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 La Confrérie des Assassins [PV Upendo]

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Albane R. Raven

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MessageSujet: La Confrérie des Assassins [PV Upendo]   Jeu 6 Oct - 22:49



La Confrérie des Assassins
SANS ξ SUIGINTO




Elle laissait guider ses pas par la fureur terrible qui l’animait, se mouvant avec la grâce d’un prédateur partit en chasse – et c’était surement ce qu’elle était en cet instant. Un être totalement concentré sur son objectif, la proie sur laquelle elle avait jeté son dévolu, dans l’absolu le plus total qui ne tolérait à aucun moment la moindre distraction. Comment de toute façon aurait-elle pu détourner ses pensées de cette volonté qui l’animait à présent toute entière, celle de mettre fin à l’existence d’un être qui à présent l’insupportait plus que tout au monde – plus même que sa petite sœur Shinku pourtant au summum de sa liste auparavant.  Elle ne s’était même jamais battu contre  quelqu’un d’autres que ses sœurs, parce que le reste du modne et des humains ne méritaient pas cette distinction. Mais ce meurtrier ne méritait pas mieux que la mort. Elle avait un premier temps oscillé entre la fureur passionnelle, et le vide le plus totale en son âme. Elle n’avait plus de raisons de vivre, plus rien ne pouvait l’accrocher à la vie que la vengeance pour le moment, celle qui lui brulait les veines et qui faisait à présent pulser son morceau de cœur. Oh, elle lui ferait payer, il pouvait en être sûr. Un sourire déforma un instant son visage de porcelaine, alors qu’elle songeait à  ce qu’elle allait lui faire. Peu importe que la malédiction ait créé des faux souvenirs ou qu’ils aient réellement vécu cette vie. Lui restait celui qui avait aidé Albane quand elle en avait eu besoin, la main tendu avec indifférence vers elle, le regard même détourné d’elle, la faisant presque douter de cette paume blanche devant elle. Il comprendrait bientôt que l’élève avait dépassé le maitre.

Ses pas la portait au-dessus des toits avec une agilité étonnante pour quiconque ne vivrait pas un tant soit peu dans les airs. Ses ailes étaient déployées dans son dos, portant ses sauts et ralentissant ses chutes, facilitant son parcours dans les hauteurs de la ville. Contourner une cheminée dressée là, traverser le gouffre entre deux bâtiments, éviter les tuiles glissantes, la ville défilait sous ses pieds. Elle savait parfaitement où elle allait, parce qu’elle le suivait. Suiginto l’entrapercevait parfois au travers des ombres des rues, fuyant très certainement devant l’ange de la mort qu’elle était. Qu’il court donc ! Lorsqu’elle parvint sur la place, il était hors de vue. Elle grimpa – assez facilement grâce à ses ailes – sur le toit de l’Eglise, pour observer les alentours. Ses yeux se plissèrent, recherchant l’homme qu’elle connaissait. Un sifflement passa ses lèvres lorsqu’elle le trouva, affalé sur un banc, entre deux personnes anonymes.

« Tu vas mourir » murmura-t-elle aux oiseaux et au ciel. Elle s’élança de son perchoir, ses ailes droites et unies pour favoriser sa descente en piqué, droit sur lui. Elle était prête à le prendre par surprise, prête à le jeter au sol, quand il ouvrit brusquement les yeux, s’esquivant facilement de sa trajectoire. La jeune femme termina son plongé en envoyant valser le banc de bois et ses deux occupants, effectuant une rapide roulade pour se stabiliser sur le sol sans dommage. Elle se releva d’un bond, le regard fixé sur le fuyard – à nouveau. « Bats-toi, lâche ! BATS-TOI ! ». Il fuyait face à elle, et quelque part elle pouvait s’enorgueillir, si elle n’avait pas voulu de tout son être faire couler le sang d’Upendo, de mettre fin à sa vie aussi brutalement qu’il avait mis fin à la sienne.



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MessageSujet: Re: La Confrérie des Assassins [PV Upendo]   Sam 15 Oct - 19:57


LA CONFRÉRIE DES ASSASSINS

When I was a young man, I had liberty, but I did not see it. I had time, but I did not know it. And I had love, but I did not feel it. Many decades would pass before I understood the meaning of all three. And now, the twilight of my life, this understanding has passed into contentment. I have nothing left.


La loi de la Flemme. C'était le moteur principal qui guidait les actes d'Upendo, du moins, depuis que Chara avait commencé son Génocide ; car avant cela, il n'était pas si flemmard que cela. C'était même un homme de science, il fut un temps. Un temps lointain. Après cela, peut-être par orgueil vu les capacités qu'il possédait, il estimait qu'il n'avait pas même besoin de lever le petit doigt pour quoi que ce soit à moins qu'il y ait une excellente raison de le faire. Comme de mettre fin à l'existence de ceux qui le méritaient. Il était l'Ange de la Mort, après tout. Mais la plupart du temps, c'était probablement l'homme le plus passif du monde et, en dehors de ses crânes de bouquetins démoniaques et déformés pulvérisateurs, ses pouvoirs étaient à cette image, plus défensifs qu'offensifs. Il se téléportait avec vivacité, tout en conservant à chaque apparition l'expression la plus flegmatique du monde, les yeux même à demi-fermés par la fatigue qui le tenaillait soudain, narcolepsie entièrement assumée qu'il ne lui avait jamais posé problème. Jusque là.

Car c'était étrange, mais Upendo ressentait quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps ; quelque chose. Il ressentait quelque chose. Non pas une haine soudaine et momentanée, non pas une tristesse violente mais temporaire à la pensée de son frère, mais bien quelque chose de beaucoup plus constant ; et il n'avait même pas songé que cela pouvait avoir un rapport avec la neige prématurée qui était tombée autour de la ville, non. Il était simplement dans un état semi-éveillé, lui qui était normalement dans un état d'esprit passif, encore une fois. Et il savait qu'il ne devait pas se réveiller entièrement, c'était la pire chose qui puisse arriver à cette ville -bien qu'il se fichait bien des vies humaines qui l'habitaient, c'était les vies non-humaines, les quelques êtres qui comptaient à ses yeux qui risquaient de payer le prix fort s'il ouvrait entièrement son œil bleu.

Il se mouvait dans les ombres ; chaque fois à demi-caché, cherchant des yeux la silhouette svelte de celle qui fut un jour pour lui comme une apprentie, une demoiselle au potentiel si fort qu'il en était palpable. C'était bien cela qui l'avait poussé vers elle autrefois ; cette volonté de détruire, sourde et intense, qui lui ressemblait bien plus que de raison jusqu'à ce que ses véritables souvenirs rendent obsolètes le moindre lien qu'il possédait avec elle. Et maintenant, voilà qu'elle voulait le tuer ; alors l'élève avait dépassé le maître ?

Une dernière apparition, cette fois sur un banc au milieu des bâtiments. Il posa ses bras sur les planches de bois, s'appuyant nonchalamment entre deux badauds innocents, deux anonymes, deux inconnus, la tête penchée en arrière. Il ferma même les yeux, ayant une envie folle de se laisser aller au sommeil, alors que ses sens restaient parfaitement en éveil, en particulier son « sixième sens », celui qui lui permettait d'anticiper n'importe quel scénario avec une justesse rare pour autant que les possibilités ne viennent pas se confondre dans son esprit pour entièrement troubler la réalité la plus probable. Quelle était-elle, cette réalité ? Droit devant toi, descente en piquée ; entend comme elle siffle en perçant le vent.

Il se glissa sur le côté au dernier moment dans un « woop woop woop » bien calculé, les mains enfoncées dans les poches de sa doudoune hivernale qui lui donnait un aspect de boule de neige bleue ; il ferma les yeux à nouveau tout en faisant face à son adversaire, un petit sourire sur les lèvres, sans même prêter attention aux deux occupants du banc, l'un qui se relevait d'un air horrifié et l'autre qui avait déjà mis les voiles à la vitesse de la lumière.

« Ne t'inquiètes pas, je mettrai fin à ta misérable existence plus vite que tu le penses. Tu n'aurais jamais dû vivre à la base. »

Il ouvrit un seul œil, le gauche cette fois alors qu'en temps normal il le cachait ; et cet œil luisait avec une telle intensité que l'on avait l'impression que de la fumée bleue s'en échappait par volutes pour venir s'évaporer au-dessus de son visage. C'était délicieux. Quelle attaque choisir ? L'envoyer valdinguer contre un mur ? La pulvériser tout de suite ? Il fit apparaître un de ses crânes de bouquetin juste derrière la tête d'Albane ; quelques secondes plus tard, elle ne serait plus qu'un tas de cendres.

« ça ne sera pas douloureux, je te rassure... »

Mais Albane était bien plus maligne que cela, et il le savait pourtant. Si elle évitait le coup, ça pouvait toujours servir à titre préventif, une manière de la prévenir qu'il était plus puissant qu'il en avait l'air et qu'elle avait meilleur temps de laisser tomber tout de suite si elle ne voulait pas pulvériser la ville en même temps qu'elle. Il aurait dû le voir venir aussi ; son anticipation était remarquable. Trop confus peut-être en cet instant ; les possibilités à cette distance étaient si élevées qu'il l'avait vue bondir sur le côté, alors qu'à la place, elle fonça droit sur lui avant de se baisser au dernier moment. Le rayon bleu s'échappa de la bouche du crâne à une vitesse fulgurante, et Upendo eut juste le temps de se mettre sur le côté pour éviter de perdre la tête sous le coup de sa propre arme. Seule sa manche se retrouva déchirée par la pression de l'attaque, laissant apparaître sur son visage un rictus à la fois méprisant et amusé.

« Pas mal, pas mal. Tu as beaucoup appris depuis le temps qu'on ne s'est pas vu, Albane. »

ACIDBRAIN


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MessageSujet: Re: La Confrérie des Assassins [PV Upendo]   Mar 15 Nov - 23:32



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Elle n’aurait pas pu être plus en colère, plus habité par cette émotion violente et destructrice que maintenant, et même les plus féroce combat contre ses sœurs n’avaient été aussi violents. Elle n’y prêtait pas attention en vérité, entièrement vautré dans ce besoin de frapper, de blesser le plus possible l’être qui subissait actuellement son ire, un être qui ne méritait même plus ce statut à ses yeux, rien qu’un adversaire qui finirait par disparaître de l’existence tôt ou tard. Il n’y avait en elle que ce besoin de tuer, de faire passer la vengeance et la rancœur qui coulait dans ses veines par sa mort, parce que si elle s’arrêtait ne serait-ce qu’une seule seconde, le temps d’une infime hésitation ou questionnement, alors tout serait finit et elle s’effondrerait comme une poupée dont on aurait coupé les fils. Peut-être que tout cela était causé par ce nuage quasiment imperceptible abattu ce jour-même sur la ville, cette poussière de miroirs qui les avaient tous affectés, les forçant à ne ressentir que le plus mauvais pour quiconque, à faire ressortir les rancœurs les plus cachées, les plus enfouit au plus profond d’eux en passant outre de tout l’amour qui pouvait les envelopper avant. C’est ainsi qu’Albane avait commencé ce moment sous l’influence du sortilège, un moment où elle avait commencé à en vouloir à son père d’avoir ainsi cherché à la remplacer sans cesse alors qu’elle aurait pu le contenter seule, à en vouloir au monde entier d’exister et à son corps d’être aussi imparfait. Et puis elle l’avait croisé, et son âme avait été noyée sous un torrent de larmes et de sang, son cœur brulé par une vérité qu’elle ne saurait entendre.

Upendo mourrait. Il ne semblait être là que pour la provoquer et l’esquiver, un démon qui avait détruit en quelques mots toutes ses raisons de vivre. Oubliée la rancœur envers son père, il ne restait que le besoin de le venger dans le sang et la mort, toute sa haine se consentait en cet homme. Elle, qui n’aurait jamais dû vivre ? Elle n’avait jamais entendu rien de plus stupide ! « Moi, entre toutes, je suis celle qui mérite le plus de vivre ! Je deviendrais la plus pure, la plus parfaite pour Lui ! » et elle y croyait, depuis toujours. Ses sœurs, elle était d’accord, n’aurait jamais dû être créées. Elles n’avaient aucune raison d’existence, et elle, Suiginto, serait la dernière à subsister. Elle était la première et dire qu’elle n’aurait pas dû vivre ne faisait que la mettre plus encore dans une rage terrible. La vision de son œil ouvert, libérant presque des volutes de fumées bleues absolument paranormales et magique, elle se rembrunit légèrement, aux aguets de ce qu’il allait arriver, car il allait forcement se passer quelque chose. Heureusement, elle était familière de ces combats impliquant la magie, et si elle ne s’était pas attendue à affronter une magie de la part d’Upendo, elle n’était pas outrement surprise et décontenancée. Elle ne pouvait pas ignorer ce qui la menaçait, pas avec le regard de l’homme porté derrière elle, et elle hésita un instant sur la conduite à suivre. Elle ne savait pas ce qu’elle affrontait, aurait-elle du se jeter immédiatement hors de la trajectoire, sur un des côtés ? Mais elle aimait jouer avec le feu, et plutôt que de choisir cette conduite évidente, elle plongea en avant, se baissant à la dernière minute pour retourner le coup contre son assaillant. Un rictus déforma son visage froid lorsqu’elle vit certes Upendo éviter le trait bleu, mais se faire tout de même toucher à sa manche. « Je te rassure, tu souffriras avant que je ne t’achève…. » Répondit-elle, le visage redevenu aussi froid que du marbre, mais un feu ardent brillant dans ses yeux.

Elle ne perdit pas plus de temps. A genou devant lui, car elle avait esquivé son coup ainsi, en plongeant sous ses yeux, elle était dans une position favorable pour une attaque rapide et fulgurante qu’elle ne louperait pas, accompagnée d’un effet de surprise qu’elle espérait non négligeable. En effet, si Upendo avait surement maintenant intégré parfaitement qu’elle possédait deux ailes dans le dos, il n’en connaissait certainement pas l’étendu des capacités, notamment offensive. D’un mouvement rapide et furtif de la main, ses deux ailes se déployèrent un peu plus dans son dos, les plumes affutées et noires comme de la poix prêtes à fuser. C’est ce qu’il se passa. Tandis que d’un mouvement elle envoya des plumes aussi acérées que des couteaux sur sa cible, les projectiles sifflant à ses oreilles, l’ancienne poupée se recula brusquement, bondissant sur ses pieds vers l’arrière,  pour se dégager de la position, certes favorable pour son attaque, mais aussi de faiblesse face à l’adversaire. Elle ne put retenir un petit rire lorsqu’Albane vit qu’elle avait réussi à le toucher, satisfaite de la tournure que prenait ce combat vengeur. « Ne crois pas m’avoir tout appris Upendo, tu en es terriblement loin. Tu m’as certes donné un enseignement sous le sort noir, mais je ne suis pas partit de loin, et tu vas en faire l’expérience. »

Albane 100%
Upendo -10% = 80%


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MessageSujet: Re: La Confrérie des Assassins [PV Upendo]   Jeu 17 Nov - 19:00


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Malgré le fait qu'il ne cessait de prouver le contraire jour après jour dans cette apathie qui le caractérisait, Upendo possédait un coeur. Un coeur bien plus gros qu'on pourrait le croire, même s'il était probablement plus noir que le charbon à l'heure actuelle c'était comme un de ces bonbons d'une dureté cruelle à l'extérieur mais encore un peu brillant au centre, juste un tout petit peu, et même si cela pouvait sembler niais ça n'était pas pour rien qu'Upendo n'était pas déjà parti dans un génocide général de l'humanité. Déjà par flemme, bien entendu, mais aussi parce qu'il n'était pas comme l'enfant qui était tombé dans l'Underground, cet enfant aux intentions douteuses dont l'objectif était l'extermination pure et simple du moindre être vivant et de l'univers tout entier. Au fond, Upendo n'était pas le méchant de l'histoire, c'était même tout l'inverse, il avait tout donné pour éviter le pire, mais il avait aussi fait une promesse, une promesse qu'il avait tenue et qui avait ainsi coûté la vie à la seule personne qui comptait plus que tout le reste à ses yeux : son frère. Et quand tout le monde était mort, il avait compris qu'il avait raison depuis le début, que l'existence n'avait aucun sens puisqu'un simple gamin pouvait venir éradiquer l'entièreté des mondes existant juste sur un coup de tête.

Ainsi avait commencé ce tic-tac inévitable, cette course contre la montre avec pour seul objectif la mort de cette enfant devenue grande à Storybrooke ; et même s'il avait faibli une fois ou deux en portant une attache toute particulière à quelques-uns de ses semblables et en particulier à Jack le roi d'Halloween et Anthony l'épouvantail maladroit, Upendo comme Sans s'étaient complètement fermés aux émotions et aux attaches pour des raisons bien différentes mais pour aboutir au même résultat, devenir cet observateur extérieur qui n'agissait jamais à moins d'avoir une excellente raison de le faire, qui se contentait de garder l'oeil à demi-ouvert entre deux siestes en constatant avec une satisfaction sans pareille que les humains étaient tous pareils au fond, ils affichaient des airs si sympathiques et amicaux alors qu'ils ne voulaient que se sauter à la gorge intérieurement et s'entre-déchirer comme ils avaient exterminés les Monstres pour enfermer les survivants sous une montagne, dans l'Underground.

Mais il avait un coeur ; et ce coeur était affecté sans qu'il ne s'en doute par ce sort du miroir brisé, réveillant en lui les pires instincts de destruction qu'il ressentait en les refoulant en temps normal, même s'il assumait complètement qu'il les possédait depuis le jour où Papyrus avait quitté le monde des vivants. Il n'avait jamais prétendu que lui-même était mieux que les humains, tout comme il ne prétendait pas que les Monstres étaient des êtres purs et parfaits sans le moindre vice qui les hantaient, mais il savait aussi que sa loyauté était pour eux et que même si certains monstres méritaient bien la connotation maléfique de ce mot il s'en fichait royalement, il ne voyait pas pourquoi il devait ressentir la moindre pitié pour les humains alors que ceux-ci n'en avait pas exprimé à l'égard des Monstres, autant dans son conte que dans tous les autres ; le Monstre était toujours dépeint comme une abomination à supprimer, comme le grand méchant qui enlevait les princesses et tuait les innocents, qui devait périr à tout prix pour le bien de l'humanité, alors que pour Upendo les vrais monstres c'était les humains eux-même bien évidemment, eux qui étaient habités des pires vices imaginables. Et ils se plaignaient, en plus, tout ce qu'ils savaient faire c'était se plaindre alors qu'ils n'avaient pas toujours eu à vivre dans la peur et dans l'angoisse, ils n'avaient pas toujours eu à se cacher du moindre regard pour éviter le lynchage, et cette hypocrisie déroutante le mettait ce jour-là plus que d'autre dans un état de colère insaisissable.

Alors peut-être était-ce une bonne chose pour le bien de l'humanité, ce fameux bien, que Albane ait décidé de le prendre en grippe ce jour-là en apprenant la terrible nouvelle ; ironiquement sans le savoir elle avait probablement sauvé une bonne partie des habitants de la ville en concentrant l'attention d'Upendo sur elle, lui qui aurait bien volontiers pulvérisé quelques bâtiments simplement pour le plaisir de détruire et pour dégager de cette rage qu'il ne voulait jamais affronter. Il n'avait fait que ricaner en l'entendant crier avec une telle Détermination qu'elle était la plus pure et la plus parfaite, se demandant comment Gaster avait bien pu implanter dans son cerveau cette idée qu'il était un dieu vivant alors qu'il était surtout un savant fou. Mais le rire fut de courte durée, à la fois en repensant à celui qui fut un ami cher et à la fois quand il sentit la douleur de son propre GasterBlaster qui lui avait entaillé le bras. Il s'était simplement reculé en faisant disparaître son crâne, la bouche entrouverte dans un soupir amusé, rouvrant son œil fermé en diminuant l'intensité de son regard bleu.

« Mais viens, petite, je n'attends que ça ! Montre moi de quoi tu es capable et je te dirai si ton père aurait été fier de toi ou non ! »

Il remuait le couteau dans la plaie avec violence et il le savait, tout en se délectant de la colère et de la frustration d'Albane, avant de la voir remuer ses ailes qui semblèrent grandir d'un seul coup, ce qui eut l'honneur de le surprendre, lui qui était si difficile à surprendre ; et les plumes acérées vinrent lui lacérer encore un peu plus les bras, et il poussa un soupir en voyant que sa jaquette préférée allait probablement finir en lambeaux si elle continuait sur cette voie. Il leva le doigt en souriant avec un air niais, contrastant fortement avec l'ambiance dramatique qui se jouait entre ces deux-là.

« Toutes mes excuses Albane, je ne savais pas que tu avais autant envie de m'impressionner, mais je vais devoir te décevoir. T'en fais pas, tu vas bien trouver un os à ronger ailleurs ! »

Et ce disant, il se téléporta un peu plus loin, narguant Albane à distance ; mais en réalité, il n'avait pas la moindre intention de la laisser s'échapper maintenant que le combat était lancé, au contraire il voulait simplement profiter de la balader un peu puisque le face à face ne semblait pas fonctionner à sa faveur ; et il fut particulièrement satisfait de la voir prendre son envol, bien qu'il reprit un air très concentré à cet instant précis : ce qu'il s'apprêtait à faire risquait d'être rigoureux puisque la cible était en mouvement et la téléportation pouvait jouer de sacrés mauvais tours s'il n'apparaissait pas sur une surface stable. Trois, deux, un…

Il courut en avant pour prendre de l'élan, avant de se téléporter à nouveau pour réapparaître dans les airs, juste en-dessous d'Albane, et il poussa un petit cri de victoire amusé quand il parvint à l'attraper par les chevilles, ajoutant un poids inattendu à ses ailes, qu'elle se mit à agiter en tous sens en essayant de le faire lâcher. Mais Upendo était trop bien accroché, ses mains glacées tenant fermement les jambes de son adversaire, au point de lui faire perdre de l'altitude jusqu'à ce qu'elle vienne percuter un lampadaire de plein fouet.

« Geeettttttt dunked on !! »

Il relâcha sa prise en se laissant tomber au sol, se rattrapant agilement d'une main, jetant un regard satisfait en direction d'Albane qui était encore sonnée par le choc. Ce ne fut qu'à cet instant là qu'il remarqua la douleur qu'il ressentait au niveau des bras, se souvenant tout à coup qu'il avait été touché à plusieurs reprises par les attaques de l'emplumée devant lui, quelque chose qui ne lui était jamais ou presque arrivé auparavant. Et pendant qu'elle essuyait le sang qu'elle avait au bord des lèvres, elle regarda sa main avec un air de chien blessé, alors qu'Upendo eut le même geste en voyant que ses plaies sur les bras avaient saignés elles aussi, saignement probablement aggravé par ses petites acrobaties improvisées. Les deux combattants s'échangèrent un regard perdu durant ce bref temps mort, les deux étant apparemment choqué que leur propre sang puisse couler -apparemment, aucun des deux n'avait l'habitude d'en verser une seule goutte durant leurs combats respectifs, autant l'un parce qu'il était un squelette qui ne combattait jamais au corps à corps et l'autre peut-être parce qu'elle avait été une créature qui n'était pas faîtes de sang et de chair à l'origine. Mais il se rattrapa bien vite, remuant un peu les épaules en ignorant la douleur qui provenait des coupures sur ses bras, enfonçant les mains dans ses poches avec la ferme intention de ne plus avoir à jouer les acrobates de cette manière.

« On dirait qu'on a perdu notre sang froid… Mais ne t'en fais pas, comme je te l'ai dit, tu ne souffriras pas, je serai sans pitié, aussi sûr que je m'appelle Sans, ça n'aurait aucun sens dans le cas contraire ! »

Il attendit quelques secondes, un grand sourire sur les lèvres, laissant un petit temps mort à Albane pour se relever, juste pour le plaisir de la voir perdre patience.

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MessageSujet: Re: La Confrérie des Assassins [PV Upendo]   Dim 18 Juin - 23:58



La Confrérie des Assassins
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La rage courait dans ses veines comme un torrent au printemps, lors de la fonte des neiges, alimentant plus encore le flue qui parcourait tout son être, et son eau était le sortilège jeté sur la ville, exacerbant toutes leurs colères et leurs rage jusqu'au point de non retour. Le sien était de tuer cet humain. Elle qui n'avait jamais cherché à se battre avec des humains, ou même leur prêter une quelconque attention autre que de leur passer la bague au doigt, elle se préoccupait tout à coup de celui-ci, elle s'inquiétait de voir enfin sa lame s'enfoncer dans sa poitrine pour mettre fin à cet insupportable personnage. Comment au fond aurait-il pu en être autrement ? Elle espérait que même ses sœurs, et Shinku, ne serait pas rester indifférente à ce crime impardonnable aux yeux de verres de la poupée. Que cet acte vienne en plus de lui, elle ne pouvait le supporter. Bien sûr, Albane avait rapidement fait l'impasse sur la vie qu'on lui avait attribué dans cette ville, et avait bien vite fait le ménage dans ses souvenirs et ses relatons – maigres de toute façon. Elle n'avait en fait gardé que de quoi subsister le temps de devenir Alice, et donc son travail auprès de Chara. Mais comment oublier le brulant sentiment imprimé au fond de sa Rosa Mystica, celui de la reconnaissance envers Upendo et l'insistant besoin de reconnaissance ? Elle tentait bien évidemment, restant froide à ce monde qui n'était pas le sien, mais cette émotion s'était insidieusement installé au fond d'elle, et alors la Vérité, brutale, nue et violente. La mort qu'il avait donné, et celle qu'elle offrirait en retour.

Aussitôt son attaque faites, elle s'était bien sûr éloigné de la source de danger qu'il devenait. Des centaines d'années à se battre avait donné à la poupée des réflexes sur sa survie et l'art et la manière de gagner des affrontements contre les poupées – sans jamais pourtant réussir à avoir le dessus, car les alliances se formaient rapidement contre elle. Qu'y pouvait-elle, si elle jouait correctement le jeu ? Toujours est-il qu'elle s'était éloigné immédiatement, et même s'était mise hors de portée, au dessus du ciel, le temps d'analyser sa réaction et de pouvoir organiser sa contre-attaque. Elle laissa échapper un grognement rageur, exaspérer qu'il tente de la faire enrager – et cela fonctionnait assez bien – avec ses petits commentaires sarcastiques qui lui rappelait bien malgré elle la malédiction et ces temps anciens et irréel où il l'aidait à se battre. Tout aujourd'hui semblait tourner à la parodie, et cela ressemblait à un mauvais film d'action Hollywoodien. Suiginto se laissa gagner par la surprise lorsqu'elle le vit se mettre à courir – déjà ce simple fait était étonnant – mais surtout .. dans le vide. Pas en volant, mais en courant sans direction précise puisqu'il ne pouvait l'atteindre. Cela suffit pour qu'elle se fige quelques instants, curieuse malgré tout, et une poigne glaciale comme un étau de glace se resserra sur sa cheville, déstabilisant son vol. Entrainé par le poids soudain, et non prévu, elle dévia sa course en tentant de reprendre le contrôle, et dans sa quasi-panique heurta le lampadaire qui se mit à clignoter après le choc, à moins que cela ne soit sa propre vision ? Le poids disparu soudain, alors qu'elle l'entendait chuter sur le sol, et plus légère, elle pu rétablir le mouvement de ses ailes et se poser sur le sol, beaucoup moins élégamment que prévu. Le bout de ses plumes noirs trainait sur le sol de béton, et elle reprenait lentement ses esprits, une douleur lui vrillant le crâne, où le choc l'avait touché.

Elle porta une main à sa mâchoire, glissant sur sa peau, et la retrouva maculé d'un liquide rouge et poisseux. Du sang. Son sang. Etait-ce si étonnant ? A la réflexion, totalement, et plus encore. Une brusque bouffé de panique la submergea, alors que le sang s'étalait sur ses doigts, comme pour bien se convaincre que c'était le sien. Elle ne devrait pas saigné. Une poupée avait-elle déjà été réellement abimé par leurs combats ? Et par abimé elle entendait une rayure, une cassure, une quelconque entaille ou trace sur la matière qui les composait ? Non. Non était la réponse. Il arrivait qu'un membre d'une poupée se déloge, qu'un œil tombe, qu'un fil se défasse. Mais jamais cassé. Une fois, une fois lui murmurait les sensations fourmillantes dans son dos, là où ses ailes prenaient vie. Une seule fois, une poupée avait été abimé au-delà du réparable, et c'était là l'œuvre de la vie qui l'avait abimé, rendu inutilisable, imparfaite. Mais du sang ? Non, les poupées ne saignaient pas. Alors... Qu'était-elle aujourd'hui ? Le seul réconfort pouvait être que Shinku était comme elle aujourd'hui. Albane releva la tête, croisant le regard d'Upendo qui semblait tout aussi perdu qu'elle sur ce coup là. Une telle réaction à la vu de son propre sang lui laissait des interrogations sur la nature exact de cet homme. Mais ce n'était pas après tout ce qui comptait, seulement la fin douloureuse qui l'attendait. Son regard se fit plus dur, incisif. « Tu as regardé sous ma jupe. Je ne te pensais pas comme ça, mais que peut-on attendre d'un humain aussi insignifiant que toi ? ». Même si elle ne montrait pas plus d'état d'âme, Suiginto était indignée qu'il ai pu au final jeté un œil. C'était dans la culture même des poupées, et ce genre d'acte était impardonnable et déshonorant !

Serrant les poings, elle trembla un peu plus de rage en l'écoutant parler. Vraiment ? Elle devenait plus exaspérée que tremblante de rage en cet instant. « Non content de donner à ton attaque un nom, tu tente de faire des blagues minables ? » Bien sur, il ne convenait pas de remarquer que le coin de ses lèvres s'étaient légèrement relevé. Et tout à coup, comme un coup de fouet, la malédiction reprit le contrôle de son corps et de son esprit, la poussant à nouveau dans la colère incontrôlable et dans ce combat engagé entre la vie et la mort, lui rappelant les autres mots qu'il avait pu prononcer. « Ne crois pas que j'oublie les insultes qui sortent de tes lèvres humaines et impies, je t'interdis de parler de Père ! Je me bat pour lui, depuis toujours, et je sais qu'il en est fière ! Tu souffriras pour ces affronts ! ». Un peu de mensonge enrobée, car jamais Suiginto n'avait eu la confirmation de la justesse de son combat, mais elle voulait croire au fond d'elle qu'elle pouvait gagner le jeu autant que ses sœurs, et même plus ! Toute raison ayant quitté sa réflexion, terrassé par le contrôle de la malédiction du miroir, elle ne chercha même pas à établir une petite stratégie et se jeta simplement sur lui, ses ailes n'étant plus qu'une mince ligne de plumes dans son sillage, les mains tendues devant elle pour atteindre sa peau qu'elle voulait plus que tout marquer de son passage, imprimer sa marque, étrangler ce cou gracile et blanc jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mais, aveugler justement par cette rage, elle se laissa simplement porter par le pouvoir enivrant de la force et de la vitesse, et l'homme qu'elle attaquait n'eut quà se décaler pour esquiver assez facilement son attaque, en profitant même pour la pousser un peu plus vers le sol pour qu'elle s'y écrase. Un gémissement échappa à ses lèvres quand elle heurta le béton, coupant son souffle et meurtrissant sa peau de porcelaine. « Je te déteste » laissa-t-elle échapper, convaincu de sa haine. Jamais elle n'aurait penser pouvoir hair quelqu'un autant, et pourtant même sa sœur pouvait trouver grâce à ses yeux. Père l'avait créer après tout. Mais lui... Lui avait en quelques mots détruit tout son univers, sa vie, ses buts, tout ce qu'elle recherchait, tout ce après quoi elle courrait, ce que devenait advenir de sa vie. Il ne lui restait que le besoin de vengeance pour conduire son corps.


Albane 100 - 10 - 10 = 80%
Upendo -10% = 80%


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Upendo A. Buchanan

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En réalité, je suis
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MessageSujet: Re: La Confrérie des Assassins [PV Upendo]   Dim 25 Juin - 16:02


LA CONFRÉRIE DES ASSASSINS

When I was a young man, I had liberty, but I did not see it. I had time, but I did not know it. And I had love, but I did not feel it. Many decades would pass before I understood the meaning of all three. And now, the twilight of my life, this understanding has passed into contentment. I have nothing left.


La rage, la furie. Quand on était aussi apathique que Upendo, c’était des sentiments que l’on avait pas coutume de ressentir ; simplement parce qu’il ne se laissait jamais couler aussi profondément dans ce genre d’émotions. Upendo était le genre de personne qui mettait la logique devant l’instinct, la raison devant l’impulsivité ; mais depuis que la neige s’était mise à tomber, depuis que le froid avait envahi la ville d’une manière sans précédent, il avait comme vécu le processus inverse, comme si toute cette glace venait brûler son organisme tout entier au point d’avoir des envies de destruction qu’il n’avait eu qu’une seule fois auparavant : le jour où il avait trouvé l’écharpe de son frère et qu’il avait compris que celui-ci était mort. Il ne se mettait jamais aux premières lignes de combat, il ne donnait jamais les premiers coups, il ne s’amusait jamais à se risquer de front face aux gens. Par lâcheté ? Peut-être, si l’on ne le connaissait pas tant que cela ; mais surtout, parce qu’il avait une foi totale en ses pouvoirs, et ces derniers étaient nettement plus défensifs qu’offensifs. Ça n’était pas une de ces confiances aveugles, une arrogance qui le laissait penser qu’il était plus fort que les autres ; c’était même plutôt l’inverse. Il pouvait se téléporter, anticiper les coups avec une exactitude quasi-toujours vraie, tirer à distance sans même lever le petit doigt ; et ces capacités lui servaient allègrement pour ne pas avoir à approcher justement ceux qui se présentaient comme étant nettement plus capables que lui en matière d’attaques directes. Mais ce jour-là, face à Albane, les circonstances avaient évoluées sans qu’il ne s’en rende vraiment compte ; et en quelques mouvements stratégiques, il s’était vu devenir celui qui cherchait la bagarre, celui qui infligeait le mal avec un appétit nouveau, preuve faîte avec l’étonnement qu’il ressentait face à ses propres blessures. Il voulait la détruire, elle, cette abomination née du cerveau malade de celui que Upendo voyait comme un collègue autrefois ; et même plus que cela… mais c’était de lointains souvenirs. Présentement, il devait seulement accomplir sa mission : mettre un terme à l’existence des horreurs qui ne devraient même pas être vivantes, comme Albane. Face à face dans le silence du paysage, sans réaliser que les quelques rares individus dans le périmètre avait déserté en voyant la destruction que les deux pouvaient causer, il eut un bref haussement de sourcils et un rire moqueur en l’entendant parler de ses dessous.

« Vraiment ? Tu penses sérieusement que la couleur de tes dessous à la moindre importance pour moi ? Mais eh, que veux-tu, si tu voulais te battre en plein ciel peut-être que le port d’une jupe n’était pas le meilleur choix possible… tout ce qui m’importe c’est de t’avoir mise au tapis. »

Il avait à nouveau enfoncé ses mains dans ses poches, un grand sourire provocateur sur les lèvres. Bien sûr qu’il faisait des blagues minables. C’était tout simplement sa façon d’être… et puis en ce qui le concernait elles n’avaient rien de minables, ses blagues ; mais l’humour restait quelque chose de particulièrement subjectif, alors il ne lui en tiendrait pas rigueur. Pour le moment… Et elle repartit au quart de tour sur cette histoire de Père. Il en aurait haussé les yeux au ciel si cela ne lui demandait pas une énergie qu’il n’avait pas envie de fournir. Et puis, quelque part, c’était curieux, que cette dévotion. Dans ses souvenirs Gaster n’était pas le genre à accorder une importance si… paternelle pour sa « progéniture ». Quoique… maintenant qu’il y pensait, si. Et cela le dégoûtait encore plus. Que Gaster puisse aimer ses abominables créations, soit ; mais qu’il puisse inculquer en eux une telle dévotion à son égard en leur retirant toute forme de libre-arbitre, c’était franchir une limite qu’il ne pouvait supporter. Cela le faisait suffoquer ; lui qui considérait les humains comme les véritables monstres des histoires, il voyait en Gaster comme une exception parmi son espèce, un fou qu’il avait dû arrêter dès qu’il en avait été capable. La tâche n’avait pas été facile compte-tenu du lien qui les liait… mais il ne le regrettait pas le moins du monde. Il aurait simplement dû s’assurer qu’aucune de ses saletés artificielles ait survécu. Repenser à tout cela sembla insuffler en lui une nouvelle vague de furie, et il serra les poings ; son sourire disparut entièrement de son visage. Il était temps. Il était temps pour lui d’exécuter Albane une bonne fois pour toute. Il était tant d’enfin refermer une blessure déjà trop vieille.

« Je parlerai de lui tant que cela me chantera, mon ange, je crois que je suis mieux placé que toi pour savoir que cet homme était un cinglé qu’il fallait éliminer aussi vite que possible. » Il savait que la provocation porterait ses fruits, au point qu’Albane se laissa porter par une furie qui l’aveugla ; elle l’attaqua de front, trop confiante, trop arrogante pour voir qu’il n’avait qu’à esquiver par un petit mouvement sur le côté pour qu’elle échoue, profitant de la confusion pour la pousser au sol avec une brutalité qu’il n’avait jamais exprimé auparavant. Il n’avait même pas eu besoin de se téléporter, ni même d’anticiper, ce qui le fit rire à nouveau d’un air moqueur. « Tu sais bien qu’attaquer de front en croyant que ta rage suffira pour infliger un maximum de dégâts est la pire stratégie possible, ma pauvre. Tu es vraiment incorrigible ! »

Mais malgré ses paroles cruelles, il regardait tour à tour ses mains, puis le corps d’Albane au sol ; quelque chose lui échappait. Avec cette confiance qu’il avait en ses capacités magiques, Upendo n’avait jamais été quelqu’un d’athlétique, plutôt le genre de souris qui se glisse où il veut sans jamais avoir à se battre à mains nues ; mais la violence avec laquelle il avait éjecté Albane au sol le surprenait lui-même, tant il n’avait jamais pensé être capable d’une telle brutalité. Mais… il souriait. Un de ces sourires sadiques, satisfaits, emporté par l’adrénaline que cela lui procurait. Il n’était pas accro à cette hormone, préférant même l’éviter car cela pouvait obscurcir son jugement ; mais quelque chose de nouveau naissait en lui ce jour-là, une pure envie de violence, une volonté d’infliger à Albane les pires blessures imaginables.

« Merci du compliment. »

Cette haine qu’elle exprimait ne faisait que nourrir le désir d’Upendo de la blesser, de la faire souffrir ; désormais il n’était plus question de simplement l’éliminer. Il voulait qu’elle ait mal. Il voulait qu’elle souffre. Malgré la quasi-blancheur des cheveux d’Albane, il voyait soudain une autre silhouette se superposer à la sienne, nourrissant sa haine pour cette poupée de pacotille qui se croyait plus forte que lui : l’image de Chara et de son sourire abominable, ce sourire qu’il voulait supprimer en le déchiquetant allègrement.

« Allez, fini de jouer. »

Il claqua des doigts, faisant apparaître ses trois crânes aux airs de bouquetin au-dessus de la silhouette gracile d’Albane ; encore un claquement de doigts, et elle ne serait plus que poussière. Il leva sa main, préparant sa sentence… quand une crise se propagea soudainement à l’intérieur de lui. Cela arrivait rarement ; si rarement qu’il oubliait tout simplement que cela pouvait arriver. C’était comme des flashs lumineux, une pseudo crise d’épilepsie durant laquelle toutes les possibles se superposaient les unes sur les autres, et toutes les réalités devenaient une et une seule ; les réalités où Albane était bel et bien couchée là, celles où elle volait dans le ciel, celles où elle avait déjà rétorqué avec une attaque plumée, celles où elle s’était enfuie en courant, celles où elle lui avait sauté dessus pour l’empêcher d’attaquer. Les univers, ou plutôt les possibles étaient infinies, et à cet instant-là et pendant quelques secondes, il était incapable de discerner laquelle était la bonne ; alors il poussa un cri de rage et se prit la tête entre les mains, claquant périodiquement des mains, ce qui activait les rayons destructeurs des Gasterblasters. Les rayons fusaient de manière confuses, ratant leur cible pour la plupart mais détruisant au passage des éléments du décor, des bancs, des arbres et des bâtiments ; puis, quand il put enfin revenir à lui, stabilisant les possibles d’un claquement de doigts, il fit du même coup disparaître ses crânes. Les dents serrées, il put se reconnecter avec la réalité, celle dans laquelle il évoluait ; et il put constater qu’Albane s’était relevée, se tenant le bras en l’observant d’un air intrigué par son comportement peu habituel. Apparemment il avait réussi à la blesser, mais si peu… trop peu.

« Tu as eu de la chance sur ce coup-là, ma petite. Un peu plus et tu te retrouvais en poussières… comme ton cher « père » avant toi. »

S’il avait eu vent de la malédiction qui avait pris possession de la ville ce jour-là, il aurait pu se douter que c’était celle-ci qui venait interférer avec son pouvoir d’anticipation ; mais jusque là il n’avait pas la moindre idée de ce qui était venu déranger son for intérieur, mais il n’avait pas envie que cela se reproduise, du moins, pas aussi près de l’ennemi. Alors il fit un pas en arrière, et dans le même geste, se téléporta le plus loin possible tout en restant dans le champ de vision de la demoiselle, lui faisant un grand signe provocateur.

« Alors, tu viens danser, Albane ? »

Le combat était loin, très loin de se terminer. Peut-être même que l’un d’entre eux finirait six pieds sous terre… mais il allait tout faire pour que ce ne soit pas lui.

ACIDBRAIN


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i didnt know what i got into somehow i cant go back even if i really wanted to so what more can I do in the end it's just me and you i know you're made of L.O.V.E. but i'm stronger than you
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La Confrérie des Assassins [PV Upendo]
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