Partagez | 
 

 La magie se cache partout, surtout dans les sentiments } Feat Valentina A. Sweetheart

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Valentina A. Sweetheart

avatar
En réalité, je suis
Un simple inconnu
☸ Conte : Folklore || L'étrange Noel de Mr Jack

☸ Emploi : Gérante dans une agence matrimoniale || Chroniqueuse au journal rubrique "love"
☸ True Love : Le Prince de mes rêves ~

☸ Avatar : Kristen Bell
© Crédit : Bibi
MessageSujet: Re: La magie se cache partout, surtout dans les sentiments } Feat Valentina A. Sweetheart   Mer 22 Mar - 0:01



« La magie se cache partout, surtout dans les sentiments »
ft le Marchand de Sable




Ces derniers mois avaient été difficile pour elle, sur plusieurs plans. Il y avait bien sur eu, tout d’abord, la bataille contre Aisling, qu’elle avait surtout mené avec lui dans les faits – quelle honte. Et pourtant, elle avait été heureuse quelque part de ne pas avoir à lui faire de mal, car elle aurait eu des difficultés, elle le savait, à le faire et à se pardonner, quand bien même c’était pour le ramener à la raison et dans le droit chemin. Les évènements avaient été compliqués à vivre et subir, surtout la haine et la colère qui l’avait habité alors, le sable noir qu’elle avait tant combattu au quotidien soudainement dans ses veines, unit à son créateur d’une étrange manière, alors qu’elle éprouvait un profond rejet de lui, si froide et indifférente à ses piques et ses remarques. Les cicatrices étaient restées, lignes blanches sur ses bras, reste d’un combat acharné, et ce n’était rien comparé à ceux qu’elle avait combattu, comme Tathiana. Mais le pire restait le duvet de plume noir à la base de ses ailes, un rappel constant et terrible des évènements et du coup porté par le marchand de sable. Et il y avait eu sa mort. Instant terrible, affligeant, et elle s’en souvenait très précisément, avec rage aujourd’hui alors que le vent froid frappait ses joues. Lorsqu’ils s’étaient tous quittés, après le crash dans la forêt, Valentina l’avait suivi bien sûr. Quelques mètres plus loin, hors de vue des autres, presque sous ses doigts, il s’était désagrégé, redevenu poussière dorée dans le vent sans aucune forme, et elle avait haït et maudit l’Homme de la Lune pour avoir osé faire cela, alors qu’Aisling avait déjà été tant puni. Elle avait gardé silence, incapable d’annoncer cela à quiconque, encore incertaine et désespéré par ce qu’elle avait vu.

Il y avait eu ensuite les évènements de Valentine’s Town qui s’était enchainés, occupant tout son esprit et son temps, tant l’affaire était préoccupante, et son dénouement avait été terrible. Jack avait été d’une aide précieuse et apprécié en ces temps troublés, et elle ne l’oublierait jamais. Elle n’avait même pas pu guider ceux qui avaient acceptés de l’aider, les mettant en grand danger dans les tortueux souterrain de sa ville, et entre le cimetière des âmes éperdues et le basilic piégé en bas, ils n’avaient pas dû faire une promenade de santé. Un soupire passa ses lèvres. Rentrés de cette folle aventure qui avait connu une fin presque heureuse, elle avait dû s’assurer que tous se portaient bien, qu’Angel redevenu enfant soit bien installé chez Nessa, et opérer une passation en douceur du pouvoir de sa ville à Yseult, désormais maire de la fête, et veiller que tout soit en ordre, et cela lui avait pris deux mois entiers. Le temps avait filé ainsi, au fil des mois, et elle s’était retrouvé soudainement en octobre l’esprit vide et inoccupé, soufflant enfin et pouvant réfléchir.

Jusqu’à ce qu’un homme vienne la trouver, et ne bouleverse à nouveau tout son monde. Aster s’appelait-il, et qui il était à Storybrook n’avait aucune espèce d’importance à ses yeux, pas quand il prétendait être un gardien et que Sandman avait besoin d’aide. Elle avait cru à une erreur, et il lui avait assurer ressentir sa présence il y a peu. Elle avait nié, par peur que cela ne soit qu’un nouveau gardien, créé par l’Homme de la Lune, et il lui avait mis l’évidence en face : Aisling était vivant, et mal en point. Aussitôt la lumière s’était faite dans son esprit, comprenant que depuis le début jamais ce sable dissipé n’avait été lui. Qu’il avait demandé pardon et merci sous cette forme, et même pas en personne. Il avait osé. Etait-ce l’espoir ou la colère qui avait gonflé son cœur ? C’était la déception qui avait tout brulé sur son passage, balayant le tout bien vite. Il avait trahi sa promesse. Il avait fui, en l’abandonnant, et aujourd’hui en y rependant elle serra la mâchoire. Une bourrasque déplaça une mèche blonde sur son visage. Elle n’avait pourtant pas hésité un seul instant à fermer boutique et prendre son billet d’avion pour le dernier lieu où Aster avait ressenti son ami : Paris.

Le plus dur avait été de franchir la frontière magique de la ville. Une fois passée, la douleur avait été épouvantable, déchirant sa gorge d’un hurlement strident. C’était comme si on avait arraché chacune de ses plumes à la pointe d’un couteau aiguisé et chauffé à blanc, une par une et au même instant. Le tout s’était déroulé en une seconde, et à peine chutait-elle au sol, après ce pas l’ayant conduit hors de la ville, qu’un nuage de plumes l’avait suivi, glissant dans l’air jusqu’à s’éparpiller sur le bitume autour d’elle. On aurait dû un oiseau déplumé, comme elle avait déjà vu pareil carnage après le combat acharné d’un chat pour attraper sa proie. Du bout des doigts, tremblante, elle en avait ramassé une, effilée et longue, et l’avait planté dans ses cheveux, sans savoir pourquoi, mais sûr de vouloir porter cette partie d’elle qu’elle devait abandonner ici. Enfin, elle s’était relevée et avait marcher, pour ensuite appeler un taxi, inventant rapidement une histoire expliquant ce qu’elle faisait au milieu de nulle part. Elle rattrapa le plus gros des mèches blondes pour les ramener derrière son oreille, le bout de ses doigts froids sur sa peau la faisant frémir. Le voyage jusqu’à l’aéroport, elle ne s’en souvenait pas, l’enregistrement de sa place à peine un vague souvenir, et l’embarquement si lointain. Après un long vol, elle avait fini par atterrir dans la ville lumière… Pour se retrouver totalement perdue. Dans l’immensité du monde, savoir dans quelle ville précisément il se trouvait était une aide absolument incroyable. Mais la ville en elle-même était tout de même immense, peuplé et elle avait craint, à raison de ne jamais le trouver. Elle avait erré sans but dans toutes la ville, parcourant la ville et ses mystères sans pourtant la visiter, échouant la nuit bien entamée dans un hôtel quelconque. Et ainsi avait-elle procédé durant plusieurs jours, l’oppression montant au fur et à mesure des heures infructueuses de recherches. Elle avait fini par avoir cette constante impression d’étouffer dans la capitale, oh combien bruyante et polluée, regrettant avec une douleur de regret acide les plumes de ses ailes. Oh comme elle aurait voulu s’envoler dans le ciel gris, au-dessus des rues animées et des bâtiments, prenant de la hauteur pour mieux respirer et scruter la foule !

C’est ce qu’elle avait fini par faire en vérité, du moins comme elle pouvait. Lasse et épuisée, elle avait décidé de prendre une pause en hauteur, et quoi de mieux pour cela que de grimper en haut de la tour Eiffel. Mais arrivée au dernier étage accessible, elle s’était retrouvée frustrée de ne pouvoir vriament sentir les bourrasques contre son corps, cherchant les sensations bénis d’un bref vol. Un sourire se dessina sur ses lèvres à ce souvenir. Oui, ce qu’elle faisait actuellement était interdit, mais comme il était bon de se tenir à nouveau au-dessus des toits de la ville, le ciel l’entourant et le monde à ses pieds, en équilibre précaire sur l’architecture de fer. Devait-elle avoir peur ? Elle n’y parvenait pas. Les airs, c’étaient son monde depuis toujours, autant que le sol, elle s’était toujours plus servit de ses ailes que de ses pieds en toute occasion. Comment aurait-elle pu avoir le vertige ? C’est la réflexion qu’elle se faisait actuellement, les yeux fermés offertes aux caprices des vents qu’elle connaissait, enfin à peu près détendue. Un vent un peu plus fort la poussa un peu plus vers l’avant, son pied s’avança automatiquement pour stabiliser sa position et ne rencontra que du vide. Il n’eut pas un cri de sa part, pas de hurlement ou de peur, juste la surprise de sentir soudainement l’attraction reprendre les droits sur son corps, à peine leva-t-elle un bras pour se rattraper au rebord sans y parvenir. C’est une main qui la rattrapa, stoppant brusquement sa chute amorcée, déboitant presque son épaule sous le choc. Son regard se leva aussitôt pour apercevoir le visage qu’elle avait tant cherché, et elle se rendit compte à moment précis à quel point son image avait commencé à s’effacer de son esprit, que les détails étaient devenu flou et imprécis. Tout était maintenant d’une précision tonnante, au premier regard sur lui, et Valentina ne songea pas un instant au vide qu’elle sentait autour de son corps. Non, elle ne parvenait pas à avoir peur de ce vide, elle qui avait toujours su voler. Elle ne parvenait pas à s’imaginer s’écrasant au sol, rattraper par ce monde sans magie, et elle n’avait pas à réfléchir à la question, car Aisling la retenait de ce sort improbable.

Respirant calmement, elle se laissa guider, vrillant ses yeux sur ce visage qui ne voulait vraiment la voir. Enfin elle lui fit face, stabilisée sur le sol métallique sans jamais le lâcher des yeux, ne trouvant pas les mots qu’elle aurait voulu dire. La colère, si elle grondait toujours en son cœur, ne semblait plus aussi urgente à assouvir. Le soulagement était présent bien sûr sonnant la fin de ses recherches, le bonheur de l’avoir enfin trouvé, et aussi l’angoisse quand elle voyait son état, la peur qu’il refuse de la suivre, et tant d’autres émotions déclinantes comme autant de couleurs. Devait-elle sauter à son cou, malgré l’état plus que pitoyable de l’homme, ou lui serrer simplement la main ? Devait-elle fondre en larme ou rire à en pleurer, devait-elle entrer dans une rare colère pour lui expliquer tout ce qu’il avait pu lui faire comme mal ? Indécise, elle le laissa s’exprimer le premier dans l’espoir qu’il débloque ce dilemme émotionnel. Elle ne fut pas déçue, et bloqua un instant sur ces paroles, le laissant s’enfoncer. La même chose que ?... Il avait cru qu’elle voulait mourir ? Se jeter du haut de la tour Eiffel pour provoquer sa mort, finir sans vie sur le sol de Paris après un glorieux vol incontrôlable ? Elle avait toujours trouvé le suicide la plus lâche des méthodes, et il osait … Elle avait percuté presque aussitôt qu’il avait voulu faire de même. Normal ? NORMAL ? Malgré tout ce qu’il pouvait dire, elle bloquait sur ce mot, et la réaction ne se fit pas attendre, la colère ayant pris le dessus et bouillant dans ses veines. Le geste de la reine partit aussitôt, venant frapper avec force la joue encore intacte, quel miracle, de l’ombre de l’homme qu’elle avait appris à connaître, la gifle retentissant avec un bruit sec dans l’air. « Comment ose-tu ?! Comment ose-tu me dire ça ! Je suis … Je n’ai jamais voulu mourir ! J’ai juste glissée à cause du vent, et si j’étais là-haut c’est pour faire une pause, et me souvenir de la sensation du vent dans mes cheveux, parce que j’ai perdu mes ailes et tout ça à cause de toi ! » En parlant, elle s’était rapproché de lui, la rage au fond des yeux, et commença à taper du point contre son torse – même si elle n’avait pas de force et n’en mettait pas de toute façon, ne voulant pas le blesser – avec colère et un fond de désespoir. « Je les ai perdues parce que ton pote le gardien est venu me chercher parce que tu avais besoin d’aide, sauf que je ne le croyais pas. Et tu veux savoir pourquoi ? Parce que je te croyais MORT ! Oui mort, monsieur je créé un clone de sable pour le désagréger sous mes yeux ! » les points cessèrent, à mesure que les larmes montaient dans ses yeux. « Et depuis, je n’ai de cesse de te chercher, et même en sachant que je perdrais mes ailes dans une douleur atroce je suis sortie de la ville et parcours Paris à ta recherche depuis des jours ! Alors je t’interdis de me dire ça ! Si tu meurs, qu’est-ce que je deviens moi ? » alors qu’elle hurlait de plus en plus fort, le ton redescend soudainement dans sa tirade, presque un murmure pourtant parfaitement inaudible. « Tu avais promis Aisling… Le sable noir n’était pas une excuse, tu as même tenté de prendre soin de moi à ta manière sous son emprise. Et tu m’a abandonné ensuite…. »


fiche codée par rawr

∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ ℍeroes & Villains ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙

I'm the Queen
No rage Please
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
La magie se cache partout, surtout dans les sentiments } Feat Valentina A. Sweetheart
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Heroes And Villains :: Game Over :: Archives :: Archives rp-