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 Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle ! } feat la Fillette trois en un

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Roselina E. De Gloucester

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MessageSujet: Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle ! } feat la Fillette trois en un    Sam 13 Aoû 2016 - 1:05

Petit goûter entre esprits

au coin de la chapelle
“Voodoo girl ♫ But she knows she has a curse on her, a curse she cannot win. For if someone gets too close to her, the pins stick farther in.” ♫




« Crois tu qu’il m’aimes ? Penses-tu que c’est le prince charmant ? » Une jeune fille regardait son miroir tout en coiffant ses longs cheveux bruns. Elle poussa un soupir, montrant son questionnement. Sa brosse faisait un va et vient régulier, et seul le bruit du crin démêlant des nœuds résonnait entre deux questions. Cette jeune fille allait se marier dans quelques jours mais elle était en proie à d’horribles questions. Et si ce n’était pas le bon ? Et s’il ne l’aimait pas ? Et d’autres si par milliers. Après tout, elle ne l’avait jamais rencontré, et elle n’avait que les avis de ses parents pour s’en faire une idée. Soi-disant, il était gentil, attentionné, intelligent, le gendre idéal. Il était aussi beau, peut-être le plus beau de ses prétendants mais qu’est-ce que la beauté si ce n’est une appréciation personnelle de ce que l’on voit ? « Peut-être qu’il est disgracieux, voir même horrible. » Se prenant la tête entre ces mains, en proie à de multiples interrogations, elle n’avait pas entendu sa servante rentrer. « Ne vous en fait pas Mlle, je suis sûr que tout se passera bien et qu’il vous plaira comme votre père à plu à votre mère. » La jeune femme remercia sa servante d’un signe de la tête, alors que cette dernière venait de lui apporter sa robe de marié sur un immense cintre. « Oui vous avez raison, je me fais du mauvais sang pour rien. » Sur cette phrase, elle l’a congédia avant de commencer à toucher cette robe sacrée. Il y avait une légende, qu’elle avait lu il n’y a pas si longtemps que ça. Pour découvrir le visage de son époux, une jeune fille devait accomplir une sorte de rituel magique. Elle se devait de monter un étage, dans le noir le plus complet et de trouver un miroir, en se concentrant sur le sentiment amoureux. Si ce dernier était assez fort, un visage pouvait ainsi apparaître. Or parfois c’était une tête de mort … signe qu’elle ne vivrait pas assez longtemps pour porter la robe blanche sacrée. « Et si j'essayais … »

« Oh oui vas y fait comme la dernière fois j’ai bien rigolé… » Emily tapa sur son oreille gauche pour faire sortir un ver de terre de son oreille droite. « On ne rigole pas avec ces choses-là … même si elle n’aurait que ce qu’elle mérite. » Attrapant l’invertébré par la queue avant de le balancer sur son épaule, la jeune morte croisa ses bras autour de sa poitrine tout en fixant le miroir de son appartement. « Parce que tu sais que ça t’amuses de les voir mourir de peur … » « Maggot ce n’est pas vrai ... » Elle venait de prendre une mine offusquée en écoutant les paroles mensongères de cet insecte. Bon il n’avait pas réellement tort, mais ce n’était pas à cause de leur mort qu’elle se réjouissait, mais plutôt à cause de leur mariage raté. Emily pouvait s’apparenter à une sorte d’esprit frappeur. Toujours sous le coup de sa malédiction, qui ne serait brisé que quand son véritable amour lui déclarerait ses serments, elle restait prisonnière de la haine qu’elle avait envers Barkis, son premier amour, ne pouvant ainsi être en paix avec elle-même et ses sujets sensibles. Alors quand elle entendait les requêtes, les questionnements amoureux de jeunes femmes devant leurs miroirs, elle ne pouvait s’empêcher de les espionner et surtout de les hanter à travers ces surfaces planes. Son corps restait dans le monde des morts, mais son esprit, comme tout bon fantôme voguait à travers son monde. « Elle m’énerve .. et est ce qu’il va m’aimer et blablabla ? Non il va te tuer sale vivante … parce que tu ne le connais même pas » Son œil en sorti de rage, roulant sur les pavés alors qu’elle se mettait à courir pour le rattraper. D’un geste violent elle le remit dans son orbite alors que sa décision était prise.

Elle hurla à la mort, alors que son corps restait en compagnie de Frieda la veuve noire et Maggot le ver de terre, et son esprit traversa le miroir. Si la situation ne l’a faisait pas rager, pleurer les larmes que son corps pouvait contenir alors qu’il avait trépassé, elle aurait rigolé de son état fantasmagorique. Elle était translucide, même si on voyait bien ses articulations cassées, les lambeaux de ses chaires, sa blessure mortelle au niveau de sa cote. Sa robe de mariée était presque encore plus impressionnante, volant autour d’elle comme la mort entourée de sa cape. Elle n’avait pas besoin de parler que la fameuse jeune fille, habillée elle aussi en robe de marié hurla de tout son soul. Elle se délectait de cette peur, comme si cela pouvait apaiser pour quelques instants son âme brisée. « Je crois que vous allez trouver la mort comme réponse ». Emily s’avançait, le bras tendu vers la jeune femme qui cherchait pas tous les moyens à rallumer son chandelier alors que sa voix éraillée lui disait qu’elle n’avait plus aucun échappatoire. Elle aussi connaissait cette légende, et quand elle était arrivée dans le monde des morts, son ami le pianiste lui avait dit qu’elle ressemblait trait pour trait à cette jeune fille morte avant la cérémonie, tué par son époux … comme la vie est bizarre quand même. Puis la lumière fut, et la jeune femme hurla à nouveau avant de s’enfuir dans les escaliers. Emily allait l’à suivre quand quelque chose l’a traversé d’un coup. Les yeux écarquillés, elle regarda ce qui venait de tomber sur le sol. Une autre jeune femme, brune, avec un ciré jaune et des bottes noires. Elle n’avait jamais vu un accoutrement pareil sur une jeune femme. Etonné, elle se rapprocha d’elle, alors qu’elle s’était un peu éloigné car après tout, tomber dans un fantôme ce n’est pas non plus quelque chose d’agréable. « Vous aussi vous êtes une créature du monde des morts ? » Après tout, elle connaissait son quartier, le plus animé de tout l’Underworld, mais les autres parties … elle ne les avait jamais vu … et il y avait des ragots sur eux, qu’elle n’écoutait que d’une oreille. Mais en y regardant de plus près, elle s’aperçu qu’elle respirait normalement. Une vivante, pourquoi au final ça ne l’étonnait pas ? Du bruit se faisait entendre au rez de chaussé et la curiosité d’Emily était vraiment piquée par cette chose qui lui était tombée dessus, au plutôt dedans. « Venez avec moi, s’ils vous trouvent vous risquez de passer un mauvais quart d’heure. »

La seule solution était d’aller là ou personnes n’iraient les chercher pour le moment. Faisant un geste de la main à la fille à la robe en matière jaune étrange, elle continua de monter les escaliers, enfin de voler pour atteindre le dernier étage. Si ce manoir était fait comme le sien, il suffisait de continuer à longer le couloir pour redescendre de l’autre côté. Regardant qu’elle était toujours suivit, elle traça sa route pendant quelques minutes. Un grand escalier se dessina enfin et elles purent l’emprunter. « Nous allons allez dans la chapelle familiale pendant que l’agitation règne encore. » C’est sûr que sa contrefaçon en robe de marié allait dire qu’elle avait vu un fantôme, et que forcément le manoir serait ratissé au peigne fin. Sauf que le seul endroit où ils n’iraient pas était forcément la chapelle. Passant à travers le mur, Emily allait s’assoir sur l’un des bancs en attendant la fille étrange. Elle qui pensait connaître le monde du surnaturel, elle ne prévoyait vraiment pas à ça en allant terrifier cette pauvre idiote. Les minutes passèrent et elle triturait son voile fin, en se demandant combien de temps elle allait pouvoir rester ici. Après tout, elle ne faisait que des sorties pour hanter ses victimes, et cela ne durait que quelques heures grand maximum, mais elle avait vraiment envie de découvrir qui était cette fille. Elle portait une robe tellement particulière en plus, et d’une couleur tellement criarde que c’était ça qui lui avait fait pensé qu’elle était du monde des morts. Là voyant arriver, Emily tapota le banc à côté d’elle. « Qu’est-ce que vous êtes ? » La délicatesse n’était pas vraiment le fort de la jeune morte, et sans doute cela ne le serait jamais. Elle préférait aller droit au but pour ne pas perdre de temps. Cependant elle s’aperçut aussi qu’elle était en mode fantôme, assez agressives et qu’elle pouvait ainsi l’effrayer. Penchant la tête en angle droit, elle remarqua qu’en réalité la jeune fille n’avait pas la moindre trace de peur sur son visage. « Je m’appelle Emily, et comme vous avez dû le remarquer je suis un fantôme. Je suis morte il y a une vingtaine d’années mais je ne suis pas méchante. Enfin, vous n’allez pas vous marier ou vous n’êtes pas en proie à un doute amoureux ? Parce que dans ce cas-là, je pourrais peut-être vous hanter. » Elle avait dit ça tout naturellement, sans la moindre once de pugnacité mais plus comme une information sur sa propre personne.



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Entends tu les sirènes de la mort qui t'appelles ? Cette douce mélodie que tu connais si bien, qui ta berçait durant toute ta courte vie et qui t'enjoints de les rejoindre dans ce monde qui es tiens, dans ce monde d'en dessous, dans ce royaume des morts où tu es la belle mariée, figure d'éternité.
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MessageSujet: Re: Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle ! } feat la Fillette trois en un    Ven 19 Aoû 2016 - 22:57



Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle !

Quand je viens à la vie je ne peux pas me cacher je garde un oeil sur toi et une lumière à mes côtés reste dans les parages ne soit pas timide j'ai des secrets derrière moi et les yeux humides




Depuis qu'elle était sortie de ce drôle d'endroit que les gens appelaient « hôpital psychiatrique » -Fran n'avait jamais vraiment compris ce que ça voulait dire ni pourquoi elle y était, mais c'était sa maison alors elle faisait avec-, la demoiselle avait pris la mauvaisse habitude de tomber un peu partout. Au fond d'un puits, au fond d'un ravin, au fond d'une maison. Et à chaque fois, ça n'était jamais le fond auquel elle s'attendait ; quand c'était censé être la rivière en contrebas du ravin, elle tombait sur la moquette douce d'une maison toute mignonne. Quand c'était censé être le sol dur et froid d'un puits, elle se retrouvait dans de l'herbe verte ou grise dans une plaine déserte et sombre. Mais ça ne l'empêchait jamais d'avancer ; car autant elle se posait beaucoup de questions sur ce qui se passait autour d'elle, autant elle était parfois complètement aveugle au fait qu'elle vivait dans un monde totalement absurde et que rien n'avait de sens. Surtout que la moitié du temps, elle était prise dans une de ses hallucinations sanglantes et fascinantes qu'elle avait chaque fois qu'elle prenait une pilule rouge, alors, discerner le vrai du faux, le logique de l'illogique ou la réalité du cauchemar, ça n'était plus vraiment un réflexe. Tout ce qui l'intéressait, c'était de suivre les petites voix douces qui lui murmuraient de continuer à avancer, pour retrouver son cher chat Mr Midnight. Il lui manquait tellement ! Sa fourrure toute douce, sa voix rauque et grave, ses grands yeux dorés et globuleux. Oh, comme elle avait hâte de lui faire un énorme câlin le jour où elle le retrouverait ! Il n'était pas mort ! C'était impossible. Les infirmières n'arrêtait pas de le lui répéter, mais c'était si improbable qu'il ne soit plus de ce monde… car s'il était mort, il ne viendrait pas lui dire de le retrouver chaque fois qu'elle s'endormait et se retrouvait au pays des rêves, non ?

C'était dans cette optique si innocente que Fran Bow se retrouva à nouveau plongée dans un gouffre ; elle ne savait pas trop dans quoi elle avait marché cette fois-là, mais à ce stade ça lui importait peu. Elle voyait cela comme des petits cailloux jetés sur son chemin vers la vérité et vers ses retrouvailles avec son chat ; et si le destin décidait qu'elle devait tomber dans un trou, alors elle tombait dans un trou, ça n'était pas plus compliqué que cela. Cette fois-ci, par contre, elle atterrit assez brusquement, juste devant une personne qu'elle ne connaissait pas, alors que d'habitude elle était toujours seule ; mais ça n'était pas plus mal, comme ça, elle pourrait lui demander s'ils n'avaient pas vu un chat tout noir et tout doux avec une voix grave dans les parages ! Armé de son sac rempli de petits objets utiles, contenant sa poupée chérie et détestée, et de son ciré jaune-transformé-en-robe, elle se releva prestement, et fixa la dame pâle comme la mort qui la regardait avec des yeux exorbités.

« Madame ? Madame ! Vous n'auriez pas vu un chat ? Il est tout noir avec des yeux dorés. Quand il commence à parler il a une voix grave et rauque, assez reconnaissable… ça vous dit quelque chose ? » Mais la dame en question ne répondait pas, l'air bien trop horrifiée pour cela ; et c'est en croisant les bras d'un air vexé que Fran Bow enchaîna. « Madame, ce n'est pas très gentil de ne pas me répondre. Vous pourriez au moins me regarder ! Madame ? »

Ce ne fut que quand Fran Bow réalisa qu'elle était envahie d'une étrange sensation de froid qu'elle réalisa qu'il n'y avait pas qu'elle et la dame toute blanche dans la pièce ; au contraire, une apparition plus qu'étrange se trouvait… juste par-dessus elle. Mais vraiment par-dessus, l'enveloppant comme une couverture blanche et de chair. Hein ? Il ne lui semblait pourtant pas avoir pris une de ses pilules… et puis d'habitude elle ne pouvait jamais voir les monstres qui la hantaient elle, elle ne voyait que ceux des autres. Alors qui était cette femme à la robe blanche et à l'air farouche qu'elle semblait avoir traversé en tombant ? Elle recula un peu, non pas par frayeur mais surtout pour pouvoir la voir en entier.

« Oh madame, quelle jolie robe ! Je suis désolée, je ne vous avais pas vu. Un peu difficile vu que vous êtes sur moi… Mais ce n'est pas normal en fait. Normalement les monstres n'apparaissent que quand je prends mes pilules. Et puis vous allez l'air beaucoup plus… beaucoup moins… beaucoup par rapport à eux. D'habitude ils ressemblent à des espèces d'ombres avec des grands yeux et de grandes dents, mais vous vous êtes toute jolie. Vous êtes quoi alors ? » Sa manière de s'exprimer quelque peu enfantine ne collait pas vraiment à son physique un peu âgé pour son âge ; et pour cause, elle avait plus l'air d'une adolescente que d'une enfant traumatisée, même si c'était peut-être le cas, qu'elle était une adolescente qui avait régressé dans un état plus enfantin pour compenser le choc. Elle ne savait pas trop, il allait falloir qu'elle consulte son dossier à l'hôpital mais c'était si loin de là… « Ah non, moi je viens pas du monde des morts… Quoique. Je n'en ai aucune idée. Moi je viens de… de « l'hôpital psychiatrique », c'est comme ça que les gens appellent l'endroit où je vis normalement. »

Fort heureusement, Fran Bow n'avait pas encore connaissance du principe des divisions de la réalité, phénomène qui la prenait chaque fois qu'elle prenait une pilule ou que des phénomènes étranges l'entouraient, car son discours explicatif aurait probablement pris quelques heures de plus. Mais elle n'eut rien le temps d'ajouter, se faisant emporter par le fantôme -ces histoires de fantômes ça lui disait quelque chose d'ailleurs, mais elle était trop préoccupée par la situation pour se concentrer plus longtemps sur le pourquoi du comment. Sans hésiter, elle prit la suite d'Emily, non sans faire un signe d'au revoir à la dame toute blanche, bien qu'elle ne comprenait pas tout ce qui était en train de se passer, ce qui démangeait fortement son envie de poser mille questions sur le pourquoi du comment.

« Qu'est-ce que c'est cet endroit ? Et vous vous venez du monde des morts alors ? Je pourrai venir visiter ? Vous croyez que tous les monstres que je vois viennent de là-bas aussi ? »

Et à mesure qu'elles avançaient dans les couloirs, Fran continuait de déverser un flot de paroles indigeste tout en baissant le volume progressivement, en réponse aux signes que le fantôme lui faisait pour se taire. Elles rejoignirent la chapelle -apparemment c'était une cachette efficace, Fran Bow fit une note mentale de cette découverte- et le fantôme s'installa sur un banc, l'invitant à la rejoindre d'un signe calme. Elle pouffa même à sa première question, car pour elle cette information était évidente.

« Je suis moi, madame. Enfin, une humaine, si vous préférez. Je suis à la recherche de mon chat… il est tout noir, avec des yeux dorés globuleux et une voix rauque. Vous ne pouvez pas le rater… Il s'appelle Mr Midnight et il adore les câlins. En fait il a disparu depuis… depuis... »

À vrai dire, les souvenirs de Fran Bow ne remontaient pas à très longtemps ; elle n'était pas vraiment amnésique, c'était plus comme une porte qu'elle avait bâti elle-même et dont elle n'osait tourner la clé tant la vision serait horrifique si elle osait le faire. Pour elle, ses souvenirs les plus lointains remontaient à une drôle de balade dans la forêt, alors que son ciré jaune était couvert de peinture rouge, et qu'elle tenait son précieux chat entre ses bras. Elle se souvenait même qu'elle pleurait, mais elle ne se souvenait plus pourquoi -ou plutôt n'avait pas envie de s'en souvenir.

« Depuis longtemps. Ou pas longtemps, je ne suis pas très sûr. Mais vous alors ? Vous ne m'avez pas répondu. J'ai cru que vous étiez un des monstres qui apparaissent parfois autour de moi mais… Vous êtes trop gracieuse pour ça. Et trop translucide aussi. Vous êtes un fantômes ? Je crois que les monstres sont plutôt des démons… Mais en même temps vous avez l'air en mauvais état. Enfin, vous avez des morceaux de peau qui tombent… Et un ver dans l'oreille. »

Elle fit coucou au ver comme si c'était la chose la plus normale du monde ; puis, quand enfin elle enregistra ce que lui disait Emily, elle hocha la tête avec enthousiasme, ravi d'enfin rencontrer quelqu'un qui n'essayait pas de lui tendre un piège ou pire, de la tuer. Remor n'avait pas fait d'apparition depuis un moment, alors elle commençait à soupçonner une attaque dans les plus brefs délais. Elle ne comprenait pas trop pourquoi son interlocutrice parlait d'amour et de mariage, mais elle fit de son mieux pour comprendre où elle voulait en venir.

« Bonjour Emily ! Moi je suis Fran Bow, enchanté ! Non, je ne crois pas. Enfin si je devais me marier je pense que je le saurais… et puis je suis un peu jeune ! Je connaissais un garçon… » Un peu inconsciemment, elle sortit de son sac la poupée qui la quittait jamais et la tint dans ses bras, comme pour se rassurer. « Mais je ne me souviens plus de qui il était. Je ne crois pas que j'étais amoureuse... » Car à tout âge on pouvait être amoureux ; même si durant l'enfance et la préadolescence, c'était un sentiment si innocent. « Pourquoi vous hantez les gens ? Ils vous ont fait du mal ? » L'une comme l'autre avait un discours particulièrement directe, et Fran Bow ne rechignait jamais à poser les questions qui fâchaient ou qui blessaient, tant la perspective de réveiller de vieux souvenirs enfouis ne lui venait absolument pas à la conscience. « Vous avez une jolie robe blanche… Vous allez vous marier, vous ? Avec un autre fantôme ? On peut se marier dans le monde des morts ? Je ne savais même pas qu'il y avait un monde des morts. Je savais que les démons et les monstres existent mais que les morts soient autre chose que des morts… »

Cette perspective là par contre résonna en elle, bien qu'elle ne savait plus vraiment pourquoi ; encore à cause de cette drôle de porte qu'elle ne voulait pas franchir. Elle se souvenait l'avoir franchie une fois au moins auparavant, mais désormais, ce n'était plus une petite porte innocente et pleine de surprise, c'était comme si des voix menaçantes en sortaient, accompagnée d'un son d'orgue sinistre. Pourquoi était-elle dans l'hôpital psychiatrique ? Les autres enfants avaient des parents, d'habitude. Elle, ce qui se rapprochait le plus de parents c'était le docteur Deern et son infirmière mais… qu'en était-il de ses vrais parents ?

« Vous avez déjà vu beaucoup de cadavres alors ? Est-ce qu'ils sont tout rouges aussi dans votre monde ? Moi j'en ai déjà vu quelques-uns. Mon infirmière d'ailleurs, c'est un cadavre… enfin quand je prends les petites pilules rouges. C'est des médicaments, vous voyez ; le Dr Deern essaie de me faire me souvenir de quelque chose mais je ne sais pas quoi. C'est comme si c'était sur le bout de ma langue mais ça ne veut pas sortir… ça vous ait déjà arrivé ? »

Elle fixa un instant Emily de ses grands yeux bleus. Et si ce fantôme était la clé, la réponse à toutes les questions qu'elle se posait, sur le monde, sur les mondes et sur elle-même ?

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MessageSujet: Re: Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle ! } feat la Fillette trois en un    Mar 30 Aoû 2016 - 14:21

Petit goûter entre esprits

au coin de la chapelle
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Emily regardait cette étrange fillette lui dire qu’elle cherchait son chat. Certes c’était une raison particulièrement intéressante mais elle ne comprenait toujours pas comment elle avait fait pour atterrir comme ça. Bien entendu si elle avait écouté quelques minutes auparavant elle aurait peut-être fait un rapprochement mais le fantôme était bien trop dans la perspective de la fuite pour se concentrer sur quelques paroles qui avait été prononcés. Elle rigola gracieusement à ce qu’elle lui disait, alors qu’en réalité ces mots n’étaient pas très gentil. Mais ils étaient dit avec tant de candeur, d’innocence, qu’Emily ne pouvait en fait autrement. « Non les fantômes ne sont pas tous des démons, ce sont juste des âmes qui n’ont pas trouvés le repos éternel. » Croisant ses bras sur sa robe, elle baissa la tête en pensant à ça. Le trouvera t’elle un jour ? Ce fameux repos, cette paix intérieure ? Peut-être, mais il était indépendant de sa propre volonté, il fallait qu’elle attende son véritable amour, tentait qu’elle en est un … ce n’était donc pas pour tout de suite.  Elle sursauta un peu quand la jeune fille lui parla du ver dans son oreille. Instinctivement elle plaqua sa main dessus tout en cachant Maggot. Ce dernier devait avoir tout entendu et commère comme il était, il n’avait pu s’empêcher de regarder par le miroir ce qui se passait.

Ne se souciant plus de son locataire, elle écoutait Fran, comme se nommait la jeune fille. Oui c’est vrai que maintenant qu’elle le disait, et qu’elle l’observait de plus près, elle était assez jeune, trop jeune pour se marier. Qu’elle fût idiote d’avoir dit ça, son meurtre lui montait vraiment à la tête. Elle regardait la poupée qu’elle tenait dans les mains, lui rappelant ses propres souvenirs avec ces propres jouets, comme le temps passe vite. Puis vint la question qui fâche, celle qu’elle n’avait pu éviter. Les larmes ne purent rester dans ces grands orbites et Emily commença à pleurer comme une madeleine. Oui, elle aurait dit oui même à un fantôme si elle avait pu mais même eux ne voulait pas d’elle. Elle était bruyante, trop, c’était peut-être pour ça que Barkis l’avait tué. Non, il l’avait fait pour son argent en réduisant son cœur en miette. L’air autour d’elle venait de se rafraichir considérablement alors que sa robe se soulevait dans d’étranges mouvements. « Il m’a tué …. C’était mon premier et seul amour, je l’aimais de tout mon cœur, et nous allions nous marier même si mon père n’était pas d’accord … et il m’a tué … » Plus elle pleurait et plus le vent qui s’engouffrait dans la chapelle devenait violent. C’était comme si les éléments soutenaient la peine et la colère de la jeune mariée. « Il m’avait promis de m’emmener dans un monde de liberté, de voir le monde et ses merveilles et tout ce qu’il a fait c’est me poignarder sous le grand chêne. » La tête dans ses mains, Emily continuer à pleurer tout son saoul, ses larmes bien réelles tombant sur le sol de la chapelle, passant à travers elle.

Les minutes passèrent et elle se calma enfin, comme à chaque fois qu’on évoquait sa mort, Barkis et tout ce qui pouvait avoir attrait. Comme par magie, ses yeux fantomatiques étaient secs et elle se reconcentra alors sur Fran. « Veuillez m’excusez, c’est un sujet un peu sensible. » Même si la jeune fille en ciré était jeune, elle avait sans doute dû le comprendre. Penchant la tête sur le côté, Emily était assez intriguée par la vision des morts qu’elle avait. « Et bien non, dans mon quartier, les morts sont bleus. Je dois vous expliquer quelque chose avant ce qui pourrait expliquer pourquoi chez vous ils sont rouge. Le monde des morts, l’Underworld, est divisé en une multitudes de quartiers, et de continents, un peu comme le monde des vivants. Chez moi, il reproduit à l’identité le monde du dessus. Je ne sais pas trop comment ça se passe ailleurs, mais on raconte que dans des endroits c’est vraiment l’enfer. » C’était le vieux sage qui lui avait tout expliqué, sur le fonctionnement si particulier du monde des morts, en lui disant qu’ils avaient bien de la chance eux, de se trouver dans cet endroit. « De plus, ce ne sont pas tous des cadavres. » Elle grimaça à ce mot, qu’elle n’aimait pas tellement prononcer. Cadavre, c’était péjoratif dans son idée, un corps sans vie, en putréfaction …

« Comment vous expliquer … en réalité nous restons identiques à ce que nous étions dans le monde des vivants, physiquement. Par exemple si vous êtes mort d’une balle dans la tête, vous aurez une balle dans la tête en étant mort. Ou sinon, j’ai un ami, un grand maréchal de la guerre, il a été tué d’un coup de sabre dans le ventre, et bien on peut clairement voir le trou dans son ventre et il conserve toujours son sabre dedans. » Elle énonçait ça d’une logique implacable, tout en hochant la tête, sans penser que tous ces détails auraient pu choquer Fran de par son âge. « Après vous avez raison, nous subissons les effets du temps sur nos corps. Ma peau n’est plus ce qu’elle était et parfois je sers même de garde mangé à mon colocataire, le ver que vous avez pu voir tout à l’heure, Maggot. » Alors que les mots qu’elle disait étaient ignobles, elle rigola gracieusement. « Quant à vous répondre à votre question de tout à l’heure sans en faire un drame, je ne sais pas si je me marierais un jour à un fantôme. Je sais juste que je suis maudite, qu’une malédiction plane sur moi comme la mort sur un champ de bataille et que je n’en serais délivrée qu’une fois qu’on m’aurait énoncé les serments sacrés du mariage. »

Soupirant de désespoir, apportant à nouveau un vent glacé, Emily n’avait plus envie d’y penser pour le moment. Secouant la main comme pour chasser au loin ces idées noires, elle repensa à ce que lui avait dit Fran. Des pilules pour voir des cadavres ? Comme cela était étrange. « Je ne sais pas dans quel monde vous vivez, mais je peux vous assurer qu’ici c’est impossible de voir des morts avec des remèdes pour la simple raison que s’est interdit pour nous, de venir dans le monde des vivants. » Oh oui, et elle n’osait imaginer ce qui se passerait si ce pacte viendrait à être brisé. « Ce que vous voyez de moi n’est que mon corps astral, mon corps est resté dans le monde des morts. C’est parce que je suis maudite que je peux faire ça, venir hanter certains vivants. » Sur le coup, elle n’était pas tellement fière de réaliser des actes comme celui-là, mais c’était les seuls qui lui apportait un peu de paix, ce qu’elle recherchait comme le saint graal. « Et cette interdiction est valable pour l’univers global des morts. Si vous côtoyez effectivement des morts c’est très grave, vraiment et il ne faut pas hésiter à le dire parce qu'ils n'ont pas le droit de vous embêter ou pire, de vous faire du mal. »




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MessageSujet: Re: Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle ! } feat la Fillette trois en un    Sam 10 Sep 2016 - 20:25



Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle !

Quand je viens à la vie je ne peux pas me cacher je garde un oeil sur toi et une lumière à mes côtés reste dans les parages ne soit pas timide j'ai des secrets derrière moi et les yeux humides




La possibilité de confronter le « monde des démons » de Fran et le « monde des morts » d'Emily devenait une perspective exaltante aux yeux de la petite fille ; c'était la première fois qu'elle rencontrait quelqu'un qui ne remettait pas en question ses dires, et qui existait vraisemblablement dans une autre réalité encore que celles que connaissaient Fran Bow. La rencontre n'en devenait que plus intéressante pour elle, qui était encore perdue entre la vraie réalité réelle et les hallucinations puissantes provoquées par la Duotine, le médicament qu'elle devait prendre régulièrement si elle ne voulait pas se perdre -ou quelque chose comme ça, encore une fois, comme pour beaucoup de choses dans sa vie elle ne savait pas le pourquoi, seulement le devoir. Alors les démons étaient des âmes de mort ? Fran n'en était pas si sûre, mais elle imaginait que c'était une possibilité possible, puisque la plupart des démons qu'elle avait croisé était rattaché à une personne vivante, alors peut-être que c'était des proches qui ne voulaient pas les lâcher. Mais cette perspective était aussi triste que logique ; ça voulait dire que tous ces monstres effrayants étaient peut-être simplement des gens attristés par quelque chose…

Et en parlant de personnes tristes, Fran avait à peine poser sa question qu'Emily se mit à pleurer comme une madeleine ; des grosses larmes presque aussi bleue que le halo qui entourait le fantôme tombèrent sur le sol en se désintégrant comme de la fumée. Affectée d'avoir pu la rendre si malheureuse, Fran voulut lui tapoter l'épaule en faisant ce geste de réconfort que faisaient les adultes entre eux ; mais à son plus grand désarroi, sa main se contenta de passer à travers le corps d'Emily pour tomber lourdement sur le banc, lui arrachant un petit « ouch » de douleur. « Oh non madame ne pleurez pas s'il vous plaît, je ne voulais pas vous faire de la peine... » Fran sentit comme un vent frais lui secouer les cheveux ; et plus le temps passait plus l'air se rafraichissait, jusqu'à prendre des airs de tempête au point qu'elle se mit à serrer sa poupée encore un peu plus fort contre elle, non pas par peur mais surtout parce qu'elle avait froid dans sa petite robe-ciré et qu'elle cherchait dans ce geste un moyen de se réchauffer. Elle se concentra sur les paroles d'Emily pour ignorer le froid qui s'engouffrait partout ; et pour une raison qu'elle ne comprenait pas, tout cela sonnait familier, ce concept que quelqu'un en qui elle avait confiance lui avait promis monts et merveilles pour la trahir aussitôt que la possibilité lui avait été donnée. Avait-elle vécu quelque chose de similaire ? Peut-être dans son ancienne vie, peut-être avant l'hôpital. Là-bas on ne lui promettait jamais rien, on lui disait ce qu'elle devait faire et ce qui allait lui arriver et tout se passait exactement de la sorte. « Ne pleurez pas s'il vous plaît. C'est juste un gros méchant qui ne mérite pas que vous soyez triste pour lui. » Fran ne comprenait pas tout à ce que lui disait Emily, mais elle comprenait au moins que cet homme l'avait rendue très triste, et une chose que savait Fran c'était que c'était mieux de ne pas faire confiance aux gens. « Tenez, moi quand je suis triste, je pense à tous les trucs qui me redonnent le sourire. Par exemple, je pense à mon chat ; ou alors à la branche de cannelle que je mets dans mon thé et que je passe plus de temps à mâchouiller qu'à laisser macérer. C'est trop bon la cannelle ! Vous aimez la cannelle ? »

Elle ne savait pas trop si c'était grâce à elle, mais Fran fut contente de voir les yeux du fantôme redevenir secs à la vitesse de la lumière, tandis qu'Emily s'excusait de cet accès d'émotions. Fran lui sourit, pour la rassurer et lui dire que ce n'était pas grave sans prononcer un mot, tandis qu'elle ramenait ses jambes entre ses bras en calant sa poupée contre elle. Elle enregistra les paroles d'Emily sur son monde, et constata que ça ne ressemblait en rien au sien, à part peut-être que tout ressemblait trait pour trait au monde réel en dehors du fait que tout semblait devenir rouge et noir, les murs, le plafond, les gens, le ciel, les arbres ; rouge sang la plupart du temps, avec parfois des morceaux de personne, des têtes blanches aux longs cheveux emmêlés et des baies des bois en proie aux flammes. Elle se sentit presque déçue. « Je ne sais pas trop à quoi ressemble l'enfer, mais en tout cas dans mon monde à moi tout est tout rouge et noir, il y a des espèces de démons qui n'ont pas vraiment de formes et tout ce qui ressemble normalement à… euh… je sais pas, de l'herbe, des insectes ou des trucs comme ça ressemblent à quelque chose de complètement différent. Enfin, c'est assez long à expliquer... » Elle sortit sa boîte de Duotine de sa poche et l'agita devant le nez d'Emily pour lui montrer. « Disons que si je prends une pilule maintenant, toute cette pièce pourrait complètement changer d'apparence, et genre les bancs pourraient devenir des statues avec des grandes dents, et vous vous pourriez ressembler à… je ne sais pas en fait, je n'ai jamais pu anticiper à quoi ressemble les gens quand je les prends. En tout cas, vous ne seriez plus toute bleue et blanche. Et vous ne ressemblierez pas à un humain, non plus ; personne ne ressemble à un humain là-bas. Ou alors pas tout à fait. Vous seriez toute déformée et toute moche. » Elle ne se rendait pas compte qu'elle était tout simplement en train de dire que ses médicaments provoquaient des hallucinations monstrueuses ; tout simplement parce que pour elle c'était une autre réalité bien existante, bien réelle et tangible, qui changeait l'apparence de tout ce qui l'entourait et donnait la parole à des choses qui n'en avait pas à la base. Ça allait si loin que parfois un mur dans la réalité réelle devenait un passage pratiquable, ou inversément, au point que l'on pouvait se demander si tout cela n'était vraiment que des hallucinations... « Les adultes ne veulent pas que je prenne mes médicaments… mais je dois, c'est les petites voix qui m'ont dit de le faire, sinon je ne pourrai jamais retrouver mon cher Mr Midnight... »

Ce fut son tour de fondre en larmes dans une espèce de scène grotesque, miroir de la scène précédente ; de grosses larmes roulaient le long de ses joues tandis qu'elle plongea sa tête contre sa poupée, ne parvenant pas à se calmer avant plusieurs minutes ; et la seule différence était que quand elle parvint à s'arrêter, ses yeux étaient toujours rouges et son visage mouillé. Elle se laissa aller contre le banc, écoutant les dires d'Emily avec la plus grande attention et la plus grande curiosité ; plus elle parlait, et plus elle avait envie d'en savoir plus sur ce fameux monde des morts.

« ça ne doit pas être le même monde alors ; parce que les monstres ne ressemblent jamais à des vraies personnes. Et si c'est interdit chez vous, alors je vois pas pourquoi ils s'amuseraient à briser les règles... » Même si concrètement, Fran était championne en la matière ; elle n'obéissait que quand elle estimait que ça lui allait d'obéir. « Oh ne vous en faîtes pas, ils ne m'ont jamais fait de mal. Il n'y a que Remor qui fait ça, mais lui il m'attaque dans la vraie vie réelle, donc… Ah d'ailleurs, si vous voyez une grande silhouette avec une cape rouge foncée et des cornes de chèvre, n'hésitez pas à me le dire ; c'est sûrement Remor, et il faut que je m'échappe dès qu'il est dans le coin... » Elle en parlait sans la moindre peur dans sa voix, ce qui pouvait en surprendre plus d'un, se contentant de se gratter la tête en examinant la pièce pour essayer de voir si Remor se cachait dans un coin ou un autre ; mais le fantôme et la petite fille étaient seules. « Vous êtes maudite ? Mais pourquoi ? Vous n'avez rien fait de mal ! Enfin je pense. C'est une loi du monde des morts ? Pourquoi ils punissent les gens qui n'ont rien fait plutôt que de maudire celui qui vous fait pleurer comme ça ? Si vous voulez je pourrai aller leur parler. On dit que j'ai un sale caractère et l'infirmière me déteste parce que je ne me laisse jamais faire. Mais elle me fait mal aussi quand elle me brosse les cheveux ! »

Fran adopta une mine renfrognée, n'aimant pas se souvenir de quand quelqu'un lui touchait les cheveux tant elle avait horreur de ça. Mais bien vite, elle réalisa qu'elle avait à nouveau mis les pieds dans le plat, et de peur de voir Emily fondre en larmes à nouveau, elle plaqua ses mains sur sa bouche, avant de s'excuser platement.

« Oh pardon, je ne voulais pas aborder un sujet difficile. Je veux dire, j'adore parler de plein de choses. Mais si vous voulez on peut parler de ce qui vous ferait plaisir. Vous aimez parler de quoi, vous ? » Elle fit son plus beau sourire au fantôme, avant d'hausser un sourcil en entendant un peu d'agitation à l'extérieur de la salle ; jetant un coup d'oeil intrigué vers la porte, elle se rendit compte qu'elle n'avait pas vraiment fait attention à où elle avait atterit. Regardant un peu autour d'elle, elle nota les bancs de bois bien alignés, la grand croix au centre devant elle, et les décorations riches et sobres tout à la fois qui reluisaient à travers la pièce. Où était-elle encore tombée ? « Dîtes, il y a juste quelque chose que je n'ai pas compris… Pourquoi on a couru ? Enfin, j'ai couru, vous avez volé vous. Vu que vous avez un corps à cheval… astral ? Il y a des méchants qui nous poursuivent ? Parce que si c'est le cas, on dirait pas comme ça mais je peux être très débrouillarde quand les choses se gâtent... »

Elle prit soudain un air d'enfant espiègle qu'elle n'avait pas eu jusque là, l'expression du visage plissé en un rictus qui cachait des envies de faire des bêtises ; et comme pour prouver ses dires, elle agita son sac, qui émit un cliquetis régulier, trahissant la présence d'objets singuliers à l'intérieur. Fran ne se séparait jamais de son sac à dos, et surtout, des outils qu'elle y entreposait ; enfin, ce qu'elle appelait des « outils », puisque c'était surtout un bric-à-brac improbable d'ustensiles en tous genre, crayons de couleurs, marteau en plastique, épingles et autres joyeusetés. Fran ne se souvenait pas vraiment de qui elle était avant l'hôpital psychiatrique, mais une chose était sûre : elle n'avait rien perdu de son ingéniosité ou de ses aptitudes McGyveresque pour se sortir d'à peu près n'importe quelle situation. Sa créativité exceptionnelle était l'un de ses plus grands atouts.

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MessageSujet: Re: Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle ! } feat la Fillette trois en un    Mar 1 Nov 2016 - 18:59

Petit goûter entre esprits

au coin de la chapelle
“Voodoo girl ♫ But she knows she has a curse on her, a curse she cannot win. For if someone gets too close to her, the pins stick farther in.” ♫





Emily essayait de se raccrocher aux paroles de Fran, mais bizarrement elles lui faisaient l’inverse. Dans l’esprit de la morte, elle voyait Fran comme l’enfant qu’elle n’aurait jamais, et cela l’attristait encore plus. Soufflant, bruyamment, ne se rendant même pas compte qu’elle était à l’origine de la chute des températures, elle regarda encore une fois cette robe de mariée. Elle était pathétique, réellement pathétique, morte par amour parce qu’elle était trop naïve, et elle recommençait avec ses idées d’enfant. Elle était morte, point barre, elle ne devait plus avoir de regret sur ce qui s’était passée. Or c’était beaucoup plus difficile à faire que de le penser, sans doute pour ça qu’elle était un esprit frappeur. Finalement, son recadrage mental lui donna du courage pour continuer sa discussion avec cet être venu d’ailleurs. Puis ce fut au tour de la petite fille de fondre en larmes tout en serrant sa poupée. « Oh non, ne pleurez pas vous aussi . » Elle voulut alors lui faire un câlin, comme quand sa mère lui en faisait un aussi, après une violente chute à cheval mais forcément, ses bras puis le reste de son corps passèrent à travers elle, se retrouvant ainsi de l’autre côté. Se mettant de l’autre coté du banc, elle attendit alors que Fran se calme toute seule, comme elle avait fait elle-même. Effectivement, quelques minutes après, alors que ses yeux étaient tous rougis, elle continua son récit. « Pourtant le vieux sage m’a bien dit que tous les morts de toutes les réalités se trouvaient dans l’Underworld. » Tout ceci était vraiment très étrange. Pourquoi le vieux sage lui aurait il menti alors ? « Même dans mon monde, entendre des voix n’est pas très bon signe, cela signifie qu’un vivant est en contact avec un ou plusieurs morts. » Et elle en avait fait plusieurs fois l’expérience, comme vivante, et comme morte. Plus Fran parlait et plus Emily était intriguée. Une silhouette avec une cape et des cornes de chèvres ? Elle n’en avait jamais vu dans son quartier mais après tout, elle n’avait jamais visité le reste du monde des morts. Peut-être que la chose qui poursuivait la jeune fille était là-bas, là où les règles pouvaient être outrepassées sans que le grand manitou ne le sache.  

Un fin sourire se dessina sur les lèvres bleues de la jeune morte. Oh que cette petite fille était mignonne, Emily aurait bien voulu l’avoir comme sœur, plutôt que comme enfant finalement. Elle s’imaginait déjà jouant à la poupée avec elle dans le grand manoir familial, enfin là c’était plutôt dans une église mais après tout c’était pareil non ? « Vous êtes une charmante petite fille mais malheureusement ça ne marche pas comme ça. » Soupirant plus par reflexe que par nécessité, elle fixa alors dans les yeux la petite fille. « Non ne vous inquiétez pas c’est bon, enfin j’espère. En réalité je ne sais pas pourquoi je suis maudite, peut être que le destin m’a puni de ne pas avoir écouté mes parents pour partir avec l’homme que je pensais aimer, je n’en sais pas plus que vous malheureusement. » Oh oui, c’était une question qui l’a hanté tout comme elle-même le faisait aux jeunes femmes trop imprudentes. Elle savait qu’elle était maudite, le vieux sage le lui avait dit quand elle lui avait raconté qu’elle n’arrivait pas à s’amuser comme les autres et qu’elle entendait des voix du monde des vivants. Mais la raison, elle l’ignorait toujours. Peut-être parce qu’elle était morte violemment ? Peut-être parce qu’elle devait vraiment connaître l’amour ? En tout cas, elle était toujours animée par un sentiment bipolaire envers cette malédiction. Un coup elle l’appréciait, être capable même avec son corps astral d’aller là-haut n’était pas une chance donnée à tout le monde et même si elle culpabilisait après les hurlements de frayeur qu’elle provoquait lui donnait un certain bonheur. Et de l’autre, elle haïssait son état, de ne pas pouvoir profiter de ce repos éternel dans le bar, avec ses autres amis qui n’avaient pas ce soucis-là.

« J’aimes beaucoup les animaux, j’avais un chien à l’époque. Sinon ma passion c’est la musique, je joue du piano et je chante. Quant aux autres sujets de conversation … malheureusement je n’en ai pas beaucoup .. Dans mon monde, les jeunes femmes aristocratiques n’ont juste le droit que de savoir bien se tenir et d’être des épouses convenables, ce que je n’étais pas vu que je voulais découvrir les autres continents, voyager, connaître la sensation de liberté. » C’était ça, qui l’avait séduit chez Barkis, le fait qu’il lui promette de ne jamais rester plus de trois ans au même endroit, d’aller dans des contrées encore vierges de l’homme, découvrir des cultures exotiques. Au final elle n’avait juste vu que la mort. Rigolant doucement, mettant sa main squelettique devant sa bouche, Emily pencha la tête sur le coté pour voir Fran sortir tout un tas de chose de son sac. « Ah, et bien je dois vous avez qu’en réalité c’est nous les méchantes personnes. » Se levant du banc, voletant un peu, elle se plaça devant la petite fille tout en croisant les bras devant elle. « Je suis un fantôme, et comme vous le savez les fantômes ne sont pas très bien vu. Et vous, vous venez de tomber de nulle part, d’apparaître comme par magie et tous comme les fantômes, la magie fait peur ici. De plus, contrairement à moi, vous êtes fait de sang et de chair, alors j’ai eu peur pour vous. S’ils les humains d’ici viennent à mettre la main sur vous, je ne sais pas de quoi ils seraient capables de vous faire. De vous brûler au bûcher ça c’est sûr, mais avant … les humains peuvent être beaucoup plus cruels que les monstres de nos cauchemars. »

Elle avait dit ça d’une voix calme, posée, mais elle était réellement inquiétée pour ce petit être. En temps normal, elle aurait disparu dans une bourrasque de vent, mais là, Fran lui était tombée dessus, elle ne pouvait pas l’a laissé toute seule, dans un monde qu’elle ne connaissait pas. D’ailleurs cette dernière faisait une tête étrange, comme si elle n’avait pas saisi toutes ses paroles. « Venez, je vais vous montrer mais faites-en sortes que l’on ne vous voye pas. » Tournant le dos, elle avança alors pour sortir de la chapelle. Instinctivement elle prit un couloir à droite, cherchant à écouter le cœur de la fille qu’elle avait hanté. Elle ne fut pas difficile à trouver, entouré par trois hommes qui semblaient être de sa famille, armés aussi de torches. Immédiatement la nausée reprit Emily, et une folle envie de lui arracher le cœur elle-même lui tordu les entrailles. « Ses noces seront baignées de sang et sa robe blanche ne le restera pas longtemps. » Son visage était effrayant et les cris suraigus des personnes présentes confirmaient sa pensée. Tous lâchèrent en même temps les torches pour partir dans le sens opposé où se trouvait cette vision spectrale alors qu’elle pouvait entendre le couinement et sentir les larmes salées de la future mariée. Vérifiant qu’il n’y avait plus personnes dans le couloir, elle fit sortir Fran de sa cachette. « Vous comprenez maintenant ? C’est ça ma malédiction, trouver la paix dans le cri de frayeur de celles qui vont se marier et bien sur c’est encore mieux si elles meurent sur le coup. » Baissant la tête, elle avait un peu honte de l’avouer, ayant aussi peur que Fran ne l’a pense mauvaise. « Mais ce n’est qu’avec ces filles stupides, après tout ce sont elles qui font des rituels aussi pour m’appeler, alors c’est normal, elles appellent la mort, qu’elles assument leurs conséquences. Je ne fais pas de mal aux autres sinon. » Espérant que cette fois la petite fille l’a cru, une question l’a frappa de plein fouet. « Vous êtes arrivez ici en tombant, mais comment allez-vous rentrer dans votre monde ? Voulez-vous que je vous aide à trouver le chemin ? » Elle était plus que sérieuse, car Fran ne pourrait rester éternellement ici et elle non plus, sauf qu’elle ne pourrait l’emmener dans le monde des morts or l’a laisser seule ne lui disait rien de bon. « Oui je vais vous aider à retourner chez vous, comme ça vous pourrez continuer à chercher Mr Midnight ! »





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Entends tu les sirènes de la mort qui t'appelles ? Cette douce mélodie que tu connais si bien, qui ta berçait durant toute ta courte vie et qui t'enjoints de les rejoindre dans ce monde qui es tiens, dans ce monde d'en dessous, dans ce royaume des morts où tu es la belle mariée, figure d'éternité.
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MessageSujet: Re: Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle ! } feat la Fillette trois en un    Dim 13 Nov 2016 - 15:25



Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle !

Quand je viens à la vie je ne peux pas me cacher je garde un oeil sur toi et une lumière à mes côtés reste dans les parages ne soit pas timide j'ai des secrets derrière moi et les yeux humides




Une idée affreuse était en train de circuler dans l'esprit de Fran Bow quand Emily lui expliqua qu'entendre des voix signifiaient être en contact avec des morts ; car parmi toutes les voix que Fran était en mesure de percevoir, il y avait de temps en temps celle très grave et pleine de Mr Midnight, qui murmurait dans son oreille qu'elle devait continuer de chercher, qu'elle finirait par le retrouver. Alors, cela voulait dire que Mr Midnight était vraiment mort ? Qu'il était quelque part dans le monde des morts, à attendre patiemment le jour où elle y tomberait par hasard pour un dernier au revoir ? Non ! Il ne pouvait pas être mort ; et elle secoua la tête pour chasser cette horrible pensée de son esprit, reportant toute son attention sur Emily qui la regardait soudainement plus intensément qu'avant, un peu comme les adultes faisaient pour expliquer un concept très sérieux à un enfant qui n'était pas encore en mesure de totalement le comprendre. Et comme beaucoup de ces enfants, elle fronça les sourcils, confuse, ne comprenant pas pourquoi tout devait être aussi compliqué alors que c'était si simple.

« Et vous ne pouvez pas aller demander à ce qu'on vous… dé-maudisse ? Vous n'avez rien fait de mal ! Moi je n'écoute jamais les infirmières et je ne suis pas maudite pour autant ! C'est même comme ça que j'ai finis par partir de l'hôpital. Et puis… mes parents... » Elle leva les yeux faire le plafond, essayant de se souvenir de quelque chose, mais rien ne lui venait ; c'était comme si un rideau noir au fond de ses souvenirs l'empêchait de voir le spectacle qui se déroulait derrière et peut-être que c'était mieux pour sa sanité d'esprit étant donné que c'était particulièrement macabre et sanglant. « Je ne me souviens plus. Je crois que je n'ai jamais eu de parents. En tout cas personne ne sait où ils sont. » Elle croisa les bras d'un air frustré quand Emily lui narra les obligations d'une « jeune femme comme il faut », avec sa petite moue rebelle qui la caractérisait tant. « Pff, c'est pas drôle d'être une femme a-ri-to-cra-trique ! Je ne serai jamais une épouse si c'est pour m'ennuyer comme ça. Je préfère explorer ! Et bricoler ! Et faire des câlins à mon chat ! Oh vous aviez un chien ? Il s'appelait comment ? Il était de quelle couleur ? Il était petit ou grand ? C'était quoi sa nourriture préférée ? Mr Midnight ce qu'il aime c'est le pâté. Il adore ça c'est fou ! Même si d'habitude il chasse sa propre nourriture. C'est un chat très malin et très débrouillard ! Je vous le présenterai un jour. » Elle avait déjà oublié la possibilité que Mr Midnight puisse effectivement être mort, tapant dans ses mains, considérant déjà Emily comme une grande amie qu'elle finirait par revoir après qu'elles se séparent en cette étrange journée. Elle eut cependant un spasme de surprise en entendant que les humains de cet endroit seraient capable de brûler une petite fille comme elle simplement parce qu'elle était différente. Elle avait déjà été punie pour ses facéties mais… Brûlée sur un bûcher ? Elle serra sa poupée contre elle, soudain concernée par tout ce qui se passait. « Ils veulent me brûler et c'est vous la méchante de l'histoire ? Je ne comprends vraiment rien au monde des adultes… des fois j'ai l'impression que c'est eux les plus bizarres de l'histoire, que c'est eux qu'on devrait enfermer dans un asile et pas les enfants comme moi. Vous trouvez pas ? Enfin, pas vous, vous vous êtes gentille, et vous êtes morte alors ce serait un peu difficile de vous enfermer avec votre corps à cheval.. astral. Vous pouvez passer à travers les murs et tout ! »

Emily comprit assez vite que Fran Bow n'avait pas tout saisi à sa tirade ; et elle l'emporta alors derrière elle, pour lui montrer concrètement ce qu'elle cherchait à lui expliquer sur comment les gens de ce monde pouvaient bien fonctionner. Curieuse, Fran se leva, rangeant rapidement sa poupée dans son sac étrangement assez grand pour tout accueillir dedans, avant de prendre la suite de ce spectre en robe de mariée qui flottait au-dessus du sol, pas le moins du monde intimidée par le fait qu'elle était en présence d'un fantôme, un vrai, et dont les intentions n'étaient pas les plus nobles puisqu'elle semblait apprécier le fait de terroriser des jeunes femmes apeurées par leur inévitable destin de futures épouses. Et un instant plus tard, alors que Fran se dissimula dans les ombres du couloir conformément aux conseils d'Emily, elle assista à une formidable transformation : le visage de la mariée morte se déforma pour devenir aussi effrayant que les démons de l'Ultraréalité, et elle se mit à parler avec une voix bien plus profonde et terrifiante, comme venue d'outre-tombe -ce qui correspondait parfaitement aux circonstances, quand on y pensait. Elle parlait de sang, et la terreur se lisait sur les visages des hommes qu'elle menaçait, et il ne leur en fallu pas plus pour déguerpir dans l'autre direction en poussant des cris horrifiés.

Emily se retourna vers Fran, son visage redevenu doux et sa voix tout autant, tandis que la petite fille sortit de sa cachette ; et ce qui pouvait paraître surprenant, c'était que Fran n'affichait pas la moindre peur, seulement une sorte de résolution bornée dans ses idées, comme à son habitude au fond ; et puis, elle avait déjà tellement de choses qu'un enfant ne devrait jamais voir simplement en prenant des pilules qu'il était étrangement difficile de lui faire peur au point de faire couler l'adrénaline dans ses veines à fortes doses, et ça n'était pas Emily qui allait lui causer cette effet. Prenant un air buté au possible, elle se campa sur ses jambes face à la mariée.

« Je n'ai pas peur de vous ! Et puis vous ne m'avez rien fait depuis que l'on se connaît, alors je ne vois pas pourquoi je devrais l'être. » Elle se mit à réfléchir en essayant d'analyser tout ce qu'elle avait vu à travers le prisme du regard d'un enfant de son âge. « Je pense que vous avez raison au fond, si c'est elles qui vous appellent c'est qu'elles veulent vous voir dans un sens. Non ? Je ne sais pas. En tout cas moi je n'ai pas peur ! Et je n'aurai jamais peur. J'ai déjà vu plein de choses effrayantes, et quand on fait l'effort de voir au-delà des apparences, on peut voir que la plupart des gens que l'on qualifie de monstres sont en fait très gentils à leur manière. Je veux dire, j'ai déjà vu des têtes toutes blanches avec des yeux tout noirs et des longs cheveux brillants pendus à des arbres, et je croyais qu'elles étaient méchantes ; mais en fait il se trouve que c'était des espèces de libellules qui avaient juste besoin d'un peigne pour défaire les nœuds de leur chevelure et s'envoler à nouveau. C'était un très beau spectacle ! »

ça n'avait probablement pas beaucoup de sens dans les oreilles d'Emily, mais elle afficha malgré tout une mine au moins à demi-rassurée de voir que Fran ne la rejetait pas soudainement après le spectacle auquel elle avait assisté. Elle eut soudain comme une illumination, demandant comment Fran allait bien pouvoir rentrer chez elle ; et celle-ci afficha une mine aussi consternée que la mariée, n'ayant honnêtement pas la moindre idée de comment elle était arrivée, alors elle ne savait pas non plus comment s'en sortir.

« Eh bien… je ne sais pas. Je crois que je vous l'ai dit mais ça m'arrive souvent de tomber un peu par hasard, simplement en passant une porte ou en regardant dans un puits par exemple. En fait, en général il y a quelqu'un à l'autre bout pour m'aider ou alors je dois résoudre un espèce de puzzle, comme une enquête de détective vous voyez ! Et la sortie se montre un peu d'elle-même si je bricole des trucs et que je résouds les énigmes des gens que je croise. Il y a beaucoup de gens à travers les réalités que je traverse, et bizarrement ils ont toujours quelque chose pour m'occuper le temps que je trouve la sortie. Parfois je me dis que tous ces gens qui me questionnent ou me donnent un coup de main se sentent très seules, et que du coup je leur fourni une bonne petite compagnie le temps que je suis avec eux. » Elle afficha une mine toute fière en lui expliquant cette conclusion, se sentant soudain très importante pour le monde qui l'entourait, avec cette bouille si innocente d'une enfant qui ne comprenait pas tout au monde des grands tout en possédant une lucidité à peine imaginable face à la réalité des choses. Et soudain, elle eut à son tour une illumination quand Emily lui affirma qu'elle comptait aider la petite à trouver la sortie. « Eh, mais en fait c'est un peu comme vous peut-être ! Si ça se trouve je n'arrête pas de tomber n'importe où parce qu'il y a quelqu'un qui se sent seul là où je suis transportée. Et je suis là pour les consoler ! Alors, est-ce que vous vous sentez seule, Emily ? Je suis sûre que c'est pour ça que je suis là, et que c'est vous qui devez m'aider à trouver la sortie ! »

Elle se mit à sautiller sur place, toute excitée de sa conclusion, voulant faire un câlin à Emily mais consciente du fait qu'elle ne le pouvait pas ; mais elle s'arrêta net en voyant l'air inquiet d'Emily, qui posa un de ses doigts osseux sur la bouche pour lui intimer de se calmer et de faire moins de bruits, de peur d'attirer à nouveau les hommes dans sa direction. Prenant un air d'enfant sur le point de faire une bêtise, elle se mit à parcourir le couloir sur quelques mètres tout en ayant pas la moindre idée de quelle direction prendre. La seule chose qu'elle savait était qu'elle ne devait probablement pas retourner là où elle était tombée ; l'entrée et la sortie n'étaient jamais au même endroit.

« Emily… vous n'auriez pas vu une porte qui n'a pas l'air d'être à sa place ? Ou un passage secret peut-être. Ou un trou par terre, ou un puits… quelque chose dont on ne voit pas le fond ou l'autre côté. Ou alors, un puzzle, peut-être ? Une énigme à résoudre, des objets à réunir, quelque chose à bricoler. Vous verrez, je suis très douée pour ça ! Et j'ai plein de choses dans mon sac pour nous aider si besoin. »

Elle se tourna vers la mariée, un sourire espiègle sur le visage, impatiente de se lancer dans cette nouvelle aventure.

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MessageSujet: Re: Petit goûter entre esprits au coin de la chapelle ! } feat la Fillette trois en un    Sam 28 Jan 2017 - 17:52

Petit goûter entre esprits

au coin de la chapelle
“Voodoo girl ♫ But she knows she has a curse on her, a curse she cannot win. For if someone gets too close to her, the pins stick farther in.” ♫




La morte esquissa un léger sourire à la petite fille, qui n’avait pas l’air d’être effrayé par elle. Enfin quelqu’un lui disait qu’elle n’avait pas peur d’elle. Ses épaules s’affaissèrent, comme si un poids s’envolait au loin. Depuis quand, un vivant, un humain lui avait dit ça ? Jamais, pas dans ses souvenirs et ce que Coraline lui disait, lui réchauffer son cœur froid. « Jamais je ne vous ferais de mal. » Elle émit alors un petit rire rocailleux, quand elle l’entendit faire sa théorie. Bien sur qu’elle avait raison. Ces filles étaient stupides, et ne pensaient qu’a se faire entretenir et même si Emily avait mis l’amour en haut de ses priorités quand elle était vivante, ce n’était pas son seul but. Elle avait voulu voyager, c’était d’ailleurs pour ça qu’elle été tombée amoureuse de Barkis, parce qu’il lui avait dit ce qu’elle voulait entendre. Qu’ils iraient au bout du monde, qu’ils découvriraient des choses inconnus à l’imagination de l’homme, et tout ça dans le bonheur de l’amour. Oui, elle avait bien découvert des choses inimaginables, un monde inconnu. L’abomination d’un homme qui s’était caché derrière des belles paroles, le monde d’en dessous avec ses caractéristiques et une malédiction qui lui collait à la peau. Soufflant légèrement, son regard devint à nouveau intrigué. Des pendus ? Des libellules ? Emily avait vraiment du mal à suivre le discours de la petite fille. Pourtant, elle se concentra, essayant de s’imaginer ce qu’on lui décrivait mais elle avait l’impression d’être à côté de la plaque. Fran venait vraiment d’un autre monde, d’une autre dimension même.

C’est alors qu’Emily posa la question ultime. Comment la petite fille allait pouvoir retourner dans son propre monde ? Même si elle l’aurait bien prise avec elle, dans l’Underworld, elle savait que ce n’était pas possible. Le vieux sage lui avait bien expliqué qu’ils ne pouvaient ramener des humains vivants chez eux. C’était interdit, l’une des règles majeures du monde des morts. Puis, Fran lui expliqua son rôle, et une petite lumière s’éclaira dans l’esprit du fantôme. C’était donc pour elle, que la petite fille était tombée du ciel, comme un ange venant là guider pour aller au paradis. « Si je me sens seule ? » Elle avait répété cette question pour elle-même, d’une voix blanche. Elle était entourée dans ce monde si particulier. Il y avait Frieda, Maggot, Bluesie le jazzman, Tobias le commandant militaire, Prénom la cuisinière. Dans les faits, elle était entourée, aimée, un peu la chouchoute de son quartier, l’égérie même. Cependant, dans son cœur, la solitude était de mise. Elle les aimait, elle les appréciait, mais elle avait comme un manque, un vide, qu’elle n’arrivait pas à combler. Les larmes commençaient à nouveau à pointer le bout de leur nez, mais sans vraiment qu’elle ne s’en rende compte, comme si c’était son cœur qui prenait le contrôle de son corps. Elle le remarqua quand les gouttes tombèrent sur le sol, passant à travers d’elle. S’essuyant rapidement pour ne pas que la petite s’alarme, elle se posait énormément de questions sur la marche à suivre. « Peut-être que c’est pour moi, mais vous ne pourrez pas lever ma malédiction. Ce n’est pas vous. »

Son sourire revint quand elle vu Fran sautillait sur place en se rendant compte qu’elle était là pour lui redonner du bonheur mais Emily ne voulait pas qu’elle se fasse des fausses illusions. De plus, son agitation pouvait attirer les propriétaires du château, ce qui compliquerait les recherches. Réfléchissant à une énigme possible, elle releva la tête quand Fran lui posa sa question. « Et bien, dans la pièce où j’étais, il n’y avait rien d’anormal mise à part moi. » Rigolant doucement, elle invita la petite fille à la suivre d’un geste de la tête. « Alors une porte où un passage c’est ça ? Nous allons chercher partout dans ce cas là. » Elle regardait partout, passant à travers les murs, faisant des zigzags alors que Fran cherchait s’il y avait un puzzle où autre chose dans les recoins des couloirs. « Vous avez une mission tout à fait louable. Aider les gens qui sont dans la détresse, les aider à se sentir mieux. Vous êtes une petite fille vraiment étonnante et charmante. » Sa voix était douce, maternelle même. « Vous pouvez être fière de vous et de vos actions. » Emily était véritable sincère dans ces paroles. Quand elle était vivante, elle n’avait pas connu beaucoup de personnes avec un cœur aussi gros que celui de la petite fille. Apporter la paix et le réconfort étaient des choses nobles, que malheureusement elle ne connaissait pas. De par sa nature, de par sa malédiction, elle faisait tout le contraire et même si cela lui apportait momentanément une satisfaction personnelle, elle n’était pas fière de ce qu’elle réalisait. « Un jour peut-être ma malédiction sera brisée, même si entre nous, j’ai en réalité peu d’espoir sur ce fait. C’est quasiment impossible.» Oui, Emily faisait bonne figure devant tout le monde, mais quand elle se retrouvait seule, les larmes ne s’arrêtaient pas de couler. Qui épouserait un cadavre ? Qui pourrait lui énoncer les serments du mariage alors qu’elle savait qu’ils n’étaient valables que dans le monde d’en haut ? Sa situation était un cul de sac, elle le savait, depuis le début. Mais pour les autres, elle s’était bien gardée de le dire.

Essayant de ne plus y penser, se concentrant sur son objectif du moment, elle se stoppa net quand elle remarqua, qu’elles étaient arrivées à nouveau devant la chapelle. « C’est étrange. » Fran se rapprocha d’elle, tandis qu’elle regardait à nouveau en arrière. « Je ne connais pas l’architecture de cet endroit, mais de toute évidence, nous n’aurions pas dû revenir ici. » C’était logique. « Nous n’avons pas tourné en rond, nous avons pris plusieurs chemins mais nous sommes quand même revenus ici … » Sa voix était restée en suspens, réfléchissant en même temps qu’elle parlait. « Et si … » Et si la solution était ici ? Passant à travers le mur épais tout en faisant le signe de la suivre, elle se stoppa devant l’autel. Là, une petite porte était apparue. Sa bouche forma un o de surprise, tandis que Fran s’agita à nouveau. S’avançant à travers l’allée, lui rappelant la répétition de la cérémonie de mariage qui lui avait été fatale, l’a rendant immédiatement triste, elle s’agenouilla devant cette porte. « Je crois que c’est ce que vous cherchez. » Elle sentit la main de la petite fille venir se poser sur son épaule, où plutôt passer à travers elle, ce qui eut pour effet de la faire rire. Décidément. Elle comprenait ainsi ce qu’elle avait voulu dire quand elle lui avait expliqué pourquoi elle apparaissait ainsi. « Fran, j’ai été heureuse de vous rencontrer. » Se tournant vers elle, son visage rayonnait de joie après ses paroles. La petite fille en cirée jaune, avait réussi à lui mettre du baume au cœur, malgré les crises de larmes incessantes. « Le destin a décidé que nous devions nous rencontrer et c’est une bonne chose. Jamais je ne vous oublierai. »

Elle décida alors de la serrer dans ses bras, et comme par magie, Fran put sentir la pression de ce câlin chaleureux, qui montrait à quel point elle avait été bénéfique pour l’ancienne mariée. « Quand à votre monde, vous ne pouvez que lui faire du bien. N’ayez pas peur des démons ou autres monstres car vous êtes la lumière qui les purifiera. » Bercé par une forme de religiosité, Emily pensait véritablement que Fran était une sorte d’ange, pouvant guérir le monde du mal. « Je vous souhaite de pouvoir grandir dans la joie, entouré des gens que vous aimez. Et je ne me fais pas de soucis, vous allez retrouver Mr Midnight, c’est une certitude. » Elle hocha la tête comme pour confirmer ses propos. « De plus, je vais demander à mes amis, Frieda et Maggot, qui peuvent monter en haut vu que ce sont des insectes, de jeter un œil, de glaner des informations. » Elle posa alors son doigt sur sa bouche, tout en le bougeant en rythme, sur une musique qui résonnait dans son esprit. « Oh je sais, et si je trouve quelque part, j’essaierais de vous appeler. Peut-être que cela marchera, vu que je suis souvent triste, et peut être que vous parviendrez à venir même dans le monde des morts. » C’était une perspective réjouissante que de présenter Fran à ses amis. Même s’il n’y avait que quelques heures qui venaient de se passer, Emily ressentait une véritable affection pour la petite fille. « Bonne chance. » Elle lui souria sincèrement, tout en lui faisant un signe de la main, alors qu’elle rentrait dans le couloir, derrière cette petite porte. Puis en un clin d’œil, elle disparut, laissant le fantôme seule. Regardant une dernière fois l’autel, Emily ferma les yeux et réapparu chez elle, dans son propre corps. « Elle est mystérieuse cette petite. » « Moi je l’aime bien, elle me rappelle moi, quand j’avais son âge. » « Ah ? Parce que toi aussi tu voyais des démons quand tu prenais des remèdes ? » Soupirant, elle enfonça le ver profondément dans son oreille pour le faire taire. « Tu ne comprends rien Maggot. » Se levant, elle décida alors de se rendre à la taverne, pour raconter aux autres son expérience, et leur faire part de sa nouvelle amie, Fran Bow.




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Entends tu les sirènes de la mort qui t'appelles ? Cette douce mélodie que tu connais si bien, qui ta berçait durant toute ta courte vie et qui t'enjoints de les rejoindre dans ce monde qui es tiens, dans ce monde d'en dessous, dans ce royaume des morts où tu es la belle mariée, figure d'éternité.
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