé la sous-estimer et s'en était retrouvé comme puni pour cette raison. Cette idée mais aussi ce côté si fragile qu'il pouvait avoir, ce sentimentalisme qui faisait vibrer ses cordes si sensibles de manière fébrile, comme si l'enfant au fond de lui voulait y croire malgré l'improbabilité de la situation tandis que les mots résonnaient en lui. Il n'avait qu'un très vague souvenir de sa mère lui annoncer qu'il ne serait jamais seul au monde, pourtant c'était ce qui s'était produit avant la malédiction, qui ne faisait que renforcer ce doute persistant qui jonglé entre envie et réalisme.

« C'est vraiment vous Mère... ? Je... Je ne peux y croire c'est juste insensé... Comment pourrais-je vous croire ? Qu'est-ce que... quel était le dernier tableau que vous avez peint avant la naissance de Gerhardt ? »

Pour l'instant le médecin restait à une distance raisonnable, beaucoup plus sûr de lui cependant à l'instant où il posait cette question, seule sa véritable mère pourrait répondre à ce qu'il venait de poser. Il s'en souvenait parfaitement de son côté, le tableau avait été précieusement conservé dans le bureau de leur père et illustrant ainsi un dernier souvenir de sa femme, se revoyant partiellement aussi venir voir sa mère peindre alors qu'il déambulait dans le manoir des Frankenstein avec ses propres préoccupations d'enfant. La vie était alors si simple. Il était une petite pile énergique et surtout il était impatient de voir s'il aurait un petit frère ou une petite sœur, voulant déjà lui donner quelques-uns de ses jouets parce qu'il était dans sa nature altruiste d'être ainsi, et il n'y avait qu'en compagnie de celle qui était alors son point de repère dans la vie qu'il était calme car il avait compris qu'elle se trouvait être si fatiguée. Alors Victor ne faisait jamais de bruit lorsqu'il était dans son sillage, dessinant du mieux qu'il pouvait tout en essayant de recopier ce style si unique, cherchant souvent à lui donner une partie de son goûter. Et la réponse que fit cette femme fut à la hauteur d'une forme d'attente qu'il ne pensait pas avoir, il avait accepté depuis le temps l'idée que sa mère ne reviendrait pas en tout cas, lui offrant autant une forme de soulagement que d'angoisse. Le médecin redevient ce gamin en l'espace d'un instant, celui-ci avait eu atrocement eu besoin d'une véritable présence maternelle à ses côtés, approchant à son tour de cette vision pour effleurer du bout de ses doigts cette main toujours pointée en sa direction. Il avait besoin de voir si tout ceci était bien réel, qu'il n'était pas en pleine divagation ou qu'il s'était trop cogné la tête, mais à peine entra-t-il en contact qu'il sursauta presque en sentant ainsi une telle chaleur et un toucher qui était ainsi palpable. Il ramenait sa main contre lui comme s'il avait été brûlé, regardant presque béatement celle qui avait ainsi été sa mère comme pour réimprimer son image dans sa rétine, déglutissant avec difficulté tant il avait une boule dans la gorge. Il y avait tellement de choses qu'il voulait lui dire mais aucun son ne sortait, trop troublé par ce qui se déroulait, lui expliquer à quel point elle avait pu lui manquer et à quel point il aurait aimé la rendre fière de lui. Qu'elle puisse lui pardonner ses erreurs, pour ce qu'il avait fait à son frère et indirectement à leur père, de n'être qu'une succession d'échecs constants. Ses jambes tremblaient mais pourtant elles finissent malgré lui par faire les derniers pas qui le séparent vraiment d'elle, les yeux ouverts en grand et le cœur battant tel un tambour de guerre ; tandis que ses bras s'ouvrent pour se refermer sur elle.

Victor était surpris de cette consistance qu'il peut ainsi toucher, comme lui prouvant que rien de ce qui est en train de produire en cet instant est un rêve, mais il ne sait pas quoi dire. Il pourrait se lancer dans une longue tirade pour lui dire à quel point sa vie aurait pu être toute autre avec elle, que s'il avait pu il aurait fait quelque chose à l'époque, qu'il a tout fait pour combattre la Mort dans l'espoir que personne ne souffre plus jamais d'une telle séparation avec un être cher. Lui avouer qu'il aurait voulu savoir comment mettre correctement du baume au cœur de leur père, au lieu de le décevoir encore et encore par ses choix qui paraissaient au militaire si aberrant, avoir son don pour calmer les choses et répandre autant de lumière comme elle savait si bien le faire. Qu'il n'était certainement pas le grand fils fort qu'elle aurait pu souhaiter, le frère aimant et protecteur qu'il avait pu promettre d'être alors que Gerhardt n'était même pas encore né, le digne successeur de la famille Frankenstein comme son rang et son titre l'exigeaient de lui. C'était peut-être ça cette peur qu'il pouvait avoir. La peur que cette mère tant aimée puisse voir à quel point il n'était que déception, loin d'être un modèle de prodigue, entendant dans sa tête les mots durs que son père avait pu avoir pour lui. Charlatant, imposteur, menteur. À peine venait-il de la retrouver qu'il avait déjà la crainte de la perdre à nouveau, que son comportement passé puisse ternir le futur, alors qu'une question tant primordiale trotte dans sa tête : comment lui avouer tout ce qui s'était passé ? Le savait-elle ? Alors en cet instant il garde le silence, toujours pris de tremblements qu'il ne peut aucunement contrôler, parce que les gestes lui semblent peut-être aussi plus fort que les mots. Il est ce petit garçon qui est venue se réfugier dans les bras de sa mère, qui voudrait qu'elle le protège de tout comme elle savait si bien le faire, et que maintenant qu'il a pu la retrouver il ne voulait plus la quitter tout en craignant une possible colère de sa part. Victor venait sans s'en rendre compte la serrer un peu plus, la respiration saccadée par tout ce qui est en train d'arriver, conscient qu'il lui faille avouer la vérité même si cette idée lui fait peur. Essayant de rependre de l'air et une voix tangible, ses yeux le brûlant quelque peu mais se refusant de craquer, il devait lui dire avant toute autre chose.

« Mère... Père est... alors que Gerhardt c'est sans doute pire... Je ne savais pas quoi faire et j'ai été un véritable monstre... »

Le dernier mot était sorti comme dans un dernier souffle, ne sachant quel mot il pouvait bien employer à part celui-ci en cet instant, s'accrochant à elle tout en cachant son visage contre cette frêle épaule.







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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Mer 14 Sep - 15:03



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Le sourire triste qui s'était peint sur ses lèvres s'effacerait-il même un jour ? Elle savait bien que rien ne serait facile, que sa revenue à la vie aux yeux de son fils paraitrait trop invraisemblable. Mais elle avait su cela en théorie, et le vivre était une toute autre expérience, beaucoup plus violente et émotive. Mais comment aurait-il pu en être autrement ? Elle s'était doutée qu'il aurait du mal à la croire, sans vouloir réellement se l'avouer. Mais l'ombre de ce doute avait hante son esprit, et pourtant y faire face à ce moment-même était une réalité effrayante. Son fils doutait de son existence. C'était normal, mais cela faisait mal. C'était même au-delà de la simple douleur, et qui pourrait comprendre ce maux de son cœur, celui d'une mère pour son fils enfin retrouvé ? Elle aurait voulu le serrer dans ses bras, lui dire de taire et de profiter de sa nouvelle présence. Bien sûr, elle doutait que cette initiative serait mal vu : elle devait se faire à l'idée qu'il ne soit pas sûr qu'elle soit réellement sa mère disparue. Une pensée toujours aussi normale et compréhensible, aussi douloureuse soit-elle. Son esprit se détourna brusquement dette souffrance au cœur pour replonger dans ses souvenirs. Son dernier tableau ? Cela remontait à si loin, plus qu'une autre vie ! L'équivalent de sa vie en tant qu'américaine, celle en tant que fantôme, il y si longtemps ! Pourtant, elle n'avait pas oublié sa dernière oeuvre, peinte à même son lit, son fils tournant autour de sa chambre, exhibée dans le bureau du maitre de maison jusqu'à sa mort.

-Un tableau resté inachevé, juste avant sa naissance. Un doux euphémisme pour parler de ce jour funeste pour leur famille, celui ou tout avait basculé. Tout aurait été diffèrent si Katharina avait survécut, il n'y avait même lieu de poser la question. Présente pour tempérer son mari, Victor n'aurait pas manqué de son amour et de leur fierté à tout deux. Gerhardt aurait eu tout simplement une mère, des parents présent pour cet enfant et une enfance heureuse. Et peu importe l'amour immense portée son cadet, la montre de sa famille serait allé à son ainé. Oh tant de malheur pour leur famille, tant de bouleversement. C'était toi bien sûr, le sujet, Victor. Tu ne pouvais pas rester cinq minutes sans gigoter sur ta chaise, je n'ai jamais réussit à fixer ton visage sur cette toile. Tu étais si joyeux, si soucieux, ton expression si changeante ! Et peu importe le temps qui la séparait de ces derniers mois en compagnie de son jeune fils, elle ne pourrait jamais les oublier.

Mais elle le vit sur son visage, cette réalisation soudaine de sa présence, cette acceptation brutale encore hésitante. Il avait levé son bras, tendant sa main vers la sienne, mais sitôt qu'elle sentit le contact de cette peau solide et chaude, il recula comme s'il s'était brûlé sur la vie qui coulait librement dans ses veines. Elle-même avait eu bien du mal à ne pas bouger, à ne pas reculer à son tour ou à le prendre tout contre elle Quel sensation étrange, malgré son retour à la vie déjà vieux d'un an ! La femme ne s'était jamais étonné de sentir la chaleur des personnes qu'elle pouvait bien toucher. Mais effleurer simplement la main de son fils ... Elle se souvenait que trop bien de la froideur qu'elle avait ressentit à chaque tentative de sa part d'entrer en contact avec lui. Elle avait toujours eu ce maigre espoir vain qu'un jour, cela fonctionne enfin, qu'elle ressente à nouveau la chaleur humaine et surtout qu'elle puise communiquer avec eux. Elle avait essayé tant de fois, et aujourd'hui la réalité prenait le dessus sur ce rêve longtemps inaccessible. Sa respiration était fragile, hésitante, durant cet instant qui semblait figé dans le temps, durant lequel la mère et son fils se contemplaient indéfiniment. Et enfin, il s'avança. Le souffle dans sa gorge se heurta quand il la serra contre lui, apportant cette reconnaissance qu'elle attendait tant. Si Victor venait à elle, c'est bien qu'il lui accordait le statut de mère, qu'il la reconnaissait comme telle sans condition possible, n'est-ce pas ? « C'est si bon de te revoir ». Elle aurait voulu ne plus jamais bouger, ne plus jamais quitter cette étreinte débordante d'émotions. Peu importe qu'elle soit à présent à peine de sa taille, qu'il ne soit plus le petit garçon qu'il était la dernière fois qu'elle avait pu le serrer contre elle, c'était toujours son fils. Elle le touchait, elle pouvait le sentir entre ses bras, et cela n'avait pas de prix.

L'ancien fantôme retint un soupire lorsqu'il aborda dans la foulée les problèmes qui avaient marqués sa vie avant que le sort noir ne s'abatte sur eux. Il ne le savait pas, il n'avait pas pu encore comprendre le sens de ses mots, prendre conscience qu'elle savait tout de lui, comme un ange gardien qui ne l'avait jamais quitté des yeux. Elle aurait voulu lui dire de se taire, de laisser pour le moment ces affreuses histoires de cotés pour se concentrer sur leur retrouvailles, elle aurait voulu oublier dans la foulée le destin tragique de la famille Frankenstein, comme si une malédiction leur avait été lancé, et si avant elle aurait pu rire d'une telle idée, l'expérience de la magie aujourd'hui lui mettait au contraire sur la piste d'une telle idée. Pourquoi rappeler ce passé maintenant ? Bien sûr, elle admirait son fils de vouloir aborder le sujet sur l'instant, incapable de rester de marbre face à sa mère. Elle aurait voulu lui dire que tout était pardonné, que tout était même oublié et que cela n'avait plus aucune importance. Mais il y en avait énormement. Son mari, l'homme de sa vie et de toute les autres, n'étaient plus, et c'était de ces douleurs qui ne quitteraient jamais vraiment son cœur. Quant à son dernier fils, elle ne le connaitrait tout simplement jamais. Une autre blessure qui ne se résorberait pas. Mais Katharina ne pouvait tout simplement pas dire cela à son enfant, il pouvait comprendre cette souffrance, mais il n'en saurait pas la véritable étendue, et c'était mieux pour eux deux.

-Chut Victor, je sais tout cela. Elle ne le savait que trop bien, témoin impuissant des scènes d'horreur qui s'étaient joué dans la demeure familiale. Son seul pouvoir avait été d'accueillir Alphonse lors de son trépas vers l'autre monde sans pouvoir le suivre. Et maintenant il était en paix, tout comme Gerhardt, et il ne restait qu'eux deux encore de ce monde. Sa main passa dans ses cheveux, caressant doucement cet enfant trop vite adulte. Tout le monde se trompe Victor. Tu étais si seul, comme ne pas se perdre en route ? Tu n'es pas un monstre, tu es mon fils. Un monstre ne regretterait pas, un monstre serait satisfait de ces évènements... Elle se recula légèrement, ses deux mains prenant son visage en coupe, le forçant à la regarder dans les yeux. Ces même-yeux qui n'avaient pas changés depuis qu'il était enfant, ce reflet de son enfance. Et toi, tu ne l'es pas n'est-ce pas ?



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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Mer 21 Sep - 20:11




Honnêtement il ne serait dire si ce qui était en train de se dérouler était réel ou non, le fait de pouvoir ainsi serrer ce qui était sa mère dans ses bras lui semblait de l'ordre de l'improbable, cette femme qui était un fantôme du passé venait à trouver consistance et le désarmait entièrement. Victor était partagé toujours entre cet esprit critique qui refusait l'empreinte de la magie, où la science pouvait expliquer de manière logique ce qui pouvait les entourer, et cette part de lui où il n'était encore qu'un petit garçon ayant besoin de l'affection et l'attention de sa maman partie bien trop tôt. Mais pourtant il avait fini par concéder dans une forme de faiblesse le fait que c'était elle, parce qu'elle avait pu le prouver à sa manière malgré le fait que le médecin pouvait se montrer pessimiste ou méfiant, peut-être parce qu'au fond de lui il y avait cette nécessité que de retrouver un semblant de famille et ainsi sortir de cette solitude qui se faisait que plus rarement. Parce que désormais il avait Ruby et qu'il avait dû avancer sans eux, sans les personnes de son sang qui formait son tout avant le drame dont ils avaient été teintées, la lignée Frankenstein allait même perdurer d'ici quelques mois lorsque son tour il ferait face au nouveau chapitre de sa vie qui était la parenté. Mais pour l'heure tout ce qu'il voulait c'était se faire pardonner ses écarts, pouvoir enfin être en accord avec son passé sans pour autant l'oublier ou même l'ignorer comme certains pouvaient le faire, Victor n'avait jamais pensé que ceci serait possible jusqu'à aujourd'hui. Sa rédemption aurait peut-être finalement une fin à tout ceci, sa quête vers une forme de pardon pourrait se trouver être moins ardue et atténuée car la route était si difficile, mais pour l'heure il était bien loin d'être arrivé à ce résultat car la honte mélangée à la peine était bien présente. Par sa faute des vies précieuses avaient été détruites, Gerhardt qu'il avait promis de protéger depuis son plus jeune âge n'avait été que la victime d'une expérience sordide tout ça parce qu'il ne pouvait accepter un deuil trop grand et son père n'avait trouvé aucun secours de sa part alors qu'en tant que médecin il aurait dû faire quelque chose au lieu de rester dans cette impassibilité, et il ne pourrait jamais se sortir ces véritables cauchemars de l'esprit.

Et son corps entier ne fait que trembler en entendant cette mère si aimante lui dire déjà connaître toute la vérité, lui donnant la sensation de nausée contre sa propre personne à cet instant précis, alors qu'en vain le scientifique tente un peu plus de cacher son visage contre l'épaule maternelle. Il n'avait même pas remarqué à quel point il avait pu grandir depuis la dernière fois qu'il l'avait vu, les multiples différences notables qui n'auraient pourtant pas échappé en temps normal à son œil critique, se laissant juste aller dans ses bras qu'il n'aurait jamais cru retrouver un jour même dans ses rêves les plus fous. Combien de fois avait-il espéré la retrouver ? Il ne savait plus, il s'était dit qu'en allant dans la voie de la médecine il trouverait un moyen de la ramener parmi eux et c'est ainsi que leur famille si bancale retrouverait une certaine stabilité qu'elle avait perdue, Victor avait destiné de base son expérience à la ramener à la vie et non pas son frère cadet mais après tout rien ne se passait comme on pouvait se l'imaginer. Il n'arrivait même pas à entièrement apprécier à sa juste valeur ce geste plein d'affection qu'elle pouvait avoir à son attention, trouvant le destin si ironique à cet instant en voyant à quel point leur chevelure avait cette clarté identique même si les circonstances devaient être différentes au final, juste tiraillé par cette peur qu'il pouvait avoir alors qu'il avait la sensation d'être un enfant qu'on aurait pris en train de faire une bêtise mais qu'on pardonnait tout de même. Et enfin Victor regarde cette mère de nouveau alors que les mots qu'il entend de sa part lui serrent le cœur, l'erreur était humaine et lui plus que personne l'était – en tout cas c'était la sensation qu'elle lui offrait, regardant ses traits qui n'avaient pas changé et qui lui offraient la vision de cette magnifique femme qu'elle avait toujours été. Prudemment il posa une main contre la sienne, comme par crainte qu'elle ne finisse par s'effacer à n'importe quel instant, ce qu'elle lui disait était un des réconforts qu'il avait attendus depuis si longtemps même si la louve en avait fait beaucoup pour lui dans ce domaine mais ceci était différent. Le pardon d'une mère n'avait pas de prix, le pardon d'un membre de sa famille était inestimable, du moins s'il s'agissait bien de ceci. Il hocha légèrement de la tête à cette question posée, sa respiration se faisait saccadée malgré tout parce qu'il a du mal à reprendre complètement pied, la regardant dans les yeux comme elle le faisait pour lui.

« Je ne sais pas... Mais je regrette tellement ce que j'ai pu faire, ou ce que je n'ai pas fait, je n'ai jamais voulu que tout ceci puisse arriver... vous devez me croire Mère... Dans ce monde-ci notre nom est synonyme d'horreur et lorsqu'on voit ce que j'ai pu faire je ne peux que comprendre... Si je pouvais revenir en arrière je stopperais toute cette folie... »

Cependant personne ne pouvait remonter le temps, qu'importe ce désir brûlant que de réparer ses erreurs, ce n'était qu'une illusion utopiste dans le fond. Victor tremblait toujours dans cette forme d'appréhension, elle avait beau lui avoir montré que de la tendresse et de l'amour il craignait un rejet de sa part comme ce fut le cas avec l'instance paternelle, qu'elle puisse se rendre compte à quel point il n'avait été qu'un échec depuis le début de son existence. Mais elle restait là et ne faisait que lui donner de la douceur, un pur contraste avec ce qu'il avait pu connaître avec son père que l'absence maternelle ne se faisait que plus durement ressentir, se calmant peu à peu même s'il n'était pas encore arrivé au stade d'un lac calme. Il serrait un peu la prise sur cette main qu'elle avait pu mettre sur sa joue, comme pour lui demander silencieusement de ne pas arrêter et surtout de ne pas partir aussi brutalement qu'elle avait pu le faire la dernière fois même si ça n'avait été en aucun cas sa faute, lui souriant du mieux qu'il pouvait même s'il n'était pas sûr de la démarche à adopter pour le coup. Un petit instant de répit. Et tout d'un coup c'était comme si tout lui sautait aux yeux, l'évidence qui jusqu'ici il avait pu plus ou moins volontairement ignorer, constatant ainsi la réalité de la situation et autres. Cette mère qu'il avait tant aimé été restée la même femme, en dehors d'une pâleur à plusieurs échelles que ce soit autant sur la peau qu'au niveau capillaire parlant, qui pouvait presque se trouver être étrange à regarder. Son sourire s'estompa alors que son esprit scientifique cherchait une explication logique qui n'avait pas sa place ici, le fait qu'elle puisse se trouver face à lui en cet instant n'était pas le fait de la science mais il avait besoin de l'entendre dire de sa bouche, incriminant une magie à l’œuvre qui le rassurait pas. Cette dernière en contact des morts ne lui avait jamais offert une très bonne expérience, le cas de son frère avait été une expérience assez traumatisante en soi et si on rajoutait celle de Daniel il y a quelques mois ce n'était guère mieux, lui offrant une inquiétude sans pareil quant à sa présence ici face à lui. Il y avait toujours un prix à payer et désormais il craignait de le connaître, que cet état où elle apparaissait devant lui n'était que temporaire, ne pouvant cacher cette inquiétude dans laquelle il pouvait se trouver en cet instant.

« Comment vous pouvez êtes là je ne comprends pas... Je suis heureux de vous avoir à mes côtés mais je ne peux m'empêcher de me demander comment tout ceci est possible... Vous êtes presque la même que la dernière fois que j'ai pu voir et même temps vous êtes si différente... Ne me dites pas que vous avez passé un contrat avec Rumple Von Stiltskin, tout mais pas ça... »

Tout sauf lui. Même s'il est vrai que Rumple avait tenu son engagement envers lui, comme lui avait fait à son égard, en lui donnant ce cœur magique qu'il convoitait tant ils n'étaient pas vraiment sur les mêmes longueurs d'onde concernant la magie et la science mais plus que tout le médecin savait que le contrat serait forcément au désavantage de sa mère qui se tenait devant lui. Victor aurait dû se méfier de cet homme lorsqu'il était apparu sans prévenir dans son laboratoire, il avait tellement besoin de continuer ses recherches et de ramener Gerhardt qu'il avait pactisé avec ce qu'il associait comme étant le Diable, ayant le goût amer de s'être fait arnaquer quelque peu même si ce n'était foncièrement pas le cas. Il ne voulait pas et refusait de tout son être que sa chère génitrice puisse avoir succombé elle aussi aux tentations que le Ténébreux proposait, avec ses discours si charmeurs ceci n'aurait rien eut d'étonnant, il devrait aller se rendre à la boutique de Gold pour régler cette affaire sinon et le plus tôt serait le mieux. Cependant avant de s'emporter il recula pour intimer sa mère à entrer chez lui, il n'allait tout de même pas la laisser sur le seuil de la porte, lui prenant avec soin la main pour l'emmener vers le salon même si pas mal de choses étaient encore dans les cartons ou à monter. On était loin de cette atmosphère aristocratique qu'ils avaient pu connaître, la demeure était beaucoup plus modeste mais lui convenait parce qu'il y avait là une chaleur qui manquait dans la froideur du manoir Frankenstein, une simplicité qui avait toujours plu à Victor. Il n'avait jamais aimé les mondanités, pour lui l'argent devait être utilisé à meilleur escient comme pour aider à l'éducation par exemple, et le cadre de Storybrooke lui avait apporté justement une non-complexité dans le mode de vie qui lui plaisait. Il ne se voyait pas avoir des serviteurs, même si à l'époque c'était assez pratique il ne pouvait le nier mais étant dû à des conditions de vie différentes, n'étant pas contre mettre la main à la pâte au contraire car il se sentait au moins utile. Délicatement il la fit s'asseoir car avec cette pâleur elle lui rappelait une petite poupée si fragile qu'il avait peur qu'elle puisse se briser, ses sens de médecin en alerte et scrutant le moindre signe même s'il ne savait pas quoi exactement, avant de se poser à côté d'elle.

« Est-ce que tout va bien ? Vous avez besoin de quelque chose ? Un thé, un café, une tisane ou n'importe quoi d'autres ? »

Il avait toujours été de nature à s'occuper des autres, s'en doute pour ça qu'il avait été plus aisé pour lui de faire médecine, réellement inquiet pour ce fantôme du passé qu'il ne lâchait pas des yeux.







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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Mar 11 Oct - 22:23



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Elle semblait enfin reprendre sa place dans la marche du temps. Elle avait toujours été dans cet état de stase, figé quelque part sans possibilité d’évoluer ou de communiquer. Elle était restée près de trente années piégée dans le temps, dans un espace à part du reste des vivants, à observer et suivre la descente aux enfers de sa famille. Elle avait passé vingt-huit ans à revivre la même journée en ayant oublié tout ce qui pouvait faire ce qu’elle était, tout ce qui composait la personne qu’elle était au fond d’elle-même. Elle avait passé un an à guetter, à suivre le moindre des pas de son fils, dans la peur qu’un nouveau malheur n’arrive, incapable de faire le moindre pas en sa direction. Tout s’était étiré, étalé pour retarder et ralentir au maximum ce moment, pour le préserver au mieux. Tout pour parvenir à ce jour, ce moment si précieux qu’elle aurait voulu prolonger à jamais. La joie de revoir son fils sans s’encombrer de problèmes, des évènements passés et douloureux, juste ce sentiment chaleureux au fond de leur cœur.

Elle secoua doucement la tête à ses mots, bien consciente que la blessure de son cœur mettrait du temps à se résorber, sans pour autant disparaître un jour. La sienne en tout cas, ne le ferait jamais. Son cœur avait trop souffert de la mort, il avait été trop éprouvé pour pouvoir un jour se tenir dans sa poitrine en seul morceau, complet et parfait. Il était marbré d’une cicatrice encore douloureuse et amer, celle du parricide auquel elle avait assisté, de la monstruosité né sous les mains de son fils, mais aussi de la cruauté de son mari à sa disparition. Qui avait tort, qui avait raison ? Il ne servait plus à rien d’y penser de toute manière, et c’était la décision qu’avait prise Katharina il y a longtemps déjà. Il ne restait qu’eux deux à présent, et elle ne pouvait pas permettre qu’ils ressassent le passé ainsi, non ils devaient se tourner vers l’avenir. Il était de son devoir de mère d’oublier tout cela, de passer outre la douleur et l’affliction pour prendre soin de Victor, pour le rassurer et lui accorder le pardon dont il avait besoin, celui qu’il attendait inconsciemment depuis surement longtemps si elle en jugeait de sa réaction. Lorsqu’elle sentit sa main sur la sienne, elle lâcha sa joue, attrapant fermement la main qui cherchait la sienne, bien décidé à ne pas la lâcher. Comme pour lui assurer que non, elle ne partirait pas. Qu’elle était là à présent, que le cauchemar était finit et qu’à présent tout serait radieux. Peut-être cherchait-elle aussi à se rassurer elle-même.

« Je te crois Victor, n’en doute pas. Je sais à quel point tu regrettes, je sais tout cela. N’y pense plus à présent, tourne toi vers l’avenir. » Un petit rire, un peu fragile, franchit sa gorgea, alors qu’elle secoua à nouveau la tête. « Si l’on pouvait remonter le temps, c’est moi qui arrêterait tout cela, en trouvant le moyen de rester à vos côtés

Le sourire disparaissant de son visage interpella la mère, inquiète de ce qui pouvait lui passer par l’esprit, et elle se contenta de serrer sa main dans la sienne, attentive aux émotions qui pouvaient traverser son visage, quand vint la répond à ses questions. Oui, la question n’avait que trop tardé déjà à venir de son fils si sérieux et réfléchit, si tourné vers la logique. Son sourire se fit plus hésitant, plus incertain, à mesure qu’elle réfléchissait à ce qu’elle pouvait lui répondre. Il n’y avait après tout pas beaucoup de solution disponible : elle-même ne savait pas ce qui avait bien pu se passer. Elle considérait seulement que la force de sa volonté et son désir de prendre soin de sa famille avait quelque part ému quelqu’un là-haut, qu’elle s’était tant raccroché à la vie qu’elle n’avait pas pu disparaître de ce monde vers un autre, et qu’ainsi Katharina avait eu ce cadeau empoisonné, cette possibilité de veiller sur sa famille sans pouvoir intervenir auprès d’eux. Mais à présent qu’elle pouvait être aux côtés de son fils, elle pouvait enfin se dire que cela valait toutes ces peines.

« Qui est ce Von Stiltskin ? Je n’ai passé de contrat avec personne, je te le jure ! C’est…. Je ne sais pas moi-même ce qui s’est passé ce jour-là, je suis juste… restée, au lieu de partir vers un monde meilleur. » Sa voix se faisait à présent hésitante, inquiète. Comment réagirait-il si elle lui disait ce qu’elle avait été toutes ces années, un fantôme qui cueillait les morts sur son passage impitoyablement, dès lors qu’elle apparaissait, visible, auprès d’une personne. Elle était quasiment sur que lui n’y avait jamais cru, à ces légendes de dame blanche venant pour les aristocrates, adoucir la mort de certains. Elle se laissa doucement entrainé vers l’intérieur, s’accrochant à cette main la guidant vers un lieu où s’assoir un instant, et il était si prévenant, si attentif, si destiné à devenir médecin. Elle était après tout debout depuis un moment déjà, et ce n’était pas très point pour son sens de l’équilibre, troublé par sa maladie. Cette maladie, qui se rappela à elle brutalement, s’imposant à son esprit et dérivant le cours de ses pensées comme il en avait l’habitude à tout instant de la journée. Mais pouvait-elle lui avouer tout cela, lui parler de ce mal qui affligeait et menaçait sa vie quand elle venait de le retrouver ? Qu’aurait-il pu y faire de toute façon ? Elle était incurable dans ce monde, destinée à la mort si elle ne réagissait pas, mais elle ne se laisserait pas faucher une seconde fois. La magie courrait dans la ville, et il devait bien y avoir quelqu’un à Storybrook prêt à l’aider, et elle en était sûre que la magie saurait la guérir. Qu’importe si ensuite elle doive ensuite rester cloitrer dans la ville, ou même dans sa maison, tant qu’elle pouvait rester aux côtés de famille. Le problème devait être réglé avant d’apparaitre aux yeux de son fils.

« Un thé serait parfait s’il te plait. ». Un breuvage chaud réchaufferait ses mains glacés, et la sortirait peut-être de la soudaine torpeur qui s'était emparée d'elle, comme alertée par un signal qu'il était temps pour elle d'entrer en jeu. Mais Victor n'en saurait rien, la femme s'en assurerait.

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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Sam 15 Oct - 23:35




Obnubilé par cette présence presque mystique, dans cette maison dans laquelle il restait encore tant de choses à faire comme vider les cartons qui jonchaient encore le sol, tout en étant comme sur un fil au-dessus du vide sans savoir ce qui était bien ou mal. Le retour à la vie de cette mère qui lui avait tant manqué, de cette douceur qu’il avait tant recherché étant enfant, était-il vraiment une bonne chose au final ? Victor savait que les morts qui revenaient dans le monde des vivants payaient souvent un lourd tribut, qui dépassait souvent l’imagination même des vivants et son histoire en était la preuve à elle seule, une sorte de cadeau empoisonné qui au final faisait beaucoup plus de mal que la perte réelle de la personne qui perdait son souffle de vie. D’autant plus qu’il n’avait aucune idée de comment cette femme extraordinaire pouvait aujourd’hui se trouver devant lui, dans son salon comme si elle n’était jamais parti mais pire que tout figée dans le temps dont la pâleur était quelque part les stigmates de la Mort qu’elle avait pu traverser, alors qu’il fut terriblement soulagé d’entendre de sa bouche qu’elle n’avait passé aucunement le moindre contrat avec Rumple. C’était déjà un bon point qui avait fait décrocher au médecin un soupir heureux quelque part que d’entendre cette nouvelle, ainsi qu’un fin souvenir qui s’accordait à ces circonstances mystérieuses, alors que toutes ses défenses et son scepticisme venaient à se baisser à mesure qu’il passait du temps avec elle. Parce qu’il n’était que ce petit garçon qui avait retrouvé sa maman, rien de plus et rien de moins tout bêtement, même s’il avait bien grandi depuis la dernière fois qu’il avait pu la voir ou encore même initier le moindre contact. Elle était là et quelque part c’était tout ce que son esprit voulait retenir. Oublier le reste tout simplement et ne pas vraiment vouloir penser de manière rationnelle, lui qui avait ramené son frère à la vie savait que certaines limites pouvaient facilement être franchises dans le fond si on s’en donnait la peine même si c’était effrayant d’y penser, voulant juste protéger cet instant qui lui paraissait si fragile et peut-être dû à cette expression frêle que lui renvoyait cette mère si dévouée pour qui il venait s’inquiéter tout d’un coup.

Victor la revoyait dans ce lit qui serait pour la suite funéraire pour elle, dans cette chambre qui avait été condamnée à la suite de cet événement si tragique pour leur famille, dû à cette pâleur extrême dont elle faisait actuellement preuve. Il ne serait dire pourquoi mais il n’était pas entièrement serein en la regardant quelque part, même s’il ne le montrait pas entièrement pour ne pas l’inquiéter plus que de raison, la raison qui l’avait poussé en plus de la politesse à vouloir lui servir quelque chose à boire tant il craignait de la voir défaillir sans qu’il ne puisse intervenir. Certes il n’était plus ce petit garçon qu’on avait interdit de voir sa mère alors qu’il revoyait clairement son père revenir avec son petit frère dans les bras, refermant la porte derrière lui sans lui laisser l’occasion ne serait-ce que d’observer avec ses yeux la scène qui se déroulait derrière, aujourd’hui il était un médecin affirmé mais lorsque son expertise médicale concernait ses proches il venait à douter au possible. Il avait cette angoisse profonde de mal faire et surtout de ne pas faire suffisamment, variant entre le fait d’aller trop ou justement pas assez loin dans les choses car le poids sous ses épaules était bien trop grand, de sentir la culpabilité et l’incompétence dont il pouvait faire preuve. Car Victor était ainsi à savoir toujours se dévaloriser, inconscient de l’ensemble de ses capacités malgré les prouesses qu’il pouvait bien faire parfois, manquant de confiance en lui en réalité alors que face aux autres il pouvait se montrer si sarcastique lorsqu’il le souhaitait. Lui qui n’avait que souhaité que la vie triomphe n’avait été qu’un fléau pour son père et son frère, ce dernier se trouvant dans un état inqualifiable qui dépassait l’entendement et avec lequel il n’avait su conjuguer sans pour autant réussir à se convaincre que la meilleure chose à faire était de le délivrer de la souffrance qu’il pouvait subir, craignant alors que d’une manière ou d’une autre il ne soit pas assez prévenant envers celle qui lui avait fait le don d’existence. Quand il la regardait comme maintenant le scientifique ne pouvait s’empêcher de se demander ce que la vie aurait été si cette mère incroyable n’avait pas disparu, savoir à quel point la situation aurait été si différente même si ça ne faisait que souffrir que d’imaginer une histoire qui aurait été tout autre et de toute manière impossible, une part de lui convaincu qu’elle l’aurait soutenu quoi qu’il fasse.

« Je vais vous chercher ça tout de suite, ne bougez pas et reposez-vous, vous manquez de couleur ça vous fera le plus grand bien j’en suis sûr. »

Il n’eut que pour elle un sourire tendre, celui d’un enfant qui avait tant d’admirations pour sa mère et qui voulait tout faire pour lui faire plaisir, comme lorsqu’il prenait déjà soin d’elle à l’époque à sa manière. L’abandonnant ainsi Victor se dirigea vers la cuisine alors que de multiples questions tournaient dans sa tête, cherchant toujours une forme de cohérence là où il n’y en avait pas forcément, avant de venir conclure pendant qu’il préparait le thé qu’au final il n’aurait peut-être pas fait médecine si elle était resté parmi eux. Probablement qu’il aurait courbé les épaules en faisant militaire comme c’était de tradition dans la famille, peut-être même qu’il n’aurait pas été aussi sensible à l’idée d’ôter la vie d’un individu, il aurait ainsi fait honneur à son sang comme il se le devait. Mais à quoi penser à tout ça après tout ? À part agiter un peu plus une forme de douleur qui n’avait quelque part aucun sens, surtout pas après tout ce temps même si les événements étaient et resteraient sans doute toujours aussi frais dans son esprit, sachant par avance que sa quête du pardon ne trouverait jamais de fin qui serait satisfaisante en réalité. Qu’importe que cette mère dévouée puisse lui dire que ce n’était pas de sa faute ou qu’elle puisse essayer de lui montrer qu’elle ne lui en voulait pas et ne le voyait nullement comme un monstre, le médecin n’était que trop conscient de ce qu’il avait produit et de ce qu’il pouvait être quelque part. D’ailleurs avec le faible recul dont il pouvait faire à cet instant Victor restait étonné de voir à quel point cette femme qui lui avait donné la vie pouvait autant bien accepter ses actes, ce qu’il avait fait endurer à Gerhardt et sa non aide envers leur père, alors qu’il était clair que dans leur monde il aurait mérité la corde de la part de ses paires. Peut-être que l’amour d’une mère était plus fort ou plus aveugle qu’il ne pensait, ça n’aurait rien d’étonnant mais quelque part il ne serait dire car elle avait été absente de sa vie malgré elle, ce qui lui avait tant manqué durant des années et en cet instant il le savait encore plus cruellement. Le médecin revient dans le salon avec la boisson chaude qu’il tendit délicatement envers sa mère, s’assurant qu’elle la tenait bien avant de lâcher, fronçant les sourcils en sentant la froideur de la paume mais il lui souriait pour tenter de le dissimuler son inquiétude.

« Et voici pour vous mère. Il est sûrement moins bon que celui que Mathilda pouvait préparer, elle était beaucoup plus douée que moi, mais ceci devrait vous faire du bien je pense. Le thé a plus de vertu qu’on pourrait le croire : antioxydant, décongestionnant, antibactérien même. C’est sans doute dû aux catéchines et aux theaflavine dans le thé vert par exemple et… je vais éviter de vous assommer avec tout ça. »

Baissant un peu la tête à moitié amusé, en se disant que parfois c’était vraiment plus fort que lui que de venir étaler sa science sans qu’il puisse s’en rendre forcément compte, Victor reporta vite son attention sur ce fantôme du passé par crainte que dans un moment d’inattention elle puisse disparaître de nouveau. Il y avait tant à dire mais pourtant il y avait ce silence, pas vraiment pesant et peut-être même qui venait apaiser quelque part, un de ces instants où les mots n’avaient que peu d’importance et que parfois les regards en disait beaucoup plus. C’était exactement ça pour le scientifique, il avait la sensation qu’il n’avait pas besoin de dire quelque chose car cette mère revenue d’entre les morts voyait en lui comme dans un livre ouvert, comme si quelque part il n’avait aucune histoire à lui raconter parce qu’elle les connaissait déjà par avance. C’était presque intimidant d’une certaine façon en regardant la situation de cette manière, elle lui avait dit savoir tout ce qui avait pu se passer dans leur monde, tout en apportant un soulagement de ne pas avoir à raconter les horreurs qu’il avait pu commettre et qui s’étaient ainsi déroulées. Néanmoins si cette mère dévouée connaissait tout de sa vie en tant que Frankenstein elle devait ignorer beaucoup sur Whale, en tout cas il l’espérait et encore plus avec la réputation qu’il avait pu avoir durant la malédiction qui ne le plaçait pas une fois de plus comme le fils de l’année, tout ce qui avait pu changer pour lui depuis l’abattement du nuage violet et pas des moindres. Ruby était forcément le plus gros changement dans son univers, la relation entre eux avait évolué au point qu’ils emménagent ensemble mais surtout qu’ils fondent un foyer même si ce plan-là avait été imprévu, convaincu que la serveuse contribuait grandement à le rendre chaque jour meilleur. Et il réalisa à cet instant que la première femme à avoir eu de l’importance dans sa vie allait se retrouver être grand-mère, que la famille qu’il croyait entièrement perdue ne l’était pas tant que ça et la perspective lui paraissait si étrange tout d’un coup, venant se rapprocher de sa mère pour lui prendre la main tout en décidant qu’il devait amener les choses en douceur. Victor allait d’abord parler de la louve et ensuite de l’état dans lequel elle se trouvait, ne sachant comment aborder le tout sereinement et surtout pour éviter de choquer sa mère, c’était si loin des mœurs de l’aristocratie à laquelle ils appartenaient.

« Je ne sais pas vraiment quoi vous dire… Tout me semble si simple et compliqué à la fois, je me demande si je ne suis pas en train de rêver à cet instant, il s’est passé tellement de choses… J’ai… j’ai rencontré quelque de vraiment formidable ici vous savez mère… elle a rajouté tant de couleurs dans ce monde gris... »

Voulant y aller en douceur l’angoisse le prenait, encore une fois il avait brisé les traditions et les avait bafoué sans la moindre retenue, appréhendant la réaction de cette figure parentale malgré lui.







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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Ven 27 Jan - 16:35



« My mamma said that the best thing in life was getting me » Retrouvailles mouvementées ft Victor-bébé-d'amour, sa femme et son futur bébé






Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu’il partit pour la cuisine, un sourire plutôt triste mais en même temps amusé, pour qui regardait bien la jeune femme. Le manque de couleur était un état de fait aujourd’hui, qui ne partirait pas, et elle s’était habituée depuis le temps à paraitre si pâle. Et même, aujourd’hui, elle se trouvait bien coloré ! Elle avait après tout passé de nombreuses années dans une forme entièrement blanche, à peine grisée par endroit, une forme éthérée et monochrome, totalement vidée de toute nuance chatoyante. Et Storybrook lui avait donné une nouvelle forme, plus humaine et vivante. Si elle pinçait sa peau, elle rosirait à cet endroit, prouvant bien que le sang coulait de nouveau dans ses veines, courant sous sa chaire. Alors cette remarque de son fils la faisait plutôt sourire, car elle n’avait été aussi vivante depuis longtemps. Silencieusement, une habitude pour elle, Katharina observa un peu plus les lieux, les cartons qui jonchaient par dizaine la pièce relativement vide et les quelques meubles tout de même installé, ou plutôt posé là en attendant de trouver leur juste place dans l’équilibre de la pièce. Elle-même était assise sur un petit canapé, presque au centre de la pièce, un peu en retrait. C’était un cadre si... Vivant. Une nouvelle vie, un nouveau départ pour une famille qui s’installait. C’était un aspect qu’elle appréciait particulièrement dans ce monde moderne, l’emménagement. Dans son monde, les jeunes couples s’installaient simplement dans des appartements alloués dans les grandes demeures familiales. Oh, bien sûr, elle aurait apprécié garder auprès d’elle ses fils mariés, mais n’était-ce pas mieux ainsi ? Il s’installait dans son propre foyer, personnalisait son lieu de vie, une page blanche qu’il pouvait remplir à son aise sans le poids d’une famille trop présente.

Le retour de Victor la sortit de ses pensées, et elle récupéra en souriant la tasse fumante, presque brulante entre ses doigts. Elle ne loupa pourtant pas le sourire sur le visage de son fils, un sourire qui tentait de dissimuler autre chose. Un geste discret bien sûr, mais elle avait passé plusieurs dizaines d’années à observer et suivre ce jeune homme, alors elle le déchiffrait plutôt bien aujourd’hui, assez pour savoir que ce sourire n’était qu’une façade, mais à quoi ? Elle se laissait facilement distraire par son babillage sur les vertus du thé, le tout d’un point de vue scientifique. La mention de Mathilda la mit quelques instant en difficultés, cherchant dans sa mémoire à qui pouvait bien correspondre ce nom. C’est que malgré ses apparences de jeune femme à peine trentenaire, elle en affichait au moins le double au compteur, et il était certain que dans son monde, son âge avancé l’aurait déjà fait succomber aux maladies mal soigné de son époque. Mais un visage parvint bientôt à son esprit, recadrant ses souvenirs. Un franc sourire orna son visage, à la pensée de cette jeune domestique attachée à leur service, et effectivement particulièrement douée avec ces breuvages. « Allons Victor, tu ne me lasse pas ! Une mère pourrait écouter des heures son enfants parler avec autant de passion, peu importe le sujet. Et puis, le thé et ses vertus est un sujet ma foi bien intéressant. » Après tout, elle avait déjà passer de longs moments à l’écouter, que cela soit à ses confrères d’études ou bien seuls, dans son ateliers, à tester et chercher.

C’était une sensation pourtant très étrange, de lui répondre enfin, de pouvoir lui parler et échanger avec lui, elle qui avait dû passer tant de temps silencieuse. La mère avait appris à connaître son fils d’une manière assez différente, et étrange, passivement, et elle connaissait des parts de lui aussi bien qu’elle-même – qui oserait dire « comme si elle l’avait fait elle-même » ? – ses réactions et passions, tout ce qu’il avait pu faire durant sa jeunesse. Et pourtant, il lui manquait tant de choses ! Des choses qu’elle ne pouvait connaître qu’à son contact véritable, apprendre à vivre avec lui. Mais lui, que savait-il vraiment de sa mère ? C’était une pensée terrible qui l’avait cependant beaucoup de fois habitée. Katharina avait pu suivre son enfant, d’une certaine manière, dans sa vie, mais lui, qu’en savait-il ? Quel souvenir même avait-il pu garder d’une mère qu’il avait connu surtout malade et faible ? Il était si jeune déjà quand elle était tombée enceinte à nouveau, trop jeune pour se souvenir plus tard des premières années de bonheur et de joie. Que restait-il au final ? Faisait-il face à une inconnue maintenant, une inconnue qu’il pouvait nommer mère ? Un portrait qui venait de prendre vie sous ses yeux, et dont il se savait pas grand-chose, car ce n’était pas Alphonse qui aurait parlé d’elle des heures durant à ses enfants. « Mon pauvre enfant… ». Voilà pourtant qui arrangeait l’ancien fantôme, honteusement. Car il y avait bien des choses qu’elle pourrait dissimuler sur le compte d’une méconnaissance clair, vu par les yeux d’un enfant, d’une mère, originellement du à sa maladie. Un caractère étourdi, un déséquilibre certain ? Cela avait toujours été bien sûr. Un défaut de mémoire, et une attitude placide voir apathique par moment ? C’était son caractère, il ne s’en était pas rendu compte petit, voilà tout. Chaque petit problème pouvait trouver une explication, certes enrobé de mensonge, mais la vérité n’était-elle pas trop douloureuse ? Surtout quand elle avait l’espoir de régler le problème au plus vite.

Elle s’était à nouveau perdu dans ses pensées, et sa main dans la sienne la ramena au présent, et cet air sur le visage de Victor ne trompait, il avait encore quelque chose d’important à lui avouer, ou du moins un sujet à discussion. Elle se tourna de moitié, ouverte à la confession, pressant sa main de ses doigts froids pour l’inciter à parler sans crainte, reposant la tasse chaude sur un carton proche. Elle ne savait plus vraiment que faire en le voyant si inquiet, se contentant de lui sourire tandis qu’il parlait. Elle se souvenait parfaitement après tout de la jeune femme qui était apparu dans la vie de son fils, et des couleurs qu’elle avait apportés dans son regard – et son rythme de vie bien plus sain – au fil de l’année. Elle avait même entendu parler qu’ils avaient formé un couple tout à fait charmant lors du bal de la Saint Valentin. Mais ce n’était pas comme si elle pouvait montrer qu’elle était au courant de tout, y compris du petit être qui se pressait dans le ventre de Ruby Lucas. Si la dame blanche avait gardé cette habitude d’observer en silence ce qu’il se produisait dans la vie de Victor, ce n’était pas quelque chose dont elle pouvait se vanter, pas après tant de temps à se cacher de lui par peur de sa réaction. Elle ne voulait rien gâcher, pas maintenant. « Allons Victor, n’ai pas peur de me parler de cette charmante demoiselle qui semble avoir ravie ton cœur. Dit moi plutôt si c’est aussi sérieux que ça en a l’air ? » Elle jeta un regard significatif à la pièce encore encombrés de carton, respirant le neuf, parce qu’il était évidant, même en ne sachant rien, qu’il devait s’installer avec l’élue de son cœur. « Et surtout dis-moi Victor… As-tu déjà choisit une bague ? » Tout en disant ces mots, elle l’approcha d’elle, le prenant dans ses bras pour l’étreindre contre son cœur, soupirant d’aise. Quel doux geste dont elle ne pourrait jamais se lasser, celui d’enlacer tendrement son fils dans ses bras, comme elle en avait longtemps rêvé, tout comme lui elle l’espérait. Qu’il était doux d’être enfin là, et de récupérer la place qui lui revenait de droit dans cette vie.


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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Sam 28 Jan - 21:24





My mamma said that the best thing in life was getting me

Belle Maman & Victor

Les mois étaient passés et nos chemins avaient suivis leur cours normalement. Il n'y avais rien eu de grave à annoncer en tout cas. Tout allait parfaitement bien pour mon plus grand bonheur. Malgré l'immensité que commençait à devenir mon ventre petit à petit, j'étais une femme des plus heureuses. Déjà quatre mois de grossesses. Le temps passait à une vitesse fulgurante. J'avais parfois du mal à croire qu'il y avait cette petite chose qui commençait déjà à se développer en moi. Que j'allais pouvoir dans plus de cinq mois donner la vie à être vivant, à un être humain fait de chaire et d'os, à un nouveau née, notre petit monstre à Victor et à moi. Cette phrase avait été gravée dans ma mémoire, lorsque le médecin me l'avait dit quand il avait appris pour la grossesse. Notre petit monstre. Il n'avait pas forcément tord après tout l'enfant de deux monstres ne pouvait donné qu'un petit monstre, le notre. Même si nous l'acceptions beaucoup mieux au jour d'aujourd'hui, l'histoire avait été comme gravée sur une pierre, dans le marbre, noir sur blanc et ne pouvait pas être changer. On ne pouvait pas changer ce qui c'était déjà passer. L'histoire faisait de nous des monstres, des monstres différents, pas de la même manière mais des monstres tout de même. Nous étions des monstres et je ne pouvais pas le renier, seulement l'accepter. J'acceptais mon passé du mieux que je pouvais, j'essayais de retirer des leçons de mes erreurs d'avant pour éviter de les refaire dans le futur. J'avais vécu dans la terreur, la peur mais surtout le sang et je me refusais de revivre la dedans une nouvelle fois. Je touchais enfin bonheur du bout des doigts et je ne voulais pas que celui-ci m'échappe, pas maintenant, pas aujourd'hui et encore moins demain voulant l'attraper en pleine mains. Je voulais que ce bonheur reste pour toujours. Le bonheur était en face de moi, la porte grande ouvert, elle pouvait très bien se refermer à tout moment alors je profitais simplement le plus que je pouvais. Je profitais de chaque jour comme si c'était le dernier, comme si demain le monde allait s'écrouler. Je profitais de chaque minutes comme si c'était la dernière qui m'étais donner de vivre, gouttant au bonheur avec mes amis, ma famille, Victor et ce petit monstre. C'était fou, complètement incroyable de pouvoir aimer, chérir autant un être que l'on avait encore jamais vu devant nous, réellement, que l'on avait jamais pu prendre dans nos bras. Mon côté très protectrice était déjà présente, et il n'était toujours pas né que je voulais déjà le protéger contre tous les malheurs que la vie sur terre pouvait lui réserver.

Ou elle d'ailleurs. Nous ne savions toujours pas si cela était une fille ou non puisqu'il était bien trop tôt encore pour cela. La première échographie n'avait pas pu nous le dire mais lorsque j'avais vu sur l'écran ce petit être, j'étais restée scotcher. Je ne pouvais plus détourner le regard une seule fois. étant là à regarder l'écran, allongée sur la table, à tenir un peu plus fort la main de Victor alors que celui-ci était entrain de parler à l'autre médecin avec tout un charabia médical dont j'avais du mal à comprendre. Et dont en réalité, je n'essayais même pas de comprendre, mon esprit était accaparé par la vision si fantastique que je pouvais avoir. J'étais restée tout simplement muette face à ce que je voyais. Cela était tout nouveau pour moi. C'était la première fois que je voyais ce genre de chose et me dire que ce que je voyais était à l’intérieur de moi, me rendait encore plus heureuse. J'allais devenir mère … C'était si incroyable que parfois j'avais l'impression que j'allais simplement me réveiller d'un doux rêve ! Les deux médecins m'avaient répété que tout allait bien et qu'il ou elle était en bonne santé. De plus avec le stade des trois mois passé, il y avait bien évidement beaucoup moins de chance que je ne le perde et avec ce qui était arrivé à Ellie, je préférais rester tout de même sur mes gardes. Son enfant aussi allait bien jusqu'à qu'elle fasse sa fauche couche alors je préférais largement être prudentes, tout pouvait encore arriver. Je ne voulais pas le perdre. Je voulais le garder au près de moi, je voulais qu'il reste en bonne santé et cela commençait par faire attention à la mienne. Je faisais assez attention à ce que je faisais et dans tous les cas, je savais que je pouvais compter sur Victor s'il y avait le moindre problème, la moindre question qui me traverserait l'esprit, qu'il sera là pour moi. Il était plus que jamais au petit soins avec moi, ce qui me faisait rire. Un vraie gentleman dans l'âme. Il voulait que je me repose le plus possible et que je fasse qu'un minimum d'effort. Voilà pourquoi il essayait de prendre tous les cartons les plus lourds pour me laisser les autres. Nous étions entrain d'emménager dans notre nouvelle demeure. La notre, rien que pour nous deux un peu éloignée de la civilisation. Une maison où nous pourrions être tranquille et vivre en famille. Un endroit rien que pour nous deux. Un endroit où nous pourrons construire notre famille, prendre le temps de se préparer ensemble à l'arriver de l'enfant. Un petit cocon douillet et confortable. Ce n'était peut-être pas la plus grande maison mais cela me suffisait amplement. Je n'avais pas besoins d'un grand espace pour pouvoir être heureuse, trouvant même que c'était beaucoup plus familial un espace plus petit.

On pouvait dire que tout était presque parfait, que rien ne pourrait perturber nos vies. Rien. Rien sauf une lettre. Une lettre accompagnée de plusieurs petits cadeaux. Une lettre qui m'avait mis dans un états que moi même je n'avais pas su comprendre. Pourtant, la journée avait si bien commencé. Je n'avais pas eu envie que l'anniversaire de Victor se termine de la sorte d'autant que c'était le premier que l'on passait tous les deux. Je lui avais très certainement gâcér sa fête et je me sentais plus que bête d'avoir réagis de la sorte. Je n'étais pas du genre à être jalouse, loin de là cette idée même, je faisais confiance à Victor plus qu'à n'importe qui. Même si sous la malédiction, il avait couru après bien des femmes, je savais qu'il avait changé : nous avions tous les deux été dans le même cas et j'arrivais parfaitement à le comprendre. Mais cette lettre était venue me perturber au plus au points avec ce ''Je t'aime'' d'écrit dessus. Qui cela pouvait bien être ? Aucun de nous deux ne savions qui avait bien pu signer cette carte. Je savais que je n'aurais pas du réagir de la sorte, que j'avais eu une réaction plus que démesuré, excessive. Le médecin avait essayé de s'expliquer, qu'il ne savait pas de qui tout cela pouvait bien provenir mais j'avais fait ma sourde oreille, j'avais réagis comme une enfant. Avec tous les changements qu'il y avait eu ces derniers temps, plus les hormones qui commençaient plus que jamais à travailler, j'avais littéralement pété un câble. Le lendemain, j'avais pris mes clefs avant de claquer la porte d'entrée derrière moi. J'avais longtemps marché dans la rue en réfléchissant. En réalité, j'étais beaucoup plus en colère contre moi même, que je ne l'étais envers mon compagnon. Je n'avais pas su me contrôler, j'avais réagis bêtement sur l'instant alors que j'aurais du réfléchir avant, j'aurais du écouter Victor. La nuit avait été dure et je devais bien avouer que j'avais été un peu sur les nerfs aujourd'hui. Cela me stressait de ne pas savoir d'où provenait cette lettre et ses cadeaux … Le vent frais de la forêt m'avait permis de me calmer quelque peu alors que je réfléchissais à comment m’excuser au près du médecin. Il n'avait absolument rien demander, il avait été même gentil, doux avec moi et je n'avais fait que l'envoyer balader. Si je commençais déjà à réagir de la sorte, qu'est-ce que cela donnera quelques mois plus tard ? Il fallait absolument que je me rattrape envers lui. J'avais repris la direction de la maison rapidement, espérant qu'il ne m'en veuille pas trop. Seul lui pourra me dire s'il me pardonne ou non. J'avais passé mes clefs dans la serrure avant d'ouvrir la porte doucement et de la refermer de la même manière derrière moi. J'entendais des bruits provenant du salon et sans plus attendre je me dirigeais vers celui-ci.

« Victor ? Victor je suis désolé d'avoir ré …. »


Je m'étais arrêtée net dans mes paroles en voyant la scène qui s'était déroulée devant mes yeux. Victor était là assis sur le canapé entrain d'enlacer une autre femme … Est-ce que j'avais une bonne raison de m'inquiéter ? Ou est-ce que cette fois-ci j'avais une bonne raison pour être de mauvaise humeur ? En  réalité, je ne savais pas du tout comment je devais réagir à ce que j'étais entrain de voir, ne comprenant tout simplement pas ce qu'il se passait. Est-ce que c'était elle la femme qui avait signé cette fameuse lettre ? Pleins de questions étaient entrain de me passer par la tête, certaine sans doute beaucoup plus stupide que les autres. Non, je devais avoir confiance en Victor. Il n'allait pas me tromper, du moins je l'espérais fortement. Je devais lui faire confiance comme jamais, ne pas avoir peur. Non, je n'étais pas ce genre de fille à devenir jalouse dès qu'elles voient leurs petits amis simplement dire bonjours à une autre femmes qu'elles. Je savais que Victor pouvait côtoyer des femmes, rien que par son statut de médecin et je n'étais pas là à l'espionner à chacun de ses faits et gestes comme il n'était pas là à le faire dès que je pouvais côtoyer de mon côté des hommes. On se faisait confiance mutuellement et je pense que c'est la chose principal dans un couple. Avoir confiance en l'autre. Alors je devais lui faire confiance. Cette femme pouvait bien être une amie de son monde sans couleur. Une vieille amie qu'il n'aurait pas vu pendant des années et des années. Je ne devais pas m'emporter comme j'avais pu le faire avant car j'étais venue tout d'abord pour m'excuser. Pourtant j'avais quelque chose en moi qui était comme entrain de bouillir, cet instinct de protection qui voulait ressortir. Je ne savais pas qui était cette personne, je ne savais pas ce qu'elle voulait et elle se trouvait là chez moi près de l'homme que j'aimais sauf que je ne devais pas m'en faire. Victor devait assez bien la connaître pour pouvoir la faire renter chez nous et même l'enlacer n'est pas ? Du moins j'essayais de me le persuader du mieux possible alors que je m'avançais doucement vers les deux personnes ne sachant pas vraiment quoi dire, ni quoi faire.

« Heu … Bonjours ? »

Détournant le regard vers Victor, je le regardais fixement tout en espérant qu'il puisse m’expliquer rapidement la situation et qui était la femme présente. Je me sentais comme mal à l'aise, ne sachant pas comment je devais me comporter, comment je devais me sentir. Je m'approchais une peu plus de Victor. Rien que le voir avec ce sourire sur le visage me calmait quelque peu. Il avait l'air heureux, il avait l'air bien …. Il ne devait donc rien n'avoir de très alarmant n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: My mamma said that the best thing in life was getting me || Ft Victor et Ruby   Sam 4 Fév - 20:47




Il était surréaliste de voir à quel point la chaleur maternelle avait pu manquer dans l’existence de Victor, se souvenant brièvement de la gentillesse de quelques servantes à son égard lorsqu’il était petit mais qui a son sens ne pourrait jamais remplacer l’amour d’une mère, un sentiment qui ne faisait que croître lorsqu’elle lui certifiait pouvoir l’écouter des heures durant parler de science. Aussi naïf qu’il puisse être à cet instant il avait envie d’y croire, buvant peut-être un peu trop facilement la moindre de ses paroles sans chercher à les remettre une seule seconde en doute, parce qu’il était évident quelque part qu’une telle attention de la part d’une autorité parentale avait pu lui manquer. Combien de fois avait-il essayé d’engager la conversation avec son père et n’avait pu que se prendre au final qu’un mur froid ou comportant tant de reproches ? Le médecin qu’il était ne comptait plus, le jour où il avait ainsi énoncé le souhait de suivre la voie médicale au lieu de se cantonner à celle de la tradition familiale ce fut encore pire très probablement, pardonnant pourtant aveuglement dans ce qu’il savait être la retranscription d’une douleur sans pareille. Il comprenait et pour une personne fait d’autant de compassion comme lui ce fut un moteur supplémentaire pour devenir docteur paradoxalement, sachant que son comportement ne faisait que mettre de la poudre aux feux mais il n’avait aucunement envie de renoncer, parce que au final même si ce fut son père le plus touché dans cette histoire lui aussi en ait été affecté. Ainsi, jamais Victor pensait ainsi connaître ce que pourrait être cette douceur dont cette mère faisait ainsi preuve, trop jeune pour réellement s’en souvenir. Mais c’était elle, son esprit ne voulant ou ne pouvant se tromper, et c’était comme si tout d’un coup à son contact il était redevenu ce petit garçon qu’il était bien malgré lui. Même s’il devait se rendre compte rapidement qu’il avait tout de même grandi, il avait avancé sans elle malheureusement et avait ainsi tissé son propre chemin bien que celui-ci était loin d’être des plus glorieux, et qu’il ait désormais une foule de responsabilités qu’il le veuille ou non dont l’un des plus grands bouleversements de toute sa vie qui se préparait mais ne serait pourtant là que dans quelques mois en même temps.

Un bébé. En soi c’était déjà un événement très particulier, devenir parent était une étape qui l’effrayait il ne pouvait le nier mais Victor était prêt à faire cette expérience avec Ruby, mais le fait que cette défunte mère puisse être ici c’était comme un peu bouleverser encore plus les choses. Dans son monde, tellement gris et dans un sens si peu amusant quelque part, on venait se marier et ensuite on avait des enfants. Parfois même avec une personne qu’on ne voyait que la veille des noces, choisie par les parents dans un intérêt familial à plusieurs degrés qu’il soit autant financier, de renommée, de prestige, de politique, pour conserver un sang qui se voulait noble. Et dans cette histoire les deux concernés n’avaient aucunement un seul mot à dire, le romantisme n’était pas une denrée vraiment acceptable dans la haute société dont il était ici et à moins de devenir une sorte de libertin décadent aux yeux de l’aristocratie il n’y avait aucune chance d’échapper à ce genre de mariage, l’amour n’avait pas leur place dans ce qui était un véritable contrat identique à un partenariat entre deux entreprises. Pourtant, le médecin savait que le cas de ses parents avait été différent car chacun étant assez respectables pour les deux parties ils avaient pu épouser celui que leur cœur avait choisi, et il serait mentir pour lui qu’il espérait que justement ce côté assez idyllique que sa défunte mère avait pu connaître l’aiderait à passer outre la naissance d’un enfant hors mariage. Bâtard. C’était de manière si vulgaire qu’on aurait pu juger cet être qui était en train de grandir dans le ventre de la louve, le fait qu’il puisse venir au monde hors de la sainte conception de cette institution bien trop cadrée, mais pourtant ce n’était pas ce qui allait pour autant pousser Victor à s’engager ainsi de manière officielle. À son sens il n’avait pas besoin du mariage pour prouver son amour à Ruby, c’était lui prouver chaque jour qui puisse passer par de petits gestes, trouvant le tout bien trop pompeux à son goût et une sorte de façon de venir marquer l’autre qu’il refusait. Il faisait confiance à sa compagne, les yeux fermés même, elle était celle qui lui avait sauvé la vie après de bien des manières. Et si un jour elle décidait de s’en aller, parce que ça la rendait beaucoup plus heureuse de cette manière, alors il n’aurait aucunement le droit de la retenir de toute évidence.

« …Oui ça l’est mère. Ruby est une femme tellement exceptionnelle, vous ne pouvez pas imaginer à quel point, elle a tellement fait pour moi que parfois je me demande si tout ça est bien vrai… Je ne me suis jamais aussi bien sentie avec quelqu’un, on est sur la même longueur d’onde, et… et il y a tellement à dire… surtout que... »

Victor ne savait clairement pas comment aborder cette question d’enfant, il ne pensait surtout pas devoir se poser la question vu que jusqu’à environ quelques minutes il était sans parent ni famille, se laissant ainsi faire alors qu’il sentait les bras maternels l’entourer tendrement dans une étreinte à laquelle il ne pouvait que répondre par automatisme. Des vieux souvenirs de quand il était enfant lui revenaient alors en mémoire, même s’ils étaient sûrement altérés par le temps et enjolivés par son propre esprit qui voulait voir ce qu’il souhaitait, dans lesquels il venait lui rendre visite alors qu’elle se trouvait être alitée en raison de la future naissance de Gerhardt. Le temps était alors si simple, il n’avait que des préoccupations des gamins de son âge et ne comprenait pas la gravité de la situation de laquelle on le préservait dont cette femme qui se trouvait maintenant à ses côtés, et ce retour en arrière était tellement bien la bienvenue. Le médecin aurait alors pu fermer les yeux et juste se laisser bercer par ce qui arrivait, continuant dans le fond à se demander s’il n’était pas à cet instant pas en train de rêver et qu’il n’allait pas se réveiller sur le canapé du salon après avoir voulu se reposer cinq minutes d’avoir porté un carton trop lourd, juste profiter pleinement de cet instant pour ce qu’il était à savoir une mère qui ne faisait qu’offrir un câlin à son fils. C’était comme prendre conscience à quel point ceci avait pu lui manquer, que ce soit autant cette perte que celle du reste des êtres qui comptait pour lui, et il aurait voulu rester ainsi à jamais mais l’annonce de la bague venait tout d’un coup tant l’électriser qu’il lui était impossible de juste se perdre plus longtemps dans un état endormi vers lequel il tendait pourtant. Comment expliquer les choses ? Victor ne voulait pas se marier, il n’en voyait pas l’intérêt en réalité, mais venir le dire à une femme qui a ainsi été toute sa vie bercée dans un florilège de conventions sociales bien strictes c’était une autre paire de manches. Il ne savait même pas quoi dire sur l’instant, juste en quelque sorte figé dans cette demande à laquelle il ne s’attendait pas et qu’il sentait devenir un problème qu’il ne pourrait pas éviter très longtemps, cherchant les bons mots pour lui expliquer sans la brusquer avant d’être interrompu dans sa réflexion par une voix.

Reculant alors de cette mère tout en fixant Ruby, presque choqué sur le coup de la voir ainsi, et ayant cette désagréable sensation d’avoir été pris comme en faute alors que ce n’était clairement pas le cas. La louve était aussi confuse que lui avait pu l’être en revoyant ce véritable fantôme revenir d’entre les morts, même si c’était pour des raisons bien différentes pour le coup, tandis qu’il s’éloignait ainsi de cette étreinte pour se relever prestement. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Il devait prendre les choses en main et surtout très vite, tandis qu’un instant de flottement se faisait sentir dans la pièce, c’était à lui de mener la danse même si très honnêtement il ne s’en sentait pas spécialement capable. Il y avait cette angoisse en lui qui venait de monter, en un simple petit claquement de doigts et qui le mettait si mal à l’aise, parce que toute la situation lui paraissait si compliquée. Est-ce que Ruby allait vraiment le croire s’il lui disait que c’était sa mère ? Après tout, elle faisait encore si jeune et l’était peut-être même plus que lui, et tout ça avait l’air tellement tiré par les cheveux que même lui avait du mal à l’accepter avec son esprit scientifique. Mais venant d’un monde enchanté ceci serait peut-être plus facile pour la serveuse, du moins il croisait les doigts pour ça, bien qu’il ne sût pas comment lui-même la présenter. Non parce que honnêtement Victor n’avait aucune envie de revivre une scène comme ce fut le cas hier, il n’aurait pas la foi de subir une telle épreuve alors qu’il était encore sous les émotions fortes il fallait bien se l’avouer, n’ayant aucune envie de faire sortir par inadvertance la louve sauvage qui pouvait se trouver chez sa reine des pancakes. Cet animal il ne l’avait jamais rencontré en fait, il ignorait à quel il pouvait ressembler en détail, et même si une part de lui était curieuse ce n’était pas le jour ou le moment pour ça. De même, dans le sens inverse de la scène ainsi, il ne voulait pas que cette mère si chère à son cœur puisse avoir une mauvaise vision de Ruby et ainsi mal la catégoriser dès le début sur une simple mauvaise première impression. Parce qu’il ne pouvait prédire comment elle pourrait réagir, si elle se trouvait ou non enveloppé dans ce carcan aristocratique qu’était leur monde même si des dires des domestiques il avait des doutes que ça puisse être le cas, éviter ainsi une sorte de future guerre inutile même si c’était aller à l’extrême.

« Je te promets qu’il y a une bonne raison à tout ceci, que ce n’est pas du tout ce que tu pourrais croire à première vue ou je ne sais quoi, il faut que tu me croies... »

Voilà. Essayer de calmer les choses, avant même que tout parti en cacahuète, ne voulant prendre aucun risque alors qu’il parlait d’une voix calme et faisait une gesticule lente tout en abordant un sourire. Néanmoins celui-ci était en réalité assez crispé, peut-être plus ici d’ailleurs pour cacher ce puissant malaise qu’il pouvait ressentir, sentant bien qu’il était comme au pied du mur et qu’il faudrait avouer certains de ces actes qui pouvaient être évident vu l’état dans lequel se trouvait Ruby. Était-ce lâche de dire quand cet instant il aurait, peut-être en tout cas, préféré supporter la colère de son père lorsqu’il avait dit vouloir faire médecine ? Probablement. Mais dans le fond Victor n’avait aucune idée de comment cette mère allait pouvoir réagir, elle était partie trop tôt avant qu’il ne puisse la connaître, et de l’autre il avait eu déjà un avant-goût de la possible colère de la serveuse qui lui avait dit qu’il ne voulait pas vraiment en voir plus. Il respirait un bon coup, très grand même, il pouvait y arriver. Expirant l’air qu’il avait emmagasiné dans ses poumons, se frottant les paumes de mains nerveusement en elle-même, il était temps pour lui de se lancer.

« Ruby… Je sais que ça va paraître complètement fou, même moi j’ai du mal à le croire mais c’est bien la vérité, je te présente… Ma mère… revenue il faut croire du royaume de morts… Mère je vous présente Ruby, la merveilleuse femme que j’aime, et… notre futur… enfant... »

Il l’avait enfin dit, regardant l’une et l’autre chacune leur tour alors qu’il n’était pas vraiment des plus à l’aise il fallait l’avouer, appréhendant non pas une mais deux réactions.







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