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 Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart

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Queen A. Crimson

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En réalité, je suis
Shinku
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MessageSujet: Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart   Lun 3 Oct - 18:37





Everybody loves to tell me I was born an old sou

F. Coraline Dagenhart

Des coups d’œil jetés à la vitrine remplis de petites poupées plus différente les unes que les autres et pourtant si ressemblante sur certain poins, c'était tout ce qu'avait pu faire Queen depuis qu'elle avait connu la boutique en passant devant par hasard. Simplement regarder les poupées, les pantins sans pouvoir vraiment franchir le seuil de la porte d'entrée. Il y avait une sorte d'atmosphère étrange rien qu'au niveau de la façade du bâtiment. Les poupées dans la vitrine auraient pu effrayer plus d'un que par leur aspect mais pas la jeune femme. Elle connaissait ce monde, étant elle même une ancienne poupée et pourtant elle avait l'impression d'être novice, de ce lancer pour la première dans ce domaine. Un univers si familier et si étranger tout à la fois qui se transforme en sentiment si contradictoire à l'intérieur de son corps. Voir ses poupées qui ne bougent pas comme elle, à l'époque mais qui pourtant pouvaient raconter une histoire à leur manière venaient mettre Queen dans une sorte de nostalgie particulière. Elle se rappelait encore de cette peluche, un Winnie l'ourson si ses souvenirs sont exacts, qui avait été déchiqueté en plusieurs morceaux par sa propre sœur Suiginto sans que celle-ci n'émette un seul remord par rapport à son acte que l'on pourrait qualifier de barbare. Comment avait-elle pu ? Shinku ne comprenait toujours pas, elle savait parfaitement que c'était une sorte d'avertissement venant de la plus âgée quant au sort qu'elle lui réservait, mais cette peluche n'avait absolument pas mérité cela.  Elle avait en quelque sorte, bien qu'elle ne soit pas vivante, une sorte d'âme à l’intérieur d'elle, un esprit, sa propre histoire. Elle avait été en quelque sorte détruite, tuer avant que Jun ne puisse la ramener à la vie grâce à son don pour la couture. Une chose dont la blonde ne pourrait jamais entièrement le remercier. Parce que au fond, elle s'était imaginée à la place de la poupée. Elle s'était imaginé devenir une poupée cassée, une simple poupée qui pourrait avoir un défaut et donc que personne ne voudrait jamais et encore moins leur propre père. Parce qu'il voulait une petite fille parfaite et comment le devenir s'il lui manquait un bras ? C'était sans doute la plus grande peur de la jeune femme depuis bien longtemps maintenant. Elle ne voulait pas devenir inutile, que quelqu'un la considère comme un simple objet sans aucune valeur, ou encore pire une poupée cassée qui est jeté sans aucun remord parmi les ordures. Elle voulait avoir de la valeur aux yeux du monde, aux yeux d'une personne. Se sentir importante pour quelqu'un était la plus belle sensation possible et c'est sans doute pour cela que la jeune femme cherche toujours à atteindre la perfection.

La perfection. Un mot que Shinku avait dans la tête à chaque instant. Il fallait qu'elle montre qu'elle savait se débrouiller toute seule, montrer qu'elle était en quelque sorte la meilleure pour pouvoir exister aux yeux de ses proches. Ses cheveux d'un blond resplendissant toujours bien coiffés, ses vêtements toujours bien propres sans un seul plissement, la tête haute, c'était surtout dans sa manière d'être, de se comporter que Queen dégageait ce sentiment de perfection chez les autres, qui parfois pouvait être interpréter un petit peu comme une fille qui se croit supérieur par rapport à tout le monde. Une fille un peu pimbêche qui ne pense qu'à elle et qui prend sans cesse les autres de hauts. Ils n'avaient pas forcément tord sur certain point mais Queen était d'abord une personne qui aime faire attention à autrui, aux personnes qui l'entoure. Voilà pourquoi elle ne voulait en aucun cas jouer le jeu d'Alice dans les règles qui lui avait été dicté. Parce qu'elle ne voulait pas faire de mal autour d'elle et surtout pas aux autres Rozen Maiden qu'elle considérait comme ces véritables sœurs. Elles étaient toutes liées que se soit aussi bien par le destin qui leur avait été réservé que par cette marque, cette signature qu'elles avaient toutes au niveau de la cuisse faite par leur créateur. Une marque que Queen gardait encore maintenant bien qu'elle soit devenue une véritable personne avec un corps humain : Rozen Maiden numéro cinq. Elle ne savait pas si ses sœurs l'avaient elles même garder mais c'était une chose qui la rendait en quelque sorte de plus en plus triste lorsqu'elle pouvait l’apercevoir. Elle avait tant voulu rendre son père fière d'elle ! Lui montrer qu'elle était digne de devenir la Alice qu'il voulait temps depuis toutes ses années désormais, et voilà maintenant qu'il ne voulait même plus la revoir. Elle n'avait fait que le décevoir, que l'enfoncer encore plus profond dans sa peine comme si cela pouvait être possible. Elle l'avait blessé et depuis pas un jour ne passait sans qu'elle ne se sente coupable de lui avoir tout dévoiler. Elle aurait du simplement venir lui dire que le jeu n'avait pas pu se terminer puisque la malédiction les avait interrompu, bien que cela l'aurait obligé à lui mentir. A lui, son créateur, cette personne qu'elle considérait comme son père, qui lui avait donné la vie. Elle devrait pourtant tout lui dévouer, lui obéir, exaucer son vœux comme pour le remercier tout ce qu'il avait pu faire pour elle. Mais c'était bien trop lui demander, c'était passé outre ses propres règles, ses propres valeurs qui étaient de prendre soins de sa famille. Elle ne pouvait tout simplement pas tuer, venir arracher cette Roza Mystica aux personnes qu'elle aimait sans ressentir un seul remord à cet acte. Elle les aimait tout simplement, même Suiginto, bien que sa fierté ne pourrait jamais le lui faire avouer ainsi, aussi facilement.

Pourtant, l'ancienne poupée était très certainement la seule à penser dans cette optique. Elle avait réussis à s'opposer au désir de leur père, une des chose qu'elle avait redouté le plus et elle avait en quelque sorte bien fait en voyant ce que cela avait donné. Malheureusement Shinku était persuadé que peu des autres Rozen Maiden serait de son côté. Suiginto ferait absolument tout pour pouvoir retrouver père et montrer que malgré ses cicatrices qu'elle avait dans le dos, elle était digne de devenir Alice. Kanaria était une vraie tête de mule, cachant derrière une sorte de courage, la peur qu'elle pouvait ressentir à chaque moment. Soseiseki essayait de ne pas faire intervenir les sentiments dans cette bataille que l'on pourrait qualifier de cruelle et sanglante. Suiseiseki et Hina-Ichigo seront de son côté, cela Queen en était persuadé, n'ayant aucun doute la dessus. Et puis il restait la dernière, cette poupée qui avait parut aux yeux de Shinku un simple mythe. De simple parole que le magicien Laplace avait dit pour leur mettre le doute dans leur tête alors que Rozen lui avait confirmé qu'elle existait réellement. Kirakishou … Elle ne savait pas quoi penser de cette dernière création que se soit bien au niveau de son physique que de son caractère. Des questions en bouclent n'arrêtaient pas de passer dans son cerveau. Devait-elle se méfier ? Très certainement, elle devrait rester sur ses gardes, elle ne devait pas amenuiser ce qui pourrait l'attendre lors de sa rencontre. Elle s'imaginait le pire pour éviter d'être surprise le jour même. Mais pour l'instant, ce qui lui posait problèmes depuis plusieurs jours ce n'était pas le jeune d'Alice mais bien cette boutique qui se trouvait en face d'elle une nouvelle fois. De plus en plus mystérieuse aux yeux de la videuse, elle avait pu apercevoir la gérante de la boutique à travers la vitrine. Elles s'étaient simplement regarder dans les yeux pendant quelques secondes à chaque fois avant que Queen ne décide finalement de partir de nouveau. Pourquoi n'osait-elle pas franchir la porte d'entrée ? Même elle, elle ne le savait point. Il y avait pourtant bien pire en ce moment dans sa vie que de rentrée dans cette boutique qui la rendait encore plus curieuse de jour en jour. Alors prenant son courage à deux mains, elle fini par pousser cette poignet, faisant retentir le petit carillon qui annonça sa présence. Elle fut presque surprise de découvrir l'intérieur de ce bâtiment, beaucoup plus chaleureux qu'elle n'avait pu ce l'imaginer. Mais son cœur continuait de battre la chamade dans sa poitrine. Voir toute ces poupées d'un seule coup lui rappelait temps de souvenir. Elle avait comme l'impression de se voir à leur place, entreposer sur ses tables.

« Bonjours … Il y a quelqu'un ? »

Elle n'avait encore vu personne dans les environs, aucun bruit qui pouvait dire qu'une personne était présente dans cet endroit. Elle appréhender un peu de rencontrer enfin le jeune femme qui tenait ses lieux. Ne sachant pas trop encore ce qui pourrait bien se passer à l'avenir maintenant. Elle avançait doucement vers les tables avant de prendre une poupée entre les mains. Elle passait son pouce sur la joue de la poupée en poussant un petit soupir et automatiquement un sourire se forma sur son visage. Elle avait comme l'impression de ressentir l'âme de la poupée, de ressentir son histoire. Elle la portait minutieusement pour ne pas la faire tomber, pour ne pas l’abîmer, regardant comment elle avait été fabriqué. Entendant du bruit, elle remit la poupée en place rapidement et mis les mains derrière son dos, comme une enfant qui avait été prise en faute. Ne sachant pas si elle avait le droit ou non de toucher aux pantins.

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Will you hold me tight and not let go ?
Symphony ... ⊹ And now your song is on repeat and I’m dancin' on to your heartbeat. And when you’re gone, I feel incomplete. So if you want the truth.


Dernière édition par Queen A. Crimson le Jeu 17 Nov - 10:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart   Dim 9 Oct - 15:36



Everybody loves to tell me I was born an old sou

Dans cette maison où j'ai grandi un lit douillet espoirs sans vie il n'en reste que des souvenirs sont-ils capable de les ressentir je connais cette maison par coeur et trois oiseaux volent sur mon coeur je pose ma tête dans l'obscurité comme tant de nuits dans le passé dans ce lit où je me repose je suis sans abri



« One, two, three, one two three, drink, one, two, three, one, two, three, drink... »

Coraline chantonnait avec une jovialité sincère, sa voix cassée et peu fiable en matière de chant camouflée par la voix intense de Sia qui retentissait en arrière plan. Elle était en train de travailler sur les nombreuses réparations qu'elle avait accidentellement causés suite à un incident peu commun à la garderie ; mais elle s'efforçait de ne pas trop y penser, concentrée sur les jambes meurtries d'une petite marionnette qui avait payé le prix fort de sa bêtise. Heureusement pour elle, ses quelques années sous la tutelle d'un maître restaurateur lui prodiguait les bons gestes à avoir quand il s'agissait de travailler les matières, et de ce fait, elle avait déjà retaillé dans du bois neuf les morceaux qui allaient venir compléter le corps de ce petit être inanimé. C'était un travail éreintant mais qu'elle accomplissait toujours avec une bonne foi palpable, et sa bonne humeur aurait pu faire pâlir d'envie n'importe quel optimiste de la planète.

La porte de l'atelier où elle se trouvait était fermée, bien que la boutique était techniquement ouverte ; mais Coraline avait depuis longtemps installé une sonnette sur la porte qui lui permettait d'entendre au cas où quelqu'un entrait admirer son travail -bien qu'avec le volume sonore de sa musique, ça n'était pas garanti qu'elle entende quoi que ce soit. Mais Coraline était comme ça ; elle faisait confiance avant de se méfier, elle croyait en la bonté humaine avant que des traîtres ne viennent noircir le tableau. Tout autour d'elle, un bazar encore plus improbable que dans la boutique s'amoncelait, outils en tous genres, morceaux de poupées prêts à l'emploi, majoritairement du matériel à vrai dire mais aussi un lit de camp au coin de la pièce sous la seule fenêtre existante, une grande malle qu'elle n'ouvrait que rarement, une haute armoire qui prenait plus de place qu'elle l'aurait voulu et une espèce de cuisine montée à la va-vite qui se constituait d'un réchaud, d'une plaque de cuisson portative et d'un micro-onde sur lequel gisait un tas d'ustensiles dans un équilibre incertain. Ça n'était clairement pas du luxe, mais Coraline n'était pas quelqu'un de matérialiste et elle pouvait aisément se passer du confort -après tout, elle avait passé pratiquement toute son existence dans un confort quasi inexistant, alors ça n'était pas maintenant qu'elle allait faire sa difficile. Sa principale source de revenus était les réparations, de la garderie certes mais aussi de tous les particuliers qui avaient besoin de rénover leurs jouets et objets de collection ; la boutique tournait plutôt bien aussi mais le contenu était en quelque sorte si spécialisé que c'était difficile de pouvoir s'offrir une habitation correcte. C'était pour cette raison que son existence entière était contenue dans la pièce carrée de l'arrière-boutique, au même endroit que son atelier de travail. Avait-elle peur ? Non, car même si ça n'était pas la haute sécurité des maisons modernes, il fallait être sacrément agile et souple pour espérer s'introduire dans l'atelier, dont la porte était intelligemment dissimulée derrière une lourde étagère pleine de bric-à-brac. C'était surtout les incendies qui l'inquiétaient, mais ça n'était pas un risque majeur alors elle n'y pensait que très rarement.

Elle leva soudain la tête, cessant de chanter telle une casserole quand elle crut entendre le son d'un carillon ; stoppant tout ce qu'elle était en train de faire, elle baissa le volume de la musique au minimum en laissant son esprit vagabonder pour tenter de percevoir quelque chose qui pouvait trahir la présence de quelqu'un dans la boutique. Avait-elle bien entendu ? Elle n'était pas sûre. S'approchant doucement de la porte dans un mouvement dansant et léger, elle poussa dessus pour l'entrouvrir et passer la tête par l'embrasure en essayant de voir à travers les boîtes qui s'amoncelaient sur l'étagère sur son passage. Mais la vue n'était pas exactement la meilleure, surtout dans l'aspect labyrinthique de la boutique ; entre tous les meubles disposés de manière arbitraire, souvent au milieu du passage, et les poupées qui avaient pris place là où elles le voulaient, son angle de vue n'était pas le plus optimal pour essayer d'y voir quelqu'un. Ça n'était pas qu'elle n'était pas habituée aux visiteurs, même si ça n'était pas la boutique la plus hypé de la ville ça restait un commerce où des clients venaient faire des affaires ; mais depuis quelques incidents qui s'étaient déroulés auparavant, elle avait comme une méfiance sourde dans son estomac. Et si c'était le géant venu finir son travail ? Incertaine, elle recula pour attraper sa batte de baseball, une précaution probablement exagérée mais ne disait-on pas « on n'est jamais trop prudent » ? Puis, d'un mouvement vif et silencieux, elle s'extirpa de la minuscule ouverture pour venir se coller contre l'étagère, observant qui avait osé pénétrer son antre.

Et quand elle aperçut une certaine chevelure blonde familière, le sourire de Coraline vint rejoindre ses oreilles. Plaçant la batte sur son épaule, sans réaliser que ça allait probablement faire peur à la nouvelle venue, elle voulut s'approcher en silence histoire de la taquiner mais s'emcoubla sur un meuble qu'elle avait déplacé il y a peu de temps, provoquant un petit bruit de bois qui grince en se frottant sur le sol. S'immobilisant avec un « o » scotché aux lèvres, elle examina la blonde du regard, qui venait de reposer une des poupées avec une délicatesse inattendue pour lui faire face, avec le visage d'un enfant pris en faute. Coraline nota la douceur avec laquelle la nouvelle venue s'était saisie du pantin de porcelaine, et en déduit qu'elle avait affaire à une connaisseuse, ce qui la ravit encore plus.

« Bonjour ! Eh bien, je me demandais quand vous alliez vous motiver pour entrer dans la boutique depuis le temps que je vous vois flâner devant la vitrine ! »

Coraline lui adressa un sourire rayonnant malgré que cela contrastait avec la présence de sa batte sur son épaule. Elle avait déjà vu la demoiselle qu'elle avait sous les yeux ; plusieurs fois même. Elle semblait avoir repéré la boutique depuis longtemps, mais pour une raison qui échappait encore à la réparatrice, la blonde n'avait encore jamais osé mettre les pieds ici. Coraline avait simplement pensé que l'aspect un peu lugubre des lieux l'avait intimidée, mais elle n'en était que plus ravie de voir que la demoiselle avait enfin pris son courage à deux mains.

« Je peux vous aider ? Si vous voulez acheter une poupée vous avez le choix et vous êtes au bon endroit ! »

La blonde l'intriguait beaucoup ; déjà par le fait qu'elle avait elle-même l'aspect d'une poupée, avec son visage angélique et improbablement lisse, mais aussi par la manière dont elle était vêtue, coiffée, maquillée. Elle était tirée à quatre épingles sans pour autant avoir l'air d'aller à une soirée de gala ; pas la moindre mèche de cheveux ne venait perturber l'ordre général de sa coiffure, et ses vêtements respiraient la propreté comme si elle venait à peine de les sortir de la machine. Et dans une ville comme Storybrooke, n'importe qui pouvait être n'importe quoi, alors cette jeune femme en devenait une curiosité supplémentaire pour Coraline.

« Celle que vous avez pris dans vos bras a l'air de vous apprécier. Voyez-vous, chaque poupée ici possède sa propre personnalité et elles choisissent toutes la place qu'elles veulent sur les places disponibles dans la boutique. Celle qui a les cheveux bruns dans la vitrine par exemple aime beaucoup qu'on la regarde. La marionnette sur l'étagère là-bas a un petit côté arrogant mais ça le rend attachant ; il aime qu'on prenne soin de lui. Alors, dîtes-moi ce que vous recherchez, je suis sûr que je pourrai trouver une poupée à votre convenance. » Coraline tenait particulièrement à expliquer à chaque visiteur le principe même de ce qu'elle croyait : toutes les poupées avaient une âme, une vie, une histoire, et aucune d'entre elle ne voulait finir ses jours dans une armoire de collectionneur, sans personne qui joue avec elle. C'était tout simplement contre-nature. « Je m'appelle Coraline Dagenhart, au passage, ravie de vous rencontrer ! Je ne vous sers pas la main par contre j'ai… un souci épidermique, je ne voudrais pas vous embêter. Mais dîtes-moi, qu'est-ce qui vous a poussé à rentrer cette fois-ci plutôt que toutes les autres ? »

Elle adressa un regard sincère et empli de curiosité à l'adresse de la jeune femme blonde, en l'attente d'une réponse.

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Now the world is only white noise frequencies that I can't understand it's not the same here since he left anyways
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MessageSujet: Re: Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart   Ven 21 Oct - 23:16





Everybody loves to tell me I was born an old sou

F. Coraline Dagenhart

Elle ne voulait en aucun cas venir importuner la dame qui tenait ce lieu qui pouvait paraître très étrange lorsque l'on regarde la vitrine ou tout simplement la face de la boutique.  C'était très étrange et pour certain, cela pouvait même faire peur lorsqu'ils voyaient ses yeux déstabilisant les regarder d'une certaine manière. Mais ce n'était pas cela qui avait empêché à Queen de rentrer dans la boutique, bien au contraire elle trouvait cela plutôt marrant ses yeux qui fixaient les passant dans la rue, ou encore ses poupées qui certaine pouvait faire peur entreposées dans la vitrine. Puisque après tout elle était habituée à tout ce qui était étrange. Il n'y avait qu'à regarder parfois le N-Field de ses sœur et plus particulièrement celle de Suiginto. Ce monde dans les songes qui lui appartenait, qui était fait à son image, cette endroit sombre qui n'avait aucune source de lumière, ou les châteaux et les monuments étaient tombées en ruines, ces poupées cassées à l'imagine de la première Rozen Maiden, dont parfois il manquait une tête ou même encore un bras. Ces poupées qui jonchaient le sol à perte de vue avec des plumes noirs tout autour d'elles ou même dans leur corps de porcelaine. En tant que Shinku, elle avait plusieurs fois pu entrer dans ce monde, cette N-Field en ce demandant si ces mondes existaient encore à Storybrooke ou non. En tout cas, le monde de Suiginto était bien plus lugubre que la façade de cette boutique quand elle venait regarder de plus près, tout n'était du point de vue que de l'ancienne poupée mais c'était tout cet aspect de poupées qui l'avait très certainement bloquée. Étant elle aussi une ancienne poupée, elle ne savait pas comment réagir, se comporter face à tant d'être fait de porcelaine et surtout après la conversation qu'elle avait eu avec ce qu'elle pourrait appeler de ''père''. Toute cette histoire du jeu d'Alice venait lui prendre la tête au plus haut point. Elle pourrait même s'en arracher les cheveux si elle ne voulait pas tout le temps gardait cet aspect de poupée, ou plutôt de jeune femme parfaite avec son teint claire, avec aucun cheveux qui ne dépassait de sa coiffure, ses vêtements toujours propre et tout le temps repasser pour éviter qu'il n'y ai de replis, ou de froissement. Elle voulait gardé le fait que les personnes la voyaient comme une poupée parfaite physiquement, avec de bonnes manières, parce qu'au fond c'est ce qu'elle a toujours été depuis sa naissance au plutôt sa création. Elle a toujours essayé de faire du mieux qu'elle pouvait, de la meilleure manière. Donnant à son père, une fille mignonne et pleine de grâce qui voulait aider les gens autours, parlant d'une manière distinguée et très soutenue avant de faire la plus grosse erreurs de sa vie. Elle ne se rappelait même plus exactement ce qu'elle avait pu dire pour mettre son père en état de colère jusqu'au point qu'il ne veux plus d'elle, la mettant tout simplement avec ses autres sœurs.  

La blonde n'avait pas su si elle avait le droit ou non de prendre ses poupées dans ses mains. Des poupées si fragiles et si précieuses qui pourraient se casser, si le manipulateur venait à faire un geste trop brusque. Queen savait, de par son passé de poupée mais aussi de par la délicatesse qu'elle avait constamment, qu'il fallait y aller doucement pour ne pas venir perturber la poupée en elle même. Chacune d'elles avaient une sorte d'âme, de caractère bien précis bien qu'elles ne puissent l'exprimer correctement puisqu'il leur était impossible de parler et de bouger. Pas comme elle, à l'époque qui faisait partie des Rozen Maiden. Certainement qu'elles étaient très uniques, chacune très différente de l'autre mais surtout parce qu'elles étaient les seule poupées a avoir pu s'exprimer comme bon leur semblaient. Tout cela grâce à une seule pierre précieuse ou plutôt un morceau de cœur que Rozen leur avait implanter dans leur poitrine. Cette Roza Mystica, comme était-elle plus couramment appeler entres les sept soeurs. C'était cela qui leur avait donner à chacune un caractère spécifique, un caractère qui venait directement de leur père. C'est pour cela que Queen pensait, qu'ils lui restaient seulement la haine au fond de son cœur. Il avait partagé le reste de sa personnalité entre toutes les poupées. Suiginto avait l'amour, tout cet amour qu'elle pouvait portée à son père lui permettait même de ne pas avoir de médium pour combattre. Kanaria avait son courage a tout épreuve bien qu'elle est parfois peur, elle n'abandonnait jamais un combat ou ce qu'elle avait prévu. Souseiseki son côté assez protecteur certainement quand à Suiseiseki se côté posé et réfléchis qu'elle avait en permanence. Hina celui très enfantin qui trouve un rien pour pouvoir s'amuser et rigoler. Et Kira ... Queen ne savait pas. Elle ne la connaissait absolument pas et ne l'avait toujours pas vu. Elle ne savait même pas ce qu'elle même tenait de lui. Le fait qu'elle n'abandonne pas aussi facilement ? Qu'une fois qu'elle une idée bien en tête il est difficile de lui enlever ? Très probablement mais elle était loin d'être sûre. Avec ce qui c'était passer quelques temps avant, Shinku avait le sentiment de s'être éloignée considérablement de lui. Elle me savait perdue et jamais elle ne pourrait retrouver ses bonnes grasses à moins de se battre et de devenir Alice une fois pour toute. Le seule lien qu'elle avait avec lui et qu'elle aurait jusqu'à la fin de sa vie était cette Roza Mystica qu'elle avait dans la poitrine et qui lui avait donné cette âme et ce corps qu'il avait lui même imaginé et créer de toute pièce. C'était à la fois beaucoup et pas assez pour la jeune femme.

Elle regarda cette ombre s'approcher d'elle avant de reculer de quelques pas en voyant la batte posée sur l'épaule de la jeune femme. Avait-elle fait quelque chose de mal ? Le lieu n'était normalement pas ouvert, il était vraie qu'elle n'avait pas regarder comme elle le faisait d'habitude, le petit panneau que l'on pouvait mettre sur les portes. Si la boutique était fermée aujourd'hui, elle sortirais directement s'en broncher une seule seconde. Mais dans un sens les paroles de la jeune femme en face d'elle venait quelque peu la rassurer sur le fait qu'elle était la bienvenue dans ses lieux. Elle baissa tout de même un petit peu la tête, ses joues virant quelque peu dans un rose pale alors qu'un petit sourire venait s'étirer sur son visage. Il n'y avait pas de quoi forcément être honteuse de ne pas être entrée plus tôt, mais c'était se que ressentait la poupée en ce moment même. Elle ne répondit pas pour le coup, sans vouloir être mal honnête avec son vis à vis bien au contraire, tout simplement qu'elle ne savait pas quoi lui répondre. La politesse était tout pour Queen comme le respect. Elle ne supportait pas lorsque quelqu'un pouvait venir manquer de respect envers une autre personne devant ses propres yeux. Elle pourrait très facilement les remettre en place, mais elle ne fit rien car elle savait que ce n'était pas en employant la force directement que l'on pouvait obtenir quelque chose d'une personne. Il fallait savoir jouer sur les mots, les mettre ensemble comme on pourrait mettre des notes l'une à côté de l'autre pour donner une douce mélodie à la fin. Alors elle laissait la jeune femme continuer de parler tout en l'écoutant attentivement. Voulait-t-elle acheter une poupée ? Non. En tout cas très certainement pas maintenant … Dès qu'elle pouvait en voir une quelque pars, que se soit dans la vitrine d'un magasin ou même dans les bras d'une petite fille qui passait par là dans la rue, cela venait l'émouvoir bien qu'elle ne le montre pratiquement jamais. Elle connaissait si bien le sujet, elle avait été elle même une poupée avec laquelle on pouvait jouer normalement. Une poupée dont il fallait prendre soins, donner à manger et coiffée tous les jours. Lui parler à chaque fois et non une simple poupée de décoration que l'on laisse dans un placard et qui prend la poussières un peu plus à chaque fois. Peut-être qu'une jour elle prendrait une de ses poupées pour pouvoir le donner en quelque sorte un foyer et prendre soins d'elle mais à l'heure d'aujourd'hui elle en était encore tout bonnement incapable. Elle ne saurait même pas laquelle choisir tellement il y en avait qui ne demandait qu'un endroit où elles seront chérie. Elles étaient toutes si magnifique d'une manière ou d'une autre que s'en était presque incroyable. La jeune femme avait l'impression d'être dans un vraie musée d’œuvre d'art dont les œuvres pouvaient valoir des millions voir même des milliers de dollars.

« Je suis parfaitement d'accord avec vous ... »


C'est six mots étaient sortie tout seule de sa bouche tellement elle pouvait être en accord avec le jeune femme en face d'elle. Ce qui l'intriguait bien plus à son sujet, peut de personne pouvait avoir une vision pareille pour ses jouets comme la plus par des humains pouvaient les appeler. Peux eux c'était simplement des joués avec qui on joue et qui fini à la poubelle une fois qu'ils sont trop vieux et abîmé ou tout simplement lorsqu'ils leur manque un bras. Queen ne comprenait pas comment il pouvait parfois être aussi sans cœur. Un pantin, un poupée ou une marionnette, c'était presque comme des personnes réelles aux yeux de la jeune femme, et elle était plus que ravie de voir bien évidemment que la brune avait apparemment cette même vision, ce qui était dans un sens normale si elle travaillait avec eux tous les jours. Elle retourna son regard de nouveau vers la poupée qu'elle avait pu prendre quelques minutes plutôt tout en écoutant les dire de la gérante de la boutique. Elle repris cette même poupée délicatement dans ces mains venant prendre son corps d'une main et la tête de l'autre, comme lorsque l'on pouvait venir tenir un bambin entre ses deux mains. Elle caressait de son pousse la joue de la poupée sentant sa douceur et toute la finesse et la précision que son créateur avait pu faire preuve pour la mettre au point, ressentant encore la sensation sur sa propre peau de la main de son père qui venait lisser la matière la rendant la plus fine possible. Elle fermait les yeux essayant de se remémorer la sensation, la manière qu'il avait employer et sans le vouloir son doux sourire s'étira un peu plus qu'avant. Mes les paroles de Coraline, si Queen avait bien entendue la fit revenir à la réalité un peu brutalement. Elle fixait toujours la poupée entre ses mains sans vraiment se retourner vers la jeune femme. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui dire ? Pourquoi être entrée aujourd'hui et non hier ? Ou même le premier jours où elle avait aperçu la boutique ? Même la videuse ne savait pas du tout pourquoi aujourd'hui plus qu'un autre jour. Peut-être parce qu'elle n'avait pas été prête à affronter un univers qui lui ressemblait autant maintenant ? Peut-être, c'était très certainement l'une des raisons qui l'avait poussée à partir au lieu de pousser la porte d'entrée. Alors gardant la poupée entre les mains elle se retourna de nouveau vers la jeune femme arquant un peu le sourcil tout en essayant de trouver une réponse à peut près cohérente. En tout cas elle n'allait pas essayer de se trouver une excuse bidon, elle avait absolument horreur du mensonge.

« A vraie dire, je ne sais pas … Vous savez j'ai toujours vécu au près des poupées bien plus que vous ne pourrez vous l'imaginez, mais tous n'était pas forcément rose. Alors peut-être que je n'étais pas encore prête à affronter un monde si près du mien. Avant aujourd'hui en tout cas ! »


Elle lui fit un grand sourire, qui se voulait gentil et très doux. Elle replaçais la poupée une seconde fois à sa place avec une plus grande délicatesse qu'avant, avant de remettre quelques mèches de cheveux derrières ses oreilles. C'était peut-être un peu bête, mais il fallait que rien ne dépasser. Même si sa vie était en dessus dessous en ce moment, il fallait bien qu'elle trouve autre chose qui soit absolument bien ranger, bien carré et en quelque sorte elle avait trouvé que son apparence. Au moins cela ne venait pas forcément déranger n’importe qui d'autre, cela la concernait elle et seulement elle. Il y avait au moins une sur laquelle, elle pouvais avoir le contrôle le plus total, sans que cela ne vienne lui déplaire. Elle avait toujours été cette poupée un peu trop parfaite sur les bords, après tout c'était dans son caractère et personne ne pourrait venir lui le changer. Il lui arrivait bien évidemment quelque fois de se laisser aller, en se mettant en jogging et sans maquillage, les cheveux simplement attaché en queue de cheval ou en un chignon fait à la vas vite. Mais seulement lorsqu'elle pouvait se trouver toute seule ou devant seulement quelques personne. Comme sa nourrice ou encore même Lieserl maintenant qu'elle était venue habiter chez elle. Mais le reste du temps il fallait absolument qu'elle soit ni-quel, pourtant elle se fichait éperdument des regards que les autre pouvaient lui porter, c'était vraiment une question personnelle.

« Oh et je m'appelle Queen Crimson ! Je connais que très peu de personne qui on l'a même vision que moi sur ses poupées, comme quoi elles possèdent elles aussi une âme, une vie et une histoire. Pour moi, elles sont toutes si spécialesmais  à leur manière. Vous êtes réparatrice de poupées c'est cela ? »

Queen ne savait pas exactement qu'elle était le métier de la jeune femme et cela l'intriguait énormément. Le réparatrice de poupées étaient des personne dont Queen respectait absolument, c'était tout simplement l'un des plus beau métiers qui pouvait exister au monde avec ceux qui fabriquaient eux même les poupées. Elle aurait beaucoup aimer avoir une personne réparatrice de poupée à côté d'elle si jamais elle venait à se blesser. Mais pratiquement seule Rozen pouvait réparer ses propres poupées. Seule son créateur pouvait le faire et malheureusement pour elle, il ne voulait plus, désormais, la revoir à moins qu'elle devienne définitivement cette petite fille, cette Alice qu'il cherchait tant depuis des années. Mais cela lui était tout bonnement impossible. Elle ne pouvait aller à l'encontre de ses propres principes qui étaient de prendre soins de sa famille et non de venir les tuer chacune leur tour, leur volant ce qui était l'équivalent de leur cœur. Elle était peut-être la seule à vraiment les considérer ainsi, mais Queen disait réellement que les autres Rozen Maiden étaient ses sœurs, qu'elles étaient la seule famille qu'elle avait réellement.

« J'étais une poupée moi aussi avant le sortilège … »

Elle ne savait pas pourquoi, elle avait sortie cela aussi facilement. Elle évitait tout ce qui pouvait avoir un rapport avec son passé lorsqu''elle venait à se retrouver en présence d'inconnue. Mais, c'était étrange, elle avait l'impression qu'elle pouvait avoir une certaine confiance en Coraline. Elle avait cette facilité à lui parler alors qu'elle était une simple inconnue …

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Will you hold me tight and not let go ?
Symphony ... ⊹ And now your song is on repeat and I’m dancin' on to your heartbeat. And when you’re gone, I feel incomplete. So if you want the truth.


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MessageSujet: Re: Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart   Sam 5 Nov - 15:16



Everybody loves to tell me I was born an old sou

Dans cette maison où j'ai grandi un lit douillet espoirs sans vie il n'en reste que des souvenirs sont-ils capable de les ressentir je connais cette maison par coeur et trois oiseaux volent sur mon coeur je pose ma tête dans l'obscurité comme tant de nuits dans le passé dans ce lit où je me repose je suis sans abri



Poupée fragile, poupée précieuse ; Coraline était émerveillée par la ressemblance frappante que la jeune femme pouvait avoir avec ces petits êtres sans vie et pourtant non-dénuée d'âme, avec son teint de porcelaine et son aspect si soigné que Coraline se surprit à corriger la trajectoire d'une de ses mèches de cheveux. Enfin, sans s'en rendre compte elle n'avait rien à envier à la jeune femme blonde en ce qui concernait le fait de ressembler à une fabrication artificielle, avec ses cheveux parfaitement lisse et à la frange coupée si droite qu'on avait presque l'impression que c'était une perruque parfaitement ajustée, son visage rond et ses yeux si claires qu'on aurait pu les confondre avec des yeux de verre. Tout compte fait, peut-être que les deux jeunes femmes avaient bien plus en commun qu'on pouvait le croire au premier abord ; et à vrai dire, c'était parfaitement le cas, comme elles allaient pouvoir le découvrir.

Elle eut cependant comme un sourire crispé lorsque Queen laissa échapper qu'elle était d'accord avec sa vision des choses, avec sa perception des poupées ; comme un air de déjà vu, quelque chose de trop frais encore dans son esprit pour l'ignorer. En si peu de temps, deux personnes totalement opposées qui adhéraient à sa vision de ce qu'était une marionnette. Et la première des deux s'étaient révélée être un sacré taré. Est-ce que c'était une constante, chez les connaisseurs ? D'être de parfaits psychopathes ? Parce que d'une certaine manière, dans le cas de Coraline, c'était bien le cas. Oh, certes, elle était le parfait exemple de l'adulte qui a conservé ses yeux d'enfants, qui envisage le monde à travers un prisme d'innocence avant tout ; mais elle ne faisait pas parti des « gentils », et elle le savait. Comment le pouvait-elle après tout cela ? Après avoir été poursuivie toute son existence sans la moindre seconde pour se reposer, pour finir avec son âme enfermée dans le corps mécanique d'une marionnette ? Et elle avait tué ; et elle l'avait fait avec un plaisir malsain. En toute conscience, contrairement à ses compagnons d'alors. Elle avait poursuivi ces gardiens de nuit, les avait piégé dans une cage jusqu'à ce qu'ils supplient de ne pas être tués, la terreur dans leur regard et des larmes sur les joues. Enfin, elle n'avait pas tant tué que cela ; non, c'était encore plus palpitant, elle chassait pour laisser les autres assouvir leurs envies de meurtre. Par sadisme pur mais aussi par indulgence ; elle se rassurait en ce disant qu'ils en avaient besoin, que c'était une nécessité de survie, et sacrifiait son propre désir de vengeance en faveur du leur. Un mélange harmonieux sûrement entre le mal et l'empathie. Alors, est-ce que tous les connaisseurs étaient des psychopathes sans nom ? L'Autre Mère, Coraline la Marionnette, Niels le marionnettiste, et maintenant, Queen la poupée parfaite ; c'était une suite parfaitement logique aux yeux de la demoiselle aux cheveux noirs. Après tout, quand on avait l'habitude d'évoluer au milieu d'êtres dénués de vie, ne devenons-nous pas nous même des êtres déshumanisés, hantés par le désir d'atteindre la perfection de ces pantins ?

« Oh vous avez toujours vécu avec des poupées ? Mais je veux tout savoir ! Enfin, je vous avoue que je n'ai pas moi-même été une passionnée toute ma vie, voyez-vous ; ça date de la malédiction, le fait que je les répare. J'ai toujours adoré bricoler mais c'est un homme cher à mon coeur qui m'a initiée à la réparation. C'est lui qui m'a initiée à la véritable histoire d'une poupée, à tout ce qui existe en elle sans même qu'elle ait besoin de bouger… Et peut-être qu'au fond j'étais bien placée pour comprendre cet univers, j'avais l'esprit ouvert pour ce genre de chose de part mon… vécu. »

Sa voix s'était faîte plus douce à mesure qu'elle parlait, observant le coin de la pièce comme si elle se retrouvait plongée dans ses souvenirs bien qu'elle secoua la tête pour chasser ses pensées, consciente qu'il fallait vraiment qu'elle arrête de déballer sa vie aussi facilement avec n'importe qui. Pas que cela la dérange particulièrement ; mais parfois, dire aux gens que l'on vient de rencontrer « il se trouve que quelqu'un a enfermé mon âme dans une marionnette dans le monde des contes dans le but de me garder près d'elle et que du coup elle m'offrait en pâture des gardiens de nuit innocent pour que je les tues dans le but que j'évite de la tuer elle », c'était pas exactement la meilleure manière de se faire des copains. Ça avait marché avec Jack d'une certaine manière, mais pour des raisons très particulières, et encore, elle ne lui avait pas tout révélé de sa nature d'autrefois. Très peu de gens connaissaient sa véritable histoire, et cette liste se limitait pratiquement qu'à ceux qui l'avaient vécu avec elle, les autres animatronics, Bonnie, Freddy, Golden Freddy, Foxy et Chica. Elle eut une pensée triste à l'égard de ses frères et sœurs, encore ignorante de leur destin après que Coraline ait tué leur mère adoptive dans leurs faux souvenirs et qu'ils se soient tous fait placer dans des familles adoptives, loin d'elle, loin de sa protection. Est-ce qu'ils lui en voulaient ? Probablement.

Ses yeux devinrent ronds en entendant la nouvelle, au point que Coraline en lâcha sa batte, qui tomba sur le sol dans un bruit sourd ; et en un éclair, elle s'était retrouvée très près de Queen, se retenant de justesse de lui attraper les mains en se souvenant que cela risquait de la blesser si Itward était en forme, les yeux plein d'étoiles et un air fasciné sur le visage. « Vous étiez une… poupée ? » Et d'un seul coup, tous les soupçons de Coraline dans l'idée que Queen puisse être une psychopathe s'envolèrent, car tout devenait soudainement logique. Si elle était elle-même une poupée, bien sûr qu'elle pouvait comprendre que les poupées n'étaient pas que des jouets jetables au bon vouloir des propriétaires ! Voilà qui était une nouvelle formidable ! Un grand sourire sur les lèvres, Coraline fit un tour sur elle-même comme si elle dansait, bien qu'elle se prit le coin d'un de ses meubles mal placé dans la hanche, lui arrachant un petit cri de surprise, bien qu'elle ne ressentit rien en sentant sa peau prendre la consistance du bois, lui évitant de se faire mal au passage. « Pardon ! Je parais un peu enthousiaste mais… Oh ! Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre quelqu'un qui était une poupée dans le monde des contes, et quand on est réparateur et qu'on baigne dans ce domaine, c'est une si bonne nouvelle ! » Son cerveau se mit -enfin ?- en marche, tandis qu'une réflexion lui atteint l'esprit quant au passé de Queen. Mais… Si elle était une poupée, cela voulait dire qu'elle était dotée de conscience autrefois, une conscience de poupée… Une âme ? Une âme. Avait-elle vécu la même chose ? Elle observa un instant Queen plus en détail, mais secoua la tête ; elle ne pouvait pas être un des animatronics, elle était trop parfaite, trop lisse pour être la version adulte de Charlie, la petite dernière et seule blondinette de la famille. Alors, une autre ? D'un autre monde ? Son coeur rata un battement tandis qu'un sentiment d'étouffement vint hanter ses poumons. Combien d'enfants est-ce que l'Autre Mère avait tué ? Avait arrachés à leurs familles pour satisfaire ses propres désirs tordus d'être mère alors qu'elle était incapable d'aimer ? Posant une main sur son front, elle ignora le mal de tête qui était sur le point de l'envahir. Du calme. Si ça se trouve, elle n'était pas une enfant enfermée dans une poupée ; avec un physique comme le sien, elle était une poupée, et cet aspect s'était retrouvé dans son corps humain. C'était bien ça ? Prenant appui sur le comptoir de la boutique, elle posa un doigt sur ses lèvres, songeuses. « Je suis vraiment désolée de vous demander ça de but en blanc alors qu'on en se connaît pas vraiment mais… Quel genre de poupée ? Je veux dire… Vous avez toujours été une poupée ou vous étiez autre chose… avant ? » Elle réalisa que sa question était incroyablement indiscrète, mais d'un autre côté, elle avait besoin de se rassurer, de savoir que la liste des victimes de l'Autre Mère n'était pas plus longue encore qu'elle ne l'était déjà. Levant les mains en voyant l'air troublé de la jeune femme, elle baissa la tête en signe de capitulation. « Non, ne me dîtes rien, désolée de vous avoir posé la question. Et merci… ça fait plaisir de voir que vous me faîtes confiance alors qu'on se connaît si peu. » Elle eut une idée, et son grand sourire revint éclairer son visage. « En échange, je vais vous faire une confidence… Avant la malédiction, j'ai été une marionnette pendant une partie de ma vie. C'est une longue histoire et je ne peux pas tout vous dire, mais… Comme ça, on a chacun une confidence, on est quitte ! »

Coraline était ravie de pouvoir rassurer la demoiselle de cette manière ; elle ne savait pas si c'était une de ces « fausses bonnes idées » dont elle avait le secret, mais au final, tant pis. Sa vie n'était pas un secret, elle n'en avait pas honte ; elle ne se donnait aucune limite en dehors peut-être du fait qu'elle avait versé le sang, mais pour elle ça n'était pas si dramatique d'une certaine manière puisque sa vie entière était hantée par ce liquide carmin, dans cette réalité comme dans toutes les autres. Combien y en avait-il, d'ailleurs ? Coraline ne pouvait accéder qu'à l'Ultraréalité ; mais Itward lui avait plusieurs fois fait comprendre qu'il y en avait d'autres, et puis, sa rencontre avec une certaine mariée fantôme le lui avait confirmé lorsque cette dernière lui avait expliqué de long en large qu'elle venait d'un monde où se rendaient les morts, et où, contrairement au sien où tout était rouge et noir, tout était bleu et blanc -du moins, c'était comme ça que la petite Fran de l'époque de la rencontre l'avait imaginé. Alors, combien d'autres dimensions ? Coraline savait qu'il existait un nombre incalculables de mondes différents, simplement par le fait de savoir qu'elle venait d'un endroit qui s'appelait le « monde des contes », et qu'en ce temps-là, elle avait l'incroyable malchance de tomber quelque part pour arriver dans un lieu totalement autre de son lieu de départ. Mais qu'en était-il des couches de réalité ? La jeune femme ne se sentait pas particulièrement privilégiée d'être en mesure de voir une autre couche que personne d'autre n'était en mesure de voir ; puisque pour elle, cela avait façonné une grande partie de son existence. Elle posa inconsciemment la main sur sa poche en observant Queen tandis que celle-ci tenait entre ses mains délicates la poupée qu'elle avait prise précédemment comme si elle tenait un nourrisson ; sa boîte de Duotine était toujours là. Elle sentit comme un frisson la parcourir, réalisant que cela faisait plusieurs semaines qu'elle n'avait pas pris un seul comprimé, et que les effets d'une sorte de « manque » se faisait ressentir.

Ce n'était pas un manque dans le sens presque « scientifique » du terme, comme les mains qui tremblent ou ce genre de choses dont Victor l'avait avertie en apprenant l'existence de sa « médication ». Non, chez elle c'était même plutôt l'inverse, c'était comme soigner le mal par le mal. Si elle ne les prenait pas durant trop longtemps, les voix se faisaient plus fortes, les crissements plus désagréables à l'oreille, et la réalité perdait de sa netteté au profit d'hallucinations parfois si violentes que Coraline en perdait tous ses moyens. L'Ultraréalité et la réalité réelle floutaient totalement les barrières qui les séparaient et elle pouvait aller jusqu'à faire une crise de démence jusqu'à probablement l'envoyer à l'hôpital -elle avait frôlé cette état une seule fois auparavant et elle n'avait pas la moindre envie de recommencer. Par contre, dans le cas où elle prenait la pilule, elle se rendait dans l'Ultraréalité de manière volontaire, et celle-ci se manifestait de manière complète et presque sans danger ; oh, certes, elle perdait totalement la notion de réalité et voyait des choses qui n'existaient pas aux yeux du commun des mortels, des choses morbides et sanglantes même, mais elle le vivait de manière « sécurisée », sans que cela ne vienne affecter son corps ou son équilibre psychique, bien qu'elle n'était pas « en sécurité », puisque l'Ultraréalité pouvait montrer des choses non-tangibles tout en faisant disparaître des éléments parfaitement tangibles dans la réalité -comme des arbres ou des obstacles, ou même des vraies personnes, au point qu'en se baladant dans l'Ultraréalité, Coraline s'était déjà mangé des arbres, des murs et autres joyeusetés, à tel point qu'elle essayait de toujours se trouver dans un lieu ouvert et désert quand elle prenait ses petites pilules rouges.

Et en parlant de voix, Queen était une attraction à elle toute seule ; il n'y avait rien d'oppressant, mais c'était comme des petits chants chuchotés par des voix enfantines, bien que Coraline se demandait si ça n'était pas simplement les voix des poupées qui vivaient dans sa boutique. En temps normal, elle ne les entendait même plus à force d'être baignée dedans, et ça n'était pas un hasard qu'elle aime mettre la musique à plein volume -histoire de se sentir un peu plus « normale » le temps d'une chanson ou deux. Mais là toutes les poupées de la boutique semblaient enchantées de la présence de Queen, enchantée comme on accueille l'un des siens, à la différence de quand Niels avait pénétré les lieux, car ce jour-là les pantins de la boutique avaient plus adopté une attitude respectueuse et légèrement en retrait comme lorsque le professeur entre dans la salle de classe pour commencer son cours. La différence était nette et n'étonnait plus Coraline maintenant qu'elle connaissait la nature réelle de Queen. À vrai dire, Coraline n'entendait pas distinctement des phrases et des expressions prononcées de manière claire ; c'était un peu plus comme une synesthésie, comme une atmosphère qui évoluait en fonction des courageux qui osaient entrer dans la boutique. À chaque client, c'était différent ; elle se souvenait encore de la fois où un homme austère aux airs de collectionneur avait mis les pieds là, c'était comme si toutes les poupées étaient devenues méprisantes, chassant le malheureux sans même qu'il ne s'en rende compte, plus perturbé peut-être par les paroles étranges que lui avait adressé Coraline en l'accueillant dans son magasin.

« Dîtes-moi, est-ce que vous voulez du thé ? J'imagine que si vous n'êtes pas là pour acheter une poupée, et surtout que vous en êtes une, vous n'êtes pas ici juste pour faire acte de présence et au revoir, alors ! Venez, on peut s'installer sur le fauteuil dans le coin là-bas. Je suis vraiment heureuse de vous rencontrer ! »

D'un signe de la main, elle désigna le fauteuil dans un des coins de la pièce, là où la boutique faisait un contour d'une forme étrange mais parfaite pour caser un fauteuil, une bibliothèque en désordre et un petit meuble serti d'un service à thé impeccable. Puis, observant Queen de ses yeux si claires, elle attendit patiemment une réponse, bien qu'elle se réjouissait de la discussion qui pouvait découler de cette formidable rencontre...

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MessageSujet: Re: Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart   Jeu 17 Nov - 16:09





Everybody loves to tell me I was born an old sou

F. Coraline Dagenhart

Ces mots étaient sorties d'une facilité presque effrayante de la bouche de Queenie, sans que son cerveau ne puisse complètement réagir. Ce n'était pas à n'importe qui qu'elle venait dire ce qu'elle avait pu être avant que le sort noir ne vienne tous les emmener dans ce monde. L'ancienne poupée préférait même, ne le dire à personne du tout quand on voyait tout ce qui pouvait se trouver derrière. Le jeu d'Alice était un jeu tellement dangereux, si cruelle, qu'elle ne voulait pas mettre des innocents dans l'histoire. Tout cela ne concernait qu'elle et ses sœurs, toutes reliées par le destin que l'on avait choisis pour elle. Six d'entre elles devaient mourir pour que la dernière puisse leur prendre toutes les Roza Mystica et ainsi devenir Alice. Cette recherche continuelle que son père avait de trouver la future Alice. Il n'y en aura qu'une et elle vivra pour l'éternité. Alice vivra dans le cœur de Rozen, leur père, une petite fille absolument parfaite dont on rêve … Alice sera la plus belle des fleurs, plus pure que n'importe quel diamant et elle n'aura aucune souillure. Aucune autre petite fille au monde ne sera en mesure de rivaliser avec sa beauté. C'est dans cette quête éternelle de la perfection d'Alice qu'elles, les poupées Rozen Maiden avons été fabriquées. Elles avaient été destinée à ressembler à cette jeune fille parfaite sous toutes les coutures. Tout aurait pu s'arrêter à une seule t unique poupée, personne n'aurait du réellement existé après la première, après Suinginto. C'était elle qui avait été destinée à lui ressembler dès la première fois mais leur père avait tout simplement échoué. Échouer encore et encore aux points d'en avoir pu fabriqué au total sept. Sept poupées qui n'arrivaient même pas à la cheville de la perfection de cette jeune femme dont Rozen avait pu tant de fois leur parler. Shinku pouvait se souvenir, de chaque discours, de chaque phrase et même de chaque mot qu'il avait pu employé pour leur décrire Alice. Elle avait été si attentive à tout ce qu'on avait pu dire par rapport à Alice, se l'imaginant sans cesse, comme la cristal le plus précieux, le plus forte mais aussi le plus fragile qui pouvait exister. Elle avait rêvé tant de fois d'elle,  de la couleur de ses cheveux ou encore des ses yeux, du son de sa voix, de la douceur de sa peau, du caractère qu'elle pouvait avoir ou même les petites mimiques qu'elle posséderait. Tant de version d'Alice qui passait dans sa tête qu'elle avait du mal à se faire une idée fixe de à quoi elle ressemblerait ou avait ressemblé. Tout ce qu'elle pouvait savoir c'est que physiquement, elle était très certainement la seule à lui ressembler presque trait pour trait. Apparemment une simple erreur de son père, à ce qu'il lui avait dit. Il s'était tout simplement aller quand il l'avait fabriqué et n'aurait pas du.

Ces mots que Niels lui avait dit, venaient s'entrechoquer dans son crâne rien quand repensant à la conversation qu'elle avait pu avoir avec lui, lui créant ainsi une douleur qu'elle essayait au maximum de faire partir. Il lui avait dit qu'elle n'était plus digne de devenir Alice puisqu'elle ne voulait plus participer au jeu, puisqu'elle ne voulait plus se battre … Mais vivre n'était-ce pas non plus se battre ? Si. En tout cas c'était exactement ce que penser la blonde. Vivre était déjà un combat  de tous les jours pour tout le monde qui était bien plus dure que tout. Il fallait savoir affronter les aléas de la vie, surmonter les difficultés qu'ils pouvaient se trouver sur les chemins. Elle se battait tous les jours d'un certaine manière, sans doute différemment de ce qu'il aurait voulu mais elle se battait. Elle voulait essayer de devenir Alice, celle qui occupait ses rêves chaque nuit, tout en laissant ses sœurs en vie. La famille était une chose importante pour la videuse, bien plus que tout le reste et malheureusement peut de personne partageait son point de vue à son grand désespoir. Il n'y avait que Hina-Ichigo ou encore Suiseseki, qui refusait sans doute de se battre mais quand autres … Shinku savait qu'elles seront difficile de convaincre, surtout qu'il n'y avait qu'à regarder le caractère de Suiginto pour comprendre parfaitement. Elle était déterminée à devenir Alice malgré les nombreux défauts qu'elle pouvait avoir. Une petite poupée cassée, avec des fissures dans le dos du à ses elle. Elle était loin d'être parfaite et pourtant elle pouvait quand même devenir Alice. Bien que se résonnement n'était pas le même dans le tête de la cinquième création. Non, elle pensait que sa grande sœur ne pouvait pas devenir Alice à cause de ses imperfections qu'elle avait. Elle n'était qu'une poupée cassé, une poupée que personne ne voudrait malgré elle et personne ne pouvait venir la réparer. En tout cas Queen avait écouté parler Coraline sans un moment, toujours le même sourire sur le visage qui se voulait doux et assurée à la fois. Cette jeune femme avait l'air extrêmement gentil bien qu'un peu trop énergique sans doute mais cela ne gênais aucunement Queen. Bien au contraire elle était même un peu amuser de la voir aussi enthousiaste quand au fait qu'elle pouvait bien pu avoir vécu avec des poupées et même entre une. Queenie avait par contre quelque peu sursauter quand elle avait entendue la batte tomber au sol et encore plus quand en un instant, Coraline se trouvait juste devant ses yeux avant de faire un tour sur elle même et de se cogner contre la table.

« Vous allez bien ? » Mais apparemment, la brune ne ressentait pas vraiment la douleur. Elle venait tout de même de se prendre le coin de la table dans la hanche. Cela pouvait faire mal sur l'instant laissant par la suite un beau jolie petit bleu à l'endroit du coup. Son vis à vis n'en avait pourtant que très peu à faire, elle continuait toujours de parler avec tout son enthousiaste. Queen plaça même sa même devant sa bouche pour rigoler un petit peu. Non pour se moquer loin de là cette idée même. Elle avait horreur de se moquer des personnes, et c'était une chose qu'elle se refusait de faire dans un sens. C'était plus par amusement, car elle était contente que son état d'ancienne poupée pouvait autant faire plaisir à une personne qui plus est encore une inconnue pour la jeune femme. « Je vous comprend parfaitement, ne vous inquiétez pas ! » Elle continuait de sourire de toutes ses dents parfaitement blanche. Elle comprenait le point de vue de Coraline. Pour une réparatrice de poupée, voir une ancienne poupée devant soit pouvait être si intéressant et si mystérieux à la fois. Queen pouvait se rappeler la première fois qu'elle s'était réveillé de son long sommeil, quand son père avait pu tourner la clef dans son temps. C'était la première fois qu'elle avait appris à connaître son corps, à marcher correctement avec ses morceaux de porcelaines accrocher les uns aux autres. Elle avait pu s'admirer tant de fois, regardant ses articulations sphériques avec minuties et admiration puisque c'était cela qui lui permettait de se mouvoir, de pouvoir courir comme elle le désirait, de sauter ou encore tout simplement de marcher. Mais le plus important rester le fait que c'était son père qui lui avait donner ce corps, qui lui avait former pour donner une certaine forme et c'est ce qui avait le plus de valeur à ses yeux. Chaque pièce avait été faite par son père et c'était tout ce qu'elle avait peu avoir de lui lorsqu'il les avait toutes abandonner dans un autre monde. Son corps mais aussi ses vêtements et sa jolie petite mallette. Des objets qu'elle gardait précieusement chez elle. Elle en prenait extrêmement soins, venant les nettoyer avec minutie pour ne pas les abîmer, pour ne pas qu'il y est un seule plis ou une seule fissure. C'était très certainement les objets qui avait le plus de valeur à ses yeux puisque son corps de poupée avec disparut pour laisser place à ce corps d'humain parfois bien trop encombrant à son goût.

Après tout elle n'avait pas forcément l'habitude d'être dans un corps humain, et bien qu'il y avait des bons comme des mauvais côté, elle regrettait son côté un peu plus poupées qui faisait que si elle se blessait, on pourrait plus facilement venir la réparer sans laisser une seule cicatrice sur la porcelaine. Alors que maintenant c'était une tout autre histoire, sa blessure sera visible jusqu'à la fin est c'était une chose qu'elle ne supportait pas. Elle se souvenait parfaitement des paroles qu'elle s'était dit. ''De quoi se débarrasse-t-on facilement ? Des jouets cassées ! De quoi a t-on horreur ? De l'imperfection ! De quoi a t-on le plus peur ? D'être l'un des deux …'' Toute sa vie de poupée n'avait été basé que sur ses paroles qu'elle se répétait sans cesse à l’intérieur de sa tête. Tout le monde ne voulait pas d'une poupée qui était cassé ou qui n'était pas parfaite et c'était comme une phobie pour Queenie que de devenir l'un de deux ou même pire les deux en même temps … C'était sa pire peur, que d'être rejetée car elle n'était pas parfaite, que personne ne veule plus d'elle parce qu'elle ne ressemblait pas à ce qu'on espérait, ou parce qu'elle n'étais pas celle qu'on voulait. Mais elle chassa cette idée d'un coup de mains en entendant Coraline parler pour lui demander quel genre de poupée elle était. Une question bien étrange aux yeux de Queen qui la perturba quelque peu … Sa bouche s'ouvrait et se referma plusieurs fois, prise sur le coup elle ne savait pas quoi répondre à la propriétaire de la boutique. Elle ne voulait pas se montrer mal polie face à elle, elle cherchait juste les bon mots pour lui répondre. « Je … A vrai j'ai ... » Mais elle coupa brusquement la parole de la blonde qui restait quelque temps la bouche ouverte, un peu perdu face à la situation qui se déroulait juste devant ses yeux. Devait-elle tout de même lui répondre ou non ? Après tout elle lui avait déjà avouer qu'elle était une poupée, dire qu'elle en avait été une depuis le début ne changera plus rien désormais. Elle n'allait juste pas parler du jeu d'Alice. Dans tous les cas c'était bien trop tôt pour lui en parler … Queen n'en avait même pas parler à Rebekah ou encore Lieserl avec qui pourtant elle était beaucoup plus proche par rapport à le jeune femme qui restait à ses yeux une inconnue avec qui elle voudrait faire connaisse. Elle l'intriguait de plus en plus et la rozen maiden tiqua quand Coraline lui dit être elle aussi une marionnette pendant une partie de sa vie … Alors elles faisaient en quelque sorte partie du même monde, du même univers ? Celui, des pantins, des marionnettes et des poupées, bien qu'elles soient toutes aussi différente l'une de l'autre.

Queenie sourit à la jeune femme, comprenant qu'elle ne voulait pas lui en dire plus et elle respectait cela., levant les mains aux ciels pour lui dire d'une façon muette que effectivement elles étaient en quelque sorte quitte toutes les deux. Confidence pour confidence, comme on pourrait le dire. Queenie fit un petit tour sur elle même, parcourant chaque recoins de la boutique de ses yeux observateurs. Il y avait tant de poupées ici, toutes aussi précieuse les une que les autres et elle avait cette envie de venir prendre soins de chacune d'entre elles. Elles étaient si différentes, physiquement mais aussi par leur histoire, une chose que la jeune femme avait comme l'impression de pouvoir ressentir jusqu'au fond de son cœur. Elle les comprenait et elle avait cette sorte d'empathie pour chacune d'elle. « Vous avez là de très jolies poupées. Vous devez être une très bonne réparatrice ! » Elle avait voulu le préciser, comme si cela était quelque chose de très important à ses yeux et ce n'était pas forcément faux. Shinku appréciait les réparateur de poupées plus que tout, c'était le meilleure travaille que pouvait faire une personne dans la vie que redonner un second souffle à un pantin qui avait encore tant de choses à raconter durant sa longue existence. Ils devaient tous continuer de parler, car le vie ne s'arrêtait pas seulement lorsqu'il leur manquait un bras ou un œil bien au contraire. C'était une cicatrice, une nouvelle histoire à raconter aux autres, quelque chose sur laquelle s'appuyer pour devenir encore plus fort qu'avant, une sorte d'énergie sur laquelle on pourrait venir puiser. Cette pensé la remenait directement à penser à Jun … Se médium si particulier, son médium bien à elle sur qui elle avait puisé de l'énergie aussi afin de pouvoir utiliser ses pouvoirs correctement. Il était son médium et elle était sa poupée … Elle était si heureuse d'être la poupée de ce jeune homme en qui elle avait pu placer toute sa confiance. Un jeune homme pleins d'énergie et si merveilleux bien qu'il ne puisse pas s'en rendre complètement compte. Il avait un don inée pour la couture, une chose que Queenie n'avait encore jamais vue chez une personne autre que son père quand il venait réparer les pans de sa robe qui s'étaient déchirés. Il avait des doigts de fée comme elle aimait lui rappeler sans cesse et tout ce qu'elle voulait pour lui c'était qu'il puisse reprendre confiance en lui et qu'il voit tout le potentielle, toute la puretés qui se trouvaient au fond de son cœur. Elle aimerait tant pouvoir le retrouver dans ce nouveau monde, retrouver une personne qui lui était chère à son cœur, qui venait en quelque sorte complété une partie. Elle voulait retrouver son médium et même si elle n'avait plus besoins de lui à proprement parler pour pouvoir utiliser ses pouvoirs, elle voulait tout de même repasser ce pacte avec lui pour montrer en quelque sorte qu'elle restait sa poupée à lui et lui seule. Qu'elle n'appartenait à personne d'autre ! Il avait pris tellement soins d'elle avant …

Ses pensées s’arrêtèrent nettes, lorsqu'elle entendit le mot thé dans la phrase de Coraline ? Est-ce qu'elle lui proposait vraiment du thé ? Elle attrapa ses mains l'une dans l'autre penchant un petit peu la tête sur le coté alors que son sourire se faisait encore plus présent sur son visage si parfait. Elle n'hésita pas une seconde avant de s'avancer vers les fauteuils que la propriétaire pouvait lui désigner d'un geste de la main. « Oh du thé ! Je ne peux jamais refuser une bonne tasse de thé. Vous savez que les feuilles de thé sont toutes plus délicate qu'il n'y parait. Il faut savoir les préparer avec délicatesses. Certain thé doivent infuser pendant plus longtemps que d'autre dans une eau plus où moins chaude tout dépend du type. Le meilleur thé qu'il puisse exister bien évidement c'est le thé noir mais ne vous inquiétez pas je ne suis pas difficile non plus à ce point, je le prendrais tout simplement naturel sans rien d'autre en plus. Merci beaucoup » Elle fini par s'asseoir sur le fauteuil confortablement. Le dos toujours bien droit, elle replaça quelque mèche de ses cheveux parfaitement à leur place avant de croiser les jambes et de mettre ses mains sur ces genoux. Toujours se tenir de manière polie. Est-ce qu'elle en faisait trop parfois ? Sans doute, il y avait de très forte chance mais c'était ainsi qu'elle était et qu'elle resterait. Une jeune femme, toujours avec de bonnes manières peut importe la situation dans laquelle elle se trouverait. Essayant toujours de se montrer d'un calme à toute épreuve. Elle n'était pas du genre à s'énerver dès que quelque chose venait la contre dire, elle disait absolument rien, mettant l'autre dans un mal aise perturbant jusqu'à qu'il finisse pas être d'accord avec elle. Elle n'avait pas forcément besoins de parler pour pouvoir faire passer ce qu'elle voulait bien au contraire. Elle regarda la jeune femme se diriger pour aller faire du thé, regardant sans forcément le vouloir avec minuties les gestes qu'elle pouvait faire. « Non effectivement, je ne suis pas là pour acheter une poupée ou autre mais plus pour les observer … Votre boutique m'avait tapé dans l’œil, il y a bien longtemps et je suis heureuse d'y être enfin rentrer et de pouvoir faire votre connaissance aussi. » Vraiment heureuse de pouvoir faire la connaissance de cette femme qu'elle avait pu observer de temps en temps à travers la vitrine transparente. Cette jeune femme qui l'intriguait plus autre chose maintenant qu'elle se trouvait juste devant elle. Elle continuait de l'observer d'un œil attentive avant de voir qu'elle allait mettre de l'eau trop chaude sur les feuilles de thé qui demander de la délicatesse. « Attendez ! Je vais vous montrer comment il faut faire, l'eau est bien trop chaude … »  Elle se leva du fauteuil pour rejoindre la jeune et lui pris délicatement la bouilloire des mains pour ainsi essayer de refroidir l'eau. Elle fit comme chez elle, sans vraiment aucune gêne à avoir pu interrompre Coraline dans sa démarche, même dans un sens plutôt heureuse que de pouvoir apprendre à une personne l'importance de pouvoir faire un bon thé. Elle continua ses faits et gestes sans un mots avant de venir délicatement vers l'eau dans les deux tasses préparer avec soin et de tendre l'une d'elle à Coraline avec un petit sourire sur le visage. « Oh et pour vous répondre car cela ne me gêne pas du tout, bien au contraire ! Oui j'ai toujours été ne poupée à mes souvenirs. C'est une personne chère à mon coeur qui m'a crée, c'est en sorte grâce à lui que je ressemble à cela maintenant dans mon corps humain. » Elle partit s'asseoir de nouveau dans le fauteuil apportant le tasse à ses lèvres et se délectant du goût que cela pouvait avoir. Elle tenait sa tasse comme une reine, d'une main alors que son petit doigt pouvait se redresser un petit peu.  Parfait ! C'était le seul mot qu'elle trouvait adéquate à la situation. Elle releva le regard vers Coraline, gardant son sourire alors qu'elle recroisait ses jambe l'une sur l'autre. « Alors comme cela vous étiez une marionnette avant ? Comme vous je suis quelque peu étonnée … Je n'en avais pas moi non plus, recroiser d'autre. Les seuls que je connais ce sont simplement mes six sœurs. Nous sommes les Rozen Maiden »

Il n'y avait toujours eux qu'elles. Les seules poupées qu'elle pouvait connaître depuis qu'elle avait ouvert les yeux, il y des années de cela désormais. Elle avait vécu depuis assez longtemps désormais vue le nombre de médium qu'elle avait pu avoir. Comme cette jolie petite Sarah qui vivait dans ce qu'on pouvait nommer les années cinquante. Une petite fille pleine de charme qui pouvait parfois manquer la poupée …

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F. Coraline Dagenhart

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MessageSujet: Re: Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart   Jeu 9 Fév - 22:04



Everybody loves to tell me I was born an old sou

Dans cette maison où j'ai grandi un lit douillet espoirs sans vie il n'en reste que des souvenirs sont-ils capable de les ressentir je connais cette maison par coeur et trois oiseaux volent sur mon coeur je pose ma tête dans l'obscurité comme tant de nuits dans le passé dans ce lit où je me repose je suis sans abri



Coraline ne pouvait s'empêcher d'examiner Queen sous toutes les coutures depuis le moment où elle avait émis être elle-même une ancienne poupée ; ses traits fins, sa posture parfaite, cette aura douce qui émanait d'elle, un peu comme si elle cherchait à en déterminer sa personnalité comme elle le faisait pour les poupées de la boutique. La réparatrice n'avait beau être que cela, une réparatrice qui ne faisait que guérir les cicatrices des œuvres endommagées créées par les maîtres en la matière, initiée seulement depuis la malédiction à cet univers de perfection, elle avait développé un certain œil quand il s'agissait de déceler ce qui étaient des chef d'oeuvre et ce qui étaient des contrefaçons de basse production. Elle se sentait comme appartenant à ce monde d'une certaine manière, mais aussi comme une étrangère tout à la fois, comme si elle avait l'esprit dispersé dans tous les univers qui avaient formés son existence, qu'elle appartenait à tous mais à aucun en même temps. Elle avait été une marionnette, oui, ça n'avait rien d'un mensonge, c'était une vérité ; mais au fond ce corps mi-pantin mi-mécanique n'était pas son corps d'origine, seulement le réceptacle de son âme damnée par les circonstances de sa vie. Elle se souvenait encore du jour où elle s'était réveillée dans le corps de la Marionnette, bien consciente de ce qu'elle avait été auparavant, une petite fille perdue qui s'enfuyait sans cesse ; elle avait examiné ses longs doigts noir et fin, avait agité ses articulations étranges et ses pieds absents, dans cette boîte carrée dont l'espace suffisait tout juste à lui permettre de se recroqueviller quand la nuit se terminait et que le soleil se levait. Elle qui prêtait une humanité si intense aux poupées qui l'entouraient au quotidien, elle avait ironiquement perdu la sienne ce jour-là ; paradoxe étrange quand on y pensait, une enfant devenue un monstre sous le contrôle d'un être plus monstrueux encore, alors que la jeune femme aux cheveux blonds qui se tenait devant elle était en quelque sorte l'inverse, artificielle de nature à qui ont avait donné une âme puis, avec la malédiction, un corps, au lieu de les lui voler par un caprice des plus malsains. Sans connaître son histoire et le pourquoi de sa naissance, Coraline pouvait même la considérer comme chanceuse malgré qu'elle subissait comme tous les autres habitants une malédiction qui ne les concernait pas ; elle n'avait fait que recevoir, on ne lui avait rien pris, rien arraché de force.

Et ainsi était né aux confins de l'inconscient de Coraline, derrière l'innocence enfantine et les caprices puérils, comme un désir d'être comme Queen, une petite pointe de jalousie qui venait alimenter quelque part le fait que la Marionnette n'était de loin pas un enfant de coeur. C'était juger sur les apparences, Coraline en prendrait conscience si elle s'en donnait la peine ; mais sur l'instant elle devait reconnaître qu'une certaine frustration s'inscrivait en elle plus le temps passait, devant cette figure de perfection, cette poupée blonde si propre sur elle qui, née artificielle, qui avait pu bénéficier du cadeau de la vie, l'inverse parfait de Coraline si on y regardait de plus près, la vivante devenue artificielle. Si l'on faisait trois pas en arrière et que l'on regardait la scène, on pouvait presque voir comme deux contraires en quelque sorte, deux pôles différents qui ne se connaissaient pas encore et peut-être s'enviaient l'un l'autre, la brune à l'enfance si tragique et sanglante à qui la malédiction avait redonné une chance, et la blonde aux allures de perfection qui avait reçu le don de vivre mais condamnée à ne poursuivre qu'un seul et unique but, dans ce corps ou dans l'autre, enfermée malgré elle dans ce jeu dangereux dont Coraline ne soupçonnait même pas l'existence.

Ainsi Coraline se plongea légèrement dans ses pensées alors que Queen parcourait la boutique du regard, obnubilée par les poupées qui habitaient les lieux ; et la réparatrice s'amusa à la suivre du regard, elle qui aimait observer l'état d'esprit des gens qui entraient ici, essayant de se mettre à leur place pour découvrir sa propre boutique sous une perspective différente. Elle avait l'habitude de cet endroit, forcément, elle en avait placé tous les meubles et déplacé encore et encore toutes les marionnettes qui remplissaient les étagères dans un désordre mélodieux, chacune voulant sans cesse grimper plus haut, descendre plus bas, mieux voir par la fenêtre ou être plus caché par les ombres, chacune dotée d'une personnalité et, d'une certaine manière, chacune revêtant les marques de guerre de ce qui avait été leur évolution en tant que jouet. Car toutes les œuvres exposées à cet endroit était des récupérations, aucune n'était neuve ou née de la main de Coraline ; elle n'avait fait que les recueillir, les sauver comme elle aimait penser, leur redonnant un second souffle de vie comme elle le pouvait avec l'expérience qu'elle avait, formant sans s'en rendre compte son propre « freakshow » rempli de poupées aux cicatrices visibles ou invisibles. Des yeux vairons, des jambes de bois différentes, une articulation mal refixée, un sourire peint sensée être chaleureux mais qui paraissait désormais glacial ; toutes ces petites imperfections qui leur donnait paradoxalement leur personnalité propre.

« C'est gentil. Je fais de mon mieux ! Ça ne fait pas si longtemps que cela que je pratique cet art alors… si ce que vous voyez vous plaît, je n'en suis que plus ravie ! » Coraline avait sourit en entendant Queen, revigorée un peu malgré elle de recevoir ce compliment, bien qu'au fond d'elle elle ne se considérait pas comme une « bonne » réparatrice. Non pas par un manque quelconque de confiance en elle ou une modestie bien ou mal placée, mais plus par une volonté qu'elle possédait depuis son plus jeune âge, une curiosité insatiable et cette volonté de chercher à en apprendre toujours plus, pour s'améliorer chaque jour, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle puisse redonner aux poupées leur aspect neuf et même bien au-delà, leur donner une perfection qu'elle n'avait peut-être pas même à l'origine, atteindre ce niveau des grands maîtres qu'elle avait appris à admirer au fil du temps, et par dessus tous son mentor, celui qui lui avait appris les bases de son métier et offert cette boutique une fois son dernier souffle venu. « Enfin, j'ai encore beaucoup de choses à apprendre, je ne suis pas une experte, je vous avoue. Mais au fond, je trouve que les cicatrices leur vont si bien, quelque part ; on voit tout de suite qu'elles ont un vécu, qu'elles ne sont pas que les produits d'une machine… ça leur donne de la personnalité ! »

Elle émit un petit rire amusé lorsqu'elle vit Queen soudainement sortir d'une torpeur visible au moment où elle avait prononcé le mot « thé ». Puis, ce rire s'était progressivement transformé en sourire, pour venir peu à peu se changer en une grimace indécise face au torrent de paroles de son interlocutrice, réalisant qu'elle était face à une connaisseuse. C'est avec une sorte de nervosité assumée que Coraline vint manipuler son service à thé sur la petite table à côté des fauteuils, alors que Queen s'installait confortablement dans l'un de ceux-ci, battant des paupières comme si elle avait totalement oublié comment on préparait de cette boisson chaude ; et pour cause, la poupée blonde semblait particulièrement savoir de quoi elle parlait, alors que Cora préférait faire les choses au fil de ses émotions et de son instinct, oubliant parfois l'infusion bien plus longtemps qu'elle ne devrait ou ajoutant tellement de sucre que cela se transformait en une eau sucrée plutôt qu'en thé digne de ce nom. Coraline n'était pas quelqu'un qui suivait une étiquette particulière, en dehors de son goût prononcé pour les vêtements de type gothique lolita et les trucs mignons, elle n'en avait pratiquement que faire de ce qui relevait de l'esthétique, des bonnes manières, et des bonnes manières de faire les choses, elle préférait faire les choses dans l'état d'esprit du moment, comme une brute ou avec toute la délicatesse du monde. C'était aussi comme cela qu'elle travaillait sur ses poupées, et peut-être pour ça que celles passées entre ses doigts d'apprenante pouvaient revêtir diverses cicatrices et traces de son passage, à cause d'une correction trop précipitée ou d'une maladresse qu'elle avait indifféremment laissé tel quel par flemme ou par simple ignorance de comment revenir sur le problème. Mais de se retrouver ainsi face à quelqu'un qui semblait être une experte réveillait étrangement sa curiosité d'enfant, mais aussi cette maladresse enfantine qui pouvait la caractériser, peut-être rendue nerveuse que Queen puisse observer le moindre de ses mouvements alors qu'elle préparait nonchalamment ce qui lui passait entre les doigts sans se préoccuper de ce que c'était. Elle gardait un œil sur son invité, à la fois impressionnée et blasée par la posture de la demoiselle, bien droite, les mains sur les genoux, tellement propre sur elle que Coraline crut s'être téléportée dans un palais royal pendant quelques secondes ; et dans la contradiction la plus totale, ce maniérisme la rendait à la fois jalouse de ne pas être aussi « classieuse » mais aussi passablement moqueuse, elle qui n'aimait pas du tout -ou n'avait carrément pas conscience- du code de conduite qui faisait foi dans la société. Non, décidément, elle préférait le feeling, l'instinct, le fait de vivre l'instant plutôt que de s'efforcer d'avoir l'air « correct » -au point que ça lui avait causé plusieurs fois nombres de soucis en tous genres, mais c'était une autre histoire.

« Je me disais bien que vous n'êtes pas là pour acheter. Les clients ordinaires ont tous la même tête et ils entrent tous sans avoir la moindre idée d'où ils mettent les pieds… c'est plutôt amusant. » Mais la tête qu'elle tirait en disant cela relevait plus d'un air sadique, comme si elle s'amusait à terrifier les clients qui entraient sans le reconnaître -ce qui n'était pas loin de la réalité en vérité, d'où le fait qu'elle avait besoin d'un second job pour arrondir ses fins de mois-, bien que cet air étrange fit place à un « oh » surpris lorsque Queen vint l'interrompre, cessant de faire le moindre mouvement comme si elle avait touché quelque chose qu'elle n'avait pas le droit de toucher. « Oh bah d'accord, montrez-moi... »

Les quelques secondes initiales avaient été dédiées à une sorte de malaise face à la possibilité de mal faire les choses ; mais bien vite, ses yeux s'arrondirent presque à la manière d'un chat fasciné par quelque chose, tandis qu'elle regardait les gestes de Queen avec une attention totale, comme une enfant à qui on apprend quelque chose de nouveau et d'intéressant ; elle avait joint ses mains sous son menton, sans dire un mot elle non plus, observant dans un silence curieusement détendu ce que faisait Queen, enregistrant le moindre geste dans la perspective de pouvoir les reproduire plus tard. Car dans cette étrange contradiction qui caractérisait Coraline, elle avait beau rechigner les codes et les manières toutes faites des gens ordinaires -et extraordinaires-, c'était sa curiosité qui dominait tout, cette envie insatiable d'en apprendre toujours plus sur tous les sujets et en particulier les sujets qui la touchait directement. Elle avait toujours aimé bricoler, par exemple ; dans le monde des contes, elle collectait des tas d'objets et s'amusait à les combiner pour donner naissance à des outils loufoques et souvent inutiles mais parfois étrangement nécessaire à la suite de son aventure. Elle adorait le thé, ainsi, même si sa technique à elle c'était de faire n'importe comment et se retrouver surprise par la saveur ensuite -en bien ou en mal. Mais maintenant qu'elle pouvait regarder faire une experte, elle se sentait comme comblée ; elle ne l'avouerait jamais, mais les « connaisseurs » dans leur matière respective la fascinait bien plus qu'elle ne voulait le reconnaître, elle qui était plus une jack-of-all-trades, du genre à en savoir un peu sur tout tellement sa curiosité n'avait pas de limite mais aussi pas de concentration, ces gens qui savaient tout d'une matière en particulier obtenaient facilement sans le savoir toute son admiration. Alors quand Queen termina sa petite préparation et tendit une tasse à Coraline, elle n'avait qu'une envie, c'était de goûter pour voir si le thé pouvait être vraiment meilleur s'il était préparé avec autant de soins, lançant un grand sourire à l'attention de la jeune femme blonde et s'asseyant dans un des fauteuils en laissant Queen enchaîner, tout en soufflant un peu sur son thé pour le refroidir.

« Oh ! Alors vous avez un créateur qui vous a donné la vie… et il doit être un sacré expert pour avoir fabriqué quelqu'un de votre élégance ! Je serais ravie de rencontrer un tel professionnel pour qu'il me donne quelques conseils... » En vérité, si elle s'était douté même une seconde que le créateur en question puisse être le type qu'elle avait failli tuer à la garderie, elle en aurait probablement recraché son thé et fait des cauchemars toute la nuit ; mais fort heureusement pour elle, ça n'était pas le cas, et ainsi pu-t-elle siroter son breuvage sans se douter un seul instant qu'elle était en train d'admirer une personne qu'elle n'était pas prête d'apprécier de si tôt, et qu'elle avait déjà imaginé mille fois apparaître devant la vitrine de sa boutique avec ce sourire chelou et éternel qui le caractérisait. Oui, elle en aurait eu de sacrés frissons. Elle porta sa tasse à ses lèvres, qu'elle tenait à deux mains, aspirant bruyamment pour s'assurer que ce n'était plus aussi chaud, avant de prendre une grande gorgée. « Wow vous êtes sept ? Mais il faut que je vous vois toutes ! Qu'est-ce que ce serait magnifique de vous voir les sept ici dans ma boutique ! »

Mais son enthousiasme s'effaça rapidement en repensant à sa propre famille. Elle avait beau vivre dans la même ville que ses cinq frères et sœurs adoptifs, elle n'en avait pas recroisé un seul depuis… depuis ce moment dans ces faux souvenirs, ce moment où elle s'était retrouvée assise dans une ambulance, sa jolie robe jaune tâchée du sang de son horrible mère adoptive, qu'elle avait poignardé à peine quelques instants plus tôt. Elle se souvenait encore de son état à demi-conscient, comme si tout n'avait été qu'un rêve -et c'était un peu le cas même si elle ne considérait pas ses faux souvenirs comme « faux » mais comme « alternatifs »-, regardant plus loin pendant qu'un policier et un ambulancier s'occupaient d'elle, avec leurs regards à la fois dégoûtés et compatissants. Elle se fichait éperdument d'eux ; tout ce qu'elle avait vu en ce temps là, c'était les silhouettes de ses petits frères et sœurs qui entraient dans plusieurs voitures de travailleurs sociaux, sans savoir où ils allaient, mais elle s'était sentie étrangement en paix, comme si elle savait que où qu'ils aillent, ils seraient forcément mieux que dans la maison où ils avaient grandi. Elle n'avait pas pensé un seul instant qu'elle ne les reverrait plus jamais, ou du moins pas avant très longtemps, pas avant que chacun ne grandisse de son côté, que certains finissent par la détester -presque tous, même. À l'âge qu'ils avaient, comment pouvaient-ils comprendre ? On leur avait bien expliqué plus tard la situation, qu'ils n'étaient pas les enfants de cette horrible femme mais arrachés par la force ou par l'argent à d'autres familles, mais c'était si compliqué, trop compliqué, et personne ne pouvait leur expliquer pourquoi Coraline était partie…

Elle soupira bruyamment d'un seul coup, se rendant compte qu'elle s'était perdue dans ses pensées, avant de reporter son attention sur Queen, tentant un petit sourire sympathique bien qu'il faisait légèrement transparaître son désarroi. « J'étais une marionnette, oui. Enfin, c'est une longue histoire… je vous avoue que je n'ai pas toujours été une marionnette, en réalité. Contrairement à vous, je n'ai pas été créée par quelqu'un. Avant cela, j'étais une petite fille... » Elle s'arrêta quelques secondes, ne sachant pas exactement comment continuer son histoire, avant de réaliser qu'elle se fichait éperdument de comment Queen allait bien pouvoir réceptionner les informations qu'elle lui donnerait. La prudence n'était pas son fort, et raconter sa vie sanglante une de ses passions, alors… « Oui, j'étais une petite fille trop curieuse, et un jour je suis devenue une marionnette. La magie fait des choses étranges, parfois... » Étrange. C'était totalement inconsciemment qu'elle avait évité le sujet de l'Autre Mère, mais une fois son histoire sortie de sa bouche, elle se rendait compte qu'elle avait omis ce détail avec un soin particulier ; à croire qu'elle avait appris sa leçon : ne pas en dire trop à des inconnus. « Vous savez comment sont les contes ; un enfant trop curieux qui fait une bêtise, et il lui arrive plein de mésaventures, et il y a une morale à la fin qui apprend aux enfants comment se comporter... »

Et c'était quoi la morale de son histoire à elle ? « Tuer, c'est mal » ? Pour elle, c'était plus de l'ordre de « protéger les gens qu'on aime à tout prix est le plus important », mais chacun interprétait les choses comme il voulait, alors…

« Mais parlez-moi plutôt de ce monde de poupées dont vous venez, de vos soeurs ! Les poupées sont déjà si vivantes inanimées, alors qu'es-ce que ça doit être quand elles peuvent bouger, parler !... » Elle plissa un peu les yeux, regardant le plafond, comme si elle réfléchissait. « J'imagine ça comme un monde de perfection… un peu comme un rêve, vous voyez ? Parce que dans les rêves, ont ressent les émotions et les choses en général sous leur forme la plus pure, la plus authentique, la plus enivrante. Alors un monde où les poupées marchent et parlent et rient et vivent, tout simplement, que ça doit être beau ! Un parfum de fleurs agréable, un paysage plus vert que le plus vert des verts, ou alors une cité en verre qui brille comme des diamants ou des émeraudes… Et le soleil ! Chaud, mais pas agressif, comme une couverture qui t'enveloppe, et un ciel plus bleu que le plus bleu des bleus, où les animaux parlent et n'ont pas peur des humains, où tout le monde vit en harmonie toutes les secondes de chaque minute de chaque heure... »

Sans vraiment le savoir, Coraline était en train de décrire probablement l'inverse parfait de son autre réalité à elle, son Ultraréalité, où le ciel était plus rouge que le plus rouge des rouges, tout comme les murs et l'herbe et tout ce qui pouvait revêtir la couleur du sang, où les animaux prenaient des airs de cadavres difformes et où le paysage n'était qu'une désolation de mort et d'amertume...

Code by Sleepy

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Now the world is only white noise frequencies that I can't understand it's not the same here since he left anyways
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MessageSujet: Re: Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart   Dim 19 Fév - 13:14





Everybody loves to tell me I was born an old sou

F. Coraline Dagenhart

De quoi se débarrasse-t-on facilement ? Des jouets cassées ! De quoi a t-on horreur ? De l'imperfection ! De quoi a t-on le plus peur ? D'être l'un des deux …

En boucle, en boucle et encore en boucle. Depuis bien plusieurs minutes cette même phrase tournait toujours en boucle dans la tête de Queenie encore et encore jusqu'à l'infinie sans jamais s'arrêter alors que d'un autre côté elle essayait au maximum d'écouter toujours ce que la jeune femme en face d'elle avait bien à lui dire. C'est si horrible de se l'être rappeler ainsi, faisant comme une sorte de décharge à la poupée pour lui rappeler ce qu'elle s'était toujours interdit de devenir, comme si cette phrase l'avait curieusement rebloquer, lui donnant pratiquement la chaire de poule rien que de penser qu'elle pourrait un jour devenir une poupée cassée, d'une poupée imparfaite. Alors qu'elle abordait de l'extérieur un sourire toujours charment et chaleureux, tout son être était paralysée de l'intérieur, essayant doucement de reprendre son calme et de reprendre le contrôle de soit même. Devenir un joué dont personne n'avait envie était très certainement la pire chose pour celle qui se voulait parfaite, son pire cauchemar : Être mis à l'abandon, être mis en dernier plan parce qu'il y avait bien mieux qu'elle désormais, c'était tout ce que Shinku s'était toujours refuser de devenir surtout en sachant qu'elle était très certainement celle qui ressemblait le plus à Alice parmi les six autres Rozen Maiden. Comment pourrait-elle tout simplement blesser le corps d'Alice ? C'était très certainement la façon dont elle pensait en premier lieu, si elle se blessait, si elle venait à se casser quelques choses c'était comme si elle venait ravager totalement l'image d'Alice, l'image dont elle se faisait de la petite fille parfaite que son père adorée attendait. C'était comme si elle venait à briser cette image si parfaite d'Alice mais plus que tout elle venait alors détruire tout le travail que son père avait pu mettre en œuvre pour lui rendre se rendu si magnifique, si chaleureux mais si doux à la fois. Sa plus grosse erreur … C'était ce qui lui avait dit la dernière fois qu'il s'était rencontrer alors que ses mots ont eu de nouveau l'effet d'un poignard qu'on lui plantait dans le cœur rien que d'y repenser. Sa plus grosse erreur. Parfois elle n'arrivait tellement pas à y croire, comme si ce qu'il avait dit n'était qu'irréel comme si elle l'avait tout simplement rêver et pourtant ce fus le cas. Il l'avait dit. Sa plus grosse erreur. Une chose dont Queen ne voulait pas croire, sa plus grosse erreur n'était très certainement pas de l'avoir fait ressembler le plus possible à elle, comme si cela n'avait qu'une divagation de sa part qu'il n'aurait pas eu lieu d'être parce si elle ressemblait à Alice ainsi c'était qu'il y avait forcément une raison derrière, qu'il n'avait pas fait cela sans le vouloir. Les larmes auraient pu monter jusqu'au yeux bleus de la poupée si elle n'arrivait pas à avoir un minimum de contrôler sur elle et si elle ne voulait pas se raccrocher d'elle même à ce dernier espoir.

Queen était plus que sincère dans les paroles qu'elle avait pu prononcer à la dirigeant de cette endroit, à cette fameuse Coraline dont elle avait pu croiser le regard plus d'une fois à travers les vitrines de cette endroit tandis qu'elle aimait admirer encore et encore les petites poupées et autres pantins qui se trouver dans ses lieux. Elle avait presque l'impression de se sentir complètement à sa place ici, comme si elle avait presque toujours vécu alors qu'elle ne ressentait que du bonheur venant de cette endroit qu'elle voyait chaleureux alors que d'autres pourraient voir cette boutique comme un endroit un peu glauque et morbide avec tous ses jouets qui vous fixent ainsi avec leurs yeux mais pas pour la blonde. Non elle trouvait même qu'il y avait ce petit effet, comme si ils venaient tous à vous admirez, à vous dire bonjours chacun à leur manière alors qu'on entrait dans ce lieu. C'était ainsi que Queenie préférait voir les choses en ce moment même alors qu'en regardant de plus près elle était encore plus sûre de ces paroles. Cette jeune femme devait avoir un assez bon talents pour réparer aussi bien des poupées tout en laissant pourtant leurs séquelles afin qu'elles puissent continuer de raconter leur histoire jusqu'à la fin, étant tout à fait d'accord avec les dires de la brunes. Chacune avait des cicatrices différentes et c'était pour cela qu'elles étaient aussi tous différentes les unes que les autres, c'était comme cela que l'on pouvait les différencier plus facile et non seulement pour leur couleur de cheveux qui n'était alors que quelque choses de plus que de facultatif car ce n'était pas cela qui faisait tout le charme aux yeux de la poupée. Bien évidemment c'était un plus, de quoi lui donner un petit plus qui pourrait faire que l'on se décide à prendre celle-ci et pas une autre et c'était triste de voir à quel point aujourd'hui les enfants choisissaient leurs jouets en fonction de savoir lequel était plus jolie que l'autre.

Et elle n'avait fait que blablater encore et encore comme si elle n'arrivait plus à s'arrêter. C'était rarement son genre de parler autant et de dévoiler autant de chose à la minute mais c'était comme si elle se sentait à l'aise ici, à l'aise face à Coraline et surtout comme si cela faisait des années qu'elles se connaissaient toutes les deux. Assez étrange dans un sens en regardant de plus près mais Queen avait envie de partager ce qu'elle était avec la jeune femme tout en ne s'aventurant pas dans les détailles tout d'abord pour ne pas venir ennuyer la brune mais plus que tout pour éviter de la mettre dans un jeu qui ne la concernait en rien. La poupée savait parfaitement ses limites tout de même alors que le jeu d'Alice était quelque chose dont elle ne parlait jamais et à absolument personnes, comme une règle qu'elle s'était fixée toute seul comme si le jeu d'Alice devenait brusquement le mot que l'on ne devait en aucun cas prononcer. Il était déjà si cruelle pour elle et pour ses sœurs alors qu'elles devaient tout simplement s’entre-tuer afin qu'il n'en reste plus qu'une à la fin qu'elle ne voulait pas qu'une personne qui venait de l'extérieur puisse entrer dans ce jeu qui ne lui concernait en rien. Elle avait déjà trouver le fait de prendre un médium pour pouvoir faire fonctionner leur pouvoir correctement assez oser dans un sens mais elle s'était pourtant plier à cette règle, l'une des seule pour être sûre de pouvoir continuer de vivre assez longtemps tout en espérant qu'elle puisse réussir à mettre son plan en action, à savoir devenir Alice tout en épargnant d'une manière ou d'une autre ses autres sœurs. Elle ne voulait pas se battre. Elle ne voulait plus se battre étant une chose bien trop difficile pour elle alors qu'elle voyait ses sœurs réellement comme des sœurs, elle l'aimait toutes d'une manière différentes certes mais jamais elle ne pourrait venir à les blesser préférant simplement se défendre si elle venait à se battre, même avec Suinginto alors qu'on pourrait très certainement les qualifier de pire ennemies. Le deux poupées ne s'entendaient que très peu en soit et pourtant Shinku ne pourrait en rien venir blesser sa grande sœur parce que au fond d'elle, elle l'aimait. Ô jamais elle ne viendrais le crier sur tous les toits ou même ne se l'avouerait tout simplement parce qu'elle avait bien trop de fierté à ce niveau là et qu'elle préférait encore faire la rebelle qui n'aimait en aucun cas sa sœur et qui ne se mettra jamais à son niveau. Une sorte de manière qu'elle avait pour détourner quelque peu le combat qui pouvait bien se préparer, elle était trop bien pour la plus grande qui n'était rien d'autre qu'un débris, qu'une poupée cassée, qu'une poupée de chiffon bien quand réalité Queen ne pensait jamais un de ses mots qu'elle pouvait lui dire. Elle ne supporterais pas qu'on vienne les lui adresser mais c'était une manière de ne pas avouer ses sentiments, une manière qu'elle avait eu dès le début et qui resterait jusqu'à la fin. C'était comme sa marque d'affection envers la première poupée …

« Merci c'est gentil. Il est vraie que je le vois moi aussi comme une sorte d'expert mais je ne sais pas réellement s'il pourrait venir afin de donner ses conseils après tout ne dit-on pas qu'un magicien ne dévoile jamais ses secrets ? Mais si vous voulez il s'appelle Rozen d'où notre nom en réalité » Est-ce que maintenant elle devait l'appeler Niels ? Aucune idée, la poupée ne savait pas trop où elle en était à se sujet et la dernière rencontre qu'elle avait pu avoir avec lui n'avait pas été de tout repos. Elle entendait encore ses mots raisonner au seins de sa tête comme un tambour, comme pour lui rappeler toujours un peu plus qu'elle n'était qu'une lâche parce qu'elle ne voulait plus se battre, qu'elle n'était qu'une erreur et qu'elle viendrait tôt ou tard payer pour ce qu'elle ne donner pas à celui qu'elle considérait comme son père, la petite fille parfaite à savoir Alice. Queen ne savait pas trop comment dire à la jeune femme que les sept poupées ne pourraient jamais se tenir ici l'une à côté de l'autre sans que quelque chose ne vienne à brusquement exploser. Elle ne pouvait clairement pas lui dire surtout qu'elle n'était encore qu'une simple inconnue avec qui elle discutait pour apprendre à se connaître, elle ne pouvait pas encore la qualifié d'amie et même à ses amis Queen n'en touchait absolument pas un mot de ce jeu. « Je … J'aimerai, en soit ce serait super de se retrouver toutes les sept ici et se serait avec un grand plaisir pour moi mais … comment dire … Nous nous sommes pas réellement quitter entre de bons thermes si on peut dire comme cela, donc je ne pense pas que cela soit réellement possible mais ce serait vraiment un plaisir pour moi mais pas pour elles je pense. »

Le fait de pouvoir se retrouver tous en même endroit était presque comme un cauchemar pour Queen. Cela voudrait dire que le jeu d'Alice était en cours de marche et qu'elles ne vivraient désormais seulement pour se battre encore et encore jusqu'à finir le jeu. Se retrouver toutes les sept signifiait qu'elles étaient toutes réveiller et plus que tout, toutes à Storybrooke et elles ne feraient alors que ravager ce lieu qui servait de boutique à Coraline et Shinku ne voulait encore moins mettre cette jeune femme dans ce qui ne la concernait en aucun cas. C'était alors peut-être bête à dire et assez égoïste dans un sens mais la jeune femme préférait largement que l'une d'elle ne se soit pas réveiller ou tout simplement qu'elle ne soit pas ici à Storybrooke. Elle voulait éviter la guerre, éviter de pouvoir blesser pour le simple biais de pouvoir rester en vie quelque instant plutôt, pouvant presque déclarer forfait si elle devait un jour venir à la fin du combat en enlevant la Roza Mystica de quelqu'un. En soit elle en avait déjà gagner un de combat, elle avait gagné celui contre Hina, cette petite sœur qu'elle portait réellement dans son cœur, celle pour qui elle pourrait faire tout et n'importe quoi afin qu'elle puisse rester en vie. Cette petite sœur dont elle était la plus proche et ceux depuis le début, dès que père est pu mettre Hina avec les autres pour construire une nouvelle poupée dont personne n'avait encore vu le visage. Cette petite sœur qu'elle avait protégé contre tous, dont elle avait pris soins pendant que les autres étaient entrain de la critiquer la pensent trop gamine et pas assez mature. En réalité Queen était la seule à ne pas faire attention réellement à ses caprices et à l'avoir parfaitement compris depuis le début. Elle avait été si vite mise avec les autres, si vites abandonner par leur père en si peu de temps comparer au autre qu'elle avait développer une sorte de complexe, une sorte de phobie que d'être abandonner par tous ceux qui l'entouraient, pensant qu'on pourrait faire juste semblant de l'aimer pendant un instant avant de le mettre à l'écart. Elle avait été si de nombreuse fois abandonner par d'autre de ses médiums qu'elle ne voulait plus se retrouver toutes seule désormais et la poupée blonde avait été la seule parmi toutes ses sœurs à le comprendre parfaitement et à comprendre pourquoi elle réagissait ainsi et dans des proportions toujours exagérer. Shinku avait été la seule jusque là à ne pas l'avoir abandonner à toujours prendre soins d'elle à sa manière. Elle n'était pas forcément toujours très douce envers sa petite sœur mais elle avait toujours eu l'attention de la protéger coûte que coûte. Elle essayait simplement de la rendre plus forte, pour qu'elle puisse se battre correctement, qu'elle ne se laisse pas emporter par toutes ses émotions comme elle avait l'habitude de le faire. Shinku la préparait seulement à la guerre que le jeu d'Alice préparait et qui serait un jour ou l'autre inévitable pour chacune d'entre elles.

Queen s'était de nouveau assise sur l'un des fauteuil tenant sa tasse fermement tout en délicatesse entre ses mains sentent la chaleur au niveau de celle-ci alors qu'elle écoutait attentivement la gérante de ce lieu parler. Elle en profitait un peu pour boire quelque gorgée toujours d'une manière raffiné en levant le petit doigt comme elle avait pu le faire toute au long de son existence. Queen était tout de même très à cheval sur les bonnes manières sans pour autant venir critiquer une personne qui les avait. Elle se les imposait à elle et elle seule sans demander aux autres de faire pareille. Chacun avait le choix ou non, chacun avait été élevée d'une manière ou d'une autre et ce n'était très certainement pas à Queen de venir juger ainsi la manière d'être d'une personne. Après tout, tout le monde était plus différent les un que les autres et c'est ce qui faisait tout le charme de son monde, toute sa diversité. Chacun avait ses habitudes, chacun avec ses coutumes et c'est cela qui poussait la poupée a toujours en savoir plus sur ce monde si mystérieux qui l'entourait constamment. Tournant quelque peu la tête au dire de la jeune femme assise en face elle. Comment cela elle était une jeune fille avant ? Si Queen se doutait un seule instant qu'il s'agit là d'une femme qui ne m'était que l'âme des jeunes enfants dans des genres de pantins, les rendant plus horribles qu'autre chose, elle aurait très certainement été révolter. Après tout c'était complètement irréel, complètement horrible et terrifiant mais dans un sens tellement banal en voyant dans quel monde il était entrain de vivre. Rien n'était plus surprenant en réfléchissant réellement, tout avait été déjà fait et refait. Ce n'était qu'un monde de fou, qu'un monde remplis d'irresponsable. Un monde ou tout et n'importe quoi pouvait se passer et c'était si triste lorsque l'on venait le constater, si triste car on aurait beau faire tout notre possible il était alors impossible que de venir changer un monde entier, que de venir le rendre plus responsable et plus sûre pour tout le monde. C'était impossible. Queen l'avait bien compris maintenant et même si elle n'abandonnerait pas, elle savait par exemple qu'il serait alors impossible de faire changer d'idée toutes ses sœurs au sujet du jeu dans lequel elles vivaient toutes ensembles. Elle ne pourrait faire que repousser l'inévitable encore et encore jusqu'à que celui-ci renne le dessus sur elle. Elle ne pourrait que essayer encore et encore en vain mais elle pourra alors se dire qu'elle aura fait tout son possible, qu'elle aura fait son maximum afin de repousser l'échéance et alors si on venait à retirer sa Roza Mystica se sera en toute sérénité et dignité pour la poupée à la rose pourpre que de perdre ainsi le jeu d'Alice. Elle perdra mais elle se sera battu pour ce qu'elle considère comme la bonne cause, une cause juste et dont elle aura mis tout son âme, tout son cœur dedans.

« Je comprend … C'est vraie que la magie peut-être quelque chose de très imprévisible après tout et dans un sens je suis désolée que vous n'avez pas pu vivre votre vie d'enfant complètement … non ? » Après tout Queen ne savait pas réellement si la jeune femme avait pu être en accord avec le fait de devenir ainsi une marionnette comme elle le disait. Elle ne savait si la brune avait bien pris se changement, si elle avait regretter ou au contraire si cela lui avait apporter plus de bonheur. Elle ne savait rien en réalité de cette femme qui se trouvait en face d'elle et pourtant elle n'avait qu'une envie c'était d'en apprendre plus, toujours plus à son sujet, un sujet qui avait l'air si intéressant. « Qu'est-ce que vous voulez que je vous raconte ? »

Elle écoutait attentivement Coraline parler plissant un peu les yeux tout en continuant de boire son thé avant qu'il ne refroidissent de trop. C'était dans un sens assez amusant à quel point elle pouvait être si proche et en même temps si loin de la réalité … Une chose si étrange. Queen avait presque l'impression qu'elle était en quelque sorte entrain de d'écrire cette endroit qui se rapprochait presque d'un rêve et en même temps qui était encrée dans la réalité. Cette fameuse N-Field où les poupées avaient presque vécu toute leur vie depuis que leur père les avaient placer ici en les abandonnant. Cette endroit où elle pouvait se rendre de différent manière que se soit pendant un rêve, pendant qu'elle dormais ou même lorsqu'elles étaient complètement éveiller. En écoutant parler Coraline, Queen réalisait qu'elle pouvait presque décrire parfaitement un endroit de la N-Field, si semblable et si différent à la fois. Il y avait bien des endroits où l'herbe était plus vert que le vert des verts, où le ciel était plus bleu que le bleu des bleus, où le soleil brillait toujours sans forcément qu'il y fasse chaud, ou la plus par des personnes vivaient en harmonie s'il y avait des personnes … Peu de monde avait accès à cette partie, à cette endroit voir pratiquement personnes. Seules les poupées pouvaient pratiquement voyager dedans comme bon leur semblait alors que les humains n'y avaient qu'un accès que lorsqu'ils dormaient, que lorsqu'ils rêvaient. Elle ne savait pas réellement quoi répondre à Coraline, ne sachant tout d'abord qu'est-ce qu'elle pouvait dire ou non. Il y avait tellement de choses à dire et pourtant Queen savait qu'il fallait qu'elle mesure convenablement l’ampleur que ses mots pourraient avoir à l'instant même où elle ouvrirait la bouche pour répondre. Il fallait qu'elle fasse attention à ne pas trop en dire mais suffisamment tout de même pour que son vis à vis puissent correctement comprendre.

« Je vois .. A vraie dire je ne sais pas comment formuler tout cela. Effectivement, il y a cette endroit un peu à l'image d'un rêve qui existent mais tout n'est pas aussi beau que vous pouvez le décrire. Nous avons été crée pour ressembler à une personne, notre créateur avait un image bien précise de ce qu'il considérait comme la perfection … » Elle pris un instant pour réfléchir à comment elle pouvait formuler le reste de ses paroles alors que toutes les images de son passé revenait peu à peu là hanter. Elle revoyait, elle ressentait les gestes que Rozen avait pu faire pour la construire, comme des vieux souvenirs, elle ressentait ses mains sur son corps encore inanimé et c'était à la fois si doux et si triste. Elle se rappelait de tous ses moments passés à ses côtés, alors qu'elle avait été la plus choyé de toute, celle que leur père avait préféré avant qu'elle ne le déçoive à son tour et qu'elle soit placer avec les autres. « Je suis la cinquième, la cinquième Rozen Maiden donc comme vous pouvez le constater, il y en a eu d'autre avant moi qui ne correspondait pas à l'attente de notre créateur, comme je n'ai pas convenue non plus. Alors il nous plaçait dans un monde, dans un endroit que l'on pourrait situer entre le rêve et la réalité. Effectivement il y a des endroits assez beaux, mais chacune de nous avons comme … notre monde à notre image. Certain plus sombres, d'autre plus féeriques. Je ne sais pas réellement si nous vivions en harmonies car c'est plus compliqué que cela mais je ne veux très certainement pas vous ennuyer avec tout cela. Il faut juste se dire que nous étions comme des sœurs un peu et que nous nous disputions la plus par du temps. »

Elle évitait comme elle le pouvait le sujet du jeu, c'était bien plus que des sœurs qui se disputaient. Elles étaient comme des sœur sen soit, mais des sœurs qui se disputent pour être vainqueur, pour tuer les autres que l'on pourrait alors appeler de rivales. Elles étaient après tout plus des rivales que de véritables sœurs pour certaine d'entre elle, des pires ennemies qui se battaient sans relâche au grand regret de celle que l'on nome alors la poupée à la rose pourpre.

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F. Coraline Dagenhart

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MessageSujet: Re: Everybody loves to tell me I was born an old sou. | F. Coraline Dagenhart   Sam 18 Mar - 15:01



Everybody loves to tell me I was born an old sou

Dans cette maison où j'ai grandi un lit douillet espoirs sans vie il n'en reste que des souvenirs sont-ils capable de les ressentir je connais cette maison par coeur et trois oiseaux volent sur mon coeur je pose ma tête dans l'obscurité comme tant de nuits dans le passé dans ce lit où je me repose je suis sans abri



Nous ne nous sommes pas quittés en très bons termes… Malgré elle, Coraline avait laissé passer sur son visage comme une expression de compassion, soudain étranglée par les similarités étranges qui pouvaient exister entre elle et Queen. Elle repensait à cet instant des faux souvenirs où elle se tenait assise dans une ambulance, une couverture sur les épaules et des flics de chaque côté d'elle, contemplant sa jolie robe jaune pleine du sang de sa marâtre ; puis, elle se revoyait lever les yeux, totalement indifférente à ce que les policiers lui expliquaient, regardant avec un air étrangement serein les silhouettes de ses frères et sœurs adoptifs qu'on emportait vers un destin qui lui était inconnu. C'était bien la dernière fois qu'elle les avait réellement vus, persuadée de les avoir sauvés de leur malheur ; et si ça n'avait été que des faux souvenirs, des faux frères et sœurs imposés par les délires d'une Méchante Reine, peut-être que ça se serait arrêté là, mais il n'en était rien. Chacun d'entre eux n'étaient pas que des inconnus que la malédiction avait liés, mais tous les pauvres victimes des horreurs de l'Autre Mère, ceux que Coraline devait sauver mais n'avait pas réussi la première fois. Pour elle ils étaient réellement ses frères et sœurs, sa famille peut-être pas de sang mais bel et bien de coeur, et quand elle repensait à cet instant où elle croyait que tout irait bien, une amertume revenait la hanter. Non, tout n'allait pas bien aller juste parce qu'elle avait tué la responsable de leur malheur ; ils avaient tous disparus, eux si soudés s'étaient retrouvés dispersés de famille en famille, loin les uns des autres jusqu'à devenir des inconnus, et Coraline se prenait à espérer qu'un jour elle puisse faire exactement ce que semblait redouter Queen, c'est-à-dire tous les réunir dans sa petite boutique, qu'ils se retrouvent et vive heureux ensemble sans l'épée de Damoclès qui les hantait sans cesse. Mais ce n'était pas possible, ce n'était que des fantaisies de petite fille qui voulait retrouver sa famille ; la réalité était tout autre, beaucoup moins rose, et damnée par la fatalité que quoiqu'il arrive, rien ne serait jamais comme avant.

Elle ne savait pas ce qu'ils étaient tous devenus ; s'ils savaient tous que son geste avait été pour les sauver, si certains lui en voulaient, si d'autres la remerciaient, si certains même s'en fichaient éperdument. S'ils avaient eu une vie plus douce et sereine, ou si la suite avait été un cauchemar encore plus étendu. À vrai dire, elle vivait dans une incertitude totale, seulement bercée par des souvenirs aussi vrais que faux, ceux qu'ils avaient passés ensemble dans leurs corps animatronics et ceux qu'ils avaient passés ensemble à se serrer les coudes, petits enfants maltraités qu'ils étaient, et même si cela pouvait sembler absurde, Coraline chérissait bien plus ses faux souvenirs que les vrais, car dans les faux -qu'elle ne considérait pas même comme tel- ils étaient tous bien vivants, des enfants, certes victimes d'abus mais bien réels, avec leur avenir entier devant eux. La malédiction avait été pour eux, du moins du point de vue de Coraline, une nouvelle chance ; car dans son histoire à elle c'était le méchant de l'histoire qui avait obtenu sa fin heureuse et non pas ses victimes, faisant ainsi du nuage de la malédiction leur nouveau départ, une nouvelle naissance pour cette fois faire les choses de la bonne manière et pouvoir profiter d'une existence qu'on leur avait volé auparavant. Alors elle sourit, simplement ; de ce sourire tendre qu'elle pouvait avoir, la tête penchée un peu sur le côté, non pas imprégnée de pitié comme quelqu'un d'autre aurait pu avoir sans comprendre réellement la situation, mais bel et bien un sourire qui voulait dire : « je te comprends, tu n'imagines pas à quel point, même si nos histoires ne sont pas identiques ».

« Ne vous en faite pas, je comprends totalement. La famille ce n'est jamais facile après tout ! »

Elle disait cela légèrement ; mais malgré elle, un souvenir surgit de son esprit, un des rares souvenirs qu'elle avait toujours cherché à refouler au plus profond d'elle-même pour ne plus voir les horreurs, le rouge, tout ce rouge le jour où elle avait retrouvé ses parents morts dans cette pièce du véritable Pink Palace. Elle qui n'avait jamais cherché à refouler son passé, ce genre de traumatisme avait un impact encore plus grand sur elle, mais elle secoua la tête, chassant désespérément cette perte tragique qui l'avait marquée bien plus qu'elle ne voulait bien l'admettre. Comment pouvait-on espérer conserver un équilibre psychique après cela ? Certainement pas Coraline, en tout cas. Perdre ses parents si jeune, élevée par les aléas de son existence et par une Autre Mère cruelle, son humanité volée au point que tuer n'était pas hors de portée pour elle ; on pouvait même souligner à quel point la notion de bien et de mal lui était presque étrangère. Elle voyait le monde sous le prisme d'une enfant qui n'avait jamais pu grandir réellement, elle qui était passée d'une enfant à une âme en peine pour terminer dans un corps d'adulte ; alors elle ne voyait pas la morale comme le commun des mortels, elle le voyait sous son propre point de vue immature, celui d'une enfant qui décidait d'elle-même qui était méchant et qui était gentil, quelle que soit l'affiliation même de la personne en face d'elle. Elle avait un esprit incroyablement ouvert et en même temps, si fermé quelque part, car il suffisait que quelqu'un fasse un faux pas et cette personne devenait un « méchant » à ses yeux ; il suffisait qu'elle n'aime pas quelqu'un pour que cette personne fasse partie des indésirables, même si ladite personne était le plus grand héros que le monde ait porté. De même, elle ne jugeait pas les actions des gens selon une échelle morale standard ; un « méchant » pouvait très bien être quelqu'un dont les actions étaient louables à l'origine, pourvu que la raison de ses actions soit justifiée à ses yeux. Elle ne craignait pas la mort ; au contraire, elle était fascinée par cet aspect de l'existence, inconsciente comme une enfant qu'elle-même en serait victime un jour ou l'autre, mais bien consciente que la mort existait bel et bien, désensibilisée au possible à la vue des horreurs tabous que les gens évitaient, elle qui pouvait voir dans son Ultraréalité tous les démons qui pouvaient bien hanter tout un chacun, démons personnifiés dans des corps difformes et des relans putrides qui façonnaient la vision du monde de Coraline selon un angle bien atypique. Non, Coraline n'avait pas pu vivre une enfance « correcte », comme le soulignait Queen ; et cette phrase si simplement posée mais qui sous-entendait une existence bien plus complexe lui arracha un nouveau sourire, celui-ci bien plus serein, tant elle acceptait ce qui était sa vie malgré la haine qu'elle éprouvait à l'égard de l'individu qui lui avait volé son existence.

« J'aime penser que si je n'avais pas vécu ce que j'ai vécu, je ne serais pas la personne que je suis aujourd'hui. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose mais… Finalement ça me plaît bien d'être moi. » C'était presque l'entière vérité, même si maintenant qu'elle avait la réalité en face elle se demandait comment elle serait devenue si elle n'avait pas été une orpheline, si elle n'avait jamais croisé la route de l'Autre Mère. Après tout, c'était sa propre faute, non ? Si la Beldam s'était manifestée pour elle, c'est bien parce qu'elle se refusait à se satisfaire de l'enfance dont elle bénéficiait, alors si elle avait su être plus heureuse avec ce qu'elle avait en ce temps-là, rien ne serait jamais arrivé comme c'était arrivé. Mais il y avait aussi un regret plus récent, enfin, pas réellement un regret mais une contrainte qu'elle s'efforçait de refouler pour ne pas montrer que ça puisse l'affecter au temps : Itward. Itward, son ange gardien, son sauveur, celui qui la protégeait du mal, qui repoussait le moindre contact humain de peur que ce contact puisse être d'origine malfaisante ; une surprotection vitale quelque part pour Coraline mais aussi, empoisonnée, elle qui désormais ne pourrait plus jamais profiter d'un simple câlin entre amis, d'une embrassade fugace avec un homme qu'elle venait de rencontrer, ou même d'une simple poignée de main avec une inconnue qui se présentait à la boutique comme Queen. Oh, elle aurait pu se mettre à porter une combinaison complète ; mais à travers le tissu, le contact humain n'était pas le même, il n'y avait pas ce partage de chaleur qu'avait une peau contre une autre peau, cette manière si étrange et mystérieuse de communiquer dont elle était tout simplement privée. Alors elle préférait même faire l'inverse ; adoratrice des vêtements si serrés que c'était presque étonnant qu'elle puisse respirer, adepte des collants déchirés, des jupes courtes et des bras exposés à l'air même au plus froid de l'hiver. Si elle ne pouvait pas rentrer physiquement en contact avec les gens, elle n'allait pas se priver pour autant de ce sens, de la sensation du soleil sur sa peau, de la morsure du vent, même si elle risquait parfois dans une simple bousculade accidentel de blesser quelqu'un. « Mais disons que je suis passée d'enfant à adulte sans vraiment de milieu, c'est vrai. C'est bizarre mais on s'habitue, et les faux souvenirs ça aide à stabiliser un peu cette transition sans… transition. »

Elle but une gorgée de thé en souriant toujours -comme quoi Niels avait déjà déteint sur elle dans cette catégorie, même s'il resterait indétrônable en dehors du Cheshire-, appréciant à sa juste valeur cette étrange discussion qui avait lieu entre les deux, paisible, bien plus paisible qu'avait été sa vie dernièrement. Elle écoutait attentivement, avec une passion qui se voyait dans la lueur de ses yeux bleus si claires ; elle si curieuse, elle aimait par dessus tout entendre la vie des gens, entendre les histoires qui façonnaient leurs existences, entendre les détails de ce qui étaient pour eux, « chez eux ». La perfection ? Pourquoi cette obsession pour la perfection ? Oh Coraline pouvait la comprendre, elle qui évoluait dans le milieu de la création, même si son domaine c'était justement l'imperfection, la réparation. Elle était à l'image des poupées de sa boutique ; en apparence, un visage de poupée, un corps fin et parfaitement fonctionnel, mais lorsqu'on y regardait de plus près, on pouvait voir leurs cicatrices, les marques qui s'étaient accumulées depuis leur naissance, tout ce qui trahissait qu'ils n'étaient pas de petits êtres nés pour être parfaits. À vrai dire, elle sentait comme une sorte de colère monter en elle, d'entendre que ce fameux Rozen ait pu créer des êtres si uniques et fantastiques, si beaux et finement sculptés, simplement pour les abandonner parce qu'elles n'étaient « pas assez bien ». Cela la mettait presque mal à l'aise en réalité, car à nouveau, c'était comme un étrange parallèle avec sa propre vie, avec l'Autre Mère qui piégeait les enfants en pensant trouver l'enfant parfait qu'elle pourrait aimer et qui l'aimerait en retour, mais qui finissait toujours par se lasser, incapable de leur donner cet amour qu'elle désirait tant, et finissait par les enfermer égoïstement les uns après les autres pour les laisser pourrir dans des corps mécaniques au lieu de faire ce qu'une mère devait faire : les aimer quelles que soient les circonstances, quelles que soient leurs défauts. Ça la mettait si hors d'elle quelque part de voir toutes ces étranges ressemblances qu'elle reposa sa tasse dans sa soucoupe plus brusquement que d'ordinaire, produisant un son qui trahissait son agacement.

« Oh mais ne vous en faite pas, vous ne m'ennuyez pas du tout. En réalité… c'est étrange à dire, je le reconnais, mais pour ce que vous me dîtes, j'ai presque l'impression que vous me racontez ma propre histoire. Enfin… j'imagine que vous ne me dîtes pas tout, c'est normal on ne se connaît pas plus que cela. Mais disons que même si je n'ai pas comme vous quelqu'un qui m'a créé, disons que la personne qui a fait de moi une marionnette avait un but précis en tête. Elle voulait aimer… mais elle n'en a jamais été capable. Elle finissait toujours par se lasser et a fait de nous de vrais petits pantins. » Elle réalisa qu'elle avait omis de dire précédemment qu'elle n'était en fait pas la seule qui avait été victime de son histoire ; alors, rassurée peut-être par la douceur avec laquelle Queen partageait son histoire, elle s'empressa de le préciser. « Parce que je ne suis pas la seule victime de mon histoire disons… un peu comme vous, j'avais… j'ai des frères et sœurs, enfin, nous ne sommes pas liés par le sang mais c'est tout comme ; nous n'avons pas les mêmes parents mais le même parcours de vie. Et par le plus grand des hasards il se trouve que nous sommes sept aussi en tout… trois garçons et quatre filles par contre. Ça fait longtemps que je ne les ai pas revu, voyez-vous… mais malheureusement je ne sais pas si nous sommes en bons ou en mauvais termes, tant ça remonte à loin. »

Oui, décidément les parallèles étaient étrangement abondants ; et cette idée faisait germer en elle une animosité certaine à l'égard de Rozen, elle qui l'avait instantanément admiré au premier abord par les talents qu'il semblait posséder, cette aversion qu'il avait l'air de conserver à l'égard de l'imperfection la laissait avec un goût amer en bouche. Pourquoi est-ce que ces gens avaient une telle aversion pour ce qui n'atteignait pas leurs standards si élevés ? Pourquoi est-ce qu'ils étaient toujours si cruels, si exigeants ? Pourquoi était-ce si terrible de ne pas être parfait du début à la fin, des pieds à la tête, de posséder ces petits détails qui donnaient toute la personnalité de chaque création ? Au fond, Coraline se satisfaisait presque de ne pas être une créatrice, mais une réparatrice. Elle n'était pas envahie de cette véritable maladie mentale qu'était l'obsession ; non, son rôle à elle était de soigner les blessés, de redonner une seconde chance qu'on avait jeté par désintérêt à cause d'une simple jambe cassée ou un œil absent, de montrer au monde entier que ce n'était pas parce qu'on n'atteignait pas les exigences des maîtres que l'on perdait forcément toute valeur. Pour elle c'était même l'inverse, car au fond elle-même faisait parti de ces gens brisés par l'existence, de ces jouets du destin qui n'avaient pas eu la chance d'être les créateurs, mais les créatures, les laissés-pour-compte, ceux qui étaient considérés comme la vermine du monde. À mort l'élite, le bas-peuple au pouvoir, n'est-ce pas… Et ainsi s'exprima-t-elle librement alors qu'au fond ce n'était pas ses affaires, sur un ton particulièrement résolu, et même par moments agressifs, mais non pas à l'égard de Queen et bien à l'égard de ce créateur de pacotille qui avait l'arrogance de leur donner la vie pour les damner à une existence de doutes et d'incertitude aussitôt qu'il s'en lassait.

« Ce Rozen me paraît comme étant quelqu'un de très arrogant ; de vous abandonner de la sorte uniquement sur le critère que vous n'êtes pas parfaite à ses yeux. Non, vraiment, je ne comprends pas ! La perfection n'existe pas ou en tout cas elle n'existe que dans l'oeil de celui qui la dicte selon son propre point de vue, et très sincèrement je préfère largement l'imperfection. C'est mon métier après tout ! Moi je pense que les imperfections sont exactement ce qui font toute la personnalité de chaque créature à laquelle on donne naissance, poupée, pantin, animal, enfant ; ce sont les cicatrices que l'on cumule en existant qui font de nous des êtres imparfaits et c'est exactement en cela que nous sommes parfaits. Non, sérieusement, quoi de plus beau que de voir une poupée usée par tous les jeux qu'elle a pu jouer avec l'enfant qui l'aime de tout son coeur ? Certainement pas une poupée neuve et soigneusement enfermée dans une vitrine, existant uniquement pour plaire aux yeux de ceux qui passent brièvement devant elle. Et moi, je suis là pour donner une maison à toutes ces poupées que des adultes égoïstes ont qualifiés de « trop abîmées » ; bien sûr qu'elles sont abîmées, mais c'est exactement cela qui les rend si belles, si précieuses, si vivantes. » Elle s'emballait, c'était bien claire ; mais les similarités tout comme les différences étaient si présentes qu'elle ne pouvait s'en empêcher. Elle ne cherchait pas à manquer de respect à Queen, ni même à Rozen à vrai dire, mais c'était dans sa nature de laisser ses sentiments s'exprimer, et en particulier son ressentiment. Elle était comme ça, capricieuse, impulsive, et surtout, très instable… Elle n'entendait que ce qu'elle voulait bien entendre, et voyait les choses comme ça l'arrangeait. « Je m'emballe, je m'emballe… mmh. Enfin, tout ça pour dire que je vous comprends sur beaucoup de points, car nous avons l'air de posséder de sacrées ressemblances dans nos vécus. C'est étrange comme le destin s'amuse à rassembler les individus à sa manière... »

Elle avait levé les yeux vers le plafond, laissant le silence retomber en buvant une longue gorgée de thé ; elle aurait pu continuer des heures durant sur cette théorie de l'imperfection, mais elle était parvenue à s'auto-censurer pour une fois, elle qui était si passionnée par ce sujet, poupée cassée, poupée précieuse qu'elle était quelque part, ou plutôt, marionnette qui n'avait plus de ficelles, et qui n'en voulaient plus mais qui risquait à chaque instant de voir quelqu'un venir lui en attacher sur le dos sans même qu'elle ne s'en rende compte… Non. C'était hors de question qu'un tel scénario ne prenne place ; elle était une personne entière, et elle n'appartenait à personne, ni à l'Autre Mère, ni à qui voudrait bien tenter d'en faire son objet. Jamais, jamais, jamais.

« Tenez, vous savez quoi ? Vous n'avez qu'à me dire où je peux trouver ce fameux Rozen, et j'irai lui expliquer moi-même comment marche la perfection dans la vraie vie. » Disait la demoiselle qui avait une notion très vague et instable de ce qu'était la réalité… Non, c'était une mauvaise idée. Elle ouvrit gros les yeux, se rendant soudainement compte de la proposition qu'elle venait de faire sans penser un seul instant que tout ce discours avait pu affecter Queen d'une manière ou d'une autre et, dans un éclair de lucidité, elle se dit qu'au fond, ça n'était pas ses affaires. « Enfin non… Ce ne sont pas mes affaires, désolée. Mais en tout cas, la porte de ma boutique vous est totalement ouverte pour le restant de vos jours. Oh, vous voulez voir comment je répare une poupée ? Je ne sais pas si c'est une bonne idée puisque vous en étiez une mais… Je me dis que ça peut faire du bien de savoir que même si on est pas comme le premier jour, on ne perd pas de sa valeur. »

Elle sourit à nouveau, essayant de recouvrer son calme, la tête légèrement penchée sur le côté.

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