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 Not quite human • Roselina E. De Gloucester

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Upendo A. Buchanan

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En réalité, je suis
Sans le Squelette
☂ Conte : Undertale

☂ Emploi : Vendeur de hot-dog, copropriétaire et videur de l'Ospipaille, livreur de fleurs, tueur à gage à la retraite. Bonjour.
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MessageSujet: Not quite human • Roselina E. De Gloucester   Mar 16 Aoû - 0:16


NOT QUITE A MONSTER

Ever since I could remember everything inside of me just wanted to fit in I was never one for pretenders everything I tried to be just wouldn't settle in if I told you what I was would you turn your back on me and if I seem dangerous would you be scared I get the feeling just because everything I touch isn't dark enough that this problem lies in me


L'Ospipaille, un bien étrange endroit fréquenté par de bien étranges individus. Mais c'était surtout un rêve réalisé pour Upendo, ou plutôt pour Sans, lui qui n'avait jamais vraiment eu envie de quitter le monde des monstres en dessous du Mt Ebott ; désormais, grâce à ses efforts combinés avec ceux de Jack et d'Anthony -surtout les leurs, à vrai dire-, il existait un lieu au moins à Storybrooke où les Monstres pouvaient vivre en paix et rester eux-même sans se soucier des dires de ces humains intolérants. Et surtout, il avait un toit sous lequel se réfugier au cas où il se mettait à pleuvoir, ou pire, parce que vivre sur un stand de hot-dog n'était pas forcément le plan idéal avec une météo aussi désastreuse que dans le Maine. Ainsi somnolait-il sur la chaise installée pour lui à l'entrée, vu qu'il était le videur officiel du coin, les bras derrière la tête et les yeux fermés. C'était un soir de semaine, alors la fréquentation du bar en était diminuée, ce qui lui allait parfaitement vu qu'il préférait largement un bon petit somme à devoir examiner cent personnes à la suite, car à force d'utiliser ses capacités, ça commençait à l'épuiser. Les responsabilités, ça n'avait jamais été son truc, même s'il prenait un soin particulier à effectuer ce travail vu que la sécurité et le bien-être des Monstres en dépendaient.

Mais ses yeux s'ouvrirent d'un seul coup, alors que son instinct naturel portait son attention sur la moindre silhouette qui se profilait à proximité de l'entrée, les analysant chacun avec un automatisme presque ennuyeux ; son pouvoir se manifestait parfois de manière étrange, cette intuition naturelle, cette capacité de voir à travers les masques et les corps d'apparence humaine qui cachaient des personnages bien plus hauts en couleur. Il n'était pas en mesure de dire ce que tous ces gens étaient exactement en réalité, ça n'était pas comme si un panneau apparaissait au-dessus de leur tête en disant : « loup-garou, squelette, Frankenstein ». C'était plus comme s'il était en mesure de voir ce qu'ils n'étaient pas, comme une aura qui s'échappait de leur être en révélant leur vrai visage à travers des couleurs, des senteurs, des mimiques infimes qui les traversaient de part en part. En vérité, pour Upendo, ce n'était que comme un calcul très rapide, comme s'il les décortiquait de la tête au pied à la vitesse de l'éclair pour discerner le moindre secret qu'ils pouvaient tenter de lui dissimuler, et dans cette aura se mélangeait également leurs intentions, parfois noires, parfois crème -car personne n'était tout blanc, personne. Tout cela se manifestait comme une synesthésie à ses yeux, des émotions qui se traduisaient en couleurs, et dansaient autour d'eux comme des flammes sans contrôle. C'était là la nature même de ses capacités : une objectivité absolue, jamais biaisée par lui-même, par les autres, par la météo ou même l'heure de la journée. On pouvait penser qu'il menait une vie bien triste, lui qui était pratiquement incapable d'apprécier les nuances de la perception qui formaient une réalité très différente pour chacun ; mais pour lui, c'était plus plaisant qu'autre chose, d'être probablement le seul être capable de voir la Réalité telle qu'elle était.

Et c'est avec cet état d'esprit qu'il repéra une jeune femme aux cheveux roux qui s'approchait de l'entrée ; elle semblait n'être jamais venue auparavant -ce qui n'était pas une surprise vu l'ouverture récente de l'établissement, mais elle n'en était pas moins sûr d'elle dans sa démarche et son intention de pénétrer les lieux. Se levant prestement en sifflotant, il se plaça entre l'entrée et elle, son sempiternel sourire parcourant son visage de part en part. Elle lui jeta un œil, comme pour lui lancer un défi, tout en avançant pour entrer dans l'Ospipaille ; mais Upendo tendit la main comme pour lui retenir l'épaule, mais sans la toucher, sans quitter son air tranquille et paisible.

« Excusez-moi mademoiselle, mais ça ne va pas être possible. » Elle lui lança un regard peut-être vexé, peut-être interrogateur, et voulu protester ; mais il n'en démorda pas, prenant toujours un ton parfaitement calme. « Je suis vraiment désolé, mais l'Ospipaille est ouvert uniquement à une démographie disons… spécifique, particulière. Cela peut paraître rébarbatif et discriminatoire mais croyez-moi, les intentions des propriétaires sont entièrement louables. » Elle semblait se demander comment il pouvait bien savoir à quelle démographie elle appartenait, et il enchaîna sans s'interrompre. « Avant que vous demandiez comment je peux savoir qui vous êtes… disons simplement que je n'en ai aucune idée en vérité, mais que je ne suis pas le videur sans raisons. » Son sourire s'étira encore un peu. « Le bar est réservé à ceux que les humains qualifieraient de « monstres » s'il les voyaient sous leur vraie nature. Je préfère les termes « qui sortent de l'ordinaire », mais c'est une affaire de goûts. Les rejetés, ceux qui attisent la peur sans même le vouloir -ou en le voulant consciemment, honnêtement ça m'indiffère. Ceux qui cherchent un endroit où ils peuvent être eux-mêmes quand aucun autre lieu ici ne le leur permet. Vous comprenez, n'est-ce pas ? »

ACIDBRAIN


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love is killing me
i didnt know what i got into somehow i cant go back even if i really wanted to so what more can I do in the end it's just me and you i know you're made of L.O.V.E. but i'm stronger than you
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MessageSujet: Re: Not quite human • Roselina E. De Gloucester   Mer 17 Aoû - 12:42

No Quite Human
“Voodoo girl ♫ Si je touche la flamme d’une chandelle, je n’ai aucune douleur, si on m’enfonce un couteau je n’ai pas peur. Je sais qu’elle a un cœur qui bat et que tout est mort en moi. J’ai pourtant cette douleur, qui me dit que ce n’est qu’un leurre, qu’il me reste encore une larme à verser.♫




Roselina était une jeune femme épanouie. Elle faisait un travail qui lui plaisait, même si ce n’était pas celui qu’elle avait eu en tête lors de ses rêves les plus fous, mais elle l’aimait quand même, éduquer des têtes blondes grâce à la musique, leurs donner de l’espoir avec les notes d’un piano lui remplissait le cœur de joie. Elle avait des amis sur qui elle pouvait compter. Valentina, celle qu’elle admirait comme une grande sœur et qui lui avait apporté la paix intérieur, Aster le parrain ronchon qui l’a suivait dans presque tous ses délires, Frieda son amie de toujours qui veillait sur elle comme le lait sur le feu. Oui ses amis l’a couvé comme un oisillon tombé du nid et elle aimait avoir cet attention, l’ayant eu depuis petite. Comble de tous, elle pouvait même se targuer de dire qu’elle était dans une relation amoureuse très compliqué. Sa vie était ainsi accomplie et passionnante or Roselina ne pouvait s’empêcher d’avoir au fond de ses yeux une flamme éternellement triste. Car oui, malgré toutes ses pérégrinations, il lui manquait une chose essentielle, qu’elle avait obtenue pendant vingt-huit mais qu’on venait de lui enlever encore une fois, la vie. Oui, la vie tout court, être vivante, sentir les battements de son cœur, avoir besoin de respirer pour vivre car la jeune femme venait à nouveau de mourir. Son cœur s’était arrêtée de battre, l’air ne lui était plus d’aucune utilité, ses articulations craquaient à nouveau comme avant, faisant parfois des figures improbables, ses cheveux viraient vers le terne tout comme son teint pâle et froid à faire mourir d’envie un gothique. La magie qui avait levé la malédiction l’avait replongé dans l’état qu’elle avait voulu oublier. Certes même pendant cette malédiction la mort l’avait suivi comme son ombre, décompter les heures où elle pourrait à nouveau la serrer dans ses bras, mais même maintenant, à presque un an de ce retour, Roselina portait cette rancœur en elle. Elle vivait, comme elle le pouvait, sortant le soir, faisant comme si tout cela n’avait jamais existé mais de simples choses l’à ramener brusquement à la réalité.

« Maman c’est la dame zombie … » Une simple phrase qui avait brisé tous ses efforts. Seuls ses amis pouvaient se moquer de son état, car elle savait qu’ils faisaient ça dans le but qu’elle le prenne bien, comme Bunny qui s’amusait à dire qu’il y avait des tubes de colles dans son frigo où cas elle perdrait un membre. Mais les inconnus … c’était une autre histoire. Elle avait tout fait pour cacher son état, ayant bien trop peur des expérimentations qu’on pourrait lui faire. Puis surtout, elle ne voulait pas voir ni la pitié, ni le dégoût sur le visage des gens. Or c’était souvent le dernier réflexe qu’elle voyait quand elle osait se lancer dans son histoire. Alors elle se taisait, elle mentait, elle imitait les vivants et cela fonctionnait plus ou moins. Cependant, dans une ville comme Storybrook, où les légendes, les mythes sont légions, elle qui justement espéré passer inaperçu, se faisait souvent remarquer. C’était avec une certaine lassitude, mélangé à de la tristesse qu’elle avait réceptionné la phrase de ce petit garçon, qui se faisait emporter au loin par une mère inquiète de n’apercevoir aucunes respirations sur la cage thoracique de cette femme. Toute la journée, elle y avait pensé, et les souvenirs des moqueries, railleries, de la répulsion qu’elle inspirait à Valentine Town lui étaient revenus comme un boomrang. Qu’avait elle fait au destin pour mériter une chose pareille, une cruauté sans nom déjà inscrit dans ses chaires qui se retrouvaient dans chaque habitant de la soi-disant ville de l’amour ? Et aujourd’hui l’histoire se répétait.

Rangeant ses partitions sur son bureau, après avoir rangé tout son appartement, le ménage lui vidant la tête, elle retrouva un petit flyer qu’elle avait reçu dans sa boîte aux lettres quelques semaines auparavant. C’était pour l’ouverture d’un nouveau bar au centre-ville, l’Ospipaille. Le design était très sympathique mais c’était surtout la phrase d’accroche qui attira encore plus son attention. Pour les gens différents. Elle était différente, elle s’était toujours sentie différente. Regardant par la fenêtre, le papier toujours à la main, elle se posa la question de savoir si un tel lieu pouvait exister. Un lieu où le regard de l’autre ne compterait pas et seul la personnalité serait mise en avant. Curiosité piquée à vif une fois de plus, Roselina décida qu’elle irait dans cet endroit, ayant rêvé par le passé d’une chose comme ça. Se dépêchant d’aller se préparer, elle attrapa une petite robe noire, toute simple car ce n’était pas l’habillement qui prenait le plus de temps chez elle, mais bien le maquillage. Effectivement, une heure plus tard, la rousse était enfin prête à aller découvrir ce fameux lieu, toutes idées négatives s’étant envolés avec la découverte du flyer. N’avertissant personne de ce qu’elle allait faire, coupant même son portable pour ne pas être dérangé, elle avait justement de trouver un endroit où aucunes de ses connaissances pourraient lui dire quoi que ce soit.

Elle ne pourrait pas se perdre, le bar était en centre-ville et elle connaissait assez bien le quartier pour trouver son chemin. Un peu nerveuse, elle marchait néanmoins d’un pas déterminé mais quelque peu raide. Enfin elle l’aperçu et un sourire passa sur son visage. Elle allait rentrer dedans quand un jeune homme se plaça devant elle. Levant un sourcil, elle ne comprit pas tout de suite que c’était le videur. « Et pourquoi donc ? » Il lui expliqua ainsi que ce bar était réservé à une certaine catégorie de la population, ce qu’elle avait déjà compris en lisant le fly et ce pourquoi elle venait d’ailleurs. « Oh cela ne m’étonne guère, c’est normal d’avoir le poste que vous convient le mieux. » Elle ne disait cela en aucun cas pour flatter, mais plus parce que c’était ce qu’elle pensait vraiment. Le patron de ce bar n’allait pas non plus mettre des personnes au hasard juste pour avoir le bon nombre pour l’ouverture. Il avait dû réfléchir en fonction des qualités de chacun. Plus il parlait et plus elle hocha la tête. « Et bien il semblerait que votre discours soit bien rodé, mais je suis déjà au courant, c’est d’ailleurs pour toutes les raisons que vous avez évoqués que je suis venue ici. »

Elle n’aurait pas mis les pieds ici, si elle n’avait pas vu le mot différent sur le flyer. Croisant les bras sur sa poitrine, qui ne se soulevait pas car elle était trop occupée à réfléchir à pourquoi il lui disait ça, et pourquoi il était aussi insistant, elle le regarda alors dans les yeux. « Du coup vous bloquez toutes les personnes pour leur faire subir un interrogatoire sur si oui ou non ils sont différents ? Très bonne méthode pour les réconcilier avec eux même. » La jeune femme n’allait pas se laisser démonter, mais elle ne voulait pas non plus qu’il aille plus loin, qu’il lui demande sa différence. « Vous m’avez l’air très sympathique, mais je vous arrête tout de suite, nous ne sommes pas assez intimes pour que vous sachiez quelle est ma différence. Vous-même, vous venez de le dire, l’endroit derrière vous est pour les personnes qui sortent de l’ordinaire. On ne dirait pas comme ça mais croyez-moi, je sors de l’ordinaire. » Oui, ce blondinet avait vraiment l’air sympathique mais le fait qu’il soit aussi insistant l’a rendait mal à l’aise. Pour confirmer ses dires, elle pencha la tête sur le côté, son sommet du crâne touchant l’épaule. Parfois elle le faisait involontairement, un geste de questionnement et souvent sa tête descendait beaucoup plus bas que la moyenne. Dans un craquement digne d’un coup du lapin elle se redressa la tête à l’aide de son bras gauche, envoyant un grand sourire à ce jeune homme. « Et si vous voulez vraiment en savoir plus, vous n’avez qu’à m’offrir un verre. »




made by pandora.




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Upendo A. Buchanan

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MessageSujet: Re: Not quite human • Roselina E. De Gloucester   Mer 24 Aoû - 15:31


NOT QUITE A MONSTER

Ever since I could remember everything inside of me just wanted to fit in I was never one for pretenders everything I tried to be just wouldn't settle in if I told you what I was would you turn your back on me and if I seem dangerous would you be scared I get the feeling just because everything I touch isn't dark enough that this problem lies in me


Upendo n'était pas quelqu'un de particulièrement impatient, c'était même l'inverse ; il était d'un flegmatisme à faire pâlir d'envie un moine, toujours d'un calme olympien, calme régulièrement nourri par l'indifférence profonde qu'il ressentait à l'égard de tout, ou tout du moins de la plupart des choses existantes. Il n'était pas insensible, ou dénué d'émotions, un véritable psychopathe comme on pouvait en croiser si le destin nous jouait des tours ; ou du moins, il ne l'était plus totalement, étant donné que cette tendance apathique était le propre de son alter ego de la malédiction. Non, il était juste dangereusement réaliste, un grand flemmard qui n'avait jamais vu l'intérêt de faire quoi que ce soit puisque n'importe qui ou n'importe quoi pouvait venir tout détruire en quelques secondes. Si on ne connaissait pas son histoire, on pouvait facilement penser que cet état d'esprit était une forme de défaitisme, un pessimisme envahissant voire même une sorte de dépression qui l'avait mené à l'apathie ; mais c'était telllement plus simple et plus compliqué à la fois. Il avait conscience d'un nombre infini de réalités à la fois, tout en étant incapable de savoir ce qu'il était advenu de lui dans toutes ces autres réalités, bien que de ce fait on pouvait plutôt appeler ces réalités des « possibilités », les possibilités de toutes les manières que la réalité aurait pu se forger, par des choix différents ; tourner à gauche, tourner à droite, prendre ce travail ou un autre, appuyer ou non sur la gâchette. Des tas de gens qui étaient morts auraient dû être vivant pour changer le monde, et des tas de gens vivants n'avaient rien à faire en vie aux yeux du squelette. C'était la théorie du chaos, l'incroyable absurdité de l'existence et son côté délicieusement aléatoire, toutes ces petites choses dont Upendo percevait les formes avec une triste résignation : il n'y avait pas de destin, tout le monde mourait un jour ou l'autre et il la vie n'avait pas le moindre sens, trop courte et trop longue tout à la fois. S'attacher ne menait à rien puisqu'on pouvait vous arracher ce qui était important pour vous à n'importe quel instant, et c'était comme cela que Sans avait perdu son cher frère Papyrus, cette tête bornée qui s'évertuait à voir le bien chez tout le monde et en avait payé le prix. C'était le jour où il était mort que Sans avait compris son erreur : la seule chose qui comptait réellement était de protéger les siens des autres, car même ceux qui avaient un potentiel de bonté énorme comme Frisk pouvaient se révéler être les pires monstres que les univers aient connus. C'était comme ça que se percevait Upendo, un observateur objectif et extérieur mais qui s'efforçait d'être la barrière de protection entre ceux à qui il tenait et les autres.

Cela dit, ce flegmatisme avait tendance à lui jouer des tours ; car quand on était capable de percevoir la réalité au sens strict, de voir à travers n'importe quel masque sans grande difficulté, on avait curieusement tendance à ne pas voir des choses qui se tramaient juste devant ses yeux. Comme par exemple, le teint mortellement pâle de cette demoiselle aux cheveux roux et ternes, son air de mort-vivant qui avait de quoi faire peur aux enfants et surtout, le fait qu'elle ne respirait absolument pas, qu'il n'y avait pas le moindre battement de coeur dans sa poitrine. Pour ça, Upendo pouvait être paradoxalement aveugle, bien qu'après tout il n'avait pas des sens surdéveloppés ou quelque chose dans le style comme des rayons X à la place des yeux, mais il se reposait souvent un peu trop sur sa catégorisation : strictement humain, ou non-humain dont il fallait déterminer la nature. Et quand il s'agissait de l'Ospipaille, Upendo pouvait se montrer particulièrement exclusif, puisqu'il s'agissait de protéger ses monstres à tout prix. Et d'ailleurs, qu'est-ce qu'il pouvait bien qualifier de monstres ? Il était lui-même un squelette, alors n'y avait-il pas des traces d'humanité en lui ? Non. Il était strictement squelette, né en tant que squelette, comme son frère, comme tous les habitants du monde d'en-dessous étaient strictement non-humains -et d'autres mondes, comme il avait pu le découvrir avec son cher Jack et Anthony l'épouvantail. Les monstres portaient bien leur nom aux yeux des humains, des êtres déformés, menaçants, différents, qui étaient tous mis dans le même bateau maléfique, contrairement aux êtres qui avaient bénéficiés d'une catégorie, d'un mythe, d'une identité et/ou avaient été des humains auparavant, comme les dragons, les zombies, les loups-garous. Si ces deux derniers étaient d'ailleurs considérés comme le Mal déshumanisé, c'était précisément parce qu'ils avaient été des humains auparavant, non ? Quelle ironie, ces êtres humains, toujours à se percevoir comme le Paroxysme du Bien et de percevoir le reste comme des Sans Humanité, alors que c'était précisément leur humanité qui faisait eux des individus d'une perfidie sans nom. Tant de philosophie, de perceptions nuancées, de dilemmes, alors que tout était tellement plus simple dans son monde natal, où il y avait les Monstres, et les Humains.

« Oh, il faut bien que j'ai une punchline, quand on tient le bar de l'Halloween permanent il faut bien impressionner les curieux malvenus. » Il souriait en disant cela, sachant qu'il était lui-même l'un des patrons des lieux et s'était auto-octroyé la place de videur, même si ce n'était au final qu'un détail, puisqu'il se percevait plus comme le portier intransigeant que le patron sympathique des lieux. Ça, il le laissait à ses collègues. « En vérité, je m'en contrefiche de la « différence » des gens qui viennent se présenter ici. Vous savez, c'est le propre de toute le monde de se voir comme un spécimen unique au milieu de badauds ordinaires, surtout dans une ville comme la nôtre… Vous connaissez le principe d'un slogan ? C'est une jolie phrase métaphorique qui qualifie quelque chose de beaucoup plus simple et direct. » Son sourire s'élargit si c'était encore possible quand elle prit un air buté en lui disant clairement qu'elle n'avait pas l'intention de lui dire quoi que ce soit sur sa « différence » à elle. « Alors, sans vouloir vous blesser, vous pourriez être la princesse de la planète Xamax et dernière représentante de votre espèce que j'en hausserais les épaules d'indifférence. » Il tiqua légèrement en voyant sa tête faire un mouvement d'ordinaire impossible si l'on possédait un métabolisme classique. Ok, elle en avait bavé avec le retour de la magie ; elle était quelque chose de spécial. Super. Mais elle était humaine, et cette information là ne passait jamais la porte de l'Ospipaille, aussi discriminatoire que cela pouvait paraître. Il en riait presque, quand les humains s'outraient d'être recalés du bar ; ils se croyaient toujours tout permis, parce qu'ils se croyaient « spéciaux » et différents. Exit les emo/gothiques et autres pseudo-rebelles de la société ; ça n'était pas cette différence là qui intéressait Upendo. « Impressionnant. Je vois que la malédiction ou plutôt sa fin vous a rendu une forme… particulière. Néanmoins… Comme je disais, « pour les gens différents », c'est un slogan, une catchphrase. Je vous présente mes plus humbles excuses si vous avez pu penser que l'Ospipaille accueille en quelque sorte les laissés-pour-compte, les déformés, les gens qui rebutent les autres par choix ou circonstances, ou même les super-villains qui ne seraient pas la bienvenue au Rabbit Hole... » Malgré tout, Upendo ressentait comme un pique de curiosité à l'égard de cette jeune femme ; elle n'était certes pas un monstre, elle était fondamentalement humaine, c'était inscrit sur elle comme dans le marbre ; mais elle présentait quelque chose de plus, et l'ancien squelette en aurait presque envie d'en découvrir plus sur elle, simplement pour le plaisir de se confronter à un défi. C'était toujours fascinant de décortiquer impatiemment et sans le moindre état d'âme toute la noirceur que pouvait receller le coeur d'un humain, c'était même l'un des seuls jeux qui venaient pimenter l'existence tranquille d'Upendo. « Vous êtes humaine, c'est indéniable, même si vous êtes physiquement atypique. Et le bar accueille malheureusement uniquement des non-humains… ou plus précisément, des monstres. Monstres étant un terme générique qui englobe tant d'individus mais qui a une connotation si négative pour l'humanité… ceux qui sont nés sous cette forme si disgracieuse pour les humains, qui ont vécu toute leur existence avec ce stigma qui leur collait à la peau alors que les « méchants monstres de contes » ne formaient qu'une fraction d'entre eux… qui ont besoin d'un endroit où ils peuvent retrouver leurs racines sans avoir peur du jugement des gens malvenus. » Et tandis qu'il disait cela, son œil gauche se teinta d'une lueur bleue fluorescente, comme une petite flamme qui émanait de son œil, qui le rendait tout d'un coup beaucoup plus menaçant, même s'il n'y avait eu aucune agressivité ou menace dans ses propos ; et sans que la demoiselle ne s'en rende compte, il fit apparaître l'un de ses crânes au-dessus de la porte, comme si il avait toujours été là, tout en fermant son œil comme s'il lui faisait un long clin d'oeil. « C'est pour votre sécurité, madame. Je ne suis qu'un humble videur, après tout ; mais voyez, le crâne ne vous laissera pas passer s'il décide que vous pourriez être une menace à cet havre de paix. Ce serait dommage pour vous de tomber sur un os. » Il fit un mouvement de tête en direction du crâne en question, un peu dissimulé par la pénombre. « Pour le verre, j'en aurais été ravi mais comme vous pouvez le constater, je travaille. » Il enfonça ses mains dans les poches de sa veste, aussi paisible que d'habitude. Il laissa quelques secondes de silence passer. « ça doit être étrange pour vous, vous qui avez été humaine au moins temporairement. D'avoir eu une vie normale, ordinaire... et de vous retrouver en complet décalage avec les autres, de vous retrouver à la place même du monstre, si semblable aux autres et pourtant si dissonante. Vous vous sentez rejetée, non ? Vous vous efforcez de vivre normalement, mais les regards ne sont jamais tout à fait accueillant quand on vous voit, n'est-ce pas ? »

Oui, cette femme était quelque chose de nouveau, et c'était délicieux. Elle était l'humaine devenue monstre, non pas le monstre devenu humain, et de voir un de ces êtres perfides vivre le cauchemar que les monstres avaient pu subir dans le monde des contes était quelque part un peu trop satisfaisant pour Upendo.

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MessageSujet: Re: Not quite human • Roselina E. De Gloucester   Dim 4 Sep - 19:44

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“Voodoo girl ♫ Si je touche la flamme d’une chandelle, je n’ai aucune douleur, si on m’enfonce un couteau je n’ai pas peur. Je sais qu’elle a un cœur qui bat et que tout est mort en moi. J’ai pourtant cette douleur, qui me dit que ce n’est qu’un leurre, qu’il me reste encore une larme à verser.♫




Croisant les bras sur sa poitinre, Roselina était contrariée et elle n’aimait pas ça. Pourquoi ce jeune homme, qui faisait bien entendu son travail ne voulait pas qu’elle rentre dans ce bar ? Elle était bien habillée, elle était polie et souriante et surtout, elle était comme le flyer disait, différente. Alors pourquoi diable le fixait-il d’un air aussi supérieur ? Les gens se prenant pour plus haut qu’ils n’étaient, elle n’aimait pas ça et ce jeune homme commençait vraiment à lui échauffer les oreilles alors qu’elle sentait qu’ils auraient très bien pu être amis dans une autre vie. « Du coup vous faites de la publicité mensongère ? » Elle avait répondu du tac o tac tout en tendant le flyer qu’elle avait trouvé chez elle. « Parce que niveau slogan, cela peut porter à confusion, on s’imagine des choses et au final on est déçu. » Parce que oui, au final, Roselina ne voulait que rentrer dans cet endroit qui spécifier la différence en expliquant que justement, dans ce bar elle serait au regard des autres normal, et c’est ce qu’elle voulait. Pas une discussion durant des millénaires avec quelqu’un de borné. Elle hocha la tête à ses excuses qui sonnaient faux, qui sonnaient plus comme une sorte de moquerie envers elle, mais elle ne le releva pas, préférant écouter silencieuse ces explications bien particulières.

« Alors pour vous, on ne peut que naître monstre et on ne peut pas le devenir ? » Elle avait dit cette phrase sur un ton plutôt léger, alors que la question posait un vrai problème de fond. Il répondit par l’apparition d’un crâne au-dessus de sa tête. Etait-ce censé lui faire peur ? Oh non pas du tout, elle s’approcha doucement, tendant sa main vers le crâne, pas effrayé pour un sou, lui rappelant au contraire bien des souvenirs. « Votre crâne est vraiment joli, je suis persuadée que certain de mes amis, en fait ils faisaient partie d’un groupe de saoul, auraient vraiment apprécié avoir la possibilité de faire apparaître des cranes comme ça, ça leur aurait évité d’aller fouiller dans le cimetière pour chercher d’autres instruments. Quand à tomber sur un os, ne vous inquiétez pas pour ça, c’est déjà fait. » Roselina était comme ça, à dire les choses lui passant par la tête, sans même s’apercevoir qu’une personne n’étant pas au courant de sa situation ne pourrait pas comprendre. Son discours était décousu, lunatique et Aster lui disait souvent de rester concentré, et de dire les choses dans sa tête avant de les prononcer à haute voix pour que toute l’assemblée puisse comprendre le pourquoi du comment. Or la rousse se fichait en réalité, elle le disait, c’était tout. « Et bien, je reviendrais à la fin de votre service alors. »

Son sourire était éclatant, rayonnant même et elle ne le perdit pas face à cette étrange question. « C’est exact, et malheureusement on ne s’habitue jamais à ses regards mauvais juste parce qu’on ne rentre pas dans la bonne case. C’est une chose que j’essaye de me dire chaque fois que je me réveille le matin, que tout ira bien, et que les personnes qui me font remarquer ma différence, en réalité ne sont pas si différente que ça. Elles se focalisent sur moi car au final je leur rappel quelque chose, que la mort est inévitable. Et je penses que c’est pareil pour les monstres. Les personnes qui les critiquent, qui les montrent du doigt sont en réalité bien plus monstrueuse que ceux qu’elles qualifient de monstres car elles n’assument pas que le monde dans son ensemble puisse être différent. Dans quelques humanités que ce soit, il y a du monstre, et dans quelques monstres qu’il y a, il y a de l’humanité, ou une autre forme de bonne chose bien entendu. Et sur cette phrase, je vous dis donc à tout à l’heure. » D’un geste de la main qu’elle voulut sympathique, mais un peu trop violent car son poignet craqua méchant, elle fit au revoir à ce videur qu’elle reviendrait voir après. Il ne voulait pas l’a faire rentrer maintenant parce qu’elle aurait pu être une menace ? Elle ne comprenait pas très bien en quoi elle-même était menaçante mais il devait avoir ses raisons. Elle ne le forcerait pas maintenant, cependant quand le bar se viderait, prêt à fermer elle serait présente, au moins pour prendre un verre au bar.

Regardant sa montre, il n’était pas loin de 2h30 du matin, les rues étaient quasiment désertes, l’air frais balayait les arbres mais elle ne sentait rien. Balançant ses jambes en désynchronisation, elle pensa que c’était le bon moment pour y aller. Elle avait eu tout le temps de réfléchir aux étranges paroles de ce mystérieux videur et elle aussi elle était intriguée par le fait qu’il ne voulait pas qu’elle rentre dans le bar. Oui elle était humaine, c’était une certitude, pendant 25 ans de sa vie elle avait été humaine mais après ? L’année du calendrier affichait 2016 et plus de 136 ans étaient passés depuis sa mort. Etait-elle toujours humaine ? Non, mais comme elle lui avait dit, elle pensait vraiment que dans chaque monstre résidait une part d’humanité. Elle essayait d’être humaine car c’était ce qu’elle était physiquement, surtout depuis que la malédiction était passée, mais au fond, depuis tout ce temps, elle était devenue un monstre, et le regard des personnes qui l’avaient côtoyé dans son ancien monde le lui avait clairement dit et même maintenant c’était le cas. Sautant du petit muret où elle était, se tordant la cheville et s’étalant de tout son long sur la rue, elle eut un petit rictus en voyant l’état de son pied. S’asseyant à même le sol, elle remboita comme elle le put sa cheville, maugréant qu’Aster ou Valentina ne soit pas là pour l’aider. Se relevant comme une poupée de chiffon, elle remarqua qu’un immense bleu était en train de se former à l’endroit du choc. Soupirant, elle pensa que ce n’en était qu’un de plus, essayant de ne pas penser que c’était toute sa peau qui allait prendre cette teinte qui l’a caractérisé dans l’autre monde.

Marchant plus doucement, elle finit enfin par retrouver le chemin du bar et celui de l’entrée, où le videur était toujours présent. « Comme promis, je suis revenue. » Elle tapa alors dans ses mains, montrant son enthousiasme à pouvoir prendre enfin ce verre. « Maintenant qu’il n’y a plus personne, je ne représente pas de danger on peut y aller ? Même si je ne suis pas dangereuse, je n’ai jamais fait de mal à personne. Enfin si à un moment mais c’était parce que j’étais en colère et humiliée mais le vieux sage me l’a interdit du coup je n’ai rien fait. » Bien entendu, elle faisait référence à cet épisode dans l’église, où elle tenait Barkis en joue avec son sabre et qu’elle était prête à lui enfoncer au plus profond de ses entrailles. Mais ça, le jeune homme en face ne pouvait le savoir, il n’était pas devin tout de même. D’ailleurs, le videur n’était pas encore enclin à la faire rentrer, alors que le bar venait de fermer. Croisant à nouveau ses bras sur sa poitrine, Roselina gonfla ses joues comme une petite fille qui ne pouvait obtenir ce qu’elle voulait. Elle aurait du rougir, retenant cette respiration fantomatique plus longtemps que quiquonc mais il n’en était rien, elle restait toujours aussi pâle, encore plus blanche que tout à l’heure, son maquillage commençant à partir au vue de l’heure qui l’était. Sa bouche s’ouvrit cependant mais pas pour respirer, non pour former un O car le jeune homme venait de partir, et de l’à laisser littéralement seule. « Non mais quel goujat ! » Si elle avait pu être en colère depuis le début de la soirée, elle ne l’aurait pas été, mais là, maintenant tout de suite elle était. Elle tapa du pied, ne sentant pas la douleur de la blessure de tout à l’heure, alors que le bruit de son talon se répercutait dans la rue vide. Elle allait partir, pensant qu’elle ferait une publicité d’enfer quand un pop se fit entendre.

Se retournant, elle vit le videur avec des chaises de bar et un plateau sur lequel trônait deux verres. Haussant un sourcil, la curiosité remplaça immédiatement la bouffée de colère qu’elle avait eu. Et bien, s’il insistait pour qu’elle reste dehors, elle resterait dehors même si elle ne comprenait toujours pas le pourquoi du comment. « Merci. » S’asseyant sur le tabouret, elle attrapa le verre qu’elle sirota doucement. « Ça peut vous faire un concept, d’agrandir votre bar en mettant une terrasse sur le trottoir. » Hochant la tête à ses propres propos, son attention se focalisa sur ce jeune homme. « Je m’appelle Roselina. Avant c’était Emily, maintenant c’est Roselina, utilisait le prénom que vous voulez ça ne me dérange pas. » C’était un peu comme un premier et un deuxième prénom mais qui se disputaient la place pour être en tête des prononciations, que du détail. Soupirant, elle savait que ce moment allait arriver, et autant le dire tout de suite, vu que visiblement tout le nœud du problème était là. « Je suis morte. » Elle eut comme une sorte de rire convulsif, qui n’avait rien de joyeux. Si sa situation n’était pas aussi triste, elle aurait rigolé, comme si elle faisait une mauvaise blague à un camarade, mais oui, cette blague qui consiste à se cacher dans le placard, et à faire le squelette mort quand l’autre ouvre la porte. Or ce n’était pas une blague, mais purement la vérité. « Cette magie, cette malédiction m’a redonné une forme humaine parce que vous savez, après avoir passé près d’un siècle et demi dans le royaume des morts, je ne ressemblais plus tellement à ça et surtout je n’avais plus le droit d’aller dans le monde d’en haut. » Mais là, son rire fut franc, comme si elle se moquait d’elle-même.

« Comme vous l’avez dit tout à l’heure, je suis humaine, mais je ne l’ai été que pendant 25 ans. Les 136 autres années passées ont été comme squelette, la peau pendante, des trous dans ma poitrine, ou même parfois comme corps astral, comme fantôme. » Tripotant son poignet qui avait fait tout à l’heure une sorte d’angle droit, elle ne se rendait même pas compte qu’elle s’arrachait la peau. « Connaissez-vous la légende de la mariée morte ? Cette femme tuée quelques heures avant son mariage, maudit, qui ne pourra trouver la paix que le jour où son véritable amour lui déclara ses serments ? Et qui pendant ce temps se balade sur la lande, hante les jeunes filles voulant se marier trop vite, qui désespère de ne pas trouver le prince charmant et qui est le présage d’une mort certaine quand on l’appelle dans un miroir ? » Elle n’avait pas besoin de dire que c’était elle pour qu’il ait compris. « Surtout je ne veux pas de pitié, quant à savoir comment j’arrives à vivre malgré le fait que je sois morte, que plus rien dans ce corps ne fonctionne, c’est une chose trop mystérieuse. J’espère juste une chose, ne pas pourrir trop rapidement, c’est une odeur assez difficile à cacher. » Son sourire qui se voulait joyeux, malgré les paroles qu’elle disait trahissait cependant cette tristesse qui montrait qu’elle serait différente à jamais, quoi que ce qu’Upendo pensera d’elle.




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Upendo A. Buchanan

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En réalité, je suis
Sans le Squelette
☂ Conte : Undertale

☂ Emploi : Vendeur de hot-dog, copropriétaire et videur de l'Ospipaille, livreur de fleurs, tueur à gage à la retraite. Bonjour.
☂ Camp : Lawful Evil
☂ True Love : She is broken and I love it

☂ Avatar : Evan Peters
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MessageSujet: Re: Not quite human • Roselina E. De Gloucester   Ven 7 Oct - 22:13


NOT QUITE A MONSTER

Ever since I could remember everything inside of me just wanted to fit in I was never one for pretenders everything I tried to be just wouldn't settle in if I told you what I was would you turn your back on me and if I seem dangerous would you be scared I get the feeling just because everything I touch isn't dark enough that this problem lies in me


Les gens têtus, Upendo connaissait par coeur ; il en avait refoulé plus d'un à l'entrée de la boîte à chaque fois qu'un non-monstre essayait de forcer le passage. Un petit coup de télékinésie, ou alors un peu d'intimidation avec son crâne laser et hop ! Plus de problème. Anthony n'avait jamais vraiment approuvé de ses méthodes, étant le plus diplomate du trio qu'ils formaient avec Jack, mais Upendo n'était pas le videur pour rien, et très honnêtement il savait que s'il laissait l'épouvantail faisait son boulot à sa place l'Ospipaille pouvait tirer un trait sur sa politique d'entrée un brin discriminatoire. Mais cette rousse, c'était une autre histoire ; elle était le genre bornée qui parle trop, qui rechigne à faire ce qu'on lui dit et qui conteste tous les refus qui viennent à sa rencontre. Malgré lui, ça lui rappelait un peu trop une certaine petite humaine aux tendances génocidaires qui n'avait jamais écouté les conseils avisés de Papyrus ou de Sans lui-même dans le monde des contes, et c'était pour cette exact raison que Upendo possédait une aversion particulière pour les gens têtus qui continuaient d'avancer même s'ils se retrouvaient face à un mur. Mais dans le même temps, Upendo n'était pas quelqu'un qui affectionnait la violence gratuite ; au contraire, il était plus du genre à laisser les choses se dérouler et à adopter une attitude défensive, laissant les autres se fatiguer tout seul et abandonner de leur propre chef sans avoir à utiliser ses pouvoirs. C'était en partie une valeur, et en partie la loi de la flemme qui le guidait.

Mais elle était infatigable.

« Non, ce n'est pas de la publicité mensongère, au contraire. » Il aurait bien continué avec calme et intransigeance sur le pourquoi du comment, mais il savait que c'était peine perdue face à la rousse, alors il se contenta d'hausser les épaules et d'enfoncer ses mains un peu plus profondément dans les poches de son sweat-shirt. « C'est comme les hamburger dans les fast-food, non ? Sur l'affiche on s'attend à de la belle salade verte et une sauce délicieuse qui n'ose sortir du sandwich mais au final on se retrouver avec un truc miteux écrasé avec de la sauce qui dégoûline et trois pauvres morceaux de salade qui se courent après sur le morceau de viande. » Il eut un petit sourire, conscient qu'il était en train de comparer l'Ospipaille à un Big Mac miteux, mais ça n'était pas plus si ça pouvait décourager la demoiselle -bien que rien ne semblait en mesure de la décourager. « Non, on ne le devient pas. » Upendo se montrait catégorique, même s'il savait que les choses étaient bien plus nuancées que cela, surtout dans une ville telle que Storybrooke. Il estimait qu'il était important d'être bien tranché sur ses opinions si l'on ne voulait pas se retrouver influencé par autrui ; et ce côté fermé d'esprit accentuait le fait qu'Upendo avait une perception très particulière du monde, même s'il savait qu'il ne pouvait être totalement objectif il considérait qu'il était l'être qui se rapprochait le plus de l'objectivité absolu sur la réalité et le monde ; quelque chose qui allait de paire avec sa capacité naturelle à déterminer avec une grande précision et acuité qui il avait devant lui. « Les gens qui naissent monstre n'ont jamais eu le loisir d'être normaux ; ils ont dû apprendre pour le meilleur et pour le pire à être ce qu'ils étaient. Qu'ils soient devenus les « grands méchants » de l'histoire ou des incompris anonymes, d'ailleurs. Ceux qui deviennent monstres ne sont que des âmes éplorées qui ne savent que se plaindre de leur condition si affreuse et terrible alors qu'ils ont eu au moins un jour le loisir d'exister en tant qu'eux-même, au chaud avec ceux qui les aimaient. Ils ne savent pas accepter et avancer avec leur nouvelle condition. Et puis, je ne les considère pas comme des monstres, par extension, si c'est dire… Si c'était le cas nous ne serions pas en train d'avoir cette discussion. »

Il sourit de toutes ses dents, toujours sans esquisser le moindre mouvement. Il déplora le fait qu'elle ne semblait pas le moins du monde intimidée par le crâne -qui ressemblait plus à celui d'un bouquetin qu'à celui d'un humain, mais c'était vrai que ça pouvait en faire une belle caisse de résonance. Car oui, ça arrivait à Upendo d'avoir la fibre musicale, par moments. Même s'il préférait les faits concrets et la logique pur et dur à la sensibilité. « Je pense que ce crâne là en particulier les auraient vite saoulé. » Il sourit encore, bien que sa mâchoire ne devait pas être loin de se décrocher à ce stade, bien qu'il nota qu'elle avait remarqué qu'il avait fait apparaître le crâne. D'accord, plus intelligente qu'elle en a l'air, noté.

Il se contenta d'un silence contemplatif face à sa tirade ; il y avait comme un écho désagréable dans les mots qu'elle prononçait, Upendo l'insensible ne voulait pas s'y laisser berner mais il savait que certains sujets plus sensibles que d'autres étaient encore en mesure de faire vibrer son coeur plus qu'il ne le voulait. Il se dit qu'un jour où il aurait moins la flemme il se retirerait cette organe inutile, d'ailleurs ; lui qui était déjà extrêmement blasé et tranquille face à l'existence, presque impossible à faire ressentir des émotions, il savait que sans son coeur il allait pouvoir l'être à 100 %, ne plus jamais éprouver la moindre pitié pour qui que ce soit même s'il savait que cette nature froide était le résultat de son coeur brisé par la mort de son frère. La mort. Il n'avait pas envie d'y réfléchir. Trop la flemme. Il se contenta d'un petit au revoir amusé en entendant le poignet de la demoiselle craquer, faisant disparaître le crâne en même temps qu'elle disparaissait au coin de la rue, persuadé qu'elle n'allait probablement pas revenir et avait uniquement dit cela que pour lui « faire peur », de la même manière que les gens qu'il refoulait promettaient de revenir « armés » et ne revenaient jamais.

Oh, comme il se trompait.

La soirée se passa sans trop d'encombres ; un soir de semaine, le bar était peu animé et ça laissait le temps à Upendo de somnoler presque cent pour cent de son temps sur sa chaise en plastique à l'entrée ; et quand les derniers clients quittèrent les lieux, il y entra pour rejoindre ses collègues, qui s'en allèrent eux aussi très vite rejoindre leurs maisons respectives. Quand enfin il se retrouva seul, il huma l'air et le silence percutant qui se dégageait d'un endroit animé en temps normal, souriant du fait que c'était devenu son lieu de vie, puisqu'il dormait dans l'arrière-boutique, dans l'équivalent d'un placard à balais réinstallé en chambre modeste. Ça lui suffisait amplement, et c'était même bien plus luxueux qu'autrefois puisqu'avant il dormait dehors, sur son stand de hot-dog -tiens d'ailleurs, il l'avait laissé où celui-là ? Fermant boutique, il se téléporta ici et là dans la ville, sans vraiment de but, jusqu'à se souvenir que son stand n'avait pas bougé de l'entrée de l'Ospipaille. Il poussa un soupir avant de s'y téléporter, et retint un instant sa respiration dans un « oh » surpris en voyant la tornade rousse d'un peu plus tôt débarquer comme elle l'avait promis.

Il l'avait presque oubliée, celle-là. Il resta un instant immobile face à sa proposition, amusé par la détermination qu'elle affichait de vouloir mettre les pieds dans l'antre des monstres. Mais, au lieu de cela, après quelques secondes d'immobilité totale et d'un silence complet, il se contenta de partir là où elle était arrivé, disparaissant au coin de la rue en riant d'entendre un « goûjat » sonore retentir jusqu'à ses oreilles. Délicieux. Il se téléporta à l'intérieur de l'Ospipaille, commençant à sentir la fatigue l'envahir à nouveau ; et, se retenant de se laisser tomber au sol pour une petite sieste, il attrapa deux chaises et une table pliable qu'ils avaient dans le réduit -à l'origine pour faire une terrasse mais ça n'était pas encore un fait accompli-, avant de téléporter ses meubles et deux verres pleins à l'extérieur, juste derrière la demoiselle, qui se retourna, surprise.

« Bon ! Puisque vous ne semblez pas encline à rentrer chez vous digérer cette histoire et choisir un autre bar, discutons. » Elle le remercia et s'installa en face de lui, et Upendo leva son verre pour qu'il vienne s'entrechoquer avec le sien dans un petit « santé ! » caractéristique. « Oh, la terrasse est en projet, mais on a un peu précipité l'ouverture pour respecter nos… Oh, je sais plus, un bazar administratif comme on en fait plus. Ça n'est pas la partie qui m'intéresse. » ça, il le laissait à Anthony ; c'était lui « l'homme de loi » local, après tout. « Enchanté Roselina, moi c'est Upendo, même si avant je m'appelais Sans. Je sais, ça n'a pas beaucoup de sens... » Il sourit, soulignant qu'il avait choisi de l'appeler par son prénom Storybrookien plutôt que celui du monde des contes, sans savoir encore pourquoi. Peut-être qu'il switcherait plus tard ; ça dépendait des circonstances. Il se contenta d'un silence attentif lorsqu'elle lui raconta son histoire, bien qu'il ne pouvait s'empêcher de bailler par moments, emporté dans sa propre narcolepsie épisodique, et ne s'excusa pas de ce qui pouvait passer pour une impolitesse. Quand elle termina, il se contenta d'agiter légèrement la tête de haut en bas.

« Ne vous en faîtes pas, je n'ai pas la moindre pitié à votre égard. » C'était un fait, autant le dire. « ça je le laisse à mes collègues un peu plus sensibles. Mais de toute manière, la politique de la maison c'est justement d'éviter la pitié, les regards lourds de sens, la compassion. Alors j'ai l'habitude. J'en ai entendu tout un tas des histoires comme la vôtre. Même si je ne connaissais pas la légende de la mariée morte à l'origine. 136 ans dans ce corps en décomposition ! Il en a mis du temps pour ce faire. » Il prit une gorgée de sa boisson, se rendant compte que c'était de l'alcool -il n'avait pas vraiment fait attention à ce qu'il mettait dedans- et se dit que ça allait probablement accélérer son envie de dormir, mais tant pis. L'Ospipaille était fermé, alors au pire s'il s'endormait là, tout de suite… « Moi c'est Upendo, comme je vous le disais. Je suis, ou plutôt j'étais, un squelette ; non pas les restes de ce qui fut un être humain, mais bien un squelette comme ceux d'Halloween, un squelette des pieds à la tête depuis le jour où je suis né. J'ai vécu dans un monde où autrefois, les humains et les monstres vivaient dans une sorte d'harmonie extérieure, même si en réalité les humains on en vite eu assez de cet équilibre et de la bonne volonté des monstres et ont décidé de les exterminer pour enfermer les survivants sous une montagne. Et ils ont gagné haut à la main ; normal, les humains ont des âmes immortels, vous en êtes la preuve vi… morte puisque vous suggérez l'existence d'un monde de morts et que vous avez vous-même été condamnée à l'immortalité. Les monstres de mon monde par contre n'ont pas cette « chance », ils n'ont pas la Détermination qui leur permet de survivre sans leur enveloppe charnel. Mais bref, ce n'est que de l'historique. En ce qui concerne mon histoire personnelle, j'ai vécu bien des années dans la tranquillité, sous cette montagne, derrière la barrière fabriquée par les humains, pour me retrouver du jour au lendemain confronté à l'une des vôtres, une petite gamine qui avait décidé d'exterminer tout ce qui se trouvait sur son passage. Et l'un de ces individus qu'elle a tué sans le moindre état d'âme, c'était quelqu'un qui comptait plus que n'importe qui d'autre à mes yeux. Depuis j'ai dédié mon existence à arrêter cette gamine humaine coûte que coûte. Elle n'a pas voulu laisser une chance à cette personne alors qu'il lui a ouvert les bras avec sincérité. » Il faillit ajouter qu'il n'avait plus l'intention de laisser la moindre chance au moindre humain ; qu'il avait fait cette erreur avec Chara et l'avait amèrement regretté, et que désormais, il ne laisserait plus entrer n'importe qui n'importe où. À la base, Upendo n'avait voulu que jouer la carte de la persuasion, essayant de manière cynique d'éveiller la sympathie chez Roselina pour la tourner en dérision, de la même manière qu'elle avait cherché à le faire avec son récit à rallonge sur le pourquoi du comment de son existence ; mais au final, il réalisa qu'il s'était laissé emporter. Penser à son frère, à Chara, à toute l'histoire du monde d'En-Dessous éveillait chez lui un ressentiment bien plus violent qu'il ne le pensait, et il nota à nouveau qu'il fallait absolument qu'il se fasse arracher le coeur au plus vite pour se débarrasser de cette faiblesse. « Aussi tragique soit votre histoire, je ne peux malheureusement pas vous aider. » Il arborait son air indifférent habituel, prenant une autre gorgée avant de s'appuyer nonchalamment en arrière, retenant son équilibre en plaçant ses mains derrière la tête. Il savait cependant au fond de lui que raconter toute cette histoire comme s'il s'agissait d'une bagatelle agitait en lui des nerfs qu'il s'efforçait de ne jamais agiter. La rage et la haine s'étaient manifestés à mesure que son discours s'était allongé, contrastant avec le flegmatisme dont il avait fait preuve jusque là, et il savait que ce genre de laisser-aller l'empêchait d'optimiser ses capacités de « radar » et de perception de la réalité plus efficace que quiconque. Conscient qu'il en avait peut-être trop dit, bien que le blabla était son intention première, il revint accaparer l'attention de Roselina sur autre chose. « Honnêtement je ne donne pas cher de votre peau… enfin si l'on peut dire cela comme ça. Un corps en décomposition finit très vite à l'état de squelette, alors si j'étais vous, à moins que la nudité extrême soit dans vos cordes, il faudrait vous approprier quelque chose qui peut au moins ralentir votre condition. Une potion, un sort peut-être ? Vous avez des magiciens dans votre entourage ? Vous n'en trouverez que très peu à l'Ospipaille si c'est ce que vous êtes venu chercher en dehors d'un endroit où vous pouvez être… différente. » Plus vite il lui mettrait des idées en tête, plus vite elle disparaîtrait.

ACIDBRAIN


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