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 The birth of a little monster | Ruby S. lucas

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Victor Whale

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MessageSujet: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Jeu 13 Oct - 17:59




Assit dans le fauteuil en train de lire quelques articles sur les avancées de la médecine moderne de ce monde, se tenant le plus possible informé de tout ce qui pourrait l’aider à l’avenir à sauver la vie d’un patient, Victor ne pouvait néanmoins s’abstenir de jeter des coups d’œils du côté de Ruby qui se reposait sur le canapé non loin de lui. Elle était son âme sœur et il n’avait jamais été aussi convaincu qu’en cet instant alors qu’il l’observait dormir, ayant du mal à vraiment se concentrer sur les bouts de papier qu’il avait en main au point de relire inlassablement les mêmes phrases en boucle, tant sa pensée se tournait vers elle mais aussi pour le petit être qui viendrait dans peu de temps montrer le bout de son nez. Ils allaient avoir un petit monstre qui allait bientôt bouleverser leur quotidien qui n’était pas toujours simple, laissant présager un avenir où ils devront faire attention et mener un front commun très certainement pour que tout se passe sans embûche, sentant les préoccupations multiples qui pouvaient accaparer les pensées de sa déesse toute vêtue de rouge comme il l’aimait tant l’appeler. Tout d’abord, étape bien entendu presque obligatoire des patientes qu’il avait pu croiser et dont la louve n’échappait pas à la règle, à savoir les multiples angoisses qu’une femme enceinte pouvait avoir et surtout les sautes d’humeur qui les accompagnaient. Tantôt il fallait dire noir et la seconde d’après blanc pour convenir, un exercice pas toujours aisé il fallait en convenir, mais le médecin de par son caractère assez docile dans ce genre de situation avait l’impression de mieux s’en sortir que d’autres. Oh pas qu’il n’était pas fatigué dernièrement, entre l’hôpital à gérer et pleins de petites choses pour faire toujours autant plaisir à cette femme si parfaite ce n’était pas toujours évident il devait bien l’avouer, néanmoins il continuait sans s’arrêter parce qu’il était de son devoir de prendre soin des autres même si ceci pouvait entamer sa propre santé. Mais le bonheur qu’il pouvait ressentir effaçait la moindre fatigue, il avait juste accéléré le rythme dernièrement parce que Victor était conscient qu’il allait s’absenter un temps pour prendre soin de son petit même s’il serait là dans les plus grosses urgences, comme à cet instant où il affichait un sourire doux à l’adresse de la femme qu’il aimait et essayer d’imaginer à quoi allait ressembler son fils. Son fils. Rien que de penser ceci était tout à part, comme un nouveau chapitre qui pouvait se faire, il avait parfois encore du mal à réaliser alors que la peur d’être un mauvais père elle se faisait peut-être plus présente.

En somme une sorte d’angoisse légitime qu’il partageait avec Ruby sur les questions du rôle de parent, il avait beau avoir la théorie de son côté et un minimum de pratique de manipulation pour l’hôpital il n’avait jamais été père comme la louve n’avait jamais été mère avant, mais il faisait tout pour ne pas lui montrer et essayer de la rassurer pour lui dire que tout allait se dérouler au mieux. Pourtant il connaissait l’envers du décor et essayait d’avaler au plus ce pessimisme dans lequel il se trouvait être habituellement, se préparant toujours au pire pour être émerveillé par le meilleur tout bêtement, en tant que docteur il savait que les choses pouvaient très vite mal se dérouler et il savait jusqu’où les complications pouvaient aller. Il craignait pour la serveuse car elle avait été dans un tel état de fatigue ces derniers mois, ne pouvant s’empêcher de revoir sa propre mère quittait le monde des vivants - jusqu’à ce que la malédiction lui ramène, mais il ne voulait pas l’inquiéter et il se refusait de lui apporter d’autres maux tant Ruby avait à faire. La relation qu’elle entretenait avec Ellie n’était pas sous le meilleur des jours et même s’il tentait de tempérer le tout il savait que la seule personne qui pourrait réellement avoir un impact c’était cette sœur d’adoption, ne voulant trop intervenir entre les deux filles pour éviter de mettre plus la pagaille mais il comprenait que la grossesse de la louve pouvait être mal perçu par celle qui avait perdu son enfant, tout ceci avait vraiment mis mal la serveuse au point que son état l’avait inquiété comme jamais. Alors il lui avait proposé de faire une échographie pour lui remonter le moral, pour revoir son sourire qui lui faisait chavirer le cœur à chaque fois, et dans le fonds Victor ne savait plus lequel des deux avaient été le plus euphorique en voyant cet être qui grandissait dans le ventre de sa compagne. En y repensant c’était ce jour-là où ils avaient su que ça serait un garçon, à défaut d’avoir encore trouvé un nom c’était pour l’instant le ‘’petit monstre’’ sans qu’aucun des deux ne s’en offusque en vue de leurs relations, comme si au moment même où ils avaient su lui et Ruby devenaient officiellement des parents avec toutes les responsabilités que ceci pouvaient bien représenter. Il avait été ravi de voir que cette expérience avait redonné de l’énergie à sa moitié néanmoins la fatigue était encore là, cherchant de son côté à vieller autant qu’il le pouvait sur eux deux, mais il n’arrivait pas à garder l’esprit vraiment tranquille de ce fait.

Et que se passerait-il si tout tournait mal à l’accouchement ? Victor ne se sentait pas réellement prêt à être père, même si quelque part personne ne pouvait vraiment l’être avant de se trouver devant le fait accompli, et bien qu’il eût envie de mener cette expérience incroyable avec Ruby il ne pouvait refréner les cauchemars qui faisaient ces derniers temps. Il rêvait du pire parce qu’il l’avait justement côtoyé, se trouvant être incapable de sauver la louve et l’enfant comme ça avait été au final avec Gerhardt, lui arrivant parfois de se réveiller les yeux grands ouverts dans le noir en ayant le souffle coupé à cette vision d’horreur. Mais il laissait tout ça de côté pour se focaliser sur la santé et le bien-être de sa douce, sachant très bien que tout ça  allait s’atténuer au moment même où leur petit garçon serait là avec eux, ne voulant empirer encore plus les choses de manière si inutiles. À quoi bon agiter le malheur si ce n’est que pour l’appeler ? Il avait déjà réussi à convaincre la serveuse de prendre plus tôt que prévu son repos et d’arrêter le travail en raison de sa grossesse, promettant par la même occasion à Granny qu’il ferait tout pour prendre soin d’elle bien entendu, conscient que si elle avait continué sur cette voie-ci elle aurait fini par se faire du mal mais aussi au petit monstre en provoquant tout un tas de choses mauvaises. Mauvaise croissance, naissance prématurée, et peut-être même dans le plus horrible cas une fausse couche. Le médecin ne souhaitait pas que la jeune femme vive la même expérience douloureuse que celle d’Ellie, s’en voulant toujours de son côté de ne pas avoir pu être là pour l’aider, il ferait tout pour que ça n’arrive jamais et qu’il puisse lui épargner les mêmes peines tout en cherchant à vouloir panser les plaies de la plus jeune. Ça ne serait pas facile entre elles, ça ne le serait plus jamais lorsque le petit sera là, mais Victor espérait qu’elles puissent trouver un équilibre entre elles et trouver le moyen de se parler comme avant. C’est pourquoi il n’avait pas rechigné du tout à réserver à l’adolescente une chambre lorsqu’elle venait chez eux, c’était l’une des conditions d’emménagement de Ruby et il n’avait pas cherché à passer outre, la famille était tant importante à ses yeux qu’il ne voulait pas être celui qui puisse couper le lien que les deux femmes avaient. Malgré toutes les bonnes intentions du monde il fallait tout de même se rendre à l’évidence tout n’était pas rose, et le chemin à l’avenir ne le serait pas aussitôt et il faudrait probablement du temps, qu’il le veuille ou non c’était ainsi.

S’enfonçant dans le fauteuil en laissant échapper un bref soupir, se frottant le visage d’une main dans l’espoir de se réveiller un peu plus, il laissa finalement les documents médicaux sur la table basse avant de finir par se lever. Il avait besoin d’un bon coup de fouet, de se remettre d’aplomb au plus vite et de ne pas se laisser parasiter l’esprit, il se connaissait suffisamment pour savoir qu’il était dangereux pour lui de ruminer toujours et encore les mêmes idées. Passant devant le canapé où dormait sa belle endormie il s’accroupit pour lui déposer un chaste baiser sur les lèvres, passant un peu une main dans ses cheveux avec toujours autant d’amour qu’il pouvait avoir à son encontre, souriant un peu plus en regardant ce ventre rebondit qui était là le berceau de la vie. Restant un petit instant ainsi juste pour le plaisir de profiter de leur présence, de voir le calme avant les épisodes de couches culottes à changer et de biberons à faire durant la nuit – ainsi que d’autres activités toujours dans le glamour d’un enfant en bas âge, finissant par se relever pour aller dans la cuisine se préparer un café qui était devenu presque un carburant depuis peu de temps. Commençant à remplir la machine il jeta un œil dehors en se disant que l’automne était particulièrement frais cette année, avec un peu d’ironie le petit monstre allait voir le jour pour Halloween si ça continuait et constatant ainsi qu’ils étaient déjà presque à la moitié du mois, observant les feuilles orangées tomber et pouvant voir à quel point cette saison restait l’une des plus belles avec ses couleurs si criardes. C’était toujours étrange depuis qu’il avait récupéré ses souvenirs pour Victor de voir parfois tout cet étalage de couleur justement, lui qui venait d’un monde où tout était si gris qu’il s’émerveillait toujours en silence que de voir ce qui pouvait exister comme autres touches, des dégradés somptueux dont il ne pouvait détacher son regard parfois, ce qui lui donnait toujours envie de prendre une feuille et de recopier ce qu’il voyait même si quelque part il n’était pas l’artiste de la famille. Prenant la tasse fumante il revient dans la partie salon et se remit à sa place, buvant un peu à s’en brûler la langue au passage, reprenant les papiers qu’il avait pu déposer plus tôt sur la table basse pour reprendre la lecture mais lorsqu’il regardait Ruby dormir il n’avait pas réellement la tête à travailler. C’est pourquoi il prit un stylo posé dans le but de prendre des notes pour commencer à la dessiner sur l’arrière des papiers, sur la partie vierge de texte où il aurait toute la place, reproduisant ainsi ses courbes et les détails de son visage.

Victor se laissa porter par cet élan qui c’était emparé de lui, dessiner avait toujours été un moyen de se vider l’esprit en quelque sorte et il pouvait faire librement ce qu’il voulait car les conséquences étaient inexistantes contrairement à son travail dans ses tubes à essai dans sa partie laboratoire, il aurait été sans doute moins nocif pour tout le monde qui devienne artiste et non pas médecin mais bizarrement il n’était pas vraiment sûr que son père aurait accepté l’idée car déjà que docteur c’était limite. D’habitude il préférait faire ça sur son petit carnet qu’il pouvait avoir certains jours avec lui, comme lorsqu’il avait été dans la Forêt Enchantée et qu’il avait recopié des plantes qu’il n’avait jamais vues, mais ne voulant se couper dans son propre élan créatif il se contentait de ce qu’il avait sous la main. Son attention passait ainsi du croquis à la louve endormie, laissant plus ou moins de côté sa tasse de café, jusqu’à ce qu’il vît celle-ci se réveiller et qu’il s’arrête dans ses mouvements tout en lui souriant doucement. Il espérait vraiment que cet instant puisse l’avoir reposé et qu’elle se sente mieux, que son esprit se trouve être apaisé quelque part car c’était tout aussi important que le corps, la laissant émerger son rien dire alors que Victor avait pour elle ce même regard amoureux qu’il avait toujours eu pour elle. S’ils avaient fait tant de chemin depuis la fin de la malédiction, leurs relations changeant du tout au tout face à ce qu’ils avaient pu être dans cette vie factice avant de prendre conscience de qui ils étaient en réalité, au point que le médecin lui devait sa vie il devait avouer qu’il était indéniable que ce qu’il ressentait pour Ruby n’avait jamais faibli. Toujours aussi intense même si la mentalité avait changé, passer d’un plan charnel a cette envie de construire sa vie à ses côtés était un tout autre cap, cependant il gardait ce même regard qui posait la serveuse comme une véritable déesse et une personne si extraordinaire ce qu’elle était pour lui. Sa serveuse, sa reine des pancakes, sa louve, sa sauveuse, sa seconde chance, ses rêves, sa compagne et la future mère de son enfant. Tant de mots pour décrire ce même sentiment incroyable. En la voyant faire il réalisa alors son erreur, se relevant de sa place et prenant sa tasse de café refroidit mais loin d’être vide, il avait été stupide de ne pas y avoir pensé avant.

« Hé… Tu as bien dormi ? Je suis désolé pour l’odeur de café j’avais oublié que tu avais du mal à le supporter, encore plus sûrement à cause de ton odorat développé, j’allais aller la jeter de toute façon. Je vais aller te préparer quelque chose pour te réchauffer. »

Il l’embrassa délicatement pour ne pas la brusquer, lui souriant tout en ne voulant que prendre soin d’elle, ne sachant aucunement si l’odeur n’allait pas la rendre malade ce qui arrivait certains matins malheureusement. Victor la quitta pour retourner dans la cuisine en se maudissant d’avoir oublié ce détail, Ruby était plus sensible à certaines choses contrairement à un être humain normal et ceci étant très certainement due à la louve qu’il y avait en elle, nettoyant la tasse dans l’évier en espérant que l’odeur ne vienne pas trop incomber la future maman. À peine il essuya ses mains qu’il prit une autre tasse pour préparer quelque chose qui conviendrait beaucoup plus à la jeune femme, venant ainsi mettre du chocolat en poudre et des morceaux de sucre avant de verser du lait pour mettre le tout au micro-onde, profitant du temps d’attente de la part de l’appareil pour poser les deux mains sur le rebord du plan de travail et s’étirer quelque peu en faisant craquer un peu les os. Lui aussi aurait mieux fait de faire une sieste quelque part, fermant un peu les yeux comme si ça pouvait l’aider jusqu’à entendre la petite sonnerie pour lui indiquer que tout était bon, mais le médecin voulait bien faire en s’occupant le plus possible des corvées pour que la serveuse ne puisse se fatiguer encore plus. Prenant le chocolat chaud délicatement il lui sembla entendre du bruit en direction du salon, une agitation particulière et assez précipitée, s’arrêtant juste deux secondes avant de se dire que c’était son imagination qui lui jouait des tours. Cependant lorsqu’il revient avec la collation, se concentrant surtout à ne rien renverser de sa tasse, et qu’il posa les yeux sur Ruby qui se trouvait être debout avec cet air choqué il sut que quelque chose n’allait pas. Et un rapide coup d’œil sur le sol trempé lui indiqua la raison, même si sur le coup il se refusait vraiment à le croire, restant stoïque ou même choqué de ce qu’il voyait. Oh non il n’était pas prêt à être papa et surtout pas maintenant, n’osant pas faire un pas vers elle alors qu’il avait toujours la tasse en main, posant ses yeux dans ceux de Ruby sans réellement y croire.

« Est-ce que… tu viens de… perdre les eaux… ? »

La question était idiote tant l’évidence était devant lui, mais son cerveau avait juste du mal à imprimer, alors que le médecin en lui hurlait qu’il devait réagir maintenant.







copyright Bloody Storm


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Lun 24 Oct - 16:38





The birth of a little monster

Loveee ♥

Fatiguée. C'était le seul mot et unique mot qui pouvait réellement me décrire en ce moment même et ceux depuis bien longtemps désormais. Peut importe ce que je pouvais faire la fatigue était toujours présente, rien que de me lever le matin de mon lit pouvait me prendre une énergie, une force encore plus surhumaine que celle que je pouvais déjà avoir. Je passais mes journées allongées dans mon lit ou sur le canapé, me levant que très peu finissant même par m'endormir comme ce fut le cas pour une nouvelle fois aujourd'hui. Je m'étais installée dans notre canapé pour simplement me reposer, regarder la télé ou même parler un petit peu avec Victor et j'avais fini par piquer du nez plus vite que je ne l'avais prédis. Même si à par ma fatigue la grossesse se passait plutôt bien, il y avait eu tant de changement dans nos vies dernièrement que j'avais encore du mal à mis faire complètement. Bien que tout reprenais leur place petit à petit, il restait encore des points qui se trouvaient sans dessus dessous et avec lesquels j'avais encore énormément de mal. Le premier changement qu'il y avait eu c'était bien évidemment cette grossesse qui était arrivée plus tôt prévue. Une grossesse que l'on n'avait pas voulu mais qui nous rendait finalement heureux et qui avait engendré plusieurs changement à elle seule. Nous avons décidé avec Victor qu'il fallait mieux trouver une maison à nous, où nous pourrons construire notre propre foyer, quelque chose d'assez personnelle dans un sens, sans que cela nous coupe du monde ou de nos proches et qui nous ressemblait à tous les deux. Et j'avais été ravie que de pouvoir vivre avec lui, de pouvoir le voir par conséquence beaucoup plus souvent qu'avant. Vivre à ses côtés étaient tout ce que j'avais pu rêver. Nous allons fonder notre propre famille, et l'enfant que je portais de lui était comme un cadeau venue du ciel, le cadeau le plus précieux que j'avais pu avoir de toute mon existence. J'avais parfois encore du mal à me faire à l'idée que j'allais avoir un bébé. Un petit être dont il faudrait s'occuper nuit et jour, vingt quatre heure sur vingt quatre. Un petit monstre, comme on n'aimait bien le nommer sans qu'aucun de nous ne s’offusque à cette idée bien au contraire. C'était un peu comme notre code, notre mots à nous ce qui nous permettait de se comprendre mieux que personne. Nous étions tous les deux des monstres à notre façons et nous avions pu ensemble faire le deuil, accepter notre passer sans pour autant l'oublier complètement. On avait simplement appris à vivre avec tout en s'y aidant pour ne pas commettre les même erreurs dans le futur. Et nous étions maintenant tous les deux ensemble, dans une et même demeure pour mon plus grand bonheur.

On pourrait dire que mon bonheur était au plus haut que j'avais eu enfin le droit à ma fin heureuse, que j'avais enfin réussis à l'attraper du bout des doigts. J'étais enceinte de l'homme que j'aimais le plus au monde, j'allais très certainement accouché dans peu de temps désormais. Tout me sourirait ! Ou presque ... Ce n'était pas exactement le cas. Il y avait encore énormément de chose qui me perturbait, et qui venait me faire mal, serrant un peu plus chaque jour cet organe qui battait dans ma poitrine. Le cas d'Ellie était l'un des problèmes qui venait me perturber à ce point et même le seule. Depuis qu'elle avait appris ma grossesse, j'avais bien vue qu'elle s'éloignait de moi bien qu'elle ne voulait rien montrer du tout. Je savais bien que cela pouvait venir la blesser sachant qu'elle avait perdu son propre enfant d'une façon si terrible. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle saute de joies pour moi mais en aucun cas j'avais prévue qu'elle puisse s'enfuir ainsi sans dire un mot à aucune personne. Pendant plusieurs semaines je ne l'avais pas revue. Je savais qu'elle pouvait très bien s'en sortir toute seule dans le forêt elle l'avait fait bien avant que mère-grand ne vienne l'adopter, elle avait du se battre contre des zombies dans la monde des contes mais je n'avais pas pu empêcher les cauchemar, les anciens démons revenir à grandes enjambés me rattraper encore plus rapidement. Je m'étais fait du sang d'encre pour la jeune femme alors que mon cerveau était entrain de s'imaginer les pires scénarios possible à l'intérieur de ma tête. On pouvait très clairement pu dire que j'avais sombré petit à dans une sorte de dépression même si j'essayais de ne pas le montrer à ceux qui m'entouraient. Je restais allongée dans le lit toute la journée jusqu'à ce que le médecin rentre de son travaille. Je ne sortais plus de la maison me forçant à sourire devant les autres mais je n'avais eu envie que d'une chose : pleurer encore et encore. Passant mes journées dans sa chambre en espérant secrètement qu'elle puisse arriver à la dérober en espérant que personne ne puisse la voir, mais jamais elle n'était venue et pendant trois semaines je ne l'avais pas vue avant d'apprendre que c'était Ceridwen qui l'avait revue en premier. Depuis les tensions ont toujours été froide entres nous, ce qui venait me blesser un peu plus chaque jour. Pourtant je savais que rien ne pourrait redevenir comme avant entre nous surtout lorsque le petit serait parmi nous. J'essayais de faire des efforts de lui montrer que je serais toujours là pour elle, que malgré la distance que j'avais mise entre nous en déménagement et le bébé dont je devrais m'occuper tout les jours, je trouverais toujours un temps ou nous seront que nous deux. C'était pour cela aussi que j'avais voulue une chambre pour Ellie dans notre nouvelle maison. Pour qu'elle puisse se sentir comme chez elle, qu'elle pouvait venir n'importe quand, la porte sera toujours là pour l’accueillir. Mais pour l'instant j'avais juste l'impression qu'elle croyais que j'étais entrain de l’abandonner plus qu'autre chose.

Alors comme pour me remonter le moral je suppose, Victor avait réussit à me faire sortir de la maison m'emmenant à l’hôpital pour faire une échographie. Je ne saurais dire si cela avait réellement marcher ou non mais il était vraie que sur le moment je me sentais beaucoup mieux, même plutôt énergique à l'idée de pouvoir voir cet être qui grandissait dans mon ventre sur un bout d'écran. Je ne pouvais dire la joie que cela m'avait procuré que de pouvoir voir que tout aller pour le mieux, qu'il se développait déjà bien et surtout de savoir que nous allions avoir une fils. Un fils n'était-ce pas merveilleux ? Un petit garçon, notre petit garçon. Rien que dire cela me rendait dans une joie sans nom. Cela ma fait certes, redonner un petit peu d'énergie mais la peur restait toujours présente. Est-ce que je serais une bonne mère ? C'était peut-être quelque chose de bête, toutes les mères avaient du se poser la question au moins une fois dans leur vie avant d'avoir leur enfant dans leurs bras. Mais la question restait toujours dans un coin de ma tête, sans que je puisse y faire quelque chose. C'était seulement après que j'avais réagis à le nouvelle, une fois que nous étions rentrer. J'allais à voir un fils … Même si cela était merveilleux, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ma petite sœur, à Ellie. Comment allait-elle apprendre la nouvelle une fois qu'elle serait revenue ? Elle aussi aurait du avoir un enfant, elle aussi elle aurait du avoir un fils. Son propre garçon et donc elle ne pourrait que plus m'en vouloir encore lorsqu'elle apprendrait la nouvelle. Je le savais, je la connaissais mieux que quiconque. Et effectivement j'avais eux raison. J’espérais fortement que les choses viendraient s'apaiser entre nous. Rien ne pourrait redevenir exactement comme avant je le savais pertinemment mais je voulais que cela s'arrangent un minimum. Elle ne savait pas à quel point elle pouvait être importante à mes yeux et à quel point j'avais besoin d'elle dans ma vie pour continuer d'avancer complètement. Jamais Victor ou même notre enfant, ne pourrais venir la remplacer dans mon cœur, aucun d'eux ne pourrait venir boucher le trou qu'elle avait pu faire en partant ainsi brusquement. Elle faisait serte pas partie de ma famille de sang mais depuis que j'avais pu faire sa rencontre, elle était devenue ma petite sœur, une personne sur qui je devais faire attention, une personne sur qui il fallait que je prenne soins de tout mon être. C'était l'une des seule personne avec qui je pouvais parler sans barrière malgré la différence d'âge qu'on pouvait avoir. Je savais que je pouvais tout lui dire, qu'elle pouvait garder un secret et inversement. Elle pouvait aussi venir me voir pour que l'on puisse parler que je l’écouterais tout le temps. Elle avait une place à elle dans ma vie, une place qui restera toujours vide jusqu'à qu'elle veuille revenir d'elle même. Jamais je ne pourrais la forcer si elle ne voulait plus de moi dans sa vie. Je savais qu'il fallait que je laisse les choses se passer comme elle devait se passer. Que avec le temps, sans doute, les choses reprendront leur place d'elles même sans que je vienne y mettre mon nez.

Je bougeais un peu sur le canapé en sentant quelque chose venir m’effleurer le visage, me réveillant un tout petit peu, je fini tout de même par replonger dans mon sommeille. Je ne m'étais pas encore assez reposé pour pouvoir me réveiller complètement et entamer difficile le reste de la journée. Je dormais énormément en ce moment pour essayer de rattraper les heures de sommeils que je raté parce que je me sentais patraque avec l'envie de vomir ou même parce que je n'arrivais tout simplement pas à trouver une position confortable. Mon ventre avait considérablement grossis, tellement que j'avais l'impression de ressemblait à une énorme baleine. Arrivant au terme j'avais parfois du mal à marcher ou à m'installer sur des chaises, bouger était devenue un effort constant que je devais faire, me promenant sans cesse les mains sous mon ventre comme pour venir soutenir tout ce poids qui était présent. Parfois il m'arrivait même d'avoir un peu trop mal au dos pour faire quoique ce soit. Et il était vraie que même si j'étais heureuse d'être enceinte, heureuse de pouvoir ainsi donner naissance à un être qui m'était déjà chère alors que je ne l'avais jamais vu, je n'avais qu'une envie pour l'instant que j'accouche pour que tout ceci se termine. J'avais envie de voir notre petit monstre en réalité et non à travers d'un écran, j'avais envie de le porter dans mes bras et de l'embrasser autant de fois que possible. C'est fou comme on peu aimer un être que l'on a jamais vu ainsi. Je savais déjà que je pourrais donner ma vie pour sauver la sienne, que je ferais tout pour pouvoir le voir sourire encore et encore, que je ferais tout pour qu'il puisse être heureux et vivre pleinement sa vie. Il avait déjà une place toute particulière dans ma vie, que cela pourrait être presque effrayent. Je voulais l'aimer et le chérir autant que possible, lui donner tout mon amour. Et rien qu'à cette penser que de le tenir dans mes bras, tout ce qui se trouvait à côté s'effacer miraculeusement. Tous les soucis, toutes les angoisses que je pouvais faire s'envolaient en fumée et je n'avais plus peur de rien. Plus peur d'être une mauvaise mère pour mon fils. Je ne m'étais occuper que très peu d'enfant voir même aucun comparer à Victor qui avait de la pratique de par son statue de médecin. Moi, je n'avais tenue que quelque enfant lorsque les mères étaient surcharger lorsqu'elle venait commander au Granny's. Je leur tenait leur bambin pendant quelques secondes le temps qu'elle puisse mettre leur affaire correctement. Je n'ai réellement fait autre chose et j'avais extrêmement peur de m'y prendre mal. Je savais que je pouvais compter sur les personnes qui m'entouraient comme Victor, mère-grand ou même encore Katharina la fameuse mère de mon compagnon revenue miraculeusement à la vie.

Je fini tout de même par me réveiller enfin de mon long sommeille. Combien de temps j'avais dormis ? Absolument aucune idée. C'était le visage toujours endormis que je mis mes mains sur celui-ci pour venir me frotter quelque peu les yeux, afin d'émerger doucement mes sûrement. Je ne savais pas si ce sommeille allait me permettre de tenir la fin de la journée mais au moins j'avais pu me reposer un minimum et c'était tout ce qui pouvait compter à ce moment même. Je fini par ouvrir doucement les yeux pour essayer de m'habituer à la lumière ambiante, tandis que de mes mains j'essayais doucement de me relever afin de me mettre assise. C'est alors que sentis cette odeur assez désagréable venant faire plisser un peu mon nez, mes yeux se dirigeant vers cette tasse remplis de ce que je pouvais deviner de café. Ce n'était pas que je n'aimais pas cela, bien au contraire je pouvais facilement boire du café avant, c'était même ce que je buvais tous les jours au petit déjeuner mais depuis ma grossesse j'avais du mal à supporter quelque odeur et surtout celle-ci et qui venais régulièrement donner des nausées, ce qui n'était pas très amusant. Mais cette fois-ci je n’eus besoins de dire que Victor remarqua sa pseudo erreur puisque ce n'en était pas une réellement, il pouvait très bien boire du café je ne pourrais pas lui reprocher, qu'il se leva directement afin de la jeté. Je ne lui répondis que d'un hochement de la têt, encore bien trop endormie pour parler réellement, répondant à son doux baiser. J'avais toujours l'impression que c'était comme la première fois. Mes sentiments pour lui n'avaient en aucun cas changer depuis tout ce temps. Et en réfléchissant de plus près cela allait bientôt faire un ans que nous sortirons ensemble réellement. Un an ce n'était peut-être pas énormément comparer à toute une vie mais j'avais pourtant l'impression que c'était tant. Nous étions souvent sur la même longueur d'ondes, on se comprenait tellement que j'avais l'impression que cela faisait des années et des années que l'on se connaissait, que l'on était ensemble. Mais cette pensée s'arrêta brusquement lorsque je sentis une douleur vive provenir de mon abdomen, ce qui me fit me relever rapidement. Je poussais un genre gémissement de douleur, doucement mais qui était bien là me faisant me plier en deux avant de sentir un genre de liquide couler le long de mes jambes. Ne me dite pas que … Non, ce n'était pas possible, pas maintenant. Je n'étais pas prête à accoucher aujourd'hui et pourtant c'était maintenant qu'il avait décidé de sortir. Mes mains sur mon ventre, la douleur s'estompa doucement avant que je ne vois Victor arrivé avec une tasse entre les mains. Je ne disais aucun mot le regardant droit dans les yeux. Était-il réellement sérieux avec sa question ?

« Non, j'ai juste renversé mon verre d'eau sur moi … Bien sur que j'ai perdu les eaux Victor ! Il faut qu'oooon ... »

Je n'ai pas eu le temps de finir ma phrase qu'une contraction me pris de pleins fouet, me faisant me recroqueviller sur moi même. La douleur était si vive que j'avais mal absolument partout. J'essayais de ne pas crier trop fort, serrant ma lèvre du bas entre mes dents pratiquement jusqu'aux sangs. Mes mains se trouvaient contre mon ventre. Non, je n'étais clairement pas prête à accoucher aujourd'hui. Je n'étais pas prête à devenir maman, j'étais bien top fatiguée pour cela. Et si tout ce passait mal ? Et s'il y avait des complication pendant le travaille ? J'essayais de ne pas me faire de soucis mais c'était pratiquement impossible. L'image d'Ellie et de sa fausse couche me revenait directement en tête tels des flashs d'images. Tout ce sang qui se trouvait sur le sol de la cuisine, les larmes sur sont visage et le bruit des sirènes qui n'arrêtaient pas de retentir encore et encore. Et si en fin de compte c'était ce qu'il était entrain de m'arriver ?Non, je ne pouvais pas perdre cet enfant, il m'était bien trop précieux pour qu'il ne s'envole maintenant. Toujours accroupie, je relevais un peu la tête, tendis que la douleur disparaissait un petit peu de tout mon corps, regardant Victor droit dans les yeux. Je savais qu'il fallait que l'on aille à l’hôpital maintenant et tout de suite, mais je n'arrivais pas à me relever. Je réussis doucement à ma glisser pour venir m'asseoir sur la canapé mais je savais que la force allait me manqué pour pouvoir me relever complètement. La fatigue était comme déjà revenue au grand galop et pourtant il fallait que je sois forte pour les heures qui viennent. Je ne sais pas combien de temps le travaille allait pouvoir durer. Alors, j'essayais de tendre difficilement les bras en direction de mon compagnon pour qu'il vienne m'aider afin que l'on se dirige vers la voiture.

« Victor … S'il te plait. »

J'étais complètement terrifiée et je savais que au fond lui aussi mais il fallait que l'on puisse compter l'un sur l'autre pour ce moment et tout ce passerait bien n'est-ce pas ? J'avais juste besoins de le sentir près de moi, de savoir qu'il était présent et que je pouvais m'appuyer sur lui encore une peu plus pour pouvoir continuer ...

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I'm still falling for you
Your heart got me feeling so fine. And just like that all I breathe all I feel You are all for me. No one can lift me, catch me the way that you do
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Victor Whale

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MessageSujet: Re: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Lun 7 Nov - 15:56




Pourquoi est-ce qu’il restait planté et ne bougeait pas ? Parce qu’il avait peur. Peur de tout ce qui pouvait et allait se passer, comme si tout d’un coup l’idée même d’être parent devenait concrète pour Victor qui n’avait jamais fait marche arrière devant cette épreuve, que les choses aillent trop vite et qu’il ne puisse réellement rien faire comme ceci avait été le cas avec sa mère. Oh certes il n’était alors qu’un simple gamin, dont la préoccupation première était de savoir ce qu’il allait avoir au goûter, mais depuis il avait développé une sorte de complexe étrange de se dire qu’il ne serait jamais à la hauteur dans les vraies situations catastrophiques et dont le sentiment n’avait été qu’amplifié avec le temps ou les expériences vécues. Et ce n’est que la voix de Ruby qui put le raccorder un peu plus avec la réalité de la situation dans laquelle elle se trouvait, que ce qui était en train de se dérouler était bien réel et non pas le fruit de son imagination qui aurait pu vaquer lors d’une sieste involontaire de sa part, la voyant se tordre de douleur à ce qui devait être alors une contraction très probablement. Et le médecin en lui connaissait parfaitement la démarche à suivre tant tout ça, sachant les possibilités multiples et parfois ô combien cruelles d’un accouchement dont le dénouement n’était aucunement toujours de l'ordre d'une belle fin heureuse, posant ainsi rapidement la tasse de thé pour venir l’aider à s’asseoir le plus possible en douceur même si ce n’était que temporaire. Au moins il savait comment opérer si jamais elle venait à être trop rapide dans le travail, il avait vu et effectué plusieurs naissances pour savoir comment procéder à force, mais ce qui l’inquiétait comme toujours c’était les possibles complications car ici il n’avait nullement le matériel adéquat au cas où. Il ne voulait pourtant pas y penser mais c’était plus fort que lui, les angoisses ont toujours fait partie de sa vie et encore plus de perdre ceux qui lui sont chers, Ruby était la femme qu’il aimait plus que sa propre vie et il se refusait de la perdre car il ne pourrait le supporter. Comment son père avait-il pu ? Il n’en avait aucune idée dans le fond, même si son cœur s’était assombri au final il tint du mieux qu’il avait pu à son sens, ne faisant que forger un peu plus de respect pour lui qu’il n’en avait déjà. Mais pour l’heure il essayait de faire signe à sa compagne de respirer, le plus calmement possible comme on avait pu lui apprendre, posant une main sur la sienne pour la rassurer au mieux en vue des circonstances.

« Écoutes-moi bien Ruby. Tu vas rester ici et reprendre ton souffle au mieux, tout va bien se passer, je vais monter à l’étage chercher les affaires et après on ira à l’hôpital. Je te promets que je vais tout faire pour que tout se passe bien alors fais-moi confiance... »

En cet instant il n’était que le docteur stoïque qui ne se laisse impressionner en aucune occasion soit-elle, celui qui doit garder la tête froide car conscient que beaucoup de choses pouvaient déprendre de lui, même si à la longue rien ne garantissait qu’il resterait ainsi. Il regarda la serveuse dans les yeux, comme pour chercher une réponse muette au fait qu’elle pouvait croire en lui comme elle l’avait toujours fait, posant un rapide baiser sur ses lèvres avant de détaler comme un lapin vers les escaliers dans lesquels il manqua plusieurs marches pour se précipiter vers la future chambre de leur enfant. En vitesse Victor ouvrit le placard pour attraper le sac dans lequel se trouvait une bonne partie du nécessaire, ce que l’hôpital recommandait d’apporter en tout cas au moment de la naissance à savoir en très grande majorité des vêtements, sentant son cœur lui donner l’impression de courir un véritable marathon. Il n’eut qu’un seul petit regard furtif pour la pièce en se disant que la prochaine fois qu’il viendrait ici ça ne serait pas seul, que bientôt les cris joyeux – ou ceux de colère aussi – d’un nouveau-né résonnerait dans ses murs, et c’était assez étrange au possible. Son fils. Rien que cette pensée le perturbait au plus haut point, sa mère lui avait dit qu’il comprendra le jour où il pourrait tenir son enfant dans ses bras ce que le mot ‘’parent " pouvait bien signifier en réalité, et il fit de son mieux pour mettre tout ça de côté alors qu’il descendait quatre à quatre les marches sans penser le moins du monde qu’il aurait pu tomber. Retrouvant ainsi Ruby dans la même position il la vit tendre les bras à son adresse pour qu’il puisse l’aider à se lever, un geste pourtant banal mais avec la grossesse devenue parfois si compliquée et encore plus dans cet instant de panique à part, passant ainsi la hanse du sac de manière à le caler le plus possible sur son épaule et vers son dos pour avoir au possible le plus de prise. Vu la fatigue dont la louve faisait preuve il refusait qu’elle ne s’épuise trop en des gestes qui pouvaient être évités, parce qu’il n’avait aucune idée de comment le travail allait bien pouvoir se faire chez elle, préférant lui éviter ainsi de marcher quitte à devoir la porter lui-même jusqu’à la voiture. Ce n’était pas la première fois après tout. Enfin si depuis la grossesse si, pouvant ainsi sentir la nette différence entre avant et maintenant, tandis qu’il faisait de son mieux pour la porter alors qu’il la soulevait du canapé dans un long soufflement.

« Tout va bien ! Concentre toi juste sur ta respiration et le bébé, juste sur ça voilà, je m’occupe de tout le reste. »

Victor sentait bien que plus tard il regretterait son geste chevaleresque, son dos encore plus dans le cas présent, mais il voulant tant montrer à Ruby que non seulement il pouvait bien faire mais qu’elle n’avait pas à s’inquiéter qu’il en vînt à faire des choses peut-être un peu stupides et inconsidérées. Il eut juste besoin de son aide pour ouvrir la porte sans pour autant la fermer derrière lui, faisant tout au passage pour ne pas lui cogner la tête ou la moindre partie de son corps de déesse, tandis qu’il peinait assez pour arriver jusqu’à la voiture sans que l’idée de téléphoner à une ambulance ne lui vienne à l’esprit. Ou peut-être qu’il la refusait. Il avait beau être médecin il détestait toujours entendre le bruit de la sirène si caractéristique, associant ceci à quelque chose d’assez négatif même s’il n’était pas toujours en première ligne pour les urgences pourtant, craignant aussi le fait de venir faire paniquer la serveuse pour rien s’il le faisait car le souvenir lié à Ellie pour elle devait être plus que présent dans son esprit. Il se souvient encore son visage en larmes lorsqu’il l’avait retrouvé en sortant du bloc ce jour-là, l’histoire horrible mais non moins réelle qu’elle avait pu lui compter et à quel point cette épreuve avait pu la marquer, alors qu’il lui avait fait la promesse que jamais ça ne pourrait arriver au leur car il ne pourrait le permettre. Un engagement dont Victor ne pouvait garantir le succès même s’il ferait tout ce qui est en son pouvoir éviter la moindre complication, la raison pour laquelle il évitait de trop en faire en tant que médecin car il n’acceptait plus l’idée d’offrir de l’espoir aux gens pour ensuite leur retirer comme ce fut le cas avec Regina, priant intérieurement pour que la science soit assez suffisante pour leur accorder ce bout de fin heureuse pour les deux monstres qu’ils étaient après tout. Dans cette petite traversée du jardin de devant, même si ce fut presque une longue traversée difficile dans son cas sans vouloir offenser Ruby, il porta un regard vers la maison un peu plus loin où se trouvait normalement sa mère fantomatique avec un certain pincement au cœur. Mais bien vite il revient à son objectif en posant avec délicatesse la louve sur les pieds pour venir lui ouvrir la portière de la voiture, ayant une très faible pensée pour les sièges en cuir qui pourront certainement être changés après avoir reçu le reste de la poche des eaux, l’aidant du mieux qu’il pouvait pour s’asseoir avant de faire le tour pour prendre le volant tandis qu’il jetait le sac vers l’arrière et de fouiller ses poches.

« Les clés. Les clés. Les clés… Ah les clés ! Voilà ! Tout va bien se passer tu vas voir. On va aller à l’hôpital, l’accouchement va parfaitement bien se dérouler, et d’ici quelques minutes on aura notre petit… bébé... »

À ce dernier mot Victor eut un faible instant d’absence, parce qu’il avait toujours été question du petit monstre jusqu’ici comme une manière amusée de déclarer les choses, le fait de dire à autre voix qu’ils allaient avoir sous peu un bébé était si étrange. Il redoutait tellement cet instant que ses mains auraient pu trembler sur le volant, il ne se sentait aucunement prêt à affronter une telle épreuve pour le coup, alors qu’il tourna son regard vers Ruby. Et il lui fallut juste la regarder pour que comme à chaque fois les craintes puissent partir, ou du moins se fassent moins fortes, lui redonner un souffle d’assurance qu’il manquait pourtant. Il mit la clé et mit le contact à la voiture qui démarra ainsi, s’assurant avant de partir que la serveuse était bien attachée et que tout allait bien de son côté, conduisant trop vite car poussé par cette adrénaline du moment et encore plus en voyant à quel point les contractions se faisaient de plus en plus violentes du côté de la passagère. Apparemment la chose qui était dans son ventre n’avait qu’une hâte s’était sortir de là, soulagé quelque part qu’il n’y en était qu’un – parce que vu la nature louve de la serveuse oui ça avait été un peu le flippe pour la première échographie que de savoir si oui ou non elle n’attendait pas toute une portée, alors que le rêve des futurs parents qu’ils étaient sûrement qu’il reste encore à l’intérieur quelque temps même s’il était vrai que Ruby était bien arrivé à terme. Victor faisait tout pour prendre le moins de risque tout en accélérant pourtant, essayer d’éviter d’attraper un bête accident dans un moment aussi important, venant tout de même à griller quelques priorités dans l’urgence de la situation. Certes, en tant que médecin il avait eu plusieurs fois à se rendre au plus vite à l’hôpital, mais il lors de ces moments il n’avait jamais eu un passager aussi important à ses côtés. Et même deux. Il avait dû battre son record de déplacement sur le coup alors qu’il venait de se garer à l’arrache devant l’entrée du bâtiment hospitalier, tout avait l’air si calme que ceci en devenait étrange, sortant de la voiture pour venir reporter Ruby jusqu’à l’intérieur du bâtiment en direction de l’accueil. Non décidément son dos ne le remerciait pas alors qu’il avançait vers le guichet, tenant fermement cette femme qu’il aimait tant et qui était devenu tout un univers pour lui, alors qu’il voyait les yeux d’incompréhension de la standardiste en les voyant arriver de cette manière.

« Dr Whale mais que… ? »

« On a besoin d’un brancard de toute urgence ! Contactez la salle C pour voir si elle est disponible, dans le cas contraire on prendra la D ou n’importe laquelle, je veux deux sages-femmes il va y avoir un accouchement ! »

L’infirmière le regarda un faible instant avant de saisir la situation, peu habituée à ce que ce soit les patients qui puissent lui donner des ordres, alors qu’il posait son front contre celui de Ruby pour lui murmurer que tout allait bien se passer maintenant et qu’il la laisserait jamais tomber quoi qu’il puisse arriver. En peu de temps il put la poser sur le brancard tout en lui attrapant la main pour ne pas la lui lâcher, c’est ensemble qu’ils viendraient surmonter cette épreuve que ce soit autant les joies que les peurs, la serrant autant que possible pour la rassurer tandis qu’il venait à échanger avec ses collègues dans un jargon médical qui leur était propre. Une vérification du pouls ainsi que des battements du futur nouveau-né avait été effectué, a priori tout était en ordre même si la fatigue de sa déesse toute vêtue de rouge risquait de devenir une plausible gêne si tout venait à trop s’attarder, un simple amas de chiffres et de données mais qui pourtant eurent pour effet de venir calmer Victor qui avait quelque peu du mal à trouver sa position en cet instant. Il était à la fois médecin et le futur père, forcément que c’était plus fort que lui que de demander les pulsions minutes ou encore de donner l’écart entre les contractions qui se faisaient de plus en plus fortes alors qu’en tant que patient en quelque sorte ce n’était pas à lui de le faire, une position qui n’était pas vraiment très évidente pour personne. Parce que le corps médical ne pourrait rien lui cacher, parce que c’était à la fois ses collègues et ses amis pour certains d’entre eux, parce qu’à la moindre petite perturbation il le saurait et deviendrait très vite ingérable. Il le savait, tout le monde le savait très bien, c’était très dur pour lui d’essayer de refouler tout ça au point qu’il n’y arrivait juste pas. Le médecin avait besoin d’avoir l’œil sur tout pour ne pas laisser le moindre petit signe lui échapper, c’était presque devenu vital, loin de se douter que son comportement quelque part pourrait plus inquiéter la future mère qu’autre chose parce qu’il était trop curieux de tout. Et il se détestait d’être ainsi sincèrement, de toujours imaginer le pire parce qu’il en avait trop vu dans son existence, mais il ne pouvait concevoir le monde sans Ruby et la perdre serait l’ultime drame de sa vie dont il ne pourrait se relever et en était parfaitement conscient. Elle l’avait sauvé des griffes de la Mort, cette nuit-là en l’empêchant de sauter, et depuis elle était devenue son point de repère pour tout au point que s’en était parfois effrayant.

Alors à l’instant où ils furent brièvement séparés ce fut un peu l’étranglement pour lui, comme si les anciens démons avaient tout d’un coup le champ libre pour revenir, n’ayant d’autres choix que de se plier au règlement de l’hôpital pour tout ce qui allait de la stérilité de la pièce mais aussi éviter que les futures parents ne viennent contaminer l’enfant à la naissance avec des microbes extérieurs dont ils n’avaient pas forcément conscience. Victor prit au plus sur lui et profita de cet instant pour aller en direction des vestiaires médicales réservés aux employés pour aller mettre une de ses tenues, parce qu’il se sentait peut-être plus rassuré ainsi malgré lui et qu’en cas de problème il pourrait directement intervenir ainsi, faisant abstraction de tout ce qui pouvait bien l’entourer alors qu’il courait quelque peu pour revenir vers la salle où devait attendre Ruby et tout allait se jouer. Poussant la porte il vient par réflexe se servir en désinfectant tout en se dirigeant vers la louve désormais en chemise de patiente, dans un autre cas il lui aurait très certainement fait une certaine petite remarque coquine sur le fait qu’ils allaient pouvoir jouer au docteur mais bizarrement l’ambiance ne s’y prêtait pas assez pour qu’il ose sortir une telle chose, revenant ainsi vers elle dans cet endroit qu’il connaissait si bien. N’était-ce pas là qu’il avait dû transplanter un rein la dernière fois ? Sans doute que si, toutes les pièces de cet endroit se ressemblaient après tout, voulant peut-être dans cette réflexion se prouver à lui-même que des choses bien arrivaient et que ce n’était pas toujours le théâtre de l’horreur après tout. Pourtant en voyant ainsi sa compagne il n’arrivait pas à retirer l’image de sa mère dans le même état de faiblesse, tout avait fini dans une sorte de bain de sang où une vie avait été perdue pour en offrir une autre, d’autant plus qu’elle avait l’air de souffrir le martyre à cause de douleurs que provoquait le bébé en voulant sortir. Passant sa main sur son front avant d’attraper un linge humide pour lui apporter de la fraîcheur tout voulant la soulager ne serait-ce qu’un au minimum, même s’il se rendait bien compte que son geste était si dérisoire, il avait tant d’admirations pour celle qui trouvait plus resplendissante que la lune elle-même. Il lui murmurait doucement, glissant sa main dans la sienne, restant fidèlement à ses côtés un peu comme un chien de garde restant aux aguets malgré tout.

« Ruby je veux que tu saches que je t’aime. Je sais que tu as peur, autant que moi à cet instant, mais on va y arriver parce qu’on est ensemble. On n’est pas que des monstres on… on va devenir maman et papa... »

Levant la main qu’il tenait pour lui embrasser, souriant comme pour lui montrer que l’avenir pouvait être radieux, plus que jamais il avait la sensation que les monstres qu’ils étaient avait besoin l’un de l’autre. C’était un point crucial de leur histoire, tout un chapitre qui allait se tourner pour l’ouvrir sur un nouveau qui se voulait radieux, eux qui ne pensaient jamais trouver le bonheur était pourtant sur le point de prouver leur amour l’un pour l’autre dans ce petit être qui allait venir au monde. N’était-ce pas incroyable ? C’était même trop beau pour être vrai dans un sens, il avait du mal à le croire, et encore aujourd’hui il avait du mal à croire que tout ceci n’était pas qu’un simple rêve parfois ou même une vie après la mort en ayant bien réussi à sauter dans le port. Mais ce n’était pas si important que ceci de savoir si c’était la réalité ou non car il était heureux, grâce à Ruby il avait retrouvé le sourire et plus que tout le goût de la vie, elle avait su panser ses blessures comme il espérait en avoir fait autant avec ses plaies. Eux qui effrayaient les autres de par leur nature, par les actes ou leurs noms du passé, ils allaient avoir un foyer alors que rien ne les avait pourtant prédestinés à ceci. Il était loin le temps où le Dr Whale venait admirait Ruby la serveuse pour ses petites tenues et ses déhanchées en servant le café, qui l’invitait un jour à prendre un verre avec lui ou même de venir s’amuser en sa compagnie, ne recueillant que des refus et des remarques parfois si désobligeantes de la part de la louve. La rupture de la malédiction avait tout changé les choses, révélant leur véritable visage et non pas ce masque offert par Regina à toute une ville qui n’était pas ce qu’elle prétendait être, alors que son cœur battant quelque peu pour la jolie brune n’avait fait que devenir plus fort en découvrant la véritable Ruby. À cette pensée il gardait cette douce main contre ses lèvres, tandis que l’autre continuait de passer un linge humide, et que ses yeux ne faisaient que brûler d’amour pour elle. Tandis que dans la salle autour d’eux tout se mettait en plus pour pouvoir accueillir cet enfant, écoutant tout de même les échanges qui pouvaient bien se faire pour garder un œil sur la situation, jusqu’à ce que l’une des sages-femmes viennent interrompre cet instant presque privilégié qu’ils pouvaient avoir entre eux en toussant quelque peu pour attirer leur attention.

« Excusez-moi mademoiselle Lucas, est-ce que vous souhaitez une péridurale ? Ceci a pour but de venir diminuer la douleur, ça peut rendre peut-être l’accouchement plus facile aussi, on peut vous la faire maintenant mais après il sera trop tard. »

« Vous êtes sûre que c’est une bonne idée vu son état ? Il ne faut pas toujours voir ceci comme une sorte de remède miracle je vous rappelle, il faut prendre en compte tout ce qu’on sait sur la patiente, je ne suis pas sûr de le recommander dans son cas. »

Peut-être était-ce parce que les hommes n’avaient aucune idée de la douleur de l’accouchement qu’il disait ceci, même s’il était réellement inquiet pour Ruby bien entendu, prenant une fois de plus les devants en tant que médecin au lieu de rester à sa place.







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Ruby S. Lucas

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MessageSujet: Re: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Jeu 17 Nov - 23:20





The birth of a little monster

Loveee ♥

Mon cœur battait à mille à l'heure. Il avait brusquement accéléré lorsque j'avais pu perdre les eaux, complètement paniqué et il continuait toujours à battre à pleine vitesse. Qu'est-ce qu'il allait se passer désormais ? J'avais peur, extrêmement peur. C'était sans doute la première fois que j'avais si peur alors que mon cerveau ne faisait que imaginer tous les scénarios possiblement qui pourraient y avoir. J'avais à la fois extrêmement mal dû au douleur des contractions mais aussi à la fois heureuse de pouvoir mettre au monde cetenfant qui serait le mien, le notre même. Un moment de bonheur mais en même temps de stresse tant le temps nous était précieux à ce moment même. Je savais qu'il ne fallait pas perdre un instant avant de nous diriger vers l'hôpital, pour que les médecins puissent me prendre en charge. Il fallait se rendre le plus vite possible, pour être sûre que tout ce passerait au mieux et puis que s'il y avait la moindre complication tout serait à porter de mains et c'était ma plus grande peur. J'avais peur que tout se passe mal même si j'essayais de relativiser au maximum mais c'était extrêmement difficile. J'avais tellement connue de situation qui avait pu dégénérer, surtout avec Ellie. Avec sa fausse couche j'avais plus que peur de perdre mon enfant moi aussi. Même si nous n'avions aucun lien de sang, toute fausse couche pouvait arriver à n'importe qui et n'importe quand. Je ne savais pas qu'est-ce que je ferais si je venais perdre cet être qui était déjà si chère à mon cœur. Il était déjà tellement important à mes yeux, que je ne pourrais pas le supporter. J'avais déjà tellement perdu de personnes que j'aimais dans ma vie à cause de ce monstre qui restait à l'intérieur de moi que je ne pouvais pas concevoir de le perdre lui aussi alors qu'il n'était même pas encore complètement né. Il fallait qu'il tienne bon jusqu'à la fin, qu'il puisse vivre sa vie pleinement et je serais prête à tout pour que cela arrive. Il fallait aussi que je tienne bon, que je puisse venir accoucher dans les meilleurs conditions et vu ma fatigue cela ne serait sans doute pas facile. Il fallait que je me batte, que je puise dans les dernières sources d'énergie qu'il pouvait bien me rester. C'est à dire pas grande chose à mon sens … J'arrivais encore à tenir éveiller grâce à l'adrénaline qui fusait dans mon sang à pleine allure. Cette hormone qui me permettait de ne pas m'écrouler complètement sur le sol. Je m'étais appuyée sur Victor pour pouvoir me relever correctement, tandis que mes mains se posaient sur mon ventre arrondit. Je secouais la tête de haut en bas à l'entente de ses paroles, répondant à son chaste baiser alors que j'essayais de respirer profondément afin de ralentir un minimum pour ne pas accoucher trop tôt mais aussi pour pouvoir plus facilement me concentrer sur ce qui était entrain de se passer.

Bien évidemment que j'avais confiance en Victor. J'avais bien plus confiance en lui que en d'autre personne, alors que je l'entendais dévaler les escaliers à pleine vitesse. Si je n'étais pas dans cette état j'aurais pu faire une blague comme quoi finalement c'était peut-être lui qui avait le pouvoir de la super vitesse après tout mais ce n'était pas forcément le lieu ni le moment. J'essayais de me calmer, tout se stresse n'était pas forcément très bon pour ce petit monstre qui se trouvait dans mon ventre pour peu de temps encore. Il fallait que je fasse confiance à mon compagnon, et ce n'était pas une chose très difficile. Je pourrais laisser ma vie entre ses mains, tellement je pouvais avoir une confiance aveugle en lui. Je savais parfaitement qu'il allait essayer de tout faire pour que tout se passe pour le mieux au vu de mes conditions, mais j'avais toujours du mal à relativiser les choses … Mes mains toujours sur ce ventre arrondie je sentis cet enfant donner un petit coup, tandis que je poussais un petit crie de douleur face à ce petit geste. Ce n'était pas forcément ça faute, mais cela surprenait toujours et pouvait parfois me faire mal dû à la force qu'il pouvait employer. Surtout à ce moment même où mon ventre pouvait parfois se contracter brusquement et ainsi me donner encore plus de douleur. J'essayais au maximum de respirer mais c'était beaucoup plus difficile à dire qu'à faire. J'avais tout simplement envie de m'allonger sur le canapé et ne plus bouger jusqu'à son arriver. Moins je faisais de mouvement et mieux je pouvais me sentir, pourtant je ne pouvais pas tout simplement accoucher dans cette maison, sur ce canapé, je savais pertinemment que c'était beaucoup trop dangereux au vus de mon état même si en tant que médecin, Victor savait parfaitement les gestes à faire et à ne pas faire. D'ailleurs je l'entendis descendre et se diriger vers moi, alors que je tendais les bras pour qu'il puisse m'aider à me relever et à marcher jusqu'à la voiture. Je ne pouvais pas le faire toute seule, mais je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il puisse complètement venir me porter dans ces bras. Combien de temps ne m'avait-il pas porté ainsi ? Bien trop longtemps à mon goût surtout que j'avais refusé depuis que mon ventre avait pu pas mal grossir, me faisant ainsi prendre des kilos de jours en jours. Tandis que je poussais un petit crie alors que mes bras s'accrochèrent autour du coup du médecin et ma tête dans le creux de son épaule. Je n'essayais même pas de le convaincre de me reposer au sol, sachant qu'il pouvait parfois être une vraie tête de mule, surtout lorsque cela pouvait venir toucher à ma santé. Alors j'essayais tout simplement de faire comme il me disait, c'est à dire de ma concentrer sur moi et cette enfant qui n'avait qu'une hâte, quitter mon ventre pour pouvoir voir le grand jour.  

« Oui tout va bien pour le moment … Tu vas juste te tuer le dos à me porter ainsi ! »

Ô non je n'essayais pas de lui faire comprendre qu'il devrait me reposer, là de loin même car il ne le ferait jamais. Mais les paroles étaient juste là, comme pour venir faire une constatation, alors que nous arrivions bientôt aux portières de la voiture. Il allait avoir mal au dos, j'en étais persuadée, je n'étais plus un poids plutôt léger maintenant, j'avais pris des dizaines de kilos, ce qui faisait de moi une chose bien trop lourde à porter ainsi à bout de bras. J’espérais juste qu'il tienne le chemin jusqu'au bout malgré tout  … Il me déposa ainsi au sol avant de m'ouvrir la portière alors que j'essayais avec difficulté de m'asseoir correctement sur le siège passager malgré que la ceinture de sécurité venait me gêné plus qu'autre chose. Ma respiration restait toujours saccadé, même si j'essayais de faire des efforts alors que Victor était toujours entrain de parler à côté de moi. Je savais que parler encore et encore permettait parfois de penser un peu à autre chose, essayer de ne pas stresser encore plus mais il n'y avait pas le temps. Je lui souriais faiblement alors qu'une contraction me reprenait de plus belle, lui criant ainsi dessus de démarrer la voiture le plus rapidement possible. Je criais à pleins poumons d'en la voiture alors que mon corps se plia au maximum avec ce truc en pleins milieu. Tous mes muscles étaient contractés sous la douleur, avant de lâcher prise brusquement me faisant retomber sur le dossier du siège. J'avais l'impression que cela devenait de plus en plus violent et beaucoup plus douleur. Je ne savais pas si je pourrais résister encore très longtemps, la fatigue m'enveloppait de plus en plus alors que mon souffle se faisait très court. Je fermais les yeux quelques instant dans le voiture comme si cela pouvait venir m'aider à reprendre des forces pendant que je me retrouvais dans un moment plutôt de calme. Je me concentrais seulement sur le moteur de la voiture et le bruit qu'elle pouvait faire à chaque accélération de la part de Victor. J'arrivais à ressentir tout le stresse qu'il pouvait lui même ressentir, malgré le fait qu'il veuille gardé ce masque de sérénité sur le visage comme si, il était complètement sûre de lui. Nous avions tous les deux peur de se qu'il pourrait arriver par la suite mais nous étions tous les deux là pour pouvoir, se soutenir mutuellement dans ce moment de panique et de sensations fortes. Je savais qu'il n'allait pas m'abandonner désormais et rien que cette pensée pouvait venir me rassurer au plus haut point venant me calmer. Il était présent à mes côtés et c'était tout ce qui m'apporter le plus. Je ne demandais rien d'autre sur le moment que de pouvoir sentir son corps à côté du miens. Je ne voulais pas qu'il quitte la place une seule seconde.

Et c'était comme s'il faisait son job à merveille alors qu'il me reportait dans ses bras une fois que nous étions garer devant l'enceinte hospitalière. Il allait vraiment se tuer à force de me porter ainsi mais je n'avais plus la force de me déplacer même avec son aide, venant simplement m'accrocher un peu plus fort à lui pour éviter de tomber alors que mes paupières restaient toujours fermer l'une contre l'autre. Je me laissais complètement faire, sans bouger, sans dire un seul mot hochant simplement la tête un tout petit peu fasse aux paroles de Victor. Il fallait que je le crois plus que tout, il fallait que je me persuade que tout se passera dans le meilleur cas possible au vue de ma condition. Il fallait que je chasse de mon esprit ses visions négatives qui ne faisaient que m'enfoncer encore un peu plus dans ce stresse permanent. Non décidément ce n'était pas très bon pour l'enfant d'être aussi paniqué car cela pourrait tout simplement venir compliqué encore un peu plus la situation. Je me sentis brusquement allongé dans ce qui devait très certainement être le brancard, venant enfin rouvrir les yeux pour tomber dans les yeux bleus de Victor qui ne me quittait pas une seule seconde, me serrant la main. Je lui souriais faiblement. Je n'avais pas les mots pour décrire tout ce que je pouvais ressentir pour lui en cet instant même. Mon amour pour cet homme si extraordinaire n'avait toujours fait que augmenter un peu plus chaque jour. Il était devenue en quelque sorte le centre de mon univers, l'une des peu de personne pour qui je pourrais y laisser ma vie tant il avait pu faire pour la mienne. Il était mon sauveur, bien plus qu'il ne pouvait très certainement l'imaginer encore aujourd'hui. Je lui devais absolument tout, il était le seule à pouvoir entièrement me comprendre sur tous les points que cela pouvait parfois être à la fois amusant et étrange. J'avais parfois la penser qu'il pouvait très bien être celui qui m'était en quelque sorte destiné depuis le début de ma vie, mon unique et véritable amour. Celui qui pouvait me sauver de n'importe qu'elle situation. J'avais eu plusieurs fois l'occasion de me poser réellement la question. J'étais persuadé que c'était lui mon true love et que notre rencontre n'avait pas été le fruit du hasard, que cela avait été écrit en grandes lignes dans notre histoire dès que l'on avait pu naître. Une rencontre magique comme on pourrait dire alors que de son côté il devait très certainement avoir une penser beaucoup plus rationnelle sans que je ne puisse lui en vouloir. Après tout, la magie n'était pas une chose dont il avait forcément l'habitude vue le monde très scientifique, qui ne se base que sur ce qu'il voit dont il pouvait venir. Alors que de mon côté la magie régnait plus que tout le reste. On m'avait tellement raconté d'histoire sur le véritable amour depuis mon enfance que c'était devenue comme un rêve de pouvoir rencontrer le mien, et j'étais heureuse de pensé que celui-ci n'était autre que Victor.

Tandis que je pouvais sentir sa main glisser dans la mienne jusqu'au dernier moment, ma respiration ce fit de nouveau plus saccader alors que je me voyais m'éloigner de lui. Non, je ne voulais pas qu'il parte, il devait absolument rester près de moi. Je ne sais pas qu'est-ce que je pouvais faire sans lui. Sa présence venait m’apaiser, me rassurant quelque peu à ce qui pourrait bien arriver par la suite. Je laissais les sages-femmes me changer pour me mettre dans une tenue plus adéquate face à la situation qui se préparait, n'ayant vraiment plus d'énergie pour pouvoir bouger un seul bras. Il fallait que je garde mes derniers puits d'énergie pour le moment même où je devrais pousser pour pouvoir faire naître cet enfant sans que l'on ne vienne obligatoirement, me faire une césarienne ou autre. Dans tous les cas j'étais persuadée que cela ne serait pas une bonne idée. Vu mon état de fatigue, même une césarienne serait beaucoup trop dangereuse pour moi. Il fallait que je réussisse à tenir bon, jusqu'à la fin, pour que l'enfant puisse survivre mais aussi pour Victor. Celui-ci fini par revenir et je ne pu m'empêcher de pousser un soupir de soulagement lorsque je sentais sa présence à côté de moi. Il avait se don de partager cette aura dont il ignorait certainement l’existence mais qui avait le don de m'apaiser. Malgré les circonstances qui pouvaient parfois le dépasser, il arrivait toujours à paraître calme dans n'importe quel moment. Je ne faisais que serrer un peu plus sa main dans la mienne alors que je le laissais me passer un linge sur le front. Mes yeux étaient à moités fermés alors que j'essayais au maximum de rester éveillée, dans tous les cas les contractions qui commençaient sérieusement à se rapprocher les unes des autres ne me laisseraient aucun moment pour m'endormir.  Je souriais de plus belle à Victor en entendant ses paroles, lâchant même un petit rien alors que mes yeux ne quittaient pas les siens d'une seule seconde. C'était comme si, il n'y avait que lui dans la pièce, que nous étions que tous les deux dans cette sorte de cocon qui nous était propre. Il avait parfaitement nous allions réussir ensemble comme nous l'avions fait depuis le début de notre aventure à deux. Nous avions pu tout surmonter car nous n'étions pas seule, il y avait toujours l'autre pour venir soutenir celui en difficulté, étant une épaule assez solide pour pouvoir s'appuyer dessus. Je ne devais me laisser allez, car j'avais autant besoins de lui qu'il avait besoins de moi. Nous étions une équipe et l'un ne pouvait pas marcher sans l'autre, j'en étais plus que persuadée. J'ouvrais et refermais la bouche, essayant de lui répondre du mieux que je pouvais alors que ma voix était quelque peu saccadé. J'étais plus entrain de parler dans une sorte de murmure qu'autre chose.

« Nous allons devenir maman et papa … Mon coeur, on va bientôt avoir notre petit monstre à nous. »


J'étais si heureuse que ce jour puisse enfin arriver. Depuis le temps que je voulais pouvoir serrer dans mes bras ce petit être si fragile, tellement je pouvais lui porter tant d'amour. Devenir maman et papa … C'était si étrange de dire cela alors que pourtant il n'y avait rien de plus réelle en ce moment même. J'allais accouché de notre petit monstre à nous et c'était à la fois si merveilleux et plus que effrayant. Et si il devenait un monstre lui aussi ? Dans un sens cela ne me posait pas forcément de problème. J'en étais un moi même après tout, c'était un peu le code qui nous relier tous les deux avec Victor. Un monstre ne pouvait qu'en comprendre un autre. Nous étions tous les deux des montres à notre manière tandis que la peur que cette enfant est mes dons, ne venait ma hanter de plus belle. Ce n'était pas forcément la première fois que j'y pensais, mais j'avais juste laisser passer cette pensée me disant que dans tous les cas nous avions le temps pour le savoir. Mais voilà que j'allais lui donner naissance aujourd'hui même si le travaille ne durée pas très longtemps ce que j'espérais plus que tout. Plus il sera cours et plus je me sentirais avoir la force de pousser. Le fait que cet enfant pouvait avoir avec quatre vingt dix-neuf pour-cent de chance qu'il est la malédiction de venir lui aussi un loup-garou me faisait trésaille tout le long de la colonne vertébrale. Je ne voulais en aucun cas qu'il puisse subir tout ce que j'avais pu vire, me promettant si cela venait à être le cas que jamais je ne lui cacherais une information aussi capitale que celle-ci comme on avait le faire pour moi. Il aura besoins de savoir, et j'essayerais au maximum qu'il puisse contrôler cette bête qui sommeillait en lui au maximum. Ce sera ainsi qu'il pourra venir faire le moindre dégât possible autour de lui tandis que je le surveillerais de près pour pouvoir remarquer chaque changement d'état d'esprit de sa part. Mais la voix de la sage femme m’arrêtait net dans mes pensées, surprise par son apparition que j'avais pas vu venir, venant ainsi me demander si je voulais que l'on me fasse une péridurale maintenant ou non. Je me préparais à répondre quand cette fois-ci ce fut Victor qui me coupa dans mon élan. Mes yeux allaient des l'un à autre sans comprendre la situation qui se déroulaient juste sous mon regard. J'étais complètement perdu, finissant pas me stopper sur le visage de Victor avec l'incompréhension qui pouvait très certainement se lire sur mon visage. Il avait répondue si vite, tellement instantanément, sans doute le côté médecin qui ressortait à ce moment même car au travaille il devait réagir sur le coup, car il devait prendre une solution le plus rapidement possible. Et c'était ainsi ce qu'il avait pu faire venant répondre à ma place que ce n'était pas forcément la meilleur solution dans l'était dans lequel je pouvais actuellement me trouver.

« Mais … Pourquoi ? Je ne comprend pas mais je te fais confiance Victor. »

Avoir le plus confiance en lui à ce moment même était la chose la plus importante possible. Il était médecin après tout, ce n'était pas comme si c'était une personne qui ne si connaissait aucunement en médecine qui répliquait une chose ainsi. Il avait de l'expérience et je ne pouvais que lui faire confiance sur le sujet. Venant ainsi tourner ma tête de nouveau du côté de la sage femme hochant la tête de droite à gauche pour lui faire passer le message. Cette accouchement se fera donc sans cette péridurale, avec la douleur. Je ne sais pas encore exactement ce qui allait bien pouvoir se passer après tout c'était la première fois que je me retrouvais dans un état que l'on pourrait dans un sens qualifié de si pitoyable au vue des cernes sous mes yeux, de ce teint blafard qui me collait à la peau. Je n'avais pas forcément l'air très en forme voir même pas du tout en réalité. Il fallait que je me force à résister encore et jusqu'à la fin pour que le bébé puisse naître dans la meilleur condition. Je voulais qu'il puisse vivre, respirer à pleins poumons lorsqu'il pourrait sortir de mon ventre. Une énième contraction me pris de pleins fouet, beaucoup plus douloureuse que les autres, me faisant crier à en perdre la voix. Elle dura plusieurs secondes, bien trop longue à mon goût alors que les personnes dans la salle commençaient de plus en plus à bouger dans tous les sens ce qui venait encore plus me stresser. Je ne remarquais même pas que la main de Victor se trouvait toujours dans la mienne et que je la serrais de toute ma force au vue de la douleur. Ce qui devait très clairement, ne pas être très agréable pour lui. Surtout que je ne contrôlais plus ma force en ce moment même, ce qui signifiait qu'elle était à son maximum. Mon corps restait encore contracté au vu de la douleur qui continuait elle aussi d’émerger de plus en plus. Je n'avais encore jamais ressentit une douleur si forte. Je serrais les dents venant même plutôt me mordre la lèvre inférieure jusqu'au sang poussant ainsi un gémissement assez étrange mais en je n'en avais que faire. Ce n'était pas ma préoccupation première, puisque je sentais que le vraie travaille n'allait pas tarder à commencer ou avait même déjà commencé à partir de maintenant. Je regardais l'une des sages femme venir vérifier comment se trouvait mon col alors que son visage paraissait surpris sur le moment même. Je commençais à paniquer au vue de sa réaction, elle ne bougeait plus et ne parler pas une seule seconde. Je regardais alors Victor avec la peur coller sur mon visage. Il y avait une complication ? J'étais entrain de le perdre n'est-ce pas ? Les larmes me montèrent directement à me monter aux yeux alors des films recommençaient à se créer dans ma tête. Non, ce n'était pas possible pas maintenant …

« Il est trop tard pour la péridurale ! Le travaille est déjà trop avancer, il va falloir qu'elle pousse à la prochaine contraction. Vous êtes prête mademoiselle Lucas ? »

Je ne savais pas quoi répondre, hochant maladroitement de la tête, alors que j'étais à la fois effrayer et complètement perdu … C'était le moment alors ? C'était enfin l'heure. Le travaille n'avait pas été très long pour moi par rapport à ce que j'avais pu voir sur des sites internets concernant les accouchements ou encore des magasines. J'avais peur extrêmement peur de ce qui allait se passer alors que les larmes du aux hormones et à l'émotion, commençaient doucement à rouler le long de mes joues. Je n'eus pas le temps de vraiment faire face à ce qu'il allait se préparer que l'on m'indiquait de pousser alors qu'une contraction émergeait de nouveau. J'essayais de le faire de toute mes forces, essayant de me battre jusqu'à la fin pour que l'enfant puisse lui au moins survivre. J'étais littéralement entrain de broyer la main de Victor fans la mienne sans forcément que je m'en rende compte tellement prise sur l'instant même et la douleur qui circulait dans tous mon corps. Je n'avais jamais sentis une sensation si horrible de toute ma vie, mais j'essayais de relativiser en me disant que c'était pour la bonne cause et qu'il fallait dans tous les cas que je le fasse. Je fini par reposer ma tête contre l'oreille de la table d'accouchement alors que l'on m'indiquait que l'on voyait enfin la tête de l'enfant. Je n'en pouvais plus. J'essayais de reprendre ma respiration du mieux possible alors que la douleur au niveau du bas du ventre restait toujours présente, sans que je n'y puisse faire quoique se soit. J'avais trop mal, je ne pouvais pas continuer ainsi c'était tout bonnement impossible pour moi. Je n'avais plus aucune force dans mon corps qui allait me permettre de donner naissance à ce petit monstre, j'arrivais encore à peine à tenir éveiller, mes yeux se fermant tout seul alors que je résistait pour qu'ils restent ouvert le plus de temps possible. Tout ne pouvait pas tout simplement s'arrêter maintenant pour moi. Je ne pouvais tout simplement pas laisser Victor et cette enfant derrière moi, tout comme grand-mère ou encore Ellie. Je ne voulais en aucun vas venir les perdre. Ils étaient bien trop important à mes yeux et je savais que ma mission au près d'eux n'était pas encore terminée. Pourtant, si c'était le cas, je n'avais malheureusement pas le choix. Je regardais Victor une nouvelle fois du mieux que je pouvais, le voyant un peu brouillé à cause des larmes qui étaient encore présentes dans mes yeux. Je pouvais aussi voir quelque peu la douleur sur son visage et dans un sens je ne supportais pas non plus l'idée que ce soit moi qui puisse lui faire du mal ainsi même involontairement. C'est tout ce que j'avais imaginé de pire et dont je m'étais promis de ne jamais faire …

« Victor … Je ne vais pas y arriver. Je … Je suis bien trop fatiguée. Je ne vais y arriver … Si jamais, promet moi de sauver cet enfant … Promet le moi »


Je voulais qu'il me le promette, qu'il me le jure que si jamais il y avait encore plus de complication, qu'il aille sauver l'enfant coûte que coûte. Je voulais entendre ses mots sortir de sa bouche. J'essayais de lui faire un petit sourire timide, peut-être le dernier qu'il verrait de ma part, tandis qu'une nouvelle contraction repris m'obligeant à épuiser les toutes dernières forces qui me restaient …

∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ ℍeroes & Villains ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙



I'm still falling for you
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MessageSujet: Re: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Sam 26 Nov - 17:10




Ce n’était pas quelque chose de facile pour lui cette histoire d’être juste spectateur, l’idée même était impossible aux yeux de Victor, surtout en sachant qu’il pouvait être aussi l’acteur et avoir un véritable rôle à jouer qui pourrait sans doute faire la différence. Était-ce vraiment le cas ? En fait, en y regardant de plus près, il n’en avait aucune idée tant il se laissait submerger par la situation et tout ce qui était en train de se passer. Cette sensation d’être si inutile lui collait à la peau, c’était bien ce qui se déroulait quelque part même s’il essayant tant bien que mal de mettre son grain de sel dans l’histoire, le tirant dans cette incertitude et ses angoisses les plus profondes. Et peut-être que quelque part jouer le médecin à ce moment précis l’empêchait de se laisser envahir par le négatif, en se focalisant sur le concret son imagination n’avait guère la place de s’étendre et surtout pas pour lui renvoyer des images de passé surtout en rapport avec sa mère qui avait pu succomber à l’accouchement de son petit frère, le rassurant à sa manière avec tout un tas de données chiffrées et des termes qui avaient l’air si pompeux lorsqu’ils sortaient de la bouche des docteurs mais c’était à tout ce qu’il pouvait réellement se raccrocher. Il voulait veiller sur Ruby mais à sa manière soit la méthode scientifique, conscient que ce n’était pas le fait de vouloir y croire qui donnait de la consistance réelle à une situation parce que justement il avait vécu dans un monde tellement terre-à-terre à l’image de Storybrooke pendant la malédiction qu’il avait du mal avec les questions de magie ou de beaux discours qu’on pourrait faire, à défaut d’avoir eu une personne pour le rassurer dans son existence la science elle avait toujours su lui offrir les réponses à ses nombreuses questions et surtout réaliser certains de ces rêves même les plus fous. Alors il était là dans cette pièce, sans lâcher prise sur la main de la louve qui était le centre de toute l’attention et la seule préoccupation du corps médical qui était en train de s’agiter tel des abeilles au travail dans un bal auquel il faisait partie habituellement, prenant soin à sa manière de la femme qu’il aimait même si ce n’était peut-être pas dans le fond de manière aussi conventionnelle à l’ordinaire. Victor avait encore un mal fou à se positionner comme père, n’arrivant pas encore à le réaliser pleinement malgré le fait qu’il se trouvait bien là en cet instant, pour l’instant il était encore l’homme de science.

Il n’était pas encore un parent tandis qu’il donnait des sortes de directives à l’adresse de l’une des sages-femmes, ne pouvant s’empêcher ainsi de pointer des doigts les moindres signes qui le mettait alerte, il était hors de question qui laisse passer ne serait-ce qu’un seul problème et tout se passerait ainsi dans le meilleur des mondes. Le médecin était ainsi loin de ce stéréotype du futur père en panique, il était même d’un calme stoïque comme à chaque fois qu’il pouvait se trouver à l’intérieur de l’hôpital alors qu’en réalité il était rongé par des angoisses profondes qu’il avait cherchées à noyer en partie dans l’alcool dès qu’il le pouvait dans le passé, ayant peut-être cette impression dans le fond qu’il était en train d’effectuer son travail en tant que docteur et qu’il n’était pas ici en tant que patient. Mais dans un sens ce n’était pas totalement faux vu qu’en réalité c’était bien Ruby qui se trouvait à la place du malade, plus précisément dans ce cas spécifique la future mère qui allait pouvoir donner la vie dans un moment qui se voulait unique dans la vie d’une femme, renforçant sans doute cette idée qu’il se trouvait ici pour faire ce qu’on attendait de lui en temps normal et non pas comme celui qui pouvait avoir besoin d’aide. C’était pareil lorsqu’il avait pu s’évanouir quelques mois plus tôt dans les couloirs de l’établissement en apprenant la grossesse de la serveuse, une attitude d’ailleurs de sa part qui lui valait encore certaines railleries de ses collègues et encore plus avec l’approche de l’accouchement dernièrement, à l’instant même où il avait repris consistance il lui avait été impossible de se placer en tant que malade parce que dans son esprit c’était lui qui devait porter secours aux autres et non l’inverse. Il n’avait pas le droit de chuter, une idée sans doute bien stupide lorsqu’on prenait du recul, mais il avait cette vision implantée en lui qu’il le veuille ou non. C’est pourquoi lorsque Ruby lui demandait des explications il n’arrivait pas plus à décrocher de son rôle de médecin, comme s’il était de son devoir de devoir rassurer ainsi la patiente, encore plus lorsqu’elle lui annonçait placer sa confiance en lui et lui offrait un peu plus la preuve que c’était à lui de faire son possible pour que tout se passe bien en orchestrant ce qui pouvait se passer au sein de cette pièce même s’il n’était pas le réel coordinateur.

« Tant qu’on ne connaît pas le stade du travail on ne peut en lancer une. Il y a aussi un risque de l’allonger justement, de te fatiguer encore plus vite, ce qui voudrait dire forcer un accouchement avec des instruments et aussi l’enfant peut en recevoir une dose certes minime mais bien présente. »

Tout ceci n’était qu’un tas de données dilué dans un discours de médecin, dans un ton d’un calme qui n’avait rien à voir avec l’état de panique dans lequel il avait pu se trouver à la maison justement, c’était comme si à partir de l’instant où Victor avait franchi les portes de cet endroit il était mis sur un mode automatique malgré lui parce que c’était sans doute bien plus facile pour ses nerfs de supporter ainsi la situation. Continuant d’appliquer un linge humide sur le front de Ruby, analysant le moindre signe de faiblesse trop extrême ou même d’alerte sur un autre problème qui pourrait ainsi la toucher, il venait appuyer le refus qu’elle venait de faire preuve envers la péridurale en hochant de la tête à sa collègue pour lui signifier que c’était probablement la meilleure chose à faire. D’un coup il ouvrit en grand les yeux en sentant la douleur qu’il avait dans la main, tandis que la serveuse était en train de hurler de tout son soul sûrement à cause d’une nouvelle contraction, se mordant la langue pour ne pas laisser échapper le moindre cri à son tour tant elle était en train de lui broyer la main alors que tout le monde s’affairait autour d’eux. Parfois il oubliait cette force extraordinaire et titanesque que pouvait avoir le côté louve de Ruby, étrangement il avait même eu la sensation dernièrement que cet aspect d’elle avait presque l’air endormi depuis le début de la grossesse même s’il n’avait pas eu l’occasion de faire des tests concrets pour s’en rendre compte tant il ne voulait pas lui offrir l’impression qu’elle était une sorte de cobaye, mais le geste qu’elle venait d’avoir bien malgré elle lui rappelait à l’ordre sur ce qu’elle était vraiment. Et ce fut un véritable soulagement au moment même où sa prise se desserra sur ses doigts endoloris, n’osant même pas regarder pour voir s’il y avait un os qui pouvait avoir besoin ou non d’être remplacé comme il le fallait, toujours présente certes mais bien moins forte que ce qu’elle venait de lui administrer sans qu’il n’y soit préparé pour le coup. Victor soufflait doucement tout en essayant de faire abstraction à ce qu’il pouvait ressentir à partir du poignet, tournant la tête sur le côté en grimaçant quelque peu pour que personne ne le voit avant de revenir à sa compagne, regardant sa collègue qui approchait de la zone où tout allait se dérouler alors qu’il la vit surprise. Sur l’instant il eut l’impression que son cœur s’était arrêté, prêt à devoir intervenir au besoin, la fixant sans cligner des yeux jusqu’à ce qu’elle finisse enfin par donner la raison à tout ceci. Il comprenait tout d’un coup l’urgence qui était en train de se faire, sentant alors l’accélération fulgurante de ses battements,  cherchant tout autour de lui pour voir si le matériel était bien en place.

« Déjà ? La poche des eaux s’est pourtant brisée il y a peu de temps, c’est plus rapide que la normale en tout cas, vous êtes sûres que tout est en place pour accueillir cet enfant ? »


« Oui Dr Whale. Ne vous en faites pas on sait ce qu’on doit faire vous savez. »

Ce n’était pas une critique de sa part et encore moins de la part de la réponse qu’il venait d’avoir, étant toujours très prévoyant en temps normal pour n'importe quelle situation, mais c’était comme si tout d’un coup ceci allait beaucoup trop vite pour lui et qu’il avait du mal à suivre tout en cherchant à quoi se raccrocher. Le médecin était pris de court, ne sachant si tout ceci était dû aux gènes de loup qui coulait dans les veines de Ruby ou simplement la nature, resserrant un peu plus sa prise sur la main de la future mère même si ce simple geste lui faisait partiellement mal à cause de la pression qu’il avait eue dessus un peu plus tôt. Il avait juste la sensation de ne servir à rien dans un cas comme dans l’autre tout d’un coup, se trouvant ainsi entre deux chaises sans savoir où il devait ainsi s’asseoir, ne sachant l’endroit où il devait se trouver. Son regard se posait sur cette femme qu’il aimait tant, voyant dans quelle détresse elle pouvait se trouver, et il craignait de ne pas être assez fort pour pouvoir la rassurer comme il le devait car d’ordinaire c’était elle qui le poussait toujours plus en avant en étant un soutien indéfectible. Victor retirait alors le linge et vient déposer un baiser sur le front de sa nouvelle raison de vivre, de celle qui lui avait montré et prouvé que tout le monde avait le droit à une seconde chance dont les monstres comme lui, avec qui il avait bâti les bases solides pour un avenir qui pourrait être si merveilleux. Et c’était comme si d’un coup il le savait, même si ceci avait toujours été au fond de lui depuis le début mais qu’il avait du mal à le regarder en face, aujourd'hui il allait être père et il n’était rien d’autre. Il n’était plus un médecin, il n’était pas un homme qui devait donner des directives ou même s’enfermer dans des données informes pour se rassurer, il allait juste être le parent d’un petit monstre et son rôle était de soutenir du mieux qu’il le pouvait la mère de cet être qui allait tant bousculer leur vie à chacun. Sa deuxième main venait encercler celle qu’il tenait déjà, évitant de trop regarder le remue-ménage qui pouvait se dérouler de l’autre côté du ventre arrondi de Ruby. Il devait apprendre à délaisser son poste à des personnes en qui il avait confiance, sachant très bien leur compétence, embrassant à plusieurs reprises cette main qu’il tenait et qu’il ne lâcherait jamais.

« Ruby je sais que ça va être dur mais tu peux le faire, c’est douloureux au point que je ne peux même pas me l’imaginer mais tu es forte et je sais que tu vas y arriver, je suis ici et je ne t’abandonne pas tu entends ? »

Tout le soutien dont elle aurait besoin il viendrait lui apporter, venant essuyer les larmes qui pouvaient couler le long des joues de la louve et qui lui déchiraient le cœur quelque part, il aurait voulu pouvoir effacer la douleur et que tout se passe comme dans un film mais la vie n’était pas juste une belle histoire qu’on peut raconter au coin du feu. Mais Victor serait là quoi qu’il puisse arriver, aussi bien le meilleur que le pire même s’il ferait tout pour éviter ce dernier bien entendu, reportant son attention sur la zone de travail alors que sa collègue signalait qu’il était temps de pousser. C’était magique parce que tout d’un coup il se mit à crier de concert avec Ruby, non pas dans un geste altruiste comme pour la soutenir sur l’instant, sentant juste qu’elle était en train de lui casser la main très probablement alors qu’elle venait la comprimer autant que possible tout en poussant autant qu’il lui était permis à cet instant. Il était sûr d’avoir eu un craquement quelque part, au point qu’il avait presque du mal à dire si sa main venait d’être anesthésiée ou s’il avait une douleur qui le lançait dans l’ensemble du bras, alors que sous la surprise d’un tel événement il avait pu voir les yeux de ses collègues se relever vers eux deux. Il lui avait promis qu’ils y arriveraient ensemble et dans un sens il respectait son engagement bien malgré lui, dans ce cas précis une union dans la douleur même si elle était bien sûr différente, la serveuse ne pourrait plus lui dire qu’il lui mentait ou quoique ce soit d’autre. Le médecin lui en connaissait quelques-uns qui allaient bien se marrer en racontant cette anecdote aux autres, dire qu’il pensait bientôt se débarrasser du petit évanouissement qu’il avait pu avoir et de l’attribution de ses cheveux blancs sous le coup de la peur il fallait croire que c’était loupé, lançant peut-être malgré lui un regard assassin l’air de dire qu’ils avaient intérêt à se taire sur ce détail et qu’il voulait aucun commentaire à ce sujet. Bizarrement quelque chose lui disait que ce n’était pas ceci qui allait les retenir, il avait beau avoir une certaine stature dans l’hôpital depuis qu’il tentait de lâcher un peu la pression il se laissait peut-être un peu plus faire tout en laissant parfois le sarcasme virulent de côté, s’imaginant sans mal que tout ferait sous peu le tour du bâtiment et que c’était déjà un exploit que ce ne soit pas présentement le cas. Peut-être qu’il aurait pu en rire, comme pour décompresser déjà la chose, mais les paroles qui sortirent de la bouche de Ruby lui glacèrent le sang comme jamais.

Tout mais pas ça. C’était typiquement le genre de phrase qui avait le don naturel de le faire angoisser comme jamais, sentant déjà les palpitations l’envahir, il ne voulait pas entendre ceci parce qu’il était aussitôt renvoyé à l’état dans lequel se trouvait sa mère et qui l’avait tant hanté durant toute son existence. C’était comme le mettre au pied du mur dans un sens et le renvoyer vers le fait qu’il ne pouvait sauver aucune vie, il n’avait pu le faire avec aucun membre de sa famille au point qu’il aurait pu se croire maudit s’il avait pu croire une seule seconde à la magie ou même en une entité supérieure, et le fait qu’il soit désormais docteur était sans doute encore pire car s’il n’arrivait pas à faire ce don il était presque programmé ceci voudrait dire qu’il n’était qu’une fraude et un imposteur dans son domaine. Il ne pourrait pas venir s’en relever cette fois-ci, il n’y aurait plus personne pour le rattraper au bord du précipice et il ne pourrait que demander inlassablement pardon au spectre fantomatique maternel de bien vouloir lui pardonner pour ce qui pourrait faire, conscient plus que jamais que si Ruby venait à lui être prise c’était tout son nouveau monde qui serait en train de s’effondrer et qu’il n’aurait certainement pas la force de se relever cette fois-ci. Comment son père avait-il pu faire dans cette situation ? Il n’en savait rien. Mais il était indéniable que le respect que Victor pouvait avoir pu lui ne fit que se renfoncer, ils avaient eu certes des nombreux différents entre eux mais il avait tout fait pour le rendre le plus fier possible même si ce fut un échec au final, ne pouvant réprimer une pensée pour cet être qui avait finalement tant fait pour lui malgré tous les commentaires si désobligeants et le rabaissement qu’il avait pu avoir pour le médecin. Il secouait la tête comme pour lui indiquer qu’il ne voulait pas l’entendre dire de telles choses, il refusait de les entendre, s’accrochant un peu plus de sa main encore en fonctionnement à celle de sa compagne. Il restait un petit temps ainsi, alors que le silence se faisait dans la salle comme en attente de ses paroles, finissant par inspirer un bon coup pour ne pas se laisser submerger par ce qu’elle était en train de lui demander et hochant de la tête pour la rassurer le plus possible.

« Je te le promets Ruby. Je ferai tout ce que je peux pour lui, il ne lui arrivera jamais rien, mais toi non plus je ne vais pas te laisser est-ce que tu m’entends ? Tout va bien se passer. C’est difficile mais tu vas y arriver parce que tu es la personne la plus incroyable que je connaisse... »

Sa gorge était nouée mais il savait qu’il devait se montrer fort, lui qui n’avait été qu’un lâche et un peureux dans toute son existence devait à ce moment précis se montrer le plus courageux du monde, lui caressant doucement la peau comme pour l’apaiser et ainsi lui insuffler le fait que tout allait bien se passer. Il serait là quoi qu’il puisse arriver, il ne laisserait pas tomber si facilement et il en était hors de question, elle pouvait avancer sans problème car il serait là pour la rattraper quoi qu’il puisse arriver. Le médecin revenait porter son attention sur ses collègues, il n’avait pas besoin d’énoncer le moindre mot car elles avaient parfaitement ce qu’il pourrait dire et ce qu’elles avaient à faire surtout, c’était un moment délicat certes mais après tout ceci ne faisait que montrer que derrière ce masque de docteur il y avait avant tout un être humain qui ressentait des émotions et qui pouvait être atteint de ce qui l’entoure au même titre que les autres. Dans le fond il était peut-être même beaucoup plus émotif qu’il ne pourrait jamais l’avouer, faisait tout pour aider les autres et surtout ceux qui comptaient pour lui, toutes ses actions qu’il avait pu faire au cours de son existence n’avaient été dictées que par l’amour quelque part même si le résultat n’avait jamais été vraiment à la hauteur de ses espérances. Il était devenu médecin pour ne plus que plus personne ne se trouve privé d’un être cher, ses travaux sur la Mort n’étant là que pour aider la vie à triompher même si certains ne comprenaient aucunement la logique dans ses paroles, il avait ramené son frère à la vie parce que l’amour fraternel qu’il avait pour lui et l’affection que leur père avait pour lui l’empêchait de toute simplement faire son deuil. L’amour apparaissait sous bien des formes et celui qu’il avait pu ressentir à différentes périodes de sa vie l’avait poussé à se rendre dans un monde avec de la magie, lui qui pourtant avait une forme d’aversion totale à ce sujet en le niant en bloc, et il y a peu de lancer le pari fou de s’installer avec la fille qu’il aimait tout en gardant un enfant arrivé trop tôt dans une relation encore tout en construction. Il avait beau être un scientifique dans un sens il n’était poussé que par son cœur, ses sentiments qui lui dictaient de manière dissimulée tout ce qu’il venait entreprendre d’une manière ou d’une autre, et c’était pour cette raison qu’il viendrait sauver Ruby même si pour ceci il devait vendre son âme au Diable ou il ne savait qui en payant le prix fort.

Victor n’aurait su dire alors à cet instant si sa louve était oui ou non en train de lui finir de lui broyer comme il faut la main, il ne ressentait plus rien à ce niveau-ci et très probablement qu’il avait quelque chose de cassé mais ce n’était pas là sa préoccupation principale, il fixait un point invisible alors qu’il y avait cette peur qui était en train de lui serrer la gorge au point de l’empêcher de respirer. Ce qui vient le reconnecter à la réalité ce fut les pleurs qu’il vient entendre, dans une surprise sans pareille alors que pourtant c’était loin d’être la première fois qu’il entendait une telle chose de par son travail, étant ceux caractéristique d’un nouveau-né qui venait envahir la salle. Clignant plusieurs fois des yeux il regardait tout à tour ses collègues qui avaient un grand sourire sur les lèvres, dans cette joie communicative qu’un tel événement était en train de produire, jusqu’à voir ce petit être qui était le symbole même de la vie. Personne ne pouvait décrire avec exactitude ce qui pouvait se passer dans un être vivant à cet instant bien précis, celui où il voyait son enfant pour la première fois de son existence, une expérience tellement à part qu’à moindre de le vivre il était impossible de s’imaginer ce que c’était vraiment. Il y avait tant d’amour qui venait à se former dans le cœur, tant d’admirations pour un seul être, tant de force qui pouvait se dégager être pourtant si fragile, tant de joie au point que c’était le seul sentiment capable de ressortir et qui venait ainsi éclipser tous les autres dont la peur car à ce moment précis rien d’autre n’existait vraiment. Et sans doute que sa main se fut tremblante à cet instant, tout comme ses jambes dans un sens qui avaient presque du mal à tenir debout, il avait assisté à de nombreux accouchements mais cet être qu’il avait sous les yeux était son fils et que de penser à ce mot il n’arrivait toujours pas à le croire alors qu’il était pourtant bien là juste devant lui à crier à plein poumon comme pour lui prouver qu’il était bien là. C’était juste dingue. Son attention fut alors captée par la main d’une des sages-femmes qui l’agitait devant lui, comme pour le refaire descendre de nouveau sur terre tandis qu’elle venait passer un linge sur le front de Ruby, rigolant en voyant sa tête sans toute ahurit qu’il pouvait avoir.

« Dr Whale… ? Vous voulez couper le cordon ? »

« Je… o-oui ! »

Prenant alors les ciseaux de sa main gauche, celle qui n’avait pas subi la force bestiale de la louve, il venait ainsi couper ce lien qui le rattachait encore à sa mère alors qu’il souriait comme jamais. Il avait un fils. Il avait du mal à vraiment se l’imprimer dans l’esprit, non pas par rejet mais tant la nouvelle venait à l’emplir de bonheur, se retournant vers sa compagne une fois le geste fait comme pour lui montrer avec fierté ce qui était en train de se passer. Néanmoins avant qu’il ne puisse réaliser ce qui se déroulait réellement il se trouvait avec le petit dans les bras, celui-ci pleurant toujours d’avoir pu ainsi quitter cette enveloppe protectrice, alors qu’il voyait tout d’un coup tout le monde s’affairer autour de la mère. La panique l’empoignant avec violence, approchant aussi autant pour lui montrer le bébé que pour lui dire de s’accrocher, voyant qu’elle était en train de sombrer dans l’inconscience. Il hurla son nom à s’en casser la voix, peur de ce qui se passait mais surtout de la perdre, alors que les sages-femmes autour le priaient de sortir et d’aller s’occuper du petit pendant qu’elles faisaient leur possible ici. Ainsi avant même de pouvoir faire quoi que ce soit il se trouvait en dehors de la salle de travail, se faisant remettre à sa place de patient alors que sa volonté de médecin était bien là, sans savoir quoi faire et complètement démuni comme jamais. Mais il ne pouvait pas penser à lui et essayait de réconforter l’enfant tout juste né, tentant de le bercer un peu tout en étant conscient malgré son âge prématuré que quelque chose clochait car sentant très probablement les angoisses de ses parents, le mettant dans cette situation si délicate. Victor n’aurait su dire combien de temps il avait attendu avant qu’on vienne le voir, il s’était assis sur le siège juste en face de la porte parce qu’il sentait bien que ses jambes n’arriveraient pas à tenir bien longtemps, toujours en train de bercer l’enfant qui avait fini par s’endormir contre lui dans ses bras alors que de son côté il tremblait de tout son être. Il détestait cette situation, il détestait qu’on ne lui dise rien et qu’on le laisse ici sans venir le voir, étant juste le reflet de ses angoisses les plus profondes. Il se relevait aussitôt lorsqu’il vit quelqu’un sortir de la salle, serrant peut-être encore plus le bébé dans un geste protecteur, sursautant presque à la main qu’on pouvait poser sur son épaule.

« Comment est-ce qu’elle va ?! Je vous en supplie ne me dites pas... »

« Tout va bien. Elle était juste très épuisée après un tel effort, elle a juste perdu connaissance, il lui faudra juste du repos mais tout devrait bien aller. Nous allons la mettre dans une chambre où elle pourra être tranquille, elle n’a pas encore repris connaissance pour le moment mais tout est normal, vous pouvez l’accompagner bien sûr. »

Il ne fallait pas lui en dire plus alors qu’il pouvait voir le brancard avec Ruby venait sortir de la salle à son tour, voyant le masque de respiration artificielle dont elle était affublée, une vision qui ne le rassurait pas pour autant. Victor suivait le cortège tout en gardant les yeux dessus, sans se préoccuper des personnes autour de lui dont ses collègues qui pouvaient le féliciter sur le passage avant de sans doute comprendre que la situation ne s’y prêtait pas encore, ne s’arrêtant que lorsqu’ils furent dans la chambre qui allait servir de repos. On le laissait seul pour lui laisser digérer tout ce qui venait de se passer très probablement, approchant de fauteuil vide avant de l’avancer d’une main comme il le pouvait vers le lit, se posant ainsi à côté de la louve en lui prenant doucement la main pour la serrer autant qu’il le pouvait. Il avait eu si peur pour elle, il n’aurait pas su quoi faire si elle avait ainsi disparu, craquant en silence alors que les larmes coulaient de son côté. Il était à la fois si soulagé de la savoir encore en vie et si angoissé que ceci ne soit que le début de la fin, en tant que médecin connaissant très bien comment une situation pouvait s’empirer en peu de temps, tentant de se calmer du mieux qu’il pouvait. Ainsi il ne bougeait pas de son fauteuil, par tant qu’elle ne viendrait pas ouvrir les yeux, veillant ainsi sur les deux êtres endormis qui étaient devenus toute sa vie. Il ne redevient alerte que lorsqu’il vit un semblant de mouvement de la part de Ruby, ceci après un temps qui lui avait paru si long et peut-être que c’était bien le cas car en réalité il n’avait plus du tout la notion du temps en cet instant, retrouvant un fin espoir. Il voyait doucement ses yeux dans lesquels il aimait tant se noyer s’ouvrir avec une certaine difficulté, montrant sans nul doute l’état d’épuisement dans lequel elle pouvait bien se trouver, se relevant quelque peu pour être à sa hauteur en s’asseyant sur le bord du lit et lui tenant toujours la main. Il pouvant toujours sentir la respiration du petit contre lui, le portant toujours contre lui d’un seul bras avec un savoir-faire presque naturel mais aussi de la pratique avec son métier, essayant de se répéter que tout allait bien se passer.

« Ruby ? Est-ce que tu m’entends ? Notre petit monstre il est là... »

Il attendait le moindre mot de sa part, le son de sa voix qui avait toujours su le rassurer, alors qu’il approchait le petit pour lui montrer.







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Ruby S. Lucas

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MessageSujet: Re: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Dim 4 Déc - 19:57





The birth of a little monster

Loveee ♥

Le temps filait à tout à l'ure sans que je ne puisse réagir à quoi que se soit. J'avais du mal à suivre le mouvement, alors est-ce à cause de ma fatigue qui m'empêchait de bien comprendre ce qui se passait autour de moi ou bien alors l’excitation qui était présent malgré la douleur de pouvoir donner naissance à ce petit monstre ? Je ne sais pas. Sans doute les deux après tout, un genre de mélange qui faisait que je pouvais être présent ici physiquement mais quelque peu dans les vapes mentalement. Les choses allaient beaucoup trop vite pour moi, n'ayant pas le temps de prendre complètement conscience de ce qui se passait. Il n'y avait à peine quelques heures, je dormais encore confortablement sur le canapé de notre maison à rêver de ce que pourrait bien être notre futur lorsque l'enfant serait parmi nous et voilà désormais allonger sur ce lit d'hôpital tandis qu'il n'allait pas tarder à voir le jour. Qu'est-ce que je devais faire ? Je n'étais clairement pas prête encore à devenir une mère, je ne savais pas si j'allais pouvoir correctement l'élevé, être une bonne personne pour lui alors que la peur venait de plus en plus resserrer mon cœur. J'avais besoins encore de temps, de temps pour me préparer à ce changement si brusque dans la vie d'un nouvelle mère. Tout allait changé du tout au tout, alors notre univers ne tournerait pratiquement plus que autour de ce petit être qui demanderait tellement d'attention et de temps. J'avais su dans quoi je m’engageais après tout lorsque j'avais pu dire à Victor que peut importe ce qui se passe je voulais garder cette enfant qui se trouvait. Je savais que ce ne serait pas de tout repos tous les jours et qu'il fallait que je m'accroche le plus possible, que je continue de persévérer jusqu'à la fin coûte que coûte. Et malgré les hauts mais surtout les bas qu'il y avait pu y avoir ces derniers, j'étais toujours présente à essayer de battre pour cette avenir que j'avais mis du temps à construire mais je n'étais pas arrivé jusqu'ici toute seule. Victor avait été là depuis le début à me soutenir les quelques fois où j'avais pu chuter sur am route, il avait toujours été derrière moi pour me rassurer et jamais je ne pourrais entièrement le remercier pour tous ce qu'il avait pu faire. Il avait une valeur particulière à mes yeux que je ne saurais expliqué réellement, étant devenue comme mon nouveau souffle de vie, la personne qui m'avait permis de continuer d'exister dans cette existante qui avait été si morne au début. Il avait été cette personne qui me pousse jusqu'au meilleur de moi même et qui ne me laisse jamais tomber peu importe les circonstances. La preuve, même aujourd'hui alors qu'il se trouvait juste à côté de moi à me soutenir, à me prouver son amour d'un certaine manière et le fait que jamais il ne partirais, jamais il ne pourrait me laisser seule dans cet endroit. Qu'il serait là jusqu'à la fin et que je pouvais le faire, que j'étais forte …

Non. Je n'étais pas forte en ce moment même alors que les larmes du à l'émotion mais aussi à la douleur pouvaient continuer de rouler le long de mes joues rosies. La douleur était tel que je ne pouvais plus parler, ne pensant alors qu'à exprimer dans un cris aiguë tout ce que je pouvais ressentir en cette instant. Je ne ressentais plus rien comme je ressentais la moindre parcelle de mon corps se contracter, craquer, s'écarter au poins de me donner des douleurs que encore jamais je n'avais pu connaître jusqu'ici. Une douleur si intense et presque inhumaine que je ne pouvais que venir serrer encore plus la main de mon compagnon dans la mienne alors que je ne contrôlais même plus ce que l'on pourrait appelé une super force. Ce don, que j'avais obtenue avec mon côté louve-garou qui recommençait doucement à ressortir à cette instant précis, comme pour venir me protéger de l’événement qui était entrain de se dérouler. Je n'étais pas forte, j'en étais bien loin même alors que ma respiration devenait de plus en plus saccadé et irrégulière. Non, j'étais entrain de le faire souffrir lui aussi avec cette main que je serrais sans pouvoir m'arrêter une seule seconde. J'étais entrain de lui faire mal à cause de ce monstre qui dormais en moi. Une chose pourtant que je m'étais absolument interdite de faire jusqu'ici. J'avais blessée tellement de personne autour de moi à cause de ce monstre que j'avais parfois du mal encore à m'en remettre complètement, asseyant tout simplement de faire abstraction de ses quelques souvenirs ou cauchemars qui pouvaient me venir me hanter pendant certaines nuits. Les souvenirs douloureux de Peter, mon premier amour, que j'avais pu dévoré sans lui laisser une chance de s'échapper, cette homme si extraordinaire qui avait toute sa vie devant lui une vie. Une vie qui aurait pu être fantastique et pleine de joie et d'aventure, mais une vie qui s'était arrêté net cause de moi. Les souvenirs douloureux de ma mère que j'avais pu jetée sur ce pique qui l'avait transpercée d'un seul coup, cette mère que j'avais pourtant retrouver il y avait peu et que je perdais déjà car je n'avais pas fait attention à ce que je faisais, car j'avais tout simplement voulu faire un geste héroïque pour sauver celle que je considérais comme ma meilleur amie. Je l'avais tué, lui arrachant la vie dans un mouvement brusque laissant alors tout une meute derrière sans chef pour venir les protéger. J'avais aussi tué des milliers de personnes les soires de pleines lunes alors que la louve en moi prenait le dessus. J'avais tué de sang froid des âmes innocentes qui n'avait demandé à continuer leur vie comme avant. J'avais arraché des membres à leur famille qui ne pouvaient que pleurer la perte d'un être chaire. J'avais fait le mal autour de moi et malgré le fait que je puisse continuer avec ses souvenirs, essayer de ne faire qu'un avec eux pour pouvoir changer, voilà que je faisais du mal à Victor.

J'étais complètement entrain de lui broyer cette main qui se trouvait dans la mienne l'entendant crier en même temps que moi. Je pouvais presque sentir ses os craquer sous sa peau. Je le faisais souffrir en ce moment même et je savais que cela pourrait venir me hanter bien plus tard. Pour l'instant, ce n'était pas forcément ce qui me préoccupait le plus l'esprit, gardant ceci bien dans un coin de ma tête alors que la seule chose que je voulais c'était que le médecin puisse me promettre de sauver cet enfant peut importe ce qui pouvait se passer par la suite. Il était bien plus important que moi alors que je pouvais sentir les dernières forces quitter mon corps petit à petit. Je n'avais qu'une seule envie c'était de pouvoir fermer les yeux et me laisser partir en ce moment même. Juste pouvoir respirer tranquillement, être enfin libre et me détendre quelque peu. Pouvoir tout simplement ne plus rien ressentir de cette douleur atroce qui me prenait dans tout le corps. Je n'avais pratiquement plus la force de me battre encore, plus la force de continuer tout simplement. Pourtant il le fallait. Il fallait que je continue de puiser dans mes toutes dernières ressources dans cette force qui me restait pour pouvoir m'en sortir mais plus que tout, tout faire pour que ce petit monstre puisse naître dans les meilleurs conditions possibles. Il fallait que je tienne encore quelques minutes voir même quelques secondes, le temps que tout cette histoire ce termine de manière heureuse pour Victor et cet enfant au moins tandis que les paroles de mon compagnon pouvait venir raisonner doucement dans mon esprit comme une douce mélodie. Il me le promettait et c'est tout ce que j'avais besoins d'entendre, ne pouvant empêcher de sourire quelque peu alors qu'il me promettait de ne pas me lâcher. Ce petit sourire qui ne lui était adressée, seulement à lui depuis bien des mois maintenant. Ce petit sourire que se voulait rassurant à son égard, comme pour lui transmettre le fait que tout irait bien dans l'avenir. Bien que je sois présent où non … Je le savais fort et pourtant j'avais peur de ce qui pourrait se passer pour lui si je venais à disparaître si brusquement. Je le connaissais après tout, bien plus qu'il ne le pourrait le penser très certainement, presque par cœur même s'il m'arrivait encore d'avoir de belles surprises de sa part. Nous nous comprenions si bien parfois que cela peut être à la fois effrayant comme tout autant romantique de nous voir aussi complice, comme si cela faisait des années et des années que nous nous connaissons, alors qu'en regardant de plus près cela ne faisait que un ans tout plus. Un ans que nous sortions ensemble et que nous partagions le même amour. Parfois j'avais l'impression que tout allait beaucoup trop vite, mais je n'avais qu'à détourner le regard vers les yeux de Victor pour être tout de suite rassurer quand à notre avenir ensemble, sachant qu'il ne me laisserait plus jamais seule. J'avais juste à regarder son visage si épanouie pour comprendre que nous étions sur la bonne voix ensemble et que nous nous aimerons sans doute jusqu'à la fin …

Je lui souriais toujours, venant un peu plus resserrer sa main plus doucement dans la mienne, asseyant de lui dire que tout ira bien pour lui même si je venais à partir. Il était fort et désormais il n'était plus seul. Il avait désormais une grande famille qui l'entourait qui n'était rien d'autre que Granny et même Ellie alors que le plus important était bien cette mère qu'il avait pu retrouver quelques mois plutôt. Je savais que au fond toutes ses personnes seront là pour lui et que plus jamais il ne se sentira seule face à l'avenir. Le sourire que j'avais pour lui pu devenir plus crisper une nouvelle fois alors qu'une nouvelle contraction venait à me prendre de pleins fouet. La douleur était encore plus forte que les autres fois alors que je faisais mon maximum pour pousser comme on pouvait me l'indiquer. Mes cris pouvaient venir envahir la pièce à rendre sourd les personnes s'y trouvant à l'intérieur et pouvaient même parvenir jusqu'au oreilles des gens qui se trouvaient dans l'enceinte même de l’hôpital avant que tout ne s'arrête brusquement. Des cris, autre que les miens pouvaient me parvenir au oreille tandis que je me relaissais tomber sur la matelas du lit, fermant les yeux quelques instants. Un sourire béa pouvait presque apparaître sur mes lèvres alors qu'un rire presque nerveux sortait de ma bouche. Enfin. Il était là, il était vivant et parmi les humains. J'avais réussis et ce n'était que de la joie que je pouvais ressentir en l'entendant ainsi pousser des cris comme pour montrer sa présence. Je réouvrais les yeux doucement à moitié alors que je pouvais voir ce même sourire sur le visage de Victor, alors que je pouvais très bien voir qu'il était que plus heureux d'avoir cette merveille en face de ses yeux. Je les fixais tous les deux chacun leur tour alors que l'on proposait au médecin de bien vouloir coupon le cordon. C'était immense cette douce chaleur que je pouvais ressentir au fond de mon cœur, comme si une nouvelle flamme s'était allumé à l'intérieur dès que j'avais pu entendre les bruits de ce petit monstre. Il était devenue en l'espace de quelques secondes tout pour moi, une personne pour qui je pouvais donner la vie et en regardant de plus près c'était le cas bien avant, lorsque j'avais pu apprendre être enceinte. Malgré les angoisses que j'avais eu, je l'avais aimé dès que j'avais appris sans existence et mon amour pour lui n'avait fait qu'augmenter petit à petit. Il n'y avait rien de mieux pour une mère qui venait d'accoucher que d'entendre les cris de son petit qui ne signifiait qu'une seule et unique chose : il était en vie. Tout simplement en vie et c'était sans toute le plus beau cadeau que je pouvais avoir. Un être plein de vie qui avait un petit cœur qui battait à l'intérieur de sa poitrine. J'avais en face de mes yeux, les deux hommes de ma vie, ceux pour qui je pourrais faire tout et n'importe quoi si leur vie venait à être en danger. Ce que j'aimais bien plus que ma propre vie …

« Victor ! Vic ... »

Ce fut presque comme le trou noir alors que je me sentais presque partir vers un nouveau monde. Tout tournais autour de moi, tel un manège. Était-ce déjà la fin pour moi ? Je ne sais pas, je ne savais pas mais la peur envahissait tout mon corps alors que j'avais du mal à comprendre ce qui pouvait m'arriver. Je n'avais plus la moindre force en moi, comme si j'avais été vidé de toute énergie alors que mes yeux se fermait et que le bras que j'avais pu essayé de tendre vers Victor retombait d'un seul coup sur le matelas, ma tête venant se pencher sur le côté. Tout mon corps venait de se relâcher complètement. Je ne pouvais attendre que la voix de Victor s’élever dans le ciel avant que mon cerveau ne se déconnecte complètement du monde qui l'entoure. J'avais comme l'impression que mon âme et mon corps était entrain de se dissocier devenant de entités séparer l'un de l'autre. Était-ce réellement possible ? Honnêtement je ne savais absolument rien du tout, mais rien ne venait réellement m'étonner étant une habituer de la magie depuis que je pouvais être toute petite. J'avais toujours vécu dans la forêt enchantée, un endroit où la magie régnait en mettre sur les lieux. Il y en avait pratiquement à chaque recoins, de puissant sorcier et sorcières existaient. Alors peu de chose pouvait me surprendre comme pratiquement tout le monde dans cette ville … Mais en ce moment je ressentais une sensation étrange, comme si je me trouvais désormais dans un nouvelle univers. Un endroit fait de noir et seulement du noir. J'arrivais même plus à me battre une seconde de plus pour essayer de me réveille de ce qui pourrait être une éternel sommeil. Non. J'avais pas envie de mourir, pas maintenant alors que je venais d'offrir la vie à ce petit être fait de chaire, pas maintenant alors qu'il me restait encore tellement de chose à vivre avec ce qui était ma nouvelle famille, tellement de chose à découvrir encore dans ce monde si nouveau et encore si étranger pour nous tous. Pourquoi ne pas partir maintenant que la barrière de la vielle a été rompue ? Pourquoi ne pas aller en voyage et découvrir ce monde qui était si intriguant ? J'avais encore envie de vivre pour pouvoir partager des moments de joies, de tristesses, de peurs avec tout ce que je pouvais aimer. Je voulais encore voir notre enfant grandir, le voir faire ses premiers pas, prononcer ses premiers mots. Je voulais l'accompagner dans sa vie, être une mère aimante pour lui qui le protégera du moindre de danger qui se profilerait à l'horizon. Non. Je ne voulais pas mourir maintenant, abandonnant ainsi tout ce que je pouvais aimer sur cette terre. Je voulais vivre encore, quelques instants, pouvoir porter notre enfant dans mes bras au moins quelques secondes. Juste quelque seconde …



Combien temps est-ce que j'étais restée ainsi inconsciente dans ce lit même lit ? Je ne sais pas et honnêtement je ne préférais pas forcément savoir. Sans doute bien trop d'heures à mon goût alors que je pouvais toujours ressentir une grande fatigue dans mon corps. J'étais entrain petit à petit de revenir à moi même alors que je sentais une main dans la mienne, serrant quelque celle-ci dans la mienne, pour essayer deviner à qui elle était. Victor … Est-ce que c'était bien lui près de moi ? Je l'espérais et au fond je le voulais plus que tout. J'avais quelque peu mal à la tête alors que je pouvais entendre une bruit sourd, le bruit de ma respiration dans cette sorte de masque que l'on m'avait accroché autour de la tête. Ma tête tournait toujours un peu et j'avais du mal à reprendre totalement reconnaissance. Je papillonnais quelques peu des paupières pour essayer de m'habituer au peu de lumière qui pouvait se trouver dans la salle, qui venait me brûler la rétine doucement. Ou était-je ? Qu'est-ce qu'il c'était passé ? Je ne mis pas longtemps à comprendre. J'étais tous simplement tomber inconsciente alors que la moindre parcelle d'énergie avait pu quitter brusquement mon corps, ayant tout donner pour mettre au monde cet enfant qui était rien d'autre que le notre. J'ouvrais totalement les yeux pour tomber directement dans ceux d'un bleu magnifique de Victor, des yeux qui avaient pu rougir par les larmes que je pouvais voir toujours un peu couler le long de ses joues. J'avais envie de venir les essayer d'un revers de la main mais la force me manquait encore pour que je puisse faire le moindre mouvement, venant tout simplement resserrer cette main si précieuse dans la mienne. Juste un geste pour le rassurer que j'étais bien présente, bien envie juste à côté de lui alors qu'un sourire sur mon visage apparaissait. J'étais là avec lui, avec eux. Mon cœur battait toujours à l'intérieur de ma poitrine et je n'étais pas prête à m'en aller désormais. Peut-être que je n'avais pas encore fini ma mission sur terre, que quelqu'un là haut c'est dit que j'allais manqué trop de chose si je venais à quitter ce monde. Victor allait devoir me supporter encore pour plusieurs années et je ne pouvais qu'être heureuse de me trouver en leur compagnie. Une joie si intense qu'un sourire apparaissait sur mes lèvres avant que mes yeux ne viennent se détourner pour s'arrêter sur cet être enroulée dans une couverture. Un être dont je n pouvais rien voir mais dont je savais parfaitement l'existence. Il était là. Notre petit monstre il était présent avec nous, il vivait, il respirait. Un petit rire s'échappe de mes lèvres alors que je pouvais voir sa tête apparaître un petit à peu au dessus de la couverture. Juste un petit bout de se fils qui était devenue toute notre existence en l'espace d'une seconde.

« Victor … Passe, passe le moi Victor … S'il. S'il te plait. »

J'avais encore un peu de mal à parler sur avec ce masque sur le visage. Ma voix était peu rassurer, même tremblante à l'idée de pouvoir avoir cette être si précieux si fragile dans mes bras. J'avais tellement peur de venir lui faire de mal avec ma force bien qu'elle soit peut présente en ce moment même. Il était si petit que j'avais l'impression d'être réellement un monstre à côté de cette être si magnifique, mais plus que tout j'avais l'impression en ce moment même d'être une mère. Une mère qui avait besoins d'avoir son enfant, son petit au près d'elle pour pouvoir le couver le mieux possible, lui donner de la chaleur et lui faire sentir sa présence comme pour le rassurer. J'avais besoins de lui à mes côtés, de sentir sa présence à côté de moi pour me rassurer qu'il pouvait bien. J'avais besoins de le voir réellement de voir son doux visage angélique. J'avais tellement l'impression en ce moment même d'être dans un rêve, dans un sorte d'univers parallèle, comme si je me réveillé d'un seul coup et que tout cette histoire n'avait été là que le fruit de mon imagination, qu'un simple rêve. Pour une fois j'avais besoins de concret, j'avais besoins de serrer ce petit être dans mes bras, le sentir contre ma peau et ce n'était qu'avec une joie immense que je vis Victor placé ce petit garçon, notre petit garçon à côté de moi alors que je venais le tenir d'un seule bras et que l'autre venait se refermer sur ce petit corps fragile, ma mains jouant quelque peu avec ses toutes petits à à lui. Son visage m’apparaissait clairement alors qu'il n'était qu'à mes yeux une petite merveille, un ange tout droit tomber du ciel. Si parfait que j'avais du mal à décrocher mon regard de lui. J'avais ce sourire assez béa sur le visage, ces étoiles dans les yeux au vu de la situation. C'était tout un monde qui venait à changer brusquement, pour accueillir un nouvel être vivant. C'était notre univers à nous qui changeait pour laisser une place à notre enfant. J'essayais d'être douce dans mes mouvements pour éviter de le réveiller. Il avait lui aussi besoins de se reposer, de récupérer de l'énergie après ce qui venait de se passer, n'étant pas forcément insensibles au émotions que pouvaient ressentir ses parents. S'il était comme moi alors il pourrait dès son plus jeune âge ressentir les émotions des personnes qui l'entourait, il aurait comme une certaine force, serte minime mais tout de même présente et plus forte que les autres enfants. Il aurait presque tout les caractéristiques d'un loup sans pouvoir se transformer. Du moins pour le moment … Et j'espérais pour lui que ce soit le cas jusqu'à la fin. Qu'il soit tout simplement comme mon frère pour éviter tous les malheurs que j'avais pu avoir tout au long de ma vie. Je voulais pas qu'il souffre comme j'avais pu le faire, même si je serrais là pour l'aider avec ses transformations, même si jamais je ne pourrais lui cacher sa véritable nature ...

« Bienvenue dans ce monde Alwin Alphonse Whale … Cela te convient ? »

Je relevais quelque peu mon regard vers Victor pour pouvoir avoir sa réaction phase aux paroles que je venais de prononcer. Nous avions pu parler de temps en temps des noms que le petit pourrait bien avoir sans forcément ce décidé sur un précis. Nous avions surtout fait un choix entre un ou deux préfèrent très certainement voir sur le moment lequel lui correspondrait le mieux. Mais jamais je ne lui avais que son deuxième prénom serait sans doute Alphonse comme le nom exacte de son père si je ne me trompe pas. Une chose qui me tenait à cœur que de l'appeler ainsi car je savais que c'était comme une sorte de tradition de pouvoir donner le nom des grands parents aux nouveaux nés dans une famille d'aristocratie, m'étant renseigner quelque peu à l'avant. Mais je savais aussi que malgré les nombreux différents qu'il avait pu avoir avec son père au cour de sa vie, Victor l'aimait profondément tout même ayant un grand respect pour cet homme. Je voulais en quelque sorte lui rendre hommage de nommer notre fils ainsi mais aussi pour pouvoir faire plaisir à mon compagnon. Il aurait eu très certainement un troisième nom si j'avais pu connaître mon père moi aussi … Mais il n'avait jamais été présent dans ma vie sans pour autant que je lui en veuille beaucoup. Il était au moins partit pour pouvoir s'occuper de William au début de sa vie. Je le connaissais pas et je n'avais dans tous les cas pas très envie de le connaître. Il était sans doute très certainement mort à l'heure qu'il était alors que personne ne savait où il pouvait se trouver mais surtout il ne connaissait même pas mon existence. Il n'avait pas su que sa femme était enceinte de moi lorsqu'il avait pu quitté la maison, la laissant alors seule. Il ne me connaissait et c'était peut-être mieux ainsi, alors que je voulais éviter une nouvelle déception si je venais à le rencontrer. Les choses étaient mieux ainsi. J'avais ma propre famille désormais qui venait de s’agrandir ce soir même avec ce petit être avec Alwin … J'attendais toujours d'ailleurs l'approbation de Victor ne serait-ce que dans son regard. J'attendais qu'il me confirme que cela lui convenait, qu'il était heureux des noms que j'avais pu choisir pour cet être qui était tout pour nous désormais. J'avais envie en quelque sorte de le rendre fière, de voir ce sourire s’agrandir un peu plus sur son si jolie visage. Il était si important pour moi que notre fils puisse s'appeler ainsi sachant par ailleurs aussi que cela ne pourrait que plaire à une certaine Katharina, à cette mère qu'il avait pu retrouver il a de ça quelques mois Mon regard revint sur Alwin alors qu'il pouvait bouger un peu dans son sommeil, faisant des petites bulles avec sa bouche poussant ainsi un petit crie qui ne pu que me faire rire un petit peu.

« Je crois qu'il aime bien lui … Et Victor, ta main. »

J'avais toujours du mal à parler à travers ce masque qui se trouvait toujours sur mon visage. Mais cela ne me génais pas forcément, j'étais bien trop heureuse pour pouvoir penser à autre chose alors que mon esprit revint sur cette main de Victor que j'avais pu écraser il y a quelques heures, espérant simplement qu'il n'y ai rien de grave …



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MessageSujet: Re: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Jeu 5 Jan - 17:39




L’inquiétude se faisait inévitable de son côté, en tant que docteur il imaginait toutes les possibilités et les complications qui pourraient exister alors que de sa propre expérience il revoyait sa propre mère défunte placée dans un cercueil avec une blancheur identique à celle de Ruby, et même si elle avait beau ouvrir les yeux doucement en cet instant il n’était pas rassuré pour autant. Ce n’était pas parce qu’elle avait l’air d’être mieux que c’était forcément le cas, même si ses collègues avaient pu lui dire qu’il n’y avait plus rien à craindre c’était plus fort que lui, l’avoir vu ainsi dans cet état avait réveillé en Victor des peurs profondes dont il était encore particulièrement marqué malgré le fait qu’il était désormais un adulte responsable et de surcroît désormais parent. La peur ça ne se contrôlait aucunement, qu’importent les beaux discours qu’on avait pu lui dire ou qu’il avait entendu sur le courage ce n’était qu’un mythe selon lui, et très probablement que s’il n’avait pas eu cet enfant en ce moment même dans les bras la première chose qu’il aurait faite c’était fuir. Parce qu’il n’était qu’un lâche et qu’il ne savait faire que ça, même le jour où il avait réellement rencontré la serveuse en voyant son véritable visage il était en train de fuir loin de ses problèmes autant qu’il le pouvait et essayait de battre ses démons, il était un homme de science mais pourtant la réalité était une chose qu’il avait toujours autant de mal à appréhender parfois. Bien sûr, il n’aurait pas abandonné sa fantastique reine des pancakes mais il aurait sans doute eu juste besoin d’un instant pour reprendre son souffle et sentir l’air frais lui fouetter le visage pour reprendre proprement conscience, il avait beau être un aristocrate qui avait vu plusieurs horreurs au cours de son existence il y avait des choses dont il n’arriverait à affronter et la mort en faisait indéniablement partie. Si Ruby ne s’en était pas sorti il n’aurait pas su quoi faire sincèrement, il n’aurait pas su se sentir à la hauteur pour devenir ainsi parent et devoir s’occuper d’un être aussi fragile que celui qu’il tenait dans ses bras du mieux qu’il pouvait, lui n’avait pas les épaules assez larges pour assumer autant et encore moins seul même si ça faisait mal de l’avouer il en était dans le fond pleinement conscient quelque part. Il n’était qu’un faible et voir ainsi Ruby lui rappelait le fait que parfois malgré toute la bonne volonté du monde il ne pouvait rien faire, il restait juste impuissant face à ce qui pouvait se dérouler devant lui même si parfois c’était si dur à accepter pour le coup, essayant malgré tout de garder le sourire alors qu’il voyait ces magnifiques iris s’ouvrir un peu plus.

Doucement il venait mettre ainsi ce petit être dans les bras de la louve, souriant un peu plus même s’il restait dans le fond assez inquiet par ce qui pouvait se dérouler dans le sens où il craignait que tout lui soit arraché d’un coup, laissant ainsi la mère faire connaissance avec son petit qu’elle n’avait guère eu le temps de tenir jusqu’ici en raison des complications présentes. Victor venait ainsi placer ce nouveau-né du mieux qu’il le pouvait, ayant les bons gestes naturellement à force de devoir manipuler parfois des bébés lors de certaines urgences dues à l’hôpital, restant présent mais se plaçant peut-être malgré lui un peu en retrait pour laisser ainsi Ruby appréhender ce moment du mieux qu’elle le pouvait. C’était nouveau. Pour lui mais aussi pour elle et ceci il ne devait pas l’oublier, il était ainsi normal à son sens qu’elle puisse vouloir d’instants privilégiés avec son fils, restant ainsi à les regarder tous deux avec un air de plus en plus tendre sur le visage, le plus dur n’était nullement passé mais il ne faisait que commencer dans un sens. Avoir la responsabilité d’un enfant c’était vraiment quelque chose à part, ils allaient devoir l’élever et s’assurer qu’il soit toujours en bonne santé tout en prenant le bon chemin quelque part, et si on ajoutait à ceci les antécédents familiaux de l’un et l’autre ce pauvre enfant n’allait pas vraiment avoir une existence de tout repos. D’ailleurs allait-il avoir le même sang qui coulait dans ses veines ou celui de sa mère ? Une très grande question. Victor savait au combien ceci était une préoccupation très encrée de la louve, en raison de ce monstre qui était en elle comme elle le disait souvent, et peut-être que pour un humain comme lui ce n’était pas toujours évidemment à comprendre parfois il fallait bien l’avouer. Il ne pouvait se mettre à sa place, c’était impossible en fait, il ne serait pas dire à quel point ce pouvoir pouvait s’étendre. Néanmoins il n’était lui non plus pas vraiment tout blanc pour le coup, lui qu’on décrivait tantôt comme un monstre également ou comme un scientifique ayant pété une durite au point de faire des choses inimaginables, et à cet instant il ne pouvait s’empêcher de se demander quel avenir ils allaient bien pouvoir offrir à ce petit être. Un sang ou un nom maudit, voir même les deux ? Il serait malhonnête de dire qu’aucun des deux n’y avait pas pensé, ils savaient même très bien quel genre d’héritage ils pouvaient lui offrir, mais malgré tout ils avaient tant d’amour à donner et Victor derrière cette couche de terreur arrivait tout de même à le sentir. Il se faisait même plus fort à chaque instant, venant ainsi se rapprocher beaucoup plus de Ruby pour lui poser un baiser sur le front, regardant cette petite scène qui s’imprimait dans sa mémoire et lui donnait du baume au cœur.

Ses yeux se reposèrent aussitôt sur la louve en entendant ses paroles, sur l’instant tellement interloqué sur ce qu’elle venait de dire, ne sachant quoi dire parce qu’il n’était pas sûr d’avoir bien compris. Ce n’était pas tant le premier prénom qui lui avait fait l’effet d’un électrochoc mais bien le second, ils n’avaient pas réellement parlé de comment ce petit pourrait se nommer et encore moins d’un nom ainsi composé si on pouvait dire les choses ainsi, reconnaissant inévitablement celui que son père pouvait porter. Alphonse. Il était vrai qu’entre eux ça n’avait jamais été facile, dès le début il y avait eu une sorte d’incompréhension qui s’était installée à l’instant où leur mère les avait ainsi quitté alors qu’ils étaient juste emplis d’amour à son égard, et Victor avait cherché en vain pourquoi il avait reçu tant de colère de la part de la figure paternelle envers lui. Au-delà du fait de rompre la tradition familiale il y avait eu autre chose, il en était convaincu encore à l’heure actuelle, mais il ne détenait pas la réponse à sa question. Durant des années il avait du supporter de se faire rabaisser par l’homme qui lui avait pourtant donné la vie, voyant son frère remplir les espoirs de leur père avant de l’abattre de sang-froid alors qu’il se trouvait dans un état qui n’était pas le sien, et pourtant malgré tout le médecin pouvait dire sans honte aucune : il avait aimé son père. Le respect qu’il pouvait avoir pour lui, la force dont il avait toujours fait preuve et surtout la détermination toujours présente malgré le fait que la personne la plus importante pour lui les ai quitté, il avait une admiration pour cet homme que la vie n’avait pas épargné. Parce que malgré la froideur il se souvenait de son côté d’instants chaleureux, ceux qui resteront gravés à jamais dans sa mémoire et qui l’avait empêché de le détester malgré tout, comme la fois où il lui avait appris à tirer au fusil ou de son inquiétude grave lorsqu’il avait eu l’appendicite alors qu’il n’était encore un enfant. Donner Alphonse en second prénom ce n’était pas juste un respect de la tradition pour lui, pour une fois d’ailleurs qu’il était prêt à plier sans protester une seule fois face à celle-ci, mais une sorte d’honneur et peut-être une conciliation avec son passé. Baissant un peu la tête il venait du revers de la main écraser une larme naissante qui se faisait au coin de l’œil, il aurait voulu que son père tout comme son frère soient ici aujourd’hui pour l’accompagner dans ce bonheur, avant de sourire un peu plus à Ruby tout en hochant la tête.

« C’est parfait oui… Alwin Alphonse Whale, c’est un magnifique nom, il lui ira à merveille j’en suis sûr… Merci Ruby… merci beaucoup... »


Ruby ne pouvait imaginer à quel point son geste pouvait le toucher, il n’avait rien demandé et ne s’attendait aucunement à recevoir autant, lui donner ce prénom c’était comme enfant tourner la page pour ouvrir un nouveau chapitre sans pour autant oublier l’ancien. C’était juste du renouveau, comme en science avec le principe que rien ne se perdait mais tout se transformait au final, ainsi il ne perdait rien tout en se trouvant avec du neuf. Cet enfant était comme un nouveau départ à lui seul, comme si sa présence permettait de mettre de côté les horreurs du passé sans pour autant les oublier car il fallait toujours apprendre à vivre avec et non pas chercher à le bloquer entièrement sous peine de se recevoir en pleine figure quelque chose de mauvais, et c’était aussi dans un sens l’incarnation de sa seconde chance qu’il avait pu saisir en compagnie de sa louve bien-aimée. Voir cet enfant dans les bras de la femme qu’il aimait c’était peut-être comme prendre un peu plus conscience justement de tout ça, du chemin difficile qu’il avait pu traverser et que malgré le fait qu’il avait cru laisser tomber plus d’une fois il savait que désormais il n’était plus seul, tout n’avait pas été rose dans sa vie – plutôt gris même vu de l’endroit où il venait pour le coup – mais ça ne voulait pas dire que tout devait justement rester statique. Cependant tout n’avait pas non plus été sombre dans son existence, il avait eu de bons moments qu’il chérissait plus que tout, voulant ainsi continuer dans ce sens alors que la fin heureuse semblait enfin pouvoir être à portée de main. Une notion à laquelle il ne croyait pas spécialement de base, la vie était comme elle était tout simplement et il ne fallait pas chercher selon lui si elle était bonne ou mauvaise mais la voir comme étant juste un instant sur terre dans la plus simple explication possible, mais après avoir été ainsi en contact de la magie et de ces personnes arrivant d’un monde qui reflétait ce qui était les contes de fées c’était un peu plus compliqué depuis. Encore plus dès que Ruby en parlait dans un sens, elle lui avait dis ce jour-là au bord du port de tenter sa seconde chance et de tenter juste accéder à ce bonheur au lieu de vouloir juste se jeter en l’air, et même si Victor désormais entrevoyait ce qu’elle voulait dire il n’avait pas la même définition de fin heureuse mais il en avait bien une même si elle était moins romancée que dans un livre. Avoir une famille, aimer et l’être en retour, des proches auprès de soi même s’ils n’étaient pas forcément de sang c’était là pour lui sa vision de ce qu’on pourrait nommer une bonne fin. Il n’en demandait pas plus pour le coup, parce que c’était déjà tant à ses yeux qu’il ne voulait réclamer plus, alors que ce moment allait justement dans le sens de la définition qu’il en avait.

Ainsi se trouvaient-ils enfin comme dans une petite bulle bien à eux, comme si tout ce qui avait pu se passer en salle de travail n’avait jamais existé ou du moins était pour l’instant mis de côté pour pouvoir juste profiter et respirer un instant sur les derniers événements, jusqu’à revenir à la réalité à l’instant même où Ruby venait à parler de sa main. Victor portait attention sur celle-ci et il était vrai que vu comment la serveuse lui avait écrasé dans une poigne titanesque, et ce n’était pas juste une question de force de sa part mais bien de celle de sa reine des pancakes vu sa nature assez surnaturelle pour le coup, il n’avait pas mal morflé sur l’instant mais il ne voulait pas l’inquiéter plus que de raison. Ce n’était pas sa faute et il ne voulait pas qu’elle vienne culpabiliser pour ça en tout cas, la plaçant hors du champ de vision de sa compagne tout en lui souriant et secouant la tête pour lui signaler que ce n’était rien, même s’il savait que plus il attendait pour se faire ausculter pire ça serait à la longue mais il ne voulait pas laisser la louve toute seule et encore moins leur enfant. Il pouvait endurer la possible douleur, en tant que médecin il n’avait qu’à ouvrir un placard et se servir lui-même pour se soigner si c’était ce qu’il voulait après tout au point d’avoir ainsi un accès direct à la pharmacie de l’établissement, tandis qu’il approchait un peu plus la chaise si c’était possible du lit en se posant dessus et appuyant les deux coudes sur le matelas pour pouvoir observer ce petit être déjà en train de faire il ne sait quels rêves. À quoi pouvaient bien rêver les bébés ? Bonne question. En tout cas Alwin, puisqu’il était désormais baptisé ainsi et non plus le petit monstre, avait l’air beaucoup plus calme que lorsque Ruby se trouvait dans l’inconscience et ceci ne pouvait que rassurer un peu plus Victor. Il savait qu’il devait s’endurcir peut-être, il devait être un pilier beaucoup plus sûr où on pouvait se reposer et laisser agir sans le moindre problème ou crainte, à l’image de son père sans pour autant aller vers cet extrême dans lequel il avait pu plonger. Il ne voulait rien imposer à son fils, il voulait être un guide et là en cas de besoin sans pour autant l’étouffer dans un chemin qui ne lui convenait pas, jamais il ne le forcerait ainsi à devenir militaire ou encore médecin comme lui. Tant qu’il était en bonne santé c’était tout ce que le docteur qu’il était demandé, il n’y avait rien de plus important pour lui que ce critère et le reste importait peu du moment que cet enfant serait heureux, souriant un peu plus en croisant le regard de Ruby et comblé d’avoir à son sens fait le bon choix quant à cette progéniture. Ils avaient peur mais ils pouvaient y arriver, s’ils avaient pu chacun trouver une personne merveilleuse alors leur enfant aussi le pourrait, venant lui repousser une petite mèche brune qui tombait sur ce magnifique visage qui le faisait toujours autant chavirer.

« Ne t’en fais pas ce n’est rien, ça m’a juste surpris sur le coup mais maintenant c’est passé, il n’y a pas de quoi s’inquiéter et de toute façon on a désormais une seule personne à s’occuper non ? Je trouve d’ailleurs qu’il a ton petit nez si ravissant, tout raffiné et adorable, s’il fait tourner autant de têtes que sa maman on a pas fini de se faire du souci de ce côté-là si tu veux mon avis. Tu imagines ? Un vrai petit Casanova qu’on a là. Bon l’avantage c’est qu’il pourra plus me donner des cheveux blancs, enfin pas plus en tout cas, c’est déjà ça je suppose. »

Il venait rire de bon cœur pour le coup, dévorant tout de même des yeux la magnifique Ruby comme au premier jour où il avait pu croiser sa route, peut-être un petit clin d’œil à la réputation qu’ils pouvaient avoir et vu celle-ci personne et même pas même eux auraient pu dire qu’aujourd’hui il se trouvait ainsi parent. C’était même un peu surréaliste en y regardant de plus près, eux qui ne cherchaient que des relations faciles et sans lendemain durant la malédiction étaient comme devenu des adultes un peu plus responsables tout d’un coup, mais pour rien au monde Victor ne voudrait retourner à son ancienne vie factice que Regina avait pu lui instaurer même si elle avait été si douce pour lui quelque part. Lorsqu’il avait retrouvé ses souvenirs il aurait tout donné pour les oublier de nouveau, voulant juste cacher ce qu’il avait pu faire et qui il était en réalité, mais désormais ce n’était plus clairement le cas car Whale ce n’était pas vraiment lui mais juste une sorte de pantin qui avait pu agir selon la manière codée qu’on avait pu inscrire dans son esprit. Avec du recul il avait adoré qu’autant détestait ce qu’il avait pu être sous le sort, tout dépendant du domaine bien entendu, devant ainsi faire avec. Et alors qu’il se perdait dans les iris de sa partenaire c’était comme revoir tout ce qu’ils avaient pu traverser. Les refus multiples de la serveuse à ses invitations à aller boire un coup, lui venant exprès au Granny’s juste pour la reluquer et même s’il se trouvait être en plein soi-disant rendez-vous, l’ennui profond qu’il pouvait provoquer chez elle, et cette fameuse soirée à la plage où derrière les airs supérieurs qu’elle pouvait se donner parfois il avait pu voir un être sensible et qui avait ainsi manqué de le noyer aussi par la même occasion. Cette soirée avait été peut-être un peu déclencheur de quelque chose de nouveau, la coucherie qu’ils avaient eue ensemble en était peut-être une pierre plus solide à l’édifice, mais plus que tout pour Victor ce fut à l’instant même où elle l’avait retenu au-dessus du vide que le tournant avait été donné pour eux. Sans elle il était clair que le médecin ne serait pas ici pour profiter de chaque instant de la vie, Alwin ne serait peut-être même pas ici ou alors il aurait eu un autre père tout bêtement, il lui devait tant qu’il ne savait jamais par où commencer alors que c’était justement un de ces moments précis où il arrivait à prendre du recul sur tout ça. Inspirant un bon coup il finissait tout de même par se relever, se positionnant bien solidement sur ses jambes, fouillant dans sa poche de jean pour sortir son portable et chercher l’option vidéo sur celui-ci avant de venir l’activer. On ne pouvait pas faire plus cliché, sans jeu de mots de sa part pour le coup, mais c’était ainsi un temps précieux qu’il se devait de garder.

« Et si maman faisait un beau sourire à la caméra ? Alors. Voici Ruby après avoir donné naissance au plus génial des enfants qui puissent exister, vous pouvez noter qu’elle n’est presque pas décoiffée ce qui est en soi un exploit vu la dureté du travail que ça a été, toujours aussi resplendissante. Et là dans ses bras c’est Alwin. Pour l’instant il est en train de dormir mais au peut voir à quel point il est déjà merveilleux, sage comme une image même si ça ne va peut-être pas durer, tu as un commentaire à faire à ce sujet-ci maman ? »

Passant l’appareil de l’un à l’autre Victor avait dans l’idée d’envoyer cette petite vidéo à ses contacts les plus proches, réalisant qu’il n’avait pas pris la peine de prévenir qui que ce soit tant tout avait été précipité tout d’un coup et quoi de mieux qu’une petite vidéo familiale pour justement réparer cette erreur, arrêtant ainsi l’objectif sur sa déesse toute vêtue de rouge et en attendant son commentaire. Est-ce qu’il allait devenir un de ces parents un peu trop gaga qui ne peuvent pas s’empêcher de parler constamment du moindre exploit de leur progéniture, même si en réalité ça n’en était clairement pas, au point de gaver tout le monde autour de lui ? Peut-être, rien n’était écrit après tout, même s’il n’espérait pas devenir aussi chiant franchement. Même s’ils devaient faire passer leur enfant avant eux ça ne voulait pas dire qu’ils devaient s’effacer entièrement pour lui, mettre leur couple ou leur loisir entre parenthèses, trouver un parfait équilibre bien qu’il était évident que jamais ce petit ne manquerait d’amour. Le médecin n’avait qu’à regarder dans les yeux de Ruby pour en être sûr au possible, comme s’il y avait déjà tout cet instinct maternel qui venait de se réveiller en elle pour le coup, l’admirant juste en silence alors que le petit film tournait encore. C’était elle qui lui avait montré ce que le mot « aimer » voulait vraiment dire après tout, la seule personne envers qui il avait ouvert complètement ouvert son cœur comme il l’avait fait et que ce soit autant pour le meilleur que pour le pire ou encore lui révéler toutes les choses désastreuses qu’il avait pu faire, Victor n’avait jamais d’attache comparable à celle-ci avant de connaître Ruby et même sa passion pour la science ne pouvait éclipser ceci. C’était peut-être ça en fait le pourquoi il ne s’était jamais vraiment attaché à une autre femme, parce que son désir de découverte de la vie avait été toujours plus fort que le reste et que personne n’avait su le détacher ainsi de cette voie pour le coup, mais avec elle il avait su évoluer et peut-être était-il vacciné aussi parce qu’il avait pu vivre avec la réanimation des morts que ce soit autant son frère que Daniel. Pour se consacrer à la vie comme il le faisait il comprenait qu’il fallait juste la vivre, ne pas se tourner à la mort comme il l’avait fait, préférant mettre ses travaux en suspens pour l’instant de toute manière. Sur cette réflexion il arrêtait de filmer, cherchant dans son répertoire à qui il allait l’envoyer, surveillant tout de même les deux du coin de l’œil.

« J’envoie tout ça, et voilà ! En tout cas… tu as vraiment été incroyable Ruby, malgré la fatigue tu as su te battre jusqu’au bout, même si j’ai eu peur de te perdre… Je ne sais pas trop ce que j’aurais fait sans toi. Tu devrais te reposer je pense, ça a été une épreuve éprouvante pour toi, et surtout si tu as besoin de quoi que ce soit n’hésites pas à me demander. Tu as soif ? Faim ? Mal quelque part ? Ou même des questions ? »


Partenaire et père désormais mais médecin avant tout, il ne pouvait mettre un de ces rôles principaux de côté aussi facilement, se préparant à aller lui chercher ce qu’elle voudrait ou même de calmer de possibles doutes.







copyright Bloody Storm

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Colors
She said “ Do you see me in shades of grey ? Do you need me like I need you that way? ” I say, “ I don’t wanna dance with another. I don’t wanna lay with another ” Cause when I look at you I see colors... ©️endlesslove.
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Ruby S. Lucas

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MessageSujet: Re: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Lun 16 Jan - 23:18





The birth of a little monster

Loveee ♥

Il est vraie que j'avais quelque peu du mal à revenir à moi même. J'avais l'impression tout simplement d'être encore dans l'inconscience et de seulement faire un jolie rêve. Un rêve où tout allait tellement bien pour l'instant que s'en était effrayent. Depuis mon plus jeune âge, j'ai été habituée à du mouvement, à ce que qu'il y est toujours quelque chose qui se passe, que rien n'était calme éternellement. Le forêt enchantée était un endroit ou le danger régnait à chaque recoins que se soit avec la magie noir ou même avec les animaux sauvages, où tout simplement des personnes dangereuses. J'avais du faire attention à tout, aux moindres détailles qui m'entouraient. Il n'y avait que très peu de moments calmes où je pouvais me reposer, enfin baisser ma garde. Alors il fallait juste que je profite de ce moment même alors que j'étais entourée de personnes qui m'aimaient et que j'aimais en retour. Je savais parfaitement que je pourrais faire tout et n'importe quoi pour eux jusqu'à donner ma propre vie si cela pouvait les sauver eux d'une mort certaine. Ils étaient devenus tous les deux en si peu de temps tellement pour moi, devenant ma vie, mon existence. Pratiquement tout tournait désormais autour d'eux et seulement d'eux avec Ellie. Je ne souhaitais qu'une seule et unique chose, qu'ils soient le plus heureux possible. Je ne sais pas ce que je serais devenue si Victor n'était pas rentré dans ma vie ainsi tout en la chamboulant dans le bon sens du terme. Je serais encore seule très certainement, à continuer de vivre constamment dans la peur. L'angoisse qui serait présente tous les jours malgré les réconforts que pourraient me faire mère grand ou encore Blanche. Je serais devenue une femme renfermée sur moi même qui aurait en tête que l'idée de pouvoir faire du mal aux personnes qui se trouvaient dans les environs. Avec Victor s'était comme différent. J'avais vraiment l'impression que tout allait mieux lorsqu'il était à côté de moi, comme si le temps s'arrêtait et que tous ceux qui pouvaient oppresser disparaissaient aussitôt. Je n'avais plus l'impression d'être ce monstre assoiffé de sang mais d'être une femme normal qui était aimé par l'être qu'elle aimait en retour. Avec lui j'avais l'impression que tout était normal, que nous vivons dans un monde banal, que tout ce passait bien dans le meilleur des mondes possible. Je ne sais pas c'était le destin qui nous avais réunis, que nous partagions le véritable amour ou non mais je savais une chose : je n'avais pas besoins de cela pour savoir que mon cœur a été pris et sera toujours pris par ce médecin qui se trouvait juste à côté de moi, fermant simplement les yeux pour profiter au maximum du baiser qu'il me déposa sur le front.

Sentir sa présence à côté de moi me redonnait de l'énergie, tout en sachant que je pouvais enfin me reposer tranquillement car rien de pore ne pourrit arriver désormais. Nous étions ensemble et c'était dans ces moment là que nous étions encore plus fort. C'était comme si rien ne pouvait nous arrêter ; que peu importe la situation nous ressortirions vainqueur dans tous les cas. Et je savais désormais qu'avec le présence de ce petit monstre, comme nous aimions bien l'appeler, que nous ferions tout notre possible pour lui. Je regardais ce petit être fait de chaire comme s'il était la plus précieuse des pierres. Alwin Alphonse Whale … J'attendais toujours la réponse de Victor quand à savoir s'il aimait ou non mais au vue de ce que je ressentais, il avait l'air tout ému. Je retournais la tête vers lui avant de le voir écraser une larme qui commençait doucement à perler. Cela avait l'air de lui plaire et les paroles qu'il prononça ne fit que renforcer ce que j'avais prédis. Nous n'avions jamais réellement parler d'un potentiel prénom concernant ce nouveau née. Bien évidemment j'avais fait comme une petite liste de tout ce qui me plaisait sans jamais que l'on se penche concrètement dessus à fin de déterminer précisément comment il se nommerait. Les choses évoluaient sans arrêt, rien ne reste constamment figé malheureusement alors les goûts évoluaient eux aussi. Il m'avait paru plus juste d'attendre de voir son visage à fin de choisir, voir ce qui lui correspondait réellement et Alwin m'avait parut le plus adapter sur l'instant même. Alphonse avait été une choix fait à l’avance, il y a plusieurs mois même. J'avais du dès le débit que si cela serait un petit garçon il aurait comme deuxième prénom Alphonse. C'était assez bête dans un sens de vouloir comme continuer cette sorte de tradition qui n'était même pas mienne. J'avais tout simplement su que cela se faisait dans la classe sociale ou pouvait se trouver la famille de Victor mais plus que tout je voulais rendre une sorte d'hommage à son père car malgré leur histoire compliqué je savais ce que Victor ressentait au fond de lui. Puis je savais qu'une certaine Katharina ne pouvais que acquiescer ce geste envers son défunt mari. Ce me faisait plaisir à moi aussi. Aucun de nous deux avec Victor n'avons eu une vie facile avec nos parents. Nous n'avons pas eu la chance de réellement les connaître, de grandir dans une famille que l'on pourrait dire de normal. C'était très certainement pour cela que nous avions nous même si peur de pouvoir être de bon parents pour celui qui s'appelait maintenant Alwin. Nous n'avions pas eu la chance d'avoir une sort de modèle dans notre vie.

Est-ce que ce je serais une bonne mère ? Je ne savais pas et c'était la question qui se répétait sans cesse dans mon esprit depuis que j'avais pu apprendre être enceinte. Est-ce que je ferais comme mes parents ? C'était une chose que je refusais absolument de faire. J'avais tout de même de l'amour pour la mère que j'avais eu, mais je ne voulais pas abandonner cet être que j'aimais tant. Anita, savait que c'était grand-mère qui m'avait enlevé et n'avais jamais essayé de me contacter par n'importe qu'elle moyen. De plus je savais qu'avec Victor nous étions capable de chérir plus que tout cette enfant, ensemble. Nous avions tous les deux peur mais j'étais persuadé que c'est ce qui ferait notre force. La peur était une chose que pouvait nuire parfois mais qui pouvais aussi être une force lorsque l'on savait s'en servir comme une arme. Nous allions nous serrez les coudes pour ce nouveau chapitre qui s'offrait à nous. C'était une nouvelle qui s'ouvrait, une nouvelle vie à trois et même à quatre avec Ellie parfois qui s'officialisait en ce moment même. Malgré ce paradis, ce moment où c'était comme si nous étions dans une petite bulle rien que nous trois, la réalité me rattrapa bien vie lorsque Victor répondit pour sa main. Je savais qu'il voulait faire genre que tout allait bien et qu'il n'y avait très certainement pas grand chose. Rien qui était présent dans tous les cas mais je me connaissais et connais la force que je pouvais avoir lorsque je ne la contrôlais pas. Mon côté louve ressortait à ce moment même en se décuplant. Je savais que je pouvais briser les os d'une personne et surtout les os plus fins et plus fragiles d'une main comme celle de Victor avec ma propre main à moi. Je m'en voulais tout de même et au vu de comment il me a cachait il y avait bien quelque chose. J'avais en quelque sorte horreur de cette partit de moi et encore plus lorsque je pouvais m'en prendre à une personne qui contait énormément à mes yeux. Depuis ce qui était arrivé à Peter puis à ma mère, je m'étais toujours promis d'utiliser ''mes dons'' pour faire le bien et ne plus jamais blesser une personne que j'aimais. Tuer Peter puis ma mère à cause de se pouvoir que j'avais obtenue m'avait en quelque sorte traumatisée, blessée. Je m'étais hais pendant plusieurs années, n'arrivant pas à m'en remettre totalement encore aujourd'hui. J'avais réussis maintenant en quelque sorte à faire face à mon passé, à faire la paix avec mais plus jamais je ne pourrais me le pardonner si cela devait arriver de nouveau par ma fait à un être chère.

« Ce n'est pas parce qu'il est là maintenant que je m'occuperais pas de toi ! Je m'occuperais de vous deux, les deux hommes de ma vie ! Tu penses qu'il va à moi ? Des cheveux blancs ? Parce que je suis bien trop jeune encore pour cela ! Mais moi je dit qu'il va être comme son papa … une vraie petit charmeur. Je vais te donner un conseil mon petit monstre : n'abandonne jamais. »

Je rigolais doucement avec Victor tout en regardant ce petit monstre qui dormais paisiblement dans mes bras. Non jamais il ne devait abandonner. Après tout son père ne l'avait pas fait malgré toutes les repousses que j'avais pu lui faire non ? Il avait insisté toujours un peu plus, me demandant sans cesse si je voulais bien boire un verre avec lui mais à chaque fois je lui avais comme mis un vent, refusant toujours. Je savais pertinemment que lorsqu'il pouvait se trouver au Granny's avec une autre femme pour un soit disant rendez-vous, il n'arrêtait jamais de me regarder. Et voilà où nous en sommes désormais. Nous étions ensembles à nous aimer et à aimer cet être qui venait d'entrer dans nos vies. Qui aurait pu dire qu'un jour nous serions devenue parent ? Pas même moi. Je n'avais jamais pensé qu'un jour je pourrais donner la vie, jamais je ne m'étais vraiment posé la question que d'avoir une relation plus que sérieuse avec quelqu'un. Moi qui pensait à l'époque que à m'amuser avec une personne pour une nuit simplement, passer du bon temps le temps de quelques heures. Jamais je n'avais cru un jour que je serais rester aussi longtemps avec une personne et surtout Victor. Comme quoi le destin fait bien les choses non ? Nous avions au fur et à mesure à apprendre à se connaître derrière les rumeurs qui pouvaient être dit à notre sujet. Nous avons appris à ne pas juger dès le premier coup d’œil et j'avais pu apprendre que derrière ce coureur de jupon, un homme sensible pouvait se trouver, un homme de volonté et qui n'avait que tout simplement peur de pouvoir s'engager. Nous avions commis des erreurs à notre sujet mais j'étais heureuse d'avoir pu les réparer avec le temps et de voir où tout cela nous avait emmené. Je savais désormais que plus jamais je ne pourrais me passer de lui, de voir son visage dès le matin en me réveillant, de sentir sa présence à côté de moi qui me soutient sans arrêter une seule seconde. Il était devenue presque comme une drogue, j'étais totalement dépendante de lui. Notre histoire n'était pas prête de s'arrêter, du moins je l'espérais fortement, n'étant absolument pas prête à devoir le laisser partir trop loin de moi. Et désormais il n'y avait plus seulement notre amour envers l'autre qui nous reliait l'un à l'autre mais aussi Alwin, ce nouveau née qui était si calme pour l'instant alors qu'il était sûrement entrain de faire de jolis rêves. Il nous unissait Victor et moi encore plus qu'avant alors qu'il était la chair de notre chair. Il était mon enfant. Il était notre enfant et pour rien au monde je ne pourrais venir dire le contraire, étant bien trop important pour moi. Je pourrais presque le crier sur tous les toits, tellement je pouvais déjà être si fière de lui. Tout ce qui m'importait été son bonheur le plus total et le fait qu'il soit en bonne santé alors qu'il dormait toujours, profitant simplement de se calme avant qu'il ne puisse venir à se réveiller et devenir ainsi le petit monstre comme on l'appelle affectueusement.

Mais est-ce qu'il sera réellement un petit monstre ? Est-ce qu'il aura pris avec lui ce gène qui faisait de nous, moi et mes antécédents, des loup-garou ? Au fond de moi, j'espère sincèrement que ce ne soit pas le cas, qu'il puisse vivre tranquillement sa vie jusqu'à la fin sans devoir faire attention si c'était le jour de la pleine lune ou non, s'il avait bien sa cape ou tout autre objet pour ne pas se transformer pour devenir un monstre assoiffée de sang. Je n'avais pas envie qu'il se demande à chaque fois, s'il sera capable de se contrôler comme il le fallait mais je savais tout aussi bien que penser ainsi se serait rester dans mes illusions. Peut-être qu'il allait seulement avoir les capacités d'un loup comme l’odorat ou l’ouïe plus développer et qu'il ne pourra pas se transformer comme mon frère. Peut-être qu'il n'allait tout simplement pas avoir pris cette partie de moi, mais le contraire était une possibilité à ne pas négliger dans tous les cas. Je savais ce que s'était que de pouvoir porter cette chose comme une sorte de fardeau constamment sur nos épaules et qui nous lâches absolument jamais. Tout ce que je pouvais dire c'était que je serais présente à ce moment précis, que je serais là pour l'épauler du mieux que je le pouvais et que jamais il se retrouvera seul. Tout ce que je pouvais promettre c'était très certainement pas de lui cacher la possibilité qu'il soit un loup-garou comme on avait pu le faire avec moi. Il n'y avait qu'à regarder à quel point cela avait pu me détruire pendant plusieurs années et à quel point ce côté si pouvait avoir un tel impact quand à ma confiance et à la peur que je ressentais. Je me promettais de tout faire pour qu'il puisse se contrôler s'il se transforme un jour, essayer de faire en sorte qu'il n'est pas peur de cet animal qui sommeillait à l'intérieur de lui. Tout sauf comme moi. Je n'allais pas faire les même erreurs que mère-grand avait pu faire ou même ma propre mère. J'allais le laisser choisir entre les deux partis de lui, qu'il puisse être en paix et en harmonie avec les deux. C'était tout ce qui pourrait bien m'apporter ! Bien évidemment se serait mentir si je disais que j'espère tout de même qu'il puisse tout simplement être une personne un peu plus normal. Après tout peut-être qu'il avait pris les gènes de son père et qu'il allait à son tour devenir un grand scientifique qui sait ? Il pouvait très bien choisir ce qu'il voulait, il était libre de faire ses propres choix. Tout ce que je savais c'est que je serais toujours derrière lui dans les choix qu'il pourrait faire plus tard, que je serais toujours présent pour le soutenir quand il chutera, que nous serons toujours présent avec Victor pour lui. Alwin était devenue tellement tout pour moi en si peu de temps que cela pouvait presque devenir effrayant si on regardait bien. Peut-être l'instinct maternelle qui reprenait le dessus, alors que je venais faire une petite grimace à la caméra puisque Victor s'était mis à filmer.

« Arrête c'est pas vraie, je dois être horrible à regarder. Tu as vu comment papa est méchant avec maman mon bébé ? Mais il a raison sur un point ! Pour une fois … Tu es un vraie petit ange pour l'instant. Tu sais Victor je paris qu'il doit avoir tes yeux mais il dort trop encore pour qu'on puisse les voir. Bientôt, petit monstre sera la bonne appellation pour lui. »

Tout ne sera pas de tout repos lorsqu'il pourra venir à se réveiller, mais l'appellation était vraiment affectif à son sujet alors que s'était notre manière de le surnommer avec Victor. Notre petit monstre à nous et seulement à nous. Une manière particulière de faire référence à nos côtés à peut monstrueux, la manière dont les gens pouvaient parfois nous voir. Monstre était le mot même où pouvait être basé notre relation. Seule un monstre pouvait totalement en comprendre un autre, et c'était ainsi que nous avions fini ensemble. Alors il n'y avait rien de péjoratif dans mes paroles, même de l'amusement quand à la situation où Victor pouvait venir jusqu'à filmer de quoi graver cet instant comme un souvenir aussi bien dans notre mémoire mais de manière à ce qu'on puisse le regarder aussi plus tard pour se rappeler ce bon moment. C'était un moment si important dans la vie de parent que la naissance d'un enfant. C'était comme le commencement d'une toute nouvelle air où notre vie ne viendrait qu'à être chamboulait d'une manière positif. C'était lorsque j'avais pu l'avoir entre mes bras que j'avais pu ressentir tout l'amour que je pouvais ressentir pour cet être si fragile alors que encore jamais je n'avais pu le voir auparavant. Lorsque je l'avais sentis entre mes bras, j'avais pu enfin réalisé que j'étais enfin une mère, que j'étais enfin parent et que j'avais un enfant qui comptait sur moi. Je savais les responsabilités qui m'attendait dans cette nouvelle air et j'étais plus que prête à les affronter. Je n'avais plus peur de ce qui pouvait nous arriver par la suite, ne voyant que du bonheur à perte de vue. Je l'avais … Je pouvais enfin dire qu'après des années et des années de bataille j'avais enfin pu avoir mon happy ending. Mon histoire ne s'arrêtera pas maintenant mais je l'avais enfin obtenue. J'étais entouré de personnes qui m'aimaient et que j'aimais en retour, j'avais des proches sur qui je pouvais compter à n'importe quel moment, un travaille qui ne faisait que mon bonheur, une maison à Victor et à moi et maintenant Alwin sur qui il fallait prendre le plus grand soins possible. On dit toujours que la fin heureuse vient lorsque l'on a fini de vaincre le méchant de l'histoire, que c'est seulement lorsqu'il a disparut que l'on peut vivre enfin comme on le souhaite. Mais à Storybrooke, le mot fin heureuse venait à changer de tout au tout … La ville était truffé de méchant à chaque coins de rues et pourtant nous arrivons à vivre tranquillement nos vies, à nous créer un futur qui nous plaît. J'avais un futur auprès de Victor et d'Alwin, un futur que je ne pourrais jamais venir échanger peu importe ce qu'on pourrait me proposer en échange. Ils étaient mon futur, ils étaient ma fin heureuse et désormais que je l'avais attrapé, mon poing restera fermement serrer pour ne jamais la laisser s'échapper. Je revenais à relever la tête vers le médecin lorsqu'il repris la parole.

« Victor … T'inquiète pas tout vas bien, d'accord ? Je ne vais pas te lâcher tout de suite, tu sais que je suis une battante non ? Et puis j'aurais tout fait pour pouvoir voir notre si beau garçon. Je vais bien, encore fatiguée mais rien que je ne puisse venir affronter crois-moi. Puis si tu sors de cette salle se ne sera que pour faire consulter ta main ! Viens, tu sais que je t'aime. »

Lui faisant signe qu'il s'approche pour venir l'embrasser, c'était peut-être parfois un peu niait de dire ''je t'aime'' mais cela pouvait aussi parfois faire du bien de l'entendre. Comme une sorte de piqûre de rappel quand au fait que je l'aimais réellement et plus que tout. Je voulais venir le rassurer quand à mon état. Il était stable et, juste avec du repos je pourrais me sentir beaucoup mieux mais j'avais besoins de lui. Non, jamais je ne viendrais à le lâcher, du moins pas maintenant alors que j'avais autant besoins de lui qu'il avait besoins de moi. Nous étions un duo, nous marchions ensemble mains dans la main et ce j’espérais jusqu'à la fin. Nous étions devenue une famille ensemble malgré que nous portions peut-être pas le même nom. Après tout je n'avais pas besoins de mariage pour dire que j'aimais Victor et que je voulais passer la fin de mes jours avec lui. Je n'avais pas besoins de faire toute une cérémonie pour cela et à vraie dire l'idée même de me marier ne m'avais jamais réellement traverser l'esprit depuis que j'étais en couple. Puis ce serait peut-être encore précipité les choses une nouvelle fois. Déjà le déménagement ensemble, l'arriver de ce bébé, cela faisait beaucoup de chose à gérer pour le moment, nous n'avions pas besoins de nous rajouter quelque chose en plus. Je n'avais jamais réellement réfléchit à la notion même de mariage. Ce n'était pas quelque chose d'obligatoire et je pouvais très facilement m'en passer pour dire au monde que j'aimais mon médecin. Ce n'était après tout qu'une sorte de tas de papier qu'il fallait alors signer pour pouvoir nous unir officiellement l'un à l'autre. L'amour que nous nous portions était bien suffisant à mon sens et c'était tout ce qui pouvais compter en ce moment même alors que le petit s'agitait quelque peu dans son sommeil pendant que nous nous embrassions avec Victor ce qui me fit rigoler. Je retournais mon regard vers lui pour l'observer attentivement avec un sourire quelque peu béas sur le visage. Il était si beau là entrain de dormir me demandant s'il allait être un enfant aussi calme dans les prochains jours qui arriveraient ou plutôt un enfant turbulent. Dans les deux cas cela ne viendrait jamais enlever l'amour que je lui portais mais peut-être que l'un m'aiderait plus facilement à me reposer après tout ce qui venait de se passer. La grossesse n'avait pas été facile tous les jours avec ma fatigue, mes sautes d'humeurs constantes mais elle en avait valu la peine que je me batte jusqu'au bout. Et plus que tout j'admirais énormément voir même un peu plus encore Victor pour toutes la patiences qu'il avait pu fournir, sachant pertinemment que je n'avais pas du être facilement à vire tous les jours. Il s'était montré fort et calme et cela me touchait le cœur comme il ne pouvait même pas imaginer. Il ne s'était jamais énervée, m'épaulant tout simplement du mieux qu'il pouvait.

« Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Nous allons pouvoir renter bientôt chez nous tu penses ? J'aimerais bien être chez nous pour me reposer et puis pour lui présenter son chez lui aussi ! Après tout il ne le connaît pas encore. Et dit … Tu penses qu'il va devenir un loup-garou comme moi ? »

J'avais tout simplement envie de renter chez nous pour que l'on puisse se retrouver dans ce cocon si familial que seule une maison pouvait donner mais avant tout de chose je voulais savoir son avis sur ma dernière question. Une question qui venait toujours me torturer un peu l'esprit. Je savais après tout que nous avions encore du temps avant qu'il puisse se changer en loup s'il était comme moi, au moins une dizaine d'année mais je pouvais m'empêcher réellement d'y penser et je sentais ce besoins d'en parler à Victor.


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MessageSujet: Re: The birth of a little monster | Ruby S. lucas   Jeu 16 Fév - 17:54




C’était un instant d’insouciance, un instant qui n’appartient qu’à eux et qui ne faisait que le rendre d’autant plus précieux, un instant immortalisé à jamais aussi bien dans son téléphone que dans sa propre mémoire. Le bonheur était une chose dont Victor ne pensait plus avoir le droit après la rupture de la malédiction, après avoir retrouvé des souvenirs qui avaient de quoi plonger n’importe qui dans une sorte de dépression et lui-même avait manqué de s’y noyer s’il n’avait pas été sauvé, et il était fou de voir à quel point une seule personne pouvait venir à changer à elle seule toute l’histoire dans ce qui était un magnifique effet papillon. Si Ruby n’était pas venu lui rattraper ce jour qui aurait pu être si funeste au port, où il avait pensé ainsi qu’il était peut-être plus facile de s’abandonner à la Mort que de s’accrocher à la vie, alors tout ce qu’il était en train de vivre présentement n’existerait pas et surtout il se trouverait six pieds sous terre entre quatre planches de bois. Mais il ne voulait pas y penser et d’ailleurs ces sombres pensées étaient bien loin derrière lui, tourné vers un avenir qui se voulait aussi radieux que cet instant déjà si important dans son existence, profiter tant qu’il le pouvait et tant qu’il avait près de lui les personnes qui comptaient le plus pour lui désormais. Ce n’était peut-être pas le modèle de la petite famille parfaite, lui venant d’une société aristocratique qui aurait tant vu d’un mauvais œil cet enfant né de l’union de personnes de conditions bien différentes mais surtout hors mariage, mais pour lui elle était la plus belle de toute malgré tout et celle qui lui fallait quoi qu’on puisse en dire. De toute façon, il était un briseur de traditions et pour une fois il ne ressentait aucune culpabilité que de ne pas suivre la voie conventionnelle mais bien celle qu’il avait pu choisir de lui-même, et il ne permettrait aucunement que quelqu’un ou quelque chose puisse désormais lui retirer d’une manière ou d’une autre. La vie était ainsi un cadeau précieux et ce petit être que tenait la louve ne faisait que lui rappeler un peu plus, bien que parfaitement conscient de sa valeur et peut-être plus que beaucoup de personnes de par le chemin qu’il avait puis suivi à différents niveaux, et il était indéniable pour Victor qu’il ferait son possible pour ainsi passer le reste de son existence aux côtés de cette merveilleuse femme que son regard avait toujours eue du mal à quitter des yeux.

Ruby était et resterait pour lui la plus belle des créatures qui puisse exister et c’est sans doute pour cette raison que son sourire s’était étiré un peu plus à l’instant où il avait pu gentiment l’embêter, l’entendant dire à quel point elle était horrible alors qu’elle était pourtant d’une beauté époustouflante, n’ayant pour elle qu’un regard tendre pour celle qui avait su ainsi raviver autant son cœur comme elle l’avait fait. Il était tellement évident pour le médecin qu’elle était la touche de couleur qui manquait cruellement dans ce monde morne et terne qu’était le sien, aussi bien métaphoriquement que littéralement pour le coup, elle rayonnait avec une telle hardeur qu’à ses côtés il ne voyait plus l’existence tout simplement en noir ou bien en blanc. Il y avait toute un panel de couleur, parfois même une véritable explosion qui pourrait presque l’aveugler si elle n’était pas là pour l’aider à regarder correctement, et tout ce mélange exquis ne faisait que par la même occasion réchauffer son univers qui prenait avec la naissance de ce petit monstre de nouvelles exquises absolument divines. Victor ne serait dire de quoi l’avenir pourrait bien être mais il y a une chose dont il était sûr, une idée à laquelle il se raccrochait sans cesse et qui lui donnait ainsi l’espoir dont il pouvait avant manquer, tant qu’il y aurait Ruby à ses côtés il n’avait plus peur d’avancer et surtout de se laisser porter doucement par le courant qui les feraient s’échouer il ne sait où. Qu’importe les futures adversités, qu’importe les possibles douleurs, qu’importe les futures souffrances. Tout serait beaucoup moins difficile avec cette personne si incroyable à ses côtés, qui le soutiendrait autant que lui viendrait la soutenir de son côté, parce qu’à deux ils seraient plus forts que de se lancer seuls dans une véritable traversée du désert. Il n’avait plus peur comme avant, peut-être plus les mêmes raisons en tout cas il ne serait trop dire sur l’instant, parce qu’il avait une personne à ses côtés envers qui il plaçait toute sa confiance sans jamais rien remettre en question. Ainsi, c’était d’autant plus de son devoir de s’assurer que ce sentiment de réconfort puisse se ressentir des deux côtés, Ruby devait pouvoir compter sur lui autant que lui le faisait à son encontre. Il devait faire son bonheur, faire en sorte qu’elle vienne sourire chaque jour qui puisse passer et la garder aussi radieuse qu’elle était, et ceci voulait par extension dire prendre soin d’elle.

Une notion d’autant plus valide et importante dans ce contexte si particulier, même si l’expérience de la naissance était désormais vue comme douce il n’en restait pas moins qu’elle avait pu être éprouvante et riche en émotions surtout pour la mère de son enfant, Victor étant d’autant plus convaincu qu’il était ainsi de son devoir d’apaiser le moindre de ses doutes et surtout d’intervenir en cas du moindre problème qui pourrait bien survenir. Parce qu’il restait aussi un médecin avant tout et que malgré cette vision idyllique qu’il pouvait avoir en tant qu’être humain il n’en restait pas moins qu’il gardait tout de même les pieds sur terre, l’horreur il la connaît et il sait ce qui se passent quand les choses dérapent à cause d’une quelconque négligence, et il ne veut pas que ce genre de choses puisse lui arriver une fois encore. Il avait trouvé sa fin heureuse avec Ruby, avec leur petit garçon maintenant en plus, et il était hors de question qu’il laisse ceci lui échapper des doigts d’une manière ou d’une autre. Tout ceci avait été une épreuve mais il était stupide de croire qu’elle était terminée pour autant, ce n’était pas parce que tout le travail en salle d’accouchement avait été effectué que ça ne voulait pas dire que la course se finissait ici, et Victor n’en serait que beaucoup plus vigilant à partir de cet instant au petit facteur qui pourrait lui prouver que tout n’était pas aussi parfait ou correct qu’il pouvait presque naïvement le penser. Néanmoins, il ne voulait pas non plus venir inquiéter la serveuse inutilement et l’alerter pour un rien pour des signes qui seraient pourtant normaux, tout ce qu’elle devait penser de son côté c’était profiter de la présence du petit et plus que tout de venir se reposer. Le malaise qu’elle avait pu avoir s’expliquait par la difficulté que représentait le fait de donner la vie, le fait que depuis quelques semaines voir mois elle avait eu besoin de faire le moins d’activités possible justement parce que son corps le réclamait, et même si elle avait l’air en cet instant bien consciente ou reprenant un semblant de couleur il ne laisserait rien passer au point d’avoir déjà prévu toute une liste d’examens à lui faire subir pour être sûr que tout était en ordre. Il ne la perdrait pas comme ce fut le cas avec sa mère, pas dans les mêmes circonstances, mais un argument qui était aussi valable pour Alwin dont il l’une de ses fragiles petites mains dans l’un de ses doigts.

Les bébés étaient sur bien des plans plus résistants que ce que le commun de mortels pouvaient penser pourtant, Victor en avait de par son métier du en fréquenter plus d’un et il était parfois étonné de voir à quel point ils étaient naturellement des battants qui s’accrochaient déjà si fortement à la vie, mais désormais qu’il voyait son propre fils tout lui semblait si différent et il ne pouvait s’empêcher de se dire à quel point il était petit mais surtout vulnérable tout de même. Il ne voulait pas devenir un de ces parents qui surprotègent beaucoup trop son enfant au point de l’étouffer, qui l’empêche d’avoir une existence ou lui offrait des peurs ridicules pour le maintenir hors du danger, mais le souci était que son côté médecin n’aurait de cesse de voir le mal partout et d’angoisser au moindre petit éternuement par exemple qui pourrait être pourtant si anodin. Ceci faisait partie des nouvelles angoisses qu’il pouvait avoir, depuis l’instant où il avait appris qu’il avait été père – pour dire il en avait eu des cheveux blancs de cette nouvelle, et il allait devoir apprendre à vivre avec mais surtout à les maîtriser. Mais d’aussi loin qu’il puisse se rappeler, sûrement dû au départ mortuaire précipité de sa tendre mère, il avait peur pour les autres mêmes pour une chose qui pourtant ne venait requérir aucune attention particulière. Et même si à ce moment précis Ruby lui disait de ne pas s’inquiéter justement, que tout allait bien, il lui avait fallu un petit instant avant de bien vouloir croire à ses paroles alors qu’il reportait son attention sur elle. Bien entendu qu’il savait qu’elle était une véritable combattante, il n’en doutait pas une seule seconde, mais il savait que même le plus fort des héros pouvait un jour chuter qu’il le souhaite ou non dans quelque chose qui pourrait s’avérer fatal. Il était tellement obnubilé par la santé des autres, plus particulièrement ces deux êtres formidables avec qui il se trouvait, que Victor en avait oublié l’état pitoyable dans laquelle se trouvait sa main qui avait subi sans le vouloir la force extraordinaire de la louve au moment de l’accouchement. Par réflexe même il venait un peu plus la cacher, ne voulant faire culpabiliser plus que de raison sa formidable déesse vêtue de rouge, alors qu’il se penchait doucement pour l’embrasser comme elle lui demandait avant de rompre le contact pour juste l’admirer pour ce qu’elle était à savoir une femme si sublime. Il ne pouvait retirer ce sourire qu’il avait, il ne voulait pas de toute façon, la regardant avec toujours autant d’amour si ce n’était plus pour le coup.

« Je sais bien que tu es résistante, je n’en doute pas une seule seconde même, mais il faut aussi que tu comprends qu'aussi merveilleux que cet instant puisse être il n’en demeure pas moins qu’il faut être vigilant. C’est pour ça que je voudrais, que tu viennes me promettre d’ailleurs, que si tu sens le moindre changement d’état ou quoi que ce soit d’autre tu ne dois pas hésiter à m’en parler. D’accord… ? Je t’aime tellement aussi, tu es tout pour moi, que le moindre petit mal qui pourrait t’être fait me serait intolérable à supporter… Je fais un peu mon médecin autoritaire, qui cherche peut-être à imposer les choses, et je suis désolé… Je ne pense vraiment pas à mal en agissant de la sorte, c’est plus fort que moi d’ailleurs, je veux juste te protéger toi et Alwin... »

Néanmoins Victor savait que Ruby comprenait parfaitement toutes ses démarches, la moindre de ses façons d’agir en ce moment même, tandis qu’il venait secouer un petit peu la main du petit pour un peu le stimuler et rire légèrement en entendant le petit soupir de ce dernier de se faire quelque peu déranger dans son sommeil. Maintenant que ce petit monstre était là tout allait réellement changer, même si ces derniers mois avaient été plutôt riches aussi bien en émotions qu’en bouleversement ce n’était pas tant concret qu’en cet instant, ce n’était plus juste son imagination qui allait jouer mais bien une situation qui était réelle. Combien de fois s’était-il réveillé pendant la nuit, ces derniers temps, en imaginant dans la chambre face à la leur entendre ou avoir la présence d’un nourrisson ? Il ne savait plus, ça l’empêchait parfois de bien trouver le sommeil pendant une bonne partie de la nuit malgré la fatigue, parce qu’il avait du mal à rêver de la sorte. Lui vivait toujours dans la réalité quelque part, dans le monde dur des sciences et des résultats, sauf que justement le rêve était devenue ainsi quelque chose de bien en chair. C’était vraiment à l’instant qu’il avait entendu les premiers cris de vie de son fils qu’il avait pensé qu’il était père, les échographies ayant aidé dans ce sens-là certes mais quelque part il n’avait pas non plus le loisir de pourquoi toucher comme il le voulait ce petit être et surtout de le regarder autant qu’il le voulait, et il savait aussi que même si ni lui ou Ruby ne se sentait encore vraiment à la hauteur pour assurer leur rôle de parent c’était parce qu’ils voulaient le meilleur qu’ils allaient y arriver. Oh ils ne seraient pas parfaits, parce que personne ne l’était après tout, mais Alwin ne manquerait jamais d’amour dans ce foyer qui n’aurait rien d’ordinaire ça c’était indéniable. Bien sûr, tout le monde pouvait dire quelque part qu’il n’était pas né dans une famille qui n’avait rien de normale et ici à Storybrooke c’était peut-être d’autant plus vrai, mais dans leur cas ce n’était tellement pas dans le sens imagé qu’il y avait de quoi se poser des questions. Un héritage qui pourrait être si lourd à porter pour des frêles épaules comme les siennes, alors que Victor savait très bien que c’était que de vivre avec le poids d’un nom et des responsabilités qu’on ne choisissait pas à la naissance mais qui s’imposaient ainsi dans une existence qui en connaîtrait des impactes, et c’était peut-être ce qui l’effrayait le plus dans cette paternité sans un sens.

Une peur que Ruby possédait aussi mais pour une raison plus précieuse, bien plus légitime qu’un simple nom difficile à porter en tout cas, à savoir le sang de loup-garou qui pouvait bien couler dans ses veines. Le médecin le savait depuis le début que ce qui pouvait le plus faire peur à la serveuse c’était que cet enfant soit comme elle, qu’il puisse avoir les mêmes gènes qu’elle pourrait qualifier de son côté de maudit, parce qu’elle avait tellement subi un nombre incalculable d’horreurs en raison de ce qu’elle était au fond d’elle que Ruby ne voulait pas faire subir le même sort à leur enfant. L’expérience qu’elle avait pu avoir l’avait profondément blessé et surtout marqué à jamais, il n’était pas dupe et voyait très bien avec quelle peur chaque nuit de pleine lune la serveuse pouvait porter sa cape qui lui avait valu le surnom de Petit Chaperon Rouge, et dans un sens même s’il savait ce que c’était que se voir comme un monstre et d’en porter les traces jamais Victor ne pourrait vraiment se mettre à la place de la jeune femme avec tout son vécu. Il n’avait pas une bête sauvage en lui et ne pouvait connaître les sensations que ceci pouvait bien être, bien qu’il sache le sentiment d’être à l’origine de la mort de personne que l’on peut aimer, et à quel point Ruby ne voulait encore moins qu’Alwin puis ainsi hériter de cet aspect. Il n’avait jamais été confronté lui-même à la véritable louve, ne pouvant que se l’imaginer, mais à son sens il ne faisait aucun doute que cet aspect-ci de la jeune fille ne viendrait jamais entraver le fait qu’elle puisse être une super mère. Lâchant la main du tout petit prendre celle de sa conjointe et la serrer autant qu’il le pouvait, même s’il était clair que c’était loin d’être la force herculéenne dont était capable Ruby, tout en reprenant un certain sérieux dans cette situation quelque peu euphorique en vue des circonstances particulières jusqu’ici. Le médecin savait qu’il devait trouver les bons mots pour la rassurer, tout comme elle le ferait avec lui à n’importe quel instant de doute qu’il pourrait bien avoir d’une manière ou d’une autre, parce qu’il n’y avait aucune raison pour que cet aspect d’elle puisse la hanter dans un moment qui se voulait unique. Il savait les nombreux remords qu’elle pouvait avoir, tout ce qu’elle avait pu faire au cours de ses années que ce soit aussi bien volontairement qu’involontairement, mais elle ne devait aucunement à son sens se blâmer pour une chose sur laquelle elle n’avait pas d’emprise à savoir la nature et le côté héréditaire que l’on peut donner à un enfant sans aucune maîtrise dessus.

« Ruby. Tu es ce que tu es, tu ne dois pas t’en blâmer, et si Alwin est comme toi alors il sera comme toi. C’est une chose sur laquelle on n’a pas d’emprise, la génétique est un domaine si vaste et compliqué qu’on ne fait que gratter la surface, on ne peut pas le changer. Je sais que ça te fait peur, j’ai juste à te regarder dans les yeux, mais chérie… dis-toi qu’il aura la chance de t’avoir toi. Tu étais seule et sans personne, on t’a menti une bonne partie de ton existence en pensant que c’était pour ton bien, cependant ça sera différent pour Alwin s’il devient lui aussi un loup-garou… Il t’aura toi, sa mère, pour l’aider et l’épauler dans l’apprentissage qu’il aura peut-être à faire… Et l’amour d’une mère est tellement précieux, il ne faut jamais le sous-estimer, et c’est pour cette raison que même s’il vient à avoir tes gènes  il sera tout de même l’enfant le plus heureux du monde car tu seras là pour le soutenir et je peux te garantir que ceci fait une très grande différence… Peut-être qu’il sera humain, peut-être qu’il sera loup-garou, mais dans tous les cas ça ne changera pas le fait que tu seras toujours sa mère... »

Victor espérait avoir trouvé les mots qui se voulaient justes, il ne pourrait jamais en vouloir de toute manière à Ruby de transmettre son gène porteur de loup et il savait que ce n’était pas ce qui viendrait changer un seul instant l’amour qu’il lui portait ou celui pour leur petit monstre, parce que dans le fond il était indéniable pour lui que si effectivement leur fils pouvait avoir les mêmes caractéristiques que sa mère ceci ne pourrait que venir les approcher quelque part. Il ne disait pas qu’il fallait absolument qu’il devienne un loup-garou, de toute façon seul le temps pourrait bien leur dire ou alors s’il venait à se pencher vraiment sur les questions du sang et ce qui viendrait prouver des gènes différents sur des créatures, mais ça ne serait pas juste le drame du siècle parce qu’ils ne viendraient jamais le rejeter pour cette raison. Certes, ce ne serait pas facile en grandissant et si jamais il avait potentiellement du mal à se maîtriser, mais Victor avait une confiance aveugle envers Ruby et si quelqu’un pouvait faire en sorte que tout se passe pour le mieux c’était bien elle. Comme lorsqu’elle le poussait toujours en avant et qu’elle repoussait ses craintes, comme lorsqu’elle l’avait sauvé de la noyade qu’il allait lui-même provoqué, comme à chaque instant où elle se trouvait à ses côtés et qu’elle venait ainsi rendre le moindre moins effrayait mais surtout beaucoup plus magnifique. La serveuse ne le savait peut-être pas mais elle avait la force en elle, celle de prendre son destin en main et d’influencer sur celui des autres de cette manière bien à elle, et c’est pour cette raison que cet aspect du futur lui paraissait avec moins d’inquiétude que le reste. Qui mieux qu’une mère pour guider son louveteau après tout ? Et de toute façon, ils avaient le temps de se préparer au grand moment, ils avaient quelques années de répit s’il pouvait dire ainsi avant de voir ce qu’il en était réellement de ce côté-ci et d’ici là le médecin ferait tout son possible pour que Ruby puisse elle aussi se sentir à l’aise avec cette autre facette d’elle-même. Il espérait qu’elle puisse accepter plus facilement ce qu’elle était, elle lui avait expliqué avoir pu une fois réussir à apprendre à contrôler sa louve intérieure et il ne faisait aucun doute pour lui qu’elle pouvait initier de nouveau justement cette action même si ça pouvait prendre du temps, ne pouvant que lui offrir son soutient indéfectible à défaut d’un réel entraînement. Mettant moins de pression sur sa prise, sans pour autant la lâcher, il ne voulait pas qu’elle se prenne trop la tête aujourd’hui avec cette question qui s’imposerait de toute façon à un moment donné.

« Malheureusement on ne peut pas faire sortir les patients comme ça, encore moins ceux qui ont pu faire un malaise comme toi, le fait de retourner chez toi deux-trois heures après un accouchement ça tu ne les vois que dans les séries je suis désolé. Vous allez devoir sûrement rester en observation quelques jours, minimum trois si les analyses sont bonnes et si tu arrives à reprendre des forces sinon le délai va être allongé, alors il va falloir te montrer patiente tu sais. Et puis… ça me rassure un peu de vous savoir-là, tu sais l’hôpital c’est un peu comme ma deuxième maison, je sais qu’au moins ici vous ne craignez rien. Je t’accorde cependant que la nourriture ce n'est pas ce qu’il y a de mieux, ça ce n’est pas un mythe que le cinéma a pu inventer pour le coup, mais si tu es assez sage je pourrais t’apporter quelques petites douceurs tu sais. »

Un regard un peu espiègle accompagné d’un sourire un coin, alors qu’il levait un peu l’un de ses sourcils comme il le faisait lorsqu’il tentait encore de la charmer, bien que le ton était surtout là pour détendre l’atmosphère en ponctuant ainsi le tout de petites blagues ce qui était pourtant une entreprise sérieuse. Il y avait des normes à respecter et Victor n’allait pas laisser Ruby s’y dérober sous prétexte qui était médecin, c’était même peut-être pire et il verrait avec ses confrères s’il ne serait pas plus sage que d’ajouter quelques jours de plus même si la serveuse risquait de le tuer en l’apprenant mais c’était un risque qu’il était prêt à prendre, non seulement pour la santé des deux patients mais aussi parce que c’était durant cette période assez courte que les gestes les plus importants allaient être appris à la mère. Aussi bien le bain, la façon de faire correctement le rot au petit après le biberon pour éviter qu’il ne vienne s’étouffer, et tous autres petits gestes qui avaient son importance. Et même si de son côté il les connaissait déjà, devant parfois manipuler en de rares occasions des bébés en consultations, et qu’il n’allait pas abandonner ainsi la louve en la laissant se débrouiller ceci lui semblait important de revoir tout le bagage d’apprentissage. Des petits moments privilégiés avant de se voir vraiment lâchés dans l’océan de la parenté, c’était un petit peu les examens de passage à ne pas louper même si généralement c’était plus un avant-goût assez effrayant en voyant toutes les choses qu’il fallait tout de même retenir, et surtout avant de retrouver la chaleur du foyer qui ainsi allait prendre un peu plus vie entre les différents cris d’Alwin selon différents stades de son existence. Celui du nourrisson qui a besoin d’une attention constante, de l’enfance avec ses découvertes multiples, la préadolescence qui était un peu l’entrée vers le monde un peu plus réel, et l’adolescence avec tout ce que ceci pourrait bien impliquer. Rien que d’y penser il pourrait presque prendre vingt ans d’un coup. Cependant le téléphoner de la chambre vient à retentir et Victor venait à décrocher avant de penser au temps qui allait passer, écoutant la voix de l’hôtesse médicale d’accueil à qui il donnait une réponse positive tout en regardant Ruby avec le sourire, pour finalement le reposer une fois la conversation terminée.

« Il semble qu’on va avoir de la visite… À peine là et tu es déjà une petite star ! Tu vas pouvoir voir ta famille, tu verras elle est un peu étrange mais elle t’aime déjà énormément, n’est-ce pas maman ? »

Riant il regardait le nourrisson toujours en train de dormir, au moins une chose qui ne changeait pas d’un monde ou de l’autre, le fameux défilé pour le nouveau-né et la fin de la tranquillité aussi bien pour eux que pour leur petit monstre...







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