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 I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck

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Cassandre M. Lake

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MessageSujet: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Ven 2 Sep - 14:22





I've said goodbye, Set it all on fire

Niels Morck

Étais-ce cela que d'avoir mal, vraiment mal ? De se sentir périr encore plus chaque jours, de tomber dans une sorte de routine infernal dont ni moi ni personne pourraient venir me sortir de là ? J'avais l'impression de ma joie de vivre disparaissait de jour en jour, que la haine était entrain de m'envahir toujours et encore jusqu'à n'en jamais finir … Pourquoi ? Je ne savais pas. Je me sentais mal, très mal, j'étais fatiguée de luter contre cette force qui me tirait de plus en plus vers les profondeurs des enfers. J'en avais marre de lutter contre ces démons qui venaient me hanter nuits et jours, de ces cauchemars plus terribles les uns que les autres où je venais tuer des personnes innocentes de sang froids, des personnes qui n'avaient rien demander. Je me voyais les torturer jusqu'à en mourir. Les voir me supplier à genoux d'arrêter, alors qu'ils étaient entrain d'agoniser, de pleurer de douleur et moi je restais là impassible, comme si rien de venait m'atteindre comme la compassion ou tout autre émotions avec subitement quitté mon corps … Tous les bons sentiments qu'un être humains pouvait ressentir s'envolait brusquement en fumée. C'était horrible à penser et cela me faisait de plus en plus mal. J'avais mal au cœur, mal à la tête. J'avais presque envie de vomir tellement je pouvais me dégoûter moi même. Ce fut un de ses jours ci que je me réveillais une nouvelle fois en sursaut dans mon lit. La tête qui tournait, je pouvais sentir la sueur sur mon corps, les gouttes qui coulaient le long de mes tempes. J'étais comme prise de pulsion. Mes yeux remplis de larmes, j'avais la gorge plus que nouer. J'avais une main sur ma poitrine et je pouvais sentir bon cœur battre à toute vitesse, mon sang affluait dans mes veines, ma respiration était saccadée. C'était une sensation si horrible que je ne connaissais que depuis peu. Moi qui avait toujours l'habitude d'avoir cet énorme sourire sur le visage nuit et jour. Les gens me connaissaient comme une jeune femme toujours pleine de vie, toujours heureuse. Il me connaissaient pour ma bonté et ma douceur envers tout le monde. J'aimais aider les personnes autour de moi, je voulais que tout le puisse être heureux. Pour moi, tout le monde avait le droit à sa fin heureuse, il n'y avait pas forcément de gentil et de méchant dans le monde. Les méchants étaient seulement des personnes ayant souffert pendant toutes leur vie et qui n'avait plus eu assez de force pour se battre encore. Des personnes qui n'avaient pas eu de chance dans leur vie et qui avait préféré la facilité … C'était comme cela que je voyais le monde. C'était comme cela que je vouais mon monde ! Alors faire ses cauchemars ne me ressemblait aucunement. Ce n'était et cela ne pouvait pas être moi. Du moins j'essayais de m'en convaincre le plus fortement possible.

Cela faisait déjà plusieurs mois que cela avait désormais commencer. Et j'en étais plus que fatiguée, mes nuits étaient sans cesse écourter et après un telle cauchemar je ne pouvais plus me rendormir. Les mois avaient passé et c'était comme si petit à petit j'en voulais à ma famille. Surtout à ma mère et à mon père. Eux qui n'arrêter pas de dire que Arthur était un brave homme, qu'il était gentil … Tous qui n'arrêter pas de dire que j'étais la prochaine souveraine, que j'étais la réincarnation du roi. Je commençais sérieusement à en avoir marre. Je n'étais pas une réincarnation de cet homme, j'étais moi et seulement moi et il n'y avait toujours que moi dans toute l'histoire depuis le début. Je n'étais pas Arthur et je ne voudrais jamais être lui. Surtout pas après ce que j'ai pu apprendre de lui. Il était plus que barbare … Plus j'en apprenais sur lui et plus je venais à le détester comme jamais. Je venais à détester ce que j'étais … Ce bout ça personnalité devait très certainement se trouver en moi. J'étais lui, j'étais cet homme au fond de moi et cela me répugnait. J'étais souvent en colère en ce moment et j'avais toujours envie de m'isoler que l'on me laisse tranquille. Je n'avais presque plus envie de voir ma famille, voir mes amis. Je parlais que très peu lorsque l'on me posait des questions.  Je ne voulais plus adresser la parole à mes proches. Personnes sauf mes jumeaux. C'était étrange mais comme si un lien fort venait nous unir, c'est toujours ce que j'avais pu penser. Nous étions lier par bien plus que la sang, comme si une chaîne de fer était nouer autour de nous et que rien ne pouvait venir la briser. Mais j'étais très certainement la seule à penser ainsi … Ceridwen en avait pas forcément rien à faire de moi mais elle était en ce moment plus préoccuper par sa petite amie qui avait disparut pour venir faire quelque chose avec moi. Elle ne faisait plus attention à moi, on passait beaucoup moins de temps avec elle et je ne pouvais nier que j'étais quelque peu jalouse. Jalouse de quoi ? Ellie n'était même plus là ! Pourquoi vouloir tant s'occuper d'elle ? Cela ce voyait parfaitement que la jeune femme ne voulait pas se faire retrouver. Il fallait la laisser, lorsqu'elle voudra revenir elle laissera un message … Et ne parlons même pas de Liam. Il ne voulait en aucun cas se balader avec sa petite sœur. Sans doute par honte, pour éviter que ses amis ne se moque de lui. J'avais l'impression qu'ils m'évitaient tous les deux, beaucoup plus qu'avant et cela me faisait encore plus mal. Je me sentais plus que seule et je n'aimais pas cela. Ma mère avait drôlement changer, mon père était trop occuper à son travaille. Leÿlin était trop occuper quand à elle avec son enfant. Gwen et Lansa préférait rester en amoureux. Je ne pouvais pas allez voir Merlin comme je le voulais, ni ma tante. Même si je n'avais pas très envie d'aller les voir …

Tout commençait à m'oppresser. Je n'avais qu'une seule envie depuis plusieurs jours maintenant : partir. Je voulais partir de chez moi, m'enfuir je ne sais où. Je pourrais bien trouver un endroit tranquille, un endroit abandonné où personne ne pourrais venir me rattraper. Un endroit où je pourrais simplement être moi et arrêter de jouer la comédie. Je n'allais pas bien et il fallait que je m'y fasse à l'idée. Pourtant je n'avais pas envie d'aller voir des personnes pour qu'ils m'aident. Allez voir le psychologue ? Non merci, très peu pour moi. J'allais simplement prendre du recule avec tout cela, réfléchir tranquillement dans mon coin et je reviendrais simplement après. Combien de temps je partirais ? Je ne sais pas … Mais il le fallait j'en avais le besoins. Parfois je n'arrivais même pas à contrôler mon pouvoir. Il y avait des petites lumières blanches qui s'échappaient de ma main et c'était exactement le cas en ce moment même. C'était à ce moment là que j'étais la plus dangereuse pour moi et pour mes proches. A ce moment là, que je ne contrôlais absolument plus rien. Mes émotions prenaient le dessus et cela venait me stresser encore plus. Je ne comprenais pas réellement pourquoi. J'avais beau les frotter l'une contre l'autre, j'avais juste l'impression que ça empirer plus qu'autre. Non, je ne pouvais plus rester comme ça sans rien faire, cela me torturer l'esprit, et j'en avais plus que marre. Je frottais mes tempes qui me brûlaient, tout en essayant de reprendre une respiration des plus normale. Il fallait que je parte, cela en devenait presque vital, tellement mon cœur me serait chaque jour que je passait dans cette maison. Je sortais de mon lit, brusquement je  ne savais pas quelle heure il était mais peut importe, il fallait que je me dépêche. Je voyais seulement quelques rayons de soleil passer entre les volets. Partir le plus vite possible de cette endroit où j'avais l'impression d'être prise au piège. D'être comme un animal mis en cage, un animal qui n'a pas le droit à sa libertés. Un animal sauvage que l'on arrache à sa vie, que l'on arrache de son environnement. Je pris l'un des mes plus grands sacs avant de me diriger vers mes armoires et de foutre plusieurs vêtements dans celui-ci. Tout et n'importe quoi. Je pris de l'argent, peu d'argent. Il fallait vite que j’apprenne à m'en sortir seule et le plus vite possible sera le mieux. Je ne devais pas dépendre d'argent ou autre, non dépendre que de moi. A partir de maintenant, je ne pouvais compter que sur moi et moi seule, absolument personne d'autre. Pour les prochains jours je serais seule et personnes ne pourra savoir où je me trouve. Du moins je ferais tous pour … Je sortais de ma chambre, tout le monde était encore entrain de dormir, je descendais des escaliers me dirigent directement vers la porte de sortie, la porte qui m’amènerais tout droit vers la liberté !

Le froid me pris de cour et cela venait directement me calmer quelque peu. Au moins je n'avais plus des lumières qui jaillissaient de mes mains. Je marchais dans la forêt éclairé par le lever du soleil. Je ne sais pas combien de temps j'avais marché, mais je savais où j'allais. La ville. Il fallait que je m'achète de quoi me nourrir pour quelques jours. Les gens étaient déjà debout, la ville était déjà réveiller. J'étais entrain de passer devant la garderie quand celle-ci m'attira. J'étais entrain de regarder par le fenêtre les enfants jouer avec des poupées, des joués et tout le reste. Je les regardais presque avec envie. C'était fou comme les enfants pouvaient être si insouciant. Ils vivaient le jour le jour sans se soucier de demain. Ils profitaient seulement du moment présent. Ils souriaient toujours sans savoir que le mal tournait toujours autour d'eux. J'aimerais pouvoir être comme eux, des fois. J'aimerais être encore un enfant et malheureusement je n'avais pas pu. J'avais été comme maudite, étant obligé de devenir cette jeune femme de dix-sept ans en seulement trois mois. Trois maudits mois. J'avais grandit sans pouvoir profiter d'un seule instant de ma jeunesse … Pourquoi ? Pourquoi j'avais du grandir aussi vite ? Ce n'était pas juste. Je n'avais même pas eu le choix, c'était ainsi et puis c'est tout. D'un seule coup je me retrouvais dans la salle que je regardais quelque temps plus tôt. Je n'arrivais même plus à contrôler mes pouvoirs. Surprise, ma respiration et les battements de mon cœur accéléraient de nouveau. Quelques enfants me regardaient d'un aire surpris. Me tournant, je vis la personne qui devait très certainement les garder. Un grand homme blond était avec les enfants ...

« Oh je … Je suis vraiment navrée ! Je ne sais pas comment j'ai fait pour atterrir ici ! Je … Désolé. »

Bien sûre que je le savais mais je ne savais pas quoi dire à part désolé. Si je continuais comme cela, qui sait qu'est-ce que je pourrais faire d'autre ? Se téléporter n'était qu'un début …

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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Sam 3 Sep - 13:02




Encore un matin radieux dans la paisible ville de Storybrooke, un jour de plus qui se levait sur cette joie ambiante qui pouvait régner ici, mais tout ceci n'était de l'ordre que de l'apparence et Niels en était que convaincu. Un jour tout partirait n'importe comment, les soi-disant héros comprendraient enfin ce que c'était que de se voir priver de cette fin heureuse qu'ils semblaient rabâcher sans cesse,  et il se ferait une joie de son côté d'aider tout le processus à arriver plus vite qu'on ne pourrait le penser. Ce monde devait dépérir pour renaître de ses cendres et devenir une sorte d'utopie, c'était là le point commun qu'il partageait avec Chara après qui voulait changer les choses tout comme lui, relever la souillure pour qu'elle puisse tout atteindre et dévorer pour ensuite mieux la consumer. Il voulait un monde parfait à la hauteur de sa tendre Alice et inutile de dire que c'était pour l'instant loin d'être le cas, profitant justement de ce temps suspendu pour réussir à faire quelque chose de concret, le marionnettiste comptait bien préparer le terrain et pendant ce temps ses précieuses créations pourront enfin accomplir leur destin. Encore faudrait-il qu'elles soient toutes conciliantes, elles n'étaient plus entièrement ces petites choses qui absorbaient ses paroles comme de l'or à quelques exceptions près, mais une part de lui savait qu'il pourrait les faire plier d'une façon ou d'une autre alors qu'importe. Il laissa ses pensées sur le seuil de la porte alors qu'il sortait de son appartement, affichant déjà ce sourire qu'il portait en permanence et dont le masque ne tombait qu'une fois qu'il pénétrait dans ces murs, l'heure de la représentation avait commencé car après tout sa vie était ainsi faite. Comme un spectacle constant de marionnettes qui s'opérait chaque jour, où il se trouvait sur une partie du devant de la scène et devait ainsi tenir son rôle en toutes circonstances, se faisant parfois tant violence pour faire ce qui devait être fait et non pas ce qu'il pouvait avoir envie de faire qu'il en avait pris une habitude des plus déconcertantes. Toujours ce contrôle constant et encore plus envers lui-même, ne voulant faire le moindre écart d'aucune manière qui pourrait remettre en question ce qu'il faisait, même s'il y avait un autre endroit dans cette ville où il pouvait se relâcher et vers lequel il se dirigeait comme presque chaque matin.

La garderie était comme une sorte de sanctuaire où Niels appréciait plus que de raison exercer, pour beaucoup ceci pouvait être si étrange surtout si on voyait sa fréquentation avec le Rabbit Hole mais pourtant il avait su rapidement convaincre, c'était comme retourner en partie aux sources de son travail lorsqu'il amusait la galerie avec ses petites représentations de pantins. Il n'y avait qu'avec ces petites têtes blondes où il n'y avait aucune forme d'hypocrisie ou de manipulation de sa part, les préservant de ce qu'il était vraiment et de sa volonté de destruction, il les protégeait même et il serait incapable de leur faire le moindre il le savait en toute âme et conscience. Ils avaient là une forme d'innocence et de mentalité qui faisaient que naturellement l'animateur se trouvait bienveillant à leur égard, peut-être encore plus en voyant à quel point ils venaient interagir avec les jouets et les considérer comme des êtres à part entière même, mais surtout une forme d'écho à son passé même s'il ne serait dire si c'était en mal ou en bien. D'une part pour son métier où justement il devait amuser la foule, agitant ainsi les fils de ces êtres inanimés pour leur donner un semblant de vie, mais d'une autre part surtout parce qu'ils avaient le même éclat dans leurs yeux que ceux de sa fille et il ne pouvait tout bonnement pas en faire abstraction. Il avait essayé mais ce fut vain alors qu'il avait mal à chaque fois que les enfants repartaient, jalousie sans limite ces parents qui ne comprenaient même pas la chance qu'ils pouvaient avoir, faire ce travail c'était comme se faire mal volontairement à la fin mais sans qu'il puisse s'en passer. Parce que ceci permettait d'entretenir la faible flamme à l'intérieur de lui, de contrer un tant soit peu les effets de ce vide constant, comme une forme de salut même si ce n'était que temporaire. C'est pourquoi ce matin-là ne fit pas exception aux autres et que ce fut avec un enchantement tout particulier qu'il poussa la porte de la garderie, discutant quelque peu avec des collègues avant l'arrivée des petits, peut-être un peu plus impatient chaque jour que de pouvoir appuyer sur le bouton pour se décontracter et éviter de trop penser comme il le faisait constamment de par leur simple présence. Une sorte de bulle pour respirer qui était devenue vitale à sa propre survie, il ne serait pas vraiment trop comment l'expliquer mais c'était ainsi, sans qu'il ne puisse le réaliser pleinement.

Ceci devait faire quelques heures que son travail avait commencé, s'occupant de tous au mieux et selon leur besoin, gardant constamment un œil sur chacun d'entre eux et ceci qu'importe la situation. Niels était en train de refaire la tresse d'une petite fille jusqu'à ce que son regard se pose en biais vers la fenêtre, continuant cet exercice l'air de rien et avec dextérité qui lui était propre, il ne voyait pas distinctement la silhouette qui se dessinait derrière mais il pouvait sentir cet afflux de pouvoirs trop grand. Le marionnettiste n'était pas un grand pratiquant de la magie, il avait simplement appris ce qui lui paraissait le plus utile dans son cas et c'était arrêté là, mais pourtant il arrivait à ressentir tout ceci alors que ceci ne lui était pas permis en temps normal. Cette personne devait vraiment avoir un pouvoir au-delà d'une certaine limite, lui offrant une curiosité sans pareil que de savoir en présence de qui ceci était plausible, lui offrant quelques frissons d'amusement dans un sens avant même d'avoir pu voir son visage. Jusqu'à ce que cette même source se trouve tout d'un coup dans la salle, son énergie était comme une odeur qui permettait qu'on la suive à la trace, alors qu'il était en train d'apposer l’élastique au bout des longs cheveux tressés qu'il avait eus en main. Il se releva en ne la quittant pas des yeux alors que les enfants étaient perturbés par cette arrivée, certains s'accrochant au bas de son t-shirt ou se cachant derrière lui, alors que Niels gardait ce sourire constant sur le visage. Si elle était venue chercher des problèmes elle était tombée au mauvais endroit, différence de pouvoirs ou non, il ferait tout pour qu'aucune atteinte soit-elle ne soit fait à ces enfants sous sa responsabilité. Mais bien vite il sentit le vent de panique chez la jeune fille, tandis qu'il approchait doucement vers sa rencontre comme un prédateur aurait presque pu le faire en cet instant, mais surtout lui offrant une information des plus délectables à savoir la non-maîtrise de ce qui était sa magie. Oh. Tout d'un coup, il voyait tant de possibilités à pouvoir jouer avec elle et surtout s'en faire une alliée de choix, il pouvait voir ce potentiel en elle si inexploité qu'il avait une sorte d'appétit que de tout dévorer en elle qui se faisait. C'était comme lui offrir quelque chose d’inestimable sur un plateau d'argent, il était hors de question de laisser échapper cette chance, levant les mains vers elle tout en les baissant en rythme régulier.

« Ce n'est rien voyons ! Détendez-vous, ce sont des choses qui arrivent, vous n'avez pas à vous excuser de quoi que ce soit mademoiselle je peux vous le garantir. Ce n'est pas grave. Vous n'êtes pas blessé, eux non plus d'ailleurs, alors tout va bien d'accord ? »

Niels voulait la calmer avant tout de chose, une personne qui n'avait pas la maîtrise de soi ou de ses émotions mais qui en plus possédait des pouvoirs pouvait offrir un cocktail assez explosif, ayant cet air bienveillant qu'il avait souvent et qu'il abordait sans cesse. Il en voulait pour preuve l'attitude des enfants en ce qui concernait le fait qu'aucun mal n'avait été fait, une fois que la surprise d'une telle chose était passée étaient tout aussi curieux que lui auprès de leur étrange visiteuse – et pour le coup vraiment venue d'autre d'ailleurs, comptant pour le coup sur leur innocence naturelle pour prouver à cette mystérieuse personne que tout allait bien. L'animateur profitait de cet instant de curiosité enfantine autour d'elle pour la détailler un peu plus, de ce qu'il voyait ce n'était qu'une adolescente au premier abord mais pourtant elle transportait un sac assez imposant pour être juste adapté à la ville, venant plus ou moins à la conclusion qu'elle pouvait être livrée à elle-même en cet instant. C'était si parfait qu'il n'avait pas les mots pour décrire ceci, le fait qu'elle puisse être d'une certaine façon isolée pouvait lui offrir une main dessus quelque part, elle pouvait être dans un état d'égarement qui de son côté serait très profitable à ne pas en douter. Le tout était encore de savoir qui elle était exactement et quel était l'étendue de son potentiel, jusqu'à quelle mesure il pourrait l'utiliser ou même faire en sorte que sa présence puisse tourner à son avantage quelque part, tout pour s'en faire un joli  jouet qui pourrait lui être tellement utile pour la suite des opérations. Il n'y avait pas à dire mais Niels trouvait déjà cette jeune fille être une source toute particulière dont il avait hâte de pouvoir se mêler, tenter de la guider dans un sens ou un autre selon son bon vouloir mais surtout ses attentes personnelles qu'il pouvait avoir au fond de lui, maintenant qu'il avait connaissance de son existence il était certain qu'il ne viendrait pas la lâcher aussi facilement d'aucune manière. Il tapa légèrement dans ses mains pour accaparer l'attention de ses chers bambins, toujours en train de poser de multiples questions pour savoir comment elle avait ça et ce qu'elle savait faire d'autre, il était temps de dévier le sujet tant il souhaitait s'en occuper personnellement plus tard lorsqu'ils seraient partis pour l'école.

« Allons les enfants voulez-vous laisser respirer notre invitée ? Allez vous asseoir on va faire une petite représentation pour elle d'accord ? Sauf si bien sûr vous êtes occupée. Mais je pense que ceci pourrait vous faire du bien de respirer un peu mademoiselle, vous avez l'air assez troublé, et puis comme ça vous pourrez voir ce qui se passe lorsqu'on acquière une petite maîtrise de ses pouvoirs. »

Les enfants avaient exclamé leur joie en entendant ce qu'il avait dit, courant vers ce qui aurait pu être un coin de repos, venant prendre par la main sans aucune crainte la jeune fille pour l'invitée à s'asseoir parmi eux dans leur candeur si naturelle. Niels n'eut pour elle qu'un sourire énigmatique sans lui expliquer concrètement les choses, comptant bien faire une sorte d'effet de surprise qui la pousserait peut-être à le voir comme un possible allié, se dirigeant vers le coin pour prendre une boîte en bois qu'il ouvrit devant les commentaires d'excitations des petits qui ne tenaient plus en place. Presque chaque jour il faisait ça pour eux, dans le but de les émerveiller mais aussi de les calmer si jamais ils montraient trop turbulent, essayant de trouver une histoire différente à leur raconter pour ne pas qu'ils se lassent. C'était comme retrouver son ancien public quelque part, faire ce pour quoi il était doué en dehors de la construction des poupées, retrouver le calme d'un temps qui était tellement plus facile mais pourtant pour qui il n'avait aucun regret de ne plus connaître. Le marionnettiste inspira un bon coup pour se concentrer, ayant clairement la maîtrise de ce qu'il était en train de produire, faisant ainsi sortir de la boîte un petit pantin de bois habillé en costume de prince sans avoir à la toucher. Il le contrôlait de par sa simple volonté et par la magie qu'il avait acquis, il fut suivi de près par d'autres congénères eux aussi en costume, opérant ainsi une petite histoire simplette où il agitait le tout ou encore en faisant les voix des personnages. Un petit conte de princesse et de valeureux chevalier, il aurait pu faire autre chose comment souvent qui se faisait selon le point de vue de la perspective mais face à la jeune fille il préférait garder ce genre de moral pour l'instant pour les plus petits, où tout finissait pour le mieux et sous les demandes des enfants qui en demandaient encore. Mais c'était l'heure pour eux d'aller rejoindre les bancs de l'école, l'occasion de lui pour en apprendre plus sur cette invitée, aidant certains à se préparer avant de leur fait signe de bien travailler et que de toute façon ils se verraient tout à l'heure. Faisant signe jusqu'à ne plus les voir il se retourna finalement vers sa cible prioritaire, gardant toujours cet air si chaleureux qui n'était que factice, lui tendant la main comme le code des bonnes manières pouvait l'exiger en cet instant.

« Je suis Niels. Vous n'avez pas à vous inquiéter pour votre interruption surprise, ça sera en quelque sorte notre petit secret, même si je dois bien avouer que je ne m'attendais pas à croiser d'aussi bonne heure une personne avec autant de capacités. C'était assez impressionnant mais comme vous avez pu le voir les enfants ont un peu l'habitude à la magie, vu le monde duquel on vient de toute façon et avec la malédiction, il ne faut pas vous tracasser pour ça du coup. »

Il voulait minimiser les choses pour lui prouver qu'elle pouvait respirer correctement, lui garantissant aucune répercussion d'aucune sorte pour avoir ainsi utilisé son pouvoir, qu'en sa présence elle n'avait rien à craindre même si elle ne le connaissait aucunement. Le spectacle avec les pantins animés de magie avait été là pour les enfants mais aussi dans ce but, lui montrer qu'elle n'avait pas à se cacher ou encore de complexer pour une telle chose, espérant créer comme une sorte de miroitement en quelque sorte. Elle avait des pouvoirs mais Niels aussi, s'étant volontairement exposé mais dans un but qui se voulait bien précis pour le coup car il ne laissait jamais rien au hasard et il en était même hors de question, peut-être de quoi retirer ce caractère si exceptionnel ou de moins de calmer une certaine peur. Parce que l'animateur avait bien vu son regard à l'instant même où elle avait passé le mur dans une téléportation, il y avait décelé une forme d'angoisse et la façon qu'elle avait pu avoir de s'excuser à plusieurs reprises lui confirmait d'aller dans ce sens-là, c'était pourquoi il se montrait à sa manière explicite si réconfortant à son adresse. Il devrait peut-être jouer sur ça à l'avenir, même si pour ça il devrait en apprendre beaucoup plus pour elle, ne pouvant que trouver la situation si délicieuse. C'était comme si elle lui était tombée dans les bras sans qu'il ne fasse rien, une véritable aubaine qu'il comptait saisir, maintenant il devait s'arranger pour qu'elle puisse y rester. Il fronça un peu les sourcils comme pour se donner un air préoccupé, souriant un peu moins pour donner un semblant de gravité sans pour autant le perdre, ne la quittant pas des yeux.

« Ce n'est pas pour paraître indiscret à votre égard mais vous semblez assez... perturbée j'ai l'impression. Vous allez bien ? »

Oh oui qu'elle lui dise tout, qu'elle lui offre toutes les informations à connaître et qu'il se ferait une joie d'ingérer pour mieux les recracher, elle avait toute son attention.







copyright Bloody Storm

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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Lun 19 Sep - 18:33





I've said goodbye, Set it all on fire

Niels Morck

Je n'arrivais plus du tout à me contrôler. Mes émotions m'envahissaient d'un seule coup sans que je ne puisse les arrêter. Ils étaient tous là, pour venir me faire souffrir de plus en plus. J'avais perdu le contrôle de mon corps. Quand j'avais vu ses enfants jouer d'une manière si innocente, si enfantine que j'avais brusquement sentit mon cœur se serrer dans ma poitrine. J'avais eu mal, ce comprenant pas pourquoi je n'avais pas eu le droit à une enfance comme la leur. Une enfance des plus banal, comme tout e monde. Non je n'avais pas eu le droit à cette avantage parce que ma mère était pas totalement humain … Ou quelque chose dans le même genre. J'avais grandit en trois moi d'un seule coup, trois maudit moi sans pouvoir profiter de chaque seconde que la vie, si précieuse, pouvait m'offrir. Tout avait brusquement défiler sous mes yeux et ceux de mes proches. J'aurais préféré grandir comme chaque être humain au lieu de rester bloquer à mon âge pour je ne sais pas combien de temps encore. Quand je voyais les autres de mon âge je me sentais si différente d'eux et pas forcément à cause des pouvoirs que je pouvais posséder. Ces fameux pouvoir de magie blanche, la plus puissante qui puisse y avoir, la magie du véritable amour. Non. Lorsque je voyais des personnes parler de leurs anecdotes, le nombre de chose qu'il avaient à raconter sur eux. Lorsque je pouvais voir des personnes dirent qu'ils avaient grandit ensemble, qu'ils se connaissaient depuis la naissance. Je ne pouvais m'empêcher de ressentir cette forme de jalousie en moi. Une jalousie qui était entrain d’accroître jusqu'à atteindre son maximum, jusqu'à dépasser les limites de l'impossible. Et c'est exactement ce qui était entrain de m'arriver en ce moment même. Ma jalousie était au plus haut point possible. Je ne pouvais ignorer cette haine qui se trouvait en moi encore longtemps, faire comme si elle n'existait pas tout simplement alors qu'elle venait me ronger de l’intérieur. Je ne pouvais plus continuer à faire semblant face aux personnes qui se trouvaient autour de on. Je voulais juste exploser, me libérer de ce sentiment, de ce fardeau qui venait peser sur mes épaules encore trop frêle pour pouvoir porter une telle charge. Ma téléportation n'avait été qu'un début du non contrôle de mon propre corps. Je n'avais pas su me gérer entièrement, je n'avais pas su me contrôler comme on me l'avait tant de fois appris désormais et ma magie avait pris le dessus. Ma magie avait fait ce que j'avais envie de faire depuis bien longtemps maintenant : retourner en enfance. Pouvoir agir sans soupçonner un seul instant les conséquences qu'ils pourraient y avoir derrière. Simplement vivre le jour le jour. Cette enfance qui m'avait filé entre les doigts si facilement et si rapidement.

Qu'est-ce que je devais faire maintenant ? Je me retrouvais ici parmi les enfants qui commençaient doucement à se cacher derrière l'homme. J'essayais de ma calmer un peu, de calmer l'angoisse qui montait en flèche, le stresse qui reprenait le déçu à chaque minute qui pouvait passer. J'essayais de m'excuser quelque près du blond en face de moi pour être arrivé en pleins milieu de sa classe s'en prévenir. Il essayait de ma rassurer me disant qu'il n'y avait aucun blesser et qu'il ne fallait donc pas s'inquiéter. Mais pour combien de temps encore ? Pendant combien de temps j'arriverais à contrôler un minimum mes pouvoirs pour ne blesser aucune personne qui pouvait m'entourer. Regardant mes mains quelques instant je croisais rapidement les bras pour plaquer mes paumes contre mon corps évitant que les crépitements blanches ne se voient. Je ne voulais pas faire peur à se qui m'entourait. Je ne voulais pas les voir fuir parce que se serait comme la goutte d'eau qui déborderait du vase. Comme la chose en plus qui pourrait venir me faire complètement péter les plombs. Je ne voulais pas être un danger public pour les personnes de cette ville, je ne voulais pas faire mal, blesser une personne innocente. Je voulais simplement que l'on me laisse tranquille, que je puisse vivre ma vie comme je le voulais désormais. Je voulais simplement me trouver seule, sans personne autour de moi pour me dire que ce que je fais, est mal ou bien alors avoir une personne qui me dicte ma vie. Je pense que j'étais devenue assez mature rapidement pour pouvoir faire mes propres choix. Pouvoir m'en sortir comme une grande d'une situation dans laquelle je m'étais mise toute seule. Pourtant, cela n'était pas le cas. Les enfants commençaient doucement à s'approcher de moi. Alors je reculais de quelque spas venant serrer dans mes mains la lanière de mon sac à dos un peu plus fort encore. Je reculais encore et encore mais d'autre enfants se trouvaient aussi derrière moi. J'étais comme prise au piège, ne voulant faire aucun geste brusque de peur que ma magie ne se déclenche subitement. Ils étaient simplement curieux n'est-ce pas ? Eux aussi voulait simplement savoir comment j'avais fait pour arriver ici. Ils ne me voulaient rien de mal et ne se doutaient à aucun moment que je pourrais les blesser, mais c'était plutôt moi qui avaient peur de leur faire du mal. J'essayais de n'en toucher aucun mais c'était sans compter leur petites mains si innocente qui venait me tirer les vêtements à droite et à gauche commençant, tous, à me poser des questions aussi farfelu qu'un enfant de leur âge pouvait poser. J'aurais pu rigoler à quelques une d'entre elles, tellement leur question était bête mais si enfantin. On aurait pu en rigoler, de voir la total incompréhension dans leurs yeux, de voir qu'ils essayaient de trouver une explication pour leur âge à cette mystérieuse apparition que j'avais pu faire. Mais je n'avais pas envie de rigoler, ayant la peur qui me collait à la peau un peu plus. Serrant mes mains un peu plus jusqu'à pouvoir m'en faire des crampes tellement je n'avais pas envie que ma magie n'envahisse la pièce.

Ce fut presque un soulagement lorsque j'entendis des mains claquer plus loin pour rappeler les enfants. Plus ils étaient tous loin de moi et plus ils se porteront mieux. C'était en tout cas ce que je pensais en ce moment même. J'allais simplement partir par la porte et continuer ma route encore et encore. Fuyant tout simplement pour essayer de me sentir enfin libre. J'allais trouver un endroit, où je pourrais être tranquille, sans personne autour de moi qui me regarde pour me juger ou non. Simplement partir et laisser cet homme faire son travaille sans le déranger une seconde de plus, mais il n'avait pas l'air du même avis que moi. Sans n'avoir eu le temps de prononcer une seule parole pour protester, il m'invita directement à m'asseoir parmi les enfants. Pourquoi ? Pourquoi il faisait cela ? Je ne lui avais absolument rien demander bien au contraire. Je l'avais déranger pendant son travail, je n'avais pas le droit de me trouver ici. Et qu'est-ce qu'il voulait dire par ''maîtriser ses pouvoirs'' ? Lui aussi possédait de la magie ? Il avait réussis à piquer ma curiosité. Je connaissais plusieurs personnes qui possédaient de la magie. J'étais née dans une famille magique, mes jumeaux possédaient de la magie. J'avais toujours vécu parmi cela et on m'avait toujours dis aussi de me méfier, car il se disait que la magie avait toujours un prix à payer. Mais lequel ? On m'avait toujours dit de faire attention et dès que j'avais pu on m'avait même mis des cours de magies pour que je puisse contrôler mes pouvoirs. Ce qui n'était pas une grande réussite jusqu'à maintenant. On m'avait mis des cours pour que je sache m'en servir et ne pas blesser les personnes qui m'entourent. Pourquoi ils avaient tant voulu me donner des cours ? Je ne sais pas. On m'avait toujours dit que mon pouvoir était l'un des plus grands. La magie blanche, la magie du véritable amour. La magie la plus puissante connu à ce jour mais par conséquence la plus dangereuse aussi si on s'en sert à mauvais escient. Était-ce pour cela ? Était-ce parce qu'ils avaient peur que je bascule du mauvais côté ? Que je devienne méchante ? Je ne savais pas mais c'était une idée, une pensée qui allait resté gravé dans ma mémoire jusqu'à que je puisse l’éclaircir. La magie est pourtant quelque de beau. Il n'y a cas voir les enfants à côté de moi qui s'extasie lorsque l'homme sort des pantins de leur boîte sans les toucher. Ils sont si stupéfier, on pourrait voir des milliers d'étoiles dans leurs yeux. Il ne savait pas tous les danger que cela pouvait engendrer et c'est pour cela qu'ils trouvaient cela si magique, si fabuleux.

Je regardais attentivement le spectacle que donnait le marionnettiste. Et c'est sans grande étonnement qu'il fait un spectacle sur les princes et princesses … Quelque chose, un univers que j'aurais voulu quelque peu oublier, simplement le mettre dans un coin de ma tête pour ne plus y penser. Je n'avais pas vécu dans le monde des contes, où comme son nom l'indique, toutes les histoires de contes de fées sont sorties. Toutes ces histoires qui avaient été inscrit dans des livres. Je venais pas de ce monde, j'étais née ici à Storybrooke et ne connaissait que cet endroit. Pourtant, c'était comme si je connaissais le forée enchanté, comme si je connaissais Camelot. N'étais-je pas la réincarnation du roi Arthur ? Ce preux chevalier qui faisait partit de la table ronde. Si. Et au fond j'en avais quelque peu marre que l'on raconte toujours les même histoires. Avec les méchants d'un côté qui vole la princesse et le chevalier qui vient secourir sa belle. L'homme ne voulait très certainement pas me mettre mal alaise mais c'était en quelque sort ce qu'il venait de faire. J'essayais de me répéter sans cesse que toutes les histoires n'étaient pas forcément tout blanc ou tout noir, que le mal fini toujours par perdre car la bien triomphe toujours. Que dans chaque histoires les héros peuvent avoir une fin heureuse. J'étais très loin d'avoir le même point de vue qu'eux. Même les héros peuvent passer au travers de leur fin heureuse. Il ne fallait pas sans cesse se bercer d'illusion et croire que tous s'arrangera un moment ou un autre. Que tout allait bien se finir. Non, adopter ce point de vue, c'était fuir la réalité des choses. Ils ne voulaient tous simplement pas voir les choses en face. Je ne sais pas comment cela fonctionnait dans le monde des contes, mais les règles ici étaient bien différentes. Je ne comprenais pas comment ils faisaient pour ce donner autant de faux espoir … Je restais toujours assis sur ma chaise baisant quelque peu les yeux lorsque les enfants quittèrent tous la pièce. Mes bras toujours croiser, je ne voulais en aucun cas essayer de regarder mes mains de peur, de voir ma magie qui bouillonnait encore. Je relevais le regard vers la main qui venait de se tendre vers moi avant de regarder directement le visage de l'homme qui disait s'appeler Niels. Une personne avec autant de capacités … Si seulement cette phrase pouvait simplement être ironique. Tous les monde me disaient presque la même chose. Tu as de grande capacité Cassie, tu peux faire pleins de choses avec ta magie Cassandre ! Et si je n'avais tous simplement pas envie de l'utiliser ? Je n'avais pas décider d'avoir ces pouvoirs et parfois je me disais que je serais bien mieux sans, que j'aurais beaucoup moins de problèmes en ce moment sans. Mais ils étaient présents et je ne pouvais pas les ignorer aussi facilement que je le voudrais.

« Je ne préfère pas vous serrer la mains si cela ne vous déranges pas … Je pense comme vous avez pu le remarquer, que pour l'instant je ne contrôle pas réellement ma magie ! Alors plus je serais éloignée de quelqu'un plus ce quelqu'un se portera mieux. Vous pouvez me croire. »

Je me relevais de ma chaise pour m'éloigner de quelques pas de ce Niels, comme pour lui montrer que je respectais, en quelque sorte, les paroles que je venais de prononcer. Je ne préférais pas m'approcher trop près d'une personne pour éviter de le blesser en faisant un mouvement brusque. A peine, je pouvais sursauter que tout de suite ma magie prendrait directement le contrôle pour venir en quelques sortes me protéger. Je la sentais très présente en moi en ce moment même. Il suffirait simplement d'un étincelle pour que tous s'enflamme brusquement, et c'est tout ce qui me faisait peur. Il essayait certainement de venir me rassurer et je lui en étais quelque peu reconnaissant de bien vouloir faire cela, d'autant plus qu'il ne me connaissait aucunement. Il aurait très pu me dire de quitter l'école, me dire que je l'avais dérangé. Au contraire, il avait essayé de me mettre le plus alaise aussi. Montrant que je n'étais pas la seule à avoir des pouvoirs magiques puisque lui aussi en possédait. C'était gentil de sa part, mais dans l'état où je me trouvais, peu de chose pourrait venir m'aider, même rien du tout. Bien au contraire, j'avais l'impression que tout ce qui se trouvait autour de moi m'oppressait un peu plus à chaque minute qui pouvait passer. Je me sentais étouffée, mes poumons cherchant de l'air comme si j'étais entrain de suffoquer, comme s'il y avait une main qui venait m'enserrer le coup et qui m'appuyait dessus de tout sa force. J'avais l'impression de me trouver enfermer dans une boîte où il n'y avait ni fenêtre, ni grille d'aération. Un endroit où l'air se faisait de moins en moins présentes. Le mot perturbé était un bien petit mot comparé à ce que je pouvais ressentir à l’intérieur de moi. J'avais ce flux d'émotion qui montaient encore et toujours plus haut, qui se mélangeait encore un peu plus. Tous pleins d'émotions que je pourrais en aucun cas d'écrire, des émotions que je n'avais encore jamais rencontrer au cours de ma si petite vie lorsque l'on regarde de plus près. Est-ce que j'allais bien ? Non. Clairement et honnêtement je n'allais pas bien du tout, mais je ne pouvais pas tous simplement lui dire cela. Je ne pouvais venir exposer mes problèmes à un homme que je venais à peine de rencontrer, comme s'il était mon ami. Et plus que tout, je ne voulais pas venir l'ennuyer avec des problèmes qui ne le concernait aucunement. Je ne voulais pas l'embêter avec des histoires qui n'étaient pas très importante.

« Je … On va dire que l'on fait aller. Je vis simplement le jour, le jour, en espérant que demain sera meilleur qu'hier et moins pire qu'aujourd'hui ! Mais je ne veux pas venir vous embêtez avec mes histoires. Je vais simplement partir et essayer de trouver un endroit où je pourrais essayer de contrôler mes pouvoirs pour ne blesser personnes … »

Voilà simplement partir et me trouver un endroit moi. Un endroit où je serais toute seule, où personne ne pourrait me trouver. J'essayerais de m'en sortir comme une grande, trouver de la nourriture par moi même. Et j'essayerais de refaire ma vie simplement, tout en contrôlant parfaitement m magie. Je sais que cela sera long et difficile mais il fallait que je le fasse. Il fallait que je quitte le foyer familial bien trop oppressant à mon goût. Il fallait que je quitte toutes les personnes qui avaient compter dans ma vie pour les protégés eux, tout comme pour me protéger moi même. Je voulais simplement partir et tout recommencer de zéro. Faire comme si j'étais une tout autre personne et ne plus me prendre la tête. Je voulais m'enlever de la tête toute cette histoire du roi Arthur et que j'étais sa réincarnation. En aucun cas je voulais ressembler à cette personne. Non je voulais simplement être moi du début jusqu'à la fin. Être seulement moi, et personne d'autre. Et le seul moyen était de partir loin de ma famille. Des personnages qui n'arrêtaient pas de me dire qu'ils savaient qui j'étais. Comment ? Comment pouvaient-ils savoir qui j'étais alors que même moi je ne le savais pas ? C'était complètement absurde. Je ne savais pas encore qui j'étais complètement. J'étais dans cette période où, j'essayais encore de me chercher. J'essayais de savoir qui j'étais réellement et pourquoi j'étais venu au monde. Je pensais que chacun avait quelque chose à accomplir sur cette terre et je cherchais encore quelle était ma mission à moi. Pourquoi j'étais ici maintenant et pas plus tard ? Touts pleins de questions que je n'arrêtais pas de me poser qui restaient encore sans réponse. Je m'éloignais un peu de Niels le contournant pour me diriger vers la sortie. Je me retournais une dernière fois vers lui.

« En tout cas merci ! Vous auriez pu me virer directement mais vous avez essayer de m'aider alors que vous ne me connaissez aucunement. Alors tous simplement merci et encore désolé du dérangement … »

J'essayais quelque peu de sourire pour par être un peu plus chaleureuse, même si cela ne devait pas énormément marcher. J'avais tenue à le remercier parce que rien ne l'avait forcé à m'aider et pourtant il avait essayer quand même. Alors je trouvais que c'était la moindre des choses à faire …

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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Dim 25 Sep - 22:25




Sa main était retombée sans qu’il ne s’offusque le moins du monde du fait qu’elle ne voulait aucunement lui serrer, comprenant bien que ce n’était clairement pas un manque de politesse de la part de cette jeune fille mais bien celui du contrôle, il n’avait qu’à observer la manière dont elle prenait de la distance en sa compagnie mais aussi la prudence presque psychorigide à cacher ses mains contre son corps. C’était la peur qui l’animait, Niels en était persuadé et il savait pertinemment qu’il était sur la bonne voie envers elle, rien n’était plus que traître que ce sentiment qui pouvait faire tant des folies néanmoins c’était aussi un potentiel avantage sur lequel jouer à l’avenir. Pire que tout elle s’offrait elle-même en lui avouant ce qu’il avait cruellement envie de savoir, une bonne partie des informations qui venaient peu à peu éclaircir le puzzle avec lequel il serait plus facile de jouer une fois qu’il aurait collecté  assez de pièces pour la suite des opérations, ce manque de contrôle dont elle semblait être pourvue était une sorte d’aubaine pour lui même s’il devait dire encore en quoi. Cependant l’animateur était sûr de trouver car son cerveau se trouvait déjà à appréhender l’ensemble des angles possibles et plausibles pour lui trouver la meilleure utilité qui puisse exister, ayant sous les yeux ce potentiel si mal exploité et qu’il avait hâte de pouvoir guider dans la direction qu’il pouvait souhaiter sans le moindre souci, et même la question sur le fait de blesser personne était déjà en train de faire le fruit de ses réflexions quant à la demoiselle qu’il avait sous les yeux. Il pourrait lui prouver que venir verser le sang d’autrui n’était pas forcément une chose mauvaise, les guerres ne s’écrivent pas avec de l’encre après tout mais surtout pour défendre une tierce personne et très probablement qu’il allait devoir jouer là-dessus à l’avenir, tout n’était qu’une question de perspective. L’excitation se faisait ressentir dans tout son être, cette envie infatigable de jouer encore et toujours prenant bien évidemment le dessus sans qu’il ne cherche une seule fois à la renier, la partie venait à peine de commencer qu’il se trouvait dans une forme d’euphorie ou du moins dans une sensation s’en approchant et même s’il était conscient que ceci n’était que partiel il s’en contentait au possible. Qu’elle le veuille ou non elle était prise dans ses ficelles, elle aurait beau se débattre à l’avenir ceci ne serait que pire, et plus il allait la côtoyer plus il allait en accrocher d’autres autour d’elle.

Pour l’heure Niels se contentait de garder ce sourire si bienveillant qu’il pouvait accorder à n’importe qui, celui collé sur un visage alors que l’intérieur était d’un vide effrayant, l’observant sous son œil critique et analytique la manière si précieuse qu’elle pouvait avoir de le contourner comme dans l’espoir de le préserver de ce pouvoir qui pouvait sommeillait en elle. Mais le marionnettiste voulait en voir beaucoup plus que ce simple petit tour de passe-passe, celui où elle avait joué les passes-murailles dans la garderie, il avait senti malgré ses connaissances fragiles dans la magie ce puits de puissance qu’elle pouvait avoir au fond d’elle et de mémoire il n’avait jamais eu la même sensation envers personne. Une libération peut être due à ce manque de contrôle que la jeune fille mettait sans cesse en avant, montrant de ce fait à quel point ceci était une préoccupation de premier ordre et surtout le centre des perturbations dont elle avait l’air d’être accablé, il ne devait épargner aucune hypothèse tangible et surtout pouvoir évaluer correctement tout le potentiel qu’elle pouvait avoir en elle. Et c’était le moment où jamais de se montrer le plus convaincant possible à son égard, prouver qu’elle pouvait au moins tenter l’expérience de lui faire confiance, il n’avait pas prévu qu’elle puisse partir aussi vite et ainsi fuir sa compagnie. Il devait la retenir le plus longtemps possible, même une poignée de minutes serait amplement suffisante, dans le but pour semer les graines du doute dans son esprit ou même lui faire assimiler le fait qu’il était un allié et qu’elle devait lui faire confiance pour l’avenir. C’était primordial d’agir de la sorte, Niels était sûr que rien n’arrivait par hasard et le fait d’avoir croisé la route de cette petite inconnue avait obligatoirement un sens pour lui, elle pourrait devenir un arme et un soutien tel qu’il pouvait réaliser plus vite son objectif si le résultat se montrait à la hauteur de ses attentes. Il ne devait pas non plus trop espérer pour ne pas être déçu, même s’il avait l’habitude à cette déception latente qui l’entourait dans ce monde insipide et sans saveur il devait laisser la porte ouverte à la surprise pour ne pas terminer dans cette folie tentatrice, il devait en juger et pour ceci il allait devoir jouer son rôle à merveille. Il approcha d’un ou deux pas en sa direction tout en levant un peu la main, comme pour lui montrer de ne pas s’inquiéter et qu’il respectait sa décision, restant tout de même à une distance raisonnable pour ne pas l’affoler mais aussi pour sa propre sécurité.

« Comme je te l’ai dit il n’y a eu aucun mal, tu as même été une sorte d’élève assez calme pour le coup, tu n’as pas besoin de me remercier en tout cas. Tu sais… le monde n’est pas toujours tout blanc ou tout noir, il y a plein de nuances qu’on ne saisit pas toujours, et parfois pour ne pas en être aveuglé il faut apprendre à souffler. Tu devrais prendre le temps de respirer quelque peu, de faire une pause pour essayer de voir plus clair dans la situation dans laquelle tu es, mais surtout de réfléchir au calme à ce que tu veux vraiment… »

Ce qu’il était en train de faire était de suggérer qu’elle fasse une petite pause ici-même, qu’elle ne parte pas comme un fantôme ou tout du moins tant qu’il n’en aurait pas fini de son petit interrogatoire et retournage de cerveau, en tout cas retenir assez son attention même un temps assez fugace pour lui donner l’envie de le revoir. Niels jouait le compatissant à cet instant précis mais il ne fallait pas se laisser avoir par son sourire d’ange, derrière se cachait le Diable incarné qui rêvait de venir planter les crocs dans cette chaire si fraîche et si prometteuse, lui prodiguant de bons conseils qui ne faisaient au fond que servir sa propre cause. Pour quelle autre raison serait-il aussi attentif à autrui sinon ? Il ne fallait pas se leurrer dans ce monde-ci, et même dans son monde d’origine ou n’importe quel autre, c’était du chacun pour ça et c’était le plus fort qui s’accaparait toutes les richesses. Mais le marionnettiste lui n’avait que faire de l’or et de la gloire, c’était des choses si dépourvues de sens qui ne venait en aucun cas l’intéressé, il avait son but bien précis et puisque cette jeune inconnue pourrait peut-être lui permettre d’y accéder plus vite elle avait toute son attention et la bienveillance factice dont il était capable. Néanmoins à la première occasion qui se présentait il l’abandonnerait sans même se retourner, lui enfoncerait si profondément le couteau dans le dos qu’elle ne voudrait même plus l’approcher et ceci ne pourrait être que bénéfique pour lui, jusqu’à ce que cette invité lui prouve sa valeur mais surtout son utilité elle serait placée sous ses bonnes grâces mais à l’instant où ça ne serait plus le cas il lui offrirait la plus cruelle des leçons. On ne peut compter que sur soi, au final on est seul malgré la multitude de personnes qui pouvaient bien se trouver dans les alentours, et elle pourrait même le remercier que de lui avoir ouvert les yeux sur la nature même de l’univers comme lui l’avait fait depuis des années. Pour l’heure il devait continuer à la faire réfléchir, même si ceci ne se ferait pas aussitôt ou le jour même, mais venir alimenter son envie d’en savoir plus et peut-être agiter le reflet d’une liberté si c’était ce qu’elle désirait tant. Alors il enchaînait tant qu’elle était encore dans l’enceinte de la garderie, il ne pouvait la forcer de toute manière par la suite à s’asseoir et l’écouter déballer ce qu’il avait à dire, ne voulant prendre le risque de ne pas pouvoir sortir son beau discours et qu’elle disparaisse de son regard pour ne plus la retrouver car elle était bien trop précieuse déjà.

« Tu souhaites contrôler tes pouvoirs ? Certes, je peux le concevoir, mais dans quel but ? Ne pas blesser les autres ? Malheureusement tu apprendras très vite qu’on n’a pas toujours le choix, que parfois c’est même l’unique solution, pour protéger les autres mais surtout se protéger soi. Ce que je dis peut paraître assez obscur, je le conçois même très bien, mais crois-en mon expérience si tu veux avoir un semblant de maîtrise sur ce que tu fais avec ta magie tu devrais d’abord le faire pour la seule personne qui compte vraiment : toi. »

Dans ces belles paroles il n’y avait que de la vérité, il ne mentait jamais de toute manière, mais surtout plus que personne Niels connaissait tout ce qui pouvait se cacher derrière ce discours. Il avait été dans cette situation personnellement, il s’était trouvé au pied du mur et il avait déchaîné cette défervescence de magie en lui pour survivre parce qu’il n’avait aucunement le droit de mourir avant le retour de sa fille adorée, et quelque part ceci avait été si jouissif que d’avoir la vie d’une autre personne entre ses mains et décider de l’arrêter selon son bon vouloir. Le vent de la tempête avait soufflé comme jamais ce jour-ci, pour tout ce qu’il avait pu endurer et qui n’avait fait qu’empirer dans un sens l’état dans lequel il se trouvait, le même qui s’était engouffré un peu plus dans les fissures de son cœur déjà manquant pour lui offrir un appétit proche du sadisme. Ce même jour où le marionnettiste avait peut-être pris pleinement conscience de la renaissance qui s’était opéré dans son être depuis quelque temps, abandonnant cette carcasse humaine pour quelque chose de beaucoup plus vide qui lui assurait son succès futur, que l’homme qu’il avait pu être se trouvait être mort depuis le jour où elle l’avait quitté. Il avait su que le chemin serait dur, mais après tout ce qui ne le tuait pas le rendait plus fort en fin de compte et cette situation ne fit que lui prouver la véracité de ce proverbe, aujourd’hui encore il l’était mais il s’accrochait quitte à finir les mains en sang. Et c’était en quelque sorte ce que Niels voulait offrir à cette jeune fille, le fait de regarder une forme de vérité en face – celle qui lui dicterait au creux de son oreille et selon l’angle de vue qu’il aura choisi, tout en étant la personne qui lui aurait tendu la main au moment le plus opportun et en qui elle n’aurait qu’une confiance absolue. Dans l’idéal c’était même devenir une sorte de référence pour cette inconnue, une voix de la raison ou même de la conscience, être la personne vers qui elle se tournerait quelle que soit la situation aussi bonne que mauvaise. Créer peut-être un peu de dépendance à son égard, sans voir qu’à l’image d’une drogue il n’était au fond que nuisible et empêchait à la longue la moindre cohérence dans l’esprit dans lequel il cherchait à s’implanter, il viendrait tout grignoter jusqu’à la moindre étincelle dans son âme comme le parasite qu’il pouvait être. Alors il continua sur cette belle lancée presque lyrique, ne jamais sous-estimer le pouvoir des mots après tout, amorçant un autre pas vers elle.

« Si tu ne le fais pas pour toi alors c’est peine perdue. Encore plus si on te le dit de le faire… parce que dans le fond ce qui anime ces personnes c’est la peur, le pire des motifs qui puissent exister, parce qu’il est impossible pour eux te t’enchaîner comme ils le voudraient. Et ils te craignent car ils savent ou ne savent pas justement de quoi tu es capable, qu’ils pensent savoir mieux que toi les choses à faire et décider de la route que tu dois suivre, ne faisant que te priver d’une liberté qui devient pourtant si vitale à ton existence... »

Niels parlait quelque part en connaissance de cause mais il s’abstenait bien pour le cas de l’avouer, il connaissait ce que c’était que d’attiser une convoitise et d’être une victime d’un don qui n’avait pas été choisie, il en avait fait l'amère expérience et comme pour lui rappeler il s’était vu attribué cette partie artificielle de cette enveloppe charnelle qui avait de plus en plus du mal à suivre le rythme de tout. Trop de fatigue, trop de fragilité, trop de vide grandissant qui dévorait tout. C’était peut-être pour cette raison qu’il n’avait pas souhaité que sa dernière création ne soit enchaînée à un corps qui pourrait se briser ou pourrir, ainsi que contrer l’éventualité qu’Alice puisse être souillée de cette manière quelque part, et dans certains moments il l’enviait tellement mais l’animateur n’avait guère le temps pour s’en apitoyer. Depuis que celui-ci avait repris sa course folle à Storybrooke c’était comme si le jeu dans lequel il se trouvait prenait une autre dimension, une qui ne lui plaisait que très peu, parce qu’il n’était pas sûr de remporter la partie. C’est pourquoi tout potentiel candidat qui passait sous œil observateur pouvait être une manière de remporter cette fameuse course, se classant dans l’esprit de Niels selon un ordre d’utilité mais aussi sur une courbe de temps car si ce n’était pas tout de suite ceci pouvait être plus tard, et cette jeune fille avait l’air d’être si prometteuse qu’il ne pouvait se permettre de la laisser filer sans réagir. Dernièrement tout était trop hors de contrôle à son goût, lui qui aimait avoir une emprise sur tout se trouvait être irrité par un cumul de chose, il devait reprendre les choses en main et ça commençait tout de suite. Car entre ses créations qui n’opéraient pas dans le sens qu’il voulait, cette réparatrice de poupée que Chara avait très vite intérêt de planter avant qu’elle ne leur cause du souci pour l’avenir, et sa fameuse dragonne qu’il avait été préférable d’éloigner de lui pour lui éviter une fin dictée par son égoïsme, pas besoin de dire que son monde était mis à rude épreuve qu’il n’appréciait aucunement. Cette découverte était peut-être là l’occasion de remonter en selle, il n’était pas du genre à rester au sol de toute manière, alors qu’il venait un peu plus près d’elle avec toujours autant de précaution pour éviter tout dommage à son encontre mais surtout ne pas l’effrayer beaucoup plus même s’il s’arrêta à quelques pas comme pour lui montrer qu’il acceptait sa décision dans le fond et pour ne pas ainsi la brusquer.

« Je ne peux pas t’obliger à rester, je n’ai pas envie de te priver de ton libre arbitre, alors tout ce que je peux faire c’est juste de te proposer de te reposer le temps que tu saches ce que tu veux vraiment dans le fond même si ça peut prendre du temps. Et surtout tu ne devrais pas laisser la peur que les autres peuvent avoir de toi te laisser envahir, tu ne devrais pas te craindre autant comme tu le fais, j’en veux pour preuve le fait que tu n’as blessé aucun enfant depuis ton arrivée ici et quelque part tu devrais prendre ça comme une sorte de premier pas vers ta maîtrise ? Qu’en penses-tu ? Tu veux bien rester un peu plus ? »

Même si elle voulait partir maintenant ce n’était pas grave, il était sûr d’avoir semé le trouble en elle, à la longue elle reviendrait vers lui d’une manière ou d’une autre et au pire des cas il irait la chercher lui-même.







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Cassandre M. Lake

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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Lun 17 Oct - 18:11





I've said goodbye, Set it all on fire

Niels Morck

C'était encore la saison chaude sur Storybrooke : l'été. La saison où le soleil venir dorer la peau des habitants du coin qui sortaient et exposaient leur corps à celui-ci. C'était le moment où la ville bougeait le plus, les gens sortaient pour profiter de cette chaleur. Ils allaient se promener soit en famille ou parfois même tout seul. Les enfants s'amusaient dans les parcs ou parfois sur le sable de la plage. Ils allaient faire des pic-niques, se promener dans la forêt pour sentir cette odeur de nature si délicieuse. Les adultes, eux, profitaient que chaleur restait encore longtemps le soir pour pouvoir sortir entre amis faire un tour au Rabbit Hole plus que d'habitude ne se souciant pas de ce qui pourrait leur arriver d'un moment ou un autre, vivant tout simplement de jour en jours. Ils ne savaient pas que leur vie pouvait basculer d'un moment à l'autre ruinant si soudainement tous ce qu'ils avaient pu construire depuis temps d'années à présent. Tout pouvait se trouvait sans dessus dessous, seulement parce qu'on se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Notre avenir ne tenait seulement qu'à une seconde. Si pendant une seconde on choisissait de faire autre chose alors tout ce qu'on fera plus tard aura une répercutions. Mais eux les habitants de cette ville s'en fichaient éperdument et il y avait moi en dehors du lot. Une jeune femme qui avait mal et qui ne souriait plus.  Je n'arrivais pas à comprendre comment ils faisaient pour rester en permanence avec cette joie, ce bonheur scotcher sur ce visage par un doux sourire ou encore par les rires qui pouvaient s'échapper dans une mélodie entre leurs lèvres. Comment ils faisaient ? Ma vie avait été dans une telle pagaille c'est dernier temps que j'arrivais plus à m'en sortir. J'étais comme prise au pièges dans ma propre vie ou plutôt même celle de ce fameux roi de Camelot Arthur. Tout le monde disait que j'étais la réincarnation de cette personne plus que horrible à mes yeux depuis que j'avais appris plus sur elle. En aucun cas je lui ressemblais et jamais je ne voulais lui ressembler. Il n'était pas moi et je n'étais pas lui. Il n'allait pas revivre sa vie à travers la mienne. Pourquoi il avait fallut que cela soit moi ? Pourquoi c'était moi la réincarnation et pas une autre personne ? Pourquoi il devait revenir à la vie ? Il était mort un point c'est tout et comme on disait on ne pouvait pas ramener une personne morte. C'était très certainement l'une des seule chose que l'on ne pouvait pas faire dans ce monde si même avec la magie. Si Arthur était mort c'était que cela avait été écrit et je ne comprenais pas pourquoi il m'avait choisit moi pour revenir au grand jour. Je ne l'aimais pas même si je ne l'avais jamais en face à face et je ne voulais en aucun cas le connaître un peu plus. J'avais déjà appris suffisamment sur lui pour que cela vienne me dégoûter et ainsi me dégoûter de moi même, de ma propre existence.

Tout cette histoire me mettait dans une frustration incroyable et qui prenait des proportions plus grandes qu'elle ne devait. Un sentiment qui ne venait que accroître et accroître, s'insinuer dans mon cerveau, dans la moindre fissure qui pouvait y avoir pour se développer encore et encore jusqu'à ne plus y avoir d'espace, jusqu'à qu'il ne me reste que cette pensée en tête et que toute les autres soient partit brusquement. J'essayais de ne pas m'apitoyer sur mon propre sachant très bien que je n'étais sans doute pas la seule dans cette ville à souffrir, puisque je savais que le monde n'était pas tout rose, fait de barba à papa et remplis de licorne magie. Il y avait des parties sombres dans chacune des histoires et j'étais exactement entrain de vivre la mienne en ce moment même. J'étais en pleins dans ma partie noire et je ne savais pas si j'allais réussir à voir le bout du tunnel un moment ou un autre dans ma vie. J'allais très certainement rester ainsi jusqu'à la fin, jusqu'à ce que le grande faucheuse vienne m’ôter la vie avec un grand coup de lame. Mais qu'est-ce que cela pouvait faire ? Personne ne s'inquiéter pour moi dans ma famille. Personne n'avait pu remarquer mon si brusque changement de comportement bien trop occuper à leur à faire pour faire attention à moi. J'avais l'impression d'avoir été refoulé, d'être toujours mise en second plan tant le premier était plus inintéressant. Je ne cherchais pourtant pas à avoir toujours les regards poser sur moi mais cela ne fait de mal à personne d'être pendant quelques secondes l'attraction principale ou tout le monde fait attention à toi et seulement à toi s'en foutant principalement de ce qui peut se tramer autour. Non. Plus personne ne faisait à moi. Ma mère avait bien changer depuis son retour de Camelot et passait plus souvent son temps enfermer dans son bureau pour travailler ou dehors pour essayer de poursuivre les ravisseur qui voulais nous faire du mal. Ceridwen était bien trop préoccuper par la disparition si soudaine d'Ellie pour venir voir sa sœur jumelle. Dire qu'avant nous passions le plus claire de notre temps ensemble, pratiquement inséparable. Moi couvrant les bêtises qu'elle pouvait faire et voilà désormais qu'elle me m'était en arrière, faisant comme si je n'existait plus pour chercher Ellie dehors. A quoi cela servait ? Si la jeune femme était partie, il y avait très certainement une raison et c'est qu'elle ne voulait pas se faire retrouver. Pourquoi perdre son temps inutilement alors qu'elle pouvait le passer avec moi. Personne n'avait remarquer mon changement d'état alors que pourtant il était plutôt flagrant pour mon point de vue. Comment ne pas remarquer une jeune femme toujours avec le sourire sur le visage essayant de faire passer sa joie de vivre au autre à une autre qui se renferme toujours sur elle même et qui ne veut adresser la parole à plus personne ? C'était tout à fait inimaginable et c'est pour cela que ça venait me blesser encore un peu plus.

J'avais pourtant plusieurs fois essayer d'attirer l'attention pour que les gens me remarquent mais rien à faire. Alors j'avais préféré partir, partir loin de tout ce monde. A qui je manquerais de toute manière ? Personne absolument personne. Cela se trouve même personne ne remarquera que j'étais partie en plein milieu de la vie tellement ils seront occuper à le préoccupation principale. Ils penseront simplement que je rentrerais plus tard. Et encore une fois je préférais m'enfuir une nouvelle fois, et cette fois -ci de cette garderie que se soit aussi bien pour la protection de cet homme en face de moi, des enfants ou bien de moi même. Je ne voulais blesser personne à cause de cette magie qui m'était complètement incontrôlable pour le moment. Le remerciant une dernière fois de son hospitalité, car je connaissait tout de même mes bonnes manières, je commençais à me retourner avant d'être arrêter net par ses paroles. Ce fut presque comme un automatisme alors que je continuais de le regarder dans les yeux, de prendre une grande inspiration pour venir me calmer comme obéissant à ses paroles. Venir respirer pour me détendre, essayer de faire ralentir les battements de mon cœur et ainsi par conséquence avoir un minimum de contrôler sur mes pouvoirs pour éviter tout problème. Mais je savais exactement dans la situation dans laquelle je me trouvais. J'étais en fugue, m'éloignant de ma famille le plus possible pour éviter de leur faire du mal à cause de ma magie mais aussi car sans forcément le vouloir ils me faisaient mal. La seule chose que je ne savais pas c'était ce que je voulais vraiment … Qu'est-ce que je voulais au plus profond de moi ? Rien. Je ne savais pas quoi répondre à cette question à qui pourtant pouvait se trouver une réponse si simple. Je ne m'étais même jamais poser la question. Toute ma vie depuis le début avait été dicté par mes parents sans que je ne puisse dire un seule mot sur ce que je voulais faire. C'était eux qui me m'étais à l'école, c'était eux qui m'avait mis un professeur pour m'apprendre la magie. Comment savoir si toute sa vie c'est les autres qui choisissent pour nous ? C'était tout bonnement impossible. M'enfonçant encore plus dans sentiment que je n'étais pas libre de mes mouvements, qu'il y avait constamment une personne qui regardait mes faits et gestes et cette personne n'était rien d'autre que Emma. Pourtant si gentille et si avenante, je pouvais aussi voir que ce n'était pas facile pour elle de me suivre dès que je voulais quitter la maison mais c'était les bons vouloir de ma mère. Elle était payée pour cela et je ne pouvais donc en conséquence ne pas lui en vouloir. Ce n'était pas sa faute, elle faisait tout simplement son travaille mais c'était en quelque sorte la faute de am mère. Toujours sur notre dos pour savoir qu'est-ce que l'on faisait comme si elle n'avait absolument pas confiance en nous.

Les mots du marionnettiste venait s’insinuer dans mon crâne tel un parasite me troublant encore un peu plus à chaque moment, à chaque mot, chaque syllabe et même chaque lettres qui pouvaient passer la barrière de ses lèvres. Non ce n'était pas pour moi qu'il fallait que je la fasse. Il avait tord ou en tout cas je voulais qu'il est tord sur le moment même. C'était pour les autres que je voulais contrôler mes pouvoirs pour éviter de les blesser par une mouvement trop brusque. Ma magie était à l’intérieur de moi et elle était là comme pour me protéger. Je savais qu'elle ne pourrait pas me faire de mal du moins physiquement parlant. Elle ne pouvait pas. S'il m'arrivait quelque chose d'important elle viendrait automatiquement se déclencher et ainsi venir me protéger en envoyant cette chose qui me voulait du mal plus loin. Je le savais, je le savais pertinemment. Ce n'était pas grave pour moi si je n'apprenais pas à maîtriser mes pouvoirs mais bien grave pour ce qui m'entourait, pour mes proches, pour mes amis mais aussi pour chaque personne qui pouvait croiser ma route dans la rue à un moment ou un autre. Moi je ne comptais pas … Je n'étais absolument rien juste une personne comme toutes les autres. Qu'est-ce que j'avais d'unique après tout ? Rien absolument rien. Je n'étais pas la seule à m'appeler Cassandre, je n'étais pas la seule femme brune, je n'étais pas la seule à posséder de la magie même si la mienne était celle du véritable amour. Après tout Emma aussi possédait la magie blanche ! Je n'étais pas la seule à me sentir dépasser par les événements. Je brouillais du noir un peu plus chaque jours, tout en essayant de ne pas m’apitoyer sur mon propre sort. Je n'étais très certainement pas la seule à vivre des instants difficile, mais en ce moment c'était comme plus fort que moi. Je me sentais perdu et je ne savais plus quoi faire à part essayer de m'enfuir et de voir qu'est-ce que l'avenir me resservait comme sort. Je reculais de quelque pas en voyant l'homme en face de moi se rapprocher, mes yeux commençaient à se baigner dans les larmes, ces gouttes d'eau salés que j'essayais tant bien que mal de retenir. Je ne devais pas craquer aussi facilement. J'étais forte, je pouvais m'en sortir seule et non être une demoiselle en détresse qui à besoins qu'on vienne la sauver. J'avais tout simplement envie de crier, de me libérer de ses chaînes qui me serraient les poignets de plus en plus forte. J'avais envie de m’accroupir de prendre ma tête entre mes mains et de crier encore et encore à en perdre haleine, à ne plus pouvoir parler tellement ma voix se serait cassée. Je voulais que toute cette histoire se finisse maintenant et toute suite mais c'était tout bonnement impossible. Alors je restais la debout secouant la tête de gauche à droite pour essayer de me convaincre que ce que disait Niels était faux. Je ne pouvais pas le croire ou plutôt je ne le croyais que trop …

M'enchaîner le plus solidement possible, m'enfermer dans une cage en fer pour que je ne puisse pas m'échapper et ainsi faire ce que bon me semble. Voilà ce qu'on avait fait de moi sans que je ne m'en rende forcément compte, un simple animal que l'on enferme, un animal sauvage que l'on prive de sa liberté. Je ne voyais pas d'autre solution que celle-ci. Pourquoi ma famille avait tant voulu que j'apprenne la magie ? Pourquoi m'avait-il donner des cours avec le plus grand magicien que le monde pouvait connaître ? Pour que j'arrive à me contrôler et par conséquence que j'évite de les blesser si jamais tout venait à déraper. Parce que il savait que ma magie était l'une des plus puissante qui pouvait exister, parce que le véritable amour pouvait briser n'importe qu'elle sorte, Merlin était le mieux placer pour pouvoir m'arrêter. Tout devenait plus claire ou même plus fou en fonction du point de vue que l'on pouvait adopter. J'avais des réponses à certaine questions et pourtant tant d'autres venaient s'insinuer dans mon esprit, c'était comme un cycle éternel qui recommençait toujours. J'avais l'impression de devenir complètement folle. J'étais un potentielle danger et il voulait tous simplement que je reste ici ? Près de ces enfants qui pourtant étaient si fragile et si facile de blesser. Non, je ne pouvais pas rester et leur faire du mal alors qu'ils n'avaient absolument rien demander en venant s'amuser dans cette garderie. Je ne pouvais me le permettre car sinon les choses ne feraient qu'augmenter et je ne me sentirais encore plus coupable et désorienter que maintenant. Alors je restais quelque instant sans bouger, les paumes de mes mains contre mon corps, tout en le regardant droit dans les yeux. Je voyais flou, tant les larmes me montraient aux yeux et dans un geste brusque je fis demis tour et courut vers la sortie. Je continuais de courir toujours et encore plus vite dans les rues de Storybrooke. Mon sac sautait sur mes épaules, pendant que certaines personnes me regardaient étrangement. Je ne regardais pas ou j'allais, courant juste le plus vite possible à ne plus avoir de force du tout, je rentrais dans des habitants mais je ne m'arrêtais. Je sentais le sol défilé sou pieds avant que l'un deux ne but dans quelque chose me faisant chuté sur la terre de la forêt et me faisant glisser sur quelques centimètres. Je relevais la tête regardant autour de moi, la forêt à perte de vue. Je m'assis le dos contre l'un des arbres à proximité. Je n'avais plus de force pour continuer, mes vêtements étaient sale, mes cheveux en pagailles remplis de petite branche et de feuilles. Je pouvais apercevoir dans la déchirure de mon jean, mon genou qui saignait quelque peu. Mon visage me brûlait sans doute dû au écorchure que j'avais pu me faire. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais nul par où aller et j'étais perdu dans un endroit de la forêt …

Tout n'était que brouillard autour de moi. Je fini par craquer sous la fatigue des événements. Repliant mes jambes contre mon torse, je mis ma tête entre mes genoux alors que mes bras venaient les entourer. J'étais comme secouer de sanglot, n'arrivant pas à m'arrêter. Tout allait trop vite c'est dernières semaines, que j'avais tout simplement l'impression d'être tirer par les cheveux pour pouvoir suivre. Au fond tous ce qu'avait dit cet homme n'était que vérité et au fur et à mesure de l'admettre je sentais comme une chose au fond de mon estomac qui me rongeait, qui me dévorait. J'avais mal à la tête ayant l'impression que celle-ci était entrain de bouillir, de fumer tellement il se passait de chose à l'intérieur. La fatigue fini vite par me rattraper, m'endormant dans cette forêt à même le sol. La nuit fut dur et de courte durée parsemer de cauchemars plus horrible les uns que les autres. Toujours les même cauchemars mais cette fois si je venais à faire du mal à ma propre famille, aux êtres qui m'étaient les plus chères mais ceux qui m'avaient par conséquence fait le plus du mal. Je les voyais tourner autour de moi, me répétant sans cesse que je n'étais qu'un danger publique, que je devrais rester enfermer dans une cage, que je devrais être neutraliser d'une manière ou d'une autre. Alors à force d'entendre cela, je finissais par exploser et par conséquence faire exploser aussi tout ce qui se trouvait autour de moi. Je me réveillais en sursaut, criant à pleins poumons que tout devait s'arrêter. Et pourtant ce n'était que le commencement … Mes yeux grands ouverts, le front en sueur j'avais extrêmement chaud alors que la froid était présent entre toute cette verdure. Le nuit était encore présente mais je pouvais voir le soleil ce lever au loin. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais plus qui aller voir et je ne pouvais très certainement pas me rendormir. Alors j'étais partit marcher quelques heures sûrement en espérant que cela vienne me détendre, ou du moins me calmer un petit peu. Je respirais à grand poumon l'air fraie, cette odeur de nature désespérément. Ma tête me faisait mal, mes yeux commençaient à vaciller alors que le monde tourner tout autour de moi. Les choses tanguaient et j'avais cette impression de partir. Il fallait que je fasse quelque chose et c'était comme si ma magie obéissait trouvant une solution à ma place. Je me sentis me téléporter une nouvelle fois avant de voir que je me trouvais de nouveau dans cette garderie en face du même homme blond. J'essayais de tenir debout mais tout mon corps devenait mou, partant de droite à gaucher. J'essayais de garder les yeux grands ouverts pour pouvoir regarder Niels toujours dans les yeux mais je n'avais plus de force finissant une nouvelle part tomber au sol. J'étais dans un piteux état et il n'y avais qu'une personne pour me venir en aide à ce moment précis.

« Niels … Aidez moi … S'il vous plaît ... »


J'essayais de rester à peu près assise en m'appuyant sur mes mains mais cela me demandait une énergie qui s'en allaient de plus en plus. Ma voix avait été prononcée presque dans un murmure. Je fermais les yeux la tête penchée vers le sol en espérant que le marionnettiste vienne à mon secours …

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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Ven 21 Oct - 18:03




Cette jeune fille mystérieuse était un point d'interrogation à elle seule, Niels souhaitant en apprendre plus dans le but premier d'orienter progressivement son discours pour la diriger dans le sens qu'il voulait même s'il avait déjà compris que la peur de ses pouvoirs serait une clé inestimable, lui offrant ainsi sa vision des choses qui pouvait sembler si philosophique mais pourtant qui finissait toujours par faire son petit bout de chemin. Et alors que les yeux de cette inconnue se remplissaient de larmes c'est comme si de ce fait il comprenait qu'il avait déjà gagné par avance, il avait toujours là où ça faisait mal et l'endroit où elle était le plus vulnérable en enfonçant à chaque instant un peu plus le doigt pour la faire souffrir tout en lui donnait l'illusion qu'il pourrait soulager sa peine, et même si elle avait opéré un mouvement de recul à son adresse il ne faisait aucun doute pourtant qu'elle avait pu entendre et imprimer dans son esprit le moindre mot qu'il avait pu prononcer. C'est pourquoi le marionnettiste ne s'offusqua pas une seule seconde en la voyant ainsi partir, il avait même ce petit sourire tant il était sûr de sa réussite pour le coup tout en s'en félicitant intérieurement, elle aurait beau courir loin de lui ça ne changeait rien au fait que désormais il était en partie dans sa tête et même si ce n'était que le seuil de cette porte dérobée il s'en contentait allègrement car bientôt elle lui ouvrirait en grand les bras. L'allégorie du loup dans la bergerie, il avait montré patte blanche en la camouflant si habilement comme il savait si parfaitement le faire qu'il n'en était même plus surpris à force, tandis qu'il ne cherchait même pas à la suivre ou même à protester une seule seconde à son adresse en lui disant de revenir. Niels n'en avait aucunement besoin et il le savait. Ce n'était plus qu'une simple question de temps désormais et la patience dont il savait faire preuve serait son meilleur atout, qu'importe que ceci dure une heure ou une semaine ou un mois car il allait la revoir dans son sillage, fredonnant un petit air enfantin avant de retourner à ses occupations à la garderie tout en lançant les paris sur quand il pourrait bien la revoir. Vu comment elle était troublée et désorientée il avait tendance à dire très peu, le fait qu'elle puisse avoir peur l'avait fait fuir mais c'était justement ce même sentiment qui la referait revenir selon lui, il n'avait pas à se précipiter de son côté et juste les choses suivre leur propre cours.

Ce n'est que lorsque l'animateur de la garderie quitta les portes de l'établissement qu'il repensa à cette demoiselle tellement curieuse, à ce si grand potentiel si inexploité qui devait sommeiller en elle et qui lui donnaient quelques petits frissons rien que d'y penser, tandis qu'il rentrait chez lui tout en imaginant les limites mais surtout les infinités de voies qui pouvaient dès lors s'offrir s'il arrivait à prendre le contrôle d'une telle personne. Elle pourrait l'aider si précieusement dans ses projets d'une manière ou d'une autre, que ce soit autant en étant une force de frappe que de défense, même si pour ça il allait devoir jouer les professeurs en l'aidant à se calmer et ainsi avoir une certaine maîtrise de ses pouvoirs. Hors de question de laisser un Cerbère comme elle sans le moindre contrôle dessus de sa part, pour les autres il ne disait pas le contraire et en fait la déflagration ne serait que plus grande, il allait devoir être une forme de guide et surtout une référence sur lequel elle devrait pouvoir compter en n'importe quelle occasion. Un jeu d'enfant quelque part selon Niels et encore plus en voyant dans quel désarroi elle pouvait bien se trouver, l'esprit de cette fille devait être assez faible et surtout vulnérable comme jamais soit l'occasion ou jamais de frapper, d'autant plus qu'elle avait l'air assez seule sur l'instant et inutile de dire que si elle l'était réellement alors la facilité ne faisait que croître un peu plus pour le coup. Il était si marrant de voir à quel point l'être humain pouvait être si influençable tout de même, répétant constamment les mêmes erreurs bien que certains individus arrivaient à sortir du lot et se forger leur propre chemin, lui se contentant juste de tirer les bonnes ficelles pour les faire réagir comme il pouvait si attendre comme s'ils étaient de parfaites petites marionnettes. C'était ce qu'ils étaient d'ailleurs à ses yeux, juste des pantins aveugles qui ne voyaient pas la réalité des choses et pensent que leur bonheur une fois en main ne risque pas de s'échapper, sentant une forme d'apathie et d'ennuis en pensant à ces êtres trop insouciants à son goût. Il le détestait tellement pour ça, jalousant sans conteste cette fin heureuse qu'il n'avait pas encore eue, décidant qu'il serait bon d'avoir un monde plus proche de la réalité et surtout à la hauteur de sa fille qui ne ferait que refléter la perfection. Le tout était encore d'attendre même si le temps était son ennemi, trouver d'autres merveilleux pions comme cette inconnue qui pourrait avoir réellement un impact pour la suite il en était sûr, n'ayant guère le choix de toute manière tout en mettant cette idée de côté pour l'heure.

Ce n'est que le lendemain que Niels repensa à toute cette histoire alors qu'il se dirigeait vers la garderie, réfléchissant sur le fait qu'il aurait dû au moins lui demander son nom avant qu'elle ne file ainsi à l'anglaise, sa curiosité trop attisée dans un appétit qui était ainsi loin d'être assouvi car au final plus il avait de données et mieux il pouvait s'en sortir en fin de compte. À l'instant même où il alluma la salle de jeu et qu'il vit cette silhouette recroquevillée sur elle-même il savait qui était là, il ne pensait pas la voir vraiment aussi tôt mais ce n'était pas plus mal quelque part, son sourire s'étirant de lui-même avant qu'il ne reprenne le contrôle sur lui-même. Il ne devait pas avoir l'air si réjout que ça sinon il pourrait se trahir sur la véracité de ses intentions envers elle, avançant en sa direction tout en observant ce qu'il pouvait voir sur elle et ce qui avait pu changer, apercevant chez l'adolescente à quel point elle pouvait être en assez piteux état. Pas dramatique certes, il y avait toujours pire après tout, mais assez pour lui faire dire qu'il devait se montrer prudent et agir comme s'il s'agissait d'un animal blessé car c'est ce qui se rapprochait peut-être le plus de cette instabilité dont elle faisait actuellement preuve. Et puis l'homme est un animal pour l'homme alors pas besoin de s'offusquer de cette comparaison. Doucement le marionnettiste allait en sa direction pour finalement arriver à son niveau, il se mit à sa hauteur en s'agenouillant du mieux qu'il pouvait, avant de la prendre avec le plus de délicatesse possible contre lui tout en la berçant petit à petit. C'était comme réconforter un enfant quelque part, dans un sens ce qu'elle était encore tant elle était ainsi perdue, alors que ses gestes se faisaient avec une facilité et un naturel qui aurait de quoi le déconcerter quelque part. Il n'y avait rien de tel que des bras réconfortants pour calmer les peurs et les possibles pleurs d'un tout petit, de lui prouver qu'il y a et aura toujours une présence à ses côtés même si jamais il vient à tomber, et c'était justement le genre de psychologie qu'il était en train d'effectuer avec elle. Niels était là au bon endroit et au bon moment opportun, ce qui ferait par la suite une grande différence par rapport aux autres personnes qu'elle pourrait connaître, conscient qu'il serait pour l'avenir un point d'appui et quelqu'un d'assez important vers qui elle pourrait se tourner en toute sécurité. Certes, s'il se contentait de cette unique situation ça n'arriverait jamais mais désormais qu'elle se trouvait dans son cercle il ne laisserait plus partir et multiplierait les interventions, tandis qu'il continuait toujours de prendre soin d'elle en cet instant.

« Je suis là... tu n'es pas toute seule et tu ne le sauras plus jamais... Je vais t'aider autant que je le peux, je vais t'aider à chasser cette peur, tu peux me croire et me faire confiance pour ça. Tu es une jolie petite rose qui a peur de piquer les autres avec ses épines et tu ignores pourtant à quel point tu es magnifique, il faut juste pour toi que tu ouvres les yeux sur qui tu es vraiment, tu dois chasser cette mauvaise image que les autres ont pu t'imposer... »

Sa voix était une sorte de murmure, parlant bas pour que elle seule puisse l'entendre et aussi pour éviter de trop l'effrayer, dans un ton à la fois compatissant et même réconfortant qui ne faisait que prouver à quel point la meilleure marionnette qu'il n'ait jamais eue c'était lui tout bêtement. D'une manière ou d'une autre il arrivait toujours à ses fins de toute évidence, même si pour l'instant ce qu'il désirait le plus au monde était encore loin de portée mais cette expérience ne faisait que le réconforter dans l'idée qu'il finirait par y arriver à la longue, tandis qu'il jouait presque ce qui pourrait s'apparenter au statut de père aimant à son égard. Ce terrible rôle qu'il voulait par-dessus tout retrouver quel que soit le prix à payer, refoulant le tout au plus profond de lui et laisser ce vide intérieur tout engloutir comme il savait si bien le faire habituellement, appréciant tout en détestant devoir jouer un rôle qui avait été jadis le sien mais Niels ne voulait pas y penser présentement. Il voulait se focaliser uniquement sur sa nouvelle petite protégée dont il allait devoir s'occuper, pouvoir devenir les bras qui la pousseront vers l'avant pour le meilleur et surtout vers ses intérêts, restant ainsi dans cette position jusqu'à ce qu'elle puisse se calmer suffisamment pour pouvoir avoir une discussion un peu plus tangible à ses côtés.  Le travail allait pouvoir enfin vraiment commencer et il ne pouvait que s'en réjouir quelque part, comme si tout ce qui n'avait été avant n'était qu'un simple prélude ou même un échauffement basique, il la tenait et il n'allait pas la laisser filer comme la dernière fois ça c'était certain. Doucement l'animateur de la garderie passa ses bras de façon à pouvoir la tenir contre lui alors qu'il était en train de se relever, la portant de façon à ce qu'elle ne touche plus le sol et à l'image d'une princesse, lui souriant pour la mettre en confiance et la rassurer sur le fait qu'elle ne devait nullement le craindre. Elle était devenue comme le plus précieux des trésors qu'il n'avait aucune de lâcher, il allait révéler son potentiel et il en serait le seul bénéficiaire, appréhendant déjà l'ensemble des scénarios possibles pour mieux s'y préparer par la suite. Il serait un bon ami, si ce n'est le meilleur qu'elle n'a jamais pu avoir de toute son existence – sans savoir que celle-ci était particulièrement courte en réalité, son guide, son mentor, sa référence. Qu'importe la désignation, il pouvait même être tout ça à la fois après tout, tandis qu'il voyait toujours les stigmates des larmes et de la tristesse sur ce visage en peine.

« Tu n'as plus besoin de courir et crier à en perdre la voix pour qu'on puisse t'entendre, tu n'es plus invisible et je te vois très clairement, j'ai entendu ton appel... Tu peux te reposer je m'occupe du reste. »

Était-elle abandonnée de tous ? C'est l'impression qu'il avait mais de son côté il ne ferait pas la même erreur que les autres, il allait prendre soin d'elle et ainsi la façonner de la meilleure façon qu'il voulait, désormais qu'il l'avait entre ses mains c'était comme si elle lui appartenait.



••


Un mois s'était déjà passé depuis que Niels avait fait la connaissance de Cassandre, lui faisait ainsi en quelque sorte la promesse de l'aider à trouver un équilibre dans son existence, essayant d'agir sur l'influence du contrôle de ses pouvoirs. Non pas en lui imposant des cours en tout cas, ou encore quelque chose d'assez régulier car sachant très bien qu'il n'y avait rien de pire que l'école pour une adolescente et tout ce qui pouvait lui rappeler ainsi, juste en faisant tout pour qu'elle se sente à son aise et puisse reprendre ainsi confiance en elle tout en instaurant subtilement une confiance en lui de façon indirecte. Ce qui avait l'air de porter ses fruits et la jeune fille lui semblait beaucoup plus calme ainsi que posée en comparaison à la première fois qu'il avait pu la voir, même si dans un sens ce n'était guère difficile d'avoir une amélioration vu l'état de base il fallait en convenir mais tout de même, elle souriait spontanément sans que ça ne soit forcé ou autre et peut-être même atteignant une forme de sérénité peut-être. Mais tout ceci ne s'était pas fait si aisément et sans la moindre difficulté, la plus jeune avait dû s'habituer à sa présence et sa manière de fonctionner, même pour le marionnettiste ceci avait été synonyme de changements dans son quotidien. Pourquoi ? Parce qu'il avait si gentiment proposé de l'héberger, dans le but premier d'avoir ainsi un œil permanent sur elle et aussi assouvir son besoin de contrôle pour éviter qu'elle ne lui file entre les doigts, devant ainsi s'accorder avec le fait de vivre avec un autre être humain. Et même s'il ne le montrait pas Niels en était usé à la longue parce qu'il devait de manière constante maintenant ce joli masque qui était le sien, lui qui habituellement le laissait tomber une fois qu'il arrivait chez lui et être ainsi beaucoup plus proche de la réalité voyait ce luxe lui être enlevé, mais pourtant il acceptait sans rechigner ce sacrifice parce qu'il savait qu'il pourrait tant y gagner. Il avait instauré pour seule demande, qui était en quelque sorte une règle, qu'elle ne vienne pas ouvrir le bureau dans lequel il travaillait car il avait des choses fragiles à l'intérieur et quelques produits dangereux. Le marionnettiste devait même parler d'atelier en réalité car c'était là le centre de création de ses poupées, une véritable petite caverne des horreurs pour ceux qui en avaient peur, et il n'avait pas envie que quelqu'un puisse voir ce qui s'y passe et surtout les cadavres en porcelaine qui y étaient entreposés dans ce qu'il pouvait nommer son jardin secret.

C'était peut-être sur ce seul point où Niels était regardant sinon il laissait ainsi l'adolescente jouir d'une liberté sans conteste, il ne la forçait en rien ou à lui imposer la moindre forme d'autorité en réalité, sachant pertinemment que Cassandre était le genre de jeune fille qui ressent le besoin de faire ses propres expériences par elle-même et qui apprend ainsi de cette manière. Tant pis si jamais elle tombait car c'était tout de même une leçon à tirer, le plus important n'était pas de connaître la chute mais bien la façon de se relever par la suite, alors qu'il lui tendait toujours la main pour venir la relever et lui prouver de ce fait que la confiance qu'elle pouvait placer en lui ne devait en aucun cas être remise en question une seule seconde. Le caractère assez conciliant et patient qu'il pouvait avoir aidé sans doute énormément dans ce processus de petite colocation improvisée, le temps qu'elle puisse partiellement battre de ses pauvres ailes même s'il ferait tout pour s'assurer que le fil est solidement accroché pour ne pas la perdre avant de la laisser entièrement autonome tout de même, et de toute manière l'animateur préférait largement l'avoir dans son sillage que prendre le risque fou de la perdre de vue ou même qu'il soit ainsi contraint d'avoir cette influence qu'il pouvait avoir sur elle dans n'importe quelle situation. En apparence la jeune fille était ainsi libre de faire selon bon lui semble mais pourtant Niels viellait toujours par-derrière les actions et les résultats pour mieux en jouer par la suite, gardant un contrôle invisible qui ne faisait que le réjouir à chaque seconde qui pouvait s'écouler. Tandis qu'il continuait inlassablement de lui faire de manière diluée la morale, que le monde n'était où tout noir ou tout blanc mais bien plus variable que ce qu'il pouvait être, que la magie qu'elle avait pu acquérir devrait lui être profitable pour qu'elle puisse en être fière et non pas un fardeau comme elle pouvait le penser. Le tout en intimant Cassandre de faire attention à ce qu'on ne puisse la mettre en cage, qu'elle devait apprendre à se défendre avant de vouloir défendre les autres, car il n'y avait rien de pire que de se trouver dans cette situation. Elle restait néanmoins trop inexpérimentée dans ce domaine-là, ayant trop peur de faire mal aux autres pour l'instant, et pour le marionnettiste il était temps de lui donner une petite leçon.

Elle devrait prendre conscience de son potentiel et surtout voir qu'il était bon d'user de la magie, pire que tout que c'était une nécessité pour elle mais surtout une aubaine sans nom pour Niels qui édulcorait ses actions dans une forme de morale assez salvatrice, s'il voulait la rendre utile c'était un impératif sinon toute cette comédie ne rimerait absolument à rien. Alors qu'il rentrait de la garderie il voyait dans sa tête tous les scénarios possibles pour mieux les anticiper, toujours dans cette politique propre de contrôle et pour éviter la moindre mauvaise surprise comme ce fut le cas à plusieurs reprises dernièrement dont il se serait grandement passé bien entendu, bien que Cassandre pût avoir des réactions ou des actions il ne s'attendait pas toujours. Comme la fois où elle avait pu préparer le repas sans qu'il ne lui demande quoi que ce soit, tout ça pour le remercier de son aide – si seulement elle savait pauvre petite chose, et si pour l'instant ça n'avait été que des choses positives il n'était jamais à l'abri de quoi que ce soit après tout malgré le fait qu'il pouvait de manière si constante ce sourire. Ce même sourire qu'il garda en franchissant le seul de son appartement, à force il allait chopper une sévère crampe et le besoin urgent d'aller chez l’ostéopathe si les choses continuaient sur cette même lignée, ce qui avait été de par le passé une forme de sanctuaire aujourd'hui disparu et même ici il ne pouvait plus être réellement lui. Cet être que rien ne peut atteindre et qui ne ressent rien, même plus un semblant de sentiments dans certains cas et juste ce vide constant qui prenait du terrain, juste animé par un désir sans doute trop fou et incompréhensible pour beaucoup s'ils étaient au courant. Il posa la clé à sa place et ses sens se faisaient en alerte dès lors, cherchant la moindre trace qui pourrait lui indiquer où l'adolescente pouvait bien se trouver, se dirigeant vers le coin cuisine en entendant un certain remue-ménage qui n'avait rien de forcément habituel en tout cas. Il s'accouda au comptoir américain alors qu'elle s’affairait dos à lui, attendant patiemment qu'elle puisse le voir ou prendre conscience de sa présence, laissant un fin rire sortir à l'instant même où leurs yeux se croisèrent.

« Je t'ai fait peur ? Loin de moi l'idée de te faire sursauter, je voulais juste voir curieusement ce que tu étais en train de faire, qu'est-ce que tu es en train de faire ? »


Il n'avait aucune forme d'animosité et juste de l'amusement, penchant la tête sur le côté pour tenter de voir le fruit de ce mystère avant de revenir sur elle, lui offrant ce même air bienveillant qu'il avait toujours.







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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Lun 14 Nov - 13:28





I've said goodbye, Set it all on fire

Niels Morck

Les larmes roulant le longs de mes joues, les rendant ainsi plus collante que jamais. Je n'avais encore jamais pleurer autant de toute ma vie, j'avais comme l'impression que j'étais entrain de me vider de toute l'eau possible qui se trouvait présentement dans mon corps. Mes yeux venaient presque me brûler à cause du peu de sel qui pouvait se trouver dans ces larmes, même si je ne les voyait pas je savais qu'il était plus rouge que le sang en lui même. Les veines qui s'y trouvaient plus dilater les une que les autres. Je tremblais encore à cause de la panique que j'avais mais aussi à cause du froid. Mes doigts étaient gelés, mon corps était gelé. J'avais froid, extrêmement froid. C'était cela que de passer une nuit dehors dans la forêt alors que pourtant l'automne n'était même pas encore tomber. Mon état de fatigue n'avait très certainement pas aider grande chose. Cela faisait combien de temps que je n'avais pas fait une nuit complète ? Une nuit bien reposante ? Bien trop longtemps à mon goût, c'était certain. Sûrement des jours et des jours mais comment se reposer complètement avec tout ce qui s'est passé dernièrement dans ma vie ? Impossible. Tout avait brusquement changer du tout au tout et j'avais eu horreur du fait que l'on puisse me mettre à l'écart. Que mes propres amie, ma propre famille me laisse à l'écart ainsi, ne me mettant au courant de eut de chose. Je ne demandais pas à ce que le monde tourne autour de moi, je savais qu'il y avait des choses sans doute plus importante, que je n'étais pas seule au monde mais il y avait certaine limite. Comment tout le monde avait pu si brusquement se détourner de moi ? Comment personne n'avait remarquer mon changement d'état d'esprit ? Cela restait encore une énorme mystère pour moi. J'avais plongé si brusquement dans cette routine infernal, dans ce déni que s'en était presque devenue choquant pour moi même. Ne comprenant pas qu'est-ce qui avait pu me faire chuter aussi vite. Tout ce remue ménage dans la famille, tout le monde avait préféré ce concentrer sur le brusque changement de notre mère ou encore Ceridwen qui faisait sa martyre parce que Ellie était partie sans dire un seule mot. Qu'il m'avait complètement délester, me laissant de côté sans m’impliquer dans toutes les situations possible. Alors quoi bon rester si personne ne venait plus prendre soin de vous ne serais-se qu'un minimum ? Aucun inintérêt. Je préférais me retrouver seul, à ne pouvoir compter que sur moi même, que sur les autres qui ne bougeraient sans doute aucun doigt pour moi. J'étais persuadée qu'à cette heure si, peu de personne n'avait remarquer de ma disparition, ou se disait simplement que j'allais revenir dans peu de temps.  

Je regardais Niels s'approcher doucement de moi, me laissant faire lorsqu'il me pris dans ses bras. Dans tous les cas je n'avais plus de force pour pouvoir le repousser pour ne pas lui faire de mal. La fatigue venait prendre possession de mon corps encore et toujours. J'avais froid, je tremblais et je continuais de pleurer alors que ma respiration était saccader. Même Niels avait fait plus attention à moi en deux jour seulement alors qu'il ne me connaissait pas que ma famille en plusieurs jours voir même des mois. Je me laissais bercer dans ses bras alors que ma respiration devenait de plus en plus calmes. J'étais parfois prise de secousse, venant avec mon nez renifler un petit peu, tout cela du au pleur que j'avais eu. Les larmes commençaient à arrêter leur chemin sur mes jours, mais de toute manière je ne devais plus en avoir beaucoup. Je venais m'accrocher à lui, à se chemise comme si je pouvais encore tomber plus bas que je ne l'étais déjà. Ma tête contre son torse, j'essayais de reprendre mon calme tout en l'écoutant parler. Enlever cette mauvaise image que les autres ont pu m'imposer … Beaucoup plus facile à dire qu'à faire, tout en sachant que cette image n'était d'autre que ma famille qui avait pu me la mettre. Mais comme il le disait je n'étais plus doute seule et je ne le serais plus jamais. Je voulais le croire en je voulais absolument lui faire confiance à partir de maintenant. Il était devenue comme on poids désormais qui me permettait de rester encore envie dans ce monde si cruelle. Il était devenue une personne d’appui sur laquelle je pouvais compté plus que tout au monde et je ne voulais en aucun cas qu'il vienne m'abandonner à son tour. Pas lui alors qu'il venait me rassurer avec certain mot. J'avais envie qu'il devienne une personne de confiance, une personne à qui je pouvais dire tout et n'importe quoi, une ami. J'avais besoins d'avoir un ami en ce moment, étant plus solitaire que jamais. Je me laissais porter, m'accrochant un peu plus à lui instinctivement, de peur de tomber sûrement. Je me laissais faire, la force me manquant cruellement, je ne pouvais même plus parler, même pas le remercier de toute ce qu'il était entrain de faire pour moi alors que je n'étais encore qu'une simple inconnue. J'étais persuadé qu'il ne savait même pas mon nom en ce moment même. Je n'étais que pour lui une jeune adolescente qui a d'énormes problèmes. Rien de plus et rien de moi. J'essayais de rassembler mes dernières forces alors que je pouvais déjà sentir mes paupières se fermer complètement, mes forces me quitter définitivement pour aujourd'hui.

« Cassandre … Je m'appelle Cassandre. »

C'était sans doute le minimum que je pouvais encore faire pour lui s'il voulait m'aider, lui donner tout simplement mon nom, tandis que je me laissais complètement aller, sombrant à moitié dans le sommeil qui se voulait ou non réparateur. J'avais l'impression que je n'avais plus rien à craindre désormais … Pourtant on ne m'avait pas appris à ne par faire confiance au inconnue ?

...

Le temps s'était écoulé plus vite que je ne l'avais imaginé. Combien de temps désormais étais-je partie de chez ? Un moi ? Tout au plus, si je me rappelle bien. C'était étrange ce sentiment si partager que j'avais à l’intérieur de moi que de savoir si ma famille me manquait réellement ou non. J'étais dans un sens bien heureux d'être éloigner d'eux, d'être éloigner des problèmes de famille qu'il pouvait y régner. Et être loin d'eux dans un sens j'avais comme l'impression d'avoir une sorte de trous dans mon cœur. Surtout par rapport à mes jumeaux. Bien que différent nous étions quand même lier par le sang, nous étions pratiquement identiques. Ensemble nous formions un tout, chacun venant compléter l'autre alors que cela faisait bien longtemps que je ne les avais pas vu. Je n'avais même pas essayer de sortir pour les apercevoir, préférant rester bien enfermer pour que personne ne puisse venir me repérer. Je n'utilisais pratiquement plus la magie car je savais que si je le faisais, je venais allumer une sorte de radar, délivrant un signal qui pourrait être facilement repérable par tout bon magicien. Je savais moi même repérer les sources magiques désormais et pouvoir savoir à qui elle appartient à peut près. Une des nombreuses choses que j'avais pu apprendre à l'aide mon professeur. Finalement j'avais bien vu que j'étais recherché par famille. Il avait bien vu ma disparition et c'était parfois les quelques pirates faisant partie de l'équipage qui passait dans le rue sous la fenêtre qui m'avaient fait deviner. J'avais bien pré-sentit le fait que mon père puisse mettre tous ses hommes à mes trousses, mais il avait aussi oublié que j'étais sa fille. Je savais parfaitement me cacher, comment faire pour ne pas me faire repérer. J'avais du sang des Jones dans le corps comme il aimait bien parfois dire et il nous avait appris à nous cacher si un jour il nous arrive quelque chose. Ils ne me retrouveront seulement lorsque j'en aurais envie et c'était pas maintenant dans tous les cas. Je préférais rester enfermer dans ce lieu qui avait été béni pour moi, cette appartement où Niels avait admirablement accepter que j'y habite avec lui le temps que je reprenne des forces et puisse avancer sans avoir constamment besoins de quelqu'un à côté de moi qui me soutienne à chaque pas que je pouvais faire, me servant comme une sorte de béquille toujours présente. Il fallait que j'apprenne à tomber et à me relever de mes propres moyens. Il m'en devenait presque vital pour moi même. Si je ne voulais plus être dessus de quoi que se soit, si j'avais envie de grandir et de devenir adulte, il fallait que je ne puisse compter sur moi et moi seule. Dans toute mon existence, il n'y a que sur moi que je pouvais compter réellement.

Tout le monde autour pouvait cacher son vraie visage, jouer un double jeu. Se montrer gentil devant moi mais pouvait inlassablement parler derrière mon dos dès que je m'étais retournée. Et me méfié était l'une des choses que Niels m'avait appris dès le début, alors que j'avais l'impression que c'était la seule personne qui s'était retrouvé sur mon chemin, qui avait bien voulu m'aider alors que je me trouvais au plus profond du puits. Il m'avait sortie de se pétrin et très certainement que je serais comme morte à l'heure actuelle s'il n'était pas passer sur mon chemin. Alors peut-être que je devrais me méfier plus qu'autre chose de lui, mais c'était plus fort que moi. J'avais eu comme une confiance aveugle en lui, comme s'il était devenue mon ange gardian. Il était venu à moi au moment ou j'en avais eu le plus besoins. Peut-être me faisais-je que de simple illusion à son sujet, mais je voulais plus que tout y croire au moins une dernière fois. Depuis que je créchais chez lui, énormément de chose avait changé en moi. J'avais l'impression de me sentir plus libre de mes mouvements, plus sereine. Une sensation si étrange et dont je n'avais pas ressentit depuis bien longtemps désormais. Je me sentais mieux dans ma peau, il m'arrivait parfois de sourire plus instinctivement face à certaine chose. J'arrivais à me canaliser plus facile, reprenant ainsi l'entière contrôle de mes pouvoirs. J'avais encore parfois peur de me retrouver à blesser une personne qui n'avait rien demandé mais la plus par du temps j'étais toute seule, alors c'était tout de suite plus facile. S'il y avait une personne à blesser ce serait moi, et franchement ce n'était pas une très grande perte pour personne. Dans tous les cas, le seule sort, la seule moment ou j'utilisais ma magie c'était pour me téléporter. Pour aller dans la forêt directement pour ne pas me faire repérer dans les rues de la ville. C'était certainement les seules moments où je sortais prendre l'air quelque fois. Prendre l'air de quoi me détendre un peu et repenser à ce qui se passait ses derniers moments dans ma courte mais néanmoins complexe vie. Tout avait si brusquement changer du tout au tout, que j'avais parfois encore du mal à m'y faire. Certains cauchemars venaient encore me hanter alors qu'ils se faisaient tout de même de moins en moins présent pendant mes nuits. Je pouvais enfin me reposer complètement certaine fois, reprenant toujours une peu plus de force, réfléchissant sans cesse à qu'est-ce que je pourrais bien faire plus tard. Je n'allais tout de même rester toute ma vie ici après de Niels. Il était réellement gentil, mais j'avais parfois l'impression de profiter un peu trop de sa gentillesse en vers moi, et j'avais comme horreur de cela.

Mais où est-ce que je pourrais bien aller par la suite ? Je n'avais pas encore la majorité et je n'allais pas l'avoir de si tôt, puisque j'étais bloqué l'âge de dix-sept ans pour une période encore indéterminée.  Il était devenue hors de questions que je puisse retourner chez ma famille. Je ne voulais plus les revoir, je savais qu'il n'allait me faire que des reproches si je revenais à mettre un pieds dans la demeure familiale. Ils allaient de nouveau m'enfermer dans une sorte de cage où je devrais faire tout ce qu'il me demande. Je serais dépourvue de liberté et c'était tout ce que je me refusais. Dans un sens je voulais qu'ils me croient morte, qu'ils pensent que j'étais disparut pour toujours, que ces méchants qu'ils pourchassaient depuis plusieurs mois avaient fini par m'avoir et qu'ils m'avaient fait souffrir avant de me tuer de sang froid. Je n'avais que cette endroit, cette demeure pour venir m’accueillir alors que le propriétaire me laisser libre de faire ce que je veux temps que je rentrais pas dans son bureau. Un endroit qui me fascinait déjà sans que je ne sache réellement ce qui s'y trouve à l’intérieur. Plusieurs fois, j'avais voulu y rentrer pour enfin découvrir ce petit secret mais je m'étais arrêté net. Je ne voulais pas venir à l'encontre de cette petite règle alors qu'il faisait déjà tant pour moi. Je ne voulais pas venir abuser de lui, me montrant plus à l'écoute face à lui, essayant de venir le remercier de sa gentillesse comme je le pouvais. Comme c'était le cas aujourd'hui même alors que j'étais entrain de m’affairer à la cuisine pour préparer un délicieux dessert. J'y mettais tout monde cœur pour le réussir au maximum et ce n'était sans me venter que je trouvais que je ne me débrouillais pas si mal que ça en derrières les fourneaux. J'avais toujours aimer cuisiner, cela pouvait venir m’apaiser pendant quelques instants, venir me changer les idées tellement je pouvais rester concentrer, sur la cuisson du plat pour qu'il soit ni trop cuit ni pas assez, juste comme il faut. Faire la cuisine avait été le seule alternative que j'avais pu trouver ainsi pour ne pas sortir de cette appartement mais aussi pour me défouler tout autant. J'essayais de battre les blancs en neige dans un bol, pour ainsi venir former une sorte de meringue lorsque le tout sera cuit. Mon bras répétant sans cesse le même geste jusqu'à m'en faire mal au biceps. Il ne fallait pas que je m'arrête une seule seconde sinon tout serait foutu, c'était pour cela que j'avais pris le bol sous mon bras tandis que je faisais les cents pas entre les plans de travaille avant de m'arrêter net lorsque je vis que Niels était justement entrain de me regarder. J'avais sursauté, manquant de faire tomber le plat au sol mais j'avais vite repris mes esprit affin de continuer ce que j'étais entrain de faire.

« Oh heu … Qu'est-ce que je suis entrain de faire ? Hum … un dessert. Une, une tarte au citron pour être plus exacte. »

La fameuse tarte au citron. Un dessert que j'avais pu plusieurs fois faire à la maison et qui a chaque fois était plutôt pas mal réussi. Je ne disais pas que c'était la meilleure, loin de là même. Je savais qu'il y avait toujours meilleur que moi quelque par dans ce monde après tout. Et j'avais encore une fois envie de faire plaisir à Niels. Mais est-ce qu'il aimait cela après tout ? Je n'avais pas eu l'occasion de lui demander, et j'étais même partie sur le fait que cela resterait une surprise, ne pensant pas qu'il allait rentrer de si tôt. La tarte au citron était une pâtisserie excellente pour moi mais ce n'était pas aussi délicieux pour tout le monde. J'aurais très certainement lui demander ses goûts avant de me lancer la dedans et encore une fois je me retrouverais stupide s'il venait même à être allergique à l'un des ingrédients. J'allais très certainement tous foiré comme je le faisais habituellement en ce moment, ce n'était plus une surprise pour personne est encore moins pour moi. Devenant ainsi comme une sorte de ratée, une personne qui n'avait pas réussis dans la vie. Mais de quel vie pouvons nous bien parler ? Je n'avais pratiquement rien vécu du tout. J'avais grandit si brusquement que je n'ai même pas pu profiter de mon enfance complètement. J'étais devenue comme responsable du jour au lendemain alors que j'aurais voulu rester dans le déni encore pendant longtemps. J'aurais voulu connaître les joies de l'enfance, apprendre à faire énormément de bêtises les une derrières les autres. J'aurais voulu, rester encore inconsciente du monde qui pouvait bien m'entourer et simplement me préoccuper de ce que je pourrais bien manger ce soir à la maison, ou encore de savoir quel joué j'aurais pour mon anniversaire. Je n'avais pas eu le droit à ce privilège de grandir en tant que enfant, non mais maintenant j'avais le droit de rester bloquer à l'âge de dix-sept ans pour je ne sais combien d'années encore. Pourquoi ? C'était la question qui n'arrêtait pas de tourner en boucle dans ma tête. Pourquoi moi ? Pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre ? Malheureusement la vie était faite ainsi et je ne pouvais rien changer. Je ne pouvais pas remonter le temps pour venir changer mon destin. Tout ceci m'avait été imposer de force sans qu'on me laisse le choix et il fallait que j'accepte cela. Il fallait que je vive avec ce fardeau d'être la réincarnation du roi Arthur par exemple car il en avait été décidé ainsi. J'étais lui et il était moi. Nous n'étions qu'une seule et même personne que cela me plaise ou non. J'étais ce meurtrier, ce roi ignoble qui avait régné sur le terre de Camelot. Je continuais de fixer Niels avec un petit sourire sur le visage un peu mal à l'aise avant de me reprendre et de me retourner vers la cuisine.

« Je suis désolé pour ce désordre, je vais tout ranger d'une minute à l'autre ! Je … Je fini juste cela »

Je jetais un petit regard à Niels avant de continuer ma tarte, venant mettre la meringue sur la crème de citron et d'enfourner le tout au four rapidement avant de mette le minuteur en route. Je commençais à ranger le tout rapidement, et le plus vite possible. Il était vraie que j'avais mis un petit bordel tout de même, de la farine un peu à droite à gauche et à ce que j'avais pu voir, Niels aimait plutôt bien lorsque tout était ranger parfaitement bien. Alors je m'affairais le plus rapidement possible pour ranger les ingrédients à l'endroit même où j'avais pus les trouver. Tandis que je passais un coup d'éponge sur le plan de travaille. Mes gestes étaient brusques et rapides mais néanmoins précis. Il fallait que tout brille, que cet endroit retrouve le même aspect avant que je ne vienne tout salir. J'avais un peu tendance à mettre un petit bazar sur mon chemin. Un bazar qui m'était propre et dans lequel j'arrivais à m'y retrouver. Mais encore une fois je n'étais plus chez moi ou dans ma chambre. Il fallait que je respecte cet endroit, le laisser comme il était avant. Je finissais de passer le dernier coup d'éponge avant de venir me rincer les mains. Le chiffon en mains entrain de m'essayer je me retournais une nouvelle fois vers Niels avec toujours le même petit sourire sur le visage. J'étais toujours un peu mal alaise en sa présence. D'une parce c'était une personne plutôt assez grande mais aussi car il dégageait une sorte d’aura, une force qui lui était propre qui poussait sans doute les gens à venir le respecter. Une sensation assez étrange, il s'en va de soit mais qui était en tout cas très présente pour moi et qui venait se renforcer à chaque fois qu'il pouvait parler. Comme s'il choisissait chacun de ses mots avec précaution sachant qu'ils ont tous un impacte différent sur la personne d'en face. Il parlait toujours d'une manière assez soutenue qui était à la fois fascinant et déconcertant. Je le respectais profondément, et sincèrement. Il était devenue comme une sorte de modèle sans doute, une personne que je pouvais comme venir admirer.

« Voilà tout est rangé … J'espère que tu apprécies les tartes aux citrons ! »

Elle reposa le chiffon à sa place tout en lui souriant un peu nerveusement tout de même. Elle espérait vraiment que cette petite surprise qui n'en était plus vraiment une aller lui plaire, ne cherchant qu'à lui faire plaisir et le remercier de tout ce qu'il avait pu faire pour lui en seulement un mois …

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Sweet dreams and promises
There so much more that we could be. Every time that I’m falling, You’re the arms that I reach. When my guards are unravelling, You’re the words that I need to fix me.
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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Mer 16 Nov - 18:09




Tout n'était qu'une question d'apparence et de représentation après tout, pour quelqu'un comme Niels qui avait pu être dans le monde du spectacle et qui l'était encore d'une certaine manière en choisissant des prestations pour le Rabbit Hole c'était assez facile, sachant parfaitement quoi dire et quoi faire dans l'instant qui était souvent le plus opportun. Il avait tout fait durant ces semaines pour non seulement laisser de la liberté à Cassandre mais aussi développer une forme de sympathie à son égard, parce qu'il était présent à son écoute sans pour autant l'étouffer en voulant continuellement savoir ce qu'elle faisait, et même si parfois elle pouvait paraître un peu tendue en sa présence il était indéniable qu'il y avait eu des nets progrès depuis l'instant même où il avait pu la recueillir chez lui. À l'image d'un animal qui après un choc assez dur venait recevoir des soins et d'une certaine façon de l'affection, se traduisant de son côté par des sourires qui ne faiblissaient jamais et l'offrande d'un lieu où elle pouvait vaguer comme elle le souhaitait à l'exception d'une pièce qu'il préservait du monde extérieur ou de toutes intrusions, l'homme n'étant pas très différant après tout et quelque part il en avait la preuve sous les yeux. Doucement mais sûrement le marionnettiste était en train de venir accrocher ses petits fils sur la jeune fille, tendant une sorte de toile comme le pourrait faire une araignée où au final aucun mouvement de sa part ne pourrait être ignoré, prenant ainsi une certaine importante dans la vie de cette lycéenne aux pouvoirs si extraordinaires. Cette dernière chose étant la raison qui avait pu le pousser à s’engouffrer dans cette hospitalité curieuse, à supporter toute cette mascarade que pouvaient-être les échanges qu'ils avaient pu avoir dont celui qui était en train de se dérouler, conscient que s'il réussissait à avoir ne serait-ce qu'un semblant de contrôle dessus il prenait. Parce qu'il y aurait tant à faire avec un don de ce calibre-ci, alors que la propriétaire elle-même n'avait même pas l'air d'en être consciente quelque part ce qui était une bénédiction qu'une source de frustration offerte par cette envie jalousée d'avoir ce qu'elle avait justement, comptant bien ainsi profiter pleinement de cette opportunité hors du commun qu'il avait de pouvoir ainsi une ascendance sur elle dû au fait qu'il lui avait proposé de retrouver des forces chez lui. Et comme pour lui laisser l'illusion qu'il lui laissant son propre espace il ne bougeait pas du comptoir contre lequel il était accoudé, se contentant de la fixer sans rien dire, alors qu'il épiait le moindre geste.

L'animateur de la garderie aurait pu rire de cette non-assurance que Cassandre pouvait afficher parfois, c'était le cas en cet instant alors que sa petite apparition avait l'air de l'avoir assez perturbée dans sa préparation, une fragilité sur laquelle non seulement il lui faudrait jouer mais qu'il devrait rassurer en même temps parce qu'il était hors de question qu'elle puisse avoir de l'hésitation à l'avenir s'il venait à lui demander de rendre service. Il ne fit que sourire un peu plus à la mention du fait qu'elle pouvait faire un dessert, cette petite avait peut-être meilleur goût qu'il ne pouvait le croire à première vue, tandis qu'elle lui tournait le dos pour continuer à battre les œufs en neige pour en faire de la meringue. Niels profitait alors de ce moment pour analyser un peu plus en détail le bazar qu'elle avait pu mettre dans la cuisine, il y en avait un peu partout et son côté assez dominateur qui aimait tant contrôler en prenant une sorte de coup mais il ne laissait rien paraître, se montrant conciliant comme d'ordinaire en se disant que de toute manière on n'avait rien sans rien et que ce genre de choses était normal dans un tel lieu. Et puis pourquoi chercher à la réprimander alors qu'elle avait une si belle intention à son égard ? C'était là un signe de sa reconnaissance à son égard, l'indice qui lui faisait dire qu'il avait eu raison de la ramener à ses côtés et plus que tout que son emprise commençait à prendre même si la jeune fille n'en avait sûrement nullement conscience après tout, même si l'attention était dérisoire dans un sens elle était pourtant forte et faite pour l'instant à l'échelle de ce que Cassandre était capable à son faible niveau. Il savait se satisfaire amplement d'une situation qui avait l'air pourtant si anodine et dérisoire, se délectant sans retenue de ce qu'il pouvait voir au-delà de l'inné et du flagrant, ne la prenant jamais juste comme telle quelque part. Et il fut encore plus amusé en la voyant s'excuser tout en se dépêchant de venir nettoyer ce qu'elle avait pu faire, sans qu'il n'ait rien besoin de demander ce qui était d'autant plus appréciable, ne pouvant que dire que le dressage de cette petite allait dans le bon sens à savoir celui qu'il avait pu vouloir tracer. Parce que pour lui il était bien question non pas d'éducation mais de domestication, très rares était après tous ses congénères qui pouvaient susciter un réel intérêt au point de ne pas les voir comme de simples petits jouets, la regardant juste faire comme une petite fée du logis.

Des gestes pourtant desquels émanait une certaine sécheresse dans la façon de faire, une brutalité cachée qu'il se ferait un plaisir de venir exploiter et faire ressentir autant que possible, tandis que Niels venait à jeter un coup d’œil vers la fameuse tarte qu'elle avait pu mettre au four. Au moins si elle était bonne cuisinière il pourrait l'envisager de la prendre comme femme de ménage, même si cette pensée n'avait rien de sérieux et était plus une sorte de blague pour lui-même pour le coup, avant de revenir vers Cassandre qui semblait être toujours émis une petite réserve lorsqu'il se trouvait dans les coins. Parce que le marionnettiste avait eu le temps d'observer durant ses semaines de cohabitation qu'il s'était infligée, autant rendre ces instants profitables car sinon tout ceci n'aurait pas le moindre sens logique ce qui était impossible vu que ses actions étaient toujours calculées d'une manière ou d'une autre, elle était venue à sourire plus petit à petit mais son regard sur lui était parfois encore assez fuyant. Elle lui rappelait une des petites à la garderie qui avait eu du mal à se faire à sa présence au début, le trouvant effrayant à cause du fait qu'il était certainement trop grand par rapport à ce dont elle avait l'habitude, mais comme pour l'enfant Niels savait qu'en étant d'une patience presque religieuse il arriverait à ses fins. S'il avait eu un cœur, du moins un complet et capable de ressentir encore toute une palette d'émotions désormais assez effacée dans les méandres d'un vide grandissant, il aurait pu probablement être attendri par sa démarche mais malheureusement ce ne fut aucunement le cas pour lui. Pourtant son sourire s'agrandissait à son adresse, ayant désormais tellement l'habitude de venir créer ce qui n'existait plus et ainsi de feindre d'être normalement constitué, parce que le marionnettiste connaissait désormais les bons gestes et les bonnes mimiques à adopter selon les circonstances à force d'observer le monde l'entourant mais aussi de ses expériences passées. À une époque il avait su ce qu'aimer voulait dire, ce que la joie pouvait bien produire, ce que la tristesse laissait derrière elle, même si ça ne restait que des souvenirs qui tendaient vers leur extinction. Et à le voir ainsi à ce moment précis personne n'aurait su dire quel mal intérieur pouvait pourtant le ronger, ce masque qu'il avait solidement accroché était une merveille qu'il savait manipuler à la perfection, prenant ainsi un petit air enjoué.

« Oh Cassandre tu dois être une vraie petite magicienne, tu dois avoir un véritable don de voyance je pense, car il faut que tu saches que c'est ma préférée de toutes. Un véritable délice qui est même, je dois bien l'avouer en réalité, une sorte de petit pêché de gourmandise de mon côté. J'ai d'autant plus hâte de goûter celle que tu as pu préparer, c'est vraiment très gentil de ta part, je t'en remercie tu sais. »


Est-ce qu'il en faisait un peu trop ? Non. Niels ne mentait jamais après tout, il avait juste une manière de formuler et choisir correctement ses mots pour ne pas avoir besoin d'user d'un horrible petit mensonge, ce qu'il avait annoncé n'était que la stricte vérité ce qui était d'autant plus amusant quelque part selon lui. Cassandre avait su deviner sans le savoir quel pouvait être son dessert préféré, comme quoi le hasard faisait parfois si bien les choses sans qu'on ne vienne lui demander quoi que ce soit, même si une partie de lui ne pouvait s'empêcher de s'interroger et de rester alerte en toutes circonstances en imaginant l'ensemble des angles possibles d'une situation qui s'offrait ainsi à lui. La méfiance toujours présente quoi qu'il puisse arriver, on l'avait trop eu par le bout du nez par le passé pour désormais se laisser berner aussi facilement sans réagir, l'ajoutant ainsi pour l'instant dans les mystères à venir élucider sans savoir si ceci n'était que le fruit d'une simple coïncidence ou plus profond que ceci. Étrangement tout ce qui était de l'ordre du hasard il n'y croyait que très peu, il y a bien lointain que le fabricant de poupées n'était plus illusionné par ce monde qui respirait le mensonge à plein nez, ses expériences multiples ont tout fait pour lui assurer le contraire en tout cas. Contournant doucement le comptoir de la cuisine ouverte il vient en direction du réfrigérateur, sans se montrer le moins du monde menaçant pour la jeune fille, attrapant ainsi une bière qu'il ouvrit avant d'aller se positionner dans le canapé du salon tout en savourant la boisson fraîche. En apparence rien d'extraordinaire mais pourtant Niels était en train de calculer comme il le faisait avec une constance effrayante, cherchant les bons mots et la meilleure façon de procéder pour la suite des opérations qui pouvait concerner Cassandre, ce n'était pas parce qu'il s'agitait nullement comme un sauvage de première qu'il était dans un moment de passivité. Il tourna avec lenteur sa tête vers sa petite locataire de fortune, toujours avec cet air qui pouvait presque passer comme étant enjoué et qu'il lui collait ainsi à la peau, se disant qu'il était grand temps de venir la confronter à la réalité de ce qui pouvait l'entourer et surtout la nécessité pour elle que d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs même si explicitement il fallait comprendre pour lui être plus utile qu'en cuisinant tout bêtement.

« Dis-moi Cassandre, est-ce qu'on pourrait parler toi et moi ? Je voudrais qu'on puisse voir quelque chose ensemble, je te rassure tout de suite je ne te demande pas de partir ou autres, juste je pense que c'est important qu'on puisse avoir une certaine discussion. »

Il lui fit signe de venir s'approcher et de se mettre à son aise, plus un geste de courtoisie qu'un quelconque ordre qu'il pouvait avoir à son adresse car comprenant très bien qu'avec les adolescents il ne fallait jamais chercher à imposer de toute manière, cherchant par la même occasion durant cette petite pause les bons mots à lui offrir. Le marionnettiste savait que s'il ne faisait aucunement attention il allait bien trop la braquer, par la suite elle risquait de refuser le moindre dialogue sur le point qu'il allait pouvoir apporter, car il voulait aborder le fameux thème des pouvoirs de la jeune fille et du fait qu'elle ne cherchait pas vraiment à s'en servir ou même les développer. Un grand gâchis sans nom si on voulait son propre avis, lui trouverait tellement à faire pour le coup avec autant de magie en lui tout en n'ayant aucune idée de l'origine de celle qui vivait en ce moment sous son toit, mettant un futur point d'honneur à ainsi trouver une certaine utilité qui ne serait pas des moindres. À voir encore la manière bien entendu, il avait parfaitement le temps avant qu'elle ne puisse se soumettre à ce qu'il pourrait lui demander, mais surtout avant d'envisager les possibilités encore faudrait-il venir créer l'opportunité de mettre ainsi la main dessus. Parce que Niels n'était pas dupe malgré ses ambitions trop débordantes, il avait un côté si réaliste de la situation et de l'humanité qu'il était parfois effrayant de venir s'y frotter quelque part dans les cas où on pouvait lui demander son avis sur certains points par exemple, sachant très bien qu'il ne pourrait pas obtenir ce qu'il voulait du jour au lendemain car c'était ainsi impossible. Tout comme sa quête incessante que de retrouver l'être aimé pour qui son cœur pouvait encore battre et qui avait disparu, cherchant toujours sans se reposer une seule fois de provoquer les éléments qui pourront amener à son retour, une patience à toutes épreuves malgré ce qu'il avait pu endurer depuis cette disparition. Et il en serait de même avec l'utilisation de Cassandre, il serait attendre encore et toujours le moment propice une fois qu'il aurait décidé quoi en faire, où il n'aurait plus qu'à tirer ses habiles petites ficelles qu'il avait pu lui accrocher. Comme si les rideaux de la scène venaient de se lever pour un nouvel acte, car après tout c'était presque de l'ordre du théâtre son existence à force de jouer la comédie perpétuellement, il endossait ce rôle qu'il se voulait si compatissant en restant toujours si souriant.

« Avant de commencer je voudrais que tu saches que je ne cherche pas à t'imposer quelque chose, tu restes la seule décisionnaire de ton propre destin, juste qu'il me semble assez important de vouloir t'expliquer certaines choses. Lorsqu'on s'est rencontré pour la première fois tu semblais si apeurée, tu étais perdue et tu savais peur, tout ça parce que tu m'as dit que tu ne maîtrisais pas tes pouvoirs et que tu avais cette peur au fond de toi de faire du mal autour de toi. Pourtant tu sais depuis je ne t'ai jamais vu faire ce que tu prétends être capable, tu n'as blessé personne à ma connaissance ou alors tu as su le cacher avec un certain brio, et aussi légitime que cette peur puisse être tu ne devrais pas te laisser envahir par celle-ci. Il serait peut-être bon que tu apprennes à te défendre... »

Oh oui cette peur dont il parlait Niels la connaissait parfaitement puisque c'était sur elle qu'il avait pu jouer, appuyant lors de ce bref échange entre eux à la garderie sur le fait que les autres ne cherchaient qu'à la contrôler car ils venaient à la craindre, Cassandre avait malgré elle offert sur un beau plateau en argent ses faiblesses qu'il n'avait pas hésité une seule seconde à mettre en avant pour la troubler ce qui avait pu remarquablement réussir. Après tout, lorsqu'on y regardait bien, qui était-elle venue voir dans un tel état de détresse ? Lui. À cet instant précis il avait su qu'il avait pu planter suffisamment ses griffes dans sa chair avant qu'elle ne puisse lui échapper, lui confirmant le fait qu'il ne fallait jamais sous-estimer la puissance des mots et il en avait pour preuve cette expérience car ils avaient eu beaucoup plus d'impact que le moindre geste, et il n'allait réellement pas abandonner en si bon chemin vu que ceci n'était que le début. Néanmoins la jeune fille ne serait pas d'accord avec lui parce qu'il y avait tant de pureté dans son cœur, la moindre idée de faire mal même si ça vie en dépendait devait être une angoisse sans pareille et du peu qu'il savait il était arrivé à la conclusion que c'était le genre d'action qu'elle redoutait, mais s'il pouvait lui prouver que c'était bien une nécessité de premier ordre alors peut-être qu'il pourrait faire changer son regard sur la chose. Il avait même toute son idée derrière la tête pour tenter de la convaincre, même si pour ceci il allait devoir utiliser un peu de thérapie de choc même si ça serait probablement moins houleux qu'en compagnie de Lieserl pour qui il eut une faible pensée qu'il refoulait très vite avant de devenir trop envahissante, hors de question d'y aller à l'aveugle toujours dans cet esprit de perpétuel contrôle qu'il pouvait avoir. Même lui n'était pas libre d'agir comme il le voulait, chaque geste et chaque parole se trouvant ainsi être sous son emprise constante alors qu'il ne laissait rien au hasard, une vie sans doute sans saveur mais c'était là celui à payer s'il voulait retrouver ce qu'on avait pu lui voler et qui lui était si précieux. En tout cas sa voix était douce et posée, se voulant à la fois si rassurante et si ouverte au dialogue, dans un ton assez paternaliste dans un sens sans être pour autant pleine de reproches mais plutôt compatissante justement. Il voulait y aller en douceur, ne pas la rendre réfractaire à ce qu'il disait, la raison pour laquelle il poursuivit sur ce même état d'esprit et façon de faire.

« Je sais que tu ne veux blesser personne, que cette simple idée est un cauchemar ambulant pour toi, et je ne dis pas qu'il faut que tu maîtrises tes pouvoirs dans ce sens-là précis. Juste que si jamais tu te trouves dans une situation difficile que tu puisses avoir une échappatoire, d'autant plus que tu en serais capable par conséquent, car tu sais le monde n'est pas toujours une chose très heureuse. Il y a des personnes qui font du mal aux autres, pour des buts différents qui leur sont propres, et quand on a des pouvoirs comme toi forcément ceci attire une certaine convoitise. Et je te parle en connaissance de cause. Tu sais ce dont je suis moi-même capable, cette magie d'animer les pantins comme à la garderie, pourtant même si c'est bien moindre en comparaison à toi quelqu'un a voulu se l'approprier pour se faire de l'argent plus facilement et comme j'ai refusé il m'en a fait payer le prix fort... »

Niels tournait alors la tête vers ses jambes qu'il posait sur la table basse, ayant toujours pour autant ce petit sourire figé qui ne le quittait plus de toute manière, tirant avec lenteur sur le tissu de son pantalon pour faire remonter les deux côtés et ainsi lui montrer la vérité de ce qui pouvait se cacher dessous à savoir ses jambes artificielles. Pas vraiment que c'était un secret pour lui en tout cas, depuis le temps il était parfaitement à l'aise avec cette idée et à son sens c'était comme se rapprocher un peu plus d'un état de pantin ironiquement, ses prothèses faisant désormais intégralement partie de lui et était ainsi une partie de son passé qu'il ne pourrait jamais oublier. Ce jour-là il s'était fait la promesse de ne plus se retrouver une position de faiblesse, de ne plus laisser rien ni personne venir l'atteindre comme ça avait pu être le cas, alors que la souffrance profonde n'avait fait que lui ouvrir les yeux sur ce monde qu’il venait à tant haïr. Il avait su dès lors qu'il y avait deux catégories de personnes : ceux qui utilisent les autres et ceux qui se font utiliser. Cette dernière catégorie il l'avait quitté pour ne plus jamais y retourner, empruntant dès lors un chemin glissant certes mais si délectable sur lequel il avait enfin la sensation d'avancer dans son objectif, l'éloignant de ce qu'il avait pu être pour le façonner comme il était désormais. Le marionnettiste ne cherchait pas vraiment à cacher l'état dans lequel se trouvaient ses jambes en tout cas, il avait dû apprendre à vivre avec depuis un temps qui lui paraissait parfois si long, sans pour autant les exposer forcément aux yeux des autres. Pour Cassandre c'était la première fois en tout cas, il n'avait pas de souvenir de quand elle aurait pu sinon et de toute manière il l'aurait très bien vu dans son regard car les gens avait une certaine tendance à être soit peu à l'aise soit désolés sans que Niels s'en préoccupe vraiment, et même si pouvait s’apparenter à une méthode assez brute au moins il était sûr que le message était bien passé. La théorie de la peur après tout, celle qui avait l'air si efficace sur la jeune fille qu'elle était, mais cette fois-ci dans un but préventif et surtout pour lui offrir une nouvelle perspective de vue sur ce qu’elle pouvait faire. Pas juste détruire pour le plaisir mais pour en faire quelque chose de concret, même s’il ferait tout pour guider réellement le glissement vers ce quoi il voulait donner d’autant plus, tandis qu’il venait remettre comme il faut son pantalon en place et reportait son attention vers elle toujours avec ce même air.

« Cassandre... Tu vois jusqu'où la cruauté humaine peut aller, imagines ce qu'on pourrait te faire à toi qui est si puissante, attaquer est une chose mais se défendre en est une autre. Personne ne pourra te blâmer de chercher à te protéger crois-moi. Ce n'est pas en n'utilisant pas ta magie que tu arriveras à t'en sortir mais en la maîtrisant, mais pas parce que les autres te disent de le faire mais juste pour toi et toi-seule, juste suffisamment en tout cas pour ne pas à avoir à souffrir. »

De nouveau il savait qu’il avait semé des petites graines, le tout était encore de les faire germer et de voir ce qu’elles allaient donner, sachant très bien qu’elle ne resterait pas sans aucune réaction même si ce n’était pas forcément dans l’immédiat.







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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Mer 30 Nov - 22:34





I've said goodbye, Set it all on fire

Niels Morck

Je me sentais toujours un peu mal à l'aise en présence de Niels. Il avait une certaine prestance de part sa taille mais aussi de la manière dont il pouvait parler. Comme si chaque mots étaient parfaitement calculer à chaque moment pour, de cette façon toujours si calme et reposant. Me mettant à la fois malaise et pourtant si en confiance envers lui. C'était assez contradictoire quelque par si on regardait de plus près, ne sachant pas encore exactement sur quel pied danser, ne sachant pas encore où était réellement ma place. J'étais partagée, assise entre deux chaises et cela venait me perturber au plus haut points. Qu'est-ce que je devais faire ? J'essayais d'agir au maximum naturellement même si j'étais persuadée que cela ce voyait parfaitement que je pouvais être de temps en temps nerveuse. Il n'y avait rien que voir comme sa présence derrière le comptoir m'avait surpris, étant plus maladroite dans mes mouvements que quand il était encore absent. J'aurais bien voulu qu'il rentre que plus tard, que je puisse terminée tout ceci tranquillement et dans un sens lui faire une petite surprise. Je ne savais jamais si ce que je faisais, était bien ou non n'ayant pratiquement aucune confiance en moi sur ce sujet. Je n'étais pas chez moi et j'avais toujours peur de faire un pas de travers dans cette apparemment qui était devenue mon habitat, mon sanctuaire en quelque sort alors que je ne mettais pratiquement aucun pieds dehors ne serait-ce même qu'une seule seconde. Pourquoi ? Moi même je ne savais pas trop … Je n'avais tout simplement pas envie. Pas envie qu'une personne puisse me découvrir et savoir où je vivais désormais, peur que quelqu'un s'en prenne à moi d'un instant l'autre peur que mes parents ou un membre de ma famille me repère et ne veuille pas me laisser en paix … Je n'avais pas envie de les voir se fatiguer à me poursuivre pour que je revienne à la maison en vain. J'avais pris ma décision de partir et jamais je ne pourrais revenir en arrière désormais. Il y avait bien trop de choses qui avaient changé ces derniers temps et qui me m'étaient tout simplement hors de moi au point de ne plus rien contrôler du tout. Je pouvais les aimer comme tout autant les haires de ce qu'ils pouvaient faire. M'avoir mentis, nous mentir encore constamment, toujours nous laisser sur le banc de touche avec mon frère et ma sœur. Une chose dont j'avais du mal à accepter. On nous avait toujours dit que nous étions une famille unis et qu'il fallait s'entraider les uns avec les autres, qu'ils ne fallait pas laisser une personne seule derrière sans aide, qu'il fallait se serrer les coudes jusqu'à la fin. Et pourtant nous étions jamais au courant de rien … C'était nous qui avions été menacé ne nous faire battre très certainement jusqu'à la mort et nous n'étions jamais au courant de rien à notre sujet, au sujet de ceux qui nous avaient menacé. Pourquoi ? Je ne savais absolument pas et cela avait le don de m’exaspérer au plus haut point.

J'avais voulu bougé par moi même, choisir ma destinée et non celle qui avait été programmée pour moi. Je ne voulais plus être se roi Arthur bien que j'étais sa réincarnation. Être reine de Camelot, avoir des responsabilités … Ce n'était pas moi, pas encore. En y regardant de plus près j'avais beau l'air d'avoir dix sept ans physiquement et mentalement mais je n'avais même pas tout à fait un ans … Dans quelques jours pour être exacte, mon tout premier anniversaire que je passerais toute seule avec de forte chance, ne sachant pas trop si c'était quelque chose à dire à Niels ou non. Je ne préférais pas dans tous les cas, ou du moins pas maintenant car c'était une longue histoire ce que j'étais devenue. Avoir grandit aussi était une sorte de problème pour moi. Je n'avais pas pu vivre une enfance normalement de par mes pouvoir magiques mais aussi par le fait que j'avais atteint une taille d'une jeune femme en seulement trois moi. Seulement trois petits mois qui avaient pourtant changer toutes mon existence. Je n'avais pas pu profiter à fond de mon enfance, de faire des bêtises, de me faire punir dans ma chambre. Où encore de me faire des amis de tous les jours, une meilleure amie qui aurait grandit à mes côtés jusqu'à la fin. Non, je n'avais pas pu. Les amis que j'avais pu me faire quand j'avais encore l'apparence une petite fille, eux étaient toujours enfants. Je pouvais parfois, de temps en temps les voir sortir de l'école primaire avec un pincement au cœur. Moi je les connaissais, moi je me rappelais d'eux, mais eux ils m'avaient tous simplement oublier. Ils s'étaient très certainement inquiété quelques heures avant de passer à autre chose lorsqu'il avait compris que je ne reviendrais plus jamais vers eux. C'était assez difficile pour moi d'avoir grandit aussi vite et maintenant de ne plus bouger du tout pour venir raconter cette histoire à Niels. Je me sentais pas prête pour cela et très certainement pas assez en confiance pour lui parler de cette drôle et étrange histoire qui était celle de ma famille. Il fallait que je m'y résigne … Je passerais un anniversaire seule, enfermée dans cette pièce qui était devenue ma chambre, à penser à ce que ma famille pouvait bien faire en attendant. Dans un sens il me manquait tous, c'était indéniable. Ils restaient tout de même ma famille, ceux qui m'avaient supporter jusqu'à maintenant et je ne pourrais tout simplement pas les oublier du jour au lendemain comme si rien ne c'était absolument passer, comme si tout allait bien dans le plus parfait des mondes. Ma mère m'inquiétait, voulant savoir comment elle avait pu évoluer depuis les derniers mois, mon père me manquait mais plus que tout Ceri et Liam me manquaient tout de même. Nous étions après tous des triplés tous les trois, une seule et même âme qui était partagé dans trois corps différents. Je savais que nous étions plus fort ensemble mais avec les derniers événements, les voir en face m'était comme impossible. Une chose que je refusais …

Un sourire niait apparaissait sur mon visage sans que je puisse le retenir alors que Niels pouvait m'annoncer que c'était même sa préféré de toutes. J'avais réussis à tomber dans le mille sans forcément m'en rendre compte, alors que j'avais plutôt fait une pioche parmi toutes celles que je savais faire de mes propres mains. La tarte au citron, très certainement l'une des premières que j'avais pu faire. C'était comme il le disait un vraie délice, l'une que j'aimais énormément et j'étais plutôt heureuse de pouvoir lui faire goûter la mienne. J'avais dans un sens envie d'avoir son approbation sur quelque chose d'aussi banal que pouvais être ma cuisine. Envie dans un sens qu'il soit fière de moi et qu'il puisse m’apprécier de la sorte alors que j'essayais tout simplement de me rendre utile. J'avais parfois tellement l'impression d'abuser un peu trop de son hospitalité, une chose qu'il m'avait offert si facilement sans pour autant me connaître ne serait-ce qu'un minimum. Je ne sais pas comme je pouvais complètement le remercier pour tout ce qu'il avait fait pour moi depuis le début. Une geste bien trop gentil pour une personne comme moi qui ne le méritait très certainement pas. Alors je voulais en quelque sorte lui rendre l'appareil du mieux possible, faire tout mon possible pour qu'il ne regrette absolument pas de m'avoir choisis, de m'avoir pris sous son aile de la sorte. Je le regardais alors sans un prononcer un seule mot, seulement un hochement de la tête tandis qu'il alla prendre une bière pour s'asseoir sur le canapé. Ne sachant pas trop où me mettre pour le moment, je préférais rester dans la cuisine à surveiller convenablement la cuisson de ma tarte qui ne devrait pas forcément être très longue. Jusqu'à qu'il me puisse m'adresser la parole une nouvelle fois, tandis que mon cœur se mit plus rapidement à battre dans ma poitrine. Il voulait me parler ? Mais de quoi ? Une chose était sûre c'est que cette discussion allait plutôt être sérieuse et ce n'était pas forcément mon point fort étant plus du genre à toujours rigoler et éviter les sujets sérieux. Non, c'était des moments où je préférais amplement fuir que d'affronter la réalité en face, pourtant ce soir je ne pourrais plus me défiler en sa présence. Le stresse montait quelque peu en mois alors que je ne savais pas trop quoi faire, buguant pendant un petit moment. J'avais comme une sorte de mauvais pré-sentiment au sujet de cette conversation, comme si quelque chose de mal allait se produire par la suite. J'avais peur de découvrir qu'est-ce qu'il avait de si important à me dire, me faisant de multiples scènes dans la tête sans savoir vraiment pourquoi. Sans doute pour m'attendre au pire du pire le plus rapidement possible …

« Oui bien sûre, j'arrive tout de suite. Tu veux me parler de quoi ? »

J'essayais au maximum de paraître détendue même si j'étais sûre que c'était complètement perdu d'avance, alors que je déposais les chiffons pour m'asseoir à côté de lui repliant mes jambes en tailleurs. Un silence régnait pendant quelques instants, un silence lourd qui devenait de plus en plus pesant de mon côté, m'attendant toujours au pire. J'avais extrêmement de mal à renationalisation les choses, surtout en ce moment, tant dis que mon esprit n'avait que en tête la situation la plus embarrassante pour moi, la plus tendue, celle qui pourrait être la pire de toute. Et dans un sens ce fut le cas, lorsqu'il parlait même de notre première rencontre. Une journée voir même deux, les plus terribles alors que je pouvais encore voir ses démons roder tout autour de moi sans jamais s'arrêter. Il y avait tellement de chose que je voulais tout simplement oublier, ne jamais m'en rappeler et ces jours en font partit. Je commençais doucement mais sûrement à me contracter, à me replier sur moi même sans forcément m'en rendre compte. Sans doute une manière de me protéger du monde extérieur, une manière de me protéger du danger, simplement ériger des plus grands murs autour de mon cœur pour éviter d'être blessée et de blesser. J'avais été si faible lorsque j'avais pu le rencontrer, n'arrivant même plus à penser correctement. Je n'avais été qu'un corps sans âme à l'intérieur, qu'une enveloppe pratiquement vide qui n'arrivait qu'à ressentir de la tristesse, de la haine et du désespoir. Je n'avais pas été capable un seul instant de contrôler mes pouvoirs, étant comme une sorte de boule d'énergie, un amas de sentiments prêt à exploser à tout moment et parfois je ressentais encore la même chose. J'avais toujours cette peur scotcher à moi de blesser une personne innocente qui n'avait absolument rien demander à part vivre sa vie tranquillement, de blesser une personne que j'aimais. Et la suite des paroles de Niels ne venait que renforcer mes pensées, comme s'il me connaissait presque par cœur alors que mon regard ne faisait que fixer le sol en continue, mes mains venant serrer les manches de mon pull un peu plus fort encore … Pourquoi ? Pourquoi vouloir apprendre à contrôler mes pouvoirs alors que la seule envie que j'avais c'était de les éliminer ? Je n'avais plus envie d'avoir ces choses que je considérais comme une fardeau plus qu'une bénédiction, ou le fait que c'était cela qui me rendait différente des autres. Non. J'avais envie que d'une seule chose d'ailleurs. Plus jamais qu'avant, j'avais envie de ressembler aux autres, d'être une personne que l'on pourrait dire normal sans à devoir penser que j'avais des pouvoirs magiques, que j'avais grandis en peu de temps. Au final, je ne voulais plus être … moi tout simplement. C'était ça, je voulais être une autre personne complètement mais je savais que cela était impossible.

Mon regard se détourna rapidement sur les jambes de l'homme à côté qui les posaient sur la table basse. Qu'est-ce qu'il allait me montré ? Je passais de son visage à ses jambes alors que ses paroles venaient faire comme un écho dans mon esprit. Comment ça quelqu'un voulait lui prendre ses pouvoirs ? Qu'est-ce qu'il voulait dire par payer les prix fort ? J'étais complètement embrouillée pour le coup, ne sachant pas qu'il était capable de voler les pouvoirs d'un personne mais surtout qu'il y existait pourtant des gens qui voulaient le faire … C'était si ignoble, ne sachant pas si cela venait réellement me choquer ou non après tout ce que j'avais pu entendre ou voir. J'avais compris à mes dépends et assez rapidement depuis les derniers mois, que le monde n'était malheureusement pas tout blanc, que le mal existait belle et bien en chacune des personnes mais sous forme plus ou moins développer. Le mal était présent partout autour de nous que nous le voulons ou non. Et la surprise fut complète lorsque le tissue remontait laissant apparaître deux membres artificielles. Je ne pu m'empêcher d'ouvrir la bouche quelque peu sous le choque alors que ma mains venait se placer juste devant. Je ne savais pas trop quoi dire pour le coup. C'était à la fois si intriguant, ne demandant qu'à en savoir plus tout sachant que cela pouvait être mal pris par le marionnettiste si, je me sentais trop enthousiaste face à cette nouvelle. Comment ? Je n'arrivais tout simplement pas à croire qu'une personne pouvait faire une tel chose, alors que ceci ne venait que m'en apprendre plus sur ce que pouvait être le monde réel. Je connaissais si peu de chose, j'avais tellement été protégé par ma famille que je n'avais même pas appris à me défendre toute seul face à un danger, j'avais été placer dans un cocon de tel sorte que j'avais l'impression à ce moment même de renaître, de découvrir pour la première fois ce monde dans lequel on vivait. Effrayant. J'étais comme un nouveau née qui avait besoin plus que tout d'un guide face à ces nouvelles choses qui se voulait effrayantes. A ce moment précis, j'avais tout simplement peur. Peur qu'une telle chose puisse m'arriver à moi aussi, alors que tout ceci me fit rappeler cette menace qui avait été faite sur ma famille alors que l'épée de Damoclès était toujours pendu au dessus de ma tête. Il y avait bien des gens qui voulaient me faire du mal après tout … Est-ce que c'était comme Niels pour mes pouvoirs ? Je n'en savais absolument rien mais toutes ses histoires ne me rassuraient pas une seconde de plus, bien au contraire … J'avais peur, j'étais effrayée alors que je sentais mon cœur qui s’accélérait un peu plus dans ma poitrine allant pratiquement à me faire mal.

« Comment ? Comment on peut être aussi cruelle ? Qu'est-ce qu'on a bien pu faire pour qu'ils puissent s'en prendre à nous de la sorte ? Malgré nos pouvoirs nous restons des être humains non ? Parfois je n'arrive pas à comprendre ... Pourquoi il t'a fait subir cela ? »

Rien. Nous avions pourtant rien fait à par vivre leur vie. Nous avions constamment été traquer de puis le début s'en sans rendre compte malheureusement et voilà comment nous finissions. Je ne ressentais pas vraiment de la peine ou de la pitié pour Niels comme on pourrait s'y attendre. Après tout avec le temps il n'avait plus besoins de cela, s’étant habitué parfaitement à ses choses, ses objets qui lui servaient de jambes. Non, j'étais plus en colère contre la personne qui avait pu lui faire cela. C'était si inhumain de sa par que cela me dégoûtait presque. Je rebaissais la tête quand il recommença à parler de moi et de mon contrôle de mes pouvoirs. J'étais entrain de jouer nerveusement avec mes doigts ne sachant pas vraiment quoi dire à cela. En fin de compte en regardant de plus près j'arriverais pratiquement à maîtriser mes pouvoirs. Mes cours avec Merlin n'avaient pas été la pour rien et surtout avaient pu grandement m'aider pour en apprendre plus sur cette magie que j'avais. Apparemment, c'était la plus pur de toutes, la magie du véritable amour. La magie qui pouvait défaire toutes les autres. On m'avait sans cesse répété que j'avais un grand pouvoir et qu'il ne fallait pas que je fasse n'importe quoi avec … Niels avait beau dire que ce n'était pas pour souffrir mais je souffrais déjà sans doute bien plus qu'il ne le pensait. J'essayais constamment de la cacher en sa présence et même tout le temps, essayant de faire abstraction de ce qui m'arrivait pour pouvoir être heureuse pendant quelques heures voir même quelques minutes. J'avais envie de faire le vide dans ma mémoire, effacer les mauvais souvenirs pour pouvoir garder que les bons. Parfois j'avais envie, encore, de croire qu'il n'y avait que des gentils sur terre que la paix pouvait régné de plus belle mais cela ne viendrait que me bercer d'illusion et j'en avais marre. Après tout, je n'étais plus réellement une petite fille innocente qu'il fallait absolument protéger du monde extérieure, il n'y avait qu'à regarder le résultat ! Je n'étais pas habitué à voir la cruauté en face de moi, et je ne savais pas quand je me trouvais dans une situation de danger ou non. Au fond Niels avait raison … Il fallait arrêté de me mettre en sécurité sans cesse et s'occuper des choses à ma place. Il fallait que je puisse m'en sortir toute seule si un jour personne n'était à côté de moi. Il fallait que je sache me défendre plus que tout quitte à devoir malencontreusement blesser une personne. Je n'aurais pas réellement le choix, dans tous les cas se serait ma vie ou celle de mon agresseur et en réalité le choix était plutôt rapide à faire. Ce ne serait en aucun cas un geste égoïste de ma part, ou du moins je l'espérais fortement.

« Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? Je ne suis pas sûre de pouvoir apprendre à utiliser ma magie toute seule pour savoir me défendre … J'avais en quelque sorte un professeur avant qui pouvait m'aider sans que je n'ai trop le choix puisque se sont mes parents qui me l'ont imposé ... »

Encore le fait que je n'avais été libre des mes mouvements à aucun moment. Non, ma vie avait toujours été dictée de A à Z sans que je ne puisse dire un seule. Il était temps de changer les chose, il fallait que je reprenne ma vie en main et j'espérais fortement que Niels puisse venir m'aider dans l'histoire.

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Sweet dreams and promises
There so much more that we could be. Every time that I’m falling, You’re the arms that I reach. When my guards are unravelling, You’re the words that I need to fix me.
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MessageSujet: Re: I've said goodbye, Set it all on fire | Niels Morck   Dim 11 Déc - 17:17




Se qu’il faudrait avoir désormais c’était de la patience, une source infinie que Niels avait en lui et qu’il contrôlait avec le plus grand soin car rien ne servait à rien à son sens de se précipiter, sachant pertinemment qu’il venait de s’engouffrer dans une brèche non négligeable à savoir la peur. L’amour était un puissant sentiment, dans un sens c’était ce qui l’animait et pour le conserver dans cette poitrine qui se vidait de plus en plus qu’il agissait comme il le faisait, mais il ne fallait aucunement oublier que la peur l’était tout autant et que parfois même les deux pouvaient parfaitement se concilier. Et en voyant les angoisses dont la jeune fille était capable ce n’était pas vraiment très difficile de savoir sur lequel de ces deux tableaux jouer, la famille semblant être assez un point sensible chez elle de tout ce qu’il avait pu observer même dans les détails les plus minimes, dans le fond il ne faisait qu’englober un peu plus Cassandre dans celle-ci au lieu de l’en sortir comme il avait pourtant l’air de la faire miroiter depuis le début. Elle avait l’air de s’épanouir un peu plus depuis qu’elle se trouvait dans son appartement, libre de faire ce que bon lui semble et elle avait même désormais parfois un sourire ce qui semblait être impossible il y a quelques semaines de ceci lorsqu’il avait pu la rencontrer, mais en réalité elle ne faisait que se prendre chaque jour un peu plus dans cette espèce de toile qui semblait tirer autour d’elle. Soigneusement il était en train de placer des précieux petits fils comme on pourrait le faire à une marionnette, certes ils étaient encore assez fragiles mais avec le temps ils deviendraient incassables, il lui fallait de tirer dans un sens pour la faire réagir comme il le voulait et ainsi lui faire croire que toutes les idées ou décisions ne venaient que d’elle-même. Il venait insinuer les idées de manières si édulcorée quelque part qu’il était difficile pour l’esprit troublé de cette jeune fille de pouvoir dissocier sa propre pensée que celle qu’il pouvait influer, le tout sous le régime qu’il décidait de lui imposer sans qu’elle ne puisse le constater vraiment, elle faisait partie de cette tranche aveugle qui n’avait pas encore ouvert les yeux sur la réalité de ce monde. C’est pourquoi de son côté il gardait continuellement ce masque, même dans ce moment assez à part où il pouvait dans un sens livrer une part de lui, parce que ce sourire c’était tout ce qu’il autorisait à ce qu’on puisse voir de lui et tout le monde se focalisait tellement dessus que l’illusion était parfaite.

Cassandre lui faisait confiance et c’était bien là sa première erreur, allant même jusqu’à accepter ainsi la proposition qu’il lui avait faite de venir chez lui dans le but premier de se reposer aussi bien physiquement que mentalement, sans le savoir depuis le début elle avait laissé entrer le loup entrer et celui-ci avait terriblement faim. Niels voyait le potentiel chez la jeune fille et le peu de fois il avait pu la voir ainsi user de ses pouvoirs lui avait confirmé l’idée selon laquelle la puissance dont elle faisait preuve pourrait être un atout pour la suite, à son sens il était important d’avoir toutes les cartes en main même si celles-ci ne trouvaient pas toujours une utilité de premier ordre ou même sur l’instant, préférant largement être celui qui pouvait contrôler justement cet apport que d’en subir les conséquences ou même le regarder lui échapper des mains. C’est sans doute la raison pour laquelle il pouvait accepter d’en dire un peu plus sur lui, y trouvant forcément un but derrière toute cette manœuvre qui restait tout de même risqué, même si dans le fond il ne ferait que rester assez généraliste car l’expérience lui avait appris que moins une personne en savait sur lui mieux c’était et surtout que celui qui détient le plus d’informations détient un pouvoir sans pareil. D’où le fait qu’il puisse observer et analyser continuellement, frôlant parfois cette overdose monstrueuse qui pourrait lui donner la nausée tant l’espèce humaine ne faisait que le rendre chaque jour un peu plus malade, comme il avait pu ainsi le faire avec Cassandre. Elle était une fragile petite poupée qui avait besoin d’une main pour la guider parce qu’elle ne se sentait pas apte à marcher seul dans ce monde qui lui faisait peur, elle était pourtant curieuse de tout mais elle avait en même temps cette retenue et cette façon de penser qu’elle risquait de mal faire au point qu’elle vacillait sans cesse vers cette non-assurance qu’elle pouvait bien avoir sans s’en rendre compte, alors que Niels n’allait pas hésiter un instant à la saisir et l’entraîner vers ce que bon lui semblait tout en la laissant croire qu’elle était la seule décisionnaire de son destin. Il le constatait une fois encore alors qu’elle avait tant de questions à poser à son adresse, laissant ainsi cette idée que petit à petit il devenait le référent vers lequel elle n’hésitait plus à se tourner et de qui elle voulait obtenir les réponses le plus présentement possible, pouvant lire cette fameuse peur qu’elle ressentait en continue prendre le dessus sur elle. Il lui souriait doucement, comme pour apaiser momentanément les choses, l’aspect visuel étant aussi important que celui psychologique.

« Il y a beaucoup de choses qui peuvent expliquer ceci en réalité Cassandre : l’avarice, l’ego, me narcissisme, la jalousie ou encore l’envie. L’être humain est ainsi fait, lorsqu’il voit une opportunité il ne peut s’empêcher de la saisir dans un désir individualiste sans se préoccuper de ce qu’il produit autour de lui et que ceci soit bien ou mal, et dans le fond tout le monde a peur des monstres qui peuvent se cacher sous leur lit mais ceux-ci sont à l’intérieur d’eux-même. Je ne suis que le fruit d’un mélange de l’égoïsme humain et de ses ambitions, ainsi que d’un tas de toutes petites choses qui font que j’en suis arrivé à ce que je suis aujourd’hui, tout parce que grâce à mes pouvoirs je pouvais faire des choses fantastiques qui ont trop mis de la poussière d’étoile il faut croire. Mais ne te fait pas d’illusion Cassandre, tu dois garder cette idée solidement dans ton esprit, tu n’es pas invulnérable et ce qui m’est arrivé pourrait t’arriver un jour. »

Levant sa main pour lui tapoter délicatement le front, comme pour appuyer ses propos sur le fait qu’elle ne devait jamais oublier ou même croire qu’elle était au-dessus de tout, sachant très bien que ses paroles ne venaient pas la rassurer. Mais ce n’était clairement pas son but de toute évidence, continuant ainsi de l’embourber dans cette idée désastreuse qu’elle aurait beau fuir autant qu’elle le voulait elle ne pourrait aller nulle part, il fallait qu’il lui fasse comprendre que l’unique moyen qu’elle pourrait avoir à l’avenir de pouvoir une existence correcte c’était de se prémunir du moindre danger. Ce qui signifiait ainsi se défendre même si pour ça elle devait se tâcher les mains, Niels la libérait ainsi de certaines chaînes pour lui mettre les siennes dans cette manière qu’il pouvait avoir que de venir persuader les personnes, tout en s’assurant ainsi qu’il prenait le contrôle de son être. Les mots que pouvaient alors avoir Cassandre étaient des plus délectables à mesure qu’ils arrivaient à son oreille, elle était si perdue et c’était bien le résultat qu’il voulait tandis que comme il pouvait s’y attendre elle se tournait vers lui pour demander une solution, ils montraient sans doute une fois le fait qu’il avait de plus en plus une emprise dont elle ne se rendait pas forcément compte alors que les griffes du marionnettiste venaient à se resserrer un peu plus à chaque instant sur elle. Il était prêt à lui dévorer son âme et même sa vie entière sans le moindre scrupule, à la réduire à un état de simple pantin qui viendrait obéir sans plus jamais à avoir à penser de par lui-même, car après tout comme il venait de lui dire l’être humain n’était qu’un monstre qui ne pensait qu’à lui et uniquement à ce qu’il désire. Son ambition personnelle n’était jamais rassasiée, pas tant qu’il aurait retrouvé sa fille en tout cas c’était une certitude et il serait prêt à sacrifier beaucoup de vie dont celle de l’étudiante à côté de lui pour se faire car rien ne serait jamais trop pour son objectif, ainsi dans son esprit il y avait lui et le reste du monde à de très rares variables près. Ainsi, son devoir était de soutenir autant qu’il le pouvait Cassandre, mais si son existence venait à lui poser le moindre souci l’animateur de la garderie n’aurait aucun problème à faire couler le sang. Mais à l’heure actuelle il était la personne en qui elle pouvait avoir confiance aux yeux de la jeune fille, celui qui ne cherchait pas à l’entraver dans son désir de liberté en lui imposant quoi que ce soit, tandis que la question d’une sorte de maître de magie s’imposait.

Il devait être extrêmement prudent, Niels devait chercher à être justement le candidat potentiel sans pour autant se faire pressant ou même s’imposer de front, mesurant le moindre mot qu’elle pouvait dire pour ainsi trouver la parfaite formulation qui pourrait l’aider à poser de son côté un fil de plus sur cette petite chose si fragile. Elle avait besoin d’un guide et surtout une personne qu’elle n’aurait aucunement peur de venir blesser par accident mais plus que tout une personne de confiance, l’instructeur qu’elle avait pu avoir n’était pas son choix et elle avait cette façon de faire comprendre que ce n’était pas ce qu’elle voulait, mettant un peu plus la lumière sur le fait que les parents qu’elle avait eus ont pu l’étouffer d’une manière ou d’une autre mais surtout lui imposer une cage dont elle s’était rendu compte. L’avaient-ils fait parce qu’ils la craignaient ? C’était une possibilité à envisager, pas l’unique certes mais tout de même possible, surtout en voyant à quel point Cassandre avait cette crainte perpétuelle de mal faire. Différents scénarios défilaient dans l’esprit du marionnettiste, dont celui où elle avait pu blesser un des deux et la raison pour laquelle elle avait ainsi fugué de chez elle, des points de vue tous plus intéressants les uns que les autres. À l’avenir Niels savait qu’il devrait la pousser en douceur à lui révéler un peu plus l’histoire qui pouvait la composer, lui offrir quelques pièces du puzzle pour y voir plus clair car même s’il avait pu saisir la globalité de l’image produite c’était parfois justement des détails plus précis qui étaient les plus intéressants surtout pour jouer dessus, c’était en ayant conscience de son intégralité qu’il pourrait ainsi mener le meilleur plan d’action pour avoir ce qu’il voulait. Il ne pouvait se permettre de dire quelque chose qui viendrait rebasculer la balance, il avait déjà trop travaillé dessus pour ainsi tout mettre potentiel en péril pour une simple affaire de souvenirs resurgis à cause de mots mal employés, d’autant plus qu’en ayant toute l’histoire en main il pourrait aborder n’importe quelle situation sans le moindre souci à l’horizon. Regardant ainsi Cassandre il restait pour sa part dans ce calme dont il faisait toujours preuve, comme pour lui montrer et ainsi implanter l’idée de par son comportement que tout était malgré tout sous contrôle dans une certaine mesure mais aussi qu’elle n’avait pas à s’en faire car il y a toujours une solution à tout, il n’y avait pas besoin de faire un discours des plus enflammés pour forcément conquérir son public car les mots avaient à eux seuls assez de force pour lui prouver.

« Tu n’es pas obligé de prendre sur-le-champ une personne, c’est une décision dont il faut choisir judicieusement mais surtout ne pas s’emballer car tu risquerais de le regretter, et il serait ainsi raisonnable de confronter plusieurs individus pour justement trouver celui qui te conviendra le mieux. Ne prends pas quelqu’un parce que tu penses qu’il te faut absolument quelqu’un, qu’il faut que tu apprennes à te défendre dès demain, il faut y réfléchir soigneusement sans pour autant perdre trop de temps non plus. C’est quelque chose d’assez difficile à doser dans le fond, je le conçois très bien surtout à ton âge, mais il ne faut pas que tu oublies que je suis là et si tu veux être épaulée tu sais où me trouver. »

Bien sûr que non Niels n’allait pas la laisser choisir n’importe qui, il en était même hors de question et il n’avait pas trimé autant pour qu’un idiot puisse venir saccager ce qu’il avait déjà pu mettre en place, il aurait forcément son mot à dire et il allait prendre un soin tout particulier à examiner de potentiel candidat même s’il ferait tout pour avoir une priorité sur eux. Cependant l’animateur connaissait aussi ses propres limites et l’apprentissage de la magie ne faisait pas réellement partie de son domaine d’expertise, lui avait des pouvoirs qui semblaient être d’ascendance familiale en dehors du fait d’arracher les cœurs, tout lui était venu de façon plus ou moins inné d’autant plus qu’il ne pouvait aller dans un autre domaine. S’il le pouvait il viendrait créer des boules de feu ou il ne sait quoi d’autres, de ce qu’il avait vu et entendu en tout cas il savait qu’il y avait ce genre des possibilités, mais c’était impossible et en y réfléchissant bien il n’était pas sûr d’être en mesure d’être réellement un précepteur fiable pour Cassandre. D’autant plus que c’était prendre le risque de se faire blesser, pire même tuer et cette simple idée n’était pas une possibilité qu’il voulait prendre en compte, le confortant un peu plus dans cette idée qu’il devrait trouver une personne pour chapeauter la jeune fille ou du moins trouver une personne complémentaire à lui-même. Chara était une bonne alternative et était résistance en plus, elle était son alliée et s’il lui faisait comprendre à quel point avec une telle gamine à leurs côtés pourraient être un avantage certain pour l’avenir peut-être voudrait-elle bien jouer le jeu du cobaye ou mannequin d’entraînement, après tout ils étaient un duo assez dynamique qui fonctionnait très bien ensemble et même s’il ne lui faisait pas entièrement confiance il savait qu’elle ne lui ferait pas de coup fourré si ceci pouvait servir leur but commun. À peine Niels était en train d’y penser qu’il essayait de montrer dans son esprit tous les scénarios possibles, histoire de ne jamais se faire surprendre à l’avenir et appréhender du mieux qu’il pouvait une situation pour en avoir ainsi un certain contrôle, tandis que l’image de sa complice commençait de plus en plus à s’imposer dans son esprit pour cette œuvre future qui serait titanesque. Un pari risqué mais s’ils réussissaient il fallait voir que le gain serait gros, réfléchissant toujours alors qu’il regardait Cassandre avec son sourire qui était si chaleureux, voyant bien aussi que cette petite discussion avait pu remuer la plus jeune et qu’il se devait de la ménager tout de même pour ne pas se trouver avec un produit défectueux.

« Tu sais quoi ? Je pense qu’on devrait voir pour goûter ta fameuse tarte au citron, arrêtons de penser à toutes ses préoccupations au moins pour la soirée et profitons de cet instant pour ce qu’il est vraiment, j’ai tellement hâte si tu savais Cassandre de voir de quoi tu es capable. »

Sa dernière phrase était à prendre à double tranchant, aussi bien niveau pâtisserie mais surtout du  point de vue magique, la laissant ainsi s’affairer comme elle le voulait alors qu’il voyait déjà profiler tant de choses pour elle mais surtout par extension pour lui. Le marionnettiste en était convaincu elle sera une arme formidable, il allait s’assurer pour qu’elle évolue dans ce sens en tout cas, mais plus que tout il pourrait la diriger dans le sens qu’il pouvait souhaiter.



••


La discussion qu’ils avaient pu avoir au sujet de se défendre était passée depuis environ deux semaines, Cassandre avait l’air toujours aussi alerte et peut-être était tel angoissée quelque part à l’idée de devoir apprendre à contrôler sa magie, alors Niels avait décidé de venir lui présenter Chara sans pour autant prévenir l’étudiante avant et prétendre qu’il fallait qu’elle sorte un peu de cet appartement quelquefois. Ce n’était pas mentir dans un sens, il fallait vraiment qu’elle commence un peu à s’habituer de nouveau à sortir autant pour elle que pour lui à la longue, il avait juste oublié d’omettre ce petit détail. L’animateur de la garderie voyait déjà le tableau d’ici, comme une sorte de grande représentation théâtrale pour le coup où chaque pantin serait à sa place, il viendrait l’emmener à la boutique de son binôme et de fil en aiguille l’idée que la fleuriste pourrait les aider dans leur entreprise de contrôle des pouvoirs viendraient se présenter alors que tout était si bien calculé. Ainsi essayait-il de détendre l’atmosphère du mieux qu’il le pouvait, accentuant le fait que de toute façon tant qu’il était là elle pouvait se reposer sur lui et ne pas se prendre la tête, cependant le marionnettiste dans sa manie de tout contrôler avait oublié un détail à savoir que malgré le fait qu’il se préparait à tout des imprévus étaient aussi possible. Il ne saurait dire comment les choses avaient pu se dérouler avec exactitude, juste le temps de se rendre compte qu’une personne venait poser une main sur l’épaule de Cassandre pour interpeller alors qu’il se préparait tout d’un coup à devoir lui arracher le cœur en cas de besoin, que les gouttes de sang étaient en train de voler dans l’air avec que la jeune femme venait avec une sauvagerie sans pareille se planter une lame dans le corps désormais inerte de l’individu. Niels était là à regarder Cassandre, ayant besoin d’un moment pour trouver quoi dire mais surtout remettre de l’ordre dans l’idée, alors qu’elle venait ainsi de tuer ce qui semblait être un innocent. Il voyait la peur dans les yeux de la jeune fille qui venait à disparaître à l’aide de la magie tout d’un coup, n’ayant même pas le temps de son côté de l’interpeller ou lui dire quoi que ce soit, restant un faible instant comme figé avant que son sourire s’élargisse au possible. Il ne pouvait empêcher ce petit rire de sortir, regardant le triste spectacle qui se présentait devant lui alors que le sang continuait de couler sur les pavés, si elle avait pu faire ça sans la magie alors il n’osait imaginer ce qu’elle aurait pu faire avec.

« Oh Cassandre… tu es devenue si formidable et c’est bien plus que je ne pouvais espérer... »

Il ne la laisserait pas lui échapper comme ça, il allait devoir tirer les fils qu’il avait pu placer, tandis qu’il quittait la scène après s’être assuré que personne d’autre n’avait pu voir ce qui s’était profilé dans l’ombre de la nuit. Il venait de créer un monstre, de teinter de ténèbres le cœur d’une innocente, et celui-ci était désormais en liberté pour un temps indéterminé...







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