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 It was over my head, I know nothing at all • Queen A. Crimson

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Lieserl K. June

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MessageSujet: It was over my head, I know nothing at all • Queen A. Crimson   Dim 13 Nov - 20:21

It was over my head, I know nothing at all
Queen & Lieserl
Et je me sens si petite c'est au-dessus de mes forces je ne sais rien et je trébucherai et je tomberai j'apprends encore à aimer je commence à ramper dis quelque chose car j'abandonne et j'avalerai ma fierté et je te dirai adieu

Plusieurs semaines déjà que Lieserl zonait dans son studio ; les cheveux attachés en désordre, les yeux soulignés par de grosses cernes bleues, habillée seulement d’un vieux training gris et d’un pull de laine qu’elle mettait généralement les soirs d’hiver où elle pouvait se pelotonner dans son coin. Elle ne sortait que très peu, juste le temps de remplir son frigo et croiser un étudiant de sa classe pour se renseigner sur les dernières nouvelles à l’université. Elle ne pleurait pas, non ; elle n’était même pas triste à proprement parler. Elle avait juste… mal. Une douleur incroyable au niveau de la poitrine, peut-être les effets secondaires de l’avoir fait arracher et remettre en si peu de temps. Simplement aussi peut-être la douleur émotionnelle, le choc, après toute cette colère et tout ces ressentiments, elle avait cru atteindre l’apaisement quand Niels lui avait arraché son organe vital mais elle aurait dû se douter que les choses n’étaient pas si faciles dans la réalité. Jamais rien n’était si facile, surtout pas après les mots cruels avec lesquels il avait poignardé la dragonne de manière si inattendue… Inattendue ? Pas tant que cela, au fond. Lieserl avait pu voir quelqu’un qu’elle ne connaissait pas, sur cette plage, quelqu’un qu’elle fréquentait si régulièrement mais dont elle ne savait rien au final, et ça lui faisait si mal d’avoir découvert son vrai visage dans des circonstances aussi… banales. Une simple sortie à la plage pour se détendre un peu devant toute l’amertume qu’elle ressentait et au final elle avait perdu l’un de ceux qui comptaient le plus à ses yeux.

Mais le pire dans tout ça peut-être était que la vie continuait malgré tout, malgré qu’elle ait envie que le temps s’arrête juste le temps qu’elle puisse se remettre les idées en place. Elle qui s’était toujours vue comme une battante qui ne se laissait pas aller au sentimentalisme, elle vivait un choc plus grand que tout, hors de son contrôle, un amalgame de tout ce qui ne fonctionnait pas dans sa vie et elle avait fini par succomber ; mais le monde continuait à tourner. Elle avait gardé les apparences, refusant de montrer la moindre faiblesse ; ses visites au café le mercredi, à jeter un coup d’oeil dans sa direction quand il venait prendre le sien ou qu’elle arrivait après lui. Un simple salut, et c’était fini. Et chaque fois qu’elle ressortait de ce café elle se maudissait intérieurement, parfaitement consciente que Niels voyait bien au-delà des apparences, du « fait comme si tout allait bien », mais que lui n’avait pas le loisir de ressentir quoique ce soit, il n’avait pas mal comme elle, au fond. Ça faisait mal, oui ; mais elle devait serrer les dents. Elle avait son coeur, elle le possédait toujours et elle avait compris à quel point il était important ; mais elle savait aussi à quel point c’était difficile de l’accepter. Non… Elle ne savait rien. Elle croyait être cet être supérieur en quelque sorte, trop mature pour son âge, mais elle ne savait rien. Elle se sentait minuscule, elle se sentait utilisée, elle avait l’impression d’avoir chuté au fond d’un ravin mais que le destin lui faisait une mauvaise blague en la laissant survivre. Elle se sentait idiote, d’avoir été aussi attachée à un être comme lui, à quelqu’un qui n’avait littéralement pas de coeur dans sa poitrine ; elle l’aurait suivi n’importe où, et même encore tout ce temps après cette nouvelle fissure dans son coeur elle savait qu’elle le suivrait encore. Elle ne le détestait pas, et elle ne le détesterait jamais. Il était bien trop important pour elle, celui qui lui avait tenu la tête hors de l’eau alors qu’il aurait très bien pu la noyer s’il l’avait voulu. Il aurait pu lui faire tant de mal, et il ne l’avait pas fait ; il avait gardé cet air détendu et chaleureux, et c’était peut-être ce qui était le plus douloureux dans tout cela. Elle aurait tant voulu qu’il regrette ses paroles, ou mieux, qu’il les accentue par de la colère, du dégoût, un rejet apparent ; mais non, il avait paru si stoïque qu’elle en avait eu la nausée, que quelqu’un puisse être aussi cruel en arborant un air aussi sympathique.

Une tasse de café chaud dans la main, elle secoua la tête ; elle en avait assez de ressasser ces bêtises encore et encore. Dommage que ça n’était pas encore la saison d’Halloween, elle savait qu’à cette période elle aurait trop de boulot à la boutique pour réfléchir autant. Et puis, elle avait trop de fierté pour continuer de se sentir si mal par rapport à Niels ; même si d’une certaine manière elle avait cette étrange impression qu’il désapprouverait autant du fait qu’elle puisse se morfondre que du fait qu’elle cesse de se morfondre uniquement dans la perspective qu’il puisse désapprouver de son comportement, tout en sachant qu'elle avait meilleur temps d'en avoir rien à faire de ce qu'il pouvait bien penser. C’était un cercle vicieux immonde dans lequel elle s’était laissé couler, et ça la rendait folle, au point qu’elle frappa rageusement sa tasse sur la table basse à côté de son fauteuil, se relevant pour passer derrière la cloison qui séparait sa « chambre » de la cuisine, avant de s’arrêter net en ouvrant grand les yeux, réalisant pour la première fois depuis longtemps l’état pitoyable dans lequel étaient les lieux. Bon, ça n’en était pas encore au point où des rats grignotaient des restes mais la vaisselle sale s’amoncelait dans l’évier, ses vêtements trainaient un peu partout -et ça prenait vite de la place vu la taille des lieux-, et ses bouquins sur l’histoire et la mythologie ouverts ou fermés mais absolument pas sur l’unique meuble qui pouvait servir de bibliothèque. Poussant un soupir las, elle voulut se servir d’une boîte d’anchois et se rasseoir sur son fauteuil quand elle entendit un « toctoc » à l’entrée. Elle cessa de respirer un instant, concentrant soudain l’entièreté de ses sens vers la porte ; qui cela pouvait bien être ?

Son cerveau se mit à réfléchir à cent à l’heure, trop heureux de pouvoir se concentrer sur autre chose que sur son propre désespoir. Harold ? Pas possible, ils ne s’étaient pas exactement quittés en bons termes et puis, Krokmou s’était promis d’aller lui sauter dessus le premier, avant qu’il ne le puisse, alors… Et puis il ne savait pas où elle vivait. Iñaki alors ? Non, il aurait explosé la porte. Probablement littéralement. Queen était occupée lui semblait-il dernièrement, quoiqu’elle n’était pas sûr vu qu’elle avait délibérément ignoré son portable depuis un bout de temps -les appels et SMS devaient s’accumuler à force. Pas Jack non plus, elle le voyait mal se pointer chez elle comme ça. Taran ? Malgré elle, son coeur battit un peu plus vite et la chaleur monta au niveau de ses joues ; elle posa la main sur sa bouche, ouvrant grand les yeux. Il ne pouvait décemment pas la voir dans cet état. Un peu malgré elle, elle fonça dans la micro salle de bain, essayant de cacher un peu son visage émacillé par la fatigue et son air de zombie diurne, avant d’avancer vers la porte, hésitant à l’ouvrir tout de suite, avant de se tourner vers son studio, roulant des yeux en constatant le bazar. D’un geste vif, elle ouvrit la porte, et…

« Oh ! C’est toi Queen. » Il était probablement impossible d’avoir l’air plus déçu que Lieserl à cet instant ; mais elle se reprit vite, n’ayant pas envie de faire de la peine à Queen pour une broutille. « Tu voulais quelque chose ? Ah et… désolée de pas avoir trop répondu ces derniers temps. J’ai eu… des soucis. Rien de grave ! »

Elle essayait de maintenir les apparences ; mais avec Queen, c’était une autre histoire. Leur amitié datait de pas si longtemps que ça à vrai dire ; mais elle s’était construite sur des bases fortes, avec lenteur mais assurance, chacune franchissant calmement et à mesure les barrières de l’autre, au point que Lieserl se sentait bien autour de la jeune femme si parfaite d’apparence. Elle n’avait plus besoin de porter de masque, de se comporter avec froideur simplement pour préserver sa bulle personnelle ; elle s’était même surprise à adopter le comportement joueur de la Krokmou qu’elle avait été, quelque chose qui n’était pas arrivé depuis le monde des contes, et au fond, ça lui faisait un bien fou. Mais à cet instant, elle ne se sentait pas l’âme de jouer, ni même de baver devant une boîte d’anchois que Queen pourrait agiter devant son nez pour l’amadouer ; non, elle se contenta d’un petit sourire qui trahissait malgré elle le trouble qu’elle avait traversé depuis quelques semaines, bien qu’elle se sentait impatiente de pouvoir fermer la porte et se retrouver à nouveau seule.

Mais elle aurait dû savoir que Queen n’avait pas l’intention de la laisser dans cet état incertain ; car elle se débrouilla pour entrer dans le studio comme si de rien n’était, et Lieserl se demanda en clignant des yeux comment elles étaient passées de « en train de discuter vers la porte » à « l’une assise sur le canapé et l’autre en train de préparer du thé », même si ça ne la surprenait pas tant que cela ; à force, Queen savait comment Lieserl fonctionnait, et peut-être qu’au fond, elle avait bien plus besoin de la compagnie de son amie qu’elle le pensait…

« Non mais je te jure, je vais très bien. J’ai juste eu quelques soucis administratifs qui m’ont pris pas mal de temps… c’est tout ! »
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MessageSujet: Re: It was over my head, I know nothing at all • Queen A. Crimson   Ven 18 Nov - 20:53





It was over my head, I know nothing at all

Lieserl K. June

Installée confortablement au niveau du bureau de sa chambre, Queen essayait tant bien que mal de travailler sur les derniers cours qu'on avait pu lui donner à la fac. Elle était une personne plutôt organisée qui arrivait à gérer soi même tout ce qu'elle pouvait entreprendre dans sa vie, savoir se partager entre le travaille et l'université. Quelque chose de plutôt aisée pour la jeune femme qui était assez douée dans ce qu'elle faisait. Elle était en quelque sorte une surdouée si on pouvait dire cela ainsi, tandis qu'elle avait toujours pu avoir les meilleurs notes possible durant toute sa scolarité, même si cela restait que des faux souvenirs. Même en temps que Shinku, elle avait toujours son cerveau qui travaillait à chaque instant, ses yeux qui repéraient le moindre indice, qui pourrait ou non lui venir en aide. Quand elle faisait quelque chose, elle s'y m'était corps et âme pour pouvoir le réussir sans que rien ne puisse venir la perturber. Pourtant aujourd'hui c'était une autre histoire, elle était couchée sur son bureau la tête relevée sur ses bras alors qu'elle fixait continuellement cette peluche du détective Kun-Kun qui était posé sur son étagère. Cela faisait bien dix minutes qu'elle était entrain de songer à ce qui pouvait bien se passer dans sa vie qu'elle trouvait un peu trop calme pour le moment. Elle n'avait encore jamais revue l'une de ses sœurs à Storybrooke venant ainsi se demander si elles étaient belle et bien là. Suiginto aurait déjà du venir la voir pour l'embêter comme elle aimait tant le faire, simplement venir essayer de mettre le trouble dans son esprit avant de repartir aussi sec. Une chose dont Shinku avait absolument horreur et qui la répugnait plus qu'autre chose à ne venir jamais engager complètement le combat entre elles. Avait-elle peur de perdre ? Certainement pas, Suiginto était bien trop sur d'elle pour avoir peur de quoique se soit. La blonde n'avait toujours pas retrouvé non plus Hina-Ichigo ou encore Suiseiseki et ça l'inquiété encore plus. Si elles n'étaient pas dans ce monde, est-ce que le jeu d'Alice continuait ? Non. Elles devaient être toutes présente dans une même ville, toutes réveiller sans exception pour que le combat final puisse commencer pleinement. C'était ainsi que les règles avaient été définie par ce magicien, ce Laplace, ou en tout cas c'est ainsi que Queen avait pu le comprendre il y a de ça bien des années maintenant. Est-ce que cela avait changé du à la malédiction ? Peut-être, ce ne serait pas forcément surprenant après tout mais elle était loin d'être au courant. Elles voulaient les retrouver plus que tout, pour savoir où toute cette histoire allait finalement l'emmener, malgré le fait qu'elle puisse refuser de sa battre contres les autres Rozen Maiden. Elle allait finir par trouver une autre solution pour devenir Alice sans forcément devoir les tuer coûte que coûte ...

Mais pour le moment, ce n'était pas cette histoire qui venait la perturber à ce point. Non, le jeu d'Alice elle en avait désormais l'habitude et savait depuis le début que tout ne serait pas facile. C'était Lieserl qui l'inquiétait … Cette jeune femme qu'elle avait pu rencontrer à l'université avait brusquement disparut de la circulation sans laisser une seule trace derrière elle. Queen avait beau essayer de l'appeler ou lui envoyer des messages, la brune ne lui donnait aucun signe de vie. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle devait faire pour le coup, alors que normalement Lieserl avait un comportement particulier qu'elle avait réussis en quelque sorte à dompter assez rapidement. Cette jeune femme toujours sur la défensive et solitaire était devenue aux yeux de Queen un peu comme sa meilleur amie. Une personne qui elle pouvait constamment compter s'il y avait un problème et inversement. Elle serait toujours présente pour l'ancienne dragonne, peut-importe ce qui pourrait se passer à l'avenir. Elle voulait venir l'aider au maximum, mais encore une fois ce qu'elle réussit à récolter n'était qu'un blanc de sa par. On aurait pu dire qu'elle en avait l'habitude depuis le début de leur relation, cela n'avait pas tout de suite marcher mais avec un peu de persévérance on pouvait toujours parvenir à nos fins d'une manière ou d'une autre. Queen n'avait pas abandonné la partie au premier rejet qu'elle avait reçu, loin de là même, essayant toujours plus de percer ses murs qu'elle avait pu bâtir autour de son cœur afin de se protéger. La videuse avait pu ainsi découvrir une toute autre personne, beaucoup plus joueuse et ouverte. Et voilà désormais qu'il fallait en quelque sorte retourner à la case départ. Plusieurs semaines qu'elle n'avait plus aucune nouvelle, qu'elle ne l'avait plus croiser à l'école ou encore dans la rue. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? Queenie fini prendre la peluche dans ses mains et la serrer contre soit avant d'aller à la fenêtre pour regarder le paysage. Le vent était d'une force, qu'il venait presque courber les arbres tandis que le ciel était gris. Une journée pas très belle, une journée à rester bien au chaud chez soi à regarder la télé bien au chaud sous une couverture avec une tasse fumante de thé entre les mains.

Pourtant Queenie était bien décidée à sortir et enfin découvrir le fin mot de l'histoire. Elle avait enfin décidé d'aller toquer directement à la porte de Lieserl, si celle-ci de daignait pas lui répondre à l'un de ses nombreux messages. Elle allait se rendre à son appartement et sans plus attendre elle se prépara le plus rapidement possible, mettant un manteau chaude, des gants et une écharpe tout en faisant attention à sa coiffure. Peut-importe ce qui se passait, la jeune femme avait pour habitude de toujours ressembler à la poupée qu'elle avait été, toujours parfaite sous toutes les coutures, toujours avec le sourire sur le visage devant les autres alors qu'elle pouvait très bien vivre la pire situation possible. Ne jamais laisser paraître, c'était ça le secret, les règles qu'elle avait appliqué tout au long de sa vie alors elle savait parfaitement reconnaître ceux qui faisaient de même. Il ne fallait pas laisser entrevoir ce qui pouvait nous toucher, ceux qui pouvait nous tenir à cœur ou sinon tout le monde pouvait venir s'en servir contre nous afin de nous anéantir, de nous faire mal jusqu'à qu'on ne puisse plus le supporter. Le froid fouettant son visage, elle marchait d'un pas rapide et assurer vers le dit lieu, alors que son cerveau était entrain d'imaginer toutes les situations possibles et inimaginables qui aurait bien pu arriver à la brune. Elle était si inquiète pour elle, plus qu'elle ne pouvait l'être pour une autre personne. Et voilà qu'elle se trouvait devant cette porte, ne sachant pas quoi faire. Elle hésitait à continuer sur sa lancé. Est-ce que ce qu'elle faisait bien de venir la déranger ? Et si elle ne voulait plus jamais la revoir ? Queen était venue même à se demander si c'était de sa faute, si c'était elle qui lui avait quelque chose la poussant à s'enfermer de la sorte. Non. Elle ne devait pas penser ainsi. Elle voulait et devait savoir ce qui se passer plus que tout. Elle voulait au moins s'assurer qu'elle était toujours envie, qu'elle était toujours entrain de respirer. Prenant son courage à demains elle fini par toquer à la porte alors que son cœur se mettait à battre un peu plus fort que d'habitude. Elle attendait patiemment espérant que la porte puisse s'ouvrir rapidement sur la jeune femme qui habitait ses lieux, mais plus les minutes passaient et plus l'ancienne poupée était même prête à défoncer la porte si elle restait toujours close. Regardant quelque seconde autour de soi pour voir s'il y avait une quelqu'un se préparant à enfoncer la porte. Mais elle s'arrêta net dans son mouvement alors qu'elle voyait la poignée descendre pour laissait apparaître la tête de Lieserl, finissant pas poussé un petit soupir de soulagement.

« Et bien dit don ! Tu a l'air heureuse de me voir ... » Sans paraître forcément méchante, une simple constatation de la blonde qui adressait à son vis à vis un petit sourire. Elle écoutait attentivement les paroles de Lieserl alors qu'elle avançait doucement pour entrer dans l'appartement. Elle ne croyait pas un seule mot quand la dragonne lui disait que ce n'était absolument rien. Vu son caractère bien fort, ce n'était pas ''rien du tout'' qui pouvaient la mettre dans cette état. Les yeux cernés, les cheveux en batailles et des vêtements deux fois trop large, jamais Queen n'avait pu la voir de la sorte l'air aussi … déprimée. Elle fini par entrée complètement sans dire un seul mot alors qu'un regard dans le petit studio la surpris quelque peu. Il était dans un état si pitoyable avec des vêtements traînant un peu partout et de la vaisselle qui remplissaient la lavabo, qu'il fallait le nettoyer rapidement et efficacement. « Je ne suis pas sûre que nous avons la même définition de pas très grave Lieserl … Qu'est-ce qui à bien pu se passer ? » Elle déposa son sac dans un endroit où il y avait de la place avant de se diriger dans la partie cuisine pour préparer du thé. Elle avait cette manie de faire un peu comme chez elle, dans n'importe qu'elle endroit sans que cela ne la gêne forcément. Ce qui pouvait parfois être amusant mais tout aussi énervant en fonction de la personne avec qui elle était. Mais avec Lieserl c'était une toute autre histoire. Elle se sentait à l'aise en sa présence. Tandis que celle-ci, essayait toujours de lui faire croire que tout allait bien pour elle, ce qui fit lever les yeux au ciels à la plus jeune. Elle n'y croyait pas un mots de toute cette histoire, mais savait parfaitement qu'elle ne pourrait lui faire avouer maintenant. Elle devra passer par plusieurs chemins, contourner la question et la faire avouer sans forcément sans rendre compte. Shinku revient rapidement près de son ami avec les deux tasses fumantes dans ses mains avant de s'asseoir à côté d'elle dégageant quelques vêtements du canapé. Il fallait vraiment faire le ménage dans cet endroit. Comment pouvait-elle y vivre ainsi ? C'était un vraie bordel, aucun objet de pouvait être trouver.

« Donc tu ne veux pas me dire qu'est-ce qui te tracasse ? » Queen lui fit un petit sourire avant de boire la liquide dans sa tasse se délectant de se parfum si merveilleux. Le thé lui permettait de penser sereinement et calmement. C'était une chose qui pouvait venir l'apaiser rapidement dans un moment où elle pouvait être en stresse ou quelque peu énerver. « Vient à la maison avec moi Lieserl pendant quelque temps. Tu ne peux pas vivre ici ! Tu as vu l'état de ton appartement ? Il faudrait faire un bon ménage la dedans … et ne me dit pas le contraire je te pris ! » Elle fini sa tasse avant de se lever d'un bon. Il fallait partir. L'air devenait pratiquement irrespirable mais elle savait que la brune n'allait pas la suivre aussi facilement. Elle était une vraie tête de mule et dans un sens elle pouvait la comprendre. Elles se ressemblaient sur plusieurs points après tout, c'était sans doute pour cela que leur amitié était basé sur des basses fortes. Elle pris la tasse de thé des mains de Lieserl tant pis si elle ne l'avait pas fini avant de l'emmener devant le miroir. Ce n'était pas la première fois qu'elle allait faire ce qu'elle prévoyait depuis que la malediction avait pu être rompue … Mais c'était la première fois qu'elle le faisait en compagnie de quelqu'un. Peut de personne connaissait la N-Field voir même personne à vraie dire, alors que c'était un monde complètement différent, comme un monde parallèle, le monde des songes qui nous faisait traverser une autre réalité. C'était ainsi que les poupées Rozen Maiden se déplacer le plus souvent et c'était même la dedans qu'elle avait le plus l'habitude de se battre ayant chacun un univers bien à eux. D'ailleurs Lieserl allait pouvoir découvrir, le monde même de Queen. Elle garda précieusement sa main dans la sienne avant de l'attirer brusquement à travers le miroir sans lui laisser le temps de réagir, entrant ainsi dans un univers ou on avait l'impression d'être beaucoup plus léger que l'habitude. Le paysage changea pour laisser place à une grande maison, pratiquement vide. Elles pouvaient seulement voir dans la grande salle plus loin, un tapis, une petite salle et une chaise au coin de la cheminée. Un endroit ou Queen aimait bien se rendre pour se retrouver en paix lorsqu'elle pouvait se reposer ou même complètement dormir. « Bienvenue dans la N-Field … Un univers où pratiquement tout ce que tu veux peu se réaliser. Ici, c'est mon monde … C'est un peu moi qui commande si on peu dire ça ainsi ! » Elle lui souriait sincèrement à son amie se mettant devant elle en ouvrant les bras. C'était bien la première fois qu'elle emmenait une personne ici … Seul ces sœurs avaient pu lui rendre visite spontanément car elles étaient doté du même pouvoir qu'elle. Même Jun n'avait pas visiter, cet endroit. Lieserl était en quelque sorte une privilégié, si on pouvait dire ça ainsi …

« Mais viens, on ne peut malheureusement pas rester indéfiniment ici. Et ne cherche pas tu ne peux pas retourner chez toi .. Si tu veux sortir il faudra me suivre. » Un regard quelque peu joueur envers la brune pendant que ses mains faisaient des petits mouvements et qu'un sourire d'amusant s'afficher sur son visage. Avant de se retourner et de commencer à avant dans ce bâtiment qui avait l'air d'un château tout à l'image de Queen qui l'avait en quelque sorte crée de toutes pièces. Le rouge était une couleur dominante pendant que l'espace, le calme et le luxe pouvaient en quelque sorte régner ici. Elle passa une simple main sur la table en bois ciré avec un peu de nostalgie avant de se diriger vers le grand miroir à l'autre bout de la pièce. Elle ne se retourna une fois arriver devant sachant pertinemment que Lieserl l'avait suivis. Elle lui retendit la main essayant de l'encourager à lui faire confiance une nouvelle fois. Elle allait l'emmener chez elle et elles pourront ainsi avoir tout le plaisir de discuter. Liserl était son amie, sa meilleure amie et jamais elle ne l'abandonnerait.

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Lieserl K. June

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MessageSujet: Re: It was over my head, I know nothing at all • Queen A. Crimson   Ven 25 Nov - 22:28

It was over my head, I know nothing at all
Queen & Lieserl
Et je me sens si petite c'est au-dessus de mes forces je ne sais rien et je trébucherai et je tomberai j'apprends encore à aimer je commence à ramper dis quelque chose car j'abandonne et j'avalerai ma fierté et je te dirai adieu

Lieserl sentait ses mécanismes de défense se remettre en place malgré elle ; et c’était normal dans un sens, maintenant que des fissures étaient venues se rajouter sur son coeur, ses barrières devenaient plus vives et plus présentes, comme un animal blessé qui s’efforce de se dissimuler de ce qui pourrait aggraver sa situation incertaine. Elle avait cette envie en elle de se lever soudain et de faire preuve d’une froideur dont elle n’avait jamais fait preuve jusque là, le genre qui glace le sang et force quiconque confronté à un air aussi glaciale de s’écraser sur lui-même et déguerpir aussi vite que possible. Elle avait envie de l’assassiner du regard, de lui ordonner de la laisser tranquille, de ne pas se croire tout permis de la sorte juste parce qu’elle avait brisé des barrières entre elle. Elle avait envie de lui dire qu’elle n’était qu’une amie de la fac, qu’elle n’avait pas à s’immiscer dans ses affaires juste parce qu’elle « s’inquiétait » alors qu’elles n’étaient pas aussi proches que la blonde voulait bien le penser. Mais deux choses la retenaient avec une vivacité plus grande encore que celle de vouloir rester seule ; la rejeter de la sorte revenait à adopter l’exact même comportement qu’un certain marionnettiste avait eu à son égard, et l’ironie de la chose lui faisait bien plus mal qu’elle ne voulait le reconnaître. Et puis, l’autre raison, c’était que c’était Queen. Ça aurait pu être Iñaki, Taran ou même Harold vu leurs relations actuelles, elle n’aurait pas hésité une seconde ; elle aurait craché tout le venin qui empoisonnait son corps entier sur n’importe lequel d’entre eux, rien que pour le plaisir malsain de se défouler, mais aussi pour les envoyer loin d’elle, pour les éloigner le plus possible de cette loque qu’elle semblait devenir peu à peu, alors qu’elle s’enfonçait dans les méandres de l’incertitude, pour ne pas les laisser voir à quel point elle souffrait, elle qui avait ce désir absurde de vouloir se débrouiller seule, de se sortir la tête de l’eau elle-même, surtout maintenant qu’elle n’avait plus ce mentor qui avait en partie joué ce rôle jusque là. Mais c’était Queen devant elle. Queen qui avait dompté le dragon bien plus efficacement et plus rapidement que n’importe qui avant elle, à l’exception peut-être de Harold. Elle n’avait jamais laissé tomber malgré l’air glacial et l’expression absolument sans émotions qu’affichait Lieserl quand elle se trouvait dans un contexte social qui ne lui plaisait guère. Elle avait toujours essayé, tâtant le terrain avec une patience insoupçonnée, et au fil du temps celle que Lieserl prenait pour une poupée parfaite et probablement une cruche de seconde zone s’était révélée devenir un trésor précieux dans son existence, qui savait où gratter pour réveiller l’enthousiasme de Lieserl, ce côté Krokmou qu’elle avait en quelque sorte refoulé au plus profond d’elle-même depuis le moment où elle s’était souvenue de toute sa vie d’avant.

Ce côté Krokmou qu’elle rejetait en quelque sorte. Car auparavant, l’insouciance était son quotidien, ses gaucheries sans conséquences l’affaire de tous les jours. Elle n’était qu’un animal, un animal qui aimait se comporter comme un chaton inoffensif malgré la grande puissance que renfermait son corps athlétique d’autrefois, elle n’avait pas besoin de se préoccuper de toutes ces choses si humaines, les émotions, les relations, les responsabilités, et par-dessus, les conséquences de ses actions. Mais dans ce corps humain c’était une autre histoire, elle avait beau renfermer tout ces pouvoirs qu’elle avait autrefois son enveloppe charnelle n’avait pas changée, elle restait une petite humaine si fragile d’apparence, et si fragile à l’intérieur aussi quand on y pensait, confrontée aux relations humaines qu’elle avait souvent du mal à comprendre, autant son « elle de la malédiction » que son « elle actuel », sauf qu’avant s’il y avait un problème avec un autre dragon il suffisait de se taper un peu dessus et l’affaire était réglée, en imposant sa dominance, mais à Storybrooke ça n’était pas aussi facile. Son coeur était bien plus gros ici que là-bas paradoxalement, bien plus apte à être blessé, bien moins facilement consolé par quelques poissons au repas du soir. Ça lui manquait profondément, de ne pouvoir être affectée que par ce qui pouvait arriver à Harold, dragon solitaire d’origine qui avait donné son coeur, son âme et sa confiance à ce petit d’homme si particulier, mais que le reste du temps elle se fichait bien de tout en dehors de sa propre survie ; alors que là tout était bien plus complexe, tout était plus douloureux, elle se sentait partagée en plusieurs morceaux alors qu’elle avait juste envie d’être seule, elle se sentait si profondément incapable de ressentir autant de sentiments contradictoires pour autant d’individus différents, comme si elle régressait progressivement à l’état de dragon, jusqu’à ce désir perçant de faire disparaître l’humaine au profit de la Furie Nocturne, implacable et sans pitié.

Mais c’était Queen. Debout dans la partie cuisine, préparant du thé comme si elles étaient sur le point de faire une soirée gossip. Absurde. « Nah, je te jure, c’est vraiment rien. » Elle avait honte, en quelque sorte. De la voir si légère et enjouée, cette poupée blonde, cette princesse qui avait fait du dragon son meilleur ami, sans se soucier du donjon sordide dans lequel elle mettait les pieds. Donjon qui ressemblait à s’y méprendre au studio en bordel d’une étudiante moyenne, à vrai dire. « Hein ? Mais de quoi tu parles ? Il est très bien mon appart... » Elle jeta un regard blasé en direction du bazar autour d’elle, supprimant volontairement de sa tête l’information « va falloir ranger tout ça un jour ma grande. » Mais Lieserl n’eut pas même le temps de boire plus de quelques gorgées de son thé que Queen se levait d’un bond, et même avec cette brusquerie sa chevelure parvenait à conserver un aspect terriblement bien coiffé, et Lieserl examina avec un air dépité ses mèches rebelles devant ses yeux et ses vêtements trop large, poussant un soupir qui fit voleter une des mèches de l’autre côté de son nez, tout en tenant fermement sa tasse fumante entre ses mains. Elle ne fit que relever le visage vers Queen, un air farouche imprimé dessus, sachant pertinemment que l’affrontement risquait d’être épique vu les têtes bornées qui s’affrontaient dans ce petit appartement éloigné du centre ville. « Je ne te dirai pas le contraire alors. Justement ! Il faut que je reste ici faire le ménage, je peux pas venir chez toi tu vois. » Elle lui adressa un petit sourire malicieux, avant d’ajouter avec le plus de sarcasme possible : « Et puis tu as vu la tête que j’ai ? Je peux pas sortir en ressemblant à ça, voyons ! Cette coiffure ! Et ces cernes ! » Elle mima l’air affligé typique des filles superficielles dans toute série américaine qui se respectait, avant de prendre une autre gorgée, bien décidée à garder ses fesses scotchées à ce canapé. Mais elle fut surprise -bien qu’elle n’aurait pas dû l’être étant donnée que la demoiselle était quand même videuse…- de se retrouver soudain les mains vides, puis debout devant le miroir, un air surpris sur le visage, air qui se transforma bientôt en expression soupçonneuse. « Tu veux me refaire une beauté avant de sortir c’est ça ? Queen… Tu soûles... »

Mais que nenni ! Elle n’eut même pas le temps d’admirer sa tête de dépressive qu’elle se retrouva soudain… ailleurs, après avoir traversé le miroir comme si ce n’était qu’un voile entre deux mondes. Lieserl bugua. Son expression devint bouche bée, les yeux ronds de surprise en découvrant ce qu’il y avait devant elle. Elle regarda ses pieds d’abord, tant elle avait l’impression de flotter, comme si elle s’était transformée en ectoplasme, devenue plus qu’un fantôme dans ce monde étrange qui l’entourait. Elle ne prononçait pas un mot, tirant une tête d’idiot mais elle s’en fichait, trop concentrée sur tout ce qu’elle voyait pour se préoccuper de la tête qu’elle faisait à cet instant -bien qu’elle imaginait Queen en train de gentiment se moquer d’elle en la voyant aussi subjuguée par le spectacle qu’elle lui offrait. Le paysage changea, laissant sa place désormais à une grande maison si pittoresque et confortable que Lieserl crut se retrouver à nouveau dans le bon vieux monde des contes, dans une de ces petites maisons où semblait régner un filtre sur l’image, comme si tout était brillant et féerique. Queen se plaça devant elle, ouvrant les bras, toute fière sûrement de pouvoir présenter à Lieserl le monde qui était le sien ; et pendant qu’elle parlait, Lieserl continuait de regarder autour d’elle avec un air totalement bluffé, hagard même, au point qu’on pouvait avoir l’impression qu’elle s’apprêtait à tomber dans les pommes.

Mais ce fut l’affirmation de Queen qui la fit revenir sur terre -enfin, façon de parler, elle n’était pas sûr d’être réellement sur le sol à cet instant-, tandis que la blonde signalait d’une voix malicieuse que si Lieserl voulait aller quelque part il allait falloir la suivre. Fermant sa bouche d’où un filet de bave aurait pu s’échapper à force d’être transportée par ce spectacle grandiose, elle secoua légèrement la tête pour reprendre contenance avant d’afficher une mine à la fois amusée et désabusée, croisant les bras sous sa poitrine en haussant un sourcil. Queen se retourna comme si sa victoire de ce petit jeu était déjà établie, et Lieserl la suivit en laissant presque échapper un sifflotement qui pouvait paraître insouciant mais qui était surtout malicieux, jusqu’à parvenir devant un grand miroir qui donnait probablement accès au fameux « chez elle » de Queen, le « chez elle » de Storybrooke et non ce monde étrange où Lieserl avait l’impression d’être une espèce de fée enrobée de sucre et de paillettes. Elle laissa Queen savourer son petit manège quelques secondes, avant de s’avancer vers elle et lui donner une pichenette légère sur le front, un sourire malicieux sur le visage.

« Et si je décide de rester exactement ici ? »

Bornée comme elle était, il était hors de question pour Lieserl de se laisser traîner comme ça chez Queen sans poser de questions sur ce drôle de monde qu’elles venaient de traverser. Non mais sérieusement, Queen s’attendait sérieusement à ce qu’elle se rende sans le moindre combat ? Non, vraiment, la blonde allait devoir grincer des dents et batailler sec pour convaincre l’ancienne dragonne de la suivre à nouveau derrière le miroir. L’instinct joueur de la dragonne semblait heureux de se réveiller, dans ces quelques minutes plus douces que les quelques dernières semaines l’avaient été ; et c’était sans surprise que cela se déroulait en la tout aussi douce compagnie de Queen, comme un parfum sucré au milieu des égouts du désespoir. Alors la dragonne croisa les jambes et se laissa tomber sur son fessier royal sans même s’aider de ses bras, continuant de fixer Queen dans les yeux.

« Je disais donc. Et il se passe quoi si je reste exactement ici, à moins que tu ne me ramènes exactement chez moi ? Et n’essaie même pas de me tirer à travers le miroir, ce serait comme tirer un rocher, là je suis prête à affronter ta force. » Elle disait cela même si elle savait qu’elle ne menait probablement pas large face à son amie, tout en posant les paumes de ses mains sur le sol, se mettant à son aise comme si elle connaissait cet endroit par coeur. Puis, laissant son regard se promener un peu partout avec un air gourmand d’en savoir plus, elle laissa un silence flotter avant d’ajouter : « Tu m’embarques à travers un miroir et tu te dis que je vais pas te poser de questions ? Aller ! Dis-moi tout sur cette « N-Field » et peut-être que je te suivrai de l’Autre Côté du Miroir. » Tiens, et si Lieserl était devenu Alice et Queen était son lapin blanc ? Peut-être que tout cela n’était qu’un rêve, après tout. Oui, un joli rêve où Queen venait la chercher au milieu de la foire de ses problèmes pour l’emmener dans un monde magique à travers un miroir. On appelait ça un mécanisme de défense, non ? Les cauchemars incessants avaient dû faire une pause, et elle allait pouvoir profiter un peu du calme dans ce drôle de monde. Ça devrait-être un rêve lucide, non ? Voilà, un rêve lucide. Un joli rêve où Queen arrivait comme un ange tombé du ciel, et dès qu’elle se réveillerait, le cauchemar recommencerait, cette spirale infernale dans laquelle elle s’était enfermée reprendrait ses droits et viendrait la dévorer encore une fois. Mais au moins, à cet instant précis, elle se sentait bien. Comme si tout ce qu’il y avait de l’autre côté du miroir n’existait pas. « Alors ! Tu disais que pratiquement tout ce que je veux peut se réaliser c’est ça ? » Elle eut un instant d’hésitation. « Alors je veux rester ici pour toujours. »

Sa voix sembla se briser légèrement alors qu’elle prononça ces mots, et que son regard cessa de fixer celui de Queen pour venir observer le sol, la brillance de son regard curieux s’effaçant en même temps que son sourire espiègle. Ça y est. Le rêve était fini, c’est ça ? Mais elle se reprit, relevant la tête, un petit sourire plus triste cette fois scotché à ses lèvres. « Mais c’est comme les génies, je suis sûre, tu peux pas souhaiter de faire des vœux à l’infini, et ici je ne peux pas vouloir rester indéfiniment, puisque tu l’as dit toi-même. » Elle se releva, s’époussetant un peu plus par réflexe que parce que des saletés s’accumulaient sur elle, avant de s’avancer à nouveau vers Queen toujours sans lui prendre la main, venant pointer son index droit au milieu du front de la jeune femme blonde. « Allez, oublie ça. » Elle se retourna d’une manière dansante, avant d’étendre les bras autour d’elle, essayant d’inspirer en elle les relans de béatitude dont recelait la pièce et ce monde étrange en générale, comme pour essayer d’en aspirer de l’énergie vitale avant d’avoir à affronter ses démons quand elle se réveillerait. « C’est un rêve, non ? Je suis en train de rêver. Et dans les rêves ont peut faire ce qu’on veut alors… Tu veux pas rester ici avec moi jusqu’à ce que je me réveille ? » Elle tournait désormais le dos à Queen.
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Queen A. Crimson

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MessageSujet: Re: It was over my head, I know nothing at all • Queen A. Crimson   Ven 2 Déc - 19:09





It was over my head, I know nothing at all

Lieserl K. June

Queenie n'en avait eu que faire de savoir si oui ou non Lieserl était d'accord de venir avec elle. Maintenant qu'elle était avec la brune, elle ne la lâcherait plus une seconde en restant juste derrière elle pour éviter qu'elle puisse s'échapper. Depuis je ne sais combien de temps, elle avait essayé d'avoir de ses nouvelles sans jamais avoir de réponse. Une sorte d'angoisse pour Queen qui s'était un peu imaginer les pires choses possibles alors qu'elle était essayée toujours d’être dans un esprit positive peu importe la situation … Celle-ci lui avait quelque peu échappé des mains sans trop savoir comment, elle avait eu peur, extrêmement peur pour cette femme qu'elle pourrait considéré comme sa meilleure amie désormais. Une amitié qui s'était construite sur des base fort et solide avec le temps et elle était toujours un peu construction tandis que chaque jour, la videuse pouvait apprendre de nouvelle chose sur la dragonne, du positif comme du négative. Elle savait parfaitement que la jeune femme avait un tempérament de feu, assez bornée et qui agissait un peu sans trop réfléchir parfois. C'était sans doute pour cela que les deux s'entendaient si bien au final, elles se ressemblaient plus qu'elles ne pourraient l'imaginer tandis qu'il y avait pourtant différence qui faisait qu'elles se complétaient. Lieserl était une sorte de puzzle pour Queen, venant assembler un peu plus chaque jour des les différentes pièces pour ainsi former un tout et pouvoir sans trop de difficulté cerner la plus âgée des deux. Oui, la blonde avait compris comment fonctionnait son amie rapidement sachant pertinemment comment réagir, comment se comporter dans chacune des situations qui pourrait se présenter à elle. Sauf cette fois-ci elle devait bien l'avouer … La dragonne avait disparut du jour au lendemain, ne venant plus à l'université ou encore dans les endroits où elles avaient l'habitude de se retrouver. Cela faisait combien de temps ? Ô sans doute quelques semaines à tout casser si l'on regardait bien, mais des semaines bien trop longue pour la poupée qui s'était inquiété dès les premiers jours. Parfois elle se maudissait même de ne pas être venue plus tôt dans les appartements de son amie pour voir à quel point elle n'allait pas bien. Non elle avait sans doute trop espéré encore recevoir un message de sa part qui lui disait que tout allait bien puisque dans tous les cas, elle ne s'attendait pas à recevoir un appelle à l'aide de sa part. Non bien trop buté, pensant que tout se réglera rapidement et cela ne servait à rien de venir alerter quelqu'un d'autre pour qui s'inquiète en vain. Queen le savait parfaitement, en y regardant de plus près, elle aurait très certainement fait la même chose, se pensant bien assez forte pour tout supporter tout seule comme une grande.

Ce qu'elle avait pu faire pratiquement pendant toute sa vie de poupée animée. Shinku essayait sans cesse de se montrer forte comme si rien ne pouvait la blesser, comme si elle avait érigé des murs de briques autour de tout son être, de son cœur comme de son esprit. Elle s'était, pendant des années, tellement retenue de ne pas craquer une seule seconde considérant ceci comme une marque de faiblesse sur laquelle ses sœurs n'auraient pas hésité une seule seconde à appuyer pour venir l'enfoncer une peu plus. Le jeu d'Alice était si cruelle, si inhumain qu'il ne fallait pas une seule seconde montrer que nous n'allions pas bien. Queen le savait parfaitement, après tout elle avait elle même jouer sur les sentiments d'Hina-Ichigo pour pouvoir en quelque sorte gagner le combat, alors que son médium était dans un piteux état. Elle avait joué sur l'amour que Hina pouvait porter à cette jeune fille pour ainsi la voir abandonner et pouvoir gagner le combat haut la mains. Une chose que regrettait tout de même Shinku, mais sur le moment cela avait la seule solution qu'elle avait pu trouver pour que Hina ne tue pas son médium. La jeune poupée était si capricieuse quand elle s'y m'était qu'il était difficile de l'arrêter sans lui faire comprendre tous les risques qu'il y avait. C'était assez triste en y repensant, sachant pertinemment qu'elle tenait sincèrement à cette Tomoe et ce serait mentir si elle venait à dire qu'elle n'avait pas été quelque peu toucher par cette séparation. Aujourd'hui elle comprenait encore plus ce qu'elle ressentait étant elle même séparer de Jun. Une simple pensée pour ce médium avec un pouvoir exceptionnel et qui lui manquait bien plus qu'elle ne l'avait imaginé. Queen essayait toujours de le rechercher désespéramment sans savoir qu'il se trouvait tout simplement sous ses yeux. Elle avait besoins de lui à ses côtés sachant pertinemment qu'il était l'une de seule personne à pouvoir la pousser jusqu'au bout de ses pensées, qu'il sera toujours là derrière elle pour la rattraper si elle venait à juter et l'aider à se relever toujours avec la même prestance qu'elle avait. Jun était son médium, et Shinku avait toujours dit que le magicien Laplace ne choisissait pas les médiums des Rozen Maiden au hasard. La poupée et l'humain ne formaient en quelque sorte qu'une seule et même personne, se ressemblant bien plus qu'ils ne le voudraient tout au fond d'eux. Leurs âme pouvaient en quelque sorte être identique. Du moins la blonde aimait pensé qu'elle ressemblait à Jun, qu'ils étaient connectés par un lien bien plus fort que leur pacte, que cette bague qu'il avait autour du doigt …

Elle eu un faible sourire nostalgique à ses pensées, venant se recentrer sur Lieserl qu'elle avait pu emmener dans on univers assez imaginaire. Elle aurait tout le temps une prochaine fois de repenser un peu plus sérieusement au jeu d'Alice et ceux qui y participent de manière directe ou indirecte, tandis qu'elle sursauta quelque peu en sentant cette petite pichenette sur son front revenant un peu d'entre ses pensées au moment réel. Lieserl vraiment de lui mettre un petit coup ? Oui. Queen pouvait avoir les gros yeux alors qu'elle clignait plusieurs fois des paupières pour comprendre ce qui se passait avant qu'un sourire n'apparaisse de nouveau sur son visage. Elle aurait du s'en douter plutôt que Lieserl allait en quelque sorte faire sa mauvaise tête et vouloir rester dans cette endroit plutôt que de la suivre. Le fait qu'elle puisse venir s'asseoir à même le sol ne venait que renforcer les pensées de la blonde qui ne pu s'empêcher de lâcher un petit rire. Pas pour se moquer loin de même cette envie, elle était plus amusé par ce comportement si enfantin que pouvait adopter son amie alors que depuis le début elle n'avait fait que tiré la tronche. Elle avait un changement d'humeur de tout au tout qui faisait plaisir à voir. Elle laissait ressortir ce côté un peu joueur que la blonde préférait grandement, bien qu'elle aimait toutes les facettes que pouvaient posséder. Lieserl était une sorte d’énigme à elle seule, une dragonne qu'il fallait pouvoir dompter à fin d’obtenir ses bonnes grâces et qu'elle puisse nous aimer. Queen avait bien vu de quelle manière avec réagit la brune et de comment elle avait pu la regardé lorsqu'elles avaient appris à se connaître complètement. Queen pouvait passé très facilement pour une jeune femme un peu trop pimbêche avec ses grands airs de femme parfaite. La fille populaire comme on pouvait les voir très souvent dans les films, celles qui se croyaient supérieur à tout le monde simplement parce qu'elles étaient plus riches et avaient des vêtements et accessoires à la dernière mode. Non, la videuse ne pouvait absolument pas nié les faits, elle savait ce que les gens pensaient d'elle lorsqu'ils la regardaient mais en réalité, elle n'en avait que faire. Elle savait qui elle était, et c'était tout ce qu'il lui importait. Shinku la cinquième Rozen Maiden, tant qu'elle n'oubliera pas qui elle était alors tout irait bien pour elle, sachant parfaitement ou elle allait et qu'est-ce qu'elle devait faire. Elle savait en quelque sorte le rôle qu'elle pouvait tenir sur terre et serrait prête à tout faire pour le continuer jusqu'à la fin. Elle n'était pas forcément là pour gagner le jeu d'Alice, mais elle s'était plus donnée comme mission de venir protégé ses sœurs coûtent que coûtent, elle pourrait très certainement donné sa propre vie pour les leur …

Mais elle savait que ce n'était pas le cas de la dragonne ici présente. Elle qui pouvait encore chercher qui elle était réellement et qu'elle était son rôle dans ce monde bien trop vaste parfois. « Si  … Je m'en doutais que tu ne voudrais pas me suivre de l'autre côté de ce miroir aussi facilement. Mais parfois on peut tout de même espérer un petit peux non ? » Un autre rire sur le ton de l'humour pour essayer de rester dans cette esprit plus détendue et amusant qui pouvait régner dans cette pièce à l'image même d'un rêve. Elle essayait de suivre le cheminement des pensées de son vis à vis sans trop savoir ce qui se passait réellement. Elle voyait tout simplement son expression changer au fur et à mesure alors que pourtant elle était complètement prête à lui dire tout ce qu'elle voulait de cette endroit. Elle eu un sourire un peu triste lorsque la brune venait à lui demander de rester dans cette endroit pour toujours … Parfois, l'ancienne poupée aurait aimé elle aussi rester dans cette endroit jusqu'à la fin. Cette maison à l'image même d'un château qui n'était en réalité que le fruit de son imagination. Un endroit qui n'était que le reflet de ce qu'elle pouvait être à l'intérieur d'elle même. Cette endroit si calme, reposant et si bien ranger où régnait une petite chaleur qui pouvait donner l'impression que nous étions pas si seule ceux nous pouvons l'imaginer. Ce lieux qui pouvait apaisé et détendre, où l'on se sentait en sécurité. « Lieserl ... » Queen s'approcha de la brune avant de s'arrêter net lorsqu'elle la vie se relever. Oh Lieserl … Un petit sourire discret pouvait apparaître sur son visage parfait tant dis qu'elle pouvait ressentir de la tristesse pour son amie qui avait l'air si perturber. Elle ne voulait pas lui dire qu'elle comprenait, qu'elle compatissait à cette douleur qui était encrée dans son cœur. Non, car se serait en quelque sorte faux. Elle ne voulait pas avoir de la peine pour la dragonne car elle savait que cela ne servirait à rien, juste peut être l'enfoncer dans cette douleur qu'elle avait depuis plusieurs jours voir des semaines. Elle se montrait bien de garder cela en elle, voulant tout simplement montrer qu'elle sera présente dans n'importe quel moment, qu'elle sera l'épaule sur laquelle elle pourra pleurer autant qu'elle voudra, cette personne derrière elle qui l'a rattrapera toujours et encore quand elle pourra juté, celle qui la poussera le plus loin possible au maximum de ses capacités. Queen voulait tout simplement lui montrer qu'elle pouvait très bien être tout cela à la fois. Mais mentir qu'elle n'était pas triste pour elle sur le moment serait un mensonge bien évidemment. Queen se sentait comme désarmée face à cette tristesse si soudaine de la part de Lieserl …

Elle apparaissait face à Shinku comme une poupée vide, complètement inanimée qui ne pouvait ressentir absolument rien et qui prendrait la poussière petit à petit finissant par oublier existe si elle continuait de se renfermer sur elle même et dans cette appartement où elle habitait. Une poupée qui avait pourtant un si grand potentiel quand on l'a connaissait bien, qui malgré son caractère fort elle possédait un grand cœur dans le fond, voulant toujours aider ceux qu'elle aimait, qui ne montrait aucune faiblesse. Queen le savais, elle l'avait deviner. Lieserl portait sans doute bien trop de poids sur ses épaules et il fallait bien à moment ou elle tomberait bien qu'elle ne veuille pas. Elle s'approcha de son amie avant de venir poser doucement sa main sur son épaule. « Ce n'est pas un rêve Lieserl … Je suis belle et bien ici avec toi ! Tu n'es pas entrain de dormir et je ne partirais pas de si tôt. Je resterais avec toi Lieserl … Jusqu'à la fin » Elle voulait lui faire comprendre qu'elle ne l'abandonnerais pas que se soit aujourd'hui sur l'instant même ou bien évidemment dans quelques années. Non. Elle sera toujours présente pour cette fille qu'elle appréciait et qui avait sa propre place dans on cœur. Cette fille qui la faisait rire et qui lui faisait se sentir plus importante dans se monde, qui lui montrait un peu plus chaque jour que des personnes tenaient à elle. Tous les jours, Queen se sentait un peu plus importante dans ce monde et elle voulait avoir le même effet sur cette personne si exceptionnelle à ses yeux. Lui montrer qu'elle était au moins importante pour, même si elle n'était pas le centre de l'univers, même si elle n'était qu'une personne parmi tant d'autre dans ce monde qui était si grand parfois … Lieserl avait pris une telle importance dans la vie de l'ancienne poupée que cela pouvait être magnifique mais à la fois si effrayant quand on regardait de plus près le fait que finalement, elles ne se connaissaient pas forcément de puis si longtemps que ça. Elle vint faire glisser sa main le long du bras de l'étudiante pour ainsi prendre sa propre main dans le sienne et resserrer ses doigts. Elle voulait venir appuyer sur le fait qu'elle était présente et non une illusion faisait partit de son rêve qu'elle pensait faire. Se plaçant à côté d'elle, Queen regarda tout autour d'elle se paysage si familier et qui avait pu lui manquer. Un endroit si chaleureux où elle pouvait laisser son imagination divaguer autant qu'elle le désirait.

« Regarde tout autour de toi Lieserl … Cette endroit, c'est le mien. Une sorte d'écho de ce que je suis au fond. La N-Field c'est en quelque sorte le monde des rêves et … cette partit de … ce monde si on peu dire cela ainsi, c'est mon propre rêve. De cette maison au plus petit détaille que tu trouveras ici, c'est mon esprit qui l'a imaginé. Regarde bien Lieserl … J'ai construit cette endroit quand j'avais besoins de calme, un endroit où mes pensées pourraient divaguer sans aucune limite. Un endroit chaleureux où je me sentirais bien dans n'importe quelle circonstance ... »

Elle répondais à une partie de sa question, voulant que Lieserl utilise cette endroit en ce moment comme elle avait pu le faire des centaines de fois avant aujourd'hui. Elle voulait qu'elle puisse de détendre rouvrir son cœur à cette sensation bienfaitrice que dégageait cette endroit. Queen venais à se placer devant la brune, le regardant dans les yeux. Sa main toujours dans la sienne elle vient attraper l'autre, toujours pour montrer qu'elle était présente et non un simple. « J'aimerais énormément te dire tout sur la N-Field. Mais d'une, cette endroit est en quelque sorte … toujours en mouvement. Je ne connais pas tout moi non plus. Je découvre chaque jour de nouvelles choses. Et de deux … Parfois il vaut mieux rester dans l'ignorance pendant quelque temps, crois moi. » Restez simplement dans l'ignorance de ce que la N-Field pouvait jouer comme rôle dans ce terrible jeu d'Alice. Il y avait des choses que même Queen aurait bien voulu ignorer mais dont c'était tout bonnement impossible. La N-Field pouvait à la fois être un endroit si bienveillant comme une endroit de tortures. Un changement de tout au tout qui pouvait effrayer quand on y connaissait rien. L'ancienne poupée aurait tant voulu dire à Lieserl qui elle était réellement, une poupée destinée à se battre jusqu'à la mort, une poupée qui faisait partit d'un jeu horrible … Mais elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas mettre d'une certaine manière Lieserl dans ce jeu qui ne concernait que ces sœurs, les médiums et elle. C'est tout.« Je ne vais pas te dire que je te cache quelque chose car ce serait mentir … Il y a tant de choses que j'aimerais que tu saches mais dont je ne peux rien dire. Je veux te protéger, crois moi … J'ai besoins de savoir que tu crois en moi et c'est tout ce qui importante. Je te promet, Lieserl, qu'un jour je t'en dirais plus mais juste pas … aujourd'hui. » Juste la protégée de ce destin qui se trouvait en face de Queen. Elle voulait juste la protéger de toutes cette histoire dont elle n'était pas concernée. Elle avait besoins de savoir que Lieserl la croyait plus que tout, en aucun cas elle venait lui mentir, jamais elle ne pourrait lui mentir après tout. Il lui fallait sans doute plus de temps, savoir comme le jeu d'Alice pourrait bien se passer dans ce monde et après, seulement après elle pourrait lui dire plus de choses. Queen savait qu'un jour son amie en apprendrait plus à son sujet. C'était comme une sorte de promesse qu'elle se faisait de tout lui raconter tandis qu'elle se décala un peu lâchant une des mains de Lieserl pour se replacer devant se miroir comme avant.« Alors ? Tu veux bien venir avec moi maintenant ? »Elle lui laissait toujours en quelques sortes le choix. Et si elle refusait encore et encore, l'ancienne poupée se résignera à la ramener chez elle …  

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Will you hold me tight and not let go ?
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MessageSujet: Re: It was over my head, I know nothing at all • Queen A. Crimson   Dim 26 Fév - 17:31

It was over my head, I know nothing at all
Queen & Lieserl
Et je me sens si petite c'est au-dessus de mes forces je ne sais rien et je trébucherai et je tomberai j'apprends encore à aimer je commence à ramper dis quelque chose car j'abandonne et j'avalerai ma fierté et je te dirai adieu

C’était un fait que Lieserl se battait constamment entre deux être polarisés, depuis le moment où la magie était revenue à Storybrooke ; tantôt, la jeune fille de la malédiction, du genre à se contrôler, à mesurer ses paroles et ses gestes, à rester froide auprès des gens qu’elle connaît peu, ou même des gens qu’elle connaît bien ; et tantôt, le dragon, la bête féroce qui ne demandait qu’à sortir en faisant jaillir tous ses pouvoirs à pleine puissance, résultant en une bataille intérieure qui avait pour conséquence de faire ressortir une colère noire née de cette tension permanente, au point de manquer de tuer des êtres si chers à son coeur. C’était comme si elle avait d’elle-même installé un filet de métal dans son coeur, filet dans lequel la bête était prisonnière, mais que celle-ci n’avait pas moins décidé de se débattre comme jamais auparavant pour s’en échapper, parvenant à faire éclater sa fureur plus régulièrement que Lieserl le voulait bien. Mais elle semblait oublier que le monde n’était pas noir et blanc, qu’il n’y avait pas un gentil et un méchant, que tout ne tournait pas autour de deux choses extrêmes et opposées ; car il y avait bien une autre forme d’elle en elle, une forme qu’elle semblait oublier, qui mourrait de faim au fond de son être en poussant des gémissements inaudibles. Ce qu’elle était vraiment, la Krokmou de Harold, la Krokmou qui ne se formalisait pas de l’existence, qui n’avait pas besoin de se poser des questions sur sa vie et sur son sens, qui ne vivait que pour manger, jouer, et sortir Harold de toutes les mauvaises passes dans lesquelles il avait la manie de se jeter. Elle ne réalisait pas qu’au fond, peut-être que la solution était toute simple, qu’elle n’avait qu’à faire exactement cela, se préoccuper uniquement de sa survie et de celle de ceux qui comptaient pour elle -qu’ils le veuillent ou non, d’ailleurs.

Mais c’était trop difficile. Même si elle le désirait de toutes ses forces, elle n’avait pas la capacité de tirer un trait et de voir les choses si simplement, maintenant qu’elle était humaine ; elle était une jeune femme dans le pire âge possible, ce moment entre adolescence terminée, où l’on rêve de liberté et d’indépendance, et l’âge adulte, où les responsabilités tombent sur le coin du nez sans prévenir et sans qu’elle soit vraiment prête à les affronter. Ajoutez à cela la dragonne féroce et joueuse en elle, et le cocktail n’était pas des plus rassurants, au point qu’elle avait souvent l’impression de n’être qu’une enfant qui ne savait rien, qui ne voyait rien, qui ne contrôlait rien, impuissante face aux aléas de sa propre vie, à perdre encore et encore ceux qui comptaient, à se perdre elle-même et à rejeter tous ceux qui avaient ce courage étrange de tendre la main vers elle pour essayer de l’extirper de ce cauchemar. Elle n’en pouvait plus de ce tourbillon, elle qui était censée être la dragonne Alpha, la reine comme ne cessait de répéter Iñaki, mais elle ne se voyait pas comme tel ; elle n’était qu’une gamine qui apprenait encore tout ce que la vie avait à offrir, ne possédant pas les armes pour affronter les ravages des émotions, de l’amitié, de l’amour qu’elle portait aux autres. Au fond elle ne savait que les détruire, petite égoïste, elle leur demandait l’impossible dans ce narcissisme qui l’empoisonnait sans se préoccuper une seule seconde que peut-être eux ont mal aussi, eux aussi ont besoin d’un soutien, d’une aide, mais elle ne faisait que pomper leur énergie, jusqu’à ce qu’ils se réveillent et la rejète comme ils devaient le faire ; ils avaient raison. Elle ne se rendait compte du mal qu’elle faisait que lorsque c’était trop tard, comme toujours…

Espérer… C’était le mot qui avait résonné avec elle dans ce que lui disait Queen ; et voilà que la dragonne en avait presque oublié la présence de la jeune femme blonde avec cet ouragan de pensées destructrices. Espérer. Espérer quoi ? Rien. Finalement, peut-être qu’elle préférait les cauchemars ; au moins dans ceux-là, elle n’avait pas le temps de réfléchir, elle ne faisait que voir et ressentir tout l’impact de sa propre spirale infernale. Ça n’était pas un rêve ? Encore pire, quelque part. Ou alors mieux. À ce stade elle n’était pas vraiment sûre de ce qu’elle voulait vraiment ; elle n’était sûr de rien. Elle se contenta d’observer Queen sans un geste, sans même frémir lorsque celle-ci posa sa main sur l’épaule de la jeune dragonne ; un visage inexpressif, voilà tout ce qui était apparent à cet instant. Elle écoutait, patiemment, sans refléter la moindre émotion sur son visage ou dans ses gestes ; immobile, même si elle absorbait chacun des mots de Queen à la fois comme des lames de rasoirs que comme des pansements tant espérés. Mais au fond d’elle, elle s’en voulait ; quand Queen se mit à expliquer la nature de la N-Field, elle sentait gronder en elle de la… jalousie. Oui, de la jalousie, que l’ancienne poupée puisse posséder un lieu comme celui-ci, si réel et tangible et pourtant né de son imagination, sans voir que Queen essayait justement de lui transmettre la tranquillité des lieux, qu’elle ne l’avait pas emmené dans un endroit si intime et personnel par fierté mais par compassion, pour la faire comprendre que quoiqu’il arrive, quoiqu’il se passe dans la vie de la dragonne, elle avait un endroit où aller, non pas cet endroit précisément puisqu’elle n’en avait pas les clés, mais simplement, les bras de Queen pour se blottir, l’épaule de Queen pour pleurer, l’amitié de Queen pour se reposer. Alors ses yeux se mirent à luire, rougir, comme si elle réprimait avec une force sans pareil des larmes bienfaitrices, des larmes qu’elle avait refoulé depuis si longtemps sous le prétexte futile qu’elle était plus forte que cela. Elle se laissa faire quand Queen vint prendre ses mains dans les siennes, ne broncha pas quand elle avoua qu’elle lui cachait bien quelque chose, ne dit rien d’abord jusqu’à ce qu’elle sente ses doigts presser plus fort ceux de Queen, non pas comme pour se raccrocher mais comme une véritable colère qui grimpait en elle. Elle grinçait des dents. Les larmes qu’elle voulait verser était repartie en arrière, tant elle avait l’impression d’être dans l’exact même situation qu’auparavant, qu’avec Niels, avec qui la tension avait grimpé si haut à force de le respecter et de l’aimer quelque part, comme on aime un mentor, mais sans jamais savoir vraiment pourquoi, ce qu’il cachait, ce qu’il ne lui disait jamais ou ce qu’il évitait de lui dire lorsqu’elle posait des questions, évitant tous les sujets avec une telle adresse que s’en était frustrant. Alors elle allait recommencer ce manège avec Queen ? Elle n’en pouvait plus des secrets, des non-dits. Elle laissa Queen relâcher ses mains, toujours en restant immobile.

« Encore des secrets hein ? Des choses qu’on ne dit pas. Enfin, au moins tu as l’amabilité de me prévenir que tu ne peux pas me dire quoi que ce soit pour l’instant, pas comme certains que je connais… même si je suis pratiquement certaine que tu ne me diras jamais rien. Parce que les gens adorent ça. Les gens adorent me laisser dans l’ignorance totale, personne ne me dit jamais rien et c’est qui qui répare les pots cassés quand ça fini en baston ? »

Elle s’était graduellement énervée, avant de s’interrompre d’un seul coup, respirant à fond en fermant les yeux. Elle ne pouvait pas se laisser aller à la colère. Pas maintenant. Pas ici. Pas… pas devant Queen. Comment pouvait-elle lui en vouloir, au fond ? Elles ne se connaissaient pas tant que cela, et bizarrement, Lieserl avait tendance à l’oublier. Au fond… ce n’était qu’une amie de l’université. Une fille qui lui avait dit qu’elle était une ancienne poupée, créée par un créateur génial dont elle se souvenait vaguement du nom, et c’était tout, ce qui expliquait d’une certaine manière cette apparence si propre et parfaite que la jeune blonde arborait en permanence. C’était juste une amie qui s’était inquiétée pour rien, alors qu’elles n’étaient pas si proches. Pas si proches… si peu proches que Queen l’avait emmené dans ce lieu si personnel et intime. Si peu proches que Lieserl avait la folle envie de la serrer contre elle et de simplement pleurer un bon coup entre ses bras, alors qu’en temps normal quand son monde s’effondrait elle ne désirait que se complaire dans sa douleur et dans la plus totale solitude. Si peu proches… si peu proches.

« Ok, désolée. » Elle respira à nouveau un bon coup, avant d’observer Queen avec des yeux qui reflétaient cette fois une certaine tristesse, bien qu’elle était toujours un peu méfiante, quelque part au fond de son coeur ; mais elle tendit la main, et le sourire que Queen lui adressa alors réchauffa son coeur bien plus facilement qu’elle ne l’aurait voulu -son coeur, cet organe dont elle avait failli se débarrasser purement et simplement, sur cette plage… « Je viens. »

Je te suivrais n’importe où.

Deux mots ; et Queen la tira avec douceur dans sa direction, plongeant dans le miroir, et Lieserl eut à nouveau la sensation de passer à travers un rideau liquide et bizarrement tiède, tout en ayant ses cheveux parfaitement secs à l’autre bout ; et elle ne put empêcher ses yeux de s’arrondir et sa bouche de former un « oh » de surprise. Elle était maintenant dans un appartement apparemment richement décoré, riche tout court ; sobre, mais terriblement douillet, et tout était décoré et installé avec un goût si raffiné et subtil que Lieserl en déduit tout de suite qu’il s’agissait de la maison où vivait Queen.

« Gosse de riche avec ça, quelle surpriiiise... »

Elle adressa un sourire taquin à Queen ; la remarque pouvait sembler sarcastique mais c’était sa manière à elle de communiquer au fond, simplement pour la taquiner et non pas par provocation. Au moins, ce nouveau décor à découvrir avait le pouvoir de la sortir un peu de sa torpeur intérieure, tandis qu’elle examinait les moindres recoins de la pièce avec une curiosité visible, comme un animal qui découvre pour la première fois son nouveau milieu, et tout cela sans la moindre gêne. Elle ne vit même pas Queen disparaître quelques secondes, revenant avec un plateau de thé dans les mains, l’invitant à s’installer là où elle voulait, et Lieserl ne se fit pas prier. Elle avait mal aux jambes, le ressentiment ça n’était pas bon pour sa pauvre prothèse au niveau de la hanche, et rester debout trop longtemps pouvait se révéler être une sacrée torture quelque part. Elle s’assit, et se servit sans vraiment de gêne -persuadée qu’elles avaient largement dépassé ce stade, et puis au fond, Lieserl aimait particulièrement contraster avec le côté propret et maniéré de Queen juste pour la voir grincer des dents -qui aime bien châtie bien, non ?

« Bon, je suppose que tu veux savoir pourquoi j’ai pas vraiment pop à l’université depuis quelques temps... »

C’était un fait clairement établi que Queen n’avait pas débarqué chez elle avant de la kidnapper juste pour le plaisir de la courtoisie. Mais Lieserl n’avait pas particulièrement envie de créer une histoire triste à en faire pleurer les coeurs de pierre ; ça n’était pas son genre. Elle, sa nature, c’était d’intérioriser, de respirer un bon coup et de continuer à marcher ; elle n’avait pas le temps pour des histoires de larmes et de tristesse, même quand elle avait clairement besoin de dégager toute la tension qu’elle cumulait depuis un moment. Et puis, quand elle se mettait à dire à voix haute ce qui la tracassait, pour quelqu’un qui n’était pas là, ça pouvait paraître si futile… à moins qu’elle ne commence son histoire sur une note un poil dramatique, juste pour le plaisir.

« En fait, je me suis fait arracher le coeur il y a quelques semaines. Littéralement, donc. » Elle parlait avec espièglerie et fierté, contrastant volontairement avec le côté beaucoup plus sombre de ce qu’elle avait vécu, cachant du même coup ce qu’elle ressentait réellement. « Et ça calme. Ça calme beaucoup. Quand tu n’es plus capable de ressentir quoi que ce soit, à part peut-être des émotions fantômes -un peu comme quand on te coupe un membre et que tu continues de ressentir des choses comme si ces membres étaient toujours là. C’est très bizarre. Mais ça calme. » Et soudain, elle réalisa qu’elle avait l’occasion de ne pas trop en dire à Queen quant à ce qui l’avait réellement blessée ; elle pouvait simplement décrire ce que ça faisait de ne plus avoir son coeur dans sa poitrine. « C’est une sensation vraiment très étrange. Tu as encore des émotions fantômes, mais au fond, tu ne ressens presque rien ; il n’y a plus que la rationalité, tu ne peux que raisonner sans être parasité par des sentiments qui n’ont rien à faire là. Et c’est… vide. Terriblement vide, quelque part. Enfin, j’ai perdu mon coeur que pendant quelques brèves minutes au fond mais… Rien que ça, ça refroidit direct. Ça remet les idées en place. »

Alors pourquoi avait-elle passé les dernières semaines dans le désespoir presque total ? Parce que les émotions n’étaient pas aussi simples. Parce que le choc quand elle avait récupéré son coeur avait été encore plus violent que toute la fureur qu’elle ressentait depuis le moment où les faux souvenirs avaient laissé leur place aux souvenirs réels. Parce qu’elle avait ainsi récupéré d’un seul coup toute la fureur du dragon, toute la rancoeur accumulée, tous les doutes, tous les soupçons, toute la colère, comme une tornade brève et soudaine, comme un poignard en plein coeur qu’elle n’avait pas encore pu supporter, en plus du rejet si violent que Niels avait eu à son égard. Elle baissa les yeux vers le sol quelques secondes, savourant sa boisson dans le silence et un sourire vaguement triste, quand elle releva les yeux vers Queen, pour enchaîner.

« Du coup je me suis dit que ce ne serait pas plus mal de prendre congé un peu de l’université. Faire une pause, me remettre les idées en place. Rien de grave, quoi ! » Et encore une fois, elle avait cette manie de minimiser les faits, sans une seule seconde mentionner celui qui avait fait déborder le vase, celui qui lui avait fait tant de mal alors qu’elle avait tant de respect pour lui ; sans se dire non plus une seule seconde que Queen risquait bien de lui demander qui avait bien pu commettre un acte aussi abominable que lui arracher le coeur de sa poitrine… pensée qui la traversa soudainement. « Mais si ça peut te rassurer, c’est moi qui lui ait demandé de le faire. Pour voir ce que ça faisait. »

Mensonge.
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Queen A. Crimson

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MessageSujet: Re: It was over my head, I know nothing at all • Queen A. Crimson   Lun 27 Mar - 19:51





It was over my head, I know nothing at all

Lieserl K. June

Queenie avait toujours pris grand soin de tous ceux qui pouvaient bien l'entourer qu'ils soient bons ou mauvais. Jamais, elle n'avait voulu faire de mal à une personne, étant tout simplement contre la violence en elle même alors que les mots pouvaient souvent arranger bien des choses. Bien évidemment, il y avait toujours les gestes, la plupart des personnes disaient que des gestes valaient mieux que des simples mots mais il y avait alors là différents gestes tout simplement. Les bons et les mauvais. La poupée s'était toujours refusée depuis le début de blesser quelqu'un volontairement, parce que dans son esprit elle avait réellement voulu le faire. C'était comme une sorte de pêché pour le blonde, une interdiction, une règle qu'elle s'était tout simplement fixée elle même alors qu'elle irait directement en enfer si elle venait à la briser tout simplement. Comment pourrait-elle survivre si elle venait à blesser une personne et pire encore une personne qui comptait à ses yeux ? Jamais. Elle se sentirait bien trop coupable que d'avoir agit de la sorte et c'était assez ironique que de voir dans quel jeu elle avait pu finir, n'est-ce pas ? Un jeu d'une extrême violence lorsqu'on le connaissait réellement et qu'on venait le regarder de plus près, un jeu où d'une certaine manière il fallait venir tuer une personne et pas n'importe laquelle. Non. Une personne qui était alors considérée d'une certaine manière comme une sœur, un être que l'on appréciait d'une certaine manière, un être qui était aimé  … du moins c'était le cas pour Queen. Elle ne le montrait que très peu surtout envers Suiginto mais la poupée aimait toutes ses sœurs, elle aimait sincèrement toutes ces personnes qui ont été crées avant et après elle, d'une manière ou d'une autre. Elle ressentait au fond un certain respect pour chacune d'elle au point même qu'elle ne pouvait en aucun cas venir les blesser, ou leur voler leur Roza Mystica qui pourtant était la règle première de ce jeu d'Alice. Elle ne voulait pas les blesser et encore moins leur enlever cette pierre qui est si précieuse aux yeux de toutes car elle est la seul à pouvoir, avant les malédictions, les mettre dans un état semblable à celui d'un coma, où elle ne pouvait en aucun cas bouger, parler ou ressentir quoique se soit. Et ici à Storybrooke c'était pratiquement la même chose. Si elles venaient à perdre leur pierre, elles deviendraient alors qu'une corps vie, une coquille vidé complètement de sentiment, elles ne pourraient plus rien ressentir à par le vide constant, tout sentiments ne seraient alors que de vieux souvenirs. Elles ne pourraient plus ressentir la haine, la colère, la tristesse et encore pire la joie, la passion et l'amour. Elles deviendraient alors des personnes semblables à des robots qui n'auraient alors plus aucune conscience, pouvant même tuer à l'ordre de quelqu'un s'en ressentir aucune pitié à le faire.

Queen se le refusait. Elle avait déjà fait l'expérience une fois et plus jamais elle ne voulait ressentir ce qu'elle avait pu ressentir ce jour là au Rabbit Hole en face de celui qu'elle considérait comme son père. Elle l'avait sortit, cette Roza Mystica, de son corps, alors qu'elle venait agir comme une sorte d'âme sur la poupée avec la malédiction. Elle avait sentit, tous ces sentiments s'envoler en même temps qu'elle la sortait de son corps, elle les avait presque vu se réfugier à l'intérieur de cette pierre que l'on pourrait presque prendre comme son cœur. Et cela avait été le cas … Cette pierre était un bout de cœur que leur créateur, que Rozen leur avait donné pour ainsi leur donner par le même occasion : la vie. Une valeur si précieuse au fond lorsqu'on venait à regarder de plus près. Qu'est-ce qu'était de vivre ? Qu'elle était même la définition de ce mot devenu si banal ? Les scientifiques diront que vivre c'est naître, respirer, grandir, se nourrir, se reproduire pour enfin finir par mourir tout simplement. C'est la base même que l'on apprend aux plus jeunes à l'école, comme si c'était tout ce qu'il fallait faire pour tout simplement … vivre. Pourtant le monde serait bien triste, bien morne s’entraînant lui même dans une certaine routine dont il serait impossible de sortir si chaque être humain se contentait seulement de suivre ce qui ne sont que de simples verbes. Queen avait une vision bien différente de la vie, de ce qu'elle pouvait concrètement représenter. Pour elle, la vie c'était bien évidemment naître, respirer, grandir, se nourrir et tout le reste, bien évidemment il fallait tout cela pour pouvoir ne serait-ce qu'exister, mais pour la jeune femme vivre allait bien au dessus de cela. Vivre c'était ressentir chaque sensation, chaque sentiment et les laisser envahir entièrement le corps. Vivre c'était aimer son prochain et prendre soins de lui, aimer et être aimer en retour, c'était de profiter à fond car toutes les secondes étaient précieuses, car la mort était à la porte attendant que celle-ci puisse s'ouvrir à n'importe quel moment. Vivre c'était avancer coûte que coûte malgré un passé douloureux, être en colère, être heureux, être tristes car rien n'était toujours tout rose. Vivre c'était se relever d'une manière ou d'une autre car la vie était tout simplement ce qu'il y avait de plus précieux dans ce monde, et qu'elle valait la peine d'être vécu pleinement. Queen aimait penser que tout le monde naissait pour une raison particulière, pour une mission qui lui a été confier, que vivre était un cadeau que le ciel offrait à chacun tous les matins. La poupée aimait penser qu'il fallait simplement se montrer reconnaissant de pouvoir se réveiller tous les matins, de continuer de respirer car d'autres n'avaient malheureusement plus cette chance. Et c'était pour toutes ses raisons qu'elle ne voulait en aucun cas venir ôter la vie à une personne quel qu’elle soit.

C'était un enfer que de devoir mentir ainsi à Lieserl alors que Queen n'avait qu'une envie pouvoir se confier, se confier à une personne qui se trouvait à l'extérieur de se jeu qu'était le sien, qui se trouvait à regarder alors les choses d'une manière bien différente. Elle voulait tout dire à son amie, à celle qui se trouvait en face d'elle mais savait également qui lui en était impossible. Pourquoi ? Après tout aucunes règles ne venaient stipuler que personnes à part les médiums et les poupées devaient être au courant pour ce jeu mortel n'est-ce pas ? Aucunes règles ne venaient stipuler que cela allait à l'encontre de tout et puis au pire des cas qu'est-ce qu'il pourrait bien lui arriver ? Ce n'était très certainement pas la première fois que la jeune femme venait enfreindre les règles alors une de plus ou de moins qu'est-ce que cela pouvait bien lui coûter ? Rien. Seulement elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas. Pourquoi prendre un tel risque que de faire rentrer d'une certaine manière Lieserl dans ce qu'était devenue au fur des années un enfer pour la poupée ? Elle savait que tout les moyens étaient bon pour finir à sa fin, que ses sœurs pouvaient se servir de toutes les armes possibles et inimaginable à fin d'en finir avec elle et que celles, qu'elle aimait nommé des sœurs, n'hésiteraient par un instant si cela leur permettaient de continuer de vivre encore quelques jours, quelques mois ou même quelques années. Elle voulait tout simplement éviter plus de tortures à Lieserl que celles qu'elle était entrain de vivre. Elle voulait d'une certaine manière la protéger, lui épargner un douleur de plus même si cela voudrait lui mentir encore pour un certain temps. Mais était-elle vraiment entrain de lui mentir ? Elle cachait simplement des faits mais Lieserl savait qu'il existait et pour l'instant c'était tout ce qui comptait. Un jour elle lui en parlera, si ce n'était pas trop tard, un jour elle lui dira toute la vérité mais c'était encore bien trop tôt dans leur relation ou tout simplement trop dure pour Queen ne dire les choses à vive voix. Alors elle comprenait son énervement, elle comprenait qu'elle s'emporte de la sorte mais malgré tout, les mots pouvaient toujours rester blessant car les mots étaient très certainement la meilleure arme de l'homme, parce que les mots restent, ils restent gravés dans la mémoire toute notre vie sans espoir qu'ils s'effacent et ils font souffrir petit à petit qu'on y repense, qu'on essaye de les effacer.

« Il est vraie que un jour peut être dans longtemps mais m'as tu déjà vu te mentir une seule fois Lieserl ? Je sais que cela peut paraître complètement absurde pour toi et que tu as l'impression que ceux ne sont que des mots et que je ne tiendrais pas ce que je dis. Je ne te demande pas de me croire si tu n'en as pas envie mais je te jure qu'un jour tout te paraîtra beaucoup plus claire ... »

Un jour où l'autre elle devra savoir, si Queen continuait de la fréquenter ainsi, il faudra bien qu'elle sache ce qu'était sa vie, qui elle était réellement et non simplement une simple poupée crée dans la forêt enchantée par une personne du nom de Rozen. Un jour il faudra qu'elle apprenne que la jeune femme n'était pas la seule poupée qu'elle avait comme qui dirait des sœurs et qu'elles étaient les unes contre les autres à se battre pour qu'il n'en reste qu'une seule. Un jour elle saura pour le jeu que l'on nomme Alice. Un jour elle saura tout ce qu'il faudra qu'elle sache pour comprendre. Comment expliquer qu'un jour la poupée puisse revenir sans la moindre possibilité de se souvenir de qui elle était ? Comme expliquer sinon qu'un jour elle se retrouve en face de la brune sans savoir exprimer un quelconque sentiment ? Comment ? Elle voulait tout lui avouer, Queen aurait voulu tout lui dire sur le moment même mais c'était tout bonnement impossible. Elle était elle même sûre de rien dans ce nouveau monde qu'il appelait alors ''Terre'', ne sachant pas si la guerre continuait entre ses sœurs et elle, si le jeu d'Alice était toujours en vigueur mais plus que tout elle ne savait pas si les autres se trouvaient dans le même monde qu'elle, réveillées. Elle ne savait même pas si Jun était parmi eux, essayant en vain de le chercher depuis bien une année maintenant. Elle ne savait rien et c'était pour cela qu'elle se refusait de dire quoique se soit à Lieserl. Shinku ne voulait tout simplement pas venir lui dire des choses qui serait alors complètement fausses venant ainsi alors lui mentir tandis quand ce moment même elle omettait simplement de dire la vérité. Elle lui avait dit. Elle lui avait dit qu'elle ne lui disait pas tout mais elle ne lui mentait pas en venant dire quelque chose de contraire à ce qu'elle pensait. Une toute petite différence quand on regarde de près mais qui avait pourtant toute une importance pour la blonde. Alors elle lui avait tendu simplement la main en espérant qu'elle accepte cette fois-ci de venir avec elle. Elle lui avait simplement tendu la main avec un petit sourire sur le visage qui se voulait rassurant alors qu'elle laissait le choix à Lieserl. Elle ne voulait pas la pousser, comprenant dans quelle situation la jeune femme se trouvait, ne voulant pas la pousser pour qu'elle se brusque et qu'elle se renferme sur elle même plus qu'elle était entrain de faire. Elle lui avait juste tendu la main, lui demandant si elle venait ou pas. Juste lui tendre la main. Un geste qui se voulait simplement rassurant, une main qui se voulait grand ouverte pour accueillir la sienne, une main qui était la comme une barrière, pour venir la rattraper lorsqu'elle pouvait venir chuter de nouveau. Une main qui était la pour elle et seulement pour elle alors que Queen venait à sourire un peu plus lorsqu'elle vit Lieserl la lui prendre dans la sienne.

« C'est partit » et elle plongea de nouveau dans le miroir à l'autre bout de la pièce alors qu'elle tenait fermement la main de son amie pour éviter de la lui lâcher, pour s'assurer qu'elle ne partirait pas alors que d'une certaine manière cela venait également la rassurer elle même. Elles passèrent de l'autre côté du miroir alors que les traits de la maison de Queen venait à se dessiner petit à petit, laissant apparaître un salon douillet pleinement illuminé par les grandes bais vitrés qui se trouvaient dans la pièce. Elle eu un petit rire à la remarque de Liersel sans venir s'offusquer loin de là même alors qu'elle n'avait pas forcément tord. Queen avait une petit somme d'argent assez conséquent. « Bien venu chez moi, tu pourras y rester aussi longtemps que tu le souhaites mais pour l'instant installe toi je vais aller faire du thé. »

Et après elles auraient une grande conversation toutes les deux et Lieserl n'y échappera pas tandis que Queen se dirigeait vers la pièce du fond qui n'était rien d'autre que la cuisine. Elle pouvait toujours continuer d'observer Lieserl qui n'avait pas réellement l'air d'avoir entendue ses dires quelques secondes plutôt alors que ses gestes se faisaient tout simplement d'un automatisme presque époustouflants. Elle n'avait pas forcément besoins de regarder ce qu'elle faisait connaissant tous les gestes dans les moindre détailles, elle n'en mettait jamais à côté et son thé était toujours réussir. Elle avait tellement l'habitude d'en boire, étant la boisson fard de ses lieux alors qu'il y avait même un placard entier remplis de feuilles de thés de différentes variétés venant de quatre coins du mondes. Elle les connaissait tous. C'était à la fois étrange mais assez remarquable à la fois alors que le thé n'était rien d'autre que son unique passion, une chose qu'elle avait toujours aimé boire et faire alors qu'elle se rappelait de ses jours où elle gouttait avec celui qu'elle considérait comme son père à boir du thé tout en discutant. Elle se revoyait le lui préparer avec le sourire alors qu'elle était minutieuse sur tous ses gestes voulant bien faire, pour l'impressionner tout simplement alors qu'il était derrière elle à la regarder. Elle se rappelait de ses jours qui n'avaient été que des jours de bonheurs pour la poupée, sans doutes les meilleurs de toutes son existences avant de se faire rejeter par une chose qu'elle avait dit de travers. Une chose qu'elle avait dit pendant l'un de ses après-midi, ne sachant même plus ses paroles. Qu'est-ce qui avait poussé son père à construire une autre petite sœur ? Elle ne savait, elle ne savait plus. Elle se rappelait tout simplement de se jour fatidique où il avait brusquement changer d'état d'esprit et l'avait mis parmi les autres. Elle secoua la tête pour revenir à la réalité car aujourd'hui elle allait seulement se concentré sur Lieserl et simplement Lieser. Un jour peut-être qu'elle repensera à la question, qu'elle ira même directement lui demander pour en être sûre mais ce n'était pas aujourd'hui qu'elle allait le faire. Sa principale priorité était dans son salon en ce moment même alors qu'elle y revenait avec un plateau avec des tasses et du thé dans un théière venant s'asseoir sur un des fauteuil en face de Lieserl.

« Pourquoi crois-tu que je t'ai fait venir ici ? Bien évidemment que je veux savoir qu'est-ce qui t'est arrivé ! Je t'ai connu assez renfermée sur toi même au début de notre relation mais pourtant il y a autre chose, je sens qu'il s'est passé quelque chose d'important … Je me trompes ? Je ne t'avais jamais vu ainsi. » Et ces paroles furent brusques. Et ces paroles furent violentes. Elle s'est fait quoi ? Queen n'arrivait tout simplement pas à y croire alors qu'elle avait une certaine colère qui montait en elle ce moment même mais rien ne pouvait paraître à l'extérieur, peut-être juste ses yeux qui s'assombrissaient petit à petit. « Attend là, t'es sérieuses ? Tu t'es fait arracher le cœur ? »

Elle n'en revenait pas et elle voulait tout simplement ne pas y croire. Elle … Queen était tout simplement choqué sous le choque alors que se faire arracher le cœur était très certainement sa plus grande peur à elle, une sorte de petite phobie qui avait lieu d'être. Après tout n'est-ce pas la le centre même du jeu dans lequel elle se trouvait. N'est-ce pas la l'acte même qu'il fallait pour ainsi gagner cette bataille ? Si. Et c'était très certainement l'acte le plus cruelle qu'elle pouvait connaître alors qu'elle venait d'apprendre que son ami avait ressentit de geste. Pourquoi ? Comment ? Tellement de question qui la perturbait et qui la rendait sur le coup si fragile comme une simple poupée de porcelaine qui se trouvait à limite de venir tomber pour se briser en milles morceaux. Elle écoutait Lieserl alors qu'elle pouvait revoir ces même images dans sa tête au fur et à mesures, comme si chaque images venaient à s'accorder parfaitement à chaque mots qu'elle pouvait prononcer. Elle revoyait son propre cœur ou plutôt sa Roza Mystica sortir elle même de sa poitrine alors qu'elle allait presque le rendre à son propriétaire d'une certaine manière. Elle revoyait ses images si troublantes, si perturbantes alors qu'elle ressentait parfaitement les même sensations qu'étaient entrain de lui décrire son amie en face d'elle et … c'était affreux tout simplement. Elle revoyait cette pierre quitter sa poitrine à l'aide ses mains, elle revoyait cette lueur rouge, ces petits cercles qui tournoyait autour alors qu'elle pouvait sentir toutes ses sensations, toutes ses émotions quitter son corps au même moment. Elle revoyait cette pierre qui était loin d'être symétrique en face de ses yeux alors que c'était très certainement la première fois qu'elle la voyait depuis le jours ou on avait pu lui mettre dans la poitrine. Elle revoyait ses images en horreur dans son cerveau alors que pendant l'espace d'un instant elle s'était tout simplement sentit faible. Voilà faible était le mot qui lui correspondait le mieux tandis qu'elle avait cru sur l'instant même ne plus mériter d'être une poupée pour toutes les règles qu'elle avait bafoué, pour tous ce qu'elle avait pu faire subir à son père dans ses gestes comme dans ses paroles, pour tout ce qu'elle avait fait depuis qu'elle avait existé, alors qu'elle pensait tout simplement qu'elle n'aurait jamais du faire partir de ce monde, qu'elle n'aurait jamais du exister. Point final. Elle s'était sentit faible se jour là venant, obéir à son père aux doigts et à l’œil pendant quelques minutes avant de se reprendre en mains avant de se rappeler toutes les convictions qu'elle s'était mise en tête, toutes les choses qu'elle s'était promis de faire avant de passer l'arme à gauche. Et c'était horrible de se dire que son amie avait pu subir les même choses, qu'elle les même sensations alors qu'elle n'avait pas du tout la même vision de la chose. Lieserl avait l'impression que ses idées c'était remis en place, que grâce à l'arrachement de son cœur hors de sa poitrine elle avait pu prendre conscience de ce que représentait la vie alors que pour Queen s'était bien différent. Arracher un cœur était une chose si cruelle, une chose qui ne devrait même pas exister et que personne ne devait ressentir. Enlever sa Rosa Mystica qui avait joué d'une certaine manière le rôle de cœur avait était une épreuve éprouvant pour la jeune femme, et cela l'avait même plus perturber qu'autre chose.

Elle ne montrait, rien mais ne pensait pas moins alors qu'elle continuait de boire son thé tout en laissant Lieserl terminer ses paroles. Elle ne voulait pas interrompre voyant qu'elle avait encore quelque chose à dire mais au fond Queen était entrain de bouillonner, et c'était rare qu'elle se trouve dans un état pareille mais toute cette histoire la mettait dans une position peu confortable et elle n'avait qu'une envie retrouver la personne qui avait bien pu arracher la cœur de la dragonne. Qu'elle drôle d'ironie n'est-ce pas ? Si seulement elle pouvait se douter un seul instant qu'il s'agit la de Niels la personne qui lui avait donné la vie mais également la personne qui avait faillit la reprendre, il y a de ça quelques mois au Rabbit Hole, elle repenserait très certainement toute sa stratégie. Elle irait sans doute plus doucement, ou elle n'irait très certainement jamais le voir se rétractant toujours à la dernière minute. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas se montrer violente envers lui alors qu'elle lui avait pourtant déjà foutu un certaine claque sur la joue. Pourtant elle ne pouvait plus. Il était son créateur et elle lui devait tout simplement la vie. Malgré tout ce qu'il avait pu commettre dans la passé, malgré tout ce qu'il avait pu commettre dans le présent, Queen le considérait toujours comme quelqu'un que l'on pourrait appeler de ''père'' et plus jamais elle n'osera reporter la main sur lui ou même l'attaquer par des quelconques mots. Elle voulait plus revoir les moments où il avait mal agit préférant simplement se rappeler de tous les bons, de ses moments où ils avaient rigoler ensemble, où ils avaient pris le thé. Ses moments où elle avait pu l'admirer entrain de créer quelques pantins par ci par là. Elle voulait se rappeler que des bons souvenirs en sa présence, pour se rappeler qu'il n'avait pas toujours été comme il était aujourd'hui, qu'il n'était simplement qu'un homme dont le cœur était brisé en mille morceau, à la fois métaphoriquement que littéralement. Qui de mieux pourrait le dire que l'une des Rozen Maiden qui avait justement l'un des bout de cœur en plein dans la poitrine ? Mais tout cela Queen ne s'en doutait pas, ignorant tout simplement l'identité de l'inconnue qui avait pu commetre à ses yeux un actes qui se valait tout simplement impardonnable. Alors quand Lieserl avoua que c'était elle même qui l'avait demandé, la blonde ne se manqua pas de s'étouffer quelques peu avec son thé, essayant de reprendre sa respiration comme elle le pouvait. Non .. C'était … Non. Elle ne pouvait pas y croire, elle ne voulait pas y croire alors que la colère prenait un peu plus position d'elle. Ses yeux pouvaient presque jeter des éclairs tandis qu'elle venait poser avec violence sa tasse sur la table basse avant de se lever tout aussi brusquement.

« C'est pas possible là. A qui tu l'as demandé Lieserl ? Comme tu as pu demander une telle chose à une personne ? Et s'il avait tout simplement commencer à écraser ton cœur dans ses mains pour le rendre que poussière qu'est-ce que tu aurais fait ? Juste pour voir ce que ça fait. Je peux te dire exactement ce que cela fait Lieserl, parce que j'ai déjà ressentit cette sensation et pas qu'une seule fois. Je peux te dire ce que cela fait et j'ai du mal à croire réellement que tu l'ai demandés. » Elle était entrain de faire les cents pas réfléchissant à cent à l'heure. Elle ne pouvait y croire et c'était complètement exubérant pour le coups alors qu'elle essayait de reprendre possession de son corps laissant retomber la colère. On arrivait jamais à rien si on venait à s'énerver et Queen l'avait bien compris maintenant. Elle était entrain de prendre des grandes inspirations pour se calmer et revenir dans un état que la jeune femme en face d'elle avait plus l'habitude de voir. « Ok. Tout vas bien. »

Non. Faux. Rien n'allait bien mais il fallait qu'elle reste calme pour que Lieserl le reste aussi. Non. Faux. Elle n'allait pas bien, boullant toujours de l'intérieure mais elle savait qu'en s'énervant ainsi après la jeune femme, elle n'arrivera à rien. Non. Vraie. Elle ne pourrait que la brusquer un peu plus, venant ainsi reconstruire d'un seul coup les murs autour de son cœur qu'elle avait jusqu'ici réussis à démolir. Serte très certainement brique à par brique seulement mais à démolir tout de même.

« Je … Désolé mais j'ai réellement du mal à comprendre. Pourquoi ? Qui t'as bien pu faire un truc pareille et n'essaye pas de passer par quatre chemins ! Tu sais un jour ou l'autre je finirais bien par le découvrir. Et ... » Et quoi ? Rien. Elle ne savait pas par où commencer, elle ne savait pas quoi dire réellement alors que tout parraissait sombre pour la poupée. Elle était dans le brouillard à l'instant même dans le noir le plus complet  la recherche de la lumière pour pouvoir s'en sortir. « Pourquoi avoir voulu ''essayer'' ? Je n'arrive pas à comprendre ce quia pu de prendre à vraie dire. Je sais ce que cela fait de perdre son cœur l'espace de quelque instant et je sais par dessus que c'est une sensation très douloureuse pour le corps et l'esprit que se soit lorsqu'on l'enlève mais également lorsqu'on le remet. Alors on va y aller confidence pour confidence, tu as m'as dit quelque chose à moi de t'en dire une. »

Queen se mit face à Lieserl avant de relever les mains sur sa poitrine. Elle avait du mal à penser qu'elle allait faire une telle chose alors qu'elle venait de dire à Lieserl que ce ''n'était pas bien'' comme le dirait une mère à sa fille. Elle déglutit avant de fermer les yeux pendant quelques instants pour se concentrer puis elle éloigna ses mains de sa poitrine laissant apparaître ainsi une certaine lueur rouge et petit à petit une sorte pierre s'y échappe venant flotter dans les airs. Une lueur rouge que la poupée avait du mal à observer alors qu'elle ne sentait plus rien à ce moment même, sentant toutes ses sensations, tous ses sentiments être attirer par cette Rosa Mystica qui venait ainsi jouer pour elle une sorte d'âme plus qu'un véritable cœur. Une chose bien différente chez la jeune femme qui n'était pas comme les autres. On pouvait lui enlever le cœur comme on l'avait fait avec Lieserl elle pourrait toujours ressentir les choses alors que sa vie pouvait tout de même se retrouver entre les mains d'un autres. Mais elle ressentirait toujours les choses. La haine, la colère, comme la triste la peine ou encore la joie l'émerveillement. Alors elle regardait cette pierre flottait la laissant la pendant quelque instant pour que Lieserl puisse l'observer elle aussi avant de la remettre d'un coup sec dans sa poitrine. Elle suffoqua. Pendant quelque instant. Elle essaye de reprendre son souffle, elle essaya de reprendre conscience de tous ses sentiments.

« Tu vois ce qui était présent il y a quelque instant ? On nomme cela la Rosa Mystica à l'époque c'est la pierre qui me servait comme qui dirait de cœur, c'était grâce à elle que j'étais une poupée vivant, un poupée qui pouvait se mouvoir. Désormais elle joue en quelque sorte le rôle d'âme. C'est grâce à elle que je peux ressentir ce que je ressens maintenant. Une fois quelqu'un me la demandé … Et j'avais été assez faible pour accepter. Il était à deux doigts de l'attraper, à deux doigts de l'avoir pour lui et sans cette pierre je … A cette instant même je ne serais plus rien, une simple coquille vide. Je ne ressentirais plus rien, ni la haine, ni la tristesse et encore moins la joie. Et pourtant Lieserl, toutes les sentiments que l'on peur ressentir c'est ce qui fait de nous des êtres vivants, des êtres humains. Alors garde le précieusement. Ca peut être douloureux parfois tu as l'impression que cela serait mieux de vivre sans cette organe qui te sert de cœur mais non. C'est ce qui te rend plus fort bien au contraire. »

Elle ne savait pas si tout ce qu'elle venait de dire allait pouvoir faire réagir la jeune femme mais elle l'espérait. Du moins maintenant c'était dit et c'était tout ce qui pouvait compter en ce moment alors qu'elle venait se rasseoir, reprenant sa tasse de thé entre les mains. Elle but une petite gorgée pour reprendre un peu contenance pour se calmer encore un peu alors qu'elle venait à éviter un peu le regarde de Lieserl. Elle ne voulait pas la regarder. Pas maintenant.

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Lieserl K. June

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MessageSujet: Re: It was over my head, I know nothing at all • Queen A. Crimson   Mer 10 Mai - 20:00

It was over my head, I know nothing at all
Queen & Lieserl
Et je me sens si petite c'est au-dessus de mes forces je ne sais rien et je trébucherai et je tomberai j'apprends encore à aimer je commence à ramper dis quelque chose car j'abandonne et j'avalerai ma fierté et je te dirai adieu

Qu'est- e que c'était que la souffrance au fond ? Un sentiment comme un autre, ressenti à des degrés si différents d'une personne à une autre. Certaines personnes y étaient plus sensibles que d'autres, mis face contre terre à la moindre contrariété comme si une colère intérieure les habitait depuis le jour même de leur naissance ; d'autres parvenaient à s'extirper de cette émotion malgré que leur existence puisse être un champ de ruines incessant, mais tous ressentait la souffrance à un moment ou à un autre, par la perte d'un être cher, par la trahison d'un proche, ou même simplement par un parasite qui les dévorait de l'intérieur sans qu'il n'y ait eu réellement de facteur extérieur à cette douleur en dehors d'un non-espoir permanent qui les hantait du plus profond de leur être. Lieserl était quelque part léthargique face à la souffrance, le genre qui ne disait rien à quiconque de ce qu'elle ressentait réellement en se contentant d'avoir l'air fière, solide et indestructible de l'extérieur, alors que tout son intérieur ne cessait de s'effondrer sur lui-même sans qu'elle ne puisse rien y faire -ou plutôt, sans qu'elle n'agisse, un peu comme si toute cette puissance de dragon qui la rendait si redoutable dans un combat physique mais qui la laissait sans la moindre force face aux aléas de sa vie. Ça n'était pas faute d'essayer, et elle se répétait avec ironie que c'était bien là la fin de sa vie heureuse, quand elle avait cessé d'être un dragon qui ne se préoccupait que de sa survie et de celle d'Harold pour devenir une petite humaine pleine de toutes ces émotions qu'elle n'avait jamais connu autrefois. Autrefois, oh, autrefois, les choses étaient si simples ; elle était né dans le corps d'un animal né pour tuer, une machine de guerre qui ne connaissait que cette routine animale, se réveiller, chasser, et protéger les quelques êtres pour qui elle avait développé une attache particulière, mais cela s'arrêtait là. En ce temps-là, le concept d'ami, ou même d'amour n'était pas le vocabulaire qu'elle utilisait même à l'égard de Harold ; ça n'était pas comme ça que les animaux fonctionnait, c'était plus proche d'un simple instinct familial, un peu comme si Harold s'était imposé d'abord comme un rival, puis un compagnon de chasse, pour devenir une famille adoptive dans l'esprit du Krokmou qui n'en avait plus, qui avait perdu toute la sienne beaucoup trop jeune pour comprendre qu'un humain ça n'était pas un dragon et que de ce fait il ne pouvait décemment pas s'y attacher comme on s'attache à sa cellule familiale, dans le règne animal. Mais chez les humains, toutes ces notions si simples dans l'esprit d'une bête devenaient cent fois, mille fois plus compliquées, plus fragiles, plus destructibles ; un rien suffisait à se sentir trahi et la confiance prenait un temps monstrueux pour être reconstruit ensuite. Ce n'était plus aussi simple que de rejeter un rival qui essayait de voler la nourriture, ou de punir par un coup de griffe un compagnon récalcitrant, ça n'était plus la loi du plus fort ou la dévotion absolue pour ceux qui faisait parti de son camp, quelles que soient les circonstances. Les relations humaines étaient bien plus complexes, bien plus frivoles et volatiles, et elle en avait constamment fait les frais depuis le moment où la Bête s'était réveillée en elle, le jour où la malédiction avait cessé d'exister.

Mais ça n'avait fait qu'ajouter une couche à ce qu'elle ressentait déjà durant la malédiction, ces faux souvenirs où elle n'avait été qu'une orpheline en état presque léthargique dans son esprit, continuant d'exister sans réellement vivre, se contentant de faire les choses basiques que le fait de grandir chez les humains demandaient, finir ses écoles, faire des études, trouver un travail, se marier, avoir des enfants ; elle n'avait fait qu'observer cela de loin sans le comprendre réellement, comme si elle sentait au fond d'elle que les humains se leurraient de croire que l'existence n'était que cela, qu'il n'y avait pas une profondeur plus tragique comme la face cachée d'un iceberg. Elle se disait en ce temps-là avec un amusement cynique que le Titanic était comme une métaphore de la vie humaine, des individus superficiels piégés sur un navire qu'ils croyaient indestructible, celui de la communauté, sur l'océan hostile de l'univers ; et que cet iceberg en apparence un simple obstacle de routine était devenu symbole de la mort qu'ils allaient tous affronter, que cette communauté construite sur des principes idéalistes allait couler sans épargner la moindre vie, sans état d'âme, sans sentiment, sans cette souffrance que les humains s'obstinaient à refouler au fond d'eux-même. C'était étrange et arrogant quelque part, comme si elle comprenait mieux la nature de l'humanité et surtout sa fragilité sans même avoir fait parti de cette espèce toute sa vie, sans avoir eu cette conscience et cette inconscience dans sa vie animale, en ce temps où tout ce qui importait, c'était de manger assez de poissons durant la journée, protéger son clan et assurer la survie de l'espèce jusqu'à ce que mort s'en suive. Sans qu'elle ne réalise réellement que c'était bien là la nature de cette bataille intérieure, entre cette volonté de croire que l'existence n'était pas si décevante et futile, et de réaliser que c'était bien ce qu'elle était, qu'il n'y avait pas de sens à tout cela.

Elle était bien moins optimiste que Queen sur cet aspect des événements. Et peut-être que justement, c'était bien pour cela que le destin avait voulu que la poupée blonde et la dragonne brune soient réunies par des circonstances hors de leur contrôle.

« Yep. »

C'était tout ce qu'elle avait à répondre à Queen face à sa réaction plus que violente face à la révélation de Lieserl ; et elle s'était contentée de s'adosser à son siège avec un petit sourire indescriptible sur le visage, un de ces sourires dont on ne parvient pas à définir la nature, bien qu'elle croisa les bras, indiquant qu'elle était en position de défense face à la tournure des événements. Puis elle avait repris le fil de son histoire en la racontant comme si elle parlait de cette fois où elle s'était levée en retard pour aller en cours ; cachant comme à son habitude le moindre ressenti qu'elle avait. Elle disait la vérité à Queen, mais elle le disait avec un tel naturel que s'en était déstabilisant, alors qu'au fond d'elle-même c'était la panique absolue, un sentiment intense d'anxiété en se remémorant ces quelques minutes qu'elle avait passé sans que son coeur ne batte dans sa poitrine. Elle se souvenait du silence soudain qui avait suivi, elle qui avait toutes les voix de ses regrets qui parasitaient ses pensées quelques secondes auparavant ; un silence puissant, indescriptible, comme si soudain plus rien n'avait eu de sens. Un silence qu'elle avait accueilli d'abord avec allégresse ; mais cette allégresse était vite morte en elle pour redevenir simplement blasée, puisqu'elle n'avait plus le coeur qui lui permettait de la ressentir. Elle avait réalisé à cet instant que la colère, les regrets, l'angoisse possédaient la même origine que la joie, l'amour et la passion, que toutes ces émotions se mélangeaient sans cesse au quotidien et rendait celle-ci moins morne, moins banale ; et alors elle avait ressenti de la pitié, une profonde pitié pour Niels, pour l'homme qui vivait avec ce vide chaque jour qui passait, mais la pitié aussi avait bien vite disparu. Alors n'était resté que de la tranquillité, la tranquillité face à l'adversité, la réalisation qu'elle ne pouvait pas vivre comme ça au quotidien, qu'elle ne supporterait pas longtemps de rester assise dans un coin les yeux dans le vide sans qu'il n'y ait aucun objectif, aucune raison pour elle de continuer. Paradoxalement et pour son plus grand regret, c'était bien cette colère qu'elle avait au fond d'elle qui lui permettait d'avancer, qui la faisait bourdonner plutôt que simplement se laisser mourir au coin de son petit studio pas cher qu'elle louait avec les quelques sous qu'elle gagnait dans la boutique du roi d'Halloween. Elle s'était imaginée vivre sans ce coeur qui battait au creux de la main de celui qui avait été à ses yeux son mentor, les jours si vides, loin des remords ; elle s'était imaginée travailler sans plus jamais rendre le moindre sourire à un enfant taquin, sans s'énerver intérieurement face aux gaffes de son patron, sans remettre à sa place un client trop zélé, sans bailler en cours en se disant qu'elle avait hâte de rentrer chez elle se faire un café. Elle ne ressentirait plus toutes ces petites choses du quotidien, ces frustrations et ces moments de bonheur, cette colère et cette allégresse ; tout perdrait de sa saveur, elle n'aurait plus nulle part où aller et le problème était qu'elle n'en aurait rien à faire.

Alors elle avait demandé à Niels de remettre son coeur en place ; elle avait compris qu'elle ne voulait pas être comme lui malgré l'avoir désiré depuis le moment où elle avait croisé sa route à l'hôpital, elle avait réalisé que cet idéal qu'il représentait quelque part pour elle n'était qu'un masque et que sa vie n'était qu'un désert de… de rien du tout. Et que si elle continuait ainsi, elle aurait exactement ce qu'elle avait voulu, elle finirait comme lui.

Et elle ne le voulait pas.

« Je l'ai demandé à quelqu'un en qui j'ai une entière confiance, quelqu'un à qui je donnerais ma vie sans hésiter, à qui j'ai donné ma vie sans hésiter plutôt ; et s'il avait décidé d'écraser mon coeur ou même de l'utiliser contre moi, je l'aurais laisser faire. »

C'était là peut-être un paradoxe ; la vérité telle qu'elle la ressentait. Elle avait vu le vrai Niels ou tout du moins un écho de ce qu'il était réellement derrière son sourire permanent, et malgré cela elle continuait de lui offrir sa confiance et sa dévotion comme elle l'avait fait autrefois pour Harold. N'était-ce pas cela toute la beauté des relations ? Personne n'était entièrement un ange ou entièrement un démon, et parfois il fallait tout simplement avoir foi. Même pour quelqu'un comme Niels. Elle avait continué de sourire de ce sourire qui portait sur les nerfs, de l'inconscient qui ne se rend pas compte de la gravité de la situation ; puis, Queen avait tenté de se calmer en disant que tout allait bien, et le sourire de Lieserl avait disparu. Toute la colère qu'elle ressentait était soudain remontée à la surface tandis qu'elle avait serré les poings, gardant les bras croisés et ses yeux devenant presque reptiliens toujours fixés sur son amie.

« Ne te compare pas à moi, Queen. Tu as peut-être vécu cette sensation mais je ne suis pas dans ta tête et tu n'es pas dans la mienne ; tu ne peux pas réellement savoir tous les facteurs qui rentrent en compte dans une histoire qui n'est pas la tienne. »

Elle avait aussi perdu son coeur aussi, elle, alors ? Comme quoi le destin faisait bien les choses, n'est-ce pas ? Lieserl ne parvenait pas à être choquée par cette révélation de la manière que Queen était choquée d'apprendre l'acte de Lieserl ; trop égocentrique en cet instant peut-être, trop las de se préoccuper des autres quand elle vivait en permanence dans sa propre douleur. N'était-ce pas un résidu de cette absence de sentiments qu'elle avait ressenti au moment de perdre son coeur ? Ou était-ce peut-être sa nature ; elle n'était pas connue pour être particulièrement empathique, et à cet instant précis elle ne se souciait absolument de personnes en dehors des quelques élus qui avait gagné une place de choix dans cet organe qui battait dans sa poitrine. Peut-être avait-elle acquis une certaine distance avec ce sentiment, ou plutôt ce non-sentiment, quelque part aussi ; comme si le fait de l'avoir vécu rendait cette instance dérisoire et si peu importante à ses yeux, comme lorsque l'on obtient l'objet de son désir et que ce désir si ardent autrefois s'éteint peu à peu pour se transformer en indifférence. Lieserl resta muette devant le monologue de Queen, à la fois peu sûre de ce qu'elle devait dire en cet instant et en même temps n'ayant pas la moindre envie d'argumenter son geste, un peu comme si elle n'y croyait pas beaucoup elle-même ; surtout que Queen fit un geste auquel elle ne s'attendait pas, en relevant sa main au niveau de sa poitrine pour en retirer un objet à la nature étrange, une sorte de caillou ou pierre précieuse rougeoyante qui la fascina au plus haut point. La bouche entrouverte, elle tendit la main dans sa direction sans chercher cependant à l'attraper, trop fascinée par cette lueur comme lorsque l'on est fasciné par une flamme qui brûle devant soi, avec cette envie brûlant d'y glisser ses doigts tout en sachant pertinemment que cet acte lui vaudrait une douleur dont elle n'imaginait pas l'intensité. Elle ne savait plus quoi penser désormais ; de voir ce petit objet artificiel -le croyait-elle- qui avait donné à Queen un souffle de vie dans cette ancienne existence tout aussi artificielle quelque part, petite poupée construite des mains d'un homme qu'elle connaissait si bien et si peu sans même le savoir. Elle retira sa main au moment où Queen rentra l'objet dans sa poitrine à nouveau, écoutant attentivement la tirade de son amie bien que son expression était évasive, comme si elle était perdue aux plus sombres confins de ses pensées.

« Si tu n'avais pas l'apparence de mademoiselle parfaite j'aurais presque pu te prendre pour un vieux sage. »

Bien sûr que Queen avait raison ; bien sûr que ses paroles avaient du sens et quelque part au fond d'elle, Lieserl était d'accord avec elle. Mais c'était trop difficile ; trop douloureux, trop injuste de la part de Queenie de croire qu'elle avait fait ce choix étrange simplement pour « voir ce que ça faisait », même si c'était exactement ce que Lieserl lui avait dit. Ne comprenait-elle pas ? Que cet acte n'était pas quelque chose qu'elle avait fait à la légère, qu'elle avait commis après une spirale infernale de sentiments qu'elle ne voulait plus, n'avait plus la force de ressentir ? Non, bien sûr qu'elle comprenait. Lieserl ne voulait simplement pas le voir. Elle en avait assez d'être celle qui ne sait rien, qui ne comprend pas, qui se voit reléguée au rang de la petite innocente qui ne sait rien de la vie au final. N'était-ce pas les mots de Niels après tout ? Elle ne savait rien. Malgré tout ce qu'elle était, tout ce qu'elle avait traversé, elle ne savait jamais rien, et cela l'épuisait.

« Le problème c'est que je ne suis pas humaine. Je suis un dragon. J'ai une bête en moi, plus que Krokmou le dragon apprivoisé, une véritable bête qui est née du feu et de la rage, qui est née pour une seule et unique raison : survivre. J'ai perdu tous ceux de mon espèce, mais j'ai toujours suivi cet ordre de vie, cette volonté de survivre à tout prix. Les sentiments humains si compliqués n'ont fait que tordre mon existence et le laisser en lambeaux sur le sol comme si je n'étais rien, comme si je n'avais plus de raisons d'être ici, d'être vivante… Et j'ai perdu les uns après les autres tous ceux qui comptaient. Tous ceux que j'aimais. Les uns après les autres, ils m'ont fait comprendre que je n'avais pas ma place ici, que je n'avais pas ma place auprès d'eux. Que je ne sais rien. Que je ne comprends pas, que je ne comprendrai jamais. Oh et puis laisse tomber, ça m'énerve ! »

ça m'énerve ; c'était tout ce qu'elle arrivait à penser, sans arriver une seule seconde à formuler le fond de sa pensée. C'était bien ça tout le problème des humains ; tant de mots compliqués et pourtant une difficulté extrême à exprimer très exactement ce qu'ils ressentaient réellement, ratant le coche la plupart du temps en laissant les autres autour d'eux muets, soit d'incompréhension, soit simplement d'incapacité à trouver une solution à la problématique suggérée. Était-elle en colère ? Enragée ? Voulait-elle disparaître, ou au contraire détruire l'existence jusqu'à son essence même ? Comment pouvait-elle l'expliquer si elle même avant tant de mal à le comprendre ? C'était si simple auparavant, il lui suffisait de gémir pour dire qu'elle avait mal, de rugir quand elle était en colère, de faire des petits bruits ou des grimaces pour dire qu'elle était contente. Il n'y avait pas tout ce vocabulaire dans lequel elle s'empêtrait sans cesse à chaque fois qu'elle voulait s'exprimer. N'était-ce pas pour cela qu'elle était si réservée d'ordinaire ? Si froide, si distante, si cassante dans ses propos, car c'était tellement plus facile à gérer que de devoir parler aux êtres humains comme à des… êtres humains. À une époque il lui aurait suffit de montrer les dents pour repousser les envahisseurs potentiels ; la solitude, c'était son dada, et seuls des êtres comme Harold avait trouvé le chemin vers son coeur. Elle s'était abandonnée à ces quelques êtres sans même cligner des yeux, sans même hésiter une seule seconde. Mais dans ce nouveau monde, c'était si différent, si complexe, si facile de créer un malentendu aux conséquences si énormes, de repousser les gens par des mensonges ou des horreurs. C'était d'un commun accord que les humains mentaient, car ils savaient que la vérité n'était jamais bonne à entendre, car c'était plus facile de croire que la personne au visage si triste allait très bien simplement parce qu'elle le prétendait en tordant son visage d'un sourire faux. Alors pourquoi s'énervait-elle tant que Queen puisse mettre le doigt sur la réalité ? Parce que Lieserl avait commencé à croire ses propres mensonges, à penser que cet air désintéressé qu'elle arborait en permanence était ce qu'elle ressentait vraiment, qu'elle était au-dessus de ses propres émotions alors que cela devenait de plus en plus clair qu'elle arrivait de moins en moins à s'en distancer. Ou peut-être qu'elle n'en avait jamais été capable. Depuis la levée de la malédiction,  cette fureur en elle ne l'avait pas quittée, et c'était à cause de cette fureur qu'elle avait tout perdu au fil du temps ; elle en voulait à cette bête en elle de vouloir jaillir comme elle le faisait, par les mots, par les gestes cruels qu'elle avait eu à l'égard de ceux qu'elle aimait, mais dans le même temps elle se sentait parfaitement incapable de la retenir, de l'apprivoiser comme elle avait pu apprivoiser le tempérament si explosif d'Iñaki. Elle l'admirait quelque part, cet homme qui avait depuis le moment où il avait recouvré ses souvenirs fait le choix entre son lui humain et son lui dragon, le choix avait été simple et même si l'adaptation n'était pas facile il travaillait si dur pour y parvenir, croyant qu'elle avait le moindre mérite dans cet histoire alors que c'était lui et seulement lui qui avait réussi à progresser de la sorte. Et elle alors ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à faire ce choix crucial pour évoluer dans ce nouveau corps ? Toute son histoire n'était qu'un conflit éternel entre feu et glace, et elle n'arrivait tout simplement pas à décider si elle voulait avoir chaud ou froid.

Elle se laissa tomber vers l'avant, plongeant sa tête dans ses mains en se frottant le visage avec brutalité, essayant de rassembler ses pensées. Comment Queen avait réussi à percer si profondément sa carapace était un mystère, mais elle commençait peu à peu à se rendre compte qu'elle avait développé comme un réflexe étrange, celui de rejeter tous ceux qui essayaient d'entrer ; par peur de les perdre eux aussi, par peur de souffrir à nouveau comme elle avait souffert à chaque nouvel échec. Égoïste ? Oui, peut-être, oui, totalement ; mais cela importait si peu pour elle au fond. Mieux valait compter sur soi-même avant tout, car les autres pouvaient planter des couteaux dans son dos à tout moment ; c'était ce qu'elle avait appris chez les humains, elle qui n'avait pas retrouvé une seule personne à qui elle pouvait offrir son entière dévotion comme elle l'avait fait auparavant pour Harold, et à l'heure actuelle, il n'y avait pas la moindre raison pour que ce soit différent avec Queen. Elle aussi ferait la même chose que tout le monde, quelque part sur ce chemin qu'elles partageaient provisoirement. Elle aussi finirait par rejeter Lieserl à un moment ou à un autre, et elle ne pouvait le supporter un seul instant. Elle prit une grande inspiration, avant de se redresser et de placer ses mains sur les appuis de son siège, plongeant son regard dans celui de Queen.

« Ok, on recommence. » Elle leva les yeux vers le coin gauche de la pièce quelques secondes, rassemblant rapidement ses pensées. « Je n'ai pas fait ce que j'ai fais à la légère et c'est presque risible de ta part de le croire, même si je te l'ai dis comme ça. » Elle rassembla ses mains sur sa bouche, plaquant ses paumes l'une contre l'autre. « Tous les beaux discours du monde ne marcheront pas comme ça sur moi. Je déteste que l'on parle à ma place. Je déteste que tu puisse juger de mes actes sans avoir la moindre idée de ce qu'il se passe dans ma tête. Est-ce que tu as le pouvoir de lire mes pensées ? Non, je ne pense pas, sinon tu ne jouerais pas les vieux sages en me parlant comme à une enfant qui ne comprend rien à la vie. » L'énervement remonta quelques secondes, mais elle le réprima avec plus de facilité qu'auparavant, étonnement. « La personne qui a retiré mon coeur m'a aussi bien fait comprendre que je n'avais pas ma place dans le sien. Ce qui est plutôt comique étant donné que je suis pratiquement certaine qu'il n'en a pas. Genre, littéralement. C'est à peu de choses près ce qu'il a sous-entendu la dernière fois que l'on s'est vu... »

Le souvenir de son entrevue avec Niels restait une blessure béante et bien trop sanguinolante à son goût malgré la distance temporelle qui la séparait de cette instance ; et elle ferma les yeux comme pour appréhender sa propre douleur, tandis qu'elle avait l'impression que le marionnettiste en personne était apparu pour venir la piquer avec une aiguille. Elle repoussa cette impression comme elle le put, bien qu'elle le voyait encore avec ce sourire immobile et à jamais gravé sur son visage, sourire qui avait pris une toute autre signification aux yeux de l'ancienne dragonne. Avait-elle agit égoïstement auprès de lui en mettant sa douleur avant la sienne quand ils s'étaient parlé sur la plage ? Avait-elle dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Ou avait-elle simplement perdu de l'intérêt à ses yeux quand il avait réalisé que son coeur était plus rougeoyant que noir charbon ? Elle n'en avait aucune idée, et n'était pas sûre de vouloir le découvrir.

« J'avais le coeur en morceaux, et je croyais que l'enlever allait tout arranger. Mais ça n'a fait que repousser la dernière personne qui comptait encore tellement à mes yeux, et je ne sais toujours pas pourquoi il a cru bon de me dire toutes les horreurs qu'il m'a dite. Mais si tu veux tout savoir, et si ça peut te rassurer, les quelques minutes que j'ai passé sans mon coeur dans ma poitrine m'ont bien fait comprendre que j'avais un intérêt certain à l'y garder précieusement. Ça te va ? »

L'interrogatoire commençait à l'épuiser, et les yeux à la fois inquiets et dotés d'un semblant de fureur de Queen la mettait plus mal à l'aise qu'autre chose. Ne pouvaient-elles par parler d'autre chose ? Des conversations normales de jeunes adultes ? Du genre shopping, beaux garçons, toutes ces charmantes bêtises qui faisaient l'existence des jeunes femmes normales. C'était dingue comme l'âge adulte ne semblait pas réellement changer de l'adolescence, en dehors des responsabilités.

« Et au passage, je compte me désinscrire de l'université. Je n'y vois plus l'intérêt, et puis j'ai une offre que je ne peux pas refuser niveau travail alors, je préfère ça. En plus comme je suis forte et indépendante... » Elle avait fait le geste des guillemets avec ses doigts pour souligner son sarcasme. « J'ai meilleur temps de bosser que d'étudier quelque chose qui ne me mènera nulle part. Au pire, si je veux apprendre, je n'aurai qu'à lire des bouquins. »

À vrai dire, l'offre en question n'était pas vraiment une offre, mais plutôt une demande qu'elle avait fait à son patron, de pouvoir prendre le plus d'heures possibles pour pouvoir vivre sans compter sur des compensations financières ou l'aide passive de son ex-tuteur ; mais comme le patron en question n'était pas exactement pauvre vu la taille de son manoir, il n'avait pas refusé, étant donné que du point de vue de Lieserl ça n'allait pas particulièrement le péjorer, surtout qu'il avait désormais d'autres responsabilités dans la ville, notamment un drôle de bar dont elle avait déjà vu la tête du videur. Un type blond qui semblait toujours dormir, mais dont elle avait entendu dire refoulait les gens arbitrairement sur un coup de tête, et personne n'avait encore pu échapper à à son courroux sans conséquences… Il faudrait qu'elle le teste une fois, juste pour voir.

« Et pour ta Roza Mystica, ne l'enlève plus jamais si cela te fait souffrir. Plus jamais devant moi, ni pour me prouver quelque chose, ni pour me faire plaisir, encore moins si je te le demande ce que je ne ferai d'ailleurs jamais. N'est-ce pas si simple au fond ? »

Elle était agressive dans le ton qu'elle prenait, mais cela cachait une réelle inquiétude qu'elle ne pensait pas ressentir pour Queen, elle qu'elle ne connaissait pas tant que cela au fond ; mais maintenant qu'elle avait digéré cette étrange information, et puisqu'elles avaient conclus l'accord tacite de se dire les choses le moment voulu, elle ne voulait pas poser plus de questions, surtout si elles pouvaient déranger Queen… Tout ce qui lui importait, c'était que Queen ne souffre pas, encore moins par sa faute.
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