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 La magie se cache partout, surtout dans les sentiments } Feat Valentina A. Sweetheart

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MessageSujet: La magie se cache partout, surtout dans les sentiments } Feat Valentina A. Sweetheart   Dim 13 Nov - 19:50

La magie se cache partout,

surtout dans les sentiments

Val' & Aisling



Comment en était-il arrivé là ? Comment avait-il pu se mettre dans un état pareil ? Tout commençait à devenir flou autour de lui. La douleur qui résonnait dans sa tête l’aurait fait perdre à n’importe qui depuis longtemps mais pas lui. Il résistait, il avançait en réalité grâce à cette douleur qu’il voulait sentir à chaque seconde de sa misérable vie. Levant les mains devant ses yeux, il eut comme une sorte de rire torve, se moquant comme à chaque fois de lui-même. Elles étaient floues, il n’arrivait pas à distinguer leurs contours .. Il les secoua violemment, ne faisant pas attention au craquement désagréable de son poignet gauche. Alors c’était ça la fin qu’on lui avait dit ? Tout allait devenir trouble, puis dans quelques jours le noir complet se ferait, et ensuite, une nouvelle clarté qui annihilerait tous ses anciens souvenirs ? Non, il ne voulait pas de ça, pas d’une nouvelle vie où il pourrait repartir de zéro. Il voulait garder en ses chaires comme il avait fait depuis plus de deux mois, le souvenir du mal qu’il avait provoqué, où alors cesser définitivement d’exister. Il n’était pas passé loin de la mort, comme si cette dernière ne voulait pas encore de lui. Même elle le rejetait, c’était dire s’il avait des choses à se faire pardonner même pour aller en enfer. Baissant la tête, le vide l’appelait étrangement mais faire ça, serait trop facile. Sauter, pour atterrir comme une crêpe en bas de ce splendide monument parisien serait tellement aisé. Il n’avait qu’a avancer le pied pour que toute cette comédie s’arrête et que le monde puisse continuer de tourner sereinement.

Oh il en avait eu des occasions de mourir, il les avait même cherchées. Depuis qu’il était redevenu lui-même, qu’il avait tué Pitch de sa propre main, tout s’était éclairé dans son esprit. Il devait souffrir pour le mal engendré. Quand il était allé parler à Jack, quelques jours avant de partir loin de Storybrook, il avait pris conscience de ce qu’il avait fait. Le bras de cet homme, qu’il avait poignardé juste pour assouvir une quelque conque domination du monde. Non, tout ceci était absurde. Comment avait-il pu céder si facilement aux ténèbres ? Enfin c’est ce qu’il pensait, oubliant les mois de lutte féroce pendant son déclin. Mais le pire, avait peut-être été quand il avait vu Valentina sortir de chez lui, l’aile encore abimé par ce qu’il lui avait fait. Non, comment avait-il pu faire ça ? Comment avait-il pu briser la promesse que son propre cœur lui avait donné ? Sa tête avait tourné, les larmes ne pouvaient même plus sortir de ses yeux aussi secs que le sable qui avait repris sa couleur originelle. Mais le pire, était peut-être qu’en se focalisant ainsi sur la jeune femme, il avait vu du sable noir sortir de ces mains. Alors tout n’était pas terminé ? C’était à ce moment-là, qu’il s’était enfui dans la forêt, pour essayer de comprendre. Non, le cristal avait absorbé le sable noir .. Alors pourquoi ses veines étaient-elles redevenues de cette couleur ? Pourtant il n’avait aucune envie meurtrière, aucune envie de faire du mal, d’étendre la domination des cauchemars a part sur sa propre personne. Bien sûr, Moony ne lui avait pas répondu, quand il avait hurlé à la mort de lui expliquer. Et c’est ainsi qu’il avait décidé de partir de Storybrook, d’aller aussi loin qu’il le pouvait pour expier ces péchés.

Son voyage l’avait mené dans des contrées éloignées, où il ne voulait qu’une seule chose, souffrir pour pouvoir regarder à nouveau, un jour, les personnes à qui il avait fait du mal dans les yeux, et surtout Valentina. Dès qu’il avait franchi la frontière, sa respiration s’était coupée et il avait pu voir que le noir de ses veines se dessinait comme un tatouage lui rappelant chaque seconde ce pourquoi il était parti de la ville. Il sentait que la magie n’était plus en lui, alors qu’il en était entièrement composé et cette nouvelle douleur apaisait un peu ses tourments. Il avait marché, pendant de longues heures, voir des jours entiers avant de trouver une ville moyenne américaine. Il avait pris le premier vol pour New York pour ensuite aller dans des endroits tellement hostiles que même des aventuriers dignes de ce nom refusaient de connaitre. Il avait suivi un périple, non pas pour visiter, mais pour s’ouvrir les yeux sur un monde qu’il avait failli bafoué. Les jours passaient, de nouvelles cicatrices apparaissaient sur son corps, mais pansaient paradoxalement celle de son esprit. Cependant, quand il fut confronté pour la première fois à la mort, dans les montagnes du Kangchen Dzö-nga , tout se rouvrit comme une plaie mal fermé. Il n’avait pas choisi cet endroit au hasard. Dans la mythologie népalaise, le mont qu’il n’avait pas pu franchir, signifié « les cinq trésors de la neige éternelle ». Il y avait vu comme un signe dans ce nom si poétique, faisant référence aux cinq gardiens de son véritable monde. Alors quand, sa cordée avait chuté, qu’il les avait vu tous mourir sans pouvoir rien faire, déjà affaibli par sa sortie, il s’était recroquevillé sur lui-même, pensant que sa punition arrivait enfin. Les heures étaient passés au même rythme que des mois. Une éternité où le froid s’était insinué dans chaque cellule de son corps, le faisant souffrir a en appeler la mort. Il fut sauvé in extrémiste par des sherpas, qui étaient venu à la rescousse de leurs collègues. Aisling médita beaucoup sur ce qui s’était passé, alors qu’il était reparti une semaine après ça. Etait un signe comme quoi il devait retourner à Storybrook pour pouvoir à nouveau être le gardien des rêves et maintenant des cauchemars ? Car ce qu’il avait découvert, au gré de ses pérégrinations c’était qu’effectivement, les rêves ne pouvaient évoluer sans leur part d’ombre et inversement. Maintenant que Pitch était mort, enfermé dans se cristal, et que le sable noir l’avait traversé, c’était lui, qui devait gérer ce fardeau. Un monde où seul l’espoir, la joie et les bons rêves n’existait pas, jamais. Il y aurait toujours un équilibre juste dans l’univers, et la peur, le désespoir et les mauvais rêves en seraient les garants.

Plissant des yeux plusieurs fois, il rétablit enfin sa vision. Les traits devenaient plus nets, le flou s’étirait et évoluait en des formes concrètes. « Valentina. » Non, ce n’était pas possible, pourquoi voyait-il la blonde de l’autre côté de ses entrelats de métal. Fermant à nouveau les paupières, pensant que c’était son esprit qui lui jouait des tours, comme quand il avait traversé le désert pour finir totalement déshydraté, presque dans le coma et qu’il avait pensé que son petit ange l’aiderait à passer de l’autre côté du miroir. Soufflant doucement, rouvrant les paupières, il fixa la jeune femme comme sonné par ce qu’il voyait. Non, il devait rêver, c’était un fait, la seule solution possible. Même ici, dans un monde sans magie, son pouvoir avait réussi à traverser les limites de l’impossible et il rêvait. Il avança alors, sans aucune précaution pour voir si cette magnifique illusion était réelle. Le vent était glacial en ce début du mois d’Octobre, et s’il n’était pas habitué aux températures froides il aurait pu être déstabilisé, beaucoup plus que par la hauteur de la Tour Eiffel. Passant un autre croisement de métal, il hurla tout en se projetant vers l’avant quand il vu Valentina poser le pied et s’avancer dans le vide. Il l’a rattrapa alors de justesse par son bras gauche qui s’était levé. Cette main qu’il tenait fermement n’était ni du flou, ni un rêve, ni une illusion. Elle était bien réelle et même si elle n’avait plus ses deux grandes ailes, il n’y avait aucun doute sur l’identité de la personne. « Surtout ne bouge pas, ne fait aucun mouvement brusque. »

Il ne devait penser qu’a une seule chose, remonter en un morceau la femme qu’il tenait par la main. Toutes les questions qui pouvaient se bousculer dans son esprit, tous ses remords qui le rongeaient depuis si longtemps devaient être mis au placard pour une seule chose car même si, de base, il ne voulait plus la voir, se sentant bien trop honteux vis-à-vis d’elle, il était hors de question qu’elle meurt. « Accroches toi, donne-moi ton autre main. » Il évitait de la regarder dans les yeux, il ne voulait pas encore affronter ce regard si persan, surtout dans un moment pareil. Alors il se concentra sur sa mission, malgré le tambour qui résonnait dans sa tête, malgré la douleur dans ses articulations qu’il avait trop fait forcé, regrettant presque à cet instant ce qu’il avait pu se faire subir. Il banda tous ses muscles pour la soulever, se mordant la lèvre jusqu’au sang mais il y arrivait. Petit à petit, reculant sur ce poteau en fer, s’écorchant le ventre, se rouvrant d’autres cicatrices. Il pouvait bien perdre un bras si sa belle était sauvée. Au bout de minutes qui avaient l’allure d’heures, il arriva à ramener Valentina qui s’aida aussi de ses jambes pour grimper sur les poutres d’aciers et se mettre un peu à l’abris. Soufflant comme un bœuf, pensant que ce régime un peu forcé qu’il avait entamé ne lui avait pas fait que du bien (#Ahbontucrois ?), il passa ses mains sur son visage, ne sachant pas comment réagir.

Devait-il se jeter sur elle, pour la toucher, la palper pour vérifier encore une fois qu’elle était bien réelle ? Devait il partir de cet endroit aussi rapidement que l’ombre qu’il était devenu ? Ou devait-il simplement l’affronter ? Lui faire comprendre pourquoi il était parti comme ça, en ne prévenant qu’une seule personne ? Les mots restaient bloqués dans sa gorge, alors qu’il avait du mal à reprendre son souffle. Il fixait le sol transparent du dernier étage, normalement interdit du monument. « Je.. » Très constructif, toujours dans des moments pareils. Mordant à nouveau dans cette lèvre traumatisée, sentant le goût du fer se rependre dans sa bouche, il secoua la tête. Vraiment, il ne savait pas quoi dire qui ne serait pas soit déplacé, soit totalement grotesque. « C’est ce que je voulais faire tout à l’heure. » Voilà, totalement débile. Pourquoi lui dire qu’il avait envisagé de sauter, il y a une dizaine de minutes, alors qu’il venait tout juste de la ramener parmi les vivants ? Un rire guttural entre l'étouffement et l'agonie, qui montrait bien l’état de fatigue et de stress dans lequel se trouvait le marchand de sable sorti de sa gorge. « Enfin moi c’est normal, mais toi ? » Il y avait tellement longtemps qu’il n’avait pas parlé à un autre être humain, qui de plus qu’il appréciait plus que de raison, qu’il avait l’impression d’avoir perdu le mode d’emploi de la socialisation. « Non non et non ce n’est pas prévu au programme. Toi tu dois vivre, continuer d’apporter la joie et l’amour autour de toi car tu es quelqu’un de fort, une des personnes les plus fortes que j’ai rencontré. »


© Starseed
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MessageSujet: Re: La magie se cache partout, surtout dans les sentiments } Feat Valentina A. Sweetheart   Mer 22 Mar - 0:01



« La magie se cache partout, surtout dans les sentiments »
ft le Marchand de Sable




Ces derniers mois avaient été difficile pour elle, sur plusieurs plans. Il y avait bien sur eu, tout d’abord, la bataille contre Aisling, qu’elle avait surtout mené avec lui dans les faits – quelle honte. Et pourtant, elle avait été heureuse quelque part de ne pas avoir à lui faire de mal, car elle aurait eu des difficultés, elle le savait, à le faire et à se pardonner, quand bien même c’était pour le ramener à la raison et dans le droit chemin. Les évènements avaient été compliqués à vivre et subir, surtout la haine et la colère qui l’avait habité alors, le sable noir qu’elle avait tant combattu au quotidien soudainement dans ses veines, unit à son créateur d’une étrange manière, alors qu’elle éprouvait un profond rejet de lui, si froide et indifférente à ses piques et ses remarques. Les cicatrices étaient restées, lignes blanches sur ses bras, reste d’un combat acharné, et ce n’était rien comparé à ceux qu’elle avait combattu, comme Tathiana. Mais le pire restait le duvet de plume noir à la base de ses ailes, un rappel constant et terrible des évènements et du coup porté par le marchand de sable. Et il y avait eu sa mort. Instant terrible, affligeant, et elle s’en souvenait très précisément, avec rage aujourd’hui alors que le vent froid frappait ses joues. Lorsqu’ils s’étaient tous quittés, après le crash dans la forêt, Valentina l’avait suivi bien sûr. Quelques mètres plus loin, hors de vue des autres, presque sous ses doigts, il s’était désagrégé, redevenu poussière dorée dans le vent sans aucune forme, et elle avait haït et maudit l’Homme de la Lune pour avoir osé faire cela, alors qu’Aisling avait déjà été tant puni. Elle avait gardé silence, incapable d’annoncer cela à quiconque, encore incertaine et désespéré par ce qu’elle avait vu.

Il y avait eu ensuite les évènements de Valentine’s Town qui s’était enchainés, occupant tout son esprit et son temps, tant l’affaire était préoccupante, et son dénouement avait été terrible. Jack avait été d’une aide précieuse et apprécié en ces temps troublés, et elle ne l’oublierait jamais. Elle n’avait même pas pu guider ceux qui avaient acceptés de l’aider, les mettant en grand danger dans les tortueux souterrain de sa ville, et entre le cimetière des âmes éperdues et le basilic piégé en bas, ils n’avaient pas dû faire une promenade de santé. Un soupire passa ses lèvres. Rentrés de cette folle aventure qui avait connu une fin presque heureuse, elle avait dû s’assurer que tous se portaient bien, qu’Angel redevenu enfant soit bien installé chez Nessa, et opérer une passation en douceur du pouvoir de sa ville à Yseult, désormais maire de la fête, et veiller que tout soit en ordre, et cela lui avait pris deux mois entiers. Le temps avait filé ainsi, au fil des mois, et elle s’était retrouvé soudainement en octobre l’esprit vide et inoccupé, soufflant enfin et pouvant réfléchir.

Jusqu’à ce qu’un homme vienne la trouver, et ne bouleverse à nouveau tout son monde. Aster s’appelait-il, et qui il était à Storybrook n’avait aucune espèce d’importance à ses yeux, pas quand il prétendait être un gardien et que Sandman avait besoin d’aide. Elle avait cru à une erreur, et il lui avait assurer ressentir sa présence il y a peu. Elle avait nié, par peur que cela ne soit qu’un nouveau gardien, créé par l’Homme de la Lune, et il lui avait mis l’évidence en face : Aisling était vivant, et mal en point. Aussitôt la lumière s’était faite dans son esprit, comprenant que depuis le début jamais ce sable dissipé n’avait été lui. Qu’il avait demandé pardon et merci sous cette forme, et même pas en personne. Il avait osé. Etait-ce l’espoir ou la colère qui avait gonflé son cœur ? C’était la déception qui avait tout brulé sur son passage, balayant le tout bien vite. Il avait trahi sa promesse. Il avait fui, en l’abandonnant, et aujourd’hui en y rependant elle serra la mâchoire. Une bourrasque déplaça une mèche blonde sur son visage. Elle n’avait pourtant pas hésité un seul instant à fermer boutique et prendre son billet d’avion pour le dernier lieu où Aster avait ressenti son ami : Paris.

Le plus dur avait été de franchir la frontière magique de la ville. Une fois passée, la douleur avait été épouvantable, déchirant sa gorge d’un hurlement strident. C’était comme si on avait arraché chacune de ses plumes à la pointe d’un couteau aiguisé et chauffé à blanc, une par une et au même instant. Le tout s’était déroulé en une seconde, et à peine chutait-elle au sol, après ce pas l’ayant conduit hors de la ville, qu’un nuage de plumes l’avait suivi, glissant dans l’air jusqu’à s’éparpiller sur le bitume autour d’elle. On aurait dû un oiseau déplumé, comme elle avait déjà vu pareil carnage après le combat acharné d’un chat pour attraper sa proie. Du bout des doigts, tremblante, elle en avait ramassé une, effilée et longue, et l’avait planté dans ses cheveux, sans savoir pourquoi, mais sûr de vouloir porter cette partie d’elle qu’elle devait abandonner ici. Enfin, elle s’était relevée et avait marcher, pour ensuite appeler un taxi, inventant rapidement une histoire expliquant ce qu’elle faisait au milieu de nulle part. Elle rattrapa le plus gros des mèches blondes pour les ramener derrière son oreille, le bout de ses doigts froids sur sa peau la faisant frémir. Le voyage jusqu’à l’aéroport, elle ne s’en souvenait pas, l’enregistrement de sa place à peine un vague souvenir, et l’embarquement si lointain. Après un long vol, elle avait fini par atterrir dans la ville lumière… Pour se retrouver totalement perdue. Dans l’immensité du monde, savoir dans quelle ville précisément il se trouvait était une aide absolument incroyable. Mais la ville en elle-même était tout de même immense, peuplé et elle avait craint, à raison de ne jamais le trouver. Elle avait erré sans but dans toutes la ville, parcourant la ville et ses mystères sans pourtant la visiter, échouant la nuit bien entamée dans un hôtel quelconque. Et ainsi avait-elle procédé durant plusieurs jours, l’oppression montant au fur et à mesure des heures infructueuses de recherches. Elle avait fini par avoir cette constante impression d’étouffer dans la capitale, oh combien bruyante et polluée, regrettant avec une douleur de regret acide les plumes de ses ailes. Oh comme elle aurait voulu s’envoler dans le ciel gris, au-dessus des rues animées et des bâtiments, prenant de la hauteur pour mieux respirer et scruter la foule !

C’est ce qu’elle avait fini par faire en vérité, du moins comme elle pouvait. Lasse et épuisée, elle avait décidé de prendre une pause en hauteur, et quoi de mieux pour cela que de grimper en haut de la tour Eiffel. Mais arrivée au dernier étage accessible, elle s’était retrouvée frustrée de ne pouvoir vriament sentir les bourrasques contre son corps, cherchant les sensations bénis d’un bref vol. Un sourire se dessina sur ses lèvres à ce souvenir. Oui, ce qu’elle faisait actuellement était interdit, mais comme il était bon de se tenir à nouveau au-dessus des toits de la ville, le ciel l’entourant et le monde à ses pieds, en équilibre précaire sur l’architecture de fer. Devait-elle avoir peur ? Elle n’y parvenait pas. Les airs, c’étaient son monde depuis toujours, autant que le sol, elle s’était toujours plus servit de ses ailes que de ses pieds en toute occasion. Comment aurait-elle pu avoir le vertige ? C’est la réflexion qu’elle se faisait actuellement, les yeux fermés offertes aux caprices des vents qu’elle connaissait, enfin à peu près détendue. Un vent un peu plus fort la poussa un peu plus vers l’avant, son pied s’avança automatiquement pour stabiliser sa position et ne rencontra que du vide. Il n’eut pas un cri de sa part, pas de hurlement ou de peur, juste la surprise de sentir soudainement l’attraction reprendre les droits sur son corps, à peine leva-t-elle un bras pour se rattraper au rebord sans y parvenir. C’est une main qui la rattrapa, stoppant brusquement sa chute amorcée, déboitant presque son épaule sous le choc. Son regard se leva aussitôt pour apercevoir le visage qu’elle avait tant cherché, et elle se rendit compte à moment précis à quel point son image avait commencé à s’effacer de son esprit, que les détails étaient devenu flou et imprécis. Tout était maintenant d’une précision tonnante, au premier regard sur lui, et Valentina ne songea pas un instant au vide qu’elle sentait autour de son corps. Non, elle ne parvenait pas à avoir peur de ce vide, elle qui avait toujours su voler. Elle ne parvenait pas à s’imaginer s’écrasant au sol, rattraper par ce monde sans magie, et elle n’avait pas à réfléchir à la question, car Aisling la retenait de ce sort improbable.

Respirant calmement, elle se laissa guider, vrillant ses yeux sur ce visage qui ne voulait vraiment la voir. Enfin elle lui fit face, stabilisée sur le sol métallique sans jamais le lâcher des yeux, ne trouvant pas les mots qu’elle aurait voulu dire. La colère, si elle grondait toujours en son cœur, ne semblait plus aussi urgente à assouvir. Le soulagement était présent bien sûr sonnant la fin de ses recherches, le bonheur de l’avoir enfin trouvé, et aussi l’angoisse quand elle voyait son état, la peur qu’il refuse de la suivre, et tant d’autres émotions déclinantes comme autant de couleurs. Devait-elle sauter à son cou, malgré l’état plus que pitoyable de l’homme, ou lui serrer simplement la main ? Devait-elle fondre en larme ou rire à en pleurer, devait-elle entrer dans une rare colère pour lui expliquer tout ce qu’il avait pu lui faire comme mal ? Indécise, elle le laissa s’exprimer le premier dans l’espoir qu’il débloque ce dilemme émotionnel. Elle ne fut pas déçue, et bloqua un instant sur ces paroles, le laissant s’enfoncer. La même chose que ?... Il avait cru qu’elle voulait mourir ? Se jeter du haut de la tour Eiffel pour provoquer sa mort, finir sans vie sur le sol de Paris après un glorieux vol incontrôlable ? Elle avait toujours trouvé le suicide la plus lâche des méthodes, et il osait … Elle avait percuté presque aussitôt qu’il avait voulu faire de même. Normal ? NORMAL ? Malgré tout ce qu’il pouvait dire, elle bloquait sur ce mot, et la réaction ne se fit pas attendre, la colère ayant pris le dessus et bouillant dans ses veines. Le geste de la reine partit aussitôt, venant frapper avec force la joue encore intacte, quel miracle, de l’ombre de l’homme qu’elle avait appris à connaître, la gifle retentissant avec un bruit sec dans l’air. « Comment ose-tu ?! Comment ose-tu me dire ça ! Je suis … Je n’ai jamais voulu mourir ! J’ai juste glissée à cause du vent, et si j’étais là-haut c’est pour faire une pause, et me souvenir de la sensation du vent dans mes cheveux, parce que j’ai perdu mes ailes et tout ça à cause de toi ! » En parlant, elle s’était rapproché de lui, la rage au fond des yeux, et commença à taper du point contre son torse – même si elle n’avait pas de force et n’en mettait pas de toute façon, ne voulant pas le blesser – avec colère et un fond de désespoir. « Je les ai perdues parce que ton pote le gardien est venu me chercher parce que tu avais besoin d’aide, sauf que je ne le croyais pas. Et tu veux savoir pourquoi ? Parce que je te croyais MORT ! Oui mort, monsieur je créé un clone de sable pour le désagréger sous mes yeux ! » les points cessèrent, à mesure que les larmes montaient dans ses yeux. « Et depuis, je n’ai de cesse de te chercher, et même en sachant que je perdrais mes ailes dans une douleur atroce je suis sortie de la ville et parcours Paris à ta recherche depuis des jours ! Alors je t’interdis de me dire ça ! Si tu meurs, qu’est-ce que je deviens moi ? » alors qu’elle hurlait de plus en plus fort, le ton redescend soudainement dans sa tirade, presque un murmure pourtant parfaitement inaudible. « Tu avais promis Aisling… Le sable noir n’était pas une excuse, tu as même tenté de prendre soin de moi à ta manière sous son emprise. Et tu m’a abandonné ensuite…. »


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