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 [Mission] Don't make a sound...

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F. Coraline Dagenhart

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MessageSujet: [Mission] Don't make a sound...   Dim 4 Déc - 11:09



Don't make a sound

Elle veut voir le monde elle veut enfin être libre elle veut quitter les souterrains pour l'éternité tu es la réponse à ses prières murmurées dans l'obscurité peux-tu réparer un coeur brisé tant de douleur et de beauté aux alentours rampe sur tes genoux et ne fait pas un seul bruit


Il faisait nuit noire ; les nuages cachaient la lune, de sorte qu’il n’y avait que très peu de sources de lumière éclairant la route d’une jeune femme aux cheveux noirs. Sa respiration était haletante ; la panique se lisait dans son regard, et si on la connaissait on savait que ce n’était pas normal. Coraline n’avait pas peur. Du moins, elle n’avait pas peur des choses qui faisait peur aux individus plus… classiques. Mais à cet instant quelque chose la hantait bien plus intensément que n’importe quel cauchemar réel qui ait pu tapisser son existence : sa poupée avait disparu. Cette poupée faîte à son image et qui, depuis le jour où elle s’était établie dans la pièce adjacente à sa boutique, n’avait pas bougé du mur gris, froid et vide du fond de la pièce, posant ses yeux de boutons noirs sur sa jumelle humaine chaque fois que celle-ci franchissait la porte de bois de l’atelier.

Alors elle courait, au beau milieu de la nuit ou très près de cette heure fatidique ; l’horloge de Storybrooke affichait minuit moins le quart. Elle ne savait pas trop où elle allait, ou peut-être le savait-elle exactement ; tout ce qui traversait son esprit à cet instant était : fuis. Cours. Elle t’a retrouvée. Tu vas mourir.

Les limites de la ville, une hésitation ; est-ce que fuir voulait dire perdre ses souvenirs ? Est-ce que c’était toujours une condition atroce pour quitter cette cité de la peur ? Peut-être. Peut-être pas tout de suite. Un jour. Si elle partait maintenant elle ne reviendrait pas. Tout ce qu’elle savait était qu’elle ne voulait pas oublier à nouveau comme elle avait oublié il y si longtemps dans le monde des contes, ce jour funeste où elle avait trouvé ce qui restait de ses parents et s’était enfuie comme elle savait si bien le faire, finissant par s’effondrer au milieu des bois, son précieux Mr Midnight entre ses bras. Devait-elle fuir à nouveau, alors ? N’avait-elle pas assez fui, justement ? Et à chaque fois, tout finissait toujours par la rattraper. Elle ne courait pas assez vite. Et cette fois elle n’aurait pas la chaleur rassurante du corps de son félin chéri pour la consoler. Elle ne pourrait jamais s’échapper. 

Immobile aux abords de la limite, Coraline sonda la nuit de son regard bleu perçant, bien qu’elle ne voyait pratiquement rien, à part les lueurs distantes de la ville. Elle avait une idée, une nouvelle destination. Alors recommença-t-elle cette course effrénée, sans s’arrêter, jusqu’à ce que ses jambes ne puissent plus la porter ; et par un improbable tour de force, comme si le destin avait dessiné sa route bien avant qu’elle ne commence à l’arpenter, ses jambes lâchèrent alors qu’elle franchissait le portail menant au cimetière de la ville, la faisant pousser un petit gémissement de surprise bien que toute douleur lui fut épargnée par la présence miraculeuse de son intangible armure. À nouveau, elle ne bougea plus durant quelques secondes, le visage tourné vers le sol, ses cheveux en bataille cachant une expression de confusion presque absolue ; mais elle finit par se relever, puis par marcher, traînant des pieds comme si elle était vidée de l’entièreté de ses forces. Tout était flou autour d’elle, mais elle savait exactement quel chemin elle suivait, l’ayant parcouru un nombre incomparable de fois durant la malédiction tout en l’ayant quelque peu négligé une fois la malédiction levée : la route qui la menait vers la tombe de sa marâtre, cette horrible femme qui lui avait servie de mère durant une partie de ses faux souvenirs.

La tombe était, sans surprise, toujours érigée à la même place ; elle avait un aspect si négligé comparée aux autres tombes fleuries, simplement parce que personne ne pleurait cet pauvre excuse d’être humain, cette abominable personne qui avait élevé sept enfants dans les pires conditions imaginables -enfants qui n’étaient même pas les siens, qu’elle avait volés, achetés, arrachés à leurs familles d’origine simplement pour ce besoin de donner un amour qu’elle ne possédait pas. Un monstre si similaire à une certaine Autre Mère que Coraline avait espéré pendant tout ce temps qu’elle avait enfin tué cette sorcière, que c’était elle six pieds sous terre, et non pas une sorte de clone offert par la malédiction juste pour le plaisir de voir la jeune femme souffrir encore ; mais au moment où elle avait vu que la poupée n’était plus contre le mur, elle avait su que ce n’était pas le cas, que l’Autre Mère était encore probablement bien vivante quelque part et qu’elle était enfin sortie de sa tanière pour venir hanter Coraline une dernière fois.

Car ce serait la dernière fois.

Les yeux de Coraline parcoururent la pierre tombale fébrilement, essayant de distinguer les lettres presque effacées par le temps, quand son sang se glaça ; une partie du nom était caché par une petite silhouette bien trop familière qui la dévisageait de ses petits yeux de boutons noirs. La poupée. La poupée était là, assise sur la tombe comme si elle avait toujours été là, comme si à aucun moment ne s’était-elle levée sur ses petites jambes de tissu pour venir s’y installer elle-même. Coraline serra les dents ; la colère pure et intense montait en elle, ce sentiment de lion en cage qui lui prenait les tripes, impuissante face au puzzle qui se mettait en place, mais pas moins furieuse qu’elle se retrouve encore une fois face à son passé alors qu’elle avait cru avec une telle ferveur que cette malédiction était son nouveau départ, une possibilité pour elle de tirer un trait sur tout ce qu’elle avait vécu et recommencer une nouvelle vie. Douce ironie qui se glissa sur ses lèvres souriantes ; car si elle souhaitait vraiment dire adieu à ce qu’elle était, pourquoi avait-elle conservé cette poupée durant tout ce temps ? Son sourire disparut très vite, laissant sa place à une grimace tandis que son poing se referma pour venir frapper la pierre avec violence.

« Va te faire FOUTRE ! »

Coraline n’utilisait étonnement pas souvent du langage vulgaire ; mais quand elle le faisait on savait que cela venait du fond de ses tripes, et pour ne rien arranger son poing se changea en pierre au moment de l’impact, l’empêchant de ressentir la moindre douleur dans ce moment où un peu de souffrance physique aurait pu la délivrer au moins temporairement de cette douleur mentale qui la dévorait depuis bien trop longtemps. Itward faisait sensationnellement bien son boulot ; peut-être trop bien, justement. Alors Coraline se laissa-t-elle tomber en arrière, attrapant la poupée pour la prendre dans ses bras malgré la peur qu’elle ressentait de toucher l’objet qui était devenu le réceptacle de tout ce qu’elle haïssait le plus.

« Manquerait plus qu’il se mette à pleuvoir... »

Elle regarda le ciel, mais rien ne se passa ; pas une goutte ne tombait, ni des nuages ni sur sa joue. Pendant quelques secondes, le silence ; puis, les lettres sur la pierre tombale se mirent à luire sous le regard effaré de la gothique lolita, brillant d’abord faiblement avant de presque l’aveugler ; puis, autour du nom de la marâtre se dessina un trait, d’abord au-dessus, puis en-dessous, puis sur les côtés, jusqu’à former ce qui semblait être un carré qui brillait de mille feux, au point que Coraline dû se cacher les yeux pour ne pas perdre la vue. Enfin, la lueur disparut ; et la jeune femme tenant encore la poupée entre ses bras cligna un peu des yeux pour s’habituer à ces étranges changements de lumière.

Elle glapit.

À la place du nom de la marâtre et sur toute la surface disponible s’étendait désormais une petite porte de bois carré, bien trop familière pour que Coraline ne s’étonne de cette présence. C’était une invitation. Et comme pour répondre à cette évidence alors qu’elle se penchait vers la porte pour l’examiner, la poupée laissa tomber un objet sur le sol, une petite clé ornée d’un bouton noir qu’elle connaissait très bien. La ramassant, elle la glissa dans la serrure, soudainement transportée des années et des années auparavant, au moment où elle avait fait cet exact choix, à quatre pattes sur le sol ; sauf que cette fois-ci, elle avait une petite idée de ce qu’elle allait découvrir de l’autre côté de ce tunnel couleurs pastels.

Elle inspira à fond, et tourna la clé.

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Niels Mørck

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Dim 4 Déc - 19:30




Délicatement l’argile prenait forme pour donner un visage aux traits fins, tandis que la petite mirette venait définir certains endroits plus nettement de ce qui serait le contour du nez, pour donner ainsi une petite fille inanimée qui serait bien fragile. Un travail de précision qui finit malgré lui par le fatigué au bout d’un certain temps, n’ayant plus les mêmes habitudes que lorsqu’il se trouvait dans la forêt Enchantée, décidant qu’il était bon de finir toute cette œuvre a tête beaucoup plus reposée et surtout en ayant les idées bien plus claires. C’était la pagaille dernièrement mais Niels était en train de reprendre les rênes de tout, venant se montrer beaucoup plus ferme avec tout ce qui pouvait l’entourer mais aussi lui-même tout en continuant de sourire comme il savait si bien le faire, tout ne s’était pas mis en place comme il l’espérait cependant il était bien décidé de venir tout aligner selon ses désirs quitte à devoir jouer du relationnel ou autre. D’ailleurs il avait repris beaucoup plus sérieusement la confection des poupées, de parfaits petits soldats qui pourront lui être utiles à l’avenir surtout et il était impératif qu’il dût en produire plus pour se protéger correctement aux vues des soucis qu’il avait pu avoir, se contentant de donner avant tout un visage et un corps à ses pantins sans vie qui trouveraient très bien un moyen d’avoir leurs propres existences sans lui. Parce que le marionnettiste le savait mieux que personne sur le fait que ces choses avaient une vie, une sorte d’âme dans le fond de leurs carcasses qui ne pouvaient se mouvoir toutes seules qu’il avait pu révéler sur sept très particulières, mais il préférait fermer les yeux car la naissance de ces petites choses n’était là que pour servir sa cause. Déjà qu’il avait su passer outre à cette espèce de blocage qu’il avait pu avoir il y a si peu de temps, sans doute causé par la perturbation causée de retrouver quelques-unes de ses créations devenues des jeunes filles bien vivantes au point de lui donner une certaine rage intérieure à leur égard, il ne fallait pas non plus trop lui en demander à son sens. Et son appartement était redevenu petit à petit un peu le musée des horreurs, avec les membres encore inachevés de ces petites demoiselles si fragiles au teint impeccable, venant ainsi accrocher le doux visage tout juste terminé à un fil au plafond le temps de laisser sécher la matière pour pouvoir ainsi la terminée réellement plus tard.

Regardant ainsi son ouvrage, caressant un peu de ses doigts encore recouvert par la matière blanche de la porcelaine, Niels s’apprêtait à tout ranger dans cette attitude assez maniaque où tout devait être à sa place. Mais c’est à qu’il venait à voir cette étrange petite porte à côté du bureau où se trouvait l’ensemble de ses outils, s’arrêtant de bouger pendant un petit laps de temps avant d’approcher, il n’y avait jamais rien n’eut ici et il s’en serait rappelé tout de même dans le cas contraire. Se mettant à genoux pour examiner cet étrange phénomène de plus près, analysant ce qu’il avait devant les yeux, il était sûr qu’il n’y avait jamais eu de porte à cet endroit et encore moins aussi petite. Ce qui était encore plus inquiétant, si du moins il devenait défini cet ovni venu de nulle part, c’était le fait qu’elle puisse déjà avoir un petit entrebâillement duquel venait s’échapper une petite lumière assez chaleureuse. Le genre de truc qui avait l’air de sentir le piège à plein nez si on voulait son avis, essayant d’envisager toutes les situations possibles à une telle chose même s’il avait du mal concrètement à mettre une idée précise, tandis qu’il cherchait à la pince à glacis de la main sans quitter cette chose des yeux. Rien ne lui garantissait qu’une créature n’allait pas lui bondir dessus après tout dès qu’il viendrait à poser son regard ailleurs, ne pouvant aucunement venir ignorer le tout sous peine de le regretter très prochainement, ne faisant nullement confiance à ce que ses sens pouvaient percevoir. Une fois l’outil en main il accrochait le bout de la pince contre le bois, ne voulant rentrer en contact direct avec elle, pour venir ouvrir et voir ce qui pouvait bien se cacher derrière. Oh bien sûr qu’il aurait pu la refermer, ceci aurait été la meilleure solution peut-être, mais dans le fond sa curiosité dévorante avait envie d’en voir beaucoup plus et il ne pouvait juste la claquer un bon coup s’en avoir vu le secret que la mini porte pouvait bien dissimuler. C’est à cet instant que Niels pouvait voir une sorte de tunnel lumineux partir il ne sait où, ayant des teintes de couleurs tirant sur le bleu et le violet de part en part de l’endroit, s’arrêtant de bouger tout en retenant son souffle alors qu’il observait ce passage qui n’était pas présent il y a quelques heures de cela. Il ne pouvait même pas dire depuis quand il était présent même, il avait travaillé dans cette pièce depuis un certain temps et il était sûr de ne pas l’avoir vu, s’apprêtant ainsi à venir claquer la porte sans demander son reste car il était hors de question selon lui de venir s’aventurer dans un tel endroit sans savoir ce qui pouvait y avoir au bout. Trop prudent et calculateur pour prendre un tel risque, cherchant déjà dans son esprit ce qu’il pourrait utiliser pour bloquer le passage durant le reste de la nuit jusqu’à trouver une solution demain matin pour le boucher entièrement, du moins c’était bien le plan initial de base qu’il avait prévu.

Il y avait eu ce petit rire d’enfant au lointain qui l’empêchait de fermer complètement cette sorte de trappe fixée sur le mur, laissant ses mains crispées au possible contre la pince qu’il laisse tomber pour ouvrir lui même encore plus grand la porte et écouter d’un peu plus près, il n’avait aucune envie d’aller à l’intérieur de cet endroit et quelque chose lui disait de ne pas le faire. Mais cette petite voix il y a quelques secondes à peine lui rappelait quelque chose de bien trop familier pour qu’il puisse juste fermer et ne pas demander son reste, serrant un peu plus le bois avant de l’ouvrir en grand dans une décision presque impulsive et qu’il pensait bien trop insensé pour quelqu’un d’aussi prévoyant que lui, venant ainsi commencer à entrer dans ce tunnel dont il ne voyait même pas le bout. Niels avait besoin de savoir s’il avait halluciné ou non, de savoir que ce qu’il avait entendu était réel ou simplement le fruit de son imagination pour le coup, grimaçant sur le fait que l’endroit était peu pratique d’accès tout de même bien qu’il avait de la chance que le tout puisse être éclairé des rayonnements bleutés qui régnaient à l’intérieur. Devant presque rampé dans ce tunnel bien trop exigu, sans doute dû au fait au passage qu’il était beaucoup plus grand que la moyenne et qu’il ne pouvait pas se mettre comme il le voulait, il entendit dans sa progression un grincement à l’arrière. Un coup d’œil lui indiquait que la porte venait de se refermer derrière lui, accentuant ainsi le fait qu’il avait la sensation de se faire avoir comme pas possible, pour le pousser ainsi à avancer car de toute évidence il n’avait plus réellement le choix désormais. Finalement le marionnettiste pouvait voir une seconde porte au bout, signalant sûrement la fin du calvaire pour lui, alors qu’il avait cette sensation si désagréable d’être en train de franchir le tunnel d’un certain lapin blanc. Soupirant longuement tout en fixant cette nouvelle étape, n’ayant aucune idée de ce qu’il allait bien pouvoir trouver de l’autre côté alors qu’extérieurement il était d’un calme olympique, il posait sa main contre celle-ci pour la pousser et ainsi dégager le passage avant qu’il ne puisse s’extirper de cette situation. À peine qu’il faisait ce geste qu’il sentait un certain poids lui tomber dessus, ne s’attendait tellement pas à ce genre de phénomène, se retrouvant le plus couché possible alors qu’apparemment il n’y avait que du mouvement au-dessus de lui. Dans d’autres circonstances il aurait pu apprécier une telle proximité bien étrange mais là ce n’était pas le cas, pouvant constater qu’il y avait d’autres personnes tout aussi curieuses que lui même s’il ne comprenait pas encore comment elles avaient pu arriver ainsi sur lui alors qu’il était seul dans le couloir, prenant plus ou moins son mal en patience alors que la surprise semblait assez générale.

« Une idée ! Et si tout le monde venait à se lever chacun son tour, c’est simple et efficace, et ça éviterait de vous remuer contre des anguilles dans une boîte ! »

Parce que non il n’allait pas rester toute la nuit ici à attendre qu’ils se décident enfin de se bouger de dessus lui, profitant un peu de ce moment de confusion pour observer et analyser les alentours, même si au final il ne put voir grand-chose à cause des personnes qui venaient à s’agglutiner un peu partout dans la pièce. Lorsqu’il put enfin se relever à son tour, quittant définitivement le tunnel maudit dans lequel il était hors de question, la petite porte derrière lui venait à disparaître mais toute son attention était occupée à ce qu’il y avait autour. Et que ne fut pas sa surprise en voyant Chara dans cette même pièce ronde que lui, penchant un peu la tête sur le côté tout en lui souriant comme pour lui demander des explications muettes mais tout comme lui elle n’avait pas l’air d’être plus au courant de ce qui pouvait se produire ici, tandis qu’il venait à approcher d’elle par pur instinct de survie. La fleuriste était une combattante d’exception mais plus que cela elle était son alliée, ils avaient formulé ensemble une sorte de pacte où il fallait unir leurs forces pour créer un nouveau monde utopiste tout en étant conscient qu’à la moindre faiblesse c’était la mort assuré à cause du coup de poignard de son partenaire, venant ainsi s’agglutiner dans son sillage tout en portant attention sur son nouvel environnement mais plus que toutes les personnes présentes. Ils étaient cinq et en dehors de Chara il ne connaissait aucun de ceux présents, sauf le fameux chat de Cheshire, même si c’était plus de réputation que réellement, devant ainsi conjuguer avec une forte part d’inconnu qui n’était pas sûr de bien apprécier. Il n’était pas l’imprévisible et il baignait en plein dedans, pouvant voir alors le manège avec les lampes torches qui se trouvaient être au nombre de six curieusement soit exactement le nombre qu'ils étaient, encore plus lorsque le téléphone se mit à sonner tout d’un coup. On se serait cru dans un mauvais film d’horreur, le tueur venant toujours téléphoner à sa victime pour la prévenir de ne pas s’aventurer dehors ou qu’il était en train de la regarder, sauf que Niels n’en ressentait pas vraiment de la peur. Un amusement quelque part, comme un jeu du chat et de la souris qui se profilait devant eux, avançant ainsi avec son sourire toujours bienveillant affiché au visage pour venir décrocher le combiner dans l’espoir peut-être d’apprendre une information qui pourrait lui être utile et ainsi assurer sa survie dans ce lieu qui ne ressemblait à rien de ce qu’il connaissait. Il ne dit pas un mot, attendant juste que son interlocuteur vienne à parler ce qui ne manquait pas, reculant un peu l’embout en entendant cette force voix qui résonnait dans la pièce

« Hum… bonjour, bonjour ! Je voulais vous souhaitez la bienvenue dans notre… hum… Pizzeria ? Centre de maintenance ? Honnêtement je ne suis… même pas sûr. Enfin ! Vous êtes les nouveaux gardiens de nuit, et hum… on m’a chargé de vous donnez les quelques directives de base. Hum… Franchement vous allez pas mal vous ennuyez. Je veux dire, hum… il faut simplement garder un œil sur les caméras, faire des rondes pour s’assurer qu’il n’y a rien qui… hum… bouge. Des banalités ! Je ne sais même pas pourquoi ils embauchent autant d'ailleurs... Mais au moins vous serez payés ! Enfin, le salaire minimum. Par contre, faîtes attention aux animatronics. Voyez-vous, la nuit, la société ne les désactive pas… Je crois que c’est une histoire de systèmes internes. Hum, si on les éteint, le système réinitialise et il faut les reprogrammer le matin, quelque chose comme ça… Hum…  Et du coup, ils ont tendance à se déplacer librement. Mais pas de quoi avoir peur ! Tant que vous ne les laisser pas approcher de trop près… hum… vous ne risquez rien. Mais vraiment rien ! Aller, je vous laisse à vos affaires, vous comprendrez assez vite comment ça fonctionne. Hum… Donc n’oubliez pas : regardez les caméras, gardez vos torches sur vous, et surtout, n’approchez pas les animatronics. Je vous rappelle demain matin à 6h, à la fin de votre nuit de boulot... »

« De quoi est-ce qu’il parle… ? »

Même pas le temps de finir la phrase que les portes de ce qui semblaient être un ascenseur venaient à s’ouvrir, une personne était clairement en train de jouer avec eux et il n’était pas réellement sûr de bien apprécier ceci, regardant tous ceux présents un à un pour voir si une idée de génie ne viendrait pas sortir du lot et venant s’attarder un peu plus sur Chara comme pour lui signaler qu’il serait bon qu’elle sorte peut-être une arme sous peu de temps. Mais Niels savait très bien qu’il n’avait pas besoin de la conseiller, elle savait parfaitement comment gérer la situation si celle-ci venait à déraper, essayant de décrypter ce que cette voix avait pu dire. D’ailleurs, il n’arrivait même pas à dire si elle était entièrement humaine et quelque part ça le dérangeait, lui rappelant peut-être un peu les messages enregistrés qu’on pouvait diffuser lorsqu’on venait téléphoner à un opérateur mais il n’en mettrait pas non plus sa main à couper. Il n’y avait pas de caméra dans le coin alors peut-être que ce qu’il venait de dire se passerait dans un autre niveau, d’où la présence de cette boîte en ferraille ambulante, posant le pour et le contre. Il n’avait pas postulé pour un travail de gardien de nuit, aucun d’entre eux d’ailleurs, mais cette histoire d’animatronics venait le titiller. C’était comme des grosses poupées dans un sens avec une apparence d’animal, même si les matières n’étaient pas les mêmes certes mais le principe était là, peut-être qu’il devrait y jeter un certain coup d’œil justement parce qu’il était curieux de tout cet univers forcément. Il avait envie de voir ça de part lui-même, de toute façon tant qu’il y aurait son pseudo garde du corps Chara dans les environs il n’aurait rien à craindre, attrapant ainsi une lampe torches au passage. Cependant le marionnettiste n’allait pas faire des messes-bas en montant déjà des plans sur la comète tant qu'il ne savait pas ce qui l'attendait, pour éviter qu’on puisse lui reprocher plus tard quoi que ce soit, ayant cet air enjoué qu’il feintait en permanence avec que son appétit pour le jeu réclamait d’entamer le processus sous peu.

« Eh bien… Je ne sais pas ce que vous en dites mais de mon côté j’ai très envie de voir ces fameux animatronics, avec de la chance on pourra même les voir en mouvement, et de toute évidence c’est la seule sortie qui s’offre à nous vu que la porte d’entrée semble avoir disparu. Et au passage vu que nous avons l’air d’être tous coincés ici qu’on le veuille ou non c’est Niels de mon côté. »

Finissant par montrer dans l’ascenseur il plissa un peu les sourcils en cherchant les boutons pour l’actionner, voyant à la longue celui-ci en était dépourvu, laissant ainsi les autres faire leur choix.







copyright Bloody Storm

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You got big smile, those fake moves. I heard heaven and thunder cry. Don't be afraid of the fear that's a plain eyed trap, you know you're not the only one, and don't look back just run for cover... ⊹ lumos maxima


Dernière édition par Niels Mørck le Lun 13 Fév - 9:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Dim 4 Déc - 22:21

Don't make a sound

Allongée, raide sur son lit, ses grands yeux fixés sur le mur au-dessus d'elle, Chara était plongée dans ses pensées. Mentalement, elle se faisait un petit bilan de sa situation actuelle dans cette ville. Storybrooke, c'était son nom. Qui aurait cru qu'une fois sorti du monde d'en bas, en possession d'un nouveau réceptacle pour son âme agitée, elle se serait retrouvée coincée dans cette satanée ville, incapable de pouvoir faire quoi que ce soit comme elle le voulait. Puis, elle se retrouvait bloquée dans les chaussures de Frisk, à se la jouer fleuriste. Joie. Mais tout n'était pas noir, la jeune femme avait eut la chance - ou non - de croiser la route de personnes les plus intéressantes. Et à cette pensée, un léger sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme, alors qu'elle se redressa en position assise. Mais, alors qu'elle allait vaquer à ses banales activités, une voix agaçante qu'elle connaissait bien surgit du fin fond de son esprit.

- Tu ne remarques pas quelque chose de différent ?

Chara soupira. Son plus grand défaut était de, justement, ne pas faire attention aux détails. Sa coloc de corps, ou plutôt la propriétaire originale de ce corps qu'elle occupait désormais comme si c'était le sien, une jeune femme du nom de Frisk, était l'opposé total d'elle. Elle était douce, gentille, curieuse, et tellement aimable qu'elle faisait de son mieux pour faire attention à TOUT. Chose que Chara ne faisait pas. Elle son style, c'était plutôt de se concentrer sur son objectif, et de ne porter les yeux que sur les éléments de sa vie qu'elle jugeait utile dans ce but. Alors comment dire qu'une stupide porte de plus ou de moins, elle n'allait pas y attacher plus d'attention que ça.

- Hm ? Aux dernières nouvelles dans cet appart il n'y avait que trois pièces, et non quatre.
- C'est ce que je te dis. Ce n'est pas normal. Souffla Frisk dans sa tête.

C'était peut-être pour ça qu'elle payait le loyer aussi cher. De toute façon, Chara détestait sa logeuse, et s'était juré de la faire taire dès qu'elle en aurait l'occasion, mais elle ne pouvait pas risquer d'attirer l'attention sur elle. En tout cas, Frisk avait l'air inquiète par cette porte, mais comme souvent, la plus âgée des deux se fichait bien de ce que son homologue pacifique pouvait penser. Après avoir hésité quelques secondes, Chara fit trois pas en direction de la porte, avant de l'examiner. De cette dernière émanait une aura étrange des plus... Glauques ? Comme si elle ne faisait pas réellement partie de ce monde. À cette pensée, un sourire mauvais s'étira sur ses lèvres. Que pouvait donc se cacher derrière cette dernière ? Apportant sa main à la poignée de la porte, Chara l'ouvrit sans peur, pour découvrir un long couloir de couleur. Du violet et du bleu partout.

-...... C'est une blague ?

Elle détestait le violet. Si ce chemin menait aux ruines, elle se jurait qu'elle allait tuer quelqu'un. Elle s'apprêtait à reclaquer la porte comme elle l'avait ouverte lorsqu'elle sentit une brise de vent souffler ses cheveux noirs. Chara cligna des yeux et se concentra de nouveau sur le chemin. Du bruit venait du fond, une douce voix familière, dont la simple audition eut comme effet de froncer les sourcils de la jeune femme et de lui durcir l'expression faciale. Impossible. Non ! Hurla Frisk à son attention, mais Chara ne s'arrêta pas, et sans hésiter, plongea tête baisser dans le tunnel. Elle rampa aussi vite qu'elle pu. Une chance qu'elle avait toujours un couteau sur elle, sinon elle aurait été désarmé, et dans un territoire totalement inconnu. Dans le noir, elle ne savait même pas si elle montait ou descendait, quoi que ce genre de détails n'avaient pas beaucoup d'importance dans cette situation. Elle était juste heureuse de ne pas être claustrophobe. Au bout du tunnel sans fin, une porte de plus. Serrant les dents, Chara l'ouvrit violemment. Elle détestait les obstacles, qu'ils soient humains, monstrueux, ou en bois. Puis, sans comprendre comment ni pourquoi, elle glissa et tomba sur... Quelqu'un. Elle n'eut pas le temps de se relever que d'autres corps lui tombèrent dessus à leur tour. Et mais c'était quoi ça ? Ils sortaient d'où ces idiots ? Du même endroit qu'elle visiblement. Et ce n'est que lorsqu'une voix familière s'éleva que le groupe décida enfin de se retrouver sur leurs pieds.

Oui, le groupe, parce que visiblement, ils étaient six. Cinq autres personnes en plus d'elle quoi. Beaucoup trop à son goût. Elle était plus du style solitaire, et de toute façon, ce n'était pas pour son amour fou de la race humaine qu'elle était connue. Mais ça, personne ne le savait. A part Niels bien sûr. Mais qu'est-ce qu'il faisait là lui ? Elle croisa d'ailleurs son regard, et ses sourcils se froncèrent légèrement. Comme elle le pensait, lui non plus ne semblait n'avoir aucune idée de quel était cet endroit. Bien. Au moins, ils étaient à égalité pour le moment. Niels était son allié pour le moment, mais elle avait appris à ses dépens lors de la première rencontre qu'il était plus manipulateur et intelligent qu'il en avait l'air, elle ne pouvait pas s'empêcher de se méfier de lui...

Elle s'approcha de lui, voulant lui dire quelques mots, lorsque le téléphone sonna. Silence dans la pièce. Personne ne semblait déterminé à prendre l'appel, jusqu'à ce que Niels ne bouge, et qu'une voix humaine (?) résonne dans la pièce close dans laquelle ils se tenaient. Après avoir écouté l'appel, perplexe, Chara croisa ses bras sur son torse, visiblement agacée.

- C'est une blague, j'espère, ce type a cru que j'avais sérieusement la tête d'être gardienne de nuit ?

Et ouais, pour cette escapade au pays des gardiens de pizzerias, elle avait décidé de se la jouer naturelle, fini de blaguer et de s'amuser à se Friskiser. Après quoi, devant leurs yeux, une porte s'ouvrit sur ce qui semblait être une cage d'ascenseur. Son expérience personnelle avec les ascenseurs lui soufflait que quelque chose d'important allait les attendre à son sommet. C'est un piège. Lui souffla la petite voix dans sa tête, ce qui la fit sourire. N'y vas pas. Elle balaya ces paroles de son esprit, et écouta Niels.

- Hors de question de rester ici pour ma part. Si j'ai rampé jusqu'ici, ce n'est pas pour reculer devant quelques robots qui se baladent dans une pizzeria. Puis je suis affamée. Je me servirais bien une tranche.

C'était drôle comment aujourd'hui, elle avait décidé de porter son vieux pull bleu, avec des rayures violettes, sur sa chemise marron, ou plutôt celui de Frisk. C'était celui qu'elle avait porté tout au long de son génocide souterrain. Il était parfait pour une situation comme celle-là. Puis elle n'avait pas peur de ces robots de toute façon. Elle en avait one shot un dans le passé, et ce dernier savait aussi chanter et danser, que pourraient ils faire de plus ces satanés animatronics ?

- Je suis avec Niels.

Déclara-t-elle en lui emboitant le pas, déterminé à découvrir ce qui les attendait par la suite, ignorant complètement au passage leurs autres camarades. Seul Niels l'intéressait. Puis Chara n'avait même pas pris la peine de se présenter. Elle se positionna aux côtés du grand marionnettiste.

- Bon, tu attends quoi pour... Oh.

Aucune bouton, ça s'était un problème. La cabine n'attendrait pas que toute la troupe soit à bord avant de partir quand même ?

code by Silver Lungs
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Lun 5 Déc - 16:24



 [Mission Coraline] Don't make a Sound  ft. Felicity  & All People

Félicity était toujours à son bureau en train de faire les modifications d'un codage que son patron lui avait demandé. Mr le voulait pour le lendemain alors qu'elle devait rentrer chez elle pour s'occuper de sa meilleure amie, mais ça, il s'en fichait comme de l'an quarante, malheureusement. Alors elle lui avait dit qu'elle avait laissé de la nourriture dans le frigo et qu'elle reviendrait dès que possible. Et voilà pourquoi elle était encore dans son bureau avec un sandwich à moitié mangé, des m&m's et surtout une cannette de coca vide.

Rah ! Mon dieu, il est près de 00h et j'ai toujours pas terminé la première partie …

Elle déposa ses lunettes sur son bureau et ferma les yeux un instant. Elle avait vraiment besoin de se reposer un peu les yeux, parce que c'était pas possible de coder pendant plus de cinq heure d'affiler sans avoir vraiment mal à la tête. Mais elle se motiva parce qu'elle savait que plus vite elle aurait terminé, plus vite elle pourrait rentrer chez elle et parler un peu avec sa meilleure amie qui ne se rappelait pas encore de tout. Après avoir terminer la première partie, il était près de minuit moins cinq et soudainement une petite porte en bois apparut. La blonde fronça les sourcils parce qu'elle n'était pas sûre du tout de ce qu'elle était en train de voir. Elle se frotta les yeux et re-regarda la porte. Non, elle n'était pas du tout en train de rêver. Alors, elle se leva pour regarder la porte de plus près et là, elle vit la  petite lumière et les couleurs bleus et violettes. « C'est pas une bonne idée Fel ! Dégage de là ! » Mais une petite voix l'appela et elle l'a reconnu aussitôt. C'était celle de Riley, la petite fille qu'elle n'avait pas revu depuis qu'elle était venue ici.

-Je me sens tellement seule, sans émotion …

Elle ne pouvait pas la laisser dire ça, alors elle passa la porte, contre l'avis de sa petite voix intérieure. Le tunnel était tout violet et bleu, elle avait presque l'impression d'être sous l'eau avec le soleil tapant sur l'eau. Rapidement, elle avança vers la fin du tunnel et quand elle s'aventura plus en avant, elle tomba de haut et se retrouva les membres pelles mêlés avec d'autres personnes. « Mais comment ils sont arrivés ici ? J'étais seule dans le couloir ! » Alors un homme aux cheveux noirs leur fit rapidement savoir qu'ils voulaient qu'ils se lèvent. « Je ne sais pas, mais les deux là, je ne les sens pas du tout, il envoie de mauvaises ondes ! Pire que Colère quand Peur fait des conneries ! » Mais elle n'était pas là pour juger, juste pour comprendre ce qu'il se passait. Le téléphone sonna et la blonde pencha la tête sur le côté droit. « Mon dieu que la téléphone est vieux! » Elle secoua la tête écoutant le message de la voix quasi-humaine. Un froncement de sourcil plus tard, elle suivit les deux autres personnes dans l'espèce d'ascenseur en attrapant au passage une lampe torche.

Moi c'est Felicity !

Ils n'avaient pas besoin de savoir qu'elle pouvait sensiblement modifier leur émotion pour qu'ils soient plus joyeux, ils n'avaient pas besoin de savoir qu'elle était experte en informatique et que tout ce qu'elle voyait autour d'elle oscillait entre trop avancé et pas du tout avancé. Et que l'absence de bouton ne lui disait rien qui vaille.
(c) crackle bones


∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ ℍeroes & Villains ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙

      ❀ Dance dance dance!


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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Lun 5 Déc - 20:13


Don't Make a Sound

Pleins de gens omg




La musique résonnait dans tous les coins de la boîte de nuit. Les corps se mouvaient, dansaient se touchaient dans une ambiance torride au rythme de la dudit musique. Des créatures de rêves se trémoussaient sur le bar, entre les serveurs qui s’agitaient pour pouvoir répondre à la demande des clients assoiffées par l’ambiance. Parfois, entre, on pouvait entendre des cirs d’une dispute. Une femme venant retrouver son mari qu’elle croyait au travail alors que ce dernier dansait langoureusement contre une rousse endiablée. Un jeune homme peiné de s’être fait rejeté qui allait à nouveau à la charge sur cette blonde qui venait de commencer un twerk du dieu de feu ; Des scènes de ménages dont les bruits étaient couverts par la musique et les échauffements de la salle des deux DJ. Et au milieu de tout ça, de toute cette scène qui n’avait tellement rien avoir les contes de fée qu’on pouvait racontés aux enfants se trouvaient l’instigateur de ce déchainement de passion. Assis comme un pacha, au milieu de trois canapés rouges, très bien entouré, un grand verre de whisky, un cigare dans la main, un peu d’herbe à chat dans la poche de son costard Boss, et surtout un sourire allant de l’oreille droite à l’oreille gauche. Chester ne loupait pas une miette de tout ce qui se passait dans son bar alors que sa queue battait la musique en rythme. Il ne regardait pas que seulement comme l’être humain qu’il était devenu, oh non, il avait trouvé beaucoup plus amusant à faire, regarder ses âmes pour la plupart mal, perdues venir se perdre encore plus dans le temple de la luxure. Si à l’époque, pendant cette malédiction, il ne se serait jamais montré comme dans sa boîte de nuit, essayant de préserver un anonymat, regardant d’un œil voyeur ce qui s’y passait, y allant même en anonyme, faisant ressortir ce côté totalement schizophrène qu’il avait. Le brillant docteur en psychiatrie, droit, sérieux, même froid évitant les contacts de la race humaine contre le totalement déchaîné et incontrôlable Nuage Ténébreux comme l’avait surnommé une de ses meilleures clientes, que certains avant confondu avec une danseuse, et que lui-même appelée Diamant Rouge avant que la magie ne revienne.  

Aujourd’hui cette époque était révolue car ce dédoublement de personnalité n’était plus, il s’était dilué pour faire en sorte de correspondre à l’ancien caractère du chat, qui, sans doute pire était bien pire. Se levant d’un bond, il avança félinement à travers la piste, se délectant de l’écran de fumée qu’il y avait. Cela lui donnait l’impression d’être dans la forêt de Tuppence, où il régnait en maître sur les lieux, un peu comme ici. Allant au comptoir, il salua d’un geste de la tête ses employés, avant de glisser sur le bar pour atteindre une jeune femme blonde. « Tout va comme tu veux Alice ? » La blonde eut un grand sourire tout en levant le bras pour poser sa main sur la tête d’Hippolyte et de le repousser du comptoir. « Oui, et je suis en train de réaliser un cocktail flambé alors si tu ne veux pas que tes belles boucles crament pousses toi. » Le chat rigola tout en passant sa queue sur le visage de la jeune femme. « Bien entendu chaton. » Au fond, même s’il savait qu’elle pouvait se défendre comme une grande, qu’elle était à l’aise, c’était lui qui l’avait entraîné dans un endroit pareil, alors il se devait de la surveiller de près, ne voulant rien qui lui arrive à nouveau. Voyant que pour le moment tout roulait, il décida de retourner à sa place, ayant des choses distrayantes à faire. Cependant, il fut arrêté en plein milieu, par une jeune femme, à la chevelure brune magnifique comme tout le reste de son corps par ailleurs pensa Hippolyte alors qu’il venait de la scanner sans aucune vergogne. Elle le lui rendit en l’attrapant par la nuque et à l’embrassant à pleine bouche. Surpris mais n’en laissant rien paraître, fouettant juste l’air plus violemment avec sa queue, il se laissa alors embarquer dans ce qui semblait être un coup d’une nuit.

Même s’il était une sorte d’exhibitionniste de par sa nature féline, Hippolyte aimait cependant être tranquille quand il allait passer à table et là, c’était clairement le cas vu comment la brune ne lui laissait pas une minute de repis. Tout au long du couloir qui menait à son bureau, ils n’avaient cessé de s’embrasser, de se griffer voir plus. Soufflant pour essayer de calmer la pulsion qui l’animait, il chercha la clé de sa porte dans la poche de son pantalon. Cependant, avant même de l’avoir introduit dans la serrure, quelque chose le stoppa net. Son instinct surdéveloppé venait de lui mettre un gros coup de batte de base ball dans son esprit pour le réveiller. Repoussant doucement la brune, il ouvrit enfin la porte. « Attends-moi là, deux petites minutes, je dois d’abord vérifier un truc. » Rentrant rapidement dans son bureau, il ferma plus violemment la porte qu’il ne l’aurait voulu, au nez de la jeune femme. La pièce était éclairée juste par la lune, ironie de la ville, mais Chester sentait qu’il y avait déjà quelque chose de différent. Eclairant la pièce, il remarqua directement une petite porte, ouverte à coté de l’armoire qui ne contenait que des livres. Méfiant, il s’en approcha doucement, mais c’est quand il entendit la voix d’Alice et de Bandy qu’il se figea, comme s’il avait reçu un sceau d’eau froide glacée. Tournant autour de lui dans la pièce, pour voir si ce n’était pas son esprit fou qu’il lui avait fait entendre, son regard s’accrocha sur la montre. Minuit moins Cinq. Il savait, de par son ancien travail de lune au pays des merveilles, que c’était souvent à Minuit que se passait les choses les plus horribles. « Chessy, aide moi à sortir de là ! » . Clignant plusieurs fois des yeux, plantant même ses griffes dans son avant-bras pour voir s’il ne rêvait pas, il du admettre que c’était bien réel. La voix de Bandy qui lui demandait de l’aider. Passant sa main sur son visage, il se souvenait de ce moment, quand il avait essayé de le sauver de sa geôle de la reine rouge, avec sa horde de chat. C’était les mots de son âme car il savait son frère trop fier pour lui dire ça.

Sans plus attendre, il se jeta sur la porte, l’ouvrant entièrement. Derrière, un long tunnel étroit. Tous ses sens de chat magique lui disait de ne pas y aller, que ça sentait le piège à plus de cent kilomètres à la ronde et qu’en plus il avait un plan sur le feu. Mais non, Chester était têtu, et le fait d’entendre la voix des deux êtres comptant le plus pour lui n’allait pas le résonner. « Tu sembles avoir eu un différend avec une bête doté de griffes acéré .. Qui s’en est pris à toi ?» « Le bande .. le bandy .. » « Le Bandersnatch ? Et bien, je ferais mieux d’y jetter un coup d’œil. » Il avait cette sensation étrange, comme si quelqu’un lui avait pris ses souvenirs et s’amusait à les diffuser en boucle. S’il la voix d’Alice n’avait pas à nouveau retenti dans le tunnel, il aurait fait demi-tour mais là, il ne pouvait pas. De toute façon, il avait entendu la porte se fermer alors maintenant il n’y avait plus qu’a avancer. Et puis, alors qu’il ouvrit la deuxième porte, d’un seul coup, Chester feula quand cinq autres personnes apparurent en même temps. Se dégageant dans un mouvement de souplesse acrobatique, il se releva pour se mettre sur le coté, observant minutieusement l’endroit et avec qui, il se trouvait, tout en remettant ses habits en place. Une pièce ronde, avec un téléphone au milieu qui ne tardait pas à sonner. Le bruit strident qu’il émis dérangea l’ancien chat dans son observation. Il ne connaissait personne réellement, sauf peut-être le blond qui avait parlé au début, qui était déjà venu dans sa boîte de nuit.

Hippolyte rigola alors que sa queue battait l’air frénétiquement. Il avait trop pris d’herbe à chat, c’était ça. Ou alors il avait prit de la cocaïne ou des champignons sans s’en rendre compte au dîner de ce soir. Il était en plein trip de drogué. Bon ce qui était étrange, c’était les autres personnes. Pourquoi ne rêver de personnes comme ça ? Se griffant à nouveau, il comprit que malheureusement il n’était pas dans son canapé à baver car une goutte de sang perla de sa main. Le bruit d’un ascenseur le ramena dans cette pièce tandis qu’il écoutait les autres personnes parler. Surtout celle qui venait de parler d’ondes. Intéressant. Attrapant une lampe pour s’en servir comme arme et non comme lampe, vu qu’il avait lui-même cette fonction intégrée, il rentra dans l’ascenseur en compagnie de Niels, une brune sans nom et Félicity. « Enchanté de faire votre connaissance. » Son sourire s’élargit dans un rictus d’angoisse quand il remarqua qu’il n’y avait pas de boutons. « Curieux, je ne suis pas expert en technologie, mais la logique voudrait que l’on puisse choisir où l’on va dans ce genre d’appareil ? Même dans un endroit aussi étrange que celui ci !» Passant la main sur le métal froid, il n’y avait strictement rien, pas même un tableau tactile.  « Hippolyte, Chester, Cheshire, faites-vous plaisir, je ne suis pas difficile. Oh et ne faites pas attention à ça surtout, elle n’est pas méchante, elle vit sa vie. » L’endroit était exigu et Chester n’avait pas eu le temps de ranger sa queue de chat dont le bout s’enroulait et se dérouler de gauche à droite.



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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 6 Déc - 9:33



❝Don't make a sound❞

Mission
Toto avait fait un caprice à pas d'heure pour une promenade au clair de lune. Et comme toujours, Dorothy n'avait pas pu résister à sa petite bouille toute mignonne. Elle s'était rhabillée et était sortie dans le jardin pour jouer un peu avec lui. Vers 23h45, il se décida enfin à rentrer au grand soulagement de sa maîtresse, mais à cause de ce petit vaurien, elle n'avait plus sommeil. Lui par contre, trouva son coussin et s'endormit aussitôt. Ce n'était pas bien grave, elle allait se faire un lait chaud pour se détendre et après elle irait se coucher pour ne pas être trop fatiguée pour les cours demain.

Dans la cuisine, Dorothy se prépara sa petite potion de sommeil quand elle remarqua dans un coin une porte qui n'était pas là. En plus, une porte carré ce n'est pas commun. Une lumière pastel dans les tons violet et bleu s'échapper de l'entrebâillement. Piquée par la curiosité, la petite fermière s'approcha. Rien n'arrivait jamais par hasard, si cette porte avait fait son apparition dans sa maison, il y avait une raison et elle devait savoir. Accroupie, la main sur la poignée, elle ouvrit doucement la porte. Elle fut aveuglée par le torrent de lumière. Une voix s'élevait au loin.

- Dorothy, viens nous aider. Le potager ne va pas s'entretenir tout seul. Tu avais dit que tu t'en occuperais.

- Tante Em?

Dorothy se force à ouvrir les yeux malgré l'éblouissement. Est-ce que cette porte serait un lien vers le Kansas, peut-être même vers son époque? Elle devait en avoir le cœur net. Elle se faufila dans ce tunnel. Il  fallait qu'elle aille retrouver Tante Em. Elle n'entendit même pas la porte claquée derrière elle. Plus rien n'a d'importance, seule la voix de Tante Em compte.

Au bout du tunnel, il y avait une autre porte mais en arrivant, Dorothy sentit comme une présence, comme si on la poussait. Elle tomba finalement sur quelqu'un, avant qu’il ne lui arrive la même chose. Elle comprit alors que d'autres personnes étaient là mais qu'elle ne les avait pas vues jusqu'à maintenant. Un homme leur ordonna de tous se lever et Dorothy put voir plus en détail où ils se trouvaient.

Ils étaient tous maintenant dans une pièce circulaire. La porte par laquelle elle était arrivé avait disparu et la seule sortie se trouvait en face, cela ressemblait à une porte d'ascenseur. Au centre, il y avait une grande table avec pleins de lampes et un gros téléphone violet.

- Oh, on dirait celui de ma maison! Sauf que chez nous, il était orange. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas vu un téléphone comme celui-là.

Dorothy s'approcha comme fascinée par cet objet qui lui rappelait tant de souvenirs. Quand il se mit à sonner, elle sursauta et fit quelques pas en arrière et laissa quelqu'un d'autre répondre. L'homme blond sen chargea et une voix étrange emplit la pièce. Un frisson parcourut le dos de Dorothy alors que tout le monde écoutait le message. Dans ses faux souvenirs, elle trouva des bribes de films d'horreur. Un groupe de jeunes se retrouvaient enfermé dans un endroit, la nuit, sinon ce n'est pas drôle et mourrait les uns après les autres. Cela y ressemblait tellement.

Quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et que tout le monde s'y engouffra, Dorothy en fit de même, hors de question de rester seule. Les présentations commencèrent alors.

L'homme blond semblait s'appeler Niels, d'après la femme brune. La blonde se présenta sous le nom de Felicity et le grand homme brun bouclé avec une queue de chat était Hippolyte.

- Moi c'est Abigale mais tout le monde m'appelle Dorothy. Oui je sais, dis comme ça, c'est pas logique, mais c'est mon vrai prénom en fait.

Elle sourit au groupe pour oublier un peu sa peur de se retrouver dans cet endroit effrayant. Tout le monde était dans l'ascenseur à attendre de savoir ce que le sort allait le réserver.


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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 6 Déc - 14:44



Don't make a sound...

Colin sortie de la douche des vestiaires de la caserne. Il avait fini d'entraîner ses hommes et de s'entraîner lui même. Il n'avait pas eu beaucoup d'intervention aujourd'hui alors il en avait profiter pour faire travailler ses hommes. Pompier n'était pas un travail facile et il fallait avoir une bonne endurance ainsi qu'un bon mental, alors il les faisait travailler sur ses deux choses à chaque fois. Il essayait de faire du mieux qu'il pouvait pour qu'à chaque fois, ils s'en sortent vivant. Cela était parfois rude et même le après comptait, car psychologiquement parlant toutes les situations pouvaient être appréhender et digérer de manière différentes. Alors, il faisait tout pour que ses hommes soient bien et qu'ils laissent le travail au travail. Lorsqu'ils rentraient chez eux, ils devaient se consacrer à leur famille ou amis. Cela était tout aussi important, un bon équilibre pour bien faire était essentiel et Colin y tenait. Mais comme disait un bon dicton, on ne suit jamais nos propres conseils.

Depuis la fin de la malédiction, une force féline était apparue. Cela avait un peu délicat au début pour la maîtriser. Il avait toujours eu de la force, étant sportif, essentiel pour ce métier, mais cette autre force était différente et son entraînement quotidien lui avait apporter cette maîtrise. Maintenant, il avait une totale maîtrise. Tout comme ses instincts, il avait mis un petit temps avant de s'adapter. Mais il ne préférait pas penser à cette malédiction. Aujourd'hui, il se sentait plutôt bien et s'était tout ce qui comptait.

Il regarda sa montre. Il balaya l'endroit, il était propre, bonne nouvelle. Il alla faire un tour dans toutes les pièces, regardant chaque recoin. Propre également. Il croisa un collègue qui pour la nuit était de garde. "Capitaine, l'endroit est nikel vous l'avez nettoyé juste après l'entraînement, vous avez déjà oublier ?" leva t-il les yeux au ciel. Il l'aimait beaucoup, mais leur capitaine avait parfois ce toc un peu trop souvent. Heureusement qu'il ne le faisait pas pendant une intervention. D'ailleurs s'était bien ironique, surtout avec la saleté qu'il y avait lors de toutes les missions faites. Enfin, il sourit tout de même au regard noir de Colin qui ne prit même pas la peine de répondre. "Je dois y aller" Colin salua les hommes et femmes qui travaillaient ce soir là avant de sortir au final.

Il se dirigea vers sa maison. Il devait passer du temps avec Nessa. Tout se passa formidablement bien jusqu'à qu'il se lève, allant dans la cuisine pour prendre quelque chose de frais, exténuer. Ses oreilles tiquèrent et son regard se posa sur ..une porte qui décorait le mur. Il fronça des sourcils, il s'y approcha, elle était entrouverte. Il y jeta un oeil et la coloration le fit reculer. Jas' aimerait cette couleur. Tout son être lui disait, criait, lui rugissait même de ne pas y aller. Une voix lui vint pourtant, il regarda vers le fond. Il reconnut cette voix si familière, celle de la princesse, son amie et sa petite soeur sous la malédiction.

Il avala sa salive difficilement.

Il ne se comprenait pas, tout son être voulait reculer et pourtant il avançait dans ce couloir qui lui donna mal aux yeux. Un peu trop pastélisé à son goût. D'un coup, il se fit bousculer bougeant avec agilité pour ne pas que les autres qu'il avait aperçu le fasse tomber au sol. Il se gratta la tête. Une pièce ronde avec une table au centre, des lampes torche et un téléphone tout aussi violet. Couleur à la mode peut-être de nos jours. Il regarda les gens tour à tour. Il les connaissait pour certains de vue. Il reconnut une des personnes, Felicity. Comme une odeur presque familière ses yeux se posèrent sur un homme avec une queue qui se dandinait. Un chat ! Le tigre en lui le reconnu comme comparse, mais un tigre était de base d'une nature solitaire...il disait bien de base, lui s'était particulier.

Le téléphone sonna et se fut une des personnes qui y répondit. Il tressaillit. Bien, était-ce une caméra cachée ? Il l'espérait, parce qu'il ne comptait pas rester ici. Son instinct ne lui présageait rien de bon. Il se gratta de nouveau la tête. "Je m'appelle Colin", puis il monta en dernier dans l'ascenseur. De toute manière, ils étaient tous dans la même galère. Il avait bien entendu pris cette lampe torche, après tout ça allait surement leur servir sinon elles ne seraient pas présente. L'absence de bouton n'arrangeait aucunement l'idée que cela pouvait être une belle aventure. Et tout son être le lui rappelait bien.

 



Dernière édition par Colin O'Cahan le Mar 27 Déc - 23:38, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 6 Déc - 22:53



Don't make a sound

Elle veut voir le monde elle veut enfin être libre elle veut quitter les souterrains pour l'éternité tu es la réponse à ses prières murmurées dans l'obscurité peux-tu réparer un coeur brisé tant de douleur et de beauté aux alentours rampe sur tes genoux et ne fait pas un seul bruit


Tout était si différent de la première fois où elle avait franchi cette porte ; et dans un certain sens, c’était compréhensible. D’origine, ce monde était bâti pour refléter celui de l’enfant piégé, en plus coloré, plus appétissant, pour mieux l’appâter, pour le faire se sentir chez lui ; mais cette fois-ci l’enfant en question savait déjà dans quoi il se lançait, et n’était même plus un enfant, alors la cage avait totalement changé de design. Ainsi, Coraline se traînait dans les bouches d’aération étroites, avec l’impression étrange que cela faisait une éternité qu’elle voyageait là-dedans et le pressentiment que quelque chose la suivait. Pourtant, elle ne cessait de jeter des coups d’oeil fréquents derrière elle ; mais jamais une silhouette ne se profilait à l’horizon, ce qui ne faisait que la crisper davantage. Que s’attendait-elle à trouver, au juste ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Des réponses. Des nouvelles questions. Peut-être un affrontement final façon jeu vidéo, avec cette garce comme dernier ennemi à affronter avant de trouver le trésor et sauver le monde.

« Wow ! »

La bouche d’aération faisait un embranchement vers le bas qu’elle n’avait pas anticipé, et elle se retrouva soudain contorsionnée dans une position étrange et presque disloquée, sa jupe gothique se prenant dans elle ne savait quoi, avant de remuer un peu pour se laisser tomber dans l’ouverture et retrouver une position correcte ; elle eut l’espoir de voir un grillage de liberté devant elle, mais elle ne fut accueillie que par le noir de nouvelles galeries, la faisant pousser un soupir en passant ses mains dans ses cheveux, agacée que des mèches certaines noires et certaines blondes ne cessent de s’infiltrer dans ses yeux clairs. Pourquoi n’avait-elle jamais la moindre barrette sur elle, et pourquoi trouvait-elle sa frange droite bien trop mignonne pour la couper ou la laisser pousser ? Que de questions existentielles dans son… existence.

Elle recommença à ramper, bien que le tunnel d’aération ne tarda pas à faire un nouvel embranchement ; mais l’espoir vint envahir son regard lorsqu’elle aperçut tout au fond sur la gauche ce qui ressemblait à des barreaux. Une sortie ? Enfin ?! S’agitant un peu plus, elle ne tarda pas à rejoindre le grillage, essayant d’examiner à travers les fentes ce qui l’attendait de l’autre côté, bien que la surprise et la frustration furent les seuls sentiments qui l’envahirent. De l’autre côté, tout était sombre, mais ça ressemblait à un couloir vertical plongé dans l’obscurité, ne laissant entrevoir qu’un plafond inexistant où serpentaient au centre deux gros câbles à première vue solides, et un sol où étaient plantés les deux câbles -ou tout du moins c’est ce qu’elle parvenait à conclure du peu qu’elle voyait. Coup de chance pour elle, le sol n’était pas trop bas ; même si une chute même aussi longue que celle d’Alice dans le terrier du lapin ne lui ferait pas le moindre mal, elle n’avait pas spécialement envie de se laisser tomber comme une poupée de chiffons, histoire de ne pas faire trop de bruits au passage…

Mais à peine se mit-elle en place pour sauter de la bouche d’aération que le sol en-dessous d’elle se mit à… bouger, vers le bas, prenant de plus en plus de distance avec elle et la faisant pousser un petit cri alors qu’elle se laissa tomber dans le vide ; elle voulut se rattraper au rebord mais ses doigts glissèrent ; et peut-être aurait-ce été une très mauvaise idée de retourner dans la bouche d’aération car au moment-même où elle bascula, un bras mécanique d’où dépassaient des fils coupés émergea de l’ouverture, manquant de l’attraper par les cheveux, la faisant aussitôt blêmir alors que toutes ces informations faisaient leur chemin dans son cerveau.

« Non... »

Elle percuta le dessus de la cabine d’ascenseur de plein fouet, mais sa chute ne s’arrêta pas là, car elle avait atterri sur la trappe de secours, forçant celle-ci à s’ouvrir sous l’impact ; et pour une personne normal ça aurait peut-être coupé la respiration mais à cette instant son corps s’était transformé pour prendre une texture lourde et invulnérable ; ainsi Itward continuait de la protéger du mal qu’elle pouvait se faire, l’épargnant d’un mal physique alors que toutes les implications que représentait ce bras métallique circulaient dans l’esprit de Coraline. Inconsciente du bruit tonitruant et de l’entrée fracassante dont elle était l’auteure, elle fixait la bouche d’aération qu’elle venait de quitter, immobile. Le bras avait disparu, mais il était trop tard pour nier la réalité.

Il y en avait d’autres. D’autres victimes. Au moins une, en tout cas. Mais c’était déjà beaucoup trop.

Ses yeux s’assombrirent presque autant que ses cheveux s’éclaircirent, alors que ceux-ci prenaient une teinte si blonde qu’ils en paraissaient blancs ; elle serra les poings et les dents, avant d’agilement se mettre accroupi alors que l’ascenseur se déplaçait encore vers le bas, sa peau reprenant son aspect et sa texture bien humaine. Elle était en train de perdre la notion de réalité. Jetant un regard farouche aux individus présents, ses yeux s’arrondirent de surprise en découvrant les six « aventuriers » de la nuit ; ils étaient bien humains, en chair et en os, et ils n’avaient apparemment pas plus d’idées qu’elle sur l’endroit où ils se trouvaient, et peut-être même sûrement beaucoup moins qu’elle. Son regard furieux croisa celui de Felicity, puis Colin, puis Dorothy ; il s’arrêta quelques secondes sur Hippolyte, s’adoucissant un peu car cet homme était associé quelque part à l’espoir de retrouver son cher Mr Midnight ; son regard se fit énigmatique en se posant sur Chara, celle qui pouvait essayer de lui planter un couteau dans le ventre tout en lui offrant la moitié de son pain au chocolat ; et puis, cette consultation visuelle sur toutes ces pauvres âmes présentes termina sur Niels. Un instant, une colère sourde, à nouveau, dans ce doute profond qu’il avait quelque chose à voir avec toute cette histoire ; mais elle se retint de se jeter sur lui pour dégager les instincts de destruction qui hantaient ses tripes à cet instant. Non. Ce n’était pas de sa faute. C’était de la sienne.

S’ils étaient tous là, c’était à cause d’elle. Elle avait réveillé quelque chose qui n'aurait jamais dû l'être, et même elle n'était pas aussi sûre qu'elle voulait bien le penser de ce que c'était.

« Eh, mais comment vous êtes arrivés là, vous tous ? » Elle se redressa, feignant un air naïf et innocent, comme si elle ne venait pas de traverser le plafond et s’en sortir sans une égratignure juste sous leurs yeux, et qu'ils étaient simplement autour d'une table en train de boire un verre au Rabbit Hole. « Vous êtes six et pas un seul pour me rattraper ? Eh bah, la galanterie se perd de nos jours ! » Elle adressa un clin d’oeil en direction de Niels et Chara, avant d’ajouter : « Quoique, c’était peut-être la meilleure décision de votre nuit. Et comment va ton couteau, Chara ? » Personne n’eut vraiment le temps de réagir à cette apparition soudaine, car l’ascenseur s’arrêta et les portes s’ouvrir dans le dos de Coraline, et elle leur jeta un sourire malicieux avant de reculer avec vivacité, puis se retourner… pour découvrir qu’il n’y avait pas d’ouverture, en dehors d’une autre bouche d’aération sans grillage. Poussant un soupir, elle se vautra sur le sol sans faire attention à ses vêtements déjà abîmés par sa formidable chute, avant de faire signe aux autres de la suivre. « À moins que vous ayez une autre sortie, mais sachant que vous êtes montés dans l’ascenseur, ça m’étonnerait que votre entrée soit également une sortie, alors, parce que le bon sens vous aurait déjà hurlé de ficher le camp si vous le pouviez. »

Bien heureusement, le « voyage » ne fut pas long ; elle arriva de l’autre côté en deux temps trois mouvements, se releva prestement tout en époussetant sa jupe bouffante. Puis, elle se retourna d’un mouvement dansant, faisant face à la pièce devant elle, laissant les autres la rejoindre à mesure : pas très grande, en forme d’arc de cercle, avec devant eux un bureau surmonté d’un ventilateur violet, une chaise à roulette, un vieux magnétophone et l’impression générale que quelqu’un venait de quitter les lieux. Sur les murs, d’un côté, des dessins d’enfant ; de l’autre, un poster d’un animatronic danseur avec un gros « dance ! » écrit en lettres jaunes. Mais le plus visible peut-être était l’amas d’écrans en face du bureau, comme de vieux téléviseurs analogues, une partie grésillant sur de la neige, les autres totalement noir. Coraline s’arrêta devant ce spectacle étrange.

« Je me souviens de ce… scénario. » Oui, elle le connaissait par coeur. Le nouveau gardien de nuit rejoignait ses quartiers pour bosser sans se douter une seconde qu’il allait mourir. Sauf que c’était un sentiment plus qu’étrange de se retrouver à la place de ceux qu’elle avait pu chasser dans ce passé lointain qui était le sien, à l’époque où son corps était aussi mécanique que les figures dessinées sur les feuilles placardées sur les murs. « Vous êtes les nouveaux gardiens de nuit de cet endroit… Vous allez vous ennuyer… faîtes attention aux animatronics. » Elle se tourna vers le groupe qui se recomposait au sortir de la bouche d’aération, son visage parfaitement sérieux. Les autres s’avancèrent vers elle ; mais à nouveau, elle ne leur laissa pas le temps de réagir, se précipitant soudain sur la bouche d’aération en face de celle qu’ils venaient de quitter ; elle céda, visiblement défectueuse. « Il faut sortir, il faut sortir, il faut sortir... » Coraline était passée d’un air presque effrayant à une expression hagarde, comme si soudainement la panique avait envahi ses veines ; mais à peine eut-elle le temps d’arracher le grillage de la bouche d’aération qu’une voix s’éleva dans la pièce comme si elle provenait de partout à la fois -mais probablement plus rationnellement d’haut-parleurs dissimulés ici et là. Une voix d’homme à nouveau, mais différente de celle du téléphone, bien plus électronique et avec un onnesavaitquoi d’automatisé, comme si c’était une voix artificielle.

« Bienvenue à votre première nuit dans votre formidable nouvelle carrière ! Que vous ayez lu une de nos annonces dans un journal, que ceci soit le résultat d’un pari, ou que vous ayez décidé d’emprunter la petite porte alors que tout suggérait de faire l’exact contraire, nous vous souhaitons la bienvenue ! Je serai votre guide personnel pour bien commencer votre travail. Votre nouvelle carrière promet challenge, fascination, et opportunités immanquables ! Essayons de vous lancer dans vos tâches quotidiennes. » La voix s’interrompit quelques secondes, avant de reprendre d’une voix aussi dénuée d’émotions qu’auparavant. « Il semblerait que votre matériel de surveillance soit défectueux. Il va falloir redémarrer le système manuellement et vérifier les équipements directement dans les salles. Je vous invite à emprunter le passage qui se trouve en face de l’accès à l’ascenseur. Vous rejoindrez ainsi le studio de danse de Ballora. La porte de la salle de réparation où se trouvent les outils nécessaires ainsi que le générateur se trouveront droit en face de vous en sortant. Et ne vous inquiétez pas ; je vous accompagnerai tout au long de votre... »

La voix s’interrompit soudainement, comme brusquement coupée par une panne de courant ; mais si le groupe se retournait à cet instant vers les bouches d’aération, il verrait que Coraline avait déjà disparu.

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Niels Mørck

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mer 7 Déc - 20:52




L’ascenseur sans bouton laissait Niels plus que mitigé cependant il n’y avait pas l’air d’avoir une seule autre option, s’il voulait partir de cet endroit il n’avait d’autres choix que de jouer le jeu - même si quelque part il ne serait dire avec exactitude où il se situation, et de toute façon il pouvait compter sur l’aide de Chara si jamais les choses venaient à se corser. Il eut un léger rire qui était presque moqueur lorsqu’il voyait à quel point elle faisait sa forte tête, lui qui pensait qu’elle ne laissait jamais tomber le masque finalement il fallait croire que l’énervement était plus fort que tout de son côté, la laissant s’énerver comme elle le voulait et surtout faire ses propres observations au lieu de se reposer sur lui pour une fois. Oh oui il aurait été tendant de partir juste tous les deux, laisser les autres à leur sort et de leur faire au revoir alors que les portes se fermeraient sur eux, cependant ils n’étaient pas les décisionnaires dans cette histoire. Est-ce que ceci le dérangeait ? Oui et non. Il était indéniable que le marionnettiste aimait plus que tout avait le contrôle, aussi bien sur lui que son environnement et tout ce qui pouvait le toucher plus ou moins, et le fait de ne pas l’avoir présentement été une certaine frustration qu’il essayant de laisser couler. Car il y avait l’idée de jeu derrière toute cette mise en scène qui en faisait que le ravir, comme s’il avait l’impression de jouer une partie d’échec géante ou il ne savait quoi, le simple fait qu’il pouvait alors retourner toute la situation et ainsi devenir une sorte de maître dans ce qui se déroulait devenait un enjeu tel qui venait à éclipser le fait de ne pas apprécier être vraiment libre de ses mouvements. Pour l’instant il jouait selon les règles avec le plus de conciliation possible, analysant le moindre détail qui pourrait lui sauter aux yeux et peut-être lui permettre dans le futur sans le savoir de prendre un certain avantage, même si en cas de problème il était indéniable que seule sa vie conterait. Il n’avait aucune envie d’aider les autres et il ne ferait pas cet effort de toute évidence, seule son alliée de par son statut bien particulier pourrait bénéficier d’un appui de sa part car il fallait bien entretenir ce lien parfois semblant si fragile, tandis qu’il était en train d’apprendre les noms des autres aventuriers surprises tout en les observant du coin de l’œil pour sortir un élément sur possiblement jouer avec. Mais nul doute le plus incroyable dans le lot était le fameux chat de Cheshire, la réputation du félin n’étant plus à refaire même s’il avait une certaine aversion à part pour ces personnages ici de Wonderland, lui souriant avec toute la bienveillance qu’il pouvait montrer tout en regardant cette étrange queue.

« C’est assez amusant. Je parlais justement du fameux Cheshire à quelqu’un que je connais il n’y a pas si longtemps que ça, il faut croire que le hasard a un sens de l’humour qui lui est propre, au moins je peux mettre un visage sur un nom. »

Une fois qu’ils furent tous à l’intérieur de cette machine infernale les portes se refermaient, restant pour sa part dans ce calme qui pouvait bien le caractériser sans être du tout oppressé ou il ne savait quoi, c’était un peu comme le lancement officiel de ce qui allait se passer et sa curiosité dévorante avait besoin de découvrir la suite. Cette histoire d’animatronics le laissait assez perplexe dans le bon sens du terme, il n’avait jamais eu réellement l’occasion d’en voir de ses propres yeux et surtout pas d’aussi près, les apparentant ainsi dans son esprit comme des sortes de pantins qu’il était tout aussi facile de manipuler que des poupées en rentrant tout bêtement un contact à l’intérieur d’eux. Dans ses pensées il en sortit avec autant de violence que le coup qui était venu du haut de la cabine, pouvant voir alors l’ouverture presque béante qui avait été faite sans pour autant distinguer quoi que ce soit, se mettant aussitôt en alerte comme très certainement le reste de la joyeuse troupe imprévue qu’ils formaient pour le meilleur et pour le pire. Son regard se posait ainsi sur l’origine de cette attaque venue du haut, si du moins on pouvait parler en ces termes, pour ainsi apercevoir une certaine Coraline. Finalement c’était peut-être la réunion des fous dans le coin, il connaissait bien l’esprit un peu détraqué de Chara après tout et le fait que tous les autres puissent être sur une telle lignée aussi ne l’étonnerait même pas, tandis qu’il fixait la nouvelle recrue improvisée. Ce qu’il voyait surtout c’était ses cheveux qui pouvaient le crisper dans un sens, portant un léger regard vers Chara tout en se demandant si oui ou non elle avait pu amener son couteau même s’il s’imaginait bien que vu la peau particulière de la réparatrice de poupées ceci n’aurait aucun effet, la dernière fois qu’il avait vu un tel état chez Coraline il s’était retrouvé à l’hôpital pour un certain temps tant elle avait été une véritable furie furieuse à la garderie. Ce jour-là il avait frôlé la mort de peu très certainement, une fois de plus et il n’aimait pas trop la fait que dernièrement ça devienne une sorte d’habitude, mais plus que tout il avait perdu lui aussi une forme de contrôle et laisser entrevoir son vrai visage. Il ne préférait pas approcher et laissait volontiers les autres s’occuper de Coraline s’ils le voulaient ou non, gardant tout de même cet air si amical à son encontre, n’aimant pas trop l’avoir dans les parages pour le coup et encore moins au clin d’œil qu’elle pouvait leur adresser avec Chara.

Il aurait bien voulu répondre quelque chose d’assez ironique contre elle, ou même une pique qui pourrait sembler amical comme dans le but de confirmer le fait qu’ils pourraient bien s’entendre, mais la porte derrière cette petite gothique lolita venaient de s’ouvrir pour son plus grand plaisir. C’était peut-être mieux ainsi et se recentrait sur son côté analyse, regardant la moindre réaction des autres individus dans cet ascendeur pour repérer ceux ayant le plus de potentiel et qu’il faudrait sans doute le plus suivre pour progresser jusqu’à les pousser dans le vide si ça lui permettait lui-même de continuer sa route, tandis qu’il y avait cette étrange bouche d’aération qui se présentait devant eux. Coraline n’hésitait même pas une seule seconde à se jeter la tête la première dedans, dans une telle tenue il aurait d’ailleurs été si facile de voir les dessous de la jeune femme que ceci ferait une moquerie à l’avenir qu’il laissant dans un coin de son esprit, n’ayant pas réellement envie de se jeter dans cette espèce de boyau de métal. Ce n’était pas une question de claustrophobie, loin de là même, juste qu’il n’appréciait aucunement ne pas être libre de ses mouvements et il n’avait nullement l’envie de se ruiner le dos parce qu’il était trop grand pour vraiment bien avancer à l’intérieur. Soupirant lourdement à l’intérieur de sa tête, voyant bien que les autres suivaient comme des petits chiens fidèles le chemin à suivre, il dut se plier à la décision commune que de devoir ramper dans le conduit d’aération parce que ceci était visiblement la seule solution que la majorité avait l’air de voir. Pourtant Coraline avait créé une deuxième ouverture en tombant dans l’ascenseur, mais personne ne voulait à première vue la prendre comme tel et il devait se résigner à suivre la majorité parce qu’il était hors de question qu’il parte à l’aventure juste de son côté, les classant ainsi comme le commun des mortels qui fonce sans même chercher à réfléchir et observer ce qui pouvait bien les entourer. Avançant donc dans le conduit du mieux qu’il pouvait, devant aussi progresser au rythme des autres qui se trouvaient devant lui, ce fut avec une certaine joie qu’il put enfin retrouver rapidement ce qui était le sol une pièce où il se relevait. L’installation présente dans la pièce avait l’air assez rudimentaire, plutôt banal quelque part et peut-être même vide si on ne faisait que balayer avec vitesse le tout, même s’il y avait toute une panoplie d’écrans qui avaient l’air tout de même de dater.

C’était sans doute le poste où il fallait venir surveiller les animatronics, la voix au téléphone leur avait dit qu’il fallait surveiller des caméras pour se faire même si à son sens ça paraissait si ennuyant et préférait largement les voir en vrai, alors que Coraline venait s’occuper à enlever une grille devant un conduit d’aération et les laissant en plan dans cette pièce après des paroles bien étranges. Niels avait toujours pensé qu’il lui manquait une case, voir même plusieurs en fait, mais à ce niveau-ci ça dépassait l’entendement. Il était hors de question pour lui de la suivre sans prendre un minimum de recul, de foncer la tête baissée comme elle venait de le faire, alors qu’une nouvelle voix inconnue venait à s’élever dans la pièce pour leur expliquer sur les très grandes lignes. Il avait suivi la petite porte, tiquant sur le détail, poussant encore le plus fait que tout ceci n’était qu’une sinistre mise en scène mais dont il avait hâte de connaître le savoureux dénouement. La réparatrice avait d’ailleurs profité de ce discours pour les laisser seuls, livrés à eux-même alors qu’elle avait tellement l’air d’en savoir plus que tout le monde, cependant il n’était pas du genre à suivre le lapin blanc dans son terrier et préférait prendre un certain recule. Il observait la pièce plus en détail pour surtout apercevoir les dessins qui étaient accrochés contre le mur, très certainement fait par des enfants vu les traits grossiers, en approchant pour les observer de plus près. Il y avait quelque chose d’assez perturbant lorsqu’il les regardait, pourtant il en avait vu des dessins d’enfants à la garderie, jusqu’à trouver le dénominateur commun à savoir le fait qu’ils représentaient presque tous un enfant entouré de cadeaux et d’une femme différente sur chaque feuille. Il y avait étrangement des boutons dessinés sur l’une, sans comprendre ce que ceci pouvait bien représenter, mais l’histoire perturbante était le fait que les visages étaient en réalité gribouillés comme dans une tentative d’effacement. Les enfants en disaient beaucoup avec leur mot à eux, ils étaient clairs qu’ils n’avaient pas été fait par la même personne mais bien des être différents, venant en décrocher un avec écrit « le plus beau jour de ma vie » pour vérifier s’il n’y avait pas un prénom marqué derrière ou dans un coin mais ce ne fut pas le cas. Le pliant sans perdre des yeux les autres dessins il le mit dans sa poche, peut-être dans une résurgence d’instinct paternel il ne serait pas vraiment dire, se retournant vers les autres tout en attrapant sa lampe de torche.

« C’est curieux, on dirait que cet endroit a été fréquenté par plusieurs enfants lorsqu’on regarde les dessins, pourtant ça ne semble pas vraiment être un lieu adapté pour eux. Pas cette pièce en tout cas, ce qui fore le côté étrange d’avoir autant de dessins ici, ces éléments semblent assez contradictoires entre eux. »

Se laissant porter par sa propre réflexion personnelle, n’appréciant sans doute que très peu le fait que des enfants puissent se trouver dans un lieu qui n’avait pas l’air d’être vraiment adapté pour eux, Niels vient alors se focaliser sur sa lampe torche. Avant d’aller plus loin il voulait vérifier qu’elle puisse marcher, il serait dommage de se rendre compte qu’elle ne fonctionne pas au moment d’en avoir réellement besoin, venant ainsi un peu jouer avec le bouton en allumant-éteignant plusieurs fois rapidement et en laissant un peu plus longtemps un dernier coup. Au moins où il l’éteignit il put voir sur le côté une barre brillante s’allumer avec des rectangles à l’intérieur, ces derniers au nombre de dix passèrent alors à neuf, disparaissant de la même façon qu’elle avait pu s’allumer. Le marionnettiste restait un instant à observer le phénomène, réfléchissant à ce que ceci pouvait bien dire et surtout ce que ceci pouvait bien engendrer, se demandant si ce n’était pas une batterie à l’image de celle qu’on pouvait retrouver dans les caméras portables. Hé merde. Il venait d’utiliser une cartouche dans ces cas-là pour rien, sentant une légère irritation, avant de porter son regard avec le reste du groupe. Il pourrait peut-être toujours s’arranger pour l’échanger avec quelqu’un qui ignorait ce détail pour justement avoir le plus de batterie possible, le tout étant encore de savoir comment il pourrait demander la réquisition d’un tel objet, accrochant ainsi la lampe au niveau de sa ceinture pour ne pas qu’elle vienne le gêner. Restant pour l’instant loin de la bouche d’aération, n’ayant aucune envie de jouer les petits rats grouillants, il décidait d’examiner de plus près le bureau qui avait l’air d’avoir un grand tiroir sur toute la longueur. Intéressant. Peut-être qu’il y avait des objets précieux dedans, dans le genre qui pourrait l’aider pour la suite ou lui donner un certain avantage, posant les mains dessous pour tirer le fameux tiroir mais celui-ci avait l’air solidement verrouillé et ne bougeait pas d’un poil. La curiosité le piquait fortement, le fait qu’il soit ainsi clos indiquait qu’il y avait forcément quelque chose à débloquer, et il aurait bien voulu investiguer un peu plus mais en voyant qu’il n’était plus que deux dans la pièce Niels abandonnait l’idée pour suivre à regret les autres. Il était hors de question qu’il passe premier et encore moins dernier, instinct de survie oblige sûrement, venant ainsi à avancer de nouveau dans ce mini couloir infernal.

«  Je ne vous reconnais pas. Vous êtes nouveaux. Cela fait si longtemps que l’on a pas eu de nouveaux… visiteurs. Je suis curieuse de savoir ce qui vous a poussé à vouloir passer la nuit dans un endroit comme celui-ci. De la curiosité ? De l’ignorance ? Mais qu’importe ; vous êtes ici maintenant. Malheureusement vous ne pourrez pas accomplir vos tâches de surveillance… Votre guide vous a suggéré de passer par le studio de danse de Ballora. Je vous recommande de ne pas vous dépêcher, cependant. Ballora connaît des difficultés techniques… elle refuse de danser à nouveau sur scène. Elle vous attrapera. Lorsque vous traverserez le studio de danse… Allez doucement. Elle ne peut pas vous voir. Mais vous ne pourrez pas la voir non plus. Elle écoutera cependant ; et entendra le moindre de vos mouvements. Si vous entendez sa musique se rapprocher… restez immobiles, ne faîtes pas un bruit, et attendez »

Une voix féminine retentit tout d’un coup dans le conduit, alors que ceci faisait déjà un petit bout de temps que le joyeux groupe avançait à l’intérieur, résonnant un peu partout sans qu’il puisse en dore l’origine. En fait, il ne serait même pas dire si c’était juste dans sa tête qu’il pouvait l’entendre, ayant quelques frissons tant l’intonation était indescriptible. Un peu de douceur et de tendresse mais aussi de ce qui pourrait nommer de la sensualité, pas vraiment sûr que le terme soit le plus adéquat, alors qu’il ne fit aucun commentaire lorsque celle-ci se tut. Si c’était dans sa tête il préférait glaner les informations pour lui, même si à y regarder de plus près c’était assez préoccupant d’en savoir autant ou d’essayer de se convaincre de il ne sait quoi, et dans l’autre le fait qu’elle puisse vraiment retentir venait à indiquer qu’ils n’étaient pas seuls dans cet endroit aussi restreint et ce n’était pas mieux. Certes, il était évident depuis le début que quelqu’un venait jouer avec eux et c’était de plus en plus évident dans cette reprise de Saw quelque part, mais jamais les voix qu’ils avaient pu entendre ou non semblaient être aussi proches ou palpables. La question était aussi de savoir si cette femme, en tout cas vu la voix c’est ce qu’il devinait, pouvait mentir ou non. Il ne lui faisait pas confiance, tant qu’il n’aurait pas la preuve du contrôle, alors qu’il entendit la personne en tête du cortège disait avoir trouvé une sortie et il pouvait voir de la faible lumière au loin. Au loin ils pouvaient entendre une autre voix, pas vraiment nette jusqu’à ce qu’ils se rapprochent, pour venir s’identifier comme celle de Coraline. Ce n’était pas forcément très clair ce qu’elle pouvait dire, il manquait d’autant plus une partie de la conversation pour pouvoir comprendre le sens de ses paroles, le tout empreint d’une certaine douceur même s’il en était presque étonné de la part de la jeune femme. Après tout elle avait essayé de le tuer, ce qui la plaçait comme une fille assez instable et trop bruyante, n’ayant pas vraiment l’habitude de la voir sous ce jour-ci alors qu’il pouvait entendre comme le reste du groupe.

« Pardonne, je ne savais pas qu’il y en avait d’autres... »

D’autres quoi? C’était peut-être la question à un million, alors que la conversation qu’elle avait avec il ne sait qui avait l’air de s’arrêter, pouvant après quelques secondes enfin sortir de là et il n’était pas mécontent. Devant lui s’étendait un large studio de danse, une pièce qui se trouvait être assez haute de plafond et surtout très bien éclairée, son cerveau l’associant sans doute à cette fonction en raison d’un fameux animatronics qui tournait autour de Coraline qui regardait le groupe. Une expression étrange qu’il ne connaissait pas, ou qu’il ne reconnaissait pas sur l’instant, alors que le fameux robot ayant des airs de danseuse venaient à tourner autour de la réparatrice. Un somptueux petit ballet à son goût, presque hypnotisé dans les mouvements qu’elle pouvait opérer avec lenteur même s’ils étaient répétitifs, en déduisant sans trop de mal qu’il s’agissait ainsi de la fameuse Ballora dont la voix dans le conduit avait pu parler. Niels aurait voulu approcher de plus près, pouvoir avoir le loisir de toucher ce qui était en quelque sorte ce pantin géant et pourquoi ne pas trouver à s’amuser avec comme il savait bien le faire, mais il se ravissait très vite en voyant alors l’état des murs qui le figèrent. Il y avait des chiens au pelage sombre qui se trouvaient sur la moindre surface, le tout dans un spectacle qui avait l’air si incompréhensible car ils étaient vêtus de petite toge adapté à leur corps qui comportait des ailes dorées ainsi que des auréoles comme si on avait voulu les habiller en ange, comprenant que vu l’immobilité de ces derniers ils étaient sûrement empaillés. Il ne savait pas ce qui était le plus bizarre dans cette pièce, une concentration d’un tout sûrement, n’arrivant pas à appréhender cet environnement alors que ses yeux ne savaient sur quoi se poser pour analyser.







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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Jeu 8 Déc - 20:07

Don't make a sound

La petite troupe c'était enfin rassemblée à l'intérieur de l'ascenseur. Désormais, Chara était en mesure de discerner tout les visages de ses partenaires improvisés. Son regard blasé, entouré de quelques cernes, renfonçant son ennui, se posa sur chacun, à l'exception de Niels. C'était sa façon à elle de les jauger rapidement. Pourquoi étaient ils tous là ? Ils n'avaient pas l'air d'avoir quelque chose de précis en commun ? Au passage, Chara avait ramassé une lampe, vu que tout le monde en avait une en main, elle supposa que ce serait utile...

Elle allait réfléchir à comment s'en débarrasser lorsqu'un bruit résonna au dessus d'eux, et Chara fronça les sourcils, épiant les alentours. Ils seront pas restés seuls longtemps vu que voilà déjà un nouveau visage connu qui tombe du toit. Et à sa vue, Chara fit la moue, et son expression faciale s'obscurci. Il s'agissait de Coraline, et de leur première rencontre, Chara avait gardé des mauvais souvenirs auxquels elle détestait penser. Elle se retint de lui sauter dessus pour l'étrangler lorsqu'elle mentionna ce fameux événement. Mais par chance, même si elle pouvait s'énerver facilement et rapidement, Chara était aussi très douée pour garder son calme quand il le fallait. C'était ça aussi de devoir apprendre à vivre dans les chaussures de Frisk pour ne pas se faire remarquer...

- Il va très bien, merci de t'en inquiéter, Coraline.

Grommela-t-elle tout de même. En tout cas, Coraline semblait amusée de leur présence ici, à elle et Niels, au vue du magnifique clin d’œil qu'elle leur adressa tout personnellement. Ses yeux sombres se tournèrent vers Niels, qui semblait porter un masque amical sur son facial. Lorsqu'elle se retourna de nouveau vers la nouvelle venue, elle découvrit en même temps que les autres l'ouverture des portes et la nouvelle bouche d'aération. Coraline semblait leur indiquer de la suivre et Chara fronça les sourcils. Pouvait elle réellement lui faire confiance ? Mais bien sur, lui souffla Frisk de sa voix douce et exaspérante, c'est mon amie. Oui, mais pas la mienne, songea Chara. Puis, elle avait ce terrible sentiment qu'elle en savait plus qu'elle ne voulait nous le dire sur cette endroit et surtout, sur son contenu... Voyant que la troupe c'était décidé de suivre leur nouveau guide, Chara soupira, et s'engouffra elle aussi dans le tube.

Une fois sortit de ce dernier, Coraline sembla changer, passant d'une émotion à l'autre, comme si elle ne savait plus réellement où donner de la tête ni même où était sa propre tête, mais elle parlait tellement dans sa barbe que Chara, qui la fusillait toujours du regard de loin, ne put en comprendre un mot. Son attention se détourna de la brunette lorsqu'une voix robotique envahi la pièce.

« Bienvenue à votre première nuit dans votre formidable nouvelle carrière ! Que vous ayez lu une de nos annonces dans un journal, que ceci soit le résultat d’un pari, ou que vous ayez décidé d’emprunter la petite porte alors que tout suggérait de faire l’exact contraire, nous vous souhaitons la bienvenue ! Je serai votre guide personnel pour bien commencer votre travail. Votre nouvelle carrière promet challenge, fascination, et opportunités immanquables ! Essayons de vous lancer dans vos tâches quotidiennes. ............. Il semblerait que votre matériel de surveillance soit défectueux. Il va falloir redémarrer le système manuellement et vérifier les équipements directement dans les salles. Je vous invite à emprunter le passage qui se trouve en face de l’accès à l’ascenseur. Vous rejoindrez ainsi le studio de danse de Ballora. La porte de la salle de réparation où se trouvent les outils nécessaires ainsi que le générateur se trouveront droit en face de vous en sortant. Et ne vous inquiétez pas ; je vous accompagnerai tout au long de votre... »

Alors si elle avait bien compris, c'était de cet endroit qu'ils devraient observer les animatronics et surveiller les pizzas. Ou l'inverse. Chara détestait cette voix, et ne se fit pas prier pour partager son agacement avec le monde.

- On peut compter sur son soutien lors de notre boulot, mais par contre, pour finir une phrase, là, il y a plus personne. Elle n'avait aucune envie de suivre ces ordres. Bon on fait quoi maintenant madame la...

Elle s'était tourné de nouveau vers Cora, s'adressant à elle, mais elle découvrit avec horreur qu'elle les avaient planté dans la salle de surveillance. Sympa ta pote Frisk.

- Géniaaaaaaaal.

La jeune femme remarqua que la seule personne restante de connue parmi le groupe, Niels, commentait la présence des photos d'enfants et examinait sa lampe torche. Chara avait presque oublié qu'elle en avait une. Si elle devait se retrouver seule dans le noir, elle ferait mieux d'y penser. Du coup, n'ayant rien d'autre à faire pour le moment, le temps que quelqu'un se décide à bouger, elle jeta un regard distrait sur les dessins, sans réellement y porter plus d'attention que ça. Chara n'était pas une idiote, elle pouvait venir à bout d'intense réflexion lorsqu'elle s'y donnait la peine, mais entre elle et Niels, s'était plus lui le cerveau, et elle les muscle. Son truc, c'était plutôt l'action, pas l'observation. Pour elle, l'idée de trouver le moindre indice ici ne lui traversait même pas l'esprit. Elle avait compris que quelqu'un se jouait d'eux, et que leur présence à tous ici n'avait rien de hasardeux, mais elle ne cherchait pas à en savoir plus.

Lorsqu'ils se décidèrent enfin à s'engouffrer dans ce nouveau tuyau vers l'inconnu, Chara leur sourit grandement, leur faisant signe de passer avant elle.

- Ne vous en faites pas, je m'occupe de vos arrières.


Du coup, une fois que l'avant dernier eut plongé dans le boyau, elle en fit de même. Dans le noir, et étant en dernière position, elle eut bien du mal à évaluer la distance qu'il avaient déjà parcouru. Au bout d'un moment, une voix les interpella de nouveau.

«  Je ne vous reconnais pas. Vous êtes nouveaux. Cela fait si longtemps que l’on a pas eu de nouveaux… visiteurs. Je suis curieuse de savoir ce qui vous a poussé à vouloir passer la nuit dans un endroit comme celui-ci. De la curiosité ? De l’ignorance ? Mais qu’importe ; vous êtes ici maintenant. Malheureusement vous ne pourrez pas accomplir vos tâches de surveillance… Votre guide vous a suggéré de passer par le studio de danse de Ballora. Je vous recommande de ne pas vous dépêcher, cependant. Ballora connaît des difficultés techniques… elle refuse de danser à nouveau sur scène. Elle vous attrapera. Lorsque vous traverserez le studio de danse… Allez doucement. Elle ne peut pas vous voir. Mais vous ne pourrez pas la voir non plus. Elle écoutera cependant ; et entendra le moindre de vos mouvements. Si vous entendez sa musique se rapprocher… restez immobiles, ne faîtes pas un bruit, et attendez »

Des avertissement, des conseils... Encore des ordres et des conseils. Chara devait elle les écouter, ou se montrer têtue comme elle savait si bien le faire ? C'était bien connu que la jeune femme n'aimait pas jouer avec les règles imposées. On lui avait auparavant soufflés qu'il était important de montrer de la pitié et d'offrir une seconde chance aux autres, on l'avait avertit que si elle ne jouait pas le jeu, elle finirait par avoir un mauvais moment. Mais Chara n'avait rien écouté. Pourquoi cela changerait il aujourd'hui ? Peut être parce que désormais, elle n'avait plus toutes les cartes en main. Si quelque chose lui arrivait cette fois ci, ce serait game over. Plus moyen de recommencer comme avant. Et ça, la jeune femme devait bien le garder en tête.

Lorsqu'elle eut enfin la chance de poser de nouveau pied au sol dans ce qui semblait être la salle de bal, Chara observa les deux silhouettes que le groupe pouvait apercevoir au loin. Coraline et ce qui semblait être un animatronic dansant. La fameuse Ballora sans doute. Jetant un regard rapide devant elle, histoire de repérer si en cas d'attaque il y avait des moyens de s'abriter, elle remarqua la présence des chiens angéliques empaillés. Et bien c'est joyeux ici. Désormais, plus précisemment son regard se posa sur le robot qui semblait tournoyer autour de Coraline. Etant sortit la dernière du tube, Chara se décala sur le côté, s'éloignant un peu du petit groupe, pour pouvoir mieux l'observer. Elle avait de sacré jambes, sans doute très puissantes, mais bon elle avait vu mieux. Et ce mieux, elle l'avait détruit sans aucune hésitation. Elle se demanda d'ailleurs si elle aurait l'opportunité d'en faire de même avec ce monstre de fer ci. Après tout, son couteau la démangeait un peu, elle devait l'avouer.

A ce moment là, un lourd silence sembla s'installer dans la pièce et Chara fronça les sourcils. Elle était devenue une professionnelle à ce niveau après sa visite dans l'Underground, donc elle en était persuadé : le pattern de danse du robot venait de changer. Il avait cessé de tourner autour de Coraline et se rapprochait dangereusement du groupe. Rapidement, Chara zieuta en direction de ses camarades, puis reposa ses yeux sur la danseuse pour découvrir avec horreur la distance qu'il y avait désormais entre elles deux. Et à peine eut elle eut le temps de songer au pire que Ballora fondit sur elle dans un bruit sourd et perçant.

Tout se passa en un instant. Qu'elle chance que Chara avait de l'expérience dans ce domaine, parce que sinon, elle serait sans doute mort, à la vue du terrifiant exosquelette qui se dressait devant elle. C'était sa chance. En moins de temps qu'il en fallait pour le dire, le couteau de Chara qui se cachait dans une doublure de sa manche droite glissa dans sa main, et, les yeux écarquillés, brillant d'un éclat mauvais, la jeune femme sourit. Trop lent. D'un geste rapide et précis, elle glissa son arme entre ses doigts agiles en position d'attaque et d'un bond fondit à la rencontre de Ballora, sa lame en direction de ses yeux exposés. Mais ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était que dans cette pièce se trouvait quelqu'un de bien plus rapide qu'elle. A son grand malheur bien sur.

Alors que le couteau allait s'écraser contre ce qui semblait être le point faible visible de l'animatronic, la lame rencontra une surface dure et impénétrable que Chara connaissait bien : la peau de Coraline. Cette dernière, sans doute en se téléportant, venait de prendre la place du robot. Un air d'incompréhension passa sur les yeux désormais rouges de Chara, alors qu'elle croisait le regard à la fois effrayé et déterminé de Coraline.

- Ne lui fait pas de mal ! Siffla-t-elle à son attention.

Chara eut tout juste le temps de comprendre ces mots que son couteau, qui aurait du lui balafrer le visage, fut envoyer valser en arrière, un peu plus loin, en compagnie de Chara, qui roula au sol loin du groupe. Alors que la jeune femme stabilisait sa chute, elle entendit la voix de Coraline hurler un grand "Non!". Chara eut le temps de se redresser légèrement, toujours au sol toutefois, pour apercevoir Ballora, qui s'était refermé derrière son bouclier improvisé, désormais en mouvement pour attaquer cette dernière. Tentative qui se termina bien entendu par un échec de la part du robot, qui fut tout comme Chara affecté par le Itward de Coraline. Forcés de reculer, le robot tournoie sur lui même, et sous les yeux écarquillés de Chara, pousse un long cri n'ayant rien d'humain. Ce cri ne l'aurait pas si marqué que ça si Frisk, qui semblait s'être éteinte depuis l'attaque de la danseuse, n'avait pas souligné à quel point ce cri lui faisait penser à celui d'un enfant effrayé. Et alors, Chara frissonna. Elle avait juste du rêver, mais elle aussi avait eut cette terrifiante sensation. Secouant la tête, elle chassa cette pensée de son crâne et se tourna vers son couteau, qui était au sol à quelques mètres d'elle. Essayant de ne pas attirer l'attention sur elle, elle se précipita sans bruit vers ce dernier, et, avant que toutes les lumières ne s'éteignent, la dernière chose qu'elle eut le temps d'apercevoir dans le coin de son œil fut la silhouette de Ballora qui se redressait... Et ça ne lui disait rien qui vaille.

Désormais plongé dans le noir, sans arme, n'ayant toujours pas réussi à mettre la main sur son couteau, elle chercha un instant de vue ses camarades, sans réussite. Ils étaient bien trop loin d'elle pour que dans cette obscurité elle ne puisse rien que les distinguer. Elle était toute seule. Enfin c'était ce qu'elle pensait. Alors qu'elle cherchait toujours à tâtons son précieux couteau, sa main vint rencontrer une... Fourrure, qui se mit à grogner. Par réflexe, Chara enleva immédiatement sa main, sentant avec horreur des dents pointues et métalliques la frôler, puis, plus rien. C'était parti. La respiration de Chara se faisait irrégulière. Sans hésiter, elle se mordit la lèvre inférieur pour se calmer. Ce n'était pas le moment de perdre la face maintenant. Cette bestiole poilue, qui devait être sans doute un des chiens empaillés angélique qu'elle avait aperçut tout à l'heure était peut être venue lui subtiliser son couteau. Elle ne devait pas perdre un instant pour le retrouver. Sur le coup, elle eut une petite pensée pour sa lampe. Ballora ne la verrait pas si elle allumait la lumière, mais ces saletés du boules de poils mécaniques oui. Le risque n'en valait pas la peine, et elle espérait pour les reste de son groupe qu'ils n'aient pas cette mauvaise idée...

Dans la salle, résonnait une douce musique, comme une vieille boite à musique. Mais seul différence, cette musique là se déplaçait. Elle était plutôt loin d'elle, et Chara supposa qu'elle venait de Ballora. Fermant les yeux, pour se concentrer sur elle, essayant de voir sa position, elle respira un grand coup et reparti en quête de son couteau. C'était la meilleure chose qu'elle avait à faire pour le moment. Mais alors qu'elle était toujours en train de tâter nerveusement le sol de sa main droite, elle remarqua que la musique s'était dangereusement rapproché d'elle. Non, elle était même toute proche, à quelques pas d'elle, à sa gauche. Si proche qu'elle pouvait même se trouver juste à ses côtés, que Chara n'en saurait rien à cause de l'obscurité qui brouillait ses sens visuels. Puis, Chara se remémora les paroles de la femme dans le boyau précédent. Elle ne la verra pas, mais Chara non plus. Si vous entendez la musique, restez immobile, sans bruit, et attendez. Et comme par miracle, sa main se referma sur l'objet de ses désirs, son couteau. Mais Chara ne tenta pas l'impossible. Par cette curiosité, et plus par instinct, elle pivota sans bruit pour faire face à sa droite, son arme en main, mais n'eut pas à s'en servir. La musique continua un moment face à elle, sans bouger, comme si l'animatronic était en train de la juger, voir si elle allait bouger, mais non, rien ne se passa, et la musique s'éloigna d'elle, la laissant seule dans le noir, son couteau en main.

Elle est partie...
Souffla Frisk d'une toute petite voix, mais pas aussi fluette que Chara l'aurait imaginée. Tiens, elle n'avait pas l'air effrayé. Après tout, Frisk aussi avait déjà fait face à de terribles monstres tels que Asgore et Undyne sans broncher, faisant face avec courage, et ce, sans baisser les yeux. Pour une fois, Chara admira le courage de Frisk, et, se redressant doucement dans le noir sur ses deux jambes, quittant sa position presque assise, elle songea à un instant à ce que pouvaient bien faire les autres...

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Ven 9 Déc - 18:09



 [Mission Coraline] Don't make a Sound  ft. Felicity  & All People

Félicity regardait les gens entrer dans l'ascenseur tout en les regardant attentivement, il y avait toute sorte de sentiment qu'elle ressentait quand elle était près d'eux et quand la porte se ferma, elle comprit immédiatement que quelque chose allait se passer et pas forcément pour le meilleur. Alors que l'ascenseur était en train de descendre, quelque chose tomba brutalement sur le toit en métal, elle sursauta et poussa un léger cri quand une femme entra ou plutôt tomba dans la boite. « Bordel faut pas me faire des frayeurs comme ça ! Bon reste calme Felicity, respire tranquillement, tout va pour le mieux ! » Elle se força a respirer lentement et quand le reste de la visite jusqu'à leur entrer dans l'autre salle se passa comme dans un songe, elle vit les dessins, la pièce étrangement former selon elle. Elle remarqua surtout que tout était très contraster au niveau technologique et ses doigts auraient tellement aimé tater le terrain pour pouvoir voir ce qu'elle pourrait modifier et faire avec ce genre de technologie. Elle aimait tellement pouvoir en prendre un pour l'ouvrir et voir son mécanisme. Avec les autres elle rentra dans la salle et quand les lumières s'éteignirent elle se mit vraiment a flipper. Les instructions s'imposèrent tout de suite à son esprit et elle se promit de ne pas faire de bêtises, d'écouter scrupuleusement ce qu'ils avaient dit. Elle ne voulait pas finir comme sa meilleure amie, certainement pas.

Bordel, fait qu'on trouve un interrupteur avant de se faire mâchouiller par la danseuse !   gémit-elle.

Oui, elle n'aimait pas du tout cette situation. La jeune femme s'arrêta de bouger pendant un moment, écoutant les bruits autour d'elle, qu'est-ce qu'elle devait faire ? Elle n'avait pas l'intention de rester ici, mais elle ne voulait pas non plus aller trop de l'avant. Elle ne voulait pas tomber sur quelque chose qui risquait de faire mal, un peu trop mal. Mais il fallait qu'elle avance (bien qu'elle ne sache pas où) et c'est ce qu'elle fit, elle avança rapidement parce que le noir, ce n'était pas réellement ce qu'elle aimait. En fait elle avait vraiment l'habitude de flipper comme pas possible dans le noir, mais là, elle savait qu'il ne fallait pas qu'elle fasse de bruit. Felicity avança, rapidement évitant Ballora, malheureusement, elle ne prévue pas de marcher sur quelque chose, elle ne prévue pas de se faire mordre et du coup de pousser de petits cris, gémissements et j'en passe.

Aïe ! Mais c'est qui le con qui décide de foutre des chiens dans le noir ! murmura-t-elle pour elle-même.

Alors qu'elle était en train de planter ses dents dans ses lèvres pour ne pas crier trop fort, la blonde se décida a réagir. Elle prit une de ses chaussures à talon et donna plusieurs coups à gauche et à droite sans pour autant savoir ou était réellement placer les chiens autour. Ils s'éloignèrent un tout petit peur et elle se leva prête à repartir quand elle entendit la musique. Se souvenant du conseil, elle se figea et ferma les yeux. « Faite qu'elle parte ! » Et comme si elle avait entendu ses pensées, Ballora s'éloigna et tout redevint silencieux. En soupirant intérieurement de soulagement, elle recommença à avancer, mais cette fois-ci en faisant attention a ce qui l'entourait. Bien qu'une ou de fois, elle se mit des choses, se fit pincer etc. La blonde était cette fois-ci très très prudente, dès que la musique commençait à s'approchait d'elle, elle s'arrêtait et recommençait ensuite à marcher jusqu'à arriver à un mur. Elle ne savait pas par ou elle avait marché, mais elle était arrivée quelque part et pour elle, s'était déjà une bonne chose. Au moins, tout ne pouvait arriver que devant, ou sur les côtés, mais elle ne s'inquiétait pas vraiment de voir quelqu'un arriver sur les côtés. Lentement, elle avança un peu pour chercher un semblant d'interrupteur, mais après avoir parcouru un ou deux mètres, elle s'arrêta, peut-être qu'il n'y avait pas d'interrupteur. Alors, elle s'arrêta. « J'espère que quelqu'un de mon groupe passera par ici .. »
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Dim 11 Déc - 2:02



Don't make a sound...

Colin attendait patiemment, se demandant ce qui allait bien faire fonctionner c foutu ascenseur. Il n'aimait pas ces engins, il aimait être en liberté ou dans des espaces beaucoup adéquate. Il allait dire enfin quelque chose lorsqu'un gros "Boom!" se fit entendre. Son regard descendit vers la source du bruit. La sortie de secours de l'appareil était tombé avec une jeune femme. Mais par miracle l'ascenseur avait tout aussi bouger. Si il se fiait à son instinct, il lui disait clairement de décamper d'ici et de retourner auprès de Nessa, qui devait sans doute à force s'inquiéter de son absence si longue. Il laissa les personnes parler, ne faisant pas attention au regard que pouvait lui lancer la jeune femme. Il nota le nom de la seule personne qui ne l'avait pas donner dans un coin de sa tête, n'ayant pas la sûreté de le retenir bien longtemps. Ils n'eurent pas plus de temps à réfléchir ni dire autre chose, qu'une porte derrière le dos de la nouvelle venue s'ouvrit. Colin la franchit, regardant tout autour de lui.

L'endroit était plutôt délabré, il fallait bien l'avouer. Il s'approcha des dessins que des enfants avaient produit. Il ne pouvait pas penser que des gosses pouvaient vivre ici ou y être venu. S'était plutôt un endroit pour d'autres personnes que des enfants. Il leva sa lampe torche l'examinant de plus près. Il se savait prudent et aimait savoir si les choses fonctionnaient correctement. Déformation professionnelle surement. Il était prudent pour ce genre de chose. Il l'alluma et regarda les barres qui apparaissaient sur le petit boitier. Il fronça des sourcils lorsqu'il eut à peine allumer qu'une des barres disparut. Alors comme ça, la lampe allait vite être à plat si il l'utilisait de trop. Il releva son visage vers les arts abstraits qui étaient accrochés, les observant de plus près avec la lumière. Que pouvait-on bien faire avec des enfants ici, était-ce un ancien bâtiment de jouets ou des sortes de magasins de jouets. Il alla de l'autre côté du bureau observant l'affiche. Il avait entre temps éteint sa lampe torche, ne voulant pas gâcher plus qu'il ne fallait, surtout si il en aurait besoin plus tard, et il sentait que ça allait leur servir plus tard. Il tourna un instant la tête vers les autres, alors ouvrir la bouche, mais très vites une réflexion lui vint en tête. Son attention se tourna de nouveau vers le poster. Était-ce un des jouets avec qui pouvait jouer les enfants ?

Il secoua la tête, s'était surement débile. Il se détourna et alla vers le bureau qu'il trouvait bien trop crasseux si il y avait réellement des enfants présents. Enfin à voir, seulement des gardiens, ils prenaient pas soin de l'endroit. Il sortie un mouchoir en tissus -non utilisé- et commença à dépoussiéré la surface. Avait-il l'air ridicule peut-être, mais il s'en fichait. Si il devait vraiment travailler ici, autant qu'il s'y installe correctement. Mais la voix de l'homme enregistré raisonnait et il l'écoutait tout en continuant son petit rangement, regardant ce qui se trouvait sur le bureau et les écrans de contrôle. Même des vidéos surveillances plus.

Il se stoppa et regarda la bouche d'aération. Il prit une grande inspiration et regarda aussi le groupe. Tout devait commencer derrière ce passage et d'ailleurs il se rendit compte -seulement maintenant- de la pseudo nouvelle venue. Quel coup de vent ! Colin s'avança vers le bouche d'aération, il fallait bien y aller. Il y pénétra le premier comme instinctivement voulant voir si les lieux étaient sur. Mais tout cela lui disait rien qui vaille. Il écouta tout ce qu'il se passait, toutes ses paroles prononcées. Il retint le conseil. Avant qu'il ne sorte de la bouche il repéra immédiatement la porte de sortie qui se trouvait en face. "La porte qui nous intéresse est juste en face, nous avons juste à traverser la pièce tout droit" il sortie prudemment, se bougeant du devant de l'entrée pour laisser les autres en sortir. Il regarda tout autour. Il vit la jeune femme plus tôt disparut, la fameuse danseuse tournant autour d'elle et au rat du sol éparpillé, des chiens ange empaillés. Il ne bougeait pas, il observait. Il fallait atteindre la porte. Il vit Chara bouger..

Ce qui suivit était assez rapide et la lumière s'éteignit entre temps. Il cligna plusieurs fois des paupières pour habituer ses yeux de félins, essayant de repérer ses ombres. Il vit la Ballerine grâce à sa musique mais aussi à ses couleurs roses qui lui permit de la repérer, s'approcher dangereusement de Chara qui ne bougeait plus, le supposant de par ce silence. Il fut alerter par un autre bruit, les cris de Félicity n'arrangeant rien. Il déclara juste "Ne bougez pas" aux autres comme si il devait se la jouer tout aussi prudent. . Il balaya le sol, il voyait leur drapé blanc dont ils étaient vêtu. Leur objectif était simple, aller tout droit pour atteindre la porte. Simple comme bonjour !

Il déclara s'avançant un peu s'adressant aux personnes qui étaient proche de la bouche d'aération. "Je vais les distraire, vous n'aurez plus qu'à avancer tout droit vers la porte" Il ne laissa pas le temps à qui que ce soit de dire quelque chose qu'il s'avança, se mettant à crier assez fort pour attirer  l'attention des chiens et de La Ballerine. Il sentit les morsures des chiens, grimaçant un peu mais sans autre plainte. Il entendait la musique s'approcher de lui, il voyait l'ombre Rose s'approcher, tournoyant, dansant toujours. Il se baissa et prit un des chiens qui se mit à glapir sous la surprise ne comprenant sans doute pas, l'action de l'homme. Il prit appuie sur ses jambes et comme un lanceur de disque, ou plutôt un lanceur de balle de Baseball, il jeta littéralement le chien vers la Ballerine qui se le prit dans une des jambes, si il en croyait sa perception. Il vit ce Pink ralentir mais qui avançait tout de même encore.

Colin intercepta un autre chien alors qu'il l'attaquait et fut valdinguer aussi vers la jeune danseuse robotique. Ainsi de suite, à chaque attaque que ces animaux empaillés faisaient, il les attrapaient au vol et les lançait les uns après les autres, allant plus vite pour déstabiliser son adversaire. Il aurait pu se croire au basket si il y avait un panier à force. Quelques morsures l'atteignirent mais il en prenait certains par les oreilles, la queue -hiphip- ou encore les pattes, ou simplement leur corps touffu. Tel un défilé de sauter de chien atterrissant soigneusement contre la Ballerine, dans une autre danse bien personnelle. Cela semblait fonctionner puisqu'elle se mit à tournoyer de plus en plus vite, mais décrivait un cercle autour de lui. Ressemblant à une danse de toupie au fil du temps. Il n'avait pas manquer de crier aux autres pendant tout ce temps "le champ est libre, tout droit" Il ne savait pas si ils l'écoutaient ou le faisaient, il était bien trop occuper à faire diversion.

Seulement, tout ne se passa pas sans encombre. D'un coup, il se trouva comme dans un match de Rugby. Il sentie comme un boulet de canon arrivé vers lui, le taclé de pleins fouet, il rencontra le mur derrière lui, son dos faisant un gros bonjour à celui-ci. sans qu'il ne puisse réagir, un bras s'appuya contre sa gorge, sa respiration devenant un peu plus délicate mais toujours possible. Une voix menaçant susurra à Colin "Essaie encore de lui faire du mal et je t'achève ici et maintenant." Colin était assez sonné, remettant ses idées en place comme il pouvait, qui était plus ou moins impossible pour le moment, étranglé sur le coup. L'immobilité, amenant un silence pendant quelques secondes, il perçut faiblement cette fameuse musique qui s'éloigna. Ballora semblait tournoyer autre part.

La personne le relâcha et lui murmura. "Je vais détourner son attention, rejoins les autres" Il secoua la tête, pour rependre un temps soit peu son esprit. Il se contenta juste de hocher la tête, un peu sonner encore pour dire quoique ce soit. Il sut pourtant qui était la jeune femme mais il ne put voir que une vague silhouette s'éloigner, du noir sur du noir était difficile à repérer...mais il avait l'étrange impression qu'elle exécutait un ballet et Ballora à ses côtés la suivait en rythme.

Colin en profita pour atteindre la porte, il essaya de l'ouvrit mais à son non étonnement, elle resta close. Sans surprise, il fallait s'y attendre, rien ne pouvait être simple.

 



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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Lun 12 Déc - 15:01



❝Don't make a sound❞

Mission
Une fois tous dans l'ascenseur, les portes se fermèrent et la machine se mit en mouvement. Quelqu'un avait dû trouver un bouton. Un bruit sourd se fit alors entendre avant que la trappe au plafond de l'ascenseur s'effondre. Un amas de froufrou noir tomba du trou. Surprise, Dorothy laissa échapper un cri. Voyant qu'elle était la seule à réagir autant, elle ne put s'empêcher de murmurer :

- Désolée !

Elle était tellement gênée d'avoir autant réagi mais apparemment les autres n'en avaient rien à faire. La nouvelle arrivante s'appelait Coraline et semblait bien connaître Niels et Chara même si leur relation avait l'air bizarre. Enfin, là n'est pas le plus important. L'ascenseur venait de s'arrêter et le joyeux petit monde en sortait.

Ils débouchèrent sur une sorte étrange, très délabrée avec des écrans, des dessins, rien n'était logique. La voix se fit à nouveau entendre dans les haut-parleurs. Elle confirma que la petite porte était un piège. Dorothy se traita d'idiote d'avoir espéré que cela la mènerait à sa ferme du Kansas. La voix continua en disant que le matériel de vidéo-surveillance était défectueux, puis se coupa au milieu d’une phrase.

N'importe qui aurait pu comprendre en voyant les 7 postes empilés qu'il y avait un problème. Soit l'écran était tout noir, soit il y avait une sorte de neige. Comme quand Oncle Henry enlevait l'antenne du toit quand une tornade était annoncée. Il n'y avait plus aucune chaine disponible, juste cette bouillie de pois blanc que Dorothy adorait regardé petite au grand dam de Tante Em.

La petite fermière s'avança vers le poste le plus proche et regarda l'écran. C'était assez hypnotisant, comme dans son souvenir. De nos jours, les télés ne faisaient plus ça. Mais alors qu'elle fixait l'écran, quelque chose passa. Cela avait été trop rapide pour que Dorothy puisse reconnaître quoi que ce soit. Elle n'en avait pas la moindre idée, mais cette apparition lui fit peur. Elle voulut tout de même regarder plus en détail, après tout, c'était un écran, elle ne risquait rien, mais les autres semblaient vouloir changer de pièce. Alors elle se résolut à les suivre sans savoir si elle avait vraiment vu quelque chose et si c'était son imagination.

La joyeuse compagnie suivit en file indienne un couloir, Dorothy était pile au milieu suivant les cheveux blonds de Felicity. Les haut-parleurs diffusèrent de nouveau une voix, mais différente de la première, elle semblait féminine. Elle les mit en garde contre Ballora, un animatronic danseur qui ne nous voit pas et qu'on ne voit pas non plus. Cela n'avait pas de sens.

Tout s'éclaira quand ils furent arrivés à destination. Un robot était en train de tourbillonner autour de Coraline. Depuis quand n'était-elle plus avec eux? Mais peu importait, ce qui attira ensuite l'attention de Dorothy, ce fut tous ces chiens au sol, immobiles. On aurait dit Toto, des dizaines et des dizaines de Toto déguisaient en petits anges. Sauf que c'était plus glauque qu'attendrissant. Ils semblaient comme empaillés. Un bruit de métal contre métal sortit Dorothy de sa contemplation. Elle vit alors que Ballora s'était dangereusement approché de Chara qui allait la frapper avec un couteau quand Coraline s'était interposée. Un cri retentit et le noir se fit dans la pièce.

Dorothy resta tranquille, respirant tout doucement pour faire le moins de bruit possible. Elle n'avait pas envie que le robot viennent la voir. Elle n'entendit pas de musique, mais Felicty parlait d'interrupteur. Colin ordonna de ne pas bouger, il allait faire diversion. La petite fermière était un peu perdue et resta un moment sans rien faire à réfléchir.

La voix, tout à l'heure, avait dit que Ballora réagissait au bruit, elle ne les voyait pas. Ils pouvaient donc utiliser les lampes qu'ils avaient trouvé à leur arrivé sur la grande table. Pourquoi personne n'y avait pensé?

Dorothy alluma la sienne et commença et faire courir le faisceau un peu partout. Elle allait trouver l'interrupteur. Mais rien ne lui sauta aux yeux, si ce n'est un léger scintillement sur le mur de gauche.

- Aïe, laissa-t-elle échapper.

Dorothy venait de sentir quelque chose lui mordre le mollet. Elle braqua la lampe sur le sol et fit une nuée de petits chiens fonçaient sur elle.

- Laissez-moi tranquille! Je ne vous veux pas de mal, murmura-t-elle pour ne pas attirer en plus la danseuse.

Les chiens ne l'écoutèrent pas et continuèrent à la mordre de toute part. C'était la lampe qui les attirait. Génial, le robot était aveugle mais pas les chiens...

Dorothy se résolut à atteindre sa lampe. Elle remarqua alors sur le manche un rectangle lumineux. Un dixième du rectangle se mit à clignoter avant de s'éteindre. Encore génial... Quelle poisse... La batterie de ses lampes se vidait à la vitesse grand V.

Bon, c'était pas tout ça mais il fallait se débarrasser de ses chiens et fonçait sur le mur de gauche pour savoir  qu'elle avait vu. Maintenant que la lumière était éteinte, les chiens semblait plus calme mais au cas où, Dorothy décida de tenter de sauter par-dessus eux pour partir sans leur faire de mal. Elle tomba quelques pas plus loin dans un bruit sourd.

Le son d’une boîte à musique s'approcha avant de s'éloigner rapidement. Ouf, elle était passée entre les détecteurs du robot. L'adolescente fonce dans la direction du point qu'elle a vu clignoter à tâtons. Elle se prend les pieds dans un truc qui se met à grogner, sûrement encore un chien empaillé. Un pas après l'autre, elle avance tout doucement jusqu'à percuter une paroi. Un léger cling et un frottement se font entendre à sa droite.

En laissant trainer ses paumes sur la surface lisse, Dorothy comprend qu'elle atteint le mur. Tout est calme autour d'elle, l'agitation est loin, à l'autre bout du studio. Elle peut donc tranquillement chercher sur le mur ce qu'elle a vu tout à l'heure. Ses doigts se dirigent vers la source du bruit qu'elle a entendu en percutant le mur. Tout est lisse, mais tout d'un coup un relief froid entre en contact avec sa peau. Une tige en métal, une forme arrondie, suspendu à un crochet. Tout laissait penser que c'était une clé. La jeune fille s'en saisit et la mit dans sa poche. Elle chercha encore un peu contre le mur s'il n'y avait pas autre chose, puis elle abandonna. Elle se laissa tomber au sol et attendit que la lumière revienne.


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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 13 Déc - 23:55



Don't make a sound

Elle veut voir le monde elle veut enfin être libre elle veut quitter les souterrains pour l'éternité tu es la réponse à ses prières murmurées dans l'obscurité peux-tu réparer un coeur brisé tant de douleur et de beauté aux alentours rampe sur tes genoux et ne fait pas un seul bruit


Le souffle de Coraline s’était brièvement interrompu en même temps que sa parole lorsqu’elle avait perçu les autres sortir de la bouche d’aération. Les émotions se mélangeaient à toute vitesse en elle-même en même temps que les souvenirs ; d’affreux souvenirs. Des souvenirs grisants. Elle se souvenait avoir été à la place de Ballora si longtemps auparavant, attendant les prochaines victimes qui devaient suffire comme festin sanglant, à défaut de pouvoir réserver ce sort monstrueux à celle qui les avait mis dans cet état. Mais ça ne suffisait jamais. Il n’y avait jamais assez de sang, jamais assez d’une sorte d’adrénaline pour ce qu’elle était auparavant. La Marionnette.

Tout s’était passé très vite ; Ballora s’était jetée sur Chara, et celle-ci avait sorti son couteau pour se défendre avec la sauvagerie dont la jeune femme savait faire preuve ; et Coraline n’avait pas réfléchi. Elle s’était interposée entre eux, sans savoir laquelle des deux allait bénéficier de sa protection ; et en cet instant, ce fut son instinct qui choisit. Et il choisit Ballora.

« Ne lui fait pas de mal ! »

Un cri, un seul ; un regard mi-effrayé, mi-déterminé, hanté par tout ce qui était en train de se passer. Le coeur de Coraline pompait son sang à vive allure. Ils ont assez soufferts. Ne lui fait pas de mal. Ils ont assez mal comme ça. Cependant, Ballora ne s’arrêta pas là ; et avant que Coraline ne puisse réagir, l’animatronic se jeta sur elle, pour ne rencontrer que l’armure si particulière de la jeune femme et qui répondait au doux nom d’Itward. Coraline avait hurlé, horrifiée de blesser elle-même ceux qu’elle était censée protéger, ceux qu’elle était censée sauver. Les secondes passaient, et elle perdait toujours plus la moindre notion de réalité. Une voix seulement la fit sortir légèrement de sa torpeur ; celle du Cheshire, qui s’était approché légèrement, venant s’inquiéter de son état après l’attaque de Coraline ; et tout ce qu’il put obtenir en réponse avant que les lumières ne s’éteignent fut une expression d’abord hagarde, puis, lentement, un sourire tordu qui s’animait sur le visage de la jeune femme, ses yeux clairs injectés de sang grands ouverts.

« C’est juste un jeu… Tout ceci n’est qu’un jeu. »

Ils étaient plongés dans le noir.

Coraline s’était enfermée dans le mutisme et l’immobilité la plus totale, les premières secondes ; d’abord pour ne pas attirer l’attention de Ballora, mais aussi pour éviter celle des autres. Elle se savait en face de la bouche d’aération ; alors son premier réflexe fut celui qu’elle avait toujours eu : fuir. Loin. Se traîner dans la bouche d’aération jusqu’à parvenir à l’ascenseur, grimper dans le trou qu’elle y avait laissé, et se débrouiller pour rejoindre les autres bouches d’aération. Retrouver la porte, la franchir et la fermer à clé. Tant pis pour eux. Ils étaient les victimes. Ils étaient le sacrifice nécessaire pour satisfaire un désir qui ne pouvait jamais être satisfait. Et à mesure qu’elle se traînait, elle entendait des voix hurler autour de sa tête, des voix qui n’étaient que le fruit de son imagination ; elles perçaient ses tympans, en même temps que des ombres menaçantes venaient hanter son champ de vision. Un instant, elle souriait ; la seconde d’après, des larmes de sang roulaient sur ses joues. Et ce cycle se répétait alors qu’elle poussait des gémissements de plus en plus sonores, jusqu’à ce qu’elle s’effondre au milieu de la ventilation, son visage entre ces mains.

« Je te croyais plus courageuse que cela. » Une voix féminine s’éleva alors ; douce et tendre, avec un zeste d’un ton de tentatrice. Coraline ne bougea pas. « On a entendu de si belles histoires sur toi, dans ce monde délabré qui est notre maison… Mais je me demande parfois si ces légendes parlaient vraiment de toi. » Coraline se coucha sur le dos, essayant de calmer sa respiration. « Je t’ai beaucoup observée à l’époque… Une époque si lointaine. Ça n’était pas si détérioré ici. C’est fou comme le temps ne semble pas exister, parfois… Sauf quand on ouvre un peu plus les yeux. » Coraline sentit les larmes lui monter aux yeux à nouveau, et la douleur se faisait plus vive au niveau de ses globes oculaires. « Je ne savais pas… Je ne savais pas... » La voix électronique resta silencieuse quelques secondes. « Et maintenant que tu sais, tu vas vraiment partir ? »

La voix s’interrompit, et Coraline resta sur le sol, indécise. Les hallucinations semblaient s’estomper à mesure que l’adrénaline cessait de circuler à si forte dose dans son corps ; elle s’essuya le visage, se frottant ses doigts désormais tâchés de sang, avec une fascination étrange. Puis, elle revint sur ses pas. Peut-être pouvait-elle encore les sauver. Peut-être.

Il fallait terminer ce qui avait commencé si longtemps auparavant.

Arrivant à nouveau dans la salle plongée dans le noir le plus total, elle se mordit la lèvre en entendant l’agitation ambiante ; apparemment, les « invités » étaient en train de ne pas respecter les règles, ce qui diminuait grandement leurs chances de survie. Elle écouta, immobile et silencieuse ; elle entendait un homme pousser des cris, et les impacts de petits corps percuter Ballora, et celle-ci semblait s’énerver dans le noir car sa musique se faisait comme plus rapide, plus cinglante, la laissant penser qu’elle tournoyait autour du malotru qui n’avait apparemment jamais joué à « 1, 2, 3 soleil ». Il allait comprendre assez rapidement que ce n’était pas lui qui fixait les règles. Essayant de se placer autant en face de lui que possible, indifférente aux chiens sur le sol puisqu’elle ne pouvait être affectée par leurs morsures, elle prit son élan, priant pour être dans la bonne direction ; et elle percuta sa cible de plein fouet, passant si près de Ballora qu’elle crut un instant l’emporter avec elle ; mais fort heureusement, elle parvint à balancer l’importun contre le mur par surprise, l’empêchant ainsi de réagir et de se défendre. Puis, évitant de le toucher au niveau de la peau, elle plaça son bras contre son cou, le menaçant d’une voix perçante et murmurée tout à la fois, jusqu’à laisser le silence se réinstaller. Ballora sembla prendre une éternité pour se calmer, mais son ballet classique repris, et Coraline devina qu’elle s’était remise à tournoyer dans la salle. Coraline relâcha sa proie, lui intimant de rejoindre les autres, avant de se diriger vers la danseuse, écoutant le son de sa musique en se débrouillant pour être toujours proche mais aussi trop loin pour être atteinte. Et puis, elle fit une de ces choses qu’elle savait faire le mieux : elle dansa.

Elle tournoyait elle aussi ; ses yeux étaient fermés. Ballora suivait au son furtif qu’elle produisait, elle suivait ses mouvements, et si les lumières avaient été allumées on aurait pu observer un ballet étrange se profiler entre un animatronic et une jeune femme emportés dans une danse aussi gracieuse que glaçante. Les secondes, les minutes et peut-être même les heures passèrent ; Coraline n’en était pas sûre ; mais bientôt, elle eut l’impression que la musique de Ballora se faisait plus douce, jusqu’à s’éteindre totalement. Elle reprit une immobilité aussi totale que possible, essayant de percevoir quelque chose dans le noir ambiant ; mais seule une voix s’éleva, féminine elle aussi mais bien plus grave que celle dans la ventilation :

« Ils arrivent. Je les entends… dans la ventilation. Le jeu ne fait que commencer. »

Le silence se réinstalla ; puis, une effervescence sembla animer la pièce, et Coraline crut entendre un nombre improbable de petits pieds griffer le sol de la bouche d’aération. Les lumières s’allumèrent ; la pièce était vide. Plus la moindre trace de Ballora, ou des chiens empaillés. Seulement les sept silhouettes réunies, ces compagnons d’infortune dispersés dans la pièce de manière presque grotesque maintenant que la lumière était revenue.

Coraline resta immobile quelques secondes, les yeux fixés sur la bouche d’aération où avaient disparus les chiens empaillés et Ballora ; puis, le visage sombre et inexpressif tout à la fois, elle se dirigea d’un pas assuré en direction de la porte, sans prêter attention directement à Hippolyte, debout près de la porte en n’ayant pas manqué de suivre les directives de l’autre félin de la pièce en fonçant droit sur la porte dès qu’une brèche s’était ouverte. Il insistait ; il voulait savoir pourquoi Coraline protégeait Ballora, qu’est-ce qu’il se passait, qu’elle était toute cette mascarade.

« Je te l’ai dit, Hippolyte, c’est un jeu. Un jeu cruel. Nous sommes tous à la fois pions et joueurs. Ballora aussi n’est qu’une victime, au même titre que nous tous. Elle n’y est pour rien. Elle ne fait que jouer. C’est tout ce qu’elle sait faire, après tout ça. » Son coeur lui faisait mal, terriblement mal. « Vous ne voulez pas savoir qui est le maître du jeu. Vous ne voulez pas savoir de quoi ce monstre est capable. » Son regard du coin de l’oeil se fit appuyé en direction de Niels ; n’aimait-il pas jouer, lui, d’ailleurs ? Comme c’était étrange. Il allait se retrouver lui-même capitaine de l’équipe adverse, en quelque sorte. Et elle ne savait pas encore si c’était une bonne ou une mauvaise chose. « Ce n’est pas un jeu ordinaire… Il faut jouer selon les règles. » Et soudain, un sourire apparut à nouveau sur son visage taché par le sang de ses larmes, un sourire bien plus effrayant qu'accueillant. Elle se souvint de ce qui constituait sa devise bien avant qu’elle ne franchisse cette petite porte la première fois : sois prudente, sois courageuse, sois rusée.

Et elle prit soin de faire exactement l'inverse.

Elle s’approcha de la porte, mais avant qu’elle ne puisse en atteindre la poignée, celle-ci explosa sous l’impact de quelque chose qu’elle n’eut le temps de voir. Projetée en arrière avec violence, se prenant le battant de bois en pleine face, elle percuta le sol lisse du studio de danse avant de glisser sur plusieurs mètres, jusqu’à pratiquement atteindre la bouche d’aération. Sortant de la salle de réparation, deux silhouettes mécaniques entrelacées poussaient des grognements inhumains, jusqu’à ce que l’un des deux ne se libère de l’autre, frappant en plein sur l’une des têtes du renard maquillé avant de prendre la poudre d’escampette, parvenant près de du corps de Coraline, qui poussa un cri, coincée sous la porte défoncée ; mais elle n’eut pas le temps de réagir, car il ouvrit son espèce de bouche mécanique d’où dépassaient des fils coupés, et une douce musique s’insinua dans ses oreilles…

Un instant plus tard, elle disparut dans la bouche d’aération, traînée par l’endosquelette.

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Niels Mørck

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mer 14 Déc - 18:39




Tout ce qui les entourait avait quelque chose d'assez dérangeant, que ce soit en passant par cette pièce qui avait pu contenir les dessins accrochés au mur ou encore celle-ci recouverte de chiens apparemment morts qui se trouvaient un peu partout, sans savoir où réellement accrocher son  regard dans ce complexe du mauvais goût. Le fait de garder ainsi un animal de cette façon était déjà en soit signe d'un certain trouble, encore plus en voyant la quantité assez excessive mais plus que tout le fait que l'ensemble des canidés puissent appartenir à la même race à première vue, cependant le comble étant sûrement de les revêtir d'une façon aussi grotesque que ce qu'ils avaient sous les yeux. Niels n'aimait pas ce qui se passait, le jeu auquel il avait envie de s'amuser n'était clairement pas celui-ci et à mesure qu'il avançait ce sentiment de ne pas être à sa place ne faisait que grandir, détournant son regard pour le poser sur l'animatronic qui était en train d'effectuer un étrange ballet autour de Coraline. Le fait que la danseuse pouvait avoir constamment les yeux fermés était un détail qui lui sautait dans sa réflexion, détachant ainsi de plus en plus son attention des chiens pour être accaparée uniquement par ce qui s'apparentait ainsi à un pantin de forme mais surtout de taille humaine, y décelant tout de même une certaine beauté certes particulière mais non pas dénuée à son sens et surtout en tant que marionnettiste. Néanmoins il venait assembler déjà les petits morceaux qu'il pouvait avoir et tout particulièrement ce que la voix dans le conduit d'aération avait pu signaler, surtout en ce qui concernait le fait de ne pas faire le moindre mouvement en la présence de Ballora car si elle était bien aveugle elle était loin d'être sourde bien au contraire, se mettant ainsi tout naturellement en retrait en laissant son esprit d'analyse prendre le dessus pour tenter de répondre à toute une ribambelle de questions assez légitimes à son sens et surtout en ce qui concerne la véracité du discours qu'il avait pu entendre. La tentation de découvrir le moindre secret était grande, avoir une idée si oui ou non ils étaient dès cette façon tout exposés au danger ou si c'était justement en bravant une forme d'interdit qu'ils pourraient se sortir de cet endroit qui devenait peut-être plus malsain ou pesant dans un sens, lui n'étant pas forcément contre devoir sacrifier un ou deux compagnons de route tant qu'il pouvait avancer de toute manière. Tout n'était qu'une question de survie, le sien étant sûrement plus développé que la moyenne il n'en savait rien à moins que ce soit sa compassion brisée, fixant toujours cette figure de métal avec ce sourire qu'il avait en permanence.

Cependant la situation changeait du tout au tout à partir de l'instant où Chara décidait de s'éloigner, sachant très bien pour sa part qu'elle préférait faire cavalier seul et c'était même une sorte de miracle un peu étrange qu'elle puisse accepter de faire alliance avec lui, voyant ainsi les mouvements avant si fluides et doux de la danseuse changer jusqu'à foncer tout d'un coup vers la jeune femme. Il était hors de question que Niels laisse une personne ainsi blesser son alliée sans réagir, même s'il savait très bien à quel point elle pouvait se débrouiller toute seule et sans son aide car après tout c'était bien elle l'espèce de brute de leur duo, commençant ainsi à bouger quelque peu les doigts car si elle était la professionnelle des couteaux et armes contondantes lui était le spécialiste des marionnettes et le moindre dérivé. Il lui suffisait juste d'activer son pouvoir pour prendre selon son bon vouloir le contrôle d'une poupée ou encore d'un jouet, souriant peut-être un peu plus en se disant que cette animatronic n'avait pas réellement fait le bon choix en voulant s'en prendre à leur groupe avec lui dans la balance, venant ainsi à se tenir prêt pour tirer des fils invisibles et en faire ainsi ce qu'il voulait. Néanmoins rien ne se passait. La première tentative n'avait rien donné, le laissant quelque peu incrédule sur l'instant avant de se persuader qu'il avait mal opéré, mettant les bouchées doubles pour stopper cette avancée fulgurante qu'elle avait contre Chara. Mais rien encore une fois. Il se trouvait aussi désarmé que s'il était un individu comme les autres, tandis que Coraline servait littéralement de bouclier pour empêcher les deux de se blesser mais avant tout le tas robotique tout en enregistrant les paroles qui lui rappelait le comportement qu'elle avait pu avoir à la garderie envers les poupées éclatées, serrant les poings tout en gardant au mieux le contrôle de lui même si une panique se faisait bien présente. Et le cri déchirant que venait de lâcher Ballora ne fit que le tendre beaucoup plus, il y avait quelque chose de beaucoup trop humain dans la voix qui ne le mettait pas à l'aise, le conduisant un peu plus vers l'idée qu'il se faisait sans savoir s'il était oui ou non sur la bonne piste. Il ne pouvait que posséder les carcasses vides donc s'il ne pouvait prendre le contrôle de la danseuse, mais encore plus en entendant comment elle avait crié, ceci pouvait signifier que justement elle ne l'était pas et qu'il y avait quelque chose dedans même s'il serait incapable de dire quoi ou dans quelle mesure. Le jeu prenait une tout autre dimension à partir de cet instant pour lui, privé d'un tel atout remettait beaucoup de choses en question, encore plus à l'instant où les lumières venaient à s'éteindre.

« Chara... ? »

Le meilleur moyen de s'en sortir était de rester au plus près de son acolyte, cherchant la moindre indication de sa localisation, se ravisant bien vite de continuer à l'appeler à l'instant où une douce musique venait à s'élever dans les airs. La voix avait dit de ne pas bouger et surtout de ne pas faire de bruit lorsque la musique se mettait en route, encore plus lorsque celle-ci était assez proche, tandis qu'il pouvait entendre ses compagnons d'infortune commencer à se mouvoir justement contre les indications données. Ils étaient sérieux ? Colin, s'il avait bien retenu son nom, leur suggérait d'aller tout simplement tout droit pour arriver jusqu'à la porte. Mais rien ni personne ne pouvait lui garantir qu'il n'y aurait aucun obstacle sur la route, Niels calculait toujours le moindre mot et déplacement de son côté dans une logique personnelle néanmoins face à autant d'inconnues dans la balance il était hors de question pour lui de prendre le moindre risque. Encore moins en sachant que Chara n'était nullement si loin de lui, sa meilleure chance de survie ça restait elle qu'il le veuille ou non même si en réalité ça ne le dérangeait aucunement bien au contraire car il valait mieux être de son côté que contre elle, laissant ainsi les autres partir vers l'aventure et peut-être même une mort certaine. En voyant des lumières apparaître, semblant reconnaître Dorothy qui éclairait son chemin, et surtout en ayant écho des injures nombreuses dans la salle sa solution semblait être la meilleure. Encore plus face au déferlement étrange qu'il y avait lieu à sa gauche, comme si quelqu'un était en train de se battre et lui rappelant ce que l'homme avait pu dire sur le fait de faire en quelque sorte diversion, alors que tous semblaient avoir oublié Ballora mais ce n'était pas son cas. Ainsi ne fit-il pas réellement surprit de l'entendre arriver en sa direction mais surtout repartir en peu de temps, depuis l'instant où Niels était sorti de la bouche d'aération il n'avait pas cherché à bouger, alors qu'au loin dans les faibles jeux de lumière que des lampes produisaient il pouvait voir à quel point les autres pouvaient galérer. De son côté il ne cherchait pas à faire l'impossible mais surtout pas à jouer les héros, il n'en était pas un après tout et ce titre pompeux ne l'intéressait pas de toute manière, jouant ainsi dans les règles du jeu qu'on avait pu lui dicter même s'il ignorait le nom de celui-ci quelque part. Les autres n'étaient que des gamins indisciplinés qui avaient encore beaucoup à apprendre, lui sachant très bien ce qui pouvait arriver lorsque la loi n'était pas respectée, attendant de voir qu'une personne puisse enfin faire cette longue traversée de la salle mais surtout assurer qu'il n'y avait rien ce qui avait l'air d'être loin d'être le cas.

Ses yeux papillonnaient au retour de la lumière, voyant ainsi la disposition étrange de chaque individu dans la salle alors que de son côté il n'avait pas pris le risque de bouger et subit de ce fait aucun dégât même le plus léger, avançant vers la porte tout en jetant un sourire à Chara. Il devait lui dire que quelque chose clochait, qu'il y avait un corps étranger d'une nature inconnue dans le robot qu'ils avaient pu croiser et que s'ils venaient à en recroiser d'autres ceci risquait encore d'être le cas, alors qu'ils se regroupaient vers ce qui avait l'être la seule sortie disponible. Mais les mots que disait Coraline le firent tourner en sa direction tout en le mettant aussitôt très songeur, le discours qu'elle pouvait servir sur le fait que Ballora était elle aussi une victime lui offrait le semblant d'un sentiment de dérangement si encore était-il capable de vraiment ressentir pleinement quelque chose dans ce cœur brisé dans sa poitrine, appuyant peut-être malgré elle la théorie qu'il se faisait sur le fait que cet animatronic n'était pas un simple électroménager géant mais qu'il pouvait bien contenir quelque chose. Quelqu'un ? Niels ne pouvait pas le dire, la seule conviction qu'il avait c'était que la carcasse n'était pas vide comme il s'y attendait au premier abord, c'était au-delà de ses compétences mais pourtant il avait malgré lui la sensation d'avoir une clé importante de ce que la petite gothique déclarait la situation comme étant un jeu. Ce n'était néanmoins pas ce qui le faisait tiquer dans ces paroles, il avait compris depuis un moment que rien n'était normal ici et avait l'air de suivre un schéma qui devait suivre le scénario de son créateur dont lui seul connaissait la logique de tout ceci. Un individu justement dont il ne savait rien, tout comme le reste du groupe bien présent, mais les paroles de Coraline laissaient de leur côté sous-entendre qu'elle en savait plus que ce qu'elle voulait bien en dire. Hors pour le marionnettiste plus il cumulait des données et plus il comprendrait la démarche à suivre, ils pourraient même déjouer des potentiels pièges ou contourner la mentalité de leur hôte qui ne s'était toujours pas présenté, et en y réfléchissant bien rien ne garantissait que ce n'était pas cette sale petite réparatrice qui se jouait d'eux depuis le début. Qui pouvait dire si oui ou non ce n'était pas elle qui avait orchestré tout ceci ? Peut-être que c'était une forme de paranoïa, accentuée par le fait qu'elle avait pu le mettre mal en point à la garderie, mais Niels ne venait écarter aucune piste.

« Un monstre dis-tu ? Peut-être pourrais-tu être plus spécifique Coraline tu ne crois pas ? Il y a différentes façons de définir un monstre, tout dépend souvent de l'imaginaire de la personne d'ailleurs et de sa perception du monde, j'avoue que je suis assez curieux d'une telle dénomination surtout sortant de ta bouche. »


Un petit silence se fit en cet instant où les deux se jugeaient du regard, lui gardant pourtant son masque si souriant qu'il avait en toutes circonstances et ayant l'air pourtant si imperturbable, il pourrait presque voir de la méfiance briller dans les yeux de Coraline et dans un sens ceci était à juste titre. Il avait beau lui avoir dit où trouver Cheshire et se positionner en victime dans l’interaction qu'ils avaient eu dans le fond rien n'était arrangé, ce qui lui convenait à merveille vu que lui non plus n'avait pas spécialement la moindre confiance envers elle, la laissant ainsi prendre les devants en allant vers la fameuse porte tant convoitée.

« Le genre de monstre qui n'a aucune pitié. Qui détruit tout ce qu'il touche. Je ne suis même pas sûre qu'il y ait la moindre humanité dans son cœur... je ne suis même pas sûre que cœur il y a. Et Niels, elle ne- »

L'explosion de la porte se fit alors, ne laissant même pas le temps à Coraline de finir sa phrase alors que de son côté tout ceci ne laissait que des interrogations supplémentaires plutôt que des réponses, voyant dès alors deux nouveaux animatronis apparaître alors un espèce de renard avec une tête étrange greffée et ainsi une chose électronique qu'il avait du mal à définir. Un amas presque grotesque mais qui faisait tout de même froid dans le dos, nul doute que ces choses étaient loin d'être amicales, jusqu'à ce que l'un des siamois étranges se détache et vienne attraper leur espèce de guide et s'engouffrer dans une bouche d'aération avant que quiconque ne puisse intervenir pour l'intercepter. De toute façon, ce n'était pas comme s'il l'aurait fait de toute manière, leur groupe se trouvant ainsi seul avec l'espèce de renard à deux têtes. Avec les canines que ce machin avait nul doute que celui qui se prendrait un coup de mâchoire aurait la trace, plutôt deux fois qu'une même, n'étant pas réellement loin de lui. Le seul réflexe que Niels pouvait avoir, surtout en voyant à quel point la bête était aussi près, c'est d'essayer une fois encore une tentative de contrôle sur l'animatronic qui était censé être un simple pantin. Il avait se concentrer au possible rien n'y faisait, même agiter quelque peu les doigts n'y changeait rien, alors que ce qui avait l'air d'être la tête principale de ce truc le fixait de son unique œil tandis que l'autre non définie fixait le reste du groupe. Il fallut peu de temps pour que l'espèce d'animal se relève de toute sa hauteur, s'appuyant ainsi sur les cinq pattes montreuses qu'elle possédait, faisait presque sa taille alors que le marionnettiste pourrait l'entendre presque rire. Si du moins cette chose en était capable, il ne serait dire, n'ayant pas le temps d'y penser de toute manière vu avec quelle rapidité cette chose se jetait sur lui tous crocs dehors. L'animatronic visait en direction de son épaule, voyant au dernier moment son intérêt, ne pouvant qu'éviter la mâchoire d'acier de peu. Il avait le souffle court, impressionné par la mécanique de la chose certes mais surtout sentant un vent de panique d'être ainsi exposé, laissant alors déferler encore plus son pouvoir plus loin et non pas uniquement braqué sur ce renard. Il lui fallait quelque chose, un pantin ou il ne savait quoi, ne pouvant faire face à un tel adversaire de toute évidence alors étant plus accès sur la stratégie pour sa part. Il gardait le sourire du mieux qu'il pouvait, ne laissant pas échapper le masque une seule fois, loin d'être serein en réalité alors qu'il ne trouvait rien de susceptible d'être contrôlé.

« Ça te dérangerait pas de venir m'aider Chara ?! »

Merde ! Après tout c'était elle les muscles du duo, qu'elle vienne un peu conquérir ce titre à la fin et lui prouver pourquoi il la laissait faire dans ce domaine, tandis qu'il carburait au possible pour trouver la moindre solution pour se sortir de là. Mais l'animatronic ne repassait pas à l'attaque, comme s'il venait d'abandonner cette idée où il ne savait quoi, revoyant ainsi la bête se remettre sur toutes ses pattes au lieu de se tenir debout et donnant l'impression de chercher quelque chose. Quoi ? Niels n'avait pas envie de rester ici pour le découvrir, enfin si une part de lui était rongée par cette envie mais la survie était plus forte que le reste, bougeant doucement avec précaution tout de même pour se diriger en direction de l'endroit où la porte avait explosée et ainsi ne pas rester dans la même pièce que cette chose qu'il ne pouvait contrôler. La nouvelle pièce qui s'ouvrait à lui était alors assez petite, assez délabré ce qui s'accordait parfaitement avec le reste bien entendu, alors que de la tuyauterie était un peu présente sur l'ensemble des murs pour le coup. La disposition était loin d'être en ordre et cette impression ne fit que se renforcer en voyant des étagères tombaient sur ce qui était a priori un bureau, tandis que d'autres étaient toujours présentes mais dans le même état général que cet endroit à savoir en piteux état, mais ce qui donnait des frissons ce fut de voir cette bouche d'aération béante dont la grille avait l'air d'avoir été ainsi arrachée. Quelque chose avait voulu soit rentrer soit sortir, n'ayant pas trop envie de savoir sur l'instant, alors qu'il y avait non loin de là un espèce de boîtier de compteur électrique. Mais ce qui attirait vraiment l’œil du marionnettiste ce fut de voir le matériel présent à savoir les morceaux d'endosquelette un peu partout, comme un bras ou encore une tête et même une épine dorsale, alors qu'il y avait quelques vis ou encore câblages électriques ainsi que des pièces mécaniques présentent. Tout était intéressant de ce qu'il pouvait voir et il ne tardait pas à se mettre au travail, s’il n’y avait pas de marionnette toute prête à disposition alors il allait en faire, un truc même partiel il prenait après tout et c’était toujours mieux que rien. Concentré sur ce qu’il faisait, assemblant ainsi les pièces une à une ensemble, il s’arrêtait net en sentant une sorte de regard sur lui. Tournant avec lenteur la tête il pouvait voir l’animatronic renard qui se trouvait derrière lui, le stoppant net dans son ouvrage, ayant l’air assez curieux de ce qu’il faisait. L’impression que ça donnait en tout cas, confus dans un sens par ce qu’il passait, venant faire bouger grâce à son pouvoir doucement le bras mécanique tout en fixant cette chose.







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You got big smile, those fake moves. I heard heaven and thunder cry. Don't be afraid of the fear that's a plain eyed trap, you know you're not the only one, and don't look back just run for cover... ⊹ lumos maxima


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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Jeu 15 Déc - 20:50

Don't make a sound

Dans le noir, ses sens étaient comme en suréveil. En alerte, ses oreilles semblaient vouloir capter le moindre bruit, parasite ou non, qui pouvait provenir de la pièce plongée dans l'obscurité dans laquelle elle se tenait. Debout, seule, avec seule compagnie son couteau qui la démangeait dans sa main droite, et pourtant, elle n'avait pas peur. Non, au contraire, elle était souriante. Et son sourire s'aggrandit encore plus lorsqu'elle entendit un cri féminin. Tiens, ils avaient donc décidé de se séparer, supposa-t-elle, n'entendant pas d'autres bruit. Et surtout pas la voix de son allié, Niels. Était il bien gentiment resté dans son coin à l'abri du danger...? C'était bien digne de lui. En attendant, certains semblaient se salir les pattes, et même si elle détestait les humains en général, elle du bien avouer que celui qui se la jouait rugbyman avait bien du courage. Et pour leur survie, ce sera bien utile. Alors que Chara était en train de s'imaginer la nouvelle disposition de la dream team malgré elle dans la pièce, les lumières s'allumèrent de nouveau. Ce brusque changement de luminosité aveugla un moment la jeune femme qui fronça les sourcils, avant de poser le regard sur le groupe dispersé.

Bon, première observation, plus de chien empaillés ni même de ballerine à l'horizon. Où avaient ils filés ? Aucune idée. Qu'ils reviennent s'ils l'osent, elle n'était pas effrayée.

D'une oreille plutôt distraite elle du l'avouer, elle écouta les paroles de Coraline. Et surtout celles qu'elle échangea avec Niels, au sujet d'un "monstre". Une fois qu'ils eurent fini, la brunette se dirigea d'un pas déterminé vers Coraline afin de lui échanger quelques mots à elle aussi mais elle n'eut pas cette chance en raison d'une soudaine... explosion de la porte qu'elle s'apprêtait à franchir. De cette dernière sorti deux nouveaux ennemis, et Chara se remis en alerte, prête à bondir de nouveau si elle avait à. Mais leur cible sembla désormais être Coraline. Bien fait, souffla-t-elle d'ailleurs lorsqu'une sorte d'exosquelette noir lui bondit dessus, ça lui apprendra à se mettre entre elle et Ballora. Mais sur le coup, Chara se rendit compte que la silhouette noir faisait plus que bondir sur elle, elle s'était décidé à la prendre en hotage. Ce qui ne plu pas à Chara, qui fronça les sourcils et, sans réellement réfléchir à la conséquence de ses actes - pour changer - se lança à sa poursuite. Mais voilà, impossible de suivre leur trace. Ils étaient trop rapides. Elle eut tout juste le temps de se retourner pour rejoindre de nouveau la charmante troupe de gardiens de pizzas en herbe qu'elle entendit la voix bien familière de Niels appeler à l'aide.

Le second animatronic l'avait attaqué, mais semblait désormais s'intéresser à autre chose. Voyant que le maitre marionnettiste en avait profité pour filer dans la nouvelle ouverture, Chara courut à sa suite automatiquement dans même un mot ou un regard aux autres. Oui, c'était impolie, mais oui, elle en avait rien à faire. Elle avait l'espoir de pouvoir lui souffler quelques mots avant que les autres ne les rejoignent. Mais comme depuis la première fois où ils avaient mis les pieds dans ce drôle de monde, rien n'était aussi facile... Alors qu'elle arrivait à sa hauteur, il semblait inspecter et assembler quelques pièces, il était dans son élément pour le coup. Elle allait ouvrir la bouche quand tout à coup, un troisième invité s'invita à la fête. Niels ne semblait pas bouger, du coup, ce fut elle qui fit le premier pas, et elle se plaça entre lui et la chose qui ne faisait rien d'autre que les fixer étrangement. Dans l'action, elle pris dans sa main libre, la gauche, sa lampe torche, qu'elle envoya volé en direction de Niels.

- Garde la pour moi un moment, dans ce genre de situation, je préfèrerais être aussi légère que possible.

Jouant avec son couteau de l'autre main, elle s'attendait à ce que la bête attaque, à l'image de Ballora, mais rien. En fait, contre toute attente, s'assit devant elle, telle une brave bête. Chara n'était pas sure de savoir si cette action était dans l'objectif de la déstabilisée ou non, mais en tout cas, la brune fronça les sourcils, ne quittant pas un instant du regard la créature à deux têtes. Comme si elle avait affaire à un chien, Chara approcha avec méfiance sa main gauche d'elle avant de se raviser, ne voulant pas finir accidentellement avec un moignon comme second poigné. Puis, elle se rendit compte que la créature semblait attirer son attention sur une de ses pièces qui semblaient se détacher. D'un geste rapide, Chara dévissa la dite pièce et sans bouger, la regarda tomber au sol. La créature glapit, et ramassa cette dernière. Chara était tellement focus sur l'animatronic qui se prénommait en réalité Mangle qu'elle en avait presque oublié la présence de Niels à ses côtés. Un sourire étrange sur le visage, Chara observa la pauvre bête tenter de se remettre son bout de soi manquant en place sans tout de même bouger un doigt. Non mais, ça sentait le piège pour attirer sa main dans sa grande gueule à trois kilomètres là ! Tu devrais l'aider... Pauvre bête. Souffla Frisk. C'était sur que si elle avait été à sa place, elle lui câlinerait la tête maquillé à l'heure qu'il était.

Mangle devenait impatiente, et envoya voler la pièce qu'elle n'arrivait définitivement pas à enfiler aux pieds de la brunette au large pull. Se baissant avec souplesse, elle la ramassa. Et, après quelques secondes d'hésitation, se décida à la remettre en place.

- Bouge pas ma grande. Je suis pas docteur, aider les autres, c'est pas mon truc d'habitude, mais rien que pour toi...

Et voilà, comme si elle avait fait ça toute sa vie - ce qui était faux bien évidemment - Chara venait de redonner vie à cette partie de la créature en face d'elle, qui semblait la remercier avec un grand sourire. Auquel Chara répondit avec un large sourire figé. C'était quoi ça ? Décidemment, elle ne comprenait pas la logique de ces machines. Mais au fond, elle les appréciait de plus en plus. Sans s'en rendre compte en premier lieu, elle vint tapoter gentiment la tête maquillée de la grande bête toujours assise devant elle. Une fois ses pensées de nouveau en place, elle retira sa main et fit quelques pas en arrière pour se tourna vers Niels cette fois-cis, un sourire en coin sur son visage aux joues rougies comme à leur habitude.

- Ta vu ça ? Comme quoi je peux faire autre chose que taper sur des boites de conserves !


Elle était plutôt fière d'elle d'avoir apprivoisé la bête à leurs côtés. Même Frisk semblait fière d'elle. Mais plus sérieusement, son regard s'assombrit.

- Tout à l'heure, quand Coraline a repoussé la danseuse... Il s'est passé quelque chose. Tu as entendu toi aussi, non ?

Elle parlait bien sur de la voix mi-enfantine cachée au fond du hurlement inhumain de la danseuse. Ca lui avait mis froid dans le dos, et elle voulait savoir si elle avait rêvé ou non... Mais elle fut interrompue dans sa discussion par sa nouvelle... Amie ? Non, Chara n'avait définitivement pas d'amis. Alliés provisoire du coup ? Enfin bref, cette chose venait de lui bousculer le dos, ce qui eut comme effet de la faire se retourner en alerte. Cette petite offensive de la part de la machine semblait à l'origine amicale mais vu la taille de l'engin, ça avait plus un effet brusque qu'autre chose. En tout cas, la brune eut à peine le temps de se demander ce qu'il se passait que Mangle se plia en deux, souffrante, ne pourrant rien d'autre que de petits couinements si tristes qu'ils arrivèrent a en émouvoir une personne aussi froide que Chara. Mais cette petite émotion fut de courte durée quand la tête maquillée montra sa belle dentition à Niels et Chara. Instinctivement, elle porta son bras droit armé face à elle, en position de défense et barrait la route devant Niels de son autre bras.

- Comme je disais,
souffla-t-elle. Je ne suis pas docteur. Tes grandes dents, va les montrer à quelqu'un d'au...

Mais elle n'eut à ne rien faire vu que l'animatronic sortit de la pièce immédiatement, devant les yeux étonnés des deux personnes. Décidemment, jamais le temps de souffler dans cette pizzeria, parce que de nouveau, une voix plutôt humaine raisonna dans la pièce.

"Pauvre Mangle... Elle n'a jamais été sage. Elle ne fait jamais ce qu'on lui dit. Et voilà qu'elle en paye le prix comme elle l'a payé maintes fois auparavant... Mais vous. Vous ! Vous êtes fascinants. Si indisciplinés pour certains... si altruistes pour d'autres. Et d'autres encore, si sages. Aptes à suivre les règles... Ne faîtes pas comme Mangle, ou vous pourriez finir dans le même état. Tant de fois punie au point qu'elle ne ressemble plus qu'à un amas de pièces, elle qui était si belle et fière autrefois... Vous devriez vous dépêcher. Si vous prenez trop de temps... Cela pourrait se retourner contre vous. Votre guide personnel ne semble pas en mesure de vous aider désormais. Ses systèmes ne fonctionnent plus ; quelqu'un les a détruit... il semblerait que quelques règles ont été changées depuis que vous êtes arrivés. Vous allez devoir bâtir votre propre chemin. Mais je vous aiderai... peut-être."

Elle fronça les sourcils. Elle n'avait aucune idée de qui était cette voix mais elle ne voulait en aucun cas son aide. Si elle avait un jour la chance de la croiser en chair et en os, elle ne tendrait le bras vers elle dans l'unique but de lui trancher la gorge, rien d'autre. Pour une fois, Coraline avait raison. Les animatronics étaient eut aussi des victimes.

- Quel dommage que je ne sois pas le genre de personne à suivre les règles bien gentiment...

Et elle serait prête à payer pour les conséquences de ses actes... Comme Mangle, elle était loin d'être une enfant sage, et elle ne le serait jamais.


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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Sam 17 Déc - 15:07



 [Mission Coraline] Don't make a Sound  ft. Felicity  & All People

Félicity vit la lumière s'allumer et elle se releva, qu'est-ce qui allait se passer maintenant ? Elle regarda si elle avait tout au bon endroit, se plia pour vérifier ses nerfs, puis elle se releva, bon sa blessure était superficielle, elle n'avait rien à craindre et pourrait à l'aise marcher avec. Sauf si les chiens décidaient de lui arracher la jambe … La blonde s'avança pour aller vers Coraline, celle qui les avait plus ou moins guidée. Et soudainement, la porte explosa. Deux animatronic arrivèrent et l'un emporta Coraline. Felicity fronça les sourcils et quand le Renard attaqua Niels, mais pas Chara. C'était très étrange et elle se dit qu'elle pouvait tenté de passer pour aller récupérer la femme qui à été enlevé par l'animatronic.

Je ne peux pas faire ça ! Je ne peux pas la laisser être enlevé comme ça, il faut que je fasse quelque chose !   murmura-t-elle.

Alors elle tenta d'aller  suivre l'exosquelette, elle entra dans la bouche d'aération. Mais, elle était à peine entrée que quelque chose l'attrapa par la jambe et la fit tomber sur le sol. Elle se releva en grimaçant et en se frottant le derrière. Qu'est-ce qu'elle faisait posé sur le sol, alors qu'elle était en train de grimper quelques minutes auparavant.

Qu'est-ce que tu veux en fait ?

La machine ne fit rien, se contentant de se mettre a renifler partout et la blonde secoua la tête tout en remontant dans le conduit. Il fallait qu'elle trouve la jeune femme, elle seule pourrait tout leur expliquer sans finir par leur couper la tête. Alors, elle se mit à ramper dans les tuyaux avant de se rendre compte qu'il avait changé, elle était maintenant à une intersection, elle n'existait pas avant. Alors, elle retourna sur ses pas, elle avait des choses à dire à ceux qui étaient avec elle. En revenant dans la pièce principal, elle vit de nouveau Mangle qui semblait très agitée car elle/il passa à côté d'elle quand elle descendit du tuyau. C'est à ce moment là qu'elle entendit quelque chose tomber, elle chercha des yeux sur le sol avant de trouver une clé qu'elle mit dans sa poche « Ca peut être utile plus tard ». Ensuite, elle rejoint les autres pour leur dire ce qu'elle avait vu et surtout leur demander ce qu'il faudrait faire.

Les tuyaux ont changé, ce ne sont plus les mêmes et le pire c'est il y a des embranchements. Je ne sais pas ce qu'il faut faire, on suit les deux autres ou on va chercher Coraline ?  
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Colin O'Cahan

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Lun 19 Déc - 12:15



Don't make a sound...

Colin avait remarqué le peu de personnes présent à cette porte. Qui malheureusement ne voulait toujours pas s'ouvrir. Il avait fait tout cela pour rien, mais son intention avait été de protéger les personnes. Il était ainsi, déformation professionnelle une nouvelle fois. Il avait peut-être été bourrin, il le savait, mais il ne s'était pas jeté pour autant directement sur elle, pour justement ne pas faire plus de dégâts. Il savait sa force, mais il ne l'utilisait pas forcément pour des mauvaises raisons. Là pour lui ça avait sonné comme une certaines logiques, enfin peut-être pas pour tous. Après tout, nous sommes tous différents et ne pensons pas de la même manière. Il ne comprenait pas comment il s'était laissé attirer ici, alors que tout son être lui avait dit absolument le contraire. Etre humain faisait faire des choses insensées...en tigre il aurait suivit son instinct primaire et encore son contexte était encore différent ayant été élevé par des humains. Quelle barbe !

Le temps semblait être si long, la musique était toujours présente mais loin d'eux, comme si ce que faisait la jeune fille avec la danseuse semblait l'apaiser. Colin constata au fur et à mesure que le silence faisait place. La lumière revint et la salle était vide de tout. Colin mit un temps avant de retrouver sa vision et de remarquer l'environnement. Plus de chien plus de Ballora, plus aucune trace de quoique ce soit. Tout était étrange. Il se contenta de reculer un peu, observant Coraline, écoutant les conversations qu'il pourrait y avoir.

D'un coup, une explosion retentit, projetant la demoiselle d'une force assez impressionnante.

Colin voulut aller la voir mais il fut devancer par une des machines qui se présentaient à eux à présent. Sans qu'il puisse dire ou faire quoique ce soit, l'un deux, celui qui ressemblait à un endosquelette, emporta la jeune femme dans la bouche d'aération. Il vit Félicity se hâter à la suite, pour essayer de les suivre. Colin lui jetant un "fais attention" alors qu'ils se retrouvèrent pour le reste du groupe avec l'autre machine à deux tête. Il repensait aux paroles dites "tout ceci n'était qu'un jeu, il suffit de suivre les règles", étant un matou, il aurait pu dire qu'il aimait jouer, ce qui n'était pas une information fausse au finale. Mais dans ce contexte suivre les règles semblaient délicat, sachant qu'il ne savait rien d'autre, restant évasif sur ce qu'il se passait.

Mangle l'ami de l'endosquelette avait tenté d'attaquer, encore...et toujours. Si cela était le jeu, ce n'était pas très amusant. Pourtant à cet instant, elle était stoïque, comme si elle était à la recherche de quelque chose. Colin s'approcha, voulant comprendre. "Que cherches tu " demanda t-il avec une voix douce. Mais l'ignorance était à la mode. Puis son regard s’abattit sur lui, l'air ...blasé ? enfin à vrai dire si ne pas avoir d'expression plus significative voulait dire cela, alors le terme convenait bien. Colin ne bougeait pas, sa mâchoire se rapprochant de plus en plus de son visage, claquant d'une vitesse qui pouvait être impressionnante. Et puis pouf, Mangle se détourna de lui et partie dans l'autre pièce.

Tout s'enchaîna. Il observa ce qui se produisait dans l'autre pièce, il vit Niels assembler des pièces, Chara parler avec la ..personne. Mais tout semblait se dégrader. Mangle partie ...Félicity était revenu. Il fronça des sourcils et regarda tour à tour tout le monde. Alors que la voix dans le haut parleur avait eu son mot à dire également.

Il prit une grande inspiration. "Je pense que si nous voulons survivre, il faut s'entraider...cela augmenterait nos chances de survie, certainement" dit-il avec sérieux, conscient qu'ils pouvaient mourir à chaque instant dans ce lieu. Il connaissait ce sentiment, il le vivait dans son métier. Et il ne pouvait pas prendre à la légère que quelque chose n'allait pas. "Si nous voulons sortir d'ici et comprendre ce qu'il se passe, il nous faut partager tout ce qu'on a pu observer depuis que nous avons franchi la porte...si nous travaillons en équipe, les probabilités seront plus grande, nos chances de survie sera plus importante." il les regarda de nouveau tour à tour. "Que savons nous de cet endroit ? Coraline est la clé...elle saura nous dire ce qu'il se passe ici, ce que tout cela signifie, nous devons la retrouver"

Colin avait dit ce qu'il avait à dire, il ne l'avait pas bien dit, il n'était pas avec ses hommes, dans la vie il avait des tendances à s'exprimer autrement. Mais il devait essayer de faire comprendre, qu'ensemble ils pourraient y arriver plus facilement. Il n'obligeait personne mais s'était la meilleure chose à faire pour lui. Et pourtant s'était un tigre qui parlait, lui qui avait une âme instinctive de base d'être solitaire.

 

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 20 Déc - 9:35



❝Don't make a sound❞

Mission
Dorothy était toujours assise contre le mur, elle entendait des bruits de pas de ci de là mais pas de musique, ce qui fut rassurant. Après ce qui sembla une éternité, la lumière revint dans la pièce. Celle-ci était totalement vide. Plus de robot-danseur, plus de petits toutous. Est-ce qu'ils avaient tous rêvé? Au vue des marques de dents dans ses mollets, Dorothy réalisa que tout ce qui venait de se passer n'était pas le fruit de son imagination.

Petit à petit, le groupe se ressaisit et se rassembla autour de Coraline. L'homme-chat, Hippolyte, lui posa une question, on ne peut plus logique : Pourquoi la jeune fille avait-elle protégé ce robot qui avait clairement cherché à les tuer? Et la réponse qu'elle donna convainc Dorothy. Ils étaient tous bloqués ici à cause d'un malade, un sadique qui les utilisaient pour s'amuser. C'était un jeu.

- Alors nous devons les aider. Nous ne pouvons pas laisser faire ça. Si celui qui nous joue un mauvais tour est un monstre, comme tu le dis, on doit intervenir.

Cependant, Niels ne semblait pas de cet avis. Il avait l'air de connaître Coraline, vue la façon dont il lui parlait. Mais les mots qu'il disait n’étaient guère clairs à Dorothy. Il accusait la jeune fille d'être un monstre ou alors d'avoir une conception du monde particulière... enfin tout s'embrouillait pour la petite fermière.

Alors que Coraline répliquait au blond tout en ouvrant une porte, une explosion l'envoya valser à l'autre bout de la pièce. Tout se passa alors très vite. Deux nouveaux animatronics, bien plus effrayants que Ballora entrèrent dans la pièce. Dorothy était tétanisée. Elle voulait aller voir si Coraline allait bien mais son corps ne lui obéissait plus. Le robot squelettique passa alors devant elle, fonçant à toute allure et emporta Coraline dans le conduit d'aération. Felicity, toute courageuse, les suivit presqu'aussitôt.

Voulant en faire de même, la petite fermière se mit en mouvement mais juste avant d'arriver à l'entrée de la bouche, ses jambes s'emmêlèrent et elle se retrouva sur le sol en moins de deux. Elle n'entendait rien et Felicity semblait avoir bien avançait, donc il était impossible de la suivre.

Elle était vraiment inutile, toujours aussi maladroite et incapable de faire quoi que ce soit comme il faut. Dorothy sentit alors quelque chose de froid toucher ses côtes. Le contact était brutal. Quand elle releva la tête pour regarder, elle vit la mâchoire énorme d'un robot-renard juste à côté.  

- Non, ne me fais pas de mal ! , s'écria-t-elle en fermant les yeux.

Dorothy sentit le robot refermer sa mâchoire de renard sur son pull et tirer dessus. Puis, il s'aida de ses membres pour la remettre sur pieds. Cela avait été fait sans douceur mais sans volonté de blesser non plus. L'animatronic la regardait maintenant de ses deux têtes sans chercher à l'attaquer. Coraline avait raison, ces robots ne leur voulaient aucun mal, ils étaient juste incompris et piéger dans ce monde.

- C'est très gentil à toi de m'avoir aidé à me relever. Merci beaucoup.

Dorothy lui fit un grand sourire. De sa grosse tête de renard, l'animatronic la bouscula, un peu à la manière d'un chien qui voulait montrer de l'affection à son maître. Sauf qu'il avait beaucoup plus de force. Résultat, la petite fermière se retrouva sur les fesses, ce qui la fit éclater de rire.

Elle suivit ensuite le robot aux côtés de Colin puis dans la pièce adjacente. Tout y était délabré, dans un bien piteux état. L'animatronic s'approcha de Chara qui l'aida. Cela faisait plaisir à voir.

Dorothy remarqua ce que faisait Niels. Avec des bouts de métal trouvé dans ce désordre, il fabriquait un petit personnage qui tout d'un coup se mit en mouvement. C'était magique. L'adolescente était fascinée par ce qu'elle voyait qu'elle ne fit plus attention aux conversations, jusqu'à ce qu'elle entende son nouvel ami robot geindre. Sans qu'elle puisse faire quoi que ce soit, le robot partit et une voix s'éleva à nouveau des haut-parleurs.

Ainsi, ce robot à tête de renard était une fille et s'appelait Mangle. Et elle avait été punie à de nombreuses reprises sans raison apparente. La pauvre... La tristesse s'empara de Dorothy avant de se transformer en désir de venir en aide à tous ces êtres robotiques maltraités.

Felicity choisit ce moment pour revenir et leur apprendre que le tunnel où l'endosquelette avait emporté Coraline changeait de dispositions, ce qui allait compliquait les choses pour retrouver la jeune fille. Elle était la seule à savoir comment fonctionner ce monde apparemment, eux étaient totalement perdu. Colin eut alors l'idée que chacun partage ce qu'il avait vu, senti, bref qu'ils travaillent en équipe.

- C'est une super idée. En partageant ce que nous avons remarqué, on pourra avancer. Je commence d'accord? Alors tout d'abord, je voulais vous dire que j'ai vu quelque chose d'étrange tout à l'heure dans la salle de vidéo surveillance. Sur certains écrans, je suis sûre d'avoir vu une forme apparaître. Je ne saurai pas dire quoi mais je pense que c'est une piste à suivre. Donc on pourrait retourner là-bas pour... pour... Attendez.

Dorothy s'interrompit. Elle avait un sentiment étrange. Alors qu'elle parlait, ses yeux avait remarqué quelque chose de bizarre sur le mur. Le papier peint derrière la tête de Colin commençait à tomber avant de se désagréger. Une feuille de papier avec un dessin au sol tombait en poussière. Des pièces en métal rouillaient. La pièce dans laquelle il se trouvait était en train de se désagréger à vue d'œil et cela ne présageait rien de bon. C'était sûrement pour cela que Mangle avait était partie aussi rapidement, ils devaient en faire de  même.

- Il faut fuir, vite!

Dorothy montra les murs, les meubles pour qu'ils comprennent. Sans attendre, elle sortit de la pièce et regarda à droite et à gauche, elle ne vit aucune autre échappatoire que la bouche d'aération d'où revenait Felicity. C'était leur seule chance de s'en sortir. Elle s'y engouffra en premier, espérant que les autres la suivaient.



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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Jeu 22 Déc - 22:42


Don't Make a Sound

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Clignant plusieurs fois des yeux, Chester se repassa les derniers évènements dans sa tête, tandis qu’une musique de ballerine s’élevait dans les airs. Comment était il arrivé là ? Dans cet endroit qui puait la mort ? A essayer d’esquiver une sorte de danseuse mécanique qui n’avait pas l’air très contente. Se massant la tête, il voulait y voir plus clair. Il avait été attiré dans un piège, ça c’était certain. Il était dans un monde délirant, alors que pourtant il s’y connaissait en monde fou, vu qu’il venait de Wonderland. Un monde où on lui demander d’être une sorte de gardien de nuit, ou de livreur de pizza, où les deux à la fois Un monde qui avait abrité, il était persuadé maintenant Coraline. Il aimait bien cette demoiselle, qui était venue lui demander dans une superbe robe de soirée, au Moonlight Cat, de retrouver Mr Midnight, son chat. Si au début il avait été méfiant, après avoir vite fait regarder son âme et surtout avoir entendu le mot chat, il n’avait pas hésité une seule seconde, en bon roi qu’il était de partir à la recherche de l’un de ses sujets. Il se faisait une priorité de chercher l’ami de Coraline, et il sentait qu’ici, il aurait d’autres indices pour le retrouver. Néanmoins, il arrêta de penser à ce chat et à tout ce qui pouvait le déconcentrer, voyant qu’il était dans une mauvaise position et qu’il n’était pas seul. Il avait vu comment Coraline avait essayé de protéger Ballora pour une raison mystère, et il avait observé aussi comment elle s’était faite attaqué violemment. Alors il n’avait pas pu rester là, s’étant approché d’elle, pour voir si tout allait bien. Mais ce qu’il avait vu, lui donna des frissons dans son dos, jusqu’à sa queue qui s’hérissa, droite derrière lui. Il connaissait les fous, déjà parce qu’il en était lui-même un, et parce qu’il venait de ce pays où la folie régnait en maitresse. Puis, ironie du sort, cette malédiction lui avait donné le travail de soigner les fous, et ce qu’il voyait dans le regard et le sourire de son amie, ne lui laisser rien présager de bon. « La vie est un jeu et c’est pour ça que les chats en sont les maîtres. »

La lumière s’éteint avant même qu’il ai fini de prononcer sa phrase. Il avait été tenté dans un premier temps d’allumer ses yeux, mais au son qu’il entendait au tour de lui, il effaça cette pensée de sa tête. Il aimait bien les chiens, même s’ils les charrier, ils avaient appris à vivre avec. Déjà parce que celui qu’il considérait presque comme un frère, Bayard, était un bon gros toutou, et parce qu’au fond ils n’étaient pas mauvais. Il fallait voir comment il était avec Jackie-Rose pour se rendre compte de l’affection qu’il avait envers les canidés. Cependant, ceux qui l’entourait, alors qu’il était plongé dans le noir, n’avait rien d’aimable peluche comme la jeune femme qu’il voyait quand il était sur le point d’exploser. Fermant les yeux, il se concentra alors uniquement sur son instinct de félin pour ne pas de faire morde, enroulant sa queue autour de lui. Il écoutait ses camarades parler, faisant fis des cris que certains poussaient. Il ne respirait même plus, pour qu’aucun des chiens ne le remarque, technique ancestrale des chats pour les éviter. Soigneusement il se colla contre le mur, le longant pour trouver une porte ou une quelque conque sortie, mais il n’y avait rien. Puis, d’un coup, la lumière fut à nouveau, et tout avait disparu. Soufflant grandement, il fixa Coraline, qui était à nouveau présente. Ses yeux bleus luisaient de milliers de questions envers la jeune femme. Pourquoi avait-elle protégé le monstre qui cherchait à les faire tomber ? Pourquoi lui avait elle dit que tout ceci était un jeu même s’il lui avait répondu du tac o tac.

Elle avait du comprendre, à force d’insistance car elle lui répondit directement. Il ne disait rien, écoutant attentivement Coraline. Si, à l’époque il n’aurait pas voulu savoir, les siècles qu’il avait dans les pattes l’avaient fait changer. Il voulait découvrir qui les avait jetés en pâture dans ce monde bizarre. Et ce n’était pas parce que la brune disait qu’il ne fallait pas savoir qu’il n’allait pas faire. Après tout, les règles instauraient été là pour être brisé, et il serait ravi d’être l’auteur de ce casse de règle. D’ailleurs, au moment où Coraline énonça qu’il fallait jouer selon les règles, il ne put s’empêcher de rigoler, fortement. « Et bien cela prouve que vous n’avez jamais joué avec moi ! » Roi des chats, roi de l’embrouille, roi de la triche et mauvais perdant en prime. Chester était bien loti. Il regardait le petit jeu, entre Niels et Coraline quand une sorte d’explosion le fit sursauter, sortant ses griffes en avant. Deux monstres venaient de rentrer, et l’une enlever Coraline. Feulant de colère, Chester se plaça sur le côté pour éviter ce qu’il semblait être un renard. Il attaqua Niels, puis Chara avant de s’assoir devant cette dernière. Toujours sur ses gardes, il observa pendant quelque instant la scène qui se déroulait, cette chose qui semblait souffrir avant de chercher un moyen de s’enfuir. Mais une voix métallique le sortit de sa recherche. Levant la tête au ciel, ses pupilles se rétrécirent pour ne devenir qu’un fin filet noir dans deux orbites bleu hiroshima. « J’espère qu’après ça, on ne critiquera plus Wonderland pour sa logique. »

Se déplaçant rapidement, il arriva devant l’aération que Félicity montrait. « Etant donné qu’elle est notre guide, vu qu’il me semble à 90% que c’est son monde, nous nous devons de la retrouver pour finir en un seul morceau cette nuit plus que spéciale. » Et peut être parce qu’il était aussi inquiet pour la brune, mais ça, les autres n’avaient pas forcément besoin de le savoir. Cependant, l’autre félin, car il avait senti en Colin l’odeur de félin, énonça qu’ils devaient s’entraider. Roulant d’un œil, il se mordit la langue pour ne pas lui sortir un Captain Obivous mais lui répondit juste par un grand sourire. « Mais tout à fait. » Il écouta alors ce qu’il avait à dire, mais au fond, rien de nouveau surgit de sa bouche, exaspérant un peu le matou. Par contre, quand Dorothy parla, cela éveilla la curiosité du Cheshire. Il allait lui répondre quand il entendit selon le mot fuir, sortir de sa bouche. Ni une, ni deux, il s’élança derrière la jeune femme, rentra sans aucun mal dans la bouche d’aération. Au bout d’un moment, ils arrivèrent au fameux croisement que la blonde avaient parlé quelque minutes auparavant. « Va tout droit. » Son ton n’était pas sec, mais c’était clairement un ordre qu’il avait donné à la jeune femme devant lui. « Aie confiance en mon instinct. » Et ils avancèrent tout droit pendant un petit moment.

Quand la bouche se fit plus grande, et qu’ils sortirent enfin, c’était pour revenir à la case départ, dans la salle sur commande. Cependant, tout avait changé. C’était comme si un ouragan ou un psychopthe au choix était passé par là. Tous les écrans étaient cassés, des bouts de verres sortaient des télévisions, et une sale odeur régnait. « Bien, je pense que si c’est une personne qui a fait ça, il faudrait qu’elle prenne un bon traitement. Un prozac matin et soir et une cure de repos lui feraient du plus grand bien ; » Longeant les différents écrans, Cheshire remarqua alors qu’un avait survécu à l’apocalypse. Il grésillait, comme s’il allait rendre l’âme à tout instant, de la neige bougeait toutes les mili secondes, pouvant donner une crise d’épilepsie à n’importe qui, mais entre ça, il aperçut alors quelque chose qui lui fit ouvrir les yeux en grand, très grand. Comme une image subliminale, il aperçut une pièce, délabrée, qui contenait une cage. Fixant l’écran, devenant presque une statue, il ne cligna pas une seule fois des yeux pour vérifier qu’il n’avait pas eu une hallucination. Non, il venait bien d’apercevoir à nouveau, une cage, qui contenait une silhouette cachée sous une couverture. Cependant, la qualité de l’image était tellement mauvaise qu’il n’arrivait pas à voir grand-chose. Posant une main sur l’écran, il sentait qu’il y avait un indice à prendre dans cet endroit. « Essayer de rester en vie, je pense que je tiens quelque chose. » Sans plus de détail, il ferma les yeux, visualisant la pièce qu’il avait vu, et il disparut dans une sorte de brouillard, rappelant l’étrange fumée qui hantait les étangs de la forêt de Tuppence.

Oui, Hippolyte avait le sens du spectacle, même dans un endroit comme ça. Mais plus que ça, il avait la folie qui coulait dans ses veines. Il savait l’endroit dangereux, rempli de monstres plus incontrôlables les uns que les autres, mais lui, était bien pire que tout ça. Alors il s’était téléporté dans cette pièce, suivant son instinct. Comme sur l’écran, elle était délabrée et faisait froid dans le dos. Très sombre, il l’éclaira légèrement d’une lumière rendant l’atmosphère encore plus énigmatique. Une immense cage trônait au milieu, et cela lui confirma ce qu’il avait vu, il y avait bien une silhouette cachée sous de nombreuses couvertures. S’approchant doucement, il fit une sorte de ronronnement pour éveiller l’attention mais rien ne se passa, la silhouette ne bougea pas. Attrapant un barreau, il espérait faire du bruit mais là encore, tout restait silencieux. Il décida alors de l’utiliser. S’asseyant carrément sur le sol, car vu au point où il en était, son beau costume Boss était bon pour passer à la poubelle, il ferma les yeux et laissa son principal pouvoir envahir l’espace. Quand il rouvrit les paupières, ses yeux luisaient d’un bleu/vert comme un ver luisant, et il voyait enfin l’âme de la personne dans la cage. Cette dernière était remplie la cage d’une lumière blanche fluctuant vers le bleu. Elle était agitée et Cheshire tiqua. Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas rencontré une âme aussi déspérée, dont les longueurs fluctuaient énormément. En tant que guide des âmes, il prit alors à cœur de remettre cette âme dans le droit chemin, dans la paix et la sérénité. Il passa rapidement au second niveau de son pouvoir, et en quelques secondes, la lumière blanche se matérialisa en petit garçon d’une dizaine d’année. Il fut frappé, planta ses griffes dans le sol, se fichant de la douleur, des émotions violentes qu’il pouvait ressentir dans une âme de cet âge. Colère, haine, admiration, peur et surtout confusion. Tout était puissance dix, et surtout mélangé. Il n’y avait pas presque pas de frontière entre chaque émotion, et le tout faisait une sorte de bouillie immonde. « Bonjour toi. »

a voix grave emplie l’espace et attira l’attention de l’âme. « Je suis là pour t’aider, pour te soulager de toutes tes peines. » Ce timbre qu’il utilisait, plus grave qu’a l’accoutumé n’était pas sans effet. En tant normal, Chester arrivait à calmer les tensions par les modulations qu’il produisait, comme un chat enlevant le stress de son maître par ses ronrons. Mais là, il avait enclenché une sorte de calmant, qui apaisait directement l’âme de la personne à qui était adressé la parole. Il attendait bien sur une réponse, et même s’il sentait enfin la colère partir de cette âme d’enfant, la pièce resta désespérément vide. Les minutes passèrent, il fit un monologue pour chasser directement la colère et la haine, mais à la place, il sentit que la peur grimpa en flèche. Se stoppant, il passa une main dans ses cheveux, tout en soufflant, pour ne pas trop s’épuiser car il allait attaquer avec plus de puissance. Fermant les yeux, il s’entoura lui-même d’un halo bleu et la discussion put rependre, maintenant qu’il parlait d’âme à âme. « Je ne te veux pas de mal, je suis là en ami. » « Mais … je n’ai pas besoin d’aide, je suis ici chez moi ! » L’âme de Chester s’épaissit un peu plus, ravi enfin de pouvoir avoir une réponse. « Est-ce que tu aimes les chats ? »  « Je suis allergique aux poils de chats. » Grimaçant un peu, il retint l’idée de vouloir lui dévoiler sa véritable forme d’âme, alors qu’il sentait qu’il gagnait petit à petit sa confiance. « Ce n’est pas grave, ça arrive à des gens très bien. » Chester sourit intérieurement avant de reprendre. "Dis-moi, si tu es ici chez toi, pourquoi t’enfermes-t-on dans une cage ? Et surtout, ce qui m’importe beaucoup, pourquoi toute cette colère. » Il avait tapé juste, car l’âme en face de lui fit une moue confuse, et la confusion augmenta en flèche. « C’est pour me protéger … et je ne suis pas en colère. » S’il ne s’était pas mordu la lèvre rapidement, il aurait rigolé, même devant un enfant. Il voyait son âme, il sentait ses émotions, il ne pouvait lui mentir, pas à lui. D’ailleurs il avait dit qu’il n’était pas, mais la colère s’empara de lui. Coupant la liaison de troisième niveau, Chester souffla un peu alors qu’il reprenait la discussion avec sa voix apaisante. « D’accord. Alors, dit moi ce que tu aimes par-dessus tout.  Mais après ça, s’il te plait, dit moi ce dont tu te protèges. Je veux t’aider tu sais.» Une minute passa, et son âme sentit que l’autre lui répondait avec beaucoup plus de calme qu’avant. Se rencontrant, il l’écouta alors. « J’aime la forêt, les chiens, surtout ceux avec des poils tout doux et le plus important ma grande sœur. » « Oh, moi aussi j’ai un grand frère et même s’il est pénible, il faut dire que je l’apprécie plus que tout. »

L’âme du Cheshire, qui était resté auprès de lui, s’avança un petit peu, alors que son sourire caractéristique se dessinait dans cette brume voyant qu’il gagnait des points de confiance en racontant aussi quelques détails. « Euh .. Des autres … Enfin je ne sais pas. Elle me dit que c’est pour mon bien. » L’âme se tortillait sur place, comme s’il avait été pris en faute de quelque chose. Cheshire fit avançait son âme jusqu’ à la hauteur de l’autre, tout en s’asseyant en tailleur dans l’air, imitant ainsi le corps terrestre de l’ancien chat. « Elle ? Qui est elle ? » . Oui, il tenait quelque chose, il sentait que ce elle était derrière tout ça. Le petit garçon, beaucoup plus en confiant qu’au début, semblait hésiter à répondre à cette question. « Elle … C’est … » D’un coup, Chester sentit une onde de colère le toucher, tandis que le visage astral du garçon se déformait par la haine. Bingo, il avait touché un point sensible. « Pourquoi tu veux le savoir d’abord ? Tu es qui ? » Reculant un peu, remettant son âme proche de son corps, il parla calmement, sans sourcilier alors qu’il sortait un gros mensonge.« Oui, c’est vrai, je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Hippolyte, et mes amis me surnomment Chester. Je suis un invité. » Il sentait l’incompréhension du petit garçon, et il continua alors à enfoncer le couteau plus loin. « On m’a amené ici, pour faire une surprise à l’hôte de ces lieux. Je te le répètes on m’a invité ici. » Il n’avait pas besoin d’être devin pour se rendre compte que visiblement le ‘elle’ dont ils parlaient était puissant, car le petit garçon qui était partagé entre le fait qu’il n’était pas convaincu qu’il soit un invité, et le fait qu’il l’avait apaisé se murra dans le silence. Au fur et à mesure que les minutes avançaient, Chester voyait la confusion augmentait de plus en plus dans cette âme en peine. Alors qu’il se concentra plus fortement, il ressentit le décalage entre confusion et acceptation encore plus grand. « Non non, c’est bizarre, elle devrait savoir qui est ici. C'est son monde, après tout. C'est elle qui l'a construit rien que pour nous. Si vous vouliez faire une surprise... c'est raté je pense. » Il le vit se recroquevillait sur lui-même, alors qu’une aura de colère déborda de son âme, juste à l’évocation du-elle. « D’accord. »

Coupant la communication, il souffla un bon coup, se massant les tempes. Les informations se bousculaient et il avait du mal à faire le tri, peut-être parce que les sensations qu’il avait au début étaient revenus encore plus puissantes. Ce ‘elle’, était à l’origine de la souffrance de ce petit garçon, il en était convaincu. S’approchant de la cage, agrippant les barreaux, il reprit rapidement la conversation. « Tu dis qu’elle te protège, mais séparer un frère de sa sœur n’est pas gentil. J’ai connu ça, j’ai connu cette souffrance, parce qu’on m’a séparé de mon frère, on l’a kidnappé puis on l’a enfermé pendant des années dans une cage, comme toi. Alors oui, je sais cette douleur sourde, qui sonne au fond de ta tête, cette colère froide qui hante ton âme et c’est pour cela que je veux t’aider. » Oui, Hippolyte pouvait être un petit sadique, appuyant en traite là où ça fait mal pour pouvoir mieux soigner. « On ne laisse pas un enfant, un ado, un adulte seul dans une cage pour le protéger des autres, pour le protéger du monde. On le fait pour le garder auprès de soi et s’en servir comme d’une marionnette, comme d’un esclave pour servir ses propres désirs. » Posant sa tête contre le métal froid, il fit une chose qu’il n’avait fait rarement, avec Alice par exemple. « Si tu as envie de discuter encore avec moi, si tu veux me parler de quoi que ce soit, où si tu te sens en danger, penses très très fort à un énorme chat bleu, un chat immense, dont les rayures sont bleues et grises, et dont les yeux illuminent les plus noires ténèbres et je viendrais à toi. » Il ne pouvait pas partir comme ça, et ne rien faire. Il était né pour ça, des millénaires avant et même si c’était un autre monde, c’était de son devoir que d’aider les plus perdus, surtout les enfants. En communiquant avec son âme, il avait laissé sa marque, et il se liait avec l’âme à jamais. Il lui avait donné ainsi le moyen d’activer ce lien pour qu’il puisse lui venir en aide, en pensant à sa véritable forme astrale.

Il se téléporta alors avant d’entendre la voix du petit garçon lui dire qu’il n’aimait pas les chats mais sentant tout de même une sorte d’apaisement. Il ne contrôla pas alors son atterrissage, dans la salle sur commande, tomba directement sur le sol de la pièce dans un énorme fracas. Soufflant comme s’il avait couru le marathon de New York dans le trip de tête, suant à grosses gouttes sur le front, il resta allongé quelques minutes sur le sol pour reprendre son énergie. Il avait poussé loin, étant presque à la limite de son pouvoir. C’était pour ça, qu’il détestait être un humain ; Avant, il faisait ça comme il respirait l’air, naturellement. Aujourd’hui, ça lui coutait de l’énergie, fatigué mentalement mais aussi physiquement. Il avait travaillé son endurance, gagnant quelques minutes mais il ne serait pas Cheshire si raisonnable faisait partie de son vocabulaire. Les yeux toujours fermés, son cerveau travaillait à tout allure alors qu’il sorti de sa poche un drôle de sachet vert, qu’il respira à pleine narine. « Le chef d’orchestre est une femme, peut être le fameux monstre dont Coraline parlait à Niels. C’est elle qui a construit ce monde et elle sait tout sur tout. En ce moment même, nous sommes certainement observés, surveillés. Hello Madame Elle. » Se redressant comme un clown qu’on sortira de sa boîte, son sourire s’étira à l’infini, dévoilant des dents pointues. « Elle retient un petit garçon prisonnier d’une cage, qui croit que c’est pour son bien. Je n’avais jamais vu une âme aussi agité depuis très longtemps. Ce ‘elle’, lui a fait un lavage de cerveau en règle mais il a eu comme des réminiscences, comme si son âme lui faisait du mal mais qu’en même temps il ne pouvait pas aller contre. De plus, je sais qu’il ne doit pas être plus âgé qu’une dizaine d’année, j’ai vu sa forme astrale. Cependant, son corps physique était caché sous des couvertures, je ne sais pas, peut-être pour dissimuler les sévices qu’on lui a fait subir. » Tout en se relevant, alors que sa queue battait l’air rapidement, il exposait sa théorie. "Il y a un lien, entre le cri d’enfant que l’on a entendit dans le studio de danse, les punitions incessantes de Mangle qui se comportait aussi comme un enfant, le jeu incessant dont nous parle Coraline et enfin, le véritable enfant, où du moins son âme, que j’ai vu dans cette cage. Peut être que notre salut, est dans leur sauvetage. Je me doute que pour certains faire passer quelqu’un d’autre avant sa propre personne va être difficile, mais pour cette nuit, cela va être une nécessitée. » Oh il n’avait pas dit que ça pour Niels et Chara, qu’il avait regardé droit dans les yeux, mais aussi pour lui. Il était égoïste de base, mais l’appel du devoir, lui rappelant nostalgiquement son pays lui fit ravaler son individualisme.  




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Niels Mørck

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☂ Conte : Rozen Maiden

☂ Emploi : Animateur à la garderie le jour & recruteur de show pour le Rabbit Hole la nuit
☂ True Love : She's the Puppet on a string, with a broken mind

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Sam 24 Déc - 14:27




Niels avait pu commencer à assembler une sorte de pantin avec les moyens du bord, devant renoncer à certaines parties de l’exosquelette mais aussi à des particularités dans l’assemblage qui aurait pu lui être utile ; il était là dans son élément et Chara l’avait bien compris en le rejoignant sans venir le déranger plus que de raison. Si elle privilégiait le combat au corps-à-corps ce n’était clairement pas son cas de son côté, moins il était exposé sur la ligne de front et mieux la situation lui convenait, voulant ainsi créer un gentil petit soldat qui manipulerait selon ses besoins et ses envies. Néanmoins il ne pensait pas que ceci viendrait si tôt, d’autant plus qu’il était loin d’avoir fini même s’il pouvait déjà faire bouger le bras mécanique de l’espèce de tête d’animal non défini qu’il avait pu prendre pour la greffer à l’échine dorsale, voyant ainsi le renard bicéphale entrer dans la pièce où il se trouvait mais surtout fixer ce qu’il était en train de faire. L’animateur de la garderie n’attaquerait aucunement le premier mais il se préparait déjà à devoir agir en agitant ses petits doigts, et laisser ainsi la magie opérer comme il en avait l’habitude, jusqu’à ce que finalement sa grande alliée de toujours vienne servir d’elle-même de bouclier entre lui et la bête de ferraille. Peut-être qu’il ne put réprimer en cet instant un sourire un peu plus grand et voyant à quel point Chara savait tenir son rôle parfois, alors qu’il n’aurait tellement aucune pitié à la donner en pâture à cette mâchoire cauchemardesque si ceci lui permettait de s’en sortir de son côté, restant tout de même attentif aux moindres gestes des deux protagonistes présents. Il reçut une autre précieusement lampe, se demandant s’il ne devait pas tenter de le greffer dans la construction qu’il était en train de faire, si le combat allait être engagé il allait être assez intéressant mais peut-être que le fait que la jeune femme puisse découper suffisamment cette chose lui permettrait de voir à l’intérieur mais plus que tout de comprendre de son côté ce qui pouvait bien renfermer pour l’empêcher d’en prendre contrôle. De toute façon, voir Chara en action était toujours une sorte de spectacle assez divertissant pour vouloir louper ça, elle qui faisait si fragile était un véritable démon qui n’avait en réalité aucune pitié et c’était là une raison supplémentaire du pourquoi Niels avait pu vouloir une alliance avec elle.

« Très bien. Tu sais ce que tu as à faire de toute façon, essayes juste de ne pas trop l’endommager plus que de raison je pourrais avoir besoin de certaines pièces par la suite, et ne fais durer les choses. »


Il préférait que tout soit net et précis d’autant plus que personne ne pouvait dire quand est-ce qu’ils pourraient avoir un autre moment de court répit, tout s’enchaînait très vite et surtout le fait que ces animatronics puissent sortir de conduits d’aération donnaient toujours un effet de surprise qu’il appréciait que très peu, reprenant ainsi un peu le bricolage sans pour autant détourner son regard des deux autres. Cependant contre toute attente l’espèce de renard venait à s’asseoir et rappelait de par ses gestes une sorte de chien bien docile, couinant un peu comme le ferait un animal blessé ou qui avait mal quelque part, voyant Chara commencer à lui démontrer une pièce avant que Mangle cherche à la reprendre dans des bruits s’apparentant toujours à de la douleur. Une triste scène qui se présentait alors sous leurs yeux alors que la créature n’arrivait pas à remettre comme il faut ce qu’elle venait de perdre et quelque part il aurait été si facile pour lui de l’aider pour la remettre comme il faut, restant tout de même en retrait pour laisser agir sa partenaire tant il était obnubilé par ce comportement qu’il observait et analysait déjà dans son esprit, ayant ainsi en quelque sorte le loisir de pouvoir voir à quel point ce renard à deux têtes était dans un véritable état déplorable. C’était comme si on s’était amusé à le mettre n’importe comment, ajustant les pièces d’une façon monstrueuse mais surtout qui pouvait bloquer quelques mouvements de la part de la bête, dans un sens le plus simple aurait été de tout démonter pour tout remettre à sa place comme il faut dans le plus parfait des mondes. Finalement l’animatronic se faisait plus docile que la première impression qu’elle pouvait donner, tout était une question d’apparence après tout comme lui et Chara qui avaient beau sourire en permanence pour au final cacher les horreurs derrière un masque qui leur allait à merveille, peut-être qu’ils pourraient en faire quelque chose d’utile même s’il semblait évident pour Niels qu’il faudrait dans un premier temps la mettre dans un meilleur état que ce que celui qu’elle venait se présenter devant eux en cet instant. Il eut un petit son amusé et moqueur en entendant les dires de Chara sur le fait qu’elle avait pu réussir à réparer cette chose, même s’il était vrai que c’était étonnant de sa part vu sa proportion à vouloir éliminer tout ce qui se présentait à elle, avant de reprendre un certain sérieux sur ce qui s’était passé avec Ballora. Le cri qu’elle avait poussé lui avait donné comme un frisson dans toute l’échine, n’ayant pas particulièrement ce qu’il avait pu entendre, retournant à sa propre confection tout en réfléchissant.

« J’ai entendu oui. C’était très étrange mais ce n’est pas justement le seul événement qui l’est ici, plusieurs éléments sont assez perturbants et commencent déjà à donner la solution au puzzle on dirait, d’autant plus qu- »


Le marionnettiste s’apprêtait à prévenir Chara qu’il ne pouvait user de son pouvoir sur les animatronics lorsque la jeune femme se mit de nouveau en position de défense, voyant alors Mangle s’agiter comme jamais et surtout avoir l’air de souffrir même si c’était sans doute curieux de dire ça d’une machine cependant Niels était sûr qu’il y avait plus que ça, jusqu’à ce que la voix qu’il avait pu entendre dans les conduits d’aération et leur avait suggéré de ne pas bouger reprenne du service. L’état de cette chose qui venait de quitter la pièce devenait un peu plus clair, parce qu’elle était une chose désobéissante elle avait été ainsi puni mais pour lui la question était de savoir quel ordre elle n’avait pas su obéir car ceci pouvait les concerner dans un sens, tandis que la jeune femme au couteau clamait ne pas vouloir suivre les règles. De son côté c’était tout l’inverse, sachant très bien dans un jeu à quel point il était important de les suivre et encore plus lorsqu’on se trouvait en terrain ennemi, mais de toute façon il ne pourrait jamais la résonner sur ce point-ci. Tandis que le reste du groupe était arrivé petit à petit il écoutait encore une fois tout ce qui pouvait être dit, cherchant à tirer des conclusions ou adopter différents angles de vue, arrivant de toute manière qu’ils devraient tous faire équipe que ça leur plaise ou non et sa nature conciliante de son côté le faisait plier assez facilement sans s’en choquer. Après tout, plus il était nombreux plus il augmentait ses chances de survie, ce n’était pas plus compliqué que ça. Retrouver Coraline ? Ça lui faisait mal de l’avouer mais c’était une bonne idée et peut-être leur meilleure chance, elle semblait tellement savoir sur ce monde dans lequel ils se trouvaient malgré eux, il y avait tant de questions auxquelles elle serait probablement la seule à avoir réponse. Dorothy avait l’air de son côté pleine de bonne volonté, une véritable sympathique jeune fille sans doute, mais interrompue bien vite dans ses observations par la pièce qui commençait à se désagréger. Il fallait bouger d’ici et c’est sans attendre que Niels attrapa au plus une poignée de petites choses, comme des boulons ou encore des câbles, pour les mettre dans sa poche et embarquer ainsi ce prototype non terminé d’animatronic personnel qu’il était en train de construire. Une destruction des lieux qui les forçaient à faire marche arrière dans les fameux conduits pour les mener une fois encore dans la pièce du début où il avait pu trouver les dessins, détestant plus que tous ces passages obligatoires dans un espace aussi étroit, devant suivre ainsi la joyeuse petite troupe qu’ils formaient malgré eux.

Néanmoins tout le monde pouvait voir à quel point la pièce était dans un sale état, en dehors d’un seul écran les autres étaient cassés, portant juste un coup d’œil aux dessins de son coté qui n’avaient pas l’air d’avoir changé par contre. Son regard se portait sur le fameux bureau qu’il n’avait pas pu ouvrir tout à l’heure, bien trop curieux pour l’ignorer car à son sens quelque chose qui était ainsi fermé à clé renfermait forcément quelque chose, approchant ainsi du meuble alors que le fameux Cheshire venait à disparaître de la pièce. Il eut un léger rictus lorsqu’il le vit partir, il n’appréciait que moyennement tout ce qui en lien avec le conte d’Alice au Pays des Merveilles tout en cherchant au mieux à laisser ce ressentiment possible de côté, venant alors juger le tiroir. L’idée d’utiliser le bras mécanique de ce qu’il venait de construire lui semblait être un bon compromis, d’autant plus que l’endosquelette avait l’air d’avoir plus de force qu’un humain normal et il n’y avait qu’à voir Mangle malgré son état délabré, manipulant alors le personnage inanimé pour l’éveiller et ainsi le contrôler selon son bon vouloir. Ainsi sa créature posait son unique main sur le bas du tiroir, se disant qu’il serait tout de même bon de lui trouver le reste d’un corps pour en faire quelque chose de plus utile au passage, voyant qu’elle avait du mal aussi et que ceci tirait sur l’articulation cependant Niels voulait en avoir le cœur net et il poussait à l’extrême. Ce qui devait se produire arriva. Le bras mécanique vient s’endommager en se disloquant mais le tiroir était suffisamment ouvert pour qu’il puisse de son côté y passer une main, ne se faisant pas prier plus longtemps et y glissa ainsi les doigts pour finalement ne rien rencontrer alors que le reste du tiroir avait l’air complètement bloqué désormais en raison de ce mouvement brutal, ainsi au final il était perdant sur plusieurs lignes. Une perte de temps affligeante et Niels se mis aussitôt sur la réparation du bras de son pantin, gardant un œil par instants sur ce que pouvaient faire les autres, utilisant ainsi les boulons et autres petits composés qu’il avait pu récupérer dans l’autre salle pour remettre ainsi en état le bras et ne pouvant faire autre chose. Il finit par viser le dernier morceau et fit bouger le pantin pour vérifier que tout était remis en ordre, modifiant quelques positionnements pour qu'il ne puisse pas être gêné dans ses mouvements, alors que sans prévenir Hippolyte venait de revenir de sa petite expédition dont on ne sait où mais il n’aimait pas particulièrement le fait qu’il puisse ainsi se téléporter dans une méfiance qui lui était propre.

Les mots qui sortaient de la bouche de ce satané chat venaient à l’électriser en long et en large, gardant pourtant ce masque figé en extérieur comme si rien ne l’atteignait vraiment alors qu’il y avait dans le vide dans sa poitrine une sorte de colère violente qui venait de crier d’un coup, le fait d’être observé comme un simple rat de laboratoire certes mais plus que tout la mention d’un enfant prisonnier dans une cage. Pour une personne comme lui qui cherchait continuellement à retrouver les bras de sa fille forcément que cette annonce était comme une bombe en lui, ne supportant pas que l’on puisse s’en prendre à un seul enfant une seule seconde et d’ailleurs les bambins étaient bien les seuls à qui Niels n’avait jamais fait du mal ou ne pourrait en faire, ayant des envies de faire regretter plus que de raison ce que cette personne avait pu faire ainsi subir à cet enfant au quintuple. Il n’était pas un ange et derrière son sourire si chaleureux il y avait à cet instant cet espèce de monstre intérieur qui ne demandait qu’à sortir pour s’emporter comme jamais, cependant il se retenait autant que possible car la dernière fois qu’il avait perdu le contrôle ça avait plutôt mal terminé avec Coraline et il n’avait guère envie de recréer la même situation chaotique surtout si elle lui portait préjudice, mais sa bonne résolution de se calmer et de rester le plus neutre possible s’emportait à l’instant même de l’espèce d’accusation dont faisait preuve Cheshire envers Chara et lui. Qu’est-ce que ce sale sac à puce en savait d’abord ? Niels n’attendit pas une seule seconde pour venir attraper d’une main le col d’Hippolyte et ainsi venir le plaquer contre le mur le plus près, serrant sa prise sur lui pour l’empêcher de fuir ou de se débattre, alors que son sourire figé venait à s’agrandir et contrastait tellement avec le geste qu’il était en train d’avoir. Il pourrait le tuer si facilement quelque part, lui suffirait de faire agiter son animatronic pour enfoncer son bras dans l’abdomen de cette humanoïde qu’il tenait fermement, et même s’il était plutôt un calculateur de premier ordre venir de se débarrasser d’une descente de lit sur patte n’était pas un problème en soi quelque part. Il ne supportait pas l’idée qu’on puisse lui dire qu’il était qu’un égoïste alors qu’il y avait un enfant en jeu, c’était même impressionnant de voir à quel point ce seul élément pouvait changer toute la balance même pour le marionnettiste en fait, laissant ainsi une perdre de contrôle lui échapper avant de reprendre le dessus.  

« Tu ne me connais pas alors arrêtes de faire des conclusions aussi hâtives, ou même de tenter de lancer de ta psychologie de bas étage, je te conseille donc de garder tes remarques désobligeantes pour toi. Tu ne sais pas de quoi je suis capable, ce que j’ai pu faire par le passé ou quoi que ce soit, est-ce que c’est clair ?! »

Sans ménagement il venait le relâcher, le jugeant de toute sa hauteur qu’il le dépassait bien de son côté d’une bonne tête, retrouvant alors son calme apparent et cet air de bienveillance qu’il avait en permanence. Il se fichait bien de ce qu’on avait pu voir de lui en cet instant car la priorité n’était pas celle-ci pour le coup, sachant ainsi faire abstraction de lui-même pour diriger la moindre de ses pensées vers le gamin qui devait sûrement être effrayé où il était et cette vision lui était juste insupportable, se retournant vers les autres tout en croisant les bras alors que son pantin mécanique venait s’accrocher dans son dos comme s’il avait pu être un koala. Encore plus qu’avant il allait devoir faire vraiment équipe avec les autres, pas seulement Chara dont il jetait un coup d’œil à cette dernière comme pour lui dire qu’il se fichait qu’elle prenne ceci comme une trahison ou une faiblesse de sa part pour le coup car la priorité n’était pas ça de son point de vue, mais plus que tout obtenir toutes les clés possibles en obtenant le plus d’informations possible même si ceci voulait dire devoir en distribuer aussi pour mieux avancer les choses. Niels n’appréciait pas forcément ceci, aimant juste que ce genre de contact se fasse dans un sens pour garder une forme de coup d’avance, mais conscient qu’il n’avait guère le choix et devrait ainsi coopérer.

« Il faut sortir cet enfant d’ici. Dorothy a suggéré plus tôt que l’on échange tout ce qu’on voit ou ce qui serait utile, je suis d’accord avec elle car plus on en sait plus on pourra trouver comment sortir d’ici par la même occasion, alors je vais vous donner une information très importante. Je sais manipuler et contrôler tout ce qui se rapporte aux pantins et carcasse vide, même les animatronics marchent puisque je le peux avec celui-ci que je n’ai pas fini, cependant il m’est impossible de le faire comme sur Mangle. Pourquoi ? Parce que justement ils ne sont pas vides, et que ça veut dire qu’il y a quelque chose de vivant en eux, même si je ne serais pas dire dans quel état… Ces choses sont vivantes, elles ont une âme et des sentiments, et il est peut-être bon de bien le garder en tête. »

Les laissant digérer ce qu’il venait de dire tout d’un coup des chuchotements lointains se faisaient entendre pour devenir de plus en plus nets, semblant provenir de la bouche d’aération mais plus spécifiquement du côté de l’ascenseur qu’ils avaient pu prendre plus tôt,  une des voix avait l’air assez loufoque avec ses rires et l’autre plus suraiguë pour le coup. Approchant un peu de l’ouverture du conduit pour mieux écouter, tendant ainsi l’oreille au plus, les sons devenaient de plus en plus fins et Niels était désormais sûr d’entendre clairement deux voix alors qu’il faisait signe aux autres de garder le silence. Avec de la chance leurs ennemis, car jusqu’à preuve du contraire ils étaient classés ainsi, ne savaient pas que vu le raffut qu’ils commençaient à faire ils étaient déjà sur écoute et tout était bon à prendre pour le coup. Ce n’était qu’une bribe de conversation mais qu’importe, même la chose la plus insignifiante pouvait avoir de son importance, concentré sur les syllabes.

« Tu crois qu’on va voir les invités ? »

« Oh oui ! Ballora les a vu déjà, la chanceeeeee ! Enfin, entendu plutôt... »

Donc ces choses voulaient eux aussi les voir ? Pas sûr que ça soit une bonne idée après tout, si Mangle avait été au final inoffensive ça n’avait pas été spécialement le cas de Ballora qui avait cherché à les attaquer à plusieurs reprises, n’ayant aucune envie d’attendre que les deux nouveaux animatronics ou il ne savait quoi viennent se présenter à eux et puisse chercher à les tuer par exemple. Il préférait prendre les devants, il fallait toujours mieux prévenir que guérir après tout c’était une certitude, posant ainsi son petit jouet personnel de son côté devant la bouche d’aération. D’ailleurs il faudrait qu’il lui trouve un nom mais il aurait le temps de voir ça plus tard, il y avait plus urgent pour le coup il fallait bien le dire que venir baptiser sa création, déjà s’en sortir vivant serait plutôt pas mal. Sans Niels vient ainsi animer le pantin non complet pour le faire avancer dans le conduit et ainsi rester en retrait, autant lui que le reste du groupe pour le coup, préférant voir ainsi en amont si leurs nouveaux copains pourraient être amicaux ou non et inutile de dire qu’il préférait largement qu’ils viennent démonter ce qu’il avait construit que de se retrouver en morceaux de son côté. Ainsi ils pouvaient entendre dans la salle les mouvements des trois endosquelettes se mouvoir dans le conduit, essayant au mieux de diriger à l’aveuglette sa propre marionnette et dans un sens le fait que le conduit puisse être en ligne droite permettait une plus grande facilité alors que ce qu’il avait construit devait avancer avec le seul bras qu’il avait pu lui construire à défaut d’avoir d’autre matériel, les petits rires finirent par s’arrêter et il stoppait l’avancée de l’animatronic qu’il contrôlait pour lui faire bouger la tête. À l’image d’un leurre quelque part, il n’était pas vivant comme les autres mais s’il le faisait suffisamment bouger alors il y avait des chances pour les tromper ou même les effrayer il ne savait pas trop, continuant alors que les deux voix s’élevèrent clairement et parvenaient jusqu’à eux. Continuant à faire bouger sa créature et tenter du mieux qu’il pouvait de lui faire bloquer le passage quelque part, pas vraiment convaincu que la construction partielle dont il faisait preuve pourrait arrêter une masse comme les autres mais au moins les ralentir, il ne disait pas un mot pour maintenir cette forme d’illusion.

« Euuuuuh c’est qui lui ? »

« Ou elle ! »

« C’est pas le moment… Attends on dirait Ballo ! »

« Eh Ballo, ta robe passait pas dans la ventilation ? »

« Non mais c’est pas Ballo… regarde sa tête, on dirait un de ces autres modèles tu sais… ceux qu’elle a utilisé après nous alors que c’était des vieux modèles en plus. Et puis Ballo’ ouvre jamais les yeux d’habitude... »

« Ouais… j’aime pas ça. Tu crois que c’est un invité qu’à fait ça ? »

« J’espère pas… En plus regarde, il a l’air d’avoir été bricolé à l’arrache et il est même pas complet. Tss l’amateur... »

« Bunnet.. ça me fait peur... »

Et sans plus entendre le bruit assourdissant de mouvement se fit entendre pour s’éloigner au loin, apparemment les deux nouveaux amis avaient fui en voyant ce petit camarade non terminé, s’arrangeant ainsi pour faire revenir son propre pantin alors qu’il secouait un peu la tête. S’il avait eu plus d’ego que ceci il aurait pu réagir autrement mais Niels ne préférait pas s’en occuper, sachant très bien que dès qu’il aurait l’occasion d’améliorer son animatronic personnel il le ferait mais tant que cette astuce avait fonctionné c’est tout ce qui comptait, prenant tout ceci comme des paroles ou des moqueries d’enfant quelque part. En y pensant il ne peut s’empêcher d’imaginer le gamin dans cette cage et comprenait peut-être un peu plus ce que Coraline avait pu vouloir dire par monstre, à son sens apporté ainsi atteinte envers un enfant était si impardonnable qu’il n’aurait aucun remords à plonger sa main dans la poitrine de cette femme pour lui arracher le cœur après tout, ne sortant que de son propre esprit qu’à l’instant où il vit l’automate devant lui et qu’il prit ainsi dans ses bras tout en se relevant dans une petite grimace. Il le laissait ainsi s’accrocher car vu le poids mécanique il n’allait pas passer son temps à le porter comme on pourrait le faire avec un nourrisson, le plaçant plutôt dans son dos pour ne pas être spécialement gêné et ainsi offert une protection en cas d’attaque par-derrière quelque part, se retournant vers les autres membres.

« Je pense que ça les a éloigné un petit temps mais ce tour de passe-passe ne marchera pas toujours, on devrait bouger avant qu’ils alertent quelqu’un et qu’on se retrouve avec de la compagnie ou que la pièce se désagrège comme l’autre, de toute façon il faut qu’on trouve ce petit garçon. Et éventuellement Coraline bien sûr. »


Inutile de le cacher elle n’était pas sa priorité en comparaison à l’enfant, il serait prêt à se blesser pour lui mais pas pour elle – en plus du fait qu’elle ne pouvait être blessée de toute façon, alors qu’ils retournèrent dans l’autre conduit où des embranchements avaient été présents dans leur fuite précipitée du salon de danse. Un choix se présentait ainsi à eux et la décision fut de prendre à droite, avançant du mieux qu’il pouvait là-dedans alors que les idées se mélangeaient ainsi que les possibilités dans son esprit, jusqu’à débouchent sur une nouvelle salle assez sombre. La seule lumière de la pièce émanait de ce qui semblait être une scène comme pour un spectacle, alors que plusieurs tables étaient présentes comme pour admirer justement une possible représentation, les projecteurs tous braqués vers cet endroit. Le reste ressemblait à ce qu’ils avaient déjà vu à son sens, c’était sale et en mauvais état,  même s’ils avaient l’air d’être dans la partie restauration. Sans doute la fameuse pizzeria dont la voix au téléphone avait pu parler, après tout ils étaient censés être les gardiens de nuits de cet endroit même si les derniers événements poussaient à oublier ce détail, laissant supposer qu’ils venaient à entrer dans le cœur de l’action et que tout ce qu’ils avaient vu jusqu’ici n’était que l’envers du décor en partie. Par instinct Niels s’avançait en direction de la scène surélevée, en tant que marionnettiste son sang artistique était peut-être plus attiré par cet élément du décor que par le reste, curieux dans un sens mais se disant que d’avoir un point de vue plus haut pourrait éventuellement être plus utile. Des voix s’élevèrent sur sa gauche vers la porte où était inscrit le mot « backstage », sûrement le seul à les entendre vu qu’il était le plus près de cette dernière, ainsi ils n’étaient pas seuls une fois encore. Il est vrai qu’Hippolyte avait dit qu’ils étaient surveillés mais il ne pensait pas que ce lieu serait aussi animé que ça, faisant grimper encore plus le nombre d’ennemis potentiels ce qui était loin de lui plaire, fixant la porte et préparait à faire intervenir son pantin mécanique qui bougeait la tête comme pour se dégourdir mais surtout se préparer à bondir. Il put alors reconnaître la voix assez loufoque de tout à l’heure, assez joviale et lourde à l’image de celle de Dingo quelque part, et celle suraiguë assez survoltée de tout à l’heure. Il faut croire que les fuyards avaient été plus rapides qu’eux, tandis qu’ils ricanaient entre eux, ne pouvant qu’imaginer à quoi ils ressemblaient à savoir un assez imposant et l’autre peut-être plus agile pour le coup.

« Je t’avais dit que c’était une mauvaise idée de quitter la scène ! Maintenant on va être en retard pour notre spectacle... »

« Oui bah c’est toi qui voulait voir les invités au lieu de les laisser venir à nous ! »

« Tu crois qu’ils sont déjà là ? Hihihihi »


« Oh oui je les ai entendu... »

« On va bien s’amuser ! Ça fait longtemps qu’on a rien eu à se mettre sous la dent... »


« Chuuut ! Ils vont t’entendre Freddy ! »


« Attends j’ai une idée... »

Reculant doucement vers les autres, préférant se prémunir de la moindre attaque à son encontre, il vient prévenir les autres sans pour autant tourner la tête derrière la scène. C’était évident que les deux préparaient un mauvais coup, que leur groupe allait forcément en pâtir pour le coup et il n’avait aucune idée de comment, se préparant à devoir se défendre même s’il n’était pas sûr de pouvoir répliquer. Cette histoire d’être vivant dans ces carcasses électroniques le perturbait plus que de raison, il y avait quelque chose qui ne lui plaisait aucunement dans cette histoire et tant qu’il n’aurait pas le fin mot de celle-ci justement il ne préférait pas attaquer à l’aveuglette, l’animatronic qu’il avait construit s’agitait de plus en plus sous son impulsion.

« On n’est pas seuls ici, j’entends deux voix de nouveau qui viennent de cette porte, on va avoir de la compagnie sous peu et ils ont l’air de préparer un sale coup... »


La salle se plongea dans le silence, comme attendant ce qui allait se passer alors que chacun était sur ses gardes, voyant tout d’un coup pour sa part un objet assez plat et rond arriver à toute allure en sa direction. Niels évita le projectile qui n’était d’autre qu’une… pizza ? Sérieusement ?! Cette dernière s’écrasa face la première sur le mur, sous des petits ricanements qu’il était impossible de localiser tant ils avaient l’air de venir de partout et nul part à la fois, essuyant sa joue qui avait reçu des éclaboussures de sauce piquante au passage éclair de la pizza volante.







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Colin O'Cahan

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mer 28 Déc - 2:46



Don't make a sound...

Ils se retrouvèrent bien vite de nouveau dans la salle de surveillance si on pouvait le dire ainsi. Là où leur sois disant boulot devait être accompli. La salle s'étant détérioré, ils n'avaient eu d'autre choix de retourner à la case départ. Ils avaient commencé à partager les choses, ce qu'ils avaient pu constater et de plus en plus cela sonnait comme un vieux film d'horreur où quelque chose de grave s'était produit. Comme également un arrêt sur le temps, où quelque chose devait être libérer.

Colin s'approcha vers l'un des écran, le seul en état de marche, alors que HipHip avait disparut dans une nuage de brouillard. Il le regarda de plus près et le vit apparaître dans l'écran. Il était face à cette cage. La vidéo buguait pas mal s'arrêtant par moment. Alors il s'y détourna et alla de nouveau vers ces fameux dessins comme il l'avait plus tôt. Les données étaient sur, sur un point, des enfants étaient concernés. Les dessins étaient très colorés, chacun ornés de plusieurs gosses, avec différents cadeau sur certains et sur d'autres une femme y était dessinée. Mais ce n'est pas ce qui interpella le plus le tigre. Leur visage..effacé, il y avait pour ainsi dire rien comme gribouillé pour ne pas qu'on sache leur identité. Ce qui donnait encore plus l'impression de sortir d'un film.

Il se retourna vivement alors que l'autre félin était revenu et avait déclaré ce qu'il s'était produit. Alors la femme sur le dessin était peut-être celle qui était la dirigeante. Il ne pouvait qu'être d'accord, il fallait les sauver, comprendre ce qu'il se passait réellement ici, cela le rendait malade qu'on puisse faire du mal à des gosses et enfermer un autre dans une cage...Cora saura sans doute plus les éclairer. Il sortie de ses pensées lorsque le chat fut propulsé contre le mur, il avança quelque peu. Il fronça des sourcils.

"Nous sommes tous dans la même mouise" dit-il simplement à l'intention de tous.

Il ne fallait pas se monter les uns contre les autres, mais quelque chose le mettait réellement mal à l'aise ici, il disait qu'on était observé, s'était plutôt une évidence, sinon ils ne seraient pas les jouaient. Les théories passaient dans son esprit. La femme était peut-être lié à Cora, sa réaction était si étrange...le petit garçon était peut-être son petit frère, ce n'était que des hypothèses...ça lui faisait penser aussi à quelqu'un qui devait surveiller comme dans orphelinat, comme quand il en avait fait. Lorsqu'ils faisaient des bêtises et qu'il devait être puni. Tout cela n'était que pure théories. Mais il n'eut pas plus de temps pour y penser sur le coup, puisqu'ils pressèrent le pas pour s'en aller de la pièce.

Colin regarda tout autour restant dans l'obscurité la plus pur. Il observa la scènes seule point lumineux de la pièce. Maintenant soit ils allaient assister au show, soit ils allaient être le show..et la réponse n'en fut que plus rapide. Niels les prévint et une pizza fila droit sur lui, s'écrasant contre le mur, alors qu'il s'était avancé, une autre arriva à tout allure, frôlant son visage de très près. Des voix firent écho dans toute la pièce, venant de partout à la fois. Il ne bougea pas, essayant de repérer leur provenance, sans succès, comme si ils bougeaient tout le temps.

Il resta immobile et silencieux pendant un instant, se grattant par la suite la tête, alors qu'il se mit à rire de bon coeur. ça y est il devenait fou. "Ah les enfants, ce n'et pas raisonnable de jouer avec de la nourriture, même si je dois bien avouer que vous nous avez bien eu" il fit une petite pause, riant légèrement. "Puis-je jouer avec vous ?" son sourire était bien dessiné. Le tigre en lui, le joueur commençait à faire apparition mais le prédateur allait tout aussi apparaître à force. Il laissa sa personnalité féline prendre petit à petit le dessus.

Le rire des enfants enfin ce qui s'en rapprochait, qu'ils entendirent à leur lancé, s'était estompé à sa réaction. Un silence s'installait. Cependant cette voix sonnant dingo répondit.

"Mais t'es trop bête ! tu peux pas jouer avec nous ! Tu ES le jeu !"

"chut dis leur pas tout non plus ! c'est pas drôle sinon" la vois suraigue avait renchérit.

Les rires reprirent. Et d'un coup il sentie une bonne odeur de pizza. Il pencha la la tête mais n'eut pas le loisir de l'éviter. Il fit la grimace alors qu'elle rasa bien son bras. Il détestait la sensation de brûlure et il avait poussé un léger rugissement en humain. Il mit sa main sur son bras. Il vit quelque chose de brillant. La pizza était anormalement trop coupante et il comprit pourquoi. En plus d'ingrédient d'une vrai pizza, d'autres n'avaient rien à faire dedans...des lames avaient décoré cette dernière.

Colin releva son regard et son sourire ne l'avait toujours pas quitté. "nous sommes le jeu peut-être, mais le jeu , donc nous qui sommes vos jouets peuvent être imprévisible"


Le silence retomba dans la pièce à nouveau. Colin entendit un "pfff" qui semblait venir de la voix suraigue, et qui dit "Si tu étais imprévisible tu te serais pas pris la pizza maison dans le bras !" et la voix "dingo" ajouta "Ouais ! Alors vasy, montre nous ce que tu sais faire... on attend que ça !" et le rire repris.

Colin sourit "L'imprévisible est beaucoup plus subtile que ça en à l'aire" il se déplaça en silence tel un tigre, allant dans le noir complet de la pièce, utilisant ses facultés félines qu'il avait su développer. Il rasait les murs dans un silence religieux. Il s'était déplacé vers la gauche, il avait pu observer une sorte de comptoir où trônait des ..peluches sur une étagère. Plus il s'y approchait et plus il pouvait mieux distinguer les choses. Une sorte de gros cadeau se tenait à côté du comptoir, des posters de ces sortes de robots étaient accrochées à côté de fausses pizza. D'un coup des "hihihihi" se firent entendre, se rapprochant de plus en plus de lui. Il passa directement derrière le comptoir. Il n'aimait les petits rire comme ça, ça soeur quand elle était petit en faisait souvent quand elle jouait. Il attrapa les trois peluches. Un ressemblant à un canard, une autre à un renard pirate, un crochet à la place d'une patte et un cache oeil -Mais que faisait Killian Jones ici- et un lapin..bleu qui semblait cassées, lui manquant les jambes. Alors qu'il prenait celui ci en dernier, le poids lui semblait anormalement lourd comparé aux deux autres. Le rire se rapprochait, étouffé, il n'eut le temps de réagir que ce fameux lapin lui sauta dessus lui plantant il ne savait quoi mais qui ressemblait à une mâchoire, ses dents au niveau de son torse, le mordant bien fortement ce qui fit lâcher ce qu'il avait pris dans ses mains. Dans un "hihihhihihihi" répété, le lapin s'enfuit à toutes jambes -ahah- Pourtant le sourire de Colin le quittait toujours pas.

Ils savaient maintenant qui était l'une des personnes qui jouaient avec eux pour le moment. Il espérait juste que le nombre d'enfants grossiraient pas plus. Il s'adressa soudainement aux autres. "Lapin bleu est l'un d'eux..la voix suraiguë de plus..."

Tel un félin, grimpant sur le comptoir, descendant doucement de celui-ci alors qu'il ressentait les vibrations tel un tigre, se mettant en osmose avec l'animal qu'il avait été et qu'il était toujours au fond, avançant progressivement vers l'une des table qui se trouvait perpendiculaire aux backstag là où il voulait se rendre, il marchait, glissant presque comme une ballerine sur le sol, passant sous cette table, puis l'autre parallèle à sa destination. Il mit une main sur la poignée se relevant doucement, les yeux mordorés tel un félin se rapprochant de son but. Il tourna cette dernière. Il avait le souffle coupée. Le suspense était à son comble. Rien ne se produisit, même pas une petit ouverture, même pas une source lumineuse de vainqueur, juste un troll, un fail qui se faisaient de plus en plus habituel dans ce lieu.

Il leva les yeux au ciel. Il aurait du s'en douter.

Il entendit la grosse voix loufoque lui dire "Bah alors, tu veux déjà nous quitter ?"

Colin sourit légèrement. "non j'attends ma pizza au chèvre miel mais elle se fait attendre" s'avançant légèrement alors qu'il était dos à cette fameuse porte.

La petite voix suraiguë répondit "Ah bah il n'y avait qu'à demander !"

Il se mit à faire un petit bond alors qu'il vit effectivement sa commande arrivé droit devant lui. Mais sur le coup, il l'avait bien trop fait exprès s'attendant à leur réaction. Pourquoi pas en jouer après tout. Il sauta sur la table gracieusement. Et ne put retenir un "hihihihih" comme ils le faisaient si bien. Il entendit un crissement alors qu'ils ne riaient plus. La porte à sa diagonale non loin du comptoir et sur la droit de la scène venait de s'ouvrir. Il sauta pieds joins sur le sol. "Je vais voir" annonça t-il. Il y arriva vitesse grand V et observa cette nouvelle pièce. Un halo de lumière que projetait la scène éclairait légèrement la pièce.

Elle était carrée et vide hormis la table au centre renversée et un distributeur Old school qui avait fait la guerre. Au loin droit devant lui décalé sur la droite, se trouvait une porte avec un écriteau au dessus "Emergency Exit". Il ressortie quelque peu de la pièce et s'adressa à tout le monde pour leur dire ce qu'il avait pu voir.

"Une sortie de secours s'y trouve" il avança dans la pièce vers le groupe, s'assayant à une des tables. "Soit on passe la porte de secours et nous continuons notre chemin, soit on attend le fin mot du spectacle" Une porte qui s'ouvre ainsi facilement pouvait sonner étrange. Une facilité peut-être déconcertante, ou alors quelqu'un veillait sur eux aussi. Tout était possible. Si effectivement il y avait un fin mot à ce spectacle dans cette pièce peut-être que d'autres révélations se feraient, allez savoir. Colin voulait vraiment aider et si il fallait passer par le jeu son tigre en lui ne pouvait qu'en être assez heureux. Son animal allait être bientôt prêt.

Colin assit l'air détaché petit sourire entendit  la grosse voix loufoque "Pfff... T'es bien un adulte toi ! Le rabat-joie, dès qu'il y a une chaise pour poser ses grosses fesses il arrête de jouer !" Et la petite voix suraiguë ajouta "Hihihihihi t'en fais pas Freddy, ils vont pas tarder à pouvoir assister au clou du spectacle..."

Colin se mit à rire. Un de ses rire sans joie. "Nous y voilà..ces enfants ont beaucoup d'humour, bien à eux certes". Oui, il avait bien dit enfants et non pas animatronics. Pourtant ça en était aussi, mais tout son être lui disait bien d'autres choses. Il regarda tour à tour les autres. Il en était presque sur. "Je crois bien que ces animatronics sont des enfants... leurs comportements à leurs manières de s'exprimer..peuvent en être une preuve.." déclara t-il. Pourquoi le pensait-il ? Pour la simple raisons de leurs agissements, de leur façon d'agir. Certes il l'avait attaquer, mais tout ça sonnait aussi comme un jeu pour eux. Leurs rires, leurs répondants, cela lui rappelait les fois où Jas' voulait jouer avec lui. Cela expliquait aussi pourquoi ces dessins ne comportaient aucun vrai visage. Il se perdit dans ses réflexions. Son calme était traître. Au fond, il sentit son côté prédateur remonter. Non pas contre ses gosses, contre celle qui avait pu en arriver là. Comment pouvait-on faire du mal à des enfants. Il ne fallait pas se fier à son air, il bouillonnait à l'intérieur. Mais si il se faisait trop adulte pour ces enfants, pour ces machines, il n'était pas sur que cela soit une bonne solution.

Il en était plus que dégoûté si s'était la vérité. Le jeu se révélait petit à petit et Colin malgré qu'il se fasse acteur, il n'en pensait pas moins que la situation devenait grave et que les aider étaient une priorité absolue. Mais comment en étaient-ils arriver là ?
 



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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mer 28 Déc - 23:13



[Mission Coraline] Don't make a Sound ft. Felicity & All People

Felicity suivit les autres, elle avait visiter l'intérieur de l'aération et elle avait abandonné parce qu'elle ne voulait pas se perdre et perdre les gens qui étaient avec elle. Finalement, quand elle retourna vers les autres, elle entendit Dorothy leur dire retourner dans la bouche d'aération. « Et ben j'aurais dû rester là-dedans ! » Alors elle la suivit, elle laissa les autres la guider. Hippolyte était un chat, il savait forcément ce qu'il faisait, non ? La suite demeura un assez grand mystère pour la jeune femme, un enfant, deux animatronics, des pizzas. Brefs elle vit les choses passer sans réellement faire attention à tout ça. Il y avait tellement de choses étranges dans les parages. Ils devaient surveiller les choses, mais quoi ? Aucune idée, la voix les suivait, mais n'avait plus rien dit depuis un moment, et surtout si on ne devait pas approcher les animatronics, pourquoi est-ce qu'il y en avait autant ? Et surtout pourquoi est-ce qu'on les envoyait, eux, tout le temps dans la gueule du loup ? Oui la jeune femme était perplexe, elle réfléchissait beaucoup jusqu'à oublier complètement de regarder autour d'elle. Arrivés dans un conduit, Niels expliqua ce qu'il était capable de faire et la jeune femme se dit qu'elle pouvait aussi avouer qu'elle avait un don.

Je suis capable de mettre des sentiments de joie dans la vie et le coeur des gens qui m'entourent.

Elle oublia de préciser que de petite balle de golf apparaîtrait, mais ce n'était pas bien important à ses yeux. La blonde n'en dit pas plus, elle se contenta alors de les suivre dans l'autre pièce puis de regarder autour d'elle. Sortir n'était pas une option et ça, elle était d'accord avec Colin, mais il y avait bien quelque chose à trouver dans la pièce, des indices. Alors elle fouina, malheureusement sur les murs, que des affiches, par terre, rien, et sur les tables tous étaient rangé à la perfection. Puis à la fin, elle vit les portes. Alors, elle s'avança vers la première qu'elle vit, la plus près du groupe. Elle inséra la clé qu'elle avait trouvé, tenta d'ouvrir la porte, mais celle-ci ne s'ouvrit pas.

-Ohlala, mais qu'est-ce que tu essaies de faire à cette porte toi ?

La blonde se retourna et vit arriver rapidement une pizza brûlante avec supplément lame sur son épaule. Elle poussa un petit cri avant de sautiller et d'enlever la pizza de son épaule. « Bordel ça fait mal ! » Mais elle ne se laissa pas faire et continua d'aller vers une autre porte pour l'ouvrir. Cette fois-ci elle put entrer, mais vit qu'elle n'y comprenait rien d'intéressant. Dépitée, elle récupéra la clé (au cas ou) et s'empressa de rejoindre Colin assit à une table.

Il n'y a rien, tout est propre, presque trop. J'ai réussi à ouvrir une porte il y a un débarras, c'est tout. Donc … attendons le show !
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Ven 30 Déc - 23:15

Don't make a sound

C'est sur que vous eux, s'entraider semblait la meilleure des solutions. C'était en tout cas la pensée plutôt critique qui traversa l'esprit de Chara après les paroles de... Comment il s'appelait déjà ? A oui, Colin. Le petit groupe s'était a peu près rassemblait, pour le meilleur et pour le pire. Pour le moment, la jeune femme ne savait pas réellement quoi penser... Elle était dans son élément, sans vraiment l'être. Cette petite quête avait quelque chose de terriblement familier mais en même temps désormais, elle n'avait plus rien d'un maitre de jeu qu'elle pouvait être dans l'underground... Ici, elle pourrait mourir. Enfin, logiquement, elle était déjà morte. Une fois. Et maintenant, elle hantait ce corps sans aucune gène. Par simple détermination a vrai dire. En tout cas, elle allait ouvrir la bouche pour partager avec réticence tout de même ses talents personnels et le peu d'infos qu'elle avait, quand tout à coup, la voix de Dorothy changea et elle s'enfuit en direction des bouches d'aération. Elle ne chercha pas à comprendre, et suivit le groupe. Pas tout a fait de retour case départ, mais presque. C'était la salle des commandes qui se dessina sous ses yeux lorsqu'elle sortit à son tour du tuyau, ou enfin, ce qu'il en restait. Tout cela s'annonçait bien intéressant...

Cet Hippolyte était bien bavard dis-donc, peut être était ce sa façon à lui de combattre le stress, ou alors était il comme ça naturellement ? En tout cas, elle n'eut pas le temps de lui poser la question qu'il venait de littéralement s'évaporer dans l'air. C'était toujours bon de savoir que dans leur dream team se trouvait des personnes plutôt spéciales... Comme quoi ils seraient pas tous inutiles dans le lot. Décidemment, Chara avait toujours une horrible façon de penser...
Combien de temps était il parti ? Aucune idée. Si il y avait bien une chose pour laquelle la jeune femme n'avait jamais été douée, c'était d'établir une notion du temps. Après tout, par le passé, le temps n'avait jamais été son ennemi, ni même un facteur important dans sa vie. A quoi bon se méfier de ce dernier lorsqu'à tout moment on pouvait revivre une même journée à l'infini ? Quel beau pouvoir elle avait pu posséder... Pendant ce laps d'attente, elle aperçu vaguement Niels bricoler encore et toujours dans son coin, jouant avec un... Tiroir ? Quel curieux... Chara n'avait pas envie de l'approcher de toute manière, si ils passaient leur temps à faire des messes basses aussi les autres finiraient pas se sentir à l'écart. Enfin, ça la brunette s'en fichait, mais si ils se décidaient tous à travailler comme une team, autant faire comme ci. Puis elle était bien seule de toute façon.
Enfin, le chat réapparu. Et avec lui des nouvelles des plus originales. Un enfant dans une cage hein ? Les humains étaient vraiment des individus méprisables. Chara était bien placé pour savoir de quoi ces horribles personnes étaient capables, elle même plus jeune avait été victime de ces "monstres". Il parlait beaucoup en tout cas, et ses paroles étaient pleines d'informations dont elle tenta d'enregistrer la plus part. Son truc à elle, c'était plus les actes que les mots, alors heureusement que parfois Frisk était là pour partager sa tête avec elle. La plus douce des deux lui servait parfois de pense bête. Chara trouvait ça d'ailleurs navrant à quel point la pacifique pouvait se montrer si joyeuse et coopérative vis-à-vis d'elle malgré toutes les horreurs dont elle l'avait rendu coupable... Mais bon, elle avait arrêté d'essayer de la comprendre à la fin.

En tout cas, face à elle, les choses commençaient à s'enflammer. C'était bien la première fois qu'elle voyait Niels ainsi. Il était si calme et calculateur d'habitude qu'elle en oubliait presque que lui aussi pouvait être capable d'émotion... Et bien. Pour le coup s'en était de puissantes. Etait il vexé en raison de la dernière phrase de minet en rapport à leur personne ? C'était très étrange en tout cas. Chara garda le silence, non sans fusiller d'un regard perçant Niels, qui venait de reprendre son état "normal". Avec un comédien pareil sur les bras, difficile de savoir réellement... Elle n'ouvrit la bouche que pour participer à la conversation de groupe relancée par Niels.

- Il a raison. Si ils ont des sentiments, alors ils seront plus simple à abattre. Après tout, cela pourrait représenter une faiblesse.


Elle abordait directement le sujet sous un œil d'attaquante. Elle savait à quel point les personnes émotives pouvaient être manipulable. Suffisait de voir la façon dont Mangle s'était comporté devant elle pour la simple raison qu'elle avait misé sur un comportement coopératif ? Il lui aurait suffit de tendre son couteau vers elle pour lui faire rouler la tête, et l'animatronic n'aurait rien compris de sa fin de vie... Si seulement ça pouvait être si simple. Elle se doutait que tous ne seraient pas ainsi...

-  Pour ma part, je n'ai rien remarqué de particulier. A part peut être le fait que Ballora ait poussé un cri presque humain. Mais je suppose que vous l'avez entendu aussi. Sinon je me débrouille pas mal en combat corps à corps, rien de plus.

Alors que chacun ajoutait sa pierre à l'édifice en quelque sorte, Niels vint les prévenir qu'ils auraient sous peu de la compagnie. Inconsciemment, elle s'était de nouveau retrouvé à l'écart du groupe, perdue dans ses pensées. Mais elle fut interrompue par une drôle de voix qui n'avait rien de familier. Ca aurait pu être Frisk après tout, mais non, cette voix là avait une voix plus "dingo".

- Eh oh, on se réveille ma petite, c'est pas le moment de dormir !

Surprise, prenant automatiquement son couteau en main, elle fit volte face, pour ne découvrir personne derrière elle. Etrange, avait elle rêvée ? Pourtant, ses yeux attentifs avaient presque pu discerner un mouvement... En tout cas, ces derniers se prirent d'attention pour des affiches sur le mur. Chara se rapprocha de ces fameux posters, découvrant les portraits d'animatronics. Elle reconnu Ballora et ce qui semblait être une version neuve de la pauvre Mangle d'un peu plus tôt. Pour les deux autres, aucune idée. Mais elle supposait que le groupe aurait la malchance de les croiser dans le futur ? Un de ces inconnus était un ours maquillé avec une sorte de marionnette sans jambe à la main, un lapin bleu, tandis que l'autre ne ressemblait vraiment à rien... Il avait l'air beaucoup plus simple que les autres, digne d'une création faite à la va-vite de Niels... Mais son drole d'accoutrement et les pièces non assorties qui le composait ne lui disait rien de bon.

- Oh, on dirait que quelqu'un n'appréciait pas la dernière vedette...

Souffla-t-elle, en remarquant un espace manquant entre les deux duos d'affiches. Alors qu'elle se retournait pour rejoindre les autres, elle sentit quelque chose arriver dans sa direction et eut tout juste le temps de fermer ses grands yeux sensibles qu'une pizza bien chaude vint s'éclater sur son visage.

- Aaaouch.

Gémit la jeune femme en retirant rapidement la sauce tomate brulante de ses pauvres joues déjà rougies par ce contact inattendu. Elle découvrit d'ailleurs avec surprise le contenu de la pizza. C'était quoi ça ? Des lames ? Rha elle c'était taillée le doigts. Au moins, son visage était indemne. Enfin, elle devait bien avouer que leurs ennemis avait un bon gout en matière d'armes blanches... Regardant autour d'elle, elle conserva des bouts de pizza qu'elle avait pu sauver en main et croqua dedans.

- Sh'est pô mauvaaais...

Articula-t-elle entre deux bouchées avant de marcher vers les autres. Eux aussi semblaient aux prises avec des pizzas volantes, et en s'approchant, Chara reconnu qu'ils étaient en discussion avec la voix qui l'avait sortit de ses pensées tout à l'heure... Ils étaient désormais les acteurs principaux d'un drôle de jeu. Et Colin leur signala que l'un des joueurs adverse était un lapin bleu... Pourquoi pas ? Les pensées de Chara naviguèrent vers sa vision des posters de tout à l'heure... Peut être s'agissait elle de la petite marionnette que tenait l'ours ? Deux voix s'adressaient à eux, peut être était il le propriétaire de la seconde du coup ?

Dans cette grande pièce, le groupe c'était rassemblé à une table, bien décidé à attendre la suite du show. Certains avaient un peu exploré, mais désormais, tout le petit groupe semblait attendre en silence. Chara détestait ça. Elle avait besoin de bouger. De faire un truc. Hors de question de s'attabler comme une idiote. Pourtant, elle essaya. Pour le bien du groupe. Mais c'était définitivement pas son truc... Elle resta assit quoi, une minute ? Après quoi elle se leva brusquement, énervée, sentant son visage encore plein de pizza. La honte.

- Il doit bien y avoir un endroit où je pourrais essuyer cette saleté !


La scène l'attirait. En un bon agile, elle était dessus. Elle en fit au moins trois fois le tour avant de lancer son dévolu sur le coin le plus sombre de cette dernière. Une sorte d'objet à l'aspect pelucheux se trouvait à sa hauteur et elle en profita pour bien frotter son visage dessus quand tout à coup...

- Euuuuh... et tu crois faire quoi là ?

C'était une petite voix suraigüe, semblable à l'une de celles qu'ils avaient entendus un peu plus tôt, suivit d'un autre rire familier, appartenant à son compère à la voix dingo. Chara leva les yeux pour découvrir l'animatronic maquillé du poster se tenir devant elle. Génial, elle venait d'éveiller par erreur le chanteur. Elle n'eut même pas le temps de faire quoi que ce soit que les lumières s'éteignirent. Décidément, quoi qu'elle face dans ce drôle de monde, ça se terminait toujours en panne de courant. Elle qui avait refilé sa lampe torche à Niels en plus...

Voulant paraitre tout de même menaçante, et supposant que les animatronics, ayant les yeux ouverts, ça avait des chances de voir dans le noir, elle tendit son couteau devant elle, et, pensant que l'ennemi se trouvait toujours à la même place, elle fut surprise de sentir un présence dans son dos, rapidement suivi d'un coup au bas de la nuque et de petites morsures tout de même douloureuse. Se mordant la lèvre pour ne pas crier, elle réagit automatiquement en se roulant en boule au loin, en se relevant agilement malgré sa douleur dans le dos. Mais ça allait, rien de cassé. Plus de peur que de mal réellement. Mais elle venait de se faire toucher la première, sans rien pouvoir faire. Elle détestait ça. Elle était prête à se battre et clairement, son instinct et son corps ne demandait que ça. Supposant que ses alliés étaient toujours à leur table, se demandant sans doute qui avait éteint la lumière, elle hurla à leur attention.

- Restez sur vos gardes ! J'ai trouvé les lanceurs de pizzas de tout à l'heure. Le lapin bleu dont parlait Colin ainsi que son ami l'ours chanteur ! Ils sont agressifs prenez garde.

Depuis l'épisode Mangle, elle trouvait important de le préciser. Avec de la chance ils l'entendront. En tout cas, elle eut comme simple réponse des remarques des voix des animatronics résonnant dans le noir.

- Hihihi... Le plus dingo des deux rigolait de cette situation.
- Enfin quelqu'un qui joue comme il faut ! On commençait à se demander comment vous avez été élevés par ici...
- Et on va même te chanter une petite chanson !

Sur ce, les lumières se rallumèrent sur scène, et une musique envahi la pièce, tandis que face à Chara, au centre du faisceau lumineux, l'animatronic ours, un micro à la main, se décida à leur montrer sa belle voix.

- Salut l’ami !
Bienvenue ici…
Dans une nuit grotesque
C’est une fresque
Quel dommage que tu
Ne restera pas longtemps
Alors on chante notre chanson
N’aies crainte tu es fichu
6 heures
terreur
morsures
Jusqu’à l’ouverture
Nous sommes contrôlés par un mal instable
La vanité te rendra perméable


C'en était presque comique, et la façon dont la petite peluche (?) en forme de lapin faisait des vocalises en fond était presque touchante. Les paroles devaient sans doute être importantes, mais Chara devait bien avouer qu'elle passa à côté de la plupart... Tandis que la lumière était allumée, elle fit quelque pas dans leur direction et se stoppa à une distance raisonnable. Elle était au première loge pour profiter du spectacle. Elle se demandait qu'elle genre de vision ils avaient depuis l'arrière...

En tout cas, elle n'avait aucune idée pour le moment si c'était une bonne chose ou pas, mais elle commençait réellement à apprécier ces drôles de robots. Sois disant, selon les théories farfelues des autres, se seraient des enfants. Voilà pourquoi ils étaient appréciables sans doute. Ses grands yeux rouges ouvert au maximum, elle fixait devant elle, un drôle de sourire sur les lèvres, alors que la lumière s'éteignit de nouveau. Pour changer.

- Déjà fini, j'aimais beaucoup le spectacle, et encore plus pouvoir voir à qui je parle en personne. En parlant de qui, vous êtes quoi au juste ?

Bonne question. Allait elle en avoir la réponse ?

- hihihhiih
- Oooh tu aimes m'entendre chanter ? Ne t'en fais pas, le spectacle est loin d'être terminé...
- On va même se présenter en chanson !

- Bienvenue mon ami
Dans cette nuit si grotesque
Funtime Freddy, Bunnet
Enchanté d’enfin te connaître
Des machines et des câbles
On est pas réglables
Peux tu nous choquer
Peux tu nous blesser
Mais nous te voulons toi
Suis les règles
Ecoute notre voix
Crois moi nous sommes espiègles
Que le spectacle commence
Pardonne notre démence
Dans quelques heures tu auras notre clémence

Nous sommes torturés
Tu es coupable
Pourrez vous tous nous endurer
Nous sommes irréparables
Nous sommes les maudits
Dedans en pièces
Dans ce taudis
Sans délicatesse
Notre destin est irréparable
Nous sommes torturés
Tu es coupable
Pourrez vous tous nous endurer
Nous sommes irréparables
Nous sommes les maudits
Dedans en pièces
Dans ce taudis
Sans délicatesse
Notre destin est irréparable
Irréparables
Irréparables
Irréparables


Et le show reprit de plus belle, devant les yeux, elle devait bien l'avouer, curieux de Chara. Cette fois ci, jeu de lumière, danse étrangement rapide au vu du corps pourtant encombrant de l'animatronic, et aspect globalement épileptique de la chose. Ils étaient déchainés. Au moins, ils avaient des noms. Funtime Freddy, c'était l'ours, le dingo, et le plus petit, le lapin bleu, c'est Bunnet. Toutes ses lumières, ça piquait les yeux, mais Chara ne broncha pas, un sourire sur le visage, telle une bonne petite spectatrice attentive. A la fin, elle vint même offrir un applaudissement aux chanteurs face à elle. Puis elle haussa les épaules, soufflant doucement, rien que pour elle et les animatronics :

- Quel dommage que nous soyons ennemis, vous êtes plus agréables que mes alliés juste derrière...
- Mais la chanson est pas terminée ! Il devrait y avoir un couplet maintenant mais j'ai oublié les paroles...
- Faut lui pardonner, il a les circuits bouchés dans sa grosse tête le pauvre !

Boudant légèrement, Freddy repartit de plus belle dans son show, visiblemment de nouveau capable de chanter la suite.

- Nous sommes torturés
Tu es coupable
Pourrez vous tous nous endurer
Nous sommes irréparables
Nous sommes les maudits
Dedans en pièces
Dans ce taudis
Sans délicatesse
Notre destin est irréparable
Nous sommes torturés
Tu es coupable
Pourrez vous tous nous endurer
Nous sommes irréparables
Nous sommes les maudits
Dedans en pièces
Dans ce taudis
Sans délicatesse
Notre destin est irréparable


Il s'immobilise tout à coup au centre de la pièce, désormais baignant dans une lumière rougeatre.

- Maintenant ouvre ton coeur
Et donne le nous
Tu seras morte à l’intérieur
Comme nous


Premier solo de Bunnet, comme quoi, lui aussi il était capable de chanter. Après quoi, les lumières s'éteignent de nouveau. Mais pas pour longtemps, puisqu'en un instant, le spectacle de lumière était reparti de plus belle. Quel étrange duo définitivement...

- As-tu pu deviner ?
Et qu’en penses tu ?
Il n’y a pas de vérité qui puisse nous faire prendre pitié
Nous désirons
Montrer : « nous sommes vivants »
Nous chavirons, ne sommes nous pas captivants ?
Que des pantins
Pris par une créature déguisée
C’est un fait mais sans les liens
Nous sommes liés
Une famille pour toujours
Prêts à revoir la lumière du jour


- On n’en peut plus
Ayez pitié
Ce soir ce sera terminé
Nous voulons être comme vous
Nous voulons être comme...


Mais Bunnet ne pu jamais terminé. Peut être avaient ils trop donnés de eux même, ou alors était ce encore une mauvaise punition de cette satané voix de tout à l'heure ? Mais en tout cas, tout s'éteint de nouveau, et, violemment électrocutés de manière familière, les deux corps de Funtime Freddy et de Bunnet s'effondrèrent devant Chara, qui se précipita face à eux, profitant des derniers éclats de leur lumière pour se repérer dans le noir l'entourant de nouveau.

Pourquoi ça devait toujours se finir ainsi quand elle faisait réellement face à un adversaire. C'était comme si...

- Tout va bien de mon côté ! S'exclama-t-elle dans le noir à l'attention des autres humains de la pièce. Les animatronics sont hors service. Pour le moment. Il semblerait que quelqu'un ne souhaite pas que nous en apprenions beaucoup plus...

Après tout, grâce à la charmante chanson de Bunnet et Funtime Freddy, ils avaient quelques éléments supplémentaires pour réfléchir à la véritable nature de leur ennemi...



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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 3 Jan - 15:15



❝Don't make a sound❞

Mission
Nul besoin de se retourner pour savoir qu'elle est suivie dans le conduit d'aération. Heureusement ils sont tous sauvés de cette pièce. Mais étant en tête, Dorothy ne savait pas trop où aller, et résultat, à la première intersection, elle douta.

- Va tout droit!

L'adolescente hésita. Elle se retourna et reconnut tout de suite Hippolyte.

- Ais confiance en mon instinct

Dans son regard, aucune méchanceté, au contraire, une assurance, de la certitude qui pousse Dorothy à suivre ses directives. Pourtant, les chats sont fourbes, contrairement aux chiens. Dorothy ne les aime pas en général, mais là, elle sentait qu'elle pouvait le croire. Elle prit donc tout droit et à force de tours et de détours ils débouchèrent enfin sur une salle et justement, celle où elle voulait se rendre, la salle de vidéo-surveillance.

Cependant, l'état de la pièce, qui au départ n'était pas forcément des plus rutilants, s'était détérioré. Tout était cassé. Les écrans où elle avait aperçu quelque chose étaient éventrés. C'était une catastrophe. Dorothy s'effondra. L'espoir qu'elle avait tenté d'amener n'existait plus. Elle n'avait plus aucun indice, si ce n'était cette petite clé, mais elle ne servait à rien tant qu'elle ne savait quelle porte elle ouvrait.

Ce fut le grand fracas du retour d'Hippolyte qui la sortit de sa léthargie. Elle ne devait pas s'apitoyer sur son sort. Il fallait retrouver Coraline et retourner à Storybrooke. Seul le travail d'équipe les sortirait de là.

Ainsi, le chat confia tout ce qu'il venait de découvrir, une femme se trouvait derrière tout ça, détenant un enfant dans une cage, et elle le battait en plus. Quelle horrible sorcière ! Non, même une sorcière serait moins cruelle. Coraline avait raison, c'était un monstre.

Après des altercations, des présentations plus détaillés, et il fut décidé qu'il n'y avait plus rien à voir ici et ils retournèrent dans le conduit d'aération pour trouver d'autres pièces. Prenant, à droite à une intersection, ils arrivèrent dans ce qui ressemblait à une salle de restaurant-spectacle. Plusieurs tables étaient disposées devant une scène vide. La pièce semblait continuait sur la gauche mais aucune lumière n'en parvenait et comme personne ne s'y aventurait, Dorothy ne prit pas l'initiative. Chacun déambula dans la partie éclairé, observant les alentours.

La petite fermière, à la vue de toutes les portes, sortit la clé de sa poche. Peut-être qu'elle fonctionnerait... Elle se dirigea vers une porte sur le mur de droite, la seule de ce côté de la pièce encore fermée. La clé entra parfaitement dans la serrure et tourna sans aucun problème. On pouvait parler d'un coup de chance. Dorothy va pour ouvrir doucement la porte au cas où il y aurait un piège à l'intérieur, mais elle entendit quelque chose arrivait. Une pizza fonçait droit sur elle. Par réflexe, elle pénétra dans la pièce et referma précipitamment la porte, entendant le bruit à la fois flasque et métallique de la pizza qui s'écrasa sur la porte.

Dorothy avait évité une pizza mais elle se retrouvait seule dans le noir. Plaquée contre la porte, elle laissa ses bras chercher un interrupteur de chaque côté. Appuyant sur le plastique qu'elle sentit sous ses doigts à gauche, elle cligna des yeux face à cette lumière, pourtant faible et tremblotante qui éclairait les lieux : les toilettes. Mais dans quel état elles étaient....

Comme toutes les pièces qu'ils avaient visitées, tout était détruit, sale, délabré au possible. Dorothy avança prudemment et vit quelque chose bougeait sur le côté. Elle cria, sursauta et faillit tomber mais elle se reprit vite en réalisant que c'était elle qu'elle avait aperçu dans le miroir. Bon certes, avec la poussière et la saleté, elle ne pouvait pas savoir si c'était vraiment elle mais les couleurs et les mouvements correspondaient malgré le flou. Au moins, sa frayeur lui avait permis de déterminer qu'elle était seule. Si un quelconque animatronic ou autre se trouvait ici, il aurait réagi, of tout était calme.

Dorothy en profita pour se détendre un peu et s'approcha du miroir et des lavabos. C'était une chance de tomber sur les toilettes. La morsure des chiens n'était pas belle à voir et la nettoyer ne ferait pas de mal, au contraire. Elle alla pour actionner le robinet, mais il lui resta dans les mains. C'était le retour de la poisse, après ces quelques instants chanceux.

L'adolescente, dépitée, releva la tête vers le miroir. Une telle poussière ce n'était pas possible, elle ne distinguée même pas ses propres traits. On ne pouvait rien voir là-dedans. Sauf que... Non, Dorothy n'était pas folle, il y avait quelque chose. Elle se retourna pour vérifier derrière elle. Rien... En regardant le miroir d'un peu plus près, elle vit qu'il était de biais, légèrement décalé du mur. Elle fit donc suivre ses yeux vers la direction où devait se trouver cette chose, suivant l'angle d'inclinaison mais il n'y avait rien non plus. Pourtant, elle n'était pas folle, il y avait quelque chose. Dorothy lève le bras pour toucher et retirer la saleté, mais le miroir pivota et se remit convenablement contre le mur. Et l'objet n'avait pas bougé. C'était donc qu'il était dans le miroir. Comment faire pour y accéder?

La petite fermière regarda le morceau de robinet qu'elle avait encore en main. Elle pourrait casser le miroir et cela lui permettrait peut-être de récupérer cette chose. Mais non, on pouvait ne pas casser un miroir, sinon c'était sept ans de malheur et elle n'avait vraiment pas besoin de cela. Elle devait trouver un autre moyen.

Peut-être qu'il suffisait de toucher le miroir et de souhaiter attraper l'objet. Elle tenta à plusieurs reprises, mais ne sentit rien d'autre que la surface lisse et froide. Alors peut-être en passant par derrière. Le miroir était légèrement décollé du mur tout à l'heure. Dorothy arriva à passer les ongles, elle sentait les attaches en fer qui devait maintenir le miroir au mur, en faisait un petit effort, elle pourrait peut-être....

- Aïe.

Elle retira vite ses doigts. Elle venait de ses casser un ongle. En plus, le miroir commençait à trembler bizarrement. Dorothy se recula précipitamment regardant la glace se brisait à ses pieds. Ce qu'elle voulait éviter était arrivé. Elle allait avoir sept années de malheur. Les larmes commencèrent à embuer ses yeux et elle se laissa tomber ou sol devant les morceaux de verres. Elle était fichue. Déjà qu'elle était d'une grande maladresse, elle allait se coltiner ses sept ans de malédiction. Elle allait enchainer les bourdes et les mauvais choix.

Dorothy pleurait sans discontinuer quand elle aperçut un reflet rouge. C'était étrange dans ces toilettes aux tons blancs salis. Elle n'avait remarqué aucune couleur à part ses vêtements, mais elle ne portait pas de rouge. Elle s'essuya les yeux avec sa manche. Au milieu des morceaux de miroir brisé se détachait un nœud papillon rouge. La petite fermière tendit la main pour le prendre. Il n'était pas en tissu, mais d'une matière métallique et flambant neuf, d'où l'éclat qu'elle avait vu. Il devait appartenir à un animatronic, il serait tellement heureux de le retrouver. Avec un grand sourire, elle le mit dans sa poche. Comme quoi, elle avait un peu de chance malgré les sept ans de malheur.

Souhaitant retrouver les autres et ne voyant quoi faire d'autres dans ces toilettes, Dorothy retourna dans le restaurant. Aussitôt la porte passée, elle entend encore le bruit caractéristique d'un objet qui fonce sur elle. L'adolescente s'écarte de justesse pour voir passer à côté d'elle une pizza fumante avec des éclats métalliques dessus.

- Eh la fouineuse, c'est pas bientôt fini les petites cachotteries ?, vient de prononcer une petite voix suraigu

- J'suis pas une fouineuse!

Mais en réalité, cela ne servait à rien de le souligner. Dorothy, vexée, rejoint Colin, Felicity et les autres attablés. Elle allait pour leur montrer e qu'elle avait trouvé quand la lumière s'éteignit, encore une fois. Décidément, ils passent beaucoup de temps dans le noir ici. On entendit la voix de Chara

Dorothy écoutait religieusement. Elle adorait la musique, elle ne pouvait pas s'en passer une seule journée. Elle ne releva pas trop les paroles, si ce n'était le dernier couplet qui lui mit un coup au cœur. Le "Ayez pitié" Bunnet l'avait profondément touchée avant que tout ne s'éteigne à nouveau. Il y avait eu sûrement un court-circuit.

Quand on est dans le noir, les autres sens sont plus aiguisés. Ainsi, Dorothy entendit le bruit d'un mécanisme, des rouges qui tournaient et faisaient bouger quelque chose du côté de la scène. Elle se rappela alors ce qu'il s'était passé après l'attaque de Ballora. Le silence s'était fait et tout avait disparu. Freddy et Bunnet ne devait disparaitre. Le court-circuit devait venir d'Elle et Elle allait peut-être les punir pour leur chanson qui leur avait donné bien des indices.

Sans attendre Dorothy sortit sa lampe et l'alluma, dirigeant le faisceau de lumière vers la scène. Freddy était toujours là mais de la table, elle ne voyait pas Bunnet. La petite fermière s'élança alors, monta sur scène rapidement. Du coin de l'œil, elle remarqua qu'une barre de sa lampe s'éteignait. Elle devait vite regardait autour d'elle si tout allait bien. Heureusement, le petit lapin bleu était toujours fixé à la main de l'ours, telle une marionnette. Quel soulagement ! Cependant non loin, un trou s'était formé sur la scène, amis elle ne pouvait pas regarder en détail. Elle préféra couper sa lampe avant que la batterie ne décharge encore plus.

- Il y a une trappe sur la scène. Si quelqu'un pouvait rallumer la lumière, on pourrait aller voir dedans s'il n'y a pas un indice.


© Pando


Vie : 90%
Lampe : 8/10


Dernière édition par A. Dorothy Gingham le Mer 4 Jan - 23:56, édité 1 fois
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