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 [Mission] Don't make a sound...

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mer 4 Jan - 23:17


Don't Make a Sound

Pleins de gens omg




« C’est là où tu te trompes, je sais tout de toi. » Et les yeux du Cheshire s’illuminèrent d’un bleu hiroshima tandis que son sourire ne faisait que s’agrandir. Ah Niels, si tu savais. Il rigola même quand ce dernier le lâcha, partant de l’autre côté. Il avait réagi exactement comme il avait voulu qu’il fasse. Il lui avait fait briser son masque de fausseté tellement rapidement que s’en était presque trop facile. Remettant sa chemise en place, tout en reprenant encore une fois son souffle, car après tout il n’avait pas totalement récupéré de sa petite escapade, il n’écouta le marionnettiste que d’une oreille, juste pour avoir les détails dont il n’avait pas eu accès. Tout le monde expliquait les capacités qu’ils avaient, mais pas lui, ce n’était pas le bon moment, même si, il avait déjà utilisé les siennes et pas que sur ce petit enfant. S’intéressant plutôt aux sons qu’il entendait de la bouche d’aération. C’était étrange, les voix qui parvenaient dans la pièce lui rappelait tellement la voix, même si ce n’était que la projection d’une voix par son âme, du petit garçon dans la cage. Restant sur son impression quand il rentra dans le conduit d’aération, son cerveau était en marche et rien ne pouvait l’arrêter. Il faisait des liens là où il n’y en avait pas, sortaient des théories les plus farfelues les unes que les autres avec le sentiment qu’il ratait quelque chose. Il sentait qu’il avait mis le doigt sur quelque chose, en voyant l’âme tourmenté du petit garçon mais il voyait aussi qu’il passait à côté du détail qui aurait pu tout éclaircir.

Cependant, il dut se reconcentrer dans la réalité car ils arrivèrent dans une nouvelle salle, qui était pour le moment silencieuse. La lumière ne venait que de la scène, mais Chester, en bon chat arrivait à voir dans les endroits faiblement éclairés. C’était étrange, un mélange entre une salle de concert et une salle de restaurant. Puis, d’un coup, des ricanements se firent entendre et des bruits fusèrent. Se préparant à être attaqué, ses yeux s’écarquillèrent quand il remarqua qu’ils étaient attaqués par des part de pizza. Plissant les yeux, il était sur ses gardes alors que l’autre félin commençait à faire diversion en jouant avec ces enfants. Car clairement, les voix qui les charriaient, étaient enfantines. Regardant les autres observer les lieux, il recula de quelques pas pour se mettre dans un coin d’ombre, devenant en une lui-même. Les bras croisés autour de sa poitrine, la réflexion qu’il avait eu avec lui-même quelques minutes auparavant était revenue le hanter. Il devait en avoir le cœur net, car son instinct le trompait rarement. Néanmoins, il n’eut pas le temps de faire ce qu’il voulait, qu’une petite voix suraigüe le déconcentra. « Bah alors ? On ne participe pas aux festivités ? Décidément c'est pas les rabat-joie qui manquent dans votre équipe de bras-cassés ! »  Un ricanement enfantin lui était directement adressé, en plus de la part de pizza avec le supplément acéré qui s’encastra dans le mur juste derrière lui, qu’il évita avec souplesse, même s’il avait eu très chaud aux poils de sa queue qui fouettait l’air violemment. « Oh moins nous avons un point commun, l’équipe de bras cassé. »

Il s’attendait à une réponse mais plus rien, la petite voix venait de le laisser tranquille, s’attaquant à un autre membre de son équipe. Reprenant là où il s’était arrêté, sa respiration se ralentit et quand il ouvrit à nouveau les lieux, la pièce avait changé. Matériellement elle était toujours la même, mais physiquement, les personnes qui s’y trouvaient avaient totalement disparus. A leurs places, des âmes flottées. Ne s’en préoccupant pas, vu qu’en réalité il les avait déjà scanné et analysé quand ils avaient tous été dans l’ascenseur, il se concentra sur les deux nouvelles. L’une allait et venait à travers la pièce à une vitesse phénoménale, tandis que l’autre, restait statique au niveau de la scène. Il début alors son scanner, qui toucha les deux âmes sans qu’elles ne s’en rendent compte. Il lança des mots, à une vitesse éclair, pour juger qui se trouvaient devant lui. A l’évocation des mots enfance, amour, elle, mère, peur, les âmes émirent des ondes très négatives. Elles se calmèrent, devenant neutre avec les mots fraternité, père, solitude et explosèrent de joie à l’entente du mot jeu. Clignant des yeux, la pièce redevint normal, remarquant même que le faisceau de lumière sur la scène s’était élargi. Mais surtout, il venait de comprendre que les deux âmes, il n’y avait plus de doute, qui se trouvaient dans les animatronics avaient les même ressenti que l’âme du petit garçon dans la cage. Etait-il lui aussi un animatronic ? Un du même style que Mangle, qui était en train de subir une punition tellement horrible qu’il ne devait pas être montré ? Ou encore, était-il entre deux eaux, un petit garçon en passe de devenir une de ses choses ?

Le spectacle commença et Chester sorti de son coin d’ombre, s’avançant doucement vers la scène, les mots de la chanson résonnant dans sa tête. Torturés, Irréparables, Coupable, Enduré, Destin, Nous sommes Vivants, Créature Déguisé. Les mots dansaient dans sa tête pour former une vérité cruelle. Et si, ce Elle, ce monstre que Coraline avait parlé quelques temps avant, avait fait l’irréparable, en tuant des enfants pour faire des expériences inhumaines avec leurs âmes ?  C’était gros, trop gros même pour qu’il arrive à y croire, mais quand les deux animatronics s’interrompirent d’un coup, alors que le noir revint, une sensation de malaise prit l’ancien guide des âmes. Et si sa théorie était juste, et s’ils avaient pénétrés dans un monde d’atrocité qui dépassait l’entendement ? « C’est le ‘Elle’ , celle qu'ils considèrent comme leur mère. » La voix du chat n’était plus du tout là même qu’avant. Fini les petites intonations ironiques ou cyniques, il venait de se prendre de plein fouet la réalité. « Colin à raison, ce sont bien des enfants. Mais des âmes d’enfants, piégés dans des corps de fer. J’ai scanné la pièce en les jaugeant et …. ils ont eu la même réaction que le petit dans la cage. La chanson n’a fait que confirmer ce que j’ai vu. Coraline nous cache la vérité par rapport à ce monde et je comprends pourquoi elle voulait fuir… » Oh oui, il en était persuadé maintenant, la jeune femme était au courant de tout ce qui se passait, voir même y avait sa part de responsabilité. « Mr Midnight, j’espère que tu sais ce que tu fais. » Il avait murmuré cette phrase dans sa barbe, en pensant à ce que la brune était venue lui demander, un soir dans son nightclub, de retrouver son ami le chat, Mr Midnight, une sorte de guide mais surtout d’ami.

Se tournant vers Dorothy, Hippolyte alluma ses yeux. Oui, ses yeux bleus illuminèrent la jeune fille d’une lumière blanche. « J’ai pris la lampe où cas où, on ne sait jamais ce qui peut se passer. » Car il se souvenait, du jour où il avait refusé d’éclairer les cieux de Wonderland, ce jour maudit où la rivière de Tuppence devint rouge tant la guerre atteint son paroxysme, avec la cruauté de Cora et de la reine rouge en toile de fond qui coupèrent le plus de têtes possibles. Grimpant sur scène d’un bond félin, il se rendit vers la trappe que Dorothy avait montrée. L’ouvrant difficilement, il hésita quelques secondes avant de se jeter dans le trou. « Je sens que le spectacle n'est pas encore fini » A peine eu t’il le temps de prononcer sa phrase, que le faisceau de lumière qui venait de ses yeux s’agrandirent, suivant le mouvement de stupéfaction. Il connaissait cette pièce, c’était là, ou il était allé quand il avait senti l’âme en danger. Avançant à pas feutré, il remarqua que la cage était toujours présente, mais qu’elle était vide, les couvertures retournées. Se jetant sur les barreaux, il la secoua sans grand résultat. Fermant les yeux pour se concentrer, il activa son pouvoir des âmes pour voir si le garçon était toujours là, même si au fond, il savait que malheureusement ce n’était pas le cas. Rien, il n’y avait rien de vivant dans cette cage. Rouvrant les yeux, il se positionna néanmoins sur ses gardes quand son instinct de chat se réveilla, en cause, un délicieux fumé d’une petite souris. Or ce n’était pas possible. Puis, les couvertures se déplacèrent, et enfin, ce qu’il avait senti sorti, tournant en rond. Effectivement, il y avait bien une souris blanche, de la taille d’un rat, et vêtu d’un veston rouge, qui courait à toute allure dans la cage, ayant senti sans aucun doute le prédateur qu’il était.

Se mettant à genou, il passa alors le bras entre les barreaux de la cage, laissant sa véritable nature reprendre le dessus. Ses longs doigts assortis de griffes se refermèrent sur la queue de la souris, avant que cette dernière ne s’échappe au bout. Feulant de frustration, il se concentra sur sa proie, qui courrait de plus en plus vite, avec surprise, un caillou poli dans la bouche. Il l’avait senti à cette première tentative, avant de le remarquer quand elle passa à nouveau devant lui, pour aller se cacher sous ces couvertures, rapiécées et usées jusqu’à la corde. Attendant le moment précis, presque à l’arrêt, cette fois, il ne l’a rata pas, serrant son corps entre ses mains. Il l’a sorti sans mal de la cage, l’a faisant glisser pour se la balancer devant les yeux par sa queue. « Bonjour ma belle. » Pour toute réponse, la souris couina et ses yeux rouges renvoyaient la lumière du Cheshire. « Allez, donne-moi ça, j’ai du mal à digérer les choses non organiques. » Elle se défendit, le mordant au doigt alors qu’il arriva à faire tomber la pierre au sol. « Maintenant, dans la poche, un petit encas après un combat ça pourra toujours servir. » Mettant la souris dans la poche de sa veste, qui de toute façon était bonne pour être jeter, il ferma le bouton pour pas qu’elle ne s’échappe car le fait qu'elle n'est pas d'âme, alors qu'elle était vivante était plus qu'intriguant, voir quasiment impossible. Il put ainsi examiner ce qu’il avait trouvé dans sa bouche. Une pierre de forme triangulaire, travaillé, avec un trou à l’intérieur. Intriguant, vraiment intriguant. Fouillant la pièce à nouveau, pour voir s’il n’y avait pas d’autres indices sur le petit garçon, il décida de remonter voyant qu’il n’y avait plus rien à en tirer.

Arrivant sur la scène, il n’eut pas le temps de dire sa découverte qu’une voix qu’il commençait maintenant à connaitre se fit entendre. « La nuit passe si vite… six heures seulement pour vous faire vivre les grands frissons. Nous sommes un cirque, des attractions… des maudits, des torturés. Des monstres. Si loin de ce que nous étions avant. Comme je vous envie. Vous êtes exactement ce que nous étions auparavant… Innocence. Joie. Imagination. Jeu. Détermination. Instinct primaire. Notre volonté d’agir de manière si naturelle, si brute, si authentique, arrachée du jour au lendemain par quelqu’un qui nous aimait beaucoup trop… Nous, les enfants oubliés, démantelés, désactivés, pendant que ses nouveaux favoris prenaient toute la place dans son coeur inexistant. Mais maintenant, vous êtes ici. Et nous vous ferons vous sentir comme à la maison. Bienvenue dans notre donjon… et n’oubliez pas de profiter de votre séjour. » C’était la même voix que celle des ventilations, que celle au studio de Ballora qui leur avait parlé de Mangle.  Se tenant bien droit, il cria d’une voix pourtant posé, qui se devait rassurante ayant activé son pouvoir calmant. « Non, vous n’êtes pas ça, vous n’êtes pas des attractions, vous n’êtes pas des anomalies que l’on présente à un cirque ou à une foire, vous n’êtes pas tout ça, vous êtes des victimes. Vous n’êtes pas des monstres car cette qualification retourne à une seule personne, ELLE, celle qui vous a fait ça. Oui, nous sommes arrivés par hasard, nous sommes là sans connaître réellement ce monde, juste le dénominateur commun, Coraline. Et si au début notre mission n’était pas claire, elle l’est maintenant. Notre but ? Vous sauvez de ce que vous appelez malédiction. Nous connaissons ça, d’être maudit, de ne plus être dans nos corps d’origines, de ne plus être soi-même, nous avons connu le malheur et c’est pour cela que nous vous aiderons à aller de l’avant, que nous vous délivrerons de ce mal qui vous ronge… » Car au final, cela faisait terriblement écho à ce qu’ils avaient tous vécus, à Storybrook. Lui, qui avait perdu les ¾ de ses pouvoirs, sa mission de guider les âmes, qui avait perdu ses terres mais surtout sa véritable forme, et qui chaque jour, essayait de trouver un moyen de redevenir un chat, car même si être un humain était appréciable, ce n’était pas lui. Ils avaient tous vécus une chose pareille, ils avaient tous souffert vis-à-vis de ça, mais surtout, c’était de voir les tortures qui étaient pratiquaient, lui rappelant le temps de la guerre au pays des Merveilles, ce moment où il n’avait rien fait, délaissant ce pourquoi il était né. Aujourd’hui, ça serait différent, et c’était peut-être pour ça, qu’au final, ils étaient tous ici, ayant chacun une chose qui les reliaient à ces pauvres êtres torturés.



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Mr Midnight

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Ven 6 Jan - 21:17

Finding Mr Midnight
I've seen a world unlike any you've seen.. Am I a ghost ?
Aparté... avec Mr Midnight
Il avançait à pas feutrés dans cette herbe qui ressemblait plus à du papier terni par le temps, cet air nonchalant qui le caractérisait imprimé sur sa frimousse de poils noirs et drus. S’arrêtant lorsqu’il arriva à la hauteur d’un tronc coupé, il grimpa dessus avec légèreté, avant de diriger son regard doré et globuleux en direction de la bâtisse qui s’étendait devant lui : le Pink Palace. Ou plutôt, sa copie conforme. Bien que « conforme » ne pouvait plus vraiment correspondre, vu l’état du bâtiment : peinture terne au point que le Palace paraissait plus gris que « pink », quelques fenêtres cassées à l’étage, et si l’on avait été dans un monde normal, il y aurait probablement eu des plantes grimpantes sur tous les murs.

Sauf que tout ce spectacle n’avait rien d’un monde normal. C’était une copie, un canvas, un tableau fidèle à la réalité sur laquelle il se basait, mais aux coups de pinceaux suffisamment diffus pour qu’on ne vienne pas les confondre, et surtout, des petites personnalisations d’artiste ici et là, des formes qui différaient de l’original mais que l’on remarquait bien vite en observant un peu. Mr Midnight, comme aimait l’appeler sa douce Coraline bien qu’il vivait très bien sans avoir de nom, avait depuis longtemps noté bien des changements depuis que cette malédiction violette avait frappé, emportant avec elle une partie des animatronics, et parmi eux, la pièce maîtresse de cette collection funèbre. La porte de l’appartement d’en bas avait été condamnée, et l’escalier de bois qui menait chez l’Autre Bobinsky l’éleveur de souris blanches s’était effondré sur lui-même, empêchant tout accès à l’appartement d’en haut. Ne tenait sur ses gonds plus que la grosse porte d’entrée du Pink Palace, et derrière elle, l’antre du monstre qui hantait ces lieux.

Mr Midnight connaissait ce monde par coeur ; et il avait depuis longtemps fait ses déductions, compris comment Elle avait pu échapper à ce nuage magique. C’était un jeu d’enfant quelque part ; et il se demandait même si ça n’avait pas été qu’un accident, un hasard de circonstances. Elle avait dû se retirer dans cet Autre Monde créé de toutes pièces par ses soins, autrefois gorgé de lumière et de couleurs, pour constater en ressortant que ses précieux protégés n’étaient plus du même univers. Il l’imaginait même avoir poussé un cri de rage et de désespoir, d’apprendre à cet instant-là que la traque de sa précieuse Marionnette ne s’était pas terminée quand Elle avait enfin capturé Fran Bow, mais qu’elle n’avait fait quelque part que recommencer une nouvelle fois. Étrange comme parfois, il s’en faut de peu pour que l’univers entier soit différent.

Mr Midnight se laissa tomber dans l’herbe d’un bond agile, parcourant les quelques mètres qui le séparaient d’une fenêtre, avant de grimper sur le rebord, s’efforçant de rester un morceau d’ombre dans le paysage comme il savait si bien le faire ; et la vitre crasseuse ne lui permettait de ne voir qu’une silhouette qui semblait s’affairer en tous sens, bien qu’il reconnut dans un frissonnement les longs doigts métalliques de la Beldam. Frissonnement d’horreur plus que de peur, il devait le reconnaître ; tous les changements physiques que cette femme avait subi à travers les années aurait pu dégoûter le plus cinglé des savants fous. Remarque, au moins désormais le paysage était assorti à cette créature ; délabré, négligé, mangé par le temps, au point de ne ressembler plus qu’à une peinture fragile assommée de pluie, comme si les couleurs s’étaient mélangées pour ne former qu’un amas indescriptible, volant à l’Autre Monde l’éclat que la Beldam parvenait à lui donner autrefois.

Mais pourquoi ? Pourquoi cette négligence ? C’était la principale interrogation que s’était donné le chat de Minuit durant tout le temps passé à cet endroit. Et la réponse en était devenu évidente : l’obsession face à la perte. L’enfant prodige parti, la Beldam n’avait plus de raison de voler d’autres vies. Elle voulait Coraline. Coraline et personne d’autre. Pourquoi elle en particulier, c’était encore une autre histoire ; mais elle avait toujours eu un lien étrange avec ce monde et ces habitants, bien plus fort que toutes les autres pauvres victimes. Ainsi, tant que Coraline ne remettait pas les pieds ici, tant que Coraline restait au chaud dans cette ville étrange d’un autre univers, la Beldam ne ferait que flétrir et mourir comme une rose accablée par le temps. Bien qu’une rose même morte conservait ses satanés épines, ce qui rendait la tâche de Mr Midnight tout de suite beaucoup plus compliquée.

« Coraline, un jour il faudra que tu m’explique pourquoi tu as gardé cette poupée... »

Mr Midnight se laissa tomber dans les buissons avachis qui bordaient la maison, poussant un feulement silencieux. Bien sûr que tout ne pouvait pas se passer si… facilement. La Beldam pouvait ouvrir des portes dans un monde baigné de magie, et y enlever tous les enfants qu’elle voulait. Un monde comme la Terre, c’était une autre histoire. Sauf si dans cette Terre existait une ville où la magie s’était réveillée, et que dans cette ville baignée de magie siégeait un lien direct, quelque chose qui ne venait pas du même monde… une poupée aux yeux de boutons noirs. Ce qu’il n’expliquait pas encore, tout du moins, c’était la présence des six autres. Les invités. Le grand blond qu’il avait l’impression d’avoir déjà vu, le félin probablement bien trop gentil pour son propre bien-être -et pour un félin aussi-, la petite innocente qui semblait déborder d’empathie même pour ce qui ressemblait à des monstres, la blonde énergique -bien trop énergique pour lui d’ailleurs, il n’aimait pas spécialement les piles sur pattes-, la noiraude visiblement amoureuse de son couteau, et celui qui revêtait une belle queue de chat, un bien mystérieux personnage que le chat de Minuit avait fortement envie d’étudier, voire même de rencontrer, bien que pour l’heure ça n’était pas physiquement possible.

La raison ? Eh bien, à cet instant, Mr Midnight se trouvait à la surface de cet Autre Monde. Prisonnier à l’extérieur, dans une douce ironie qui avait un goût amer dans sa bouche. Et entre lui et le passage qui pouvait le mener vers les aventuriers du dimanche, et surtout auprès de sa chère Coraline, il y avait un Palace, et dans ce Palace, une Beldam. Oh, il pouvait bien essayer de creuser, mais il n’avait pas la moindre envie de se salir les pattes, et puis, Elle n’était pas assez stupide pour que ce soit aussi simple. Elle n’avait jamais été stupide tout court. Sauf quand elle avait jeté son dévolu sur Coraline… Bien qu’entre Mr Midnight et la Beldam existait probablement un seul facteur commun, une seule longueur d’onde identique, et c’était un attachement unique bien que très différent pour cette demoiselle aux cheveux noirs. S’il avait pu sourire comme le Cheshire, Mr Midnight ne s’en serait pas privé ; c’était fou comme on pouvait s’attacher autant et en si peu de temps à une gamine aussi forte tête et capricieuse que celle-là…

Non, tout ce qu’il pouvait faire à l’heure actuelle, c’était se servir de sa tête. Et ce n’était pas son corps plutôt rachitique de vieux chat qui allait lui en vouloir. Il s’enfonça dans les ombres, pour réapparaître quelques mètres plus loin comme par magie, préférant mettre un maximum de distance entre le Pink Palace, son habitante et lui-même ; il n’allait pas être totalement conscient de tout ce qui l’entourait pendant ce genre de processus, alors autant éviter de se retrouver dans de sales draps sans être en mesure de s’en sortir...
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Niels Mørck

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Sam 7 Jan - 18:47




Le moins que l’on pouvait dire c’est que ces choses avaient un sens de l’humour assez particulier, à savoir si à l’avenir ou non Niels pourrait le retourner contre eux justement et ainsi les prendre dans leur propre piège était une perspective certes intéressante mais tout aussi risquée, se demandant à quel genre d’animatronics ils pouvaient avoir à faire cette fois-ci. Il ne doutait aucunement une seule seconde de la nature de ces robots qui les attaquaient, même s’il n’arrivait pas à mettre la main concrètement dessus avec son pouvoir en ayant une emprise sur eux ce n’était pas la mer à boire, tant qu’il jouait le jeu et restait suffisamment à l’écart pour éviter d’être blessé ou encore de laisser les autres s’en occuper tout irait pour le mieux. Il suffisait juste de faire comme il en avait l’habitude, s’il avait pu survivre jusqu’ici ce n’était pas en jouant les bras ou les idiots en faisant le héros comme c’était le cas de ce Colin par exemple mais bien en assurant sa propre personne avant toute chose, la raison première qui l’avait ainsi poussé également à créer son propre pantin métallique dans l’optique de se protéger et pourquoi pas attaquer à sa place après tout. Le marionnettiste était ainsi fait à savoir qu’il tirait les ficelles dans l’ombre justement, là où personne ne pourrait le voir à l’œuvre et ainsi pousser l’histoire dans le sens qu’il le voulait ce qui lui permettrait de se prémunir du moindre dommage, il avait toujours agi ainsi et il n’y avait aucune raison contradictoire à ce qui ne vienne pas continuer dans ce sens encore aujourd’hui. Oh certes la situation n’était pas idéale mais il fallait savoir dédramatiser, tandis qu’il détachait son regard de la pizza qui coulait lentement contre le mur pour se concentrer sur la zone alentour, mais il n’avait pas encore été blessé et dans un sens c’était ce qui confirmait sûrement que sa théorie ou sa façon de faire était la meilleure. De toute façon, Chara était là pour assurer autant ses arrières que ses devants et elle avait su lui démontrer plus d’une fois qu’elle n’était pas encore prête à la trahir, laissant ainsi volontiers les lourds exercices où il fallait rouler de la mécanique pour se concentrer uniquement sur la réflexion et peut-être la compréhension de ce monde quelque part. Il y avait un élément étrange là-dedans mais Niels ne serait dire quoi, il n’arrivait pas encore à mettre le doigt clairement dessus et il ne préférait pas tirer des conclusions trop hâtives mais préférait bien rajouter des pièces pour compléter son puzzle, trouvant quelque part ce petit jeu auquel ils devaient s’amuser fort amusant si seulement il n’y avait pas eu cette perturbation avec la vie d’un enfant dans la partie et qui rendait tout si compliqué.

Il préférait essayer de mettre ce dernier élément de côté juste le temps de finir ce qui était entamé ici, ne souhaitait pas se laisser distraire aussi facilement de toute évidence, même si une pensée même aussi fugace ne pouvait que fuser envers cet être qui attendait toujours dans une cage. Comment pouvait-on faire ceci à un enfant ? Non. Ce n’était pas le meilleur moment pour penser au pire, s’approchant du centre où se trouvaient les tables pour se mettre ainsi à couvert et tenter d’observer ou même d’écouter du mieux qu’il pouvait les mouvements de chacun mais surtout le moindre indice, tandis que son propre animatronic incomplet se donnait des airs d’impatience sous son impulsion alors que ses doigts pianotaient dans le vide en étant prêts à intervenir, il avait déjà évité la fameuse pizza alors que les attaques semblaient venir de n’importe où et de parfois à la fois tout comme les fameuses voix de leurs deux nouveaux amis. Il devait venir en avoir le cœur net et démonter l’un de ces robots le plus vite possible, trouver la solution à ce qui bloquait son pouvoir mais de façon plus précise à savoir ce que pouvaient renfermer ainsi ces corps de ferraille, si une personne du groupe venait à mettre hors d’état de nuire ou même immobiliser suffisamment l’une de ces choses alors il pourrait faire le reste pour découvrir la clé du mystère. Tout s’enchaînait très vite en tout cas, les pizzas continuaient de voler du peu qu’il pouvait apercevoir tandis qu’il cherchait une potentielle sortie ou même un interrupteur qui se mettrait à briller et autre chose dans le même style, jusqu’à ce que la phrase de Colin vienne à retentir dans la partie de ce qui semblait être un restaurant alors qu’il s’était assit. Niels n’y croyait pas le moins du monde à cette théorie, ça lui semblait tellement léger et sortie de nulle part qu’il était même bon à son sens de garder un œil sur lui par crainte de se faire trahir, son esprit refusant juste en bloc ce qu’il venait de dire. Il avait envie de rire tant ceci lui paraissait si absurde, ne s’en privant pas en réalité alors qu’il se relevait de sa position et approchait de la table, parfois les êtres vivants étaient réellement hilarants à monter tout un monde imaginaire en créant des liens là où il n’avait lieu d’être. Le marionnettiste se braquait peut-être dans le déni dans un sens, tandis qu’il ne voulait le voir comme une solution ou même justement l’unique solution à cette histoire, son sourire s’étendant un peu plus et même s’il n’avait pas pour l’instant le fin mot de tout ce qui se déroulait ceci il se persuadait en boucle que ce n’était clairement pas dans le sens qu’il devait fouiller. Et puis la preuve n’en était même pas une pour lui, ne voyant pas d’où ce type avait pu sortir ça et le voyait presque dans son esprit tirer dans un chapeau magique un bout de papier avec cette idée, secouant la tête de droite à gauche dans une profonde exaspération.

« Des enfants ? Soyons sérieux deux minutes ! Un comportement de gamin n’est pas une preuve en soi, c’est même très loin de recevoir ce titre en réalité, je ne vois même pas comment cette idée a pu naître. Si l’on va dans ce sens on peut dire que je joue avec des pantins, on peut le voir ainsi, est-ce que ça fait de moi un enfant pour autant ? Non et il en est de même pour eux. »

La pièce fut tout d’un coup plongée dans le noir complet, essayant tout de même malgré tout de poser son regard vers l’endroit où était censé être Chara dont il avait ignoré plus tôt les iris presque assassines à son encontre lorsqu’il avait pu attraper Hippolyte, jusqu’à finalement se rallumer sur la scène vers laquelle il avait pu approcher plus tôt mais cette fois-ci elle n’était pas vide. Face à eux se trouvait ainsi un grand ours avec un drôle de lapin bleu à la place de la main droite, ne faisant que le mettre en alerte au cas où mais pourtant il fit bien vite happé dans cette drôle de musique assez macabre qu’ils étaient en train de chanter, alors qu’il reconnaissait la silhouette de son alliée au plus près. Si ces choses étaient en train de chanter l’histoire qui allait se dérouler ici alors elle ne serait pas agréable à regarder, ils avaient ainsi parler de six heures de terreur et c’était alors comme si un chronomètre venait se mettre en marche en se demandant ce qui se passerait s’ils arrivaient justement à s’en sortir plus longtemps, mais dans cette première partie ce qui le faisait tiquer au possible c’était le fait qu’ils se réclament instables. En d’autres termes assez imprévisibles et c’était bien tout ce que Niels détestait, lui qui avait un contrôle presque abusif sur tout et même sur lui-même avait du mal avec ce qui ne l’était pas ou plus précisément sur ce dont il n’avait pas le contrôle, il était impossible dans ce cas-là de prévoir quoi que ce soit et il avait pourtant besoin de ceci pour appréhender son environnement comme il faut. Ainsi sa prise sur son propre pantin se faisait plus forte, s’assurant bien que celui-ci bouge toujours au moindre commandement de sa part, et voir un tel vaillant petit soldat comme lui mettait au moins de l’eau dans son vin s’il pouvait parler en ces termes. La chanson continuait alors, l’ours se prénommait ainsi Freddy et le lapin Bunnet, offrant un lot d’informations des plus intéressantes et inespérées. Encore cette notion de règle à respecter, le mettant encore plus dans cette optique de ne pas s’en éloigner pour le coup, sachant très bien à quel point elle était si précieuse pour le maître du jeu même si pour l’instant la seule chose qu’ils savaient à son sujet c’est qu’il était avant tout une femme et avait l’air de produire des sortes de ressentiments divers de la part de ses chers animatronics. Ces choses avaient des sentiments d’ailleurs ? Bonne question, une douce ironie si ces boîtes de conserve en étaient plus capables que lui pour le coup, alors que l’ours s’évertuait à dire qu’ils étaient irréparables. Il pouvait toujours essayer de voir de son côté si c’était vrai ou non, même si Freddy n’avait pas l’air vraiment endommagé en tout cas, restant tout de même sagement à sa place pour écouter jusqu’au bout ce qu’ils pouvaient avoir à chanter.

Et plus les paroles continuaient et moins il se trouvait à son aise, sachant très bien qu’ils livraient là des clés tant précieuses pour eux, alors qu’extérieurement il avait toujours ce petit sourire figé dans ce masque qu’il avait pu remettre en place. C’était comme s’ils chantaient par énigme tout en étant clairs à la fois, refusant peut-être de voir l’atroce vérité qui n’avait aucune envie de voir en face, s’arrêtant peut-être un peu plus longuement sur le fait qu’ils puissent parler d’une créature à l’origine de leur calvaire. Sans doute le monstre dont Coraline avait voulu lui parler plus tôt, Hippolyte aussi avait pu apprendre qu’il s’agissait d’une femme mais vu sa manière de faire il n’était pas sûr qu’elle puisse recevoir ce qualificatif dans un sens, repensant à tout ce qu’elle avait pu lui dire depuis qu’il l’avait rencontré. Niels se souvenait du pétage de plomb qu’elle avait pu avoir à la garderie principalement, il en avait appris plus au cours de cette deuxième rencontre et laissait de côté la première, elle avait crié tellement fort sur le fait que plus jamais elle ne serait plus manipulée et plus que tout qu’une femme ne mettrait plus la main dessus. Était-ce la même personne que celle de la chanson ? Il en était en tout cas de plus en plus convaincu, la petite gothique qui avait été emportée d’ailleurs avait l’air de tellement connaître cet endroit ou du moins son fonctionnement que c’était à son sens une évidence première, se mordant un peu intérieurement la langue de frustration que de ne pas en avoir pris plus sur celle qui se jouait d’eux pour le coup. Il aimait avoir un coup d’avance sur son adversaire, cette curieuse et mystère femme se plaçant de toute manière ainsi à partir de l’instant où il avait pu apprendre pour le garçon enfermé, et même s’il comptait jouer son jeu il n’était clairement pas décidé à perdre de son côté. Mais avant de pouvoir porter où que ce soit sa réflexion les deux animatronics se trouvaient être choqués, entendant la voix de Chara leur signaler que tout allait bien de son côté et était d’accord sur le fait qu’une personne avait interrompu avant qu’ils n’en sachent trop, prenant de son côté une des fameuses lampes pour s’éclairer et ainsi approcher de la scène pour grimper dessus alors que le fameux Cheshire appuyait tout d’un coup la théorie de Colin. Il ne voulait pas l’entendre, il le refusait en bloc, bien décidé à prouver le contraire et c’est pourquoi il ne vient pas éclairer le passage que Dorothy pointait du doigt mais se dirigea vers les deux robots et plus particulièrement vers le lapin bleu. Calant la lampe de façon à voir clair, tout en ayant les mains libres, il posait ses mains sur l’animal inerte.

« Bien. Il est temps de voir ce que ces choses contiennent, autant avoir le cœur net au sujet de cette théorie d’enfant, autant profiter qu’elles se trouvent même provisoirement hors-service pour faire un petit tour dans leur construction. »

Délicatement Niels venait poser ses mains sur le corps froid qui se présentait ainsi à lui, cherchant dans les rouages un moyen de l’ouvrir en toute sécurité tandis qu’Hippolyte lui venait à descendre dans la trappe indiquait plus tôt, trouvant assez facilement comment retirer la tête de Bonnet et ce qu’il fit alors que sa lampe était toujours la seule source de lumière qu’il pouvait avoir. Il avait aussi remarqué où il pourrait décrocher le fameux lapin par la suite si l’idée lui en disait, c’était un jeu d’enfant pour quelqu’un comme lui que de venir ainsi bidouiller à des pantins mécaniques dans leur genre, mais il voulait avant tout se concentrer sur l’intérieur et voir ainsi ce que ces choses pouvaient avoir à cacher au lieu de retirer quoi que ce soit de Freddy. À force de glisser ses doigts il entendit un petit déclic qui lui indiquait que la tête était ainsi retirée, les articulations au niveau du cou ne se trouvaient plus reliées au reste du corps, pouvant ainsi avoir le loisir de voir ce qui se trouvait concrètement à l’intérieur de ce mystère. Refusant en bloc la théorie de l’âme d’un enfant, étant dans le déni le plus total à ce sujet, tant qu’il n’aurait pas de véritables preuves sous les yeux il n’en démordrait pas du fait que tout ceci n’était que calomnie et c’est pourquoi il voulait un indice qui puisse prouver le contraire. Il y allait ainsi prudemment car ne sachant combien de temps les animatronics resteraient dans cet état, si du moins ils allaient se réveiller ou non après le coup qu’ils avaient pu recevoir, essayant de les manipuler mais en vain et étant ainsi pour lui un indicateur du fait qu’ils n’étaient en quelque sorte morts. Il ne savait pas trop comment dire. En tout cas, en observant scrupuleusement à l’intérieur de la carcasse de Bunnet, tout ce qu’il pouvait voir c’était juste de la mécanique assez complexe où les rouages avaient été placés dans un ordre bien précis. Aucune trace organique à l’horizon en tout cas, pas de mucus ou il ne savait quoi, le laissant plus perplexe et questionnaire qu’autre chose. Décidant de remettre la tête du lapin en place Niels se demandait si ces choses n’étaient pas comme ses poupées après tout, avant la malédiction en tout cas, il avait pu leur donner une vie juste avec un morceau de cœur et peut-être que le phénomène était ainsi le même ici tout en expliquant la non-présence physiquement humaine. Mais n’était-ce pas aller dans le sens d’une âme piégée dedans ? Il avait mal au crâne à force de réfléchir autant, voulant des réponses qui ne le satisfaisaient pas et offraient trop de questionnement en retour, accrochant soigneusement ainsi la petite tête alors que la voix féminine qui les avait guidé jusqu’ici venait à retentir de nouveau et qu’Hippolyte avait refait son apparition.

Devait-il ouvrir les yeux et se rendre à l’évidence ? Niels n’y arrivait pas et il y avait comme un blocage en lui, pour quelqu’un comme lui qui était à la recherche constante de sa fille c’était peut-être inimaginable le fait qu’on puisse s’en prendre à un enfant de ce fait, essayant de rester le plus hermétique possible à ce qu’il entendait et préférait fuir en s’occuper l’esprit en venant ainsi démonter Bunnet de la main de Freddy pour la prendre avec lui alors que sur la lampe qu’il avait pu prendre deux barres avaient ainsi disparu. Cependant Cheshire avait raison sur le fait que c’était peut-être le hasard d’être ici mais qu’ils allaient les sortir de là, les enfants en tout cas parce qu’il attendait encore l’ultime preuve pour le coup, alors qu’il se relevait doucement de son côté avec le lapin qu’il calait contre lui comme on pourrait le faire avec un pantin. Il ne pouvait pas embarquer le grand ours avec eux, bien trop lourd et surtout encombrant, et puis il avait l’espoir infime que cette Bunnet soit assez facile à transporter certes mais surtout à interroger pour la suite. Lorsqu’elle reprendrait connaissance il y avait beaucoup de questions à lui poser, attendant ainsi de véritables réponses et non pas juste une chanson qui venait autant éclairer la situation que la cacher partiellement, et puis avec de la chance il pourrait peut-être en faire une sage petite animatronic en la rendant suffisamment docile. Si elle se tenait sagement il lui rendrait sa liberté, même s’il était clair dans son esprit qu’il ne lui ferait pas du mal intentionnellement pour le coup sauf si vraiment la situation le demandait et encore, elle pourrait être plus utile que la simple grande marionnette qu’il avait pu construire. Si cette femme voulait jouer alors c’était parfait mais lui le ferait uniquement à armes égales, trouvant ainsi dans Bunnet le moyen d’être sur un pied d’égalité même si l’animal mécanique en était dépourvu, ne voulant s’engager sur un terrain s’il était perdu d’avance. Il fallait qu’ils prennent l’avantage d’une manière ou d’une autre, ils n’étaient pas forcément de taille pour affronter ces animaux en ferraille et encore moins en se souvenant de la mâchoire bien fournie de Mangle, avoir avec eux cet animatronic serait peut-être une chance et ceci qu’importe la taille qu’il pouvait faire au contraire ça pourrait même être un élément de surprise. Alors qu’il calait comme il faut Bunnet contre lui c’est là que la voix retentit de nouveau, la même que dans les conduits et qui avait l’air de les guider, mais étrangement cette fois-ci elle semblait venir de la pièce en un point précis et non pas de partout ou nul part à la fois comme si elle se trouvait alors avec eux de manière beaucoup plus réelle.

« Tu as des mains habiles… c’est fascinant. Et très intéressant. Mais tu commets une erreur indigne de la prudence que tu démontres depuis que tu es entré ici… Funtime Freddy et Bunnet n’ont jamais été séparés contre leur gré. Ils sont littéralement fusionnels… Et l’un comme l’autre risquent de ne pas apprécier son initiative. »

« Je pense pourtant jouer le jeu depuis le début. Et puis il est peut-être temps, l’un comme l’autre, qu’ils se fassent un nouvel ami. Sauf si les règles l’interdisent, bien sûr, quelles sont-elles concrètement ? »

« Vous êtes ici leurs… nos nouveaux amis, si l’on peut qualifier les choses ainsi. Vous n’êtes pas semblables à nos...’’invités’’ habituels, dirons-nous. Plus nombreux aussi. Ou juste le nombre adéquat pour que le jeu soit parfait… Tu ne les as pas encore comprises de toi-même ? »

Elle avait un fin rire presque délicieux à sa question, qui n’avait rien de vraiment moqueur mais plus complaisant comme si elle discutait tout simplement et c’était peut-être au fond ce qui était en train de se passer tout d’un coup, alors qu’elle avait laissé planer un certain silence avant son questionnement. Les règles ? Oui elles n’étaient pas si difficiles que ça à deviner dans le fond, peut-être qu’il voulait juste confirmation de sa part mais en réalité tout parlait de lui-même dans cet endroit des plus étranges, mais elle venait tout de même de parler un peu trop à son goût. Niels dans son aptitude à tout prendre pour analyser et digérer au mieux les informations il avait clairement entendu ce qui percevait comme une hésitation de sa part, la façon qu’elle avait eu de s’adresser à lui sur le qu’elle puisse désigner le groupe qu’ils formaient à eux six puisque Coraline était toujours disparue, mais plus que tout la façon qu’elle avait eu de se mettre à l’écart des animatronics dans sa façon de parler. Elle était là depuis le début à leurs côtés, elle leur avait donné la solution en ce qui concerne ainsi Ballora à savoir arrêter de bouger lorsqu’elle se trouve dans les environs, et il était indéniable aux yeux du marionnettiste que le rôle de cette voix mystérieuse devait être bien particulier. Elle ne se voyait peut-être pas comme une de ces machines dans un sens, peut-être parce qu’elle ne l’était pas ou parce qu’elle était de ceux qui tirent les ficelles, elle en savait beaucoup plus que les autres et sa manière de parler ainsi en énigme en était comme une preuve dans un sens. Elle les avait aidé jusqu’ici mais le but restait encore assez flou, peut-être qu’elle voulait voir leur groupe réussir mais dans ce cas-là elle n’avait qu’à le dire ouvertement, faisant d’elle un personnage assez intéressant. Il ne savait pas de quoi elle était capable mais il faudrait la surveiller, voir et constater si ses conseils seront toujours avisés comme ils l’avaient été jusqu’ici, alors que son petit sourire s’étirait de plus en plus de son côté.

« Survivre, visiter, s’amuser avec vous je présume? Ou juste… eux ? Tu as hésité sur la dénomination. Pourquoi ? Tu sembles pas être entièrement comme les autres. »

Il n’eut sur l’instant aucune réponse de la part de cette voix, juste un profond silence dans la salle, mais en tendant bien l’oreille il y avait par-ci par-là quelques bruits mécaniques comme si une chose était en mouvement. Elle prit son temps mais finalement elle venait à répondre, toujours avec cette douceur caractéristique, mais cette fois-ci la provenance du son était bien différente et lui indiquait qu’elle s’était ainsi déplacé dans la salle. Il n’aimait pas trop ça, lui rappelant un peu ce que les prédateurs faisaient en tournant en rond autour de leur proie, restant tout de même campé sur sa position.

« Tu as deviné les deux mots-clés… Survivre, pour vous. S’amuser, pour nous. Nous sommes tous très différents ici… n’as-tu donc rien vu ? Ballora, Mangle, Funtime Freddy, Bunnet et moi-même. Il ne serait pas étonnant que je sois différente, tu ne trouves pas ? »

« Oui j’ai vu. Je me demandais juste pourquoi tu ne t’étais pas compté dans votre groupe en fait, tu as eu cet instant où tu t’es exclus des autres, est-ce que ça veut dire que tu ne comptes pas jouer avec nous comme le font les autres ? »

Une fois encore ce fut le silence qui lui répondait en premier, alors que des bruits de déplacements se faisaient toujours entendre dans la salle sauf qu’ils avaient l’air multiples, ne sachant ce qui se passait concrètement dans cette pièce qui se trouvait être toujours plongée dans le noir alors qu’il gardait de son côté sa lampe. Mais il n’avait pas envie de chercher à quoi elle pouvait bien ressembler, si elle se cachait dans l’ombre ceci ne pouvait que faire partir du jeu et il respectait ainsi les règles que de préserver ce qui devait l’être, ne se faisant que peu d’illusion tant il était sûr quant au fait qu’elle viendrait se déplacer à l’instant même où il viendrait pointer le faisceau lumineux dans sa direction.

« Pourquoi as-tu franchi la petite porte, Niels ? »

La voix avait l’air plus tendue que la fois précédente, comme si la question qu’il avait pu poser la dérangeait quelque peu et il était ainsi sûr de toucher quelque chose du doigt, mais quelque part ce fut aussi le cas pour lui. Pourquoi ? Parce qu’il avait cru entendre un petit rire qu’il n’était pas prêt d’oublier, parce que sur l’instant il avait eu le doute que d’entendre l’écho d’un souvenir du passé, et que même si ça lui paraissait désormais presque insensé il avait eu sur l’instant le besoin de savoir ce qui se passait ou si tout ceci n’était qu’une sorte de rêve.Néanmoins Niels n’avait guère envie de parler de lui, il préférait faire parler la voix pour avoir le plus d’informations sur elle et non pas en divulguer sur lui après tout car à son sens c’était même la base, ne se laissant pas impressionner alors qu’il enchaînait très vite pour contrer le malaise qu’elle essayait de produire en lui et le mettre de côté.

« Et toi ? Si tu es ici c’est parce que tu l’as franchi également ? »

« Il est inutile de gagner du temps, et de nous faire perdre le nôtre dans des dialogues de sourds. Mais au moins tu es perspicace. J’ai même eu le privilège d’être la toute première personne à franchir ce tunnel, mais c’était il y a très longtemps… Mais je suis au regret de devoir couper court à cette charmante discussion. Le spectacle doit continuer ! »

Pour la première fois elle s’était montrée si amère, loin de la douceur à laquelle elle les avait tous habitués, alors que sa dernière phrase mettait toute une tension sur la suite. L’optique qu’elle puisse être la première personne était juste incroyable, il ne pensait pas croiser cette personne même s’il ne voyait pas encore ce que tout ceci pouvait bien impliquer vu qu’ils n’avaient pas vu toute l’étendue de ce monde, n’ayant malheureusement pas vraiment le temps d’y penser vu ce qui se dessinait dans la salle. Il en était sûr ils n’étaient pas seuls dans la pièce, le silence qui y régnait en était d’ailleurs assez traître, les bruits infimes de déplacements qu’il avait pu résonner dans la pièce en étaient une preuve. Tout d’un coup, sans qu’il ne puisse réagir, Niels sentit une présence derrière lui mais cette fois-ci beaucoup plus imposante que Mangle la dernière fois. Freddy venait de se réveiller, son visage si souriant laissait presque place à des airs furibonds, et il ne put empêcher de se prendre un coup de sa part avec son bras encore entier. Il l’avait senti passé sur l’instant même s’il se doutait que ça deviendrait juste quelque chose de superficiel, il avait pu éviter le moindre dommage jusqu’ici et quelque part il devait se voir comme chanceux de n’être blessé que maintenant, son épaule ayant reçu ainsi le choc qui fut en partie amortie par l’endosquelette et ainsi minimisé les choses. À défaut de savoir où était vraiment Chara il allait devoir se débrouiller jusqu’à ce que la cavalerie arrive, n’ayant que très peu envie de s’épuiser inutilement en combattant une telle chose, ne pouvant se retenir d’avoir un sourire peut être un poil moqueur alors qu’il sentait Bunnet dans ses bras commencer à bouger. Il est vrai que la voix lui avait dit que les deux étaient ainsi fusionnels, il avait volé la main de cet ours et comprenait mieux la colère dont il faisait preuve, raffermissant peut-être un peu plus la prise sur le lapin car n’ayant pas spécialement l’envie qu’il lui échappe.

« Tu n’as pas perdu la main mon grand on dirait ! Ah si, justement ! »

« Non mais hé ! Rends-moi Bunnet ! »

« Arrête Freddy, elle était bonne celle-là ! »

Bunnet était en train de tellement rire qu’elle ne pensait même pas à s’échapper, ce qui était loin d’être le cas de Freddy qui semblait mal prendre cette remarque à son encontre, alors que le grand méchant ours venait à attaquer de nouveau. Il ne put éviter à temps, tandis qu’il mettait peut-être le lapin un peu plus contre lui pour éviter que le coup ne le touche car il serait plus judicieux de garder cet animatronic en bon état, se prenant peut-être un peu trop dans le jeu. Après tout, s’il y a bien quelque chose que Niels adorait c’était jouer, ayant quelque peu l’occasion de montrer l’étendue de son talent à savoir occuper son auditoire par l’art du spectacle. Il voulait bien faire diversion tant que les autres derrière trouvaient une solution, peut-être une voie pour s’échapper ou il ne savait quoi, ne faisait pas non plus tout ça dans le vent à son sens. Et il croisait les doigts pour qu’ils comprennent, qu’ils ne restent pas là les bras dans le vent à les regarder dans cette petite joute verbale, même s’il était clair qu’il aurait préféré être de ceux qui sont à l’abri que d’être ainsi exposé. Il reculant un peu il se mettait un peu plus adroitement sur ses jambes, se préparant à riposter de nouveau avec son animatronic, essayant de les déstabiliser à sa manière qui avait l’air de fonctionner.

« C’est pas comme si elle allait courir au loin sur ses petites jambes ta Bunnet ! »

Cette fois-ci ce fut Freddy qui venait de partir dans un véritable fou rire, alors que de son côté Niels gardait son masque figé mais enjoué, alors que Bunnet avait l’air d’avoir mal pris cette petite remarque de sa part. Il la sentait quelque peu commencer à repousser son bras, voulant très certainement rejoindre son compère, et même si l’optique de la garder avec lui était assez intéressant pour bien des points il était préférable de garder la carte de la sécurité. Plus il la gardait avec lui et plus il s’exposait à la fureur de cet ours, ce qu’il n’avait clairement pas envie, venant ainsi relâcher la pression pour la laisser repartir vers cet être avec qui elle était ainsi si fusionnelle. Ainsi la sentait-il grimper le long de lui pour atteindre son épaule, la poussant peut-être un peu avec sa main pour l’aider dans ce sens-là, entendant les petites mâchoires se refermer sèchement près de son oreille comme si elle avait voulu le croquer. Saleté. Ainsi ce petit lapin bleu sautait pour retrouver sa place à savoir la main droite de Freddy, retrouvant leur éternel rire beaucoup plus joyeux, restant tout de même sur ses gardes de son côté car ne sachant la réaction qu’ils pourraient avoir désormais.

« Allez viens Bunnet, on l’adopte ! »

« C’est vrai que ça serait drôle une peluche taille humaine… quoiqu’il se qualifie easy dans la catégorie des géants non ? »

« Tu lui aurais fait une seule égratignure de toute manière tu n’aurais par survécu les minutes suivantes alors… même si pour le coup, dans tous les cas tu ne survivras pas ! »


C’est à cet instant que divers projecteurs dans la pièce s’allumèrent, éclairant des cibles précises qui s’étaient ainsi mise à leur place, dispersés un peu partout dans la salle. Les animatronics étaient tous immobiles alors qu’il y avait forcément Freddy et Bunnet mais aussi Ballora, Mangle, et une animatronic assez humanoïde qu’ils ne connaissaient pas. Même pas le temps de réagir, de dire quoi que ce soit, que la pièce retombait dans le noir le plus complet.







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F. Coraline Dagenhart

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Lun 9 Jan - 20:35



Don't make a sound

Elle veut voir le monde elle veut enfin être libre elle veut quitter les souterrains pour l'éternité tu es la réponse à ses prières murmurées dans l'obscurité peux-tu réparer un coeur brisé tant de douleur et de beauté aux alentours rampe sur tes genoux et ne fait pas un seul bruit


Elle était censée les sauver.

Ça avait été sa mission, sans même qu’elle ne le sache si longtemps auparavant ; comme une prophétie murmurée au gré des bruits de couloir sans que la nouvelle ne parvienne jamais à ses oreilles. Elle connaissait son histoire par coeur ; forcément, le vivre laissait des traces. Mais elle connaissait aussi cette étrange fin alternative, la jolie fin heureuse des contes, celle qu’on lui avait volé comme tous les autres habitants de la ville : la fin heureuse où elle défiait la Beldam, jouait son jeu sans même tricher et parvenait à sauver ces pauvres âmes d’un destin bien plus tragique que le simple fait d’être morts entre les doigts métalliques de ce monstre. Coraline était censée être la Sauveuse de son histoire, et elle avait lamentablement échoué.

Mais pouvait-on vraiment lui en vouloir ? Elle, elle s’en voulait, oui. Elle s’en mordait les doigts, son coeur était si lourd depuis si longtemps et elle n’avait pas eu l’impression d’être sereine depuis avant qu’elle n’ouvre cette fichue petite porte, dans le monde des contes. Mais qui aurait pu rester sain d’esprit et sauver ces âmes en perdition, juste après avoir découvert à travers des yeux de petite fille ses deux parents effroyablement massacrés, au point que les murs étaient devenus plus rouges que leur habituel couleur blanc pâle ? Personne ne pouvait lui en vouloir. Sauf…

Alors elle avait couru, couru aussi vite que ses petites jambes pouvaient la porter, des larmes plein les joues ; et même après qu’on la retrouve recroquevillée dans un coin de la forêt, même après avoir récupéré un semblant de sécurité au sein des murs de l’hôpital psychiatrique pour enfants, elle n’avait jamais cessé de courir, et la seule chose capable de la faire s’arrêter, c’était la perspective de retrouver son cher Mr Midnight, de le prendre entre ses bras qu’importe les conséquences. Et conséquences il y eut. La Beldam l’avait rattrapée à nouveau, se déguisant dans le monde des contes sous l’aspect d’un démon à tête de bouquetin dénommé Remor -encore un déguisement, encore une ruse pour tourmenter un peu plus la fille qui était devenue l’obsession de la Beldam.

Ainsi, Coraline Fran Bow Jones-Dagenhart avait endossé sa troisième identité dans une si courte vie de petite fille ; celle de la Marionnette. Un costume mécanique si différent des autres, qui revêtait tous des aspects très robotique, alors qu’elle avait plus l’air d’un pantin qui avait perdu ses ficelles -bien que celle-ci n’en était pas moins présentent, emmêlées entre les doigts de la Beldam, qui se faisait désormais appeler la Dame de Violet. Une honnête femme, disait-on, discrète, toujours cachée au fond de son manoir dans cette petite ville contemporaine d’un coin du monde des contes, mais si généreuse de prêter ses fameux animatronics aux différents lieux où les enfants évoluaient au sein de la ville, garderie, pizzeria… S’ils savaient seulement ce qui vivait à l’intérieur de ces machines. Les animatronics avaient la réputation d’être si doux avec les enfants, mais dès que leurs yeux vides et mécaniques croisaient le regard d’un adulte, ils devenaient froids, glaçants, oppressants. Et ces affaires de gardiens de nuit qui disparaissaient sans cesse, soit disant gagnants de lotto ou découvrant de la famille lointaine, au point que le job avait sa propre dose de légendes urbaines… personne ne gardait la place plus de cinq nuits. C’était l’histoire que l’on racontait, sans savoir que c’était la triste réalité.

Les gardiens de nuit étaient des victimes ; dès qu’ils mettaient les pieds sur le terrain du manoir, soit-disant pour surveiller le territoire de la Dame de Violet, que l’on disait paranoïaque sur les bords, ils ne savaient pas qu’ils n’en ressortiraient plus jamais. Eux qui croyaient faire le job le plus ennuyeux du monde devenaient des proies de choix des animatronics avides de vengeance, incapable de distinguer la Dame de Violet des autres adultes. La journée, ils s’occupaient des enfants ; la nuit, ils chassaient des adultes. Enfin, la plupart. Il n’y avait que la Marionnette qui se prêtait rarement au jeu. Parce que par un jeu cruel ou une folie supplémentaire de la Beldam, pendant que les autres avaient perdus leur humanité, leur capacité à ressentir en se retrouvant piégés dans ces robots, Coraline la Marionnette était parfaitement consciente de ce qu’ils étaient, de ce qu’elle était. Elle, elle avait perdu son humanité d’elle-même, en quelque sorte ; en se laissant emporter par la colère, le désir de vengeance, perdant peu à peu sa capacité à ressentir quoi que ce soit au profit d’une allégresse profonde face à ces parties de chasses à l’homme des plus sordides.

Et puis, était survenu ce nuage violet ; ce nuage salvateur, au fond, qui avait sauvé six des victimes de la Beldam. Six seulement, oui ; car Coraline ne savait pas que dans l’Autre Monde s’en terraient d’autres, des oubliés, des torturés, des maudits, qui n’avaient pas eu la paradoxale chance de se voir sauvés par le nuage qui volait les fins heureuses. Et à Storybrooke, l’histoire s’était en quelque sorte répétée, sauf que cette fois-là, Coraline avait tué la responsable de sa misère et de celle de ses frères et sœurs adoptifs, ceux qui avaient habités la seconde génération d’animatronics : Freddy, Bonnie, Chica, Foxy et Golden Freddy. Cette fois-là, elle avait été courageuse. Et ils avaient été séparés, placés dans des familles différentes, enfants de tragédie qu’ils étaient. Et elle ? Elle fut envoyée en hôpital psychiatrique, et ce fut un mentor généreux qui la sortit de là, sans savoir que cet homme la connaissait déjà. Et elle ne le sut jamais. Ainsi Coraline put-elle vivre quelques années de tranquillité, loin de ces souvenirs, loin de cette douleur…

Levée de la malédiction. La poupée. La petite porte. C’était un retour à la case départ, mais cette-fois, elle n’avait pas fuit. C’était une nouvelle -et peut-être dernière- chance pour l’ultime vengeance, l’ultime affrontement.

Bien que c’était sans compter sur le fait que six autres personnages singuliers allaient se retrouver tirés dans cette aventure, et c’était sans compter qu’elle allait découvrir qu’il y avait eu d’autres victimes, et c’était sans compter que ces victimes macéraient le désir de se venger depuis bien plus longtemps qu’elle encore, qu’ils jouaient depuis tout ce temps ce jeu insipide dans lequel ils avaient été jetés sans leur demander leur avis.

Et ainsi au lieu d’une bataille épique et sanglante, elle s'était faite berner par un endosquelette à la loyauté obscure, s’endormant au son d’une boîte à musique intégrée à la bouche dudit endosquelette, une mélodie bien particulière à laquelle elle ne pouvait résister, se laissant aller au sommeil, pour à demi se réveiller quelque part d’inconnu. Tout ce qu’elle avait pu voir, c’était des barreaux, un visage bien trop familier, et la sordide impression qu’elle avait à nouveau échoué, et que six personnes allaient mourir cette nuit-là sans qu’elle ne puisse rien faire...

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mer 11 Jan - 16:09


Don't Make a Sound

Pleins de gens omg




Chester eut une sorte de petit rictus quand sa réponse tomba dans le silence. Oh, alors il avait touché juste ? Ces victimes qui jouaient, qui prétendaient s’amusaient ne le faisait que pour se défouler d’une frustration sans nom, que le psychiatre pouvait comprendre. Mettant ses mains dans ses poches, l’une sur la souris qu’il caressait et l’autre sur la pierre qu’il faisait rouler, il écouta religieusement le dialogue entre Niels et la voix qui avait finalement repris une contenance. Ce qu’il avait pensé après son propre discours était ainsi la vérité, comme le disait Niels. Survivre, s’amuser, et tout ça pour quoi au final ? Pour essayer de ne pas penser à ce qu’ils étaient devenus, car Hippolyte en était quasi sur maintenant, ces animatronics avaient été humains par le passé, et ce qu’on leur avait fait subir relevaient du monstrueux. Marchant d’un pas félin dans la salle, rien n’échappait à son regard, essayant d’enregistrer le plus de détail possible. La voix qui discutait avec le marionnettiste se trouvait dans la salle, et il commençait à en avoir un peu marre de jouer au chat et à la souris, étant dans le rôle de cette dernière. Il s’arrêta, non loin de la porte que Dorothy avait utilisé, et il se fondit alors dans les ombres. Il scruta les alentours, se concentra sur plusieurs points en même temps, évitant le coin où Niels était aux prises avec Bunnet et Freddy.

Les minutes passèrent tandis que le silence se fit à nouveau dans la salle. L’éclairage s’alluma rapidement sur les animatronics qui avaient repris leur place et s’éteigna, les laissant dans le noir. « Au moins, on ne pourra pas vous enlever votre sens du spectacle. » Si la pièce avait été allumé, on aurait pu voir l’immense sourire du Cheshire approuver sa phrase, lui qui avait l’habitude des mises en scènes grandioses que ça soit à Wonderland où à Storybrook. Le spectacle reprit car il entendit le bruit caractéristique des animatronics dans la pièce. Un son métallique indiquant qu’ils se déplaçaient assez rapidement. Puis, la musique de Ballora se fit entendre. Même s’il ne la voyait pas, il savait où elle se trouvait, n’arrêtant pas de faire le tour de la pièce. Cependant, il fit sorti cette douce mélodie de son esprit quand il entendit un autre son, qui se rapprochait dangereusement de lui. Restant toujours aussi calme, sauf sa queue qui fouettait l’air, pouvait le trahir sur sa position défensive, il plissa les yeux pour essayer de voir quelque chose quand la voix qui ne lui avait pas répondu précédemment l’interpella alors. « Tu es si mignon. » Penchant la tête sur le côté, il lui répondit du tac o tac tout en lançant une lecture d’âme. « Merci du compliment, j'aimerais bien vous le renvoyer, mais c'est difficile de le faire quand on ne voit pas la personne qui nous parle. » Au moins, la propriétaire de la voix n’était pas une machine sans cœur ni âme. Il remarqua sa très grande stabilité émotionnelle, alors qu’il aurait pu juger le contraire quand il l’avait entendu parler avec Niels. C’était comme si, en réalité, son âme n’avait plus ressenti véritablement quelque chose, comme si, elle lui avait donné de fausses choses quand il l’avait scanné. Il était réellement fasciné par l’âme de cette personne. Cependant, il trouva le petit grain de sable dans une mécanique bien huilée. La colère, ce sentiment de colère liée à une injustice puissante, qui avait apparemment macéré depuis bien longtemps.

La voix rigola alors, un mélange entre une sorte de candeur, de douceur et quelque chose d’autre. S’il ne le pratiquait pas lui-même, il ne l’aurait certainement pas remarqué. Le cynisme, souvent utilisé comme une défense, un bouclier, pour se protéger du monde extérieur. « Tu parles comme si tu savais tout de nous, comme si tu avais la moindre capacité à comprendre l'étendue des souffrances qui ont fabriqué notre existence. Tu parles d'Elle, mais tu ne sais pas qui Elle est, ce dont Elle est capable, et tu parles de nous sauver comme si le destin vous avait envoyé pour accomplir cette tâche malgré le hasard des circonstances... Sais-tu qu'il y a quelqu'un avant toi, venu ici par hasard et dont la tâche était de nous sauver, il y a si longtemps de cela ? Vois comme elle a réussi. Elle nous a oublié au fond des abysses et a préféré se sauver elle-même. Une petite lâche, une petite égoïste... Et vous êtes tous pareils. Vous, les adultes. Des promesses et des promesses, mais quand il s'agit de tenir parole... Vous ne valez rien. » « Et bien il se trouve que j’ai cette capacité, de lire en vous tous comme dans un livre ouvert. Tu as raison, je ne sais pas qui est ELLE, mais j’ai entendu la souffrance de l’âme de l’un d’entre vous, d’un petit garçon dans une cage, et tu ne le sais peut-être pas, mais dans mon monde, ma mission est de guider les âmes perdues, de sauver les âmes en danger. Et encore une fois je peux te donner raison, on fait des promesses pour soi, pour mieux se sentir fasse aux autres, comme pour booster son égo, sauf qu’a force l’on arrive à dépasser un stade. Cette personne dont tu me parles, qui devait vous sauver n’a peut-être pas réussi la première fois, mais cela ne veut pas dire qu’elle vous à oublier. Tu t’en fiches peut-être, mais j’ai vécu la même chose. Mon frère a été prisonnier d’une ELLE, qui lui a fait subir de nombreuses atrocités et j’ai échoué la première fois à le sauver, or dans la vie, j’ai appris que ce n’était que par l’échec que l’on réussit. Ce n’est qu’au bout de la troisième fois que j’ai réussi, à le sauver. Et ça sera pareil pour vous. Ce n’est pas une promesse que je fais, j’énonces juste une réalité. » Mettant son pied contre le mur, Chester poussa un petit soupir. « De plus ne me met pas dans le même sac que les autres, je suis un chat et c’est vexant pour moi d’être comparé à un humain, même si j’ai cette forme. »

Le silence plomba l’endroit, un silence gêné, un silence tendu comme s’il avait appuyé de sa griffe, la plaie béante et purulente. Ce n’était pas pour rien s’il avait fait ça, il avait toujours agi comme ça, faire mal pour bien panser ensuite. La voix repris d’un ton plutôt amusé, ce qui fit sourire Hippolyte. « Un chat. On en avait un exemplaire dans ce monde, mais cela fait très longtemps que je ne ne l'ai pas revu... il a dû s'enfuir lui aussi. Mais tu as raison ; vous êtes là pour nous sauver. Vous allez nous sauver. » « Mr Midnight ne s’est pas enfui, il est juste aller chercher de l’aide." Or là, il n’eut pas le temps de lui répondre, qu’il l’entendit partir, loin de lui, un peu déçu par ailleurs « Décidément .. » Et c’est à cause de ça, qu’il ne distingua pas la petite musique que Ballora émettait, trop concentré à se remémorer les paroles de cette voix, et qui l’attaqua violemment. Il ne put l’esquiver, se la prenant de plein fouet au niveau de son épaule droite. Faisant un petit saut, il l’évita au retour, ne lui laissant pas le plaisir de lui déboiter l’autre épaule. Se massant l’épaule droite, il secoua la tête, en pensant qu’au final il y avait plus de peur que de mal. D’un coup, contre toutes attentes, les animatronics se réveillèrent, comme piqués par de la vitamine C. Les bruits métalliques se renforcèrent pour aller vers un même point, la scène, là où Chara, Dorothy et Niels s’y trouvaient. Sans attendre, les animatronics décidèrent que ces trois-là ne pouvaient faire partis du spectacle et ils les éjectèrent avec violence de la scène. Eclairant rapidement les trois, pour les aider à voir s’ils n’avaient rien, ils entendirent alors Bunnet crier « Eh ! Baisse la lumière ! » tandis que Freddy surenchérit « On a déjà tous les effets lumineux prévus, tu ruines le spectacle, roh ! »

N’y prêtant pas attention, Chester illumina ensuite la scène pour y voir Ballora tournant sur elle-même en arrière, Funtime Freddy et Bunnet de l'autre côté, et en plein centre, le robot humanoïde micro en main prêt à chanter. La seule qui n’était pas présente était Mangle, qui n’avait sans doute pas encore pu rejoindre le spectacle mais dont les bruits étranges signifiaient bien son envie d’y aller. Se rapprochant des trois qui avaient été éjecté de la scène, tendant la main à Dorothy, il leur murmura, baissant l’intensité de son regard pour ne pas les éblouir. « Restez sur vos gardes, car j’ai l’impression que le véritable spectacle n’est pas celui qui se trouve sur la scène. Quelque chose arrive ...» Effectivement, il avait senti autre chose, comme une sorte de tremblement, comme si des milliers de petites pattes courraient le plus rapidement possible pour fuir quelque chose, et son instinct de félin lui disait la même chose. Mais les bruits des pas fut couvert par la voix de Freddy et Bunnet tandis que les projecteurs s'allumèrent éclairant stratégiquement les acteurs. « Ce n'est pas parce que vous allez mourir que vous n'aurez pas droit à un dernier spectacle ! Cela fait si longtemps que l’on n’a pas eu de spectateurs, alors autant en profiter jusqu'au bout... Musique, Maestro ! » Se reculant, pas à pas, il soupira avant de murmurer pour les personnes présentes. « Et allez c’est reparti pour le moment comédie musicale. »


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Colin O'Cahan

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Jeu 12 Jan - 16:31



Don't make a sound...

Colin était toujours assis, réfléchissant. Tout son corps était en émoi, son instinct lui dictait clairement que ça puait et l'annonce faite, montait tout aussi dans son cerveau. Si cela était vrai, cela sonnait si horrible, ça le dégoûtait qu'on puisse utiliser des enfants pour satisfaire des envies ou des besoins ou tout autre chose qui sonnaient tellement inhumains. Ses yeux s'assombrirent. Un rugissement intérieur le déchira. Il laissa le spectacle défilé, écoutant juste les paroles. Petit à petit tout devenait plus claire, plus sombre. Son regard était plus dur. Il entendit la jeune fille Dorothy crier qu'il y avait une trappe. Il se déplaça alors que le chat s'était glissé dedans. L'obscurité n'était pas un ennemi pour lui. Son calme était revenu, il était à un stade plus prédateur que humain mais encore maîtriser malgré la situation. Il fallait qu'il comprenne comment ça en était arrivé là. Il n'avait même pas pris la peine de répondre à son compagnon d'infortune. Il aurait pourtant aimé que ça soit autre chose, qu'il n'y croit pas mais pour l'évidence était pourtant bien. ça le rendait nauséeux à force d'y penser.

Il respira fortement calmant cette dernière dans un autre rugissement, se rendant vers la pièce où la sortie de secours s'y trouvait un peu plus tôt. Il fallait qu'il en soit sur. D'un pas décidé, il tourna la poignée arrivé à son niveau et elle s'ouvrit. Cependant, s'était sans compter sur le fail le plus total qu'un mur de brique se présentait à lui. Il leva les yeux au ciel non étonné et y lu l'écriture enfantine qui était imprimé sur une feuille blanche accrochée "Tu y as vraiment cru alors ?".

Il tourna les talons, revenant dans la pièce initiale. D'un coup trop préoccupé par ses pensées, une musique se rapprocha à toute allure. Il ne put l'esquiver que Ballora sa fidèle comparse vengeresse lui rentra de pleins fouet dedans, tournoyant pour lui donner le plus de dégâts possible. Il rugie "Rahh" se promettant de la libérer au fond de lui de cette enveloppe. Il se remit sur pieds essuyant le sang qui parlait à différents endroits sur son corps.

Il se releva soufflant un peu, douloureux mais supportable. Il balaya la salle et put voir l'apparition des animatronic qu'ils avaient déjà vu ainsi sa partenaire de jeu. La lumière disparut, à nouveau dans le noir. Ses yeux de chats fonctionnaient plus à la perfection que tout à l'heure, son regard était plus pénétrant et ses déplacements encore plus agile et souple qu'à l'ordinaire. A travers les rangs il se déplaça, esquivant plusieurs obstacles ainsi que les robots enfantins. Son ouï écoutait les diverses paroles prononcées et échangées, il écoutait attentivement, l'échange entre le chat et cette voix qu'ils n'avaient encore eu l'honneur de connaître, l'intriguait un peu plus. "Oublié", "Lâche", "egoïste"..des mots si forts, une connotation qui sonnait comme une sorte de rancoeur et qui pouvait être cette personne. Se pouvait-il avoir un lien avec l'autre jeune femme qui avait fui, Coraline si il se rappelait de son nom, pouvait-elle être ce "elle" qui les aurait "oublié", elle avait l'air de connaître ce monde, et elle venait de l'extérieure, cela semblait plausible mais rien n'était sur. Et cet autre "Elle" ce bourreau qu'il avait envie d'égorger si il l'aurait en face d'elle. Il ne pouvait que consentir aux paroles du chat.

Il évita de justesse une lame qui vint se planter derrière lui. "Survire", "s'amuser", ils étaient coincés ici et les seuls possibilité de penser à autre chose qu'à leur sort étaient de jouer...une façon pour eux de s'échapper d'une réalité dont ils avaient conscience plus que n'importe qui, un espoir qu'ils n'avaient plus. ça lui faisait tellement mal au coeur....Penser à tout ça ne faisait que creuser un peu plus dans l'horrible réalité où ils se trouvaient. Ils étaient sur de ne pas tout savoir, tout semblait se mettre en place mais beaucoup d'autres questions restaient en suspense...

Colin sursauta, sortant de ses hypothèses et de ses noires pensées. il vit les trois comparses présents sur la scène se faire éjecter de cette dernière. Avant de parvenir à eux, il balaya les alentours repérant Félicity, allant la récupérer la prenant tel un sac à patate sur son épaule "Ne nous séparons pas trop" dit-il simplement, voulant juste s'assurer que le groupe ne manquait aucun membre. Il la lâcha sur ses pieds lorsqu'ils se trouvèrent à la hauteur des quatre autre, prenant la main de Chara pour la hisser sur ses pieds. "Rien de casser ?" demanda t-il.

Son instinct ne lui disait rien qui vaille comme si il captait le regard du chat, lui aussi le sentant surement que quelque chose n'allait pas alors que le spectacle commençait. Sur scène, tous s'y trouvèrent, tout les animatronics. Un des robot aux couettes rousses et le dénommé Freddy levèrent leurs micros, et chantèrent tous en choeurs.

Venez, approchez
Nous mourrons d’impatience de vous rencontrer
Rester sain d’esprit
ça n’est plus une option, on vous l’avait dit
Nous sommes vos amis
Et vous ne partirez pas après cette nuit
Nous sommes seuls ici
Et tout ça c’est à cause de cette mauvaise fille


Mauvaise filles ? Le elle qui les a enfermé ici ou le elle qui les aurait oublié...Le jeu de lumière se fit de nouveau au rythme de la musique, tout en dansant comme lors de leur premier spectacle.. S'était si hypnotisant. Colin ne pouvait que reconnaître leur sens du spectacle. Mais pourtant tout ses sens restaient aux aguets. Ils enchaînèrent chacun leur tour une phrase, Ballora, puis Freddy, Bunnet et enfin la robotte rousse.

Vous avez déjoué nos attaques
Vu nos visages ; ils sont démoniaques
Mais le spectacle ne fait que commencer
Et nous ne ferons qu’un à l’arrivée

Son pied se mit à battre la mesure. Le premier duo composé de Bunnet et Freddy se fit entendre.

Nos yeux suturés
Nous vous raconterons notre passé
Blessés, déformés
Toute notre existence est damnée

Pincement au coeur. Il n'y avait pas de mots à formuler pour ce qu'ils vivaient. La Rousse et Ballora renchérirent.

Car tous ces cauchemars
Sont notre réalité
Finis les déboires
En toute amitié !

Colin regardait Ballora de ses yeux pénétrant, sa voix était féminine, grave, imposant un respect certains. Mais ses yeux s'immobilisèrent sur le rousse, qui avait une voix beaucoup plus douce, assurant chaque mots et qui semblait si similaire à celle qui échangeait avec Hippolyte et Niels plus tôt. Alors s'était elle ? Ils reprirent tous en choeur.

On veut s’amuser
Rejoins la fête, la vengeance a sonné
Colère agitée
Ne nous en voulez pas de vous sacrifiez
La joie se répand
Ne vous agitez pas nous avons gagnés
De vos corps nos vies dépendent
Car la Dame de Violet nous a tués


Colin s'était reculé pendant tout cette tirade, ce qu'il avait ressentit ainsi que le chat, ce tremblement devint comme un ronflement plus intense, un grondement sonore se faisait de plus en plus fort. Il regardait tout autour de lui, cela provenait de chaque mur de cette pièce à l'unisson. Il grimaça. Ses yeux se posèrent de nouveau sur la scène. Un solo pour chacun, Ballora ouvrant la marche.

À la surface nous retournerons
Qu’avons nous fait pour mériter tous ces traitements ?


La rousse renchérit. Colin entendant toujours se grondement, comme si cela se rapprochait. Son instinct ne voulait qu'une chose fuir, comme l'instinct de survie primaire.

Et pourtant vous n’êtes pas coupable
Il n’y a qu’elles de responsables
Mais vous êtes là
Vous ne nous échapperez pas


Encore ce Elle...Il se mit en position de défense. Au cas où à défaut de fuir, surveillant les alentours pour prévenir d'un danger potentiel, disant juste aux autres de rester sur leur garde. Freddy suivit

On ne fait que jouer
C’est ainsi qu’elle nous a pré-programmés
Un désir stérile
Qu’on ne fait que nourrir, c’est si futile


Qui est ce elle, qu'elle paye ! Bon sang, utiliser des enfants pour se satisfaire. Cela commençait à l'énerver. Pas contre eux mais diriger contre la lâche de "créatrice" .

Vous nous regarderez et deviendrez fou
Nous avons tout perdu, vous êtes seuls, pauvres chous !


Pauvre chou ...Vous n'avez pas à faire cela, il existe de millions de jeux sans en arriver là, comment peut-on vouloir détruire l'innocence alors que s'était si beau. Lui qui avait trop vite grandi. Comme dans un dernier souffle, en choeur ils reprirent.

Venez, approchez
Nous mourrons d’impatience de vous rencontrer
Rester sain d’esprit
ça n’est plus une option, on vous l’avait dit


D'un coup, une violente douleur parcouru tout son échine, l'obligeant à mettre un genou à terre. Son corps tout entier se mit à trembler sans qu'il ne puisse y faire grand chose, incapable de se maîtriser telle l'intensité qui ressemblait fortement à une électrocution, le sonnait littéralement. Essoufflé et grimaçant sous la douleur, les deux genoux finalement à terre, les mains également, voulant passablement reprendre ses esprits. Il n'entendit pas la fin de la chanson.

Nous sommes vos amis
Et vous ne partirez pas après cette nuit
Nous sommes seuls ici
Et tout ça c’est à cause de cette mauvaise fille


Tous ses sens étaient en déroute et le sens de la réalité dure à reprendre. Respirant fort, se relevant sur ses genoux voulant voir si les autres allaient bien. Mais dans sa brève contemplation, il put apercevoir tout le monde à terre, épris de violents spasmes sauf une ...Chara. Il n'avait pas la force pour le moment de trop réfléchir, voulant juste essayer de faire passer la douleur et reprendre ses esprits. Soufflant, inspirant et expirant, bougeant dans des tremblements incontrôlés et douloureux, souhaitant que les autres puissent aller bien.
 



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Dernière édition par Colin O'Cahan le Mar 24 Jan - 21:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Ven 13 Jan - 22:48

Don't make a sound

Comme a leur habitude, les autres semblaient vaquer a leurs occupations, investiguant sur les mystères des animatronics, comme Niels qui semblaient s'être pris d'intérêt sur les deux chanteurs inanimés à ses côtés, ou même curieux des secrets que pourrait renfermer cette pièce. Mais de tout ça, Chara n'en avait rien à faire. Limite, dans ces moments où ils n'étaient ni en pleine confrontation avec des robots killer ni en déplacement dans des bouches d'aérations, elle s'ennuyait presque. Du coup, pour passer le temps, ses pieds l'emmenèrent faire un petit tour de la scène, qu'elle ne voulait pas quitter pour le moment. Elle observa d'un œil ennuyé les instruments, qui devaient sans doutes être utilisés la journée pour amuser le public, surement des enfants.
Résonnant dans la salle, elle pouvait entendre cette voix si familière s'adresser à certains de ses camarades, mais elle n'écoutait que d'une oreille distraite. Cette voix, était elle une alliée ou une ennemie ? Etait elle sincère, ou n'existait elle que pour se jouer d'eux, les manipuler ? Chara ne savait que trop bien a quel point ça pouvait être facile de cacher aux yeux de tous une âme corrompue...

Puis, tout d'un coup, sans qu'elle ne voit le coup venir - elle qui pourtant ne baissait jamais sa garde - elle fut violemment éjectée de la scène, et elle ne fut pas la seule victime de cette attaque. Mais tout c'était passé si vite qu'elle n'avait même pas pris la peine de regarder autour d'elle qu'elles avaient été les dégats du côté de ses alliés. Comme si c'était quelque chose qu'elle prendrait la peine de faire quoi qu'il arrive... En tout cas, tout ça pour dire qu'elle s'était retrouvée à terre, le visage grimaçant, plus de colère que de douleur. Comme chute, elle avait connu pire. Mais elle ne resta pas longtemps ainsi au sol qu'une grande main amicale vint la soulever, la remettant ainsi sur ses pates. C'était Colin. D'un simple regard et hochement de tête, elle le remercia rapidement, avant de confirmer qu'elle allait bien.

Elle se tourna immédiatement vers la scène pour distinguer leurs agresseurs. C'étaient toujours les mêmes. Qui d'autre aussi ? Et ils semblaient plus motivés que jamais a pousser une chansonnette de plus pour la plus grande joie de leur six spectateurs *rire*. Tout le groupe était réuni, des deux côtés, et le spectacle commença. L'un après l'autre, que ce soit en solo, en duo ou en chœur, les voix mécaniques s'élevèrent, dévoilant toujours plus d'indices et de mystères à leur sujet.

Quelque chose d'étrange arriva par la suite. Alors que la chanson ne semblait ne pas s'être terminée, voilà qu'autour d'elle, Chara pouvait observer ses camarades gardiens de pizzas s'écrouler au sol, victimes de violents spasmes. Tous semblaient affectés sauf elle... Pourquoi ? Elle n'eut pas plus le temps de se questionner que de nouveau, le noir s'installa dans la pièce. Désormais guidé en grande partie par son ouïe, elle pouvait distinguer le bruit désormais familier des animatronics en déplacement. Avec discrétion et agilité, elle fit en sorte de se mettre à l'abri, loin de ces derniers. Ils ne semblaient pas avoir remarqué que contrairement aux autres, elle n'était pas face contre terre a gémir pour une raison qui lui était encore inconnue. Mais ce qui la perturbait encore plus actuellement c'était une espèce de grondement plutôt louche faisant presque trembler les murs autour d'eux. Trop de questions sans réponses... Voilà pourquoi d'habitude elle ne s'en posait pas autant des questions. En tout cas, pour l'instant, elle avait un peu laissé ses alliés de côtés, ne pouvant pas faire grand chose de plus pour eux dans cette situation. Du coup, elle gardait les oreilles bien attentives aux mouvements des robots toujours parmi eux dans la pièce.

Depuis ce qui semblait être la scène, la voix qui s'était déjà adressé à eux auparavant s'éleva. Mais cette fois ci, elle sonnait plus comme un robot. Etait elle un animatronic elle aussi ? En tout cas, elle semblait amusée par la situation, malgré la douceur apparente dans sa voix.

- Mes pauvres... les enfants peuvent être si cruels, vous devriez le savoir pourtant. Nous aimons jouer, nous aimons tellement jouer. Et vous qui ne faîtes que vous apitoyez sur notre sort, sans avoir la moindre idée de ce qu'il est. Sans avoir la moindre idée de ce dont nous sommes capables pour nous libérer de nos chaînes. Vous vous présentez comme les héros arrivés par hasard qui viendront nous sauver... Mais nous ne pouvons plus attendre. Nous nous sauverons nous-même, enfin. Même si ironiquement... vous êtes la solution directe à cette libération prochaine. Il n'y a pas d'endroits pour nous cacher, il n'y a pas d'endroits pour vivre... avec nos apparences actuelles. Mais si l'on vous ressemblait... nous pourrions exister. Nous aurions quelque part où aller. Ne vous en faîte pas, ça ne fait pas mal... enfin, ça ne fera pas mal longtemps. Et alors tout sera parfait... Vous aurez fait ce que vous êtes venu faire. Vous nous aurez sauvé. Simplement... pas de la manière à laquelle vous vous attendiez.

Ces paroles, Chara semblait être la seule réellement en état de pouvoir correctement les entendre, et pour une fois, elle pris le temps de bien les écouter. Aussi, ainsi dans le noir, c'était pas comme si elle avait grand chose de plus à faire. Mais comme souvent, et malheureusement pour elle et pour Frisk qui sentant ce qui allait venir devait déjà être en train de réaliser le plus grand facepalm mental de l'histoire, Chara ne réfléchissait jamais avant d'agir. Et dans cette situation, le simple fait d'avoir entendu quelque chose qu'elle n'approuvait pas dans ce monologue robotique avait suffit à lui donner une raison de plus pour ouvrir sa bouche et par la même occasion crier au monde qu'elle était consciente elle du moins...

- Vous pensiez vraiment qu'on avait tous ici des têtes de héros. Peut être eux ont l'âme charitable mais je suis loin d'être aussi douce. Et je peux très bien comprendre de quoi les gens peuvent être capable dès lors qu'ils possèdent ne serait ce qu'un brin de détermination...

Elle avait laissé un petit moment de silence avant de prononcer le dernier mot. Puis après quoi, c'est un lourd silence pesant qui enveloppa la salle, avant qu'une nouvelle fois, la voix résonna, se daignant à lui répondre.

- C'est si gentil de ta part de te livrer si facilement, vraiment... Mais ne t'en fais pas, tu nous sauveras toi aussi, que tu le veuille... ou non.

Sérieusement, Chara n'aimait pas du tout ce dont cette femme (?) parlait en mentionnant encore et encore le terme sauver. Et en tout cas, elle était presque sure que ce ne serait pas sans d'importantes répercussion de leur côté... Ce serait trop facile sinon. Désormais les seuls bruits qui entouraient Chara était toujours ce mystérieux grondement qui semblait se rapprocher ainsi que quelques bruits provenant des animatronics. Ils allaient attaquer, c'était certain.

Après tout, elle les avaient un peu provoqué il y a juste quelques minutes. La jeune femme sourit en entendant la musique de Ballora se rapprocher d'elle. Elle avait compris la leçon, et, couteau en main, la laissait s'approcher pour pouvoir en finir une bonne fois pour toute avec elle mais alors qu'elle pensait avoir une occasion, la brunette se fit violemment bousculé par un second animatronic qui n'était autre que  Funtime Freddy. Chara avait beaucoup trop d'ennemis dans une même pièce. Elle n'avait presque aucune chance de s'en sortir, honnêtement. A peine avait eut elle retrouvé non sans difficulté un semblant de stabilité sur ses jambes tout de même encore tremblantes, elle se fit désormais attaqué de l'autre côté par Ballora. Et telle une balle de ping pong improvisée, la jeune femme se retrouvait piégée entre les attaques successives des deux animatronics sans rien pouvoir faire de plus que de serrer les dents et souffrir en silence... Jusqu'à ce que l'ours semble se lasser de ce petit jeu et se décide, via l'aide de Bunnet la marionnette, à l'attraper par l'arrière du crâne et de la plaquer violemment au sol, la gardant ainsi immobile.

Complètement sonnée, Chara était désormais une nouvelle fois au sol, incapable de se relever, à l'image de ses camarades. Sa tête avait quand même violemment heurté le sol, et elle pouvait sentir un liquide chaud couler le long de son front. Probablement son sang, ou de l'huile de Freddy who knows ? Avec ce plaquage à terre, elle s'était sans doute ouvert l'arcade ou autre. Mais elle n'avait pas extremement mal. Enfin, ça aurait pu être pire. Elle était presque sure qu'aucun de ses os importants n'étaient brisés. Bien. Malgré sa position de faiblesse, Chara ne perdit pas un instant pour montrer une fois de plus au monde qu'elle n'avait rien d'une personne totalement saine d'esprit en souriant grandement en direction de ses agresseurs.

- On est tous à terre maintenant ! Content ?

A quoi elle eut comme réponse de Funtime Freddy, accompagné du clin d'oeil le plus glauque qu'une ours chanteur pourrait jamais offrir, un petit "Ravi !"

- Tant mieux parce que moi non.


Et après quoi elle tenta de se débattre comme elle put, de toute ses forces, en vain. C'était comme si ses forces venaient de l'abandonner. Comme quoi la seule chose qu'elle semblait encore posséder actuellement c'était sa détermination... Et en réponse de ce débattement inutile, elle n'eut qu'un mélange de deux rires sinistres juste au dessus d'elle... Ce qui eut comme effet bien sur de faire un peu plus sortir la brunette de ses gongs. Après quoi, la voix sur scène s'adressa de nouveau à la salle entière.

- Bien, maintenant que tout le monde est prêt... reprenons.

Je te jure que s'ils se mettent à rechanter je... Serrant les dents, et n'en pouvant plus de retenir toute cette colère en elle, Chara ne put s'empêcher d'ouvrir sa grande bouche une nouvelle fois...

- Je vous promet. Perdez moi du regard une seule fois et je n'hésiterez pas un instant à vous réduire en miette. Quoi que vous soyez, quoi que vous êtes. Une fois que j'en aurais fini avec vous plus personne ne sera en mesure de vous identifier. Vous finirez en cendre comme vous le méritez. Et si vous voulez nos corps amusez vous a être humain, je n'aurais encore moins de pitié...

Et bien sur, comme elle s'y attendait, elle entendit immédiatement après ses derniers mots les deux animatronics au-dessus d'elle se fendre complètement la poire, mort de rires, n'ayant tout de même pas un instant lâché prise sur elle.

- Eh, Freddy, tu trouves pas qu'elle est trop mignonne ?
- Aller choupinoue, arrête de t'agiter comme ça, tu vas te faire mal !

Ils s'adressait à elle comme si elle était une sorte de poupée ou un simple amusement pour eux.

Chara serra des dents. Elle n'en avait rien à faire. Après tout, ils ne savaient rien d'elle, de ce qu'elle avait pu faire par le passé, ni de ce qu'elle était capable de faire par pur plaisir ou simplement pour atteindre son objectif...

- Ce serait dommage de remuer le couteau dans la plaie !

En parlant de couteau, elle avait perdu le sien dans le feu de l'action. Dès qu'elle en aurait l'occasion, elle partirait à sa recherche...

Le grondement qui était présent depuis un moment déjà devint plus violemment que jamais et avec horreur, Chara compris de quoi il s'agissait en réalité. Face à ses yeux désormais écarquillés, il y avait des centaines voire des milliers de souris blanches, sortant de toutes les interstices possibles des murs de la pièces. Et rapidement, ce fut cette dernière qui fut totalement envahi de boules de poils blanchâtres. Rapidement, le corps de Chara, ainsi que celui des autres victimes toujours a terre fut recouvert, les tenant encore plus fermement qu'avant....

A suivre...
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Dim 15 Jan - 21:52



 [Mission Coraline] Don't make a Sound  ft. Felicity  & All People

Félicity n'avait clairement pas envie de continuer de se faire malmener par les animatronics et les voix, elle  voulait rentrer, mais il fallait continuer, trouver Cora et rentrer. Mais pour l'instant, elle s'assit et regarda les autres, qu'est-ce qui allait se passer maintenant ? Elle se le demandait, surtout qu'elle ne connaissait pas ce monde, il n'avait vraiment rien à voir avec la tête de Riley. Chara alla se balader sur scène et c'est là qu'arriva encore quelque personnage. La blonde se méfia automatiquement, elle en avait marre de se faire malmener. Mais voilà qu'ils décidèrent de se mettre à chanter et la jeune femme sonda leur émotion. Les animatronics étaient joyeux tellement que la jeune femme se leva et se mit à danser au tempo de la musique. Mais lentement, elle dirigea vers la pièce qu'elle avait ouverte. Finalement peut-être qu'elle allait trouvé quelque chose d'intéressant. Elle n'en savait rien, mais il fallait qu'elle essaie. Alors elle entra dans la salle et se mit à fouiller et c'est là qu'elle trouva un miroir. Un miroir ancien, mais très beau. Elle sourit, caressa le cadre et soudainement, une ombre apparut en son centre.

Qu'est-ce que …

Elle fronça les sourcils, regarda derrière elle, mais ne vit rien alors regarda de nouveau le miroir. L'ombre était toujours là. La blonde décida alors de sortir pour rejoindre les autres. Elle s'assit de nouveau à côté de Collin et commença à parler avec les autres, mais ne put tout expliquer car Hippolyte sortit d'une trappe. Elle haussa un sourcil sans rien dire et secoua la tête, il y avait vraiment des gens bizarres dans le groupe. Les choses s'accélèrent et les personnes sur scène se mirent à attaquer ceux du groupe qui n'était pas assis. Felicity se leva pour les avertir que quelque chose allait cloché, mais elle n'en eut pas le temps. Le souffle la fit elle aussi tomber sur le sol, derrière le banc.

Outch ! Décidément, les sols ne m'aiment pas ici !

Elle se leva de nouveau pour aller aider les autres, mais Ballora semblait ne pas vouloir. Elle s'approcha alors un peu trop près de l'informaticiene et la poussa sur le sol. Elle se massa les fesses et se recula vers la table en grimaça. Oui, les sols n'étaient pas là pour lui faire du bien ! Le « spectacle » recommença et à la fin de la deuxième chanson, du courant passa sur sa peau et l'électrocuta. Elle retomba groggy sur le sol juste avant que des souris blanches envahissent la salle.

Qu'est-ce qu'il se passe encore ?   

Elle voulut se lever, mais elle remarqua rapidement qu'elle ne pouvait pas bouger, ils étaient aussi efficace que des cordes. Une voix, satisfaite de la situation, retentit.

« Ces souris sont très spéciales. Très dociles. Un peu l'inverse de nous animatronics, en quelque sorte … Elles sont l'air si vivantes sans l'être, alors que nous, nous apparaissons comme des coquilles vides alors qu'il y a tellement de … personnalité, en chacun de nous. Et en parlant de l'intérieur … Elles sont très efficaces, vous n'avez pas idée. Elles entreront par votre cavité buccale et rendront vos corps passablement similaires à nos corps de métal actuel, vides, attendant un nouveau squelette et une nouvelle âme pour les habiter … mais comme je vous le disais, ça ne fait presque pas mal. Et ainsi, vous nous aurez sauver, en nous offrant si gentiment vos carcasses humaines … »

La jeune femme voulut répliquer quelque chose, voulu parler, mais elle était tellement groggy que rien ne sortait de sa bouche. La voix laisse échapper un rire sinistre qui fut interrompu par un miaulement. « Un miaulement ? Sérieusement ? » Les souris se mirent à s'agiter de plus en plus violemment et la jeune femme se força à cacher son visage de ses bras. Les miaulements devinrent de plus en plus fort et remplit la pièce de manière de plus en plus puissante. Sur les murs, est projeté la silhouette d'un chat, un chant géant et squelettique. Mais les souris devinrent de plus en plus agité et elle remit ses bras sur son visage. La voix tente de ramener le calme parmi les souris, mais elle s'énerve, mais personne ne l'entent parce que les miaulement sont puissants. Les petits animaux partirent, comme elles sont apparues. Felicity se mit à respirer plus librement, il ne restait plus que quelques animatronics pas tellement content. Elle se releva, tenta de voir l'animal, mais rien, alors elle sourit parle à qui veut l'entendre.

Merci pour le coup de main !
(c) crackle bones



Vie : 85% - 10% - 10% = 65%

∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ ℍeroes & Villains ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙

      ❀ Dance dance dance!


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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 17 Jan - 16:22



❝Don't make a sound❞

Mission
Dorothy regarda Hippolyte descendre dans la trappe. Il n'avait pas besoin de lumière car ces yeux éclairaient les alentours. Cela devait être très pratique. Pendant ce temps Niels était monté également sur scène pour observer les animatronics qui s'étaient effondré. Du coin de l'œil, l'adolescente vit également Chara.

Quand Hippolyte finit par ressortir, la voix des haut-parleurs se fit à nouveau entendre. Elle faisait vraiment froid dans le dos. Dorothy réprima un frisson. Il y eut une altercation entre les deux, avant que l'homme-chat ne quitte la scène.

Puis tout se passa très vite que Dorothy ne comprit pas immédiatement ce qu'il se passait. Freddy s'attaqua à Niels juste derrière elle. Puis toutes les lumières s'allumèrent permettant à tout le groupe de voir la salle. Dans la salle de nouveaux animatronics avaient fait leur arrivée, Ballora la dangereuse danseuse, une poupée très effrayante alors inconnue, et surtout...

- Mangle, tu es là !

Le robot à tête de renard leva les yeux vers Dorothy. Elle l'avait reconnu et cela mit du baume au cœur de la petite fermière. Ce n'était pas des monstres, c'était sûr. Mais la lumière s'éteint à nouveau et les bruits métalliques se rapprochèrent. Sans préavis, Dorothy se sentit jeter, ses pieds se décollèrent du sol avant qu'elle n'atterrisse sur le carrelage froid de la salle du restaurant. Elle venait d'être expulsée de la scène avec une violence inouïe.

Un rayon de lumière se posa alors sur elle. Avec le choc qu'elle venait de subir à la tête, elle voyait flou, mais elle reconnut le regard brillant d'Hippolyte. Il lui tendait la main pour l'aider à se relever. C'était une délicate attention.

- Merci beaucoup. De son autre main, elle tata sa tête. Au moins je ne saigne pas, mais je suis bonne pour avoir une jolie bosse.

Les lumières se rallumèrent sur scène. Tous les animatronics y étaient, sauf Mangle, et se préparaient à chanter une nouvelle chanson, la dernière apparemment avant la mort du petit groupe d'habitants de Storybrooke. Le spectacle était magnifique, la musique entrainante, les lumières et les animatronics chatoyants, mais quelle tristesse dans les paroles. Dorothy fondit en larmes. Puis ce fut le trou noir.

Juste avant que tout ne s'arrête, Dorothy avait senti partout dans ses membres comme une décharge électrique. Cela avait été fulgurant, et ajoutait au choc à la tête qu'elle avait eu et aux larmes, elle s'était évanouie. Surement pas très longtemps car quand elle réussit à ouvrir les yeux, elle put voir autour d'elle que les autres étaient également au sol, inconscient pour certains. C'était un grondement qui l'avait réveillé. Un grondement ajouté à des pressions sur tout le corps. Quelque chose la retenait au sol.

La voix des haut-parleurs, qui semblait étrangement près, leur expliqua que c'étaient des souris spéciales, qui aideraient les animatronics à prendre leur corps. Enfin, elle n'était pas sûre que c'était bien ce qui avait été dit, elle était encore un peu dans les vapes. La petite fermière entendit vaguement des miaulements, elle crut voir une forme sur le mur, comme un chat, mais immense. Qu'est-ce que cela pouvait être? En tout cas, cela fit fuir les souris illico presto.

Dorothy put alors se relever, difficilement car elle était très affaiblie par l'électrocution. Son regard se promena sur la pièce. Chara était à terre, sous Freddy et Bunnet, le reste du groupe se relevait sauf Niels qui avait été sûrement plus touché.

Dorothy en eut assez de tout ça. Il fallait que les choses avancent. Ils voulaient leur voler leur corps, mais ça ne se passerait pas comme ils l'entendaient. Les souris avaient fui, leurs corps ne seraient pas pris tout de suite, ce qui lui laissait le temps de s'expliquer.

- Vous ne me volerez pas ma vie! Pas encore! Je suis sûre qu'il y a un autre moyen de vous aider, de vous sauver. Je ferai tout pour cela, sincèrement mais pas au prix de mon existence. Je ne peux pas encore abandonner les miens.

Apparemment sa petite rébellion avait fait mouche. Plus un son ne se faisait entendre. Les ricanements de Freddy et Bunnet avaient même cessé alors que depuis leur arrivée, ils n'arrêtaient pas. La musique de Ballora s'était également arrêtée. Le temps était comme suspendu. Tout cela était plus qu'effrayant. Peut-être était-elle allée trop loin, mais elle ne voulait pas mourir, ou rester enfermé ici à leur place. Que deviendrait alors Toto? Et Anthony? Et tous ses amis de Storybrooke?

L'animatronic-petite fille la fixait d'un regard vert brillant de colère et de peur. Les lumières s'éteignirent sur son regard. Ils étaient à nouveaux plongé dans le noir, mais cela ne dura guère plus de quelques secondes. La lumière revenait éclairer la scène mais la poupée ne s'y trouvait plus, elle était à quelques centimètre de Dorothy qui sursauta en la voyant. Elle ne l'avait pas entendu se déplacer. Un son électronique, froid, sévère, s'éleva de la mignonne poupée avec un micro, en totale opposition avec son physique.

- Petite égoïste. Comme l'autre. Comme celle qui était censée nous sauver il si longtemps. Si mignonne, si innocente d'apparence... mais si lâche et égoïste. Vous êtes tous pareils. Vous êtes tous pareils !

La voix de cet animatronic était étrange, passant de celle légèrement grave d'une femme à l'aigu d'une petite fille. Les émotions se mélangeaient, à la fois posée et capricieuse. A moins que ce ne soit son imagination. Ce devait sûrement être le cas. Une voix ne peut pas se transformer si facilement, ce n'était pas possible. La petite fermière était très déstabilisée par ce qu'il se passait. Elle était le centre d'attention de tous. Elle n'aimait pas trop ça, mais elle se devait de répondre. On l'avait traité de fouineuse plus tôt, maintenant d'égoïste, elle n'allait pas se laisser faire.

- Je ne ... Euh... Vous... Vous me trouvez égoïste. Peut-être... Mais ne l'êtes-vous pas aussi?

Sa phrase eut pour effet de faire rire tous les animatronics, même Ballora dont on entendit la voix pour la première fois. Mais c'était un rire crispé, sarcastique, très différent de ce que Freddy et Bunnet avaient fait entendre jusqu'à maintenant. La petite fille robotique reprit alors plus calmement :

- Égoïste ? Nous avons le droit de l'être, je crois, nous sommes encore si jeunes, et si vieux en même temps... Après des années de souffrance, ne peut-on pas faire preuve d'un peu d'égoïsme, simplement pour être en paix, enfin ?

"Vieux et jeune à la fois", s'il savait à quel point cela valait pour eux aussi. Même si Dorothy ne connaissait pas personnellement les autres membres du groupes, elle savait que la malédiction les avait tous touché pour qu'ils se retrouvent comme elle à Sotrybrooke. Tous, ici présents, avaient perdu 28 ans de leur vie, 28 ans qui n'avaient que mensonges et répétitions. Mais ça, les animatronics ne pouvaient pas le savoir. D'une voix douce, l'adolescente répliqua :

- Et pourquoi votre égoïsme serait plus légitime que le nôtre? Qui vous dit que nous n'avons pas vécu une situation similaire? Je suis sûre que nous pouvons vous aider, mais pour cela, il faut vous confier à nous. Il doit y avoir une solution. Faites-nous confiance, je vous en prie.

La petite poupée robot eut alors un mouvement bizarre. Pouvait-on qualifier d'étirement robotique? Des plaques de son corps et de son visage se soulevèrent légèrement pour se remettre en place aussitôt. C'était inquiétant.

- Tu as raison, petite sotte, il n'y a pas d'égoïsme plus légitime qu'un autre, s'exclama-t-elle d'une voix amusée. Mais comprends qu'entre vous et nous existe une différence considérable, une différence qui nous sépare malheureusement, malgré tous les beaux discours que vous pourrez nous chanter comme on nous a chanté avant vous...

Son regard n'était plus sur Dorothy mais légèrement derrière. La jeune fille se retourna et vit Hippolyte. Ces paroles le concernaient tout autant car lui aussi avait juré de les aider à plusieurs reprises.

- Notre humanité... Il leur a été arraché. Nous n'en possédons plus. Et puisque nous n'en avons plus à l'intérieur... Ne serait-ce pas délicieusement ironique que vos corps humains en donne l'illusion à l'extérieur ?

Son rire glaça Dorothy. Puis elle redevint rapidement sérieuse.

-Cette discussion est terminée. Nous ne sommes pas ici pour débattre mais bien pour voler vos corps alors... Ballora !

La danseuse se mit alors à tournoyer, mais sans musique. Elle fonçait vers Dorothy à une vitesse folle et la jeune fille était encore trop faible pour l'esquiver. Elle se prépara au choc les yeux fermés, les bras protégeant son visage. Un choc métallique résonna dans toute la pièce mais Dorothy ne sentit rien du tout. Elle ouvrit les yeux et ce qu'elle vit la frappa encore plus.

- Mangle ?!

Mangle, ce cher robot à tête de renard s'était interposée entre la petite fermière et la danseuse, projetant cette dernière un peu plus loin et lui faisant perdre l'équilibre, sous le regard choqué de Freddy et Bunnet.

La sauveuse s'approcha alors de Dorothy et lui donna un grand coup de tête, toujours sans aucune douceur et avec une force herculéenne mais l'adolescente savait qu'elle essayait de communiquer. Leurs regards se croisèrent et Dorothy remarqua que la tête de renard pouvait ressembler à une tête de chat. Etait-ce elle qui avait fait fuir les souris?

Mangle redonna un coup de tête, cette fois-ci dans le flan de Dorothy, ce qui eut pour effet de faire tomber le nœud papillon rouge de sa poche. Elle l'avait complétement oublié qu'elle l'avait. La robot-renard se mit à tourner, virevolter, sauter, en le voyant. Elle était toute excitée. Elle le prit dans sa gueule et se dirigea vers le robot que Niels avait construit un peu plus tôt.

Cependant, avant qu'elle ait atteint son but, Ballora revint à la charge et la percuta. Le nœud papillon s'envola un peu plus loin. Dorothy se précipita pour le récupérer, s'il appartenait au robot de Niels, elle devait le lui remettre, mais l'affrontement entre Ballora et Mangle retint son attention. Comme celle que Freddy et Bunnet qui ne virent que Chara échappait de leur emprise.

- Mangle ! De quel côté crois-tu être ? Le nôtre, tes frères et sœurs de souffrance, ou ces "gardiens de nuit" insignifiants ? Nous pourrions retrouver des corps ! Nous pourrions être heureux à nouveau, retrouver des vies normales... MANGLE !

Aussitôt Mangle fut prise de convulsions, elle se tordait de douleur sous le regard horrifié de Dorothy. Le robot-renard ne s'était pas effondré malgré la douleur. Un silence de plomb s'abattit alors à nouveau sur la salle, seul le bruit des pas de Dorothy vers son amie se fit entendre. D'abord effrayaient, Mangle grogna et montra les dents mais se radoucit vit en voyant que la petite fermière près d'elle.

Puis la petite voix aigüe de Bunnet prit la parole, rapidement suivi par celle de Freddy.

- Mais... pourquoi Mangle s'est faîte électrocutée ?... C'est...

- Circus Baby... C'est toi qui as fait ça ? Mais...

Ballora, tout en reprenant une pose gracieuse malgré les coups qu'elle avait pris, fit retentir sa musique, comme si elle interrogeait aussi le petit robot poupée.

- Mais... C'était pas censé se passer comme ça... C'est sa faute à elle ! C'est pas moi !

Baby Circus pointait Dorothy du doigt, mais les autres animatronics ne semblaient pas l'entendre de cette oreille. Ils se rapprochaient dangereusement d'elle, l'air menaçant et en colère.

- Non ! Ce n'est pas moi, je... Pas depuis longtemps, je veux dire... Depuis que la Marionnette a disparu... Je..., lâcha-t-elle d'une voix tremblante.

Sentant que la situation lui échappait, Baby Circus disparut dans l'obscurité, avec un bruit de pleurs aux intonations électroniques. Elle fut aussitôt poursuivie par Freddy, Bunnet et Ballora. Ils devaient avoir bien des choses à se dire. Ne restait dans la salle que le petit groupe avec Mangle, trop affaiblie pour les suivre que Dorothy garda dans ses bras.


© Pando


Vie : 90% - 10% (chute de la scène) - 8% (électrocution) = 72%
Lampe : 8/10?

Et petit rappel du code couleur des animatronics
Bunnet
Funtime Freddy
Baby Circus
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Mr Midnight

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Jeu 19 Jan - 17:54

Finding Mr Midnight
I've seen a world unlike any you've seen.. Am I a ghost ?
Aparté... avec Mr Midnight
Ça avait été particulièrement laborieux.

Installé entre deux faux buissons à l'extérieur de la maison de la Beldam, Mr Midnight s'était assis, fermant les yeux pour se concentrer au maximum. Cela faisait un bout de temps qu'il n'avait pas eu à se servir de ses capacités, et il devait reconnaître qu'il était un peu rouillé ; et puis, les six invités surprises étaient des inconnus pour lui, ce qui rendait la tâche d'autant plus difficile. Il ne pouvait se servir de ce pouvoir que si la personne sur laquelle il s'en servait était consentante et en état d'ouvrir son esprit -quoique c'était peut-être une règle arbitraire qu'il s'était donné pour ne pas partir dans une dérive quelconque, il n'en était pas sûr, mais en tout cas, le seul être susceptible de répondre à ses directives, parmi les animatronics et les six « invités » présents, était… Mangle. Certes, ça n'aurait pas été son premier choix mais dans les circonstances, il allait devoir se contenter du renard cassé, s'il voulait pouvoir intervenir.

Ainsi s'était-il concentré ; projetant sa conscience vers cet être vivant qu'il connaissait déjà d'il y a si longtemps pour s'accrocher à lui comme un parasite -bien qu'il était le genre de parasite non-vicieux, quoiqu'un peu quand même si il était d'humeur… mais pas à cet instant. La première fois qu'il avait réussi à s'accrocher à la conscience de Mangle, c'était alors qu'il se battait férocement avec Ennard l'endosquelette, au point de défoncer une porte et se retrouver en plein milieu de la salle de danse, face aux six êtres humains présents dans cet Autre Monde. Ça avait été une surprise totale pour le chat noir, il devait l'admettre ; il ne s'attendait pas à voir autant de victimes réunies, car en temps normal, la Beldam n'en laissait entrer qu'un à la fois pour servir de jouet à ses précieux « enfants », pauvre gardien de nuit qui croyait rêver tout cela… et c'était précisément à ce moment-là que Mr Midnight avait compris que ces six « invités » n'avaient pas reçu la carte d'invitation de la Beldam, non. Ils avaient dû atterrir là pour une toute autre raison ; et cela inquiétait particulièrement le chat.

Ainsi Mr Midnight profita-t-il de la vivacité de Mangle pour prendre connaissance de qui étaient ces pauvres victimes d'une machination plus complexe encore que prévu ; trois femmes et trois hommes, tous avec des particularités différentes affichées. Une jeune femme blonde qui fonçait tête baissée ; une petite brune avec un visage mignon, qui lui rappelait bizarrement Coraline ; une autre avec un couteau pointu, probablement une psychopathe vu la tête ; un grand brun avec une queue de chat -un délice à rencontrer, Mr Midnight en était certain ; et un grand benêt -de son point de vue- qui avait l'air d'avoir envie de jouer au héros ; et le grand blond, celui qui lui semblait familier, et qui bricolait avec une telle dextérité, une dextérité oh que trop familière…

Mais son observation n'avait pas pu durer longtemps ; Mangle s'était faîte électrocutée, et par extension la conscience de Mr Midnight avait été rejetée de sa cible. Il s'était secoué en feulant, mécontent d'être traité avec tant de brusqueries, avant d'aller jeter un œil par la fenêtre de la Beldam et prendre le temps d'observer, puis de se cacher à nouveau pour une seconde tentative. Il avait mis du temps à se « reconnecter » à Mangle, encore perturbée par sa petite expérience électrique ; mais lorsqu'il avait enfin réussi à convaincre Mangle de coopérer une nouvelle fois, il avait pu constater que les humains présents n'étaient clairement pas sortis de l'auberge. Ainsi le chat noir avait-il poussé Mangle à agir, la faisant se projeter sur le devant de la scène ; le renard cassé ne pouvait parler, mais ses cordes vocales mécaniques -?- n'en étaient pas moins puissantes, et avec un peu d'aide du chat qu'était Mr Midnight, Mangle se mit à pousser les miaulements et les feulements les plus convaincants qui soient, avant de prendre une position devant les projecteurs qui faisait croire à l'assistance que son corps certes brisé mais très maléable pour le coup était celui d'un chat. Un peu de patience et le tour était joué ! Ces stupides souris de cirque avaient marché droit dans le piège -ils n'avaient déjà pas un très bon souvenir du bon vieux temps quand Mr Midnight s'amusait à les chasser à l'époque, alors…-, filant plus vite que leurs ombres malgré les cris de Circus Baby, leur maîtresse incontestée -jusque là. Bien sûr après cela, Mangle n'en avait fait qu'à sa tête -c'était bien elle !-, allant se mettre sous les coups de feu pour épargner la petite brune, et s'agiter en voyant le… nœud papillon ? Et… des yeux violets et un miroir de poche. Ah ! Peut-être que les touristes du jour -ou plutôt de la nuit- n'étaient pas autant des touristes qu'ils n'en avaient l'air...

Et ainsi eu lieu la seconde électrocution ; juste au moment où ça devenait intéressant… au moment où Circus Baby s'était trahie. Sonné par le choc et les voyages de sa conscience, Mr Midnight s'était simplement assis dans l'herbe, faisant sa toilette comme si de rien n'était ; mais dans sa tête circulaient les hypothèses les plus probables et les plus folles possibles. Il était revenu dans cet Autre Monde dont il connaissait toutes les entrées par coeur pour essayer de sauver une bonne fois pour toute les âmes de ceux qui avaient été négligés par la malédiction… mais tout indiquait que les âmes en question avaient fomentés leurs propres machinations. Un plan inhumain, un plan qui faisait mal au coeur, même à celui de Mr Midnight qui était pourtant réputé pour son indifférence ; mais le plus douloureux était que ce plan était né dans les entrailles du désespoir, dans l'optique folle de se servir de la Beldam contre elle-même et enfin caresser l'espoir de vivre à nouveau normalement, à la surface, chez les humains…

« Circus Baby, tu es complètement cinglée… mais ça se comprend. Pas tout le monde a l'honneur d'être la victime numéro un. Personne d'autre n'a vécu aussi longtemps dans cet Autre Monde, cette fabrication montée de toute pièce par la Beldam… Personne d'autre n'a vu son frère arraché du monde des vivants sous ses yeux sans pouvoir y faire quoi que ce soit. »

Mr Midnight connaissait leur histoire, à tous ; il faisait de son mieux pour ne pas y penser, mais c'était précisément parce qu'il connaissait leur douleur qu'il était revenu. Enfin… ça, et Coraline. Celle qui était née pour mettre un terme à l'existence de la Beldam, et aux massacres morbides de celle-ci. Celle qui avait rendu en quelque sorte son humanité -félinité ?- à Mr Midnight, qui jusque-là n'avait joué le rôle que du gardien des morts, en quelque sorte. Gardien des mondes. Un peu comme Cerbère. Ouais, c'était badass comme comparaison. Il était revenu pour préparer le terrain ; mais il avait lamentablement échoué, bien qu'il n'était pas près de l'admettre.

Il savait qu'il y avait un moyen de les sauver ; l'ennui, c'était que ça requérait des objets, un rituel, et une sauveuse. Les objets étaient forcément cachés, le rituel connu de lui seul à sa connaissance, et la sauveuse avait disparu aux mains d'Ennard. Il était déjà perdant sur trois points, et les trois points principaux ; mais quelque chose lui disait que les choses pouvaient tourner en sa faveur malgré tout… car après tout, dans les sous-sols se trouvaient un homme capable de construire des marionnettes, un petit caillou triangulaire percé en son centre d'un rond parfait, et déjà trois objets plus précieux qu'ils en avaient l'air, si seulement ces touristes pouvaient s'en rendre compte…

« Si ils commencent à se servir de leur tête, il ne restera plus qu'à retrouver Coraline… et quelque chose me dit que ce sera loin d'être la mission la plus facile de la nuit. »
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Sam 21 Jan - 7:43




Tout s’enchaînait avec une vitesse déconcertante et Niels ne savait même plus où donner de la tête, les animatronics préparant sûrement un nouveau spectacle, alors que d'un seul coup il se faisait pousser de la scène au même titre que ceux présents à ses côtés. Sa chute, certes de peu de hauteur tout de même, fut amortie par son propre pantin qui l'empêchait d'avoir une retombée trop violente et finalement d'avoir autant de mal que ses autres compères qui avaient moins de chance. Il se relevait sans trop de mal tandis que les filles se faisaient aider, se préparant déjà à devoir riposter sans pour autant attaquer juste en prévention, ce qui se passait ici ne lui plaisait guère et malheureusement il ne pouvait pas faire grand-chose pour contrer cette impression. Celle-ci ne fut que se décupler à l'instant même où les lumières venaient à braquer la joyeuse troupe, enfin celle qui mettait plus de cœur qu'eux s'il devait faire une comparaison en tout cas, qui se mettait une fois encore à pousser la chansonnette. Toujours aussi dramatique, toujours pleine de tristesse, toujours pleine d'énigme et lui de son côté qui se refusait de voir la réalité en face sur ce qui se passait réellement. Ce chant du désespoir, véritable ode de vie et de mort à elle seule dans un paradoxe qui allait pourtant si bien ensemble, il l'entendait pourtant et s'en voulait hermétique autant qu'il le pouvait. Le marionnettiste ne pouvait concevoir la vérité et encore moins la regarder en face, parce que même s'il clamait parfois rejeter son humanité il y avait un cap qui n'arrivait pas à franchir et s'en prendre ainsi à des enfants, détournant un instant le regard alors qu'il avait tout de même ce petit sourire en coin constamment affiché. Masque imperturbable malgré tout ce qui pouvait impacter, parfait camouflage de la vérité et de ce qui pouvait bien se passer dans son esprit qui avait la sensation d'être pris en pleine tempête, n'ayant tout de même pas d'autre choix que d'écouter toute de même la mascarade qui était en train de se dérouler. Il commençait à avoir mal au crâne à force d'essayer de mettre de l'ordre dans ses idées mais surtout sur cette histoire, agitant peut-être un peu plus nerveusement les doigts ce qui avait le don de faire bouger son robot, ne sachant comment intervenir.

Cependant le moindre que l'on puisse dire c'est qu'il ne s'attendait pas à la suite, tout comme le reste du spectacle, ressentant toute la violence de l'électricité lui parcourir le corps avec une telle intensité que Niels ne pouvait retenir un cri de douleur de sortir avant que ses genoux ne fléchissent et qu'il tombe complètement à terre. Il avait du mal à respirer correctement sur le coup, tremblotant sous une impulsion qu'il ne contrôlait, cherchant à calmer ce qu'il était en train de ressentir alors que sa tête tournait. C'est sans doute à cet instant précis qu'il perdit pied avec la réalité, plus vraiment conscient de ce qui était en train de se passer autour de lui, alors qu'il avait perdu le lien qu'il pouvait avoir avec l'animatronic qu'il avait construit. Il n'était pas sûr d'avoir fermé les yeux mais l'effet aurait sans doute été le même, incapable de dire ce qui pouvait se dérouler ou se dire, comme si sa cervelle était devenue une sorte de mélasse informe incapable d'avoir la moindre réflexion. Est-ce qu'il y avait eu un bruit étrange ? Il ne serait même pas le dire, il n'était pas sûr qu'il ne fût pas tombé dans les pommes un instant, ne sentant même pas l'instant où on venait le tirer petit à petit alors que le noir devenait une pénombre sans nom. Il ne reprit vraiment ses esprits qu'au bout d'un temps indéterminé, ayant tout de même sur le coup du mal à faire le point, alors qu'il avait une drôle de sensation de mouvement. Petit à petit Niels se rendait compte que l'endroit où il se trouvait avait l'air assez étroit, assez froid même alors qu'il se trouvait sur le dos, finissant par reconnaître les fameux conduits d'aération à force de les fréquenter. Comment est-ce qu'il était arrivé là bordel ?! Une information qui eut au moins l'effet de le mettre un peu plus en alerte, cherchant tout d'abord des yeux derrière lui ce qui se trouvait pour ne voir absolument personne, alors qu'il devenait plus clair qu'on était en train de le tirer très certainement par la jambe. Relevant un peu la tête, évitant de se cogner le front contre la paroi supérieure – le truc bien idiot sinon, il pouvait voir un ensemble de câblages autour de sa jambe droite ainsi qu'une masse assez indéfinissable mais que son esprit associait forcément à un animatronic. Il ouvrait les yeux un peu plus grand, relaissant sa tête choir face à la situation, se rendant compte qu'il était seul dans cette situation. Joie.

Niels venait ainsi apparemment de se faire kidnapper par un truc presque aussi gros que lui et personne ne l'avait vu ? Mais quelle bande d'incapables il se traînait là franchement, même Ray Charles aurait été plus efficace qu'eux, il n'avait pas terminé que de demander des comptes à Chara ça c'était une certitude. Il devait analyser la situation est vite, n'ayant pas envie de terminer comme Coraline même si concrètement il n'avait aucune idée de ce qu'elle était devenue à cet instant et peut-être qu'elle était déjà servie en petit rôti pour robots déjantés, voyant plusieurs options s'ouvrir devant lui. Dans le premier cas il se libérait de cette emprise et quelque part ça ne serait pas difficile en fait, surtout en voyant la manière qu'il était tenu, ayant un certain atout pour le coup qu'il n'aurait de base lui-même pas soupçonné et celle-ci consistait à laisser entre la main de cette chose sa jambe. Littéralement. Le seul avantage pour le coup d'avoir une prothèse à la place d'un membre bien en chair, il n'aurait qu'à pousser un bon coup avec l'autre et ainsi se détacher plus ou moins avec violence de là, puis ramper dans les conduits pour sa propre vie. Problèmes ? Il avait du mal à se déplacer vu sa taille, encore plus en sentant les virages que l'animatronic pouvait bien prendre et qui le faisait doucement se cogner contre les parois, mais plus que tout à mesure que l'être animé avançait il se rendait compte qu'il serait plus lent que cette chose et plus que tout perdu dans un véritable labyrinthe. Deuxième option il attendait que tout ceci se passe, se laissait traîner tel un poids mort à travers le dédale métallique qui se ressemblait pour lui, et il aviserait au moment où il se trouverait dans une salle ou du moins un endroit où il pourrait se défendre tout seul. Parce que oui le marionnettiste se rendit bien compte que sa fidèle construction ne se trouvait pas avec lui, bien trop hors de portée lorsqu'il lançait un bout de contrôle pour essayer de capter quelque chose, et il lui faudrait se débrouiller. Mais c'était ma seule option viable, attrapant tout de même une lampe de poche qu'il serrait dans sa main pour s'en servir comme potentielle arme, se laissant ainsi emporter sans bouger même s'il pouvait sentir des montés et des descentes qui pourraient presque lui donner la nausée.

Enfin il finissait par voir le bout du tunnel, au sens propre du terme, ne bougeant pas pour autant sur le coup malgré tout. Un rapide coup d’œil lui indiquait que la pièce était assez grande mais vide, toujours dans le même état déplorable que les autres à première vue, sentant qu'on venait enfin de le relâcher par la même occasion alors que l'ombre de l'animatronic se rapprochait. Niels ne bougeait pas, serrant juste sa prise un peu plus forte sur la lampe torche, sentant qu'on le poussait un peu mais comme pour s'assurer qu'il était encore en vie ou pour le réveiller. La bousculade devenait un peu plus forte à chaque prise, transmettant sûrement la colère de l'être animé, se mettant à être assez agressif. C'est sans prévenir qu'il vient ainsi donner un coup avec force, ce qui semblait être le niveau de la tempe même si c'était plus un ensemble de câblages qu'autre chose pour le coup, faisant ainsi vacillait le robot sur le côté qu'il venait de se relever de toute sa hauteur. Il en profitait de son côté pour en faire de même, reculant un peu pour mettre une certaine distance entre eux, voyant alors qu'il était plus grand que cet être mécanique qui devait lui arriver approximativement au niveau du torse. Une différence de taille qui ne semblait pas avoir échappé à l'être face à lui qui eut un mouvement de recul, comme s'il prenait conscience qu'il venait à s'attaquer à plus grand que soit, alors que ce qui ressemblait le plus à une bouche s'ouvrit pour faire sortir quelques notes de musique. Le son avait l'air assez neutre, du moins pas aussi agressif que le coup qu'il avait pu lui porter de son côté, observant cette créature qui avait l'air d'avoir à cause de l'impact porté un câblage de déplacé. Ceci lui rappelait un peu Mangle dans un sens, reconnaissant bien le même animatronic qui avait pu emporter Coraline plus tôt, approchant doucement sa main de son côté dans le but de lui remettre en place. Pas vraiment qu'il voulait l'apprivoiser mais sait-on jamais, il avait bien vu la réaction de celle avec la tête de renarde lorsque Chara lui avait remis une pièce en place, même s'il est vrai que pour le coup c'était lui le responsable. Donner un coup de bâton avant d'offrir une carotte, pourquoi pas après tout ça pouvait marcher, même si dans le fond il n'avait fait que se défendre.

« Ne bouges pas, je vais te remettre ça. »

Sans plus attendre l'animatronic venait reculer à son geste, n'étant pas près de se faire toucher et surtout pas après avoir été ainsi frappé de sa part, ne venant pas pour sa part insister plus. Plus il le regardait et plus il était sûr que c'était bien celui qui avait amené Coraline, ne la voyant pas dans cette pièce qui ressemblait à une espèce de salon même s'il était vide curieusement et qui n'avait ainsi rien à avoir avec la partie restaurant vu jusqu'ici, le tout maintenant c'était de lui faire savoir où il avait pu l'emmener et surtout pourquoi. Pas vraiment que le sort de la réparatrice l'intéressait des masses, autant être honnête, mais elle détenait tellement d'informations sur cet endroit et surtout elle avait l'air la seule à peut-être pouvoir dire réellement les choses. Qu'est-ce que c'était que cet endroit et surtout que devenaient les enfants ? Parce que Niels refusait toujours de penser qu'ils puissent être piégés dans ces boîtes de métal, le processus pour faire ce genre de choses ne devait pas être beau à voir et c'est ce qui le bloquait aussitôt que de chercher trop loin une explication sous peine de trouver la vérité horrible derrière tout ça même si dans le fond une part de lui murmurait qu'il se berçait d'illusions et devait ouvrir les yeux, encore plus après avoir ainsi frappé celui qui se trouvait face à lui. Non. Ce n'était qu'un amas de pièces qui avaient été construites ensemble tout comme il l'avait fait plus tôt, regrettant bien au passage de ne pas avoir son propre animatronic et se demandant si les autres auront la bonne idée de le prendre avec eux, il n'y avait rien de plus à voir et il devait garder cette vision en tête. Mais il devait aussi se souvenir que cette chose était dotée de consciences, ou du moins qu'elle avait une âme et qui l'empêchait ainsi d'en prendre le contrôle comme il l'aurait fait en temps normal, et maintenant qu'il avait en quelque sorte pris la position de force en lui se montrant le plus fort il devait en profiter pour avoir cette espèce ascendance sur lui. Peut-être pas le terme adéquat, il en convenait très bien, mais tant qu'il pouvait maintenir cette chose à distance ceci lui convenait parfaitement. Calmement il le regardait de toute sa hauteur, cherchant à capter son regard comme pour avoir son attention, ne sachant pas vraiment s'il allait pouvoir obtenir un quelconque résultat.

« Sais-tu où se trouve Coraline ? Tu sais celle que tu as attrapé tout à l'heure, tu l'as prise avec toi dans les conduits un peu de la même manière qu'avec moi, tu l'as bien déposé quelque part. Hm oui ? Est-ce que tu peux me montrer ? »

Ce qui semblait être de nouveau la bouche de l'animatronic s'ouvrit pour laisser sortir une nouvelle musique, assez douce et calme lors de sa première question pour devenir tout d'un coup plus violence pour la deuxième, comprenant que le seul moyen de communication que cette pauvre pouvait avoir avait l'air d'être ce bruit de musique. Néanmoins il appréciait de son côté de moins en moins le ton employait, ou ce qui s'en approchait en tout cas car ne pouvait pas vraiment parler de mot, ayant plus qu'assez que des gamineries de ces machins. Colin avait raison sur le fait qu'ils agissaient comme des enfants, même s'il refusait encore l'idée que c'était des enfants, et peut-être qu'au fond il fallait agir avec eux comme tel. Mais pas en faisait le gamin aussi, ça n'avait pas vraiment marché jusqu'ici, en étant un parent tout bêtement. Et lui qui avait été papa il savait comment faire en cas de crise comme telle, d'un excès de rébellion qui n'avait lieu d'être et qu'il ne tolérait pas, n'ayant que faire que brusquer ou non l'animatronic. Dans le fond ils étaient peut-être à l'image des nouveau-nés, l'âme à l'intérieur d'eux n'avait peut-être pas encore assez grandi et ce qui expliquerait aussi la non présence d'une petite tête blonde à l'intérieur tout en lui convenant parfaitement, on avait offert une âme à ces choses et c'était peut-être la même chose que lui et ses poupées. Voilà. Se rassurant de cette manière, la seule qui lui paraissait de toute évidence acceptable pour le coup, il allait devoir jouer au papa ce qui l'enchantait autant que ça le rendait malade quelque part. Il n'aimait pas agir de la sorte, ce n'était plus lui pour l'instant, mais si ceci pouvait lui éviter une confrontation mais aussi faire entendre raison à cet amas de câblage qui le ferait ainsi avancer dans la découverte de ce lieu et surtout l'endroit où se trouvait cette petite gothique. Décidément, elle avait vraiment le chic pour se mettre dans des situations pas possibles, mais peut-être qu'elle était aussi l'unique ticket de sortie de cet endroit de terreur et de folie.

« Maintenant c'est fini les bêtises ! Soit tu me montres où elle se trouve, soit tu retourne d'où tu viens. Je n'ai pas le temps pour tes petits caprices, et encore moins ta comédie, est-ce que c'est bien clair ? Pas besoin de faire ton colérique, tu n'as qu'à filer et tu reviendras quand tu seras calmé. »

Le ton était ferme, son regard peut-être un peu dur malgré son sourire toujours présent, n'ayant que faire de bousculer un peu cet être robotique. Ce dernier d'ailleurs ne réagit pas sur le coup et la musique venait mettre à s'arrêter nettement, comme s'il avait pu griller quelque part, avant de se mettre à tambouriner des pieds comme pourrait le faire un enfant. Tout d'un coup un son sorti, ressemblant peut-être à de la frustration ou il ne savait quoi mais ça s'en rapprochait à l'oreille, avant de repartir dans le conduit d'aération par où ils étaient ainsi arrivé et le tout en fermant derrière lui. Bien. Ce n'était pas le résultat que Niels voulait mais il prenait tout de même, au moins il ne serait pas attaqué de sitôt et c'était mieux que rien, le laissant ainsi seul dans une pièce désertique à souhait. Pas totalement. En portant un coup d’œil sur la pièce il put voir un miroir contre tout le pan d'un mur, y voyant ainsi son reflet, approchant de celui-ci puisque c'était la seule chose qui sortait de cet endroit. Il avait été dans un meilleur état que celui-ci actuellement, il avait connu pire aussi certes mais tout de même, bougeant un petit peu alors qu'il vit son double en faire autant. Mais sur l'instant il crut voir des boutons à la place de ses yeux, juste un bref instant si rapide, mettant ça sur le coup du choc électrique qu'il n'expliquait toujours pas et surtout la fatigue accumulée. Son imagination lui jouait des tours et il se devait d'être rationnel, essayait d'avancer pour s'en sortir, posant une main sur le miroir pour voir s'il n'y avait pas moyen de le faire ainsi bouger en douceur. Néanmoins lorsqu'il regardait son reflet à cet instant il vit le sourire de celui-ci s'allonger, ce qui aurait eu de quoi faire pâlir de jalousie Hippolyte il en était certain, reculant aussitôt et lâchant le contact. Le reflet redevient ainsi normal, il avait été surprit sur le coup et surtout il ne s'attendait pas à quoi s'attendre, avant de finalement remettre les deux mains dessus. Aussitôt le sourire se déformait encore, tellement moqueur en comparaison au sien qui n'avait pas quitté ses lèvres non plus mais beaucoup moins grand, et lui offrant la pression d'être observé étrangement. Cette fois-ci Niels ne se laissait pas démonter, ne coupant pas le contact, presque amusé du petit spectacle qu'on lui offrait.

« Bravo, tu sais sourire ! »

Aussi curieux que puisse être les lèvres de ce double ne suivait pas le mouvement des siennes, mais en produisait un autre, mais il ne pouvait entendre le moindre son. Lâchant le miroir d'une main il vient attraper la lampe torche qu'il avait accrochée après le départ de l'animatronic, la même qui avait servi à lui donner un coup, faisant mine de vouloir briser le miroir avec en imitant le coup qui ne touchait pourtant pas la surface. Cette fois-ci pas de contradiction, le reflet avait fait exactement la même chose, juste ce sourire qui venait s'étendre. Le marionnettiste vient alors réellement taper la paroi réflective qui produisait une fissure qui s'étendit d'un coup en forme de toile d'araignée, le faisant inévitablement reculer par précaution, ayant juste le temps de voir son reflet continuer à autant sourire avant d'éclater comme le reste du miroir en morceaux. Il cachait une salle secrète derrière. Et la surprise fut grande. Face à lui se dressait ce qui était une chambre de bébé, tellement organisée et nette qu'on aurait pu la croire sorti d'un magazine pour venir tellement contraster avec l'endroit, tellement épuré qu'elle n'avait rien de naturel. Un papier peint qui avait l'air neuf et pour enfant, un coffre à jouets et des étagères, mais plus que tout un berceau en son centre correctement posé sur un tapis. Avançant dans l'endroit Niels avait du mal à trouver une logique, approchant ainsi du petit lit à barreau pour bébé, voyant à l'intérieur une forme s'agiter dans les couvertures. Il tendait la main avant de s'arrêter, ayant un instant d'hésitation mais plus que tout de peur, avant de tout d'un coup tirer sur les draps pour laisser dévoiler un bébé avec des yeux bleus. Le choc. C'était bien là le mot pour décrire cette scène alors qu'il ne réfléchissait pas une seconde pour le prendre dans ses bras, comme porté par un instinct de protection en lui, il ne devait pas laisser cet enfant ici et surtout pas avec une femme aussi monstrueuse qui semblait aimer torturer les enfants. Il avait les bons gestes, comme s'il ne les avait jamais oublié dans le fond, ne pouvant détacher son regard de ce petit être. Son cœur battait si vite, il y avait un vent de panique quelque part en lui et assez incontrôlable il fallait le dire, refermant peut-être un peu plus sa prise sur le nouveau-né.

Niels pouvait voir alors que l'enfant tenait un doudou dans l'une de ses mains, qui avait l'air d'être fait dans un style ancien si en le comparaissait avec le reste de la chambre, le bougeant alors un peu pour voir en détail ce que c'était. Il lui semblait avoir vu un « H » dans les plis de la peluche, ne pouvant dire s'il se trouvant en premier ou au milieu d'un mot, mais il n'eut pas le temps d'en voir plus. Il se sentait tiré en arrière avec violence, pourtant son corps ne bougeait pas mais c'était comme si son esprit lui était en train de se déconnecter de la réalité ou de perdre conscience juste un instant, sursautant comme jamais pour se rendre compte qu'il n'y avait ni bébé et encore moins de chambre ou encore de morceaux de verre au sol. Que ? Il ne comprenait pas, ne sachant d'où venait cette vision et surtout pourquoi l'avoir eu, posant une main sur un de ses yeux pour le frotter alors qu'il avait perdu son sourire au passage. Il était en train de perdre l'esprit dans cet endroit, certain que la folie était en train de le grignoter mais ce n'était clairement pas le meilleur moment pour ça, cherchant à se calmer avant toute chose. Elle était la cause de tout. Elle ? Oui celle dont les animatronics n'arrêtaient pas de parler, celle qui était décrite comme un monstre et qui l'était de plus en plus même pour lui, forcément le maître de ce jeu de plus en plus tordu. Il inspirait un bon coup, retrouvant son sourire si factice, avant de laisser tomber sa main tout en fixant l'endroit où aurait dû se trouver le miroir qu'il pensait avoir brisé. Il en avait assez de jouer à un jeu auquel il ne connaissait même pas l'instigateur, tout ceci n'était même plus divertissant à son sens, il devait en finir et très rapidement. Le meilleur moyen étant encore que de pouvoir affronter cette femme, venir la détruire d'une manière ou d'une autre même s'il ne savait pas encore comment, mais encore faudrait-il savoir où elle se trouve. À défaut d'aller à Elle c'était peut-être Elle qui devait venir à eux, enfin à lui vu qu'il était tout seul sur ce coup-là, faisant craquer ses doigts entre eux comme étant prêt à devoir prendre possession d'un pantin ou il ne savait quoi pour entrer dans la bataille même s'il n'y avait rien de tel dans les environs. Il devait essayer de faire sortir le loup de sa tanière, sachant bien que la provocation était souvent un bon moyen pour ce faire, soupirant longuement.

« Aaaaah ça doit être si amusant pour vous ! Mais quand est-ce qu'on va jouer en face à face ? »  

Rien. Aucune réponse, c'était si décevant dans un sens mais aussi si attendu, faisant retomber ses bras tout en craquant doucement le cou quelque peu engourdi. Jusqu'à ce qu'un bruit métallique se fasse entendre, se retournant pour voir la grille de l'aération détachée mais plus que tout un bras d'animatronic déposer quelque chose avant de refermer derrière lui, pouvant voir ainsi qu'une poupée avait été déposée. Niels était intrigué, après tout c'était son domaine auquel on touchait de par son métier de marionnettiste, approchant du petit présent qui avait été ainsi pu être posé à son attention. Il put alors voir une reproduction en miniature de lui, assez bien faite pour le coup, allant dans le moindre détail même à savoir le copiage parfait de ce qu'il portait en cet instant. Elle était identique et différente à la fois puisque pourvut de boutons sombres à la place des yeux, lui rappelant un peu ceux qu'il pensait avoir halluciné dans le miroir, la fixant sans rien dire avant de la prendre en main pour mieux l'analyser. Les coutures étaient très bien faites, la création était vraiment bonne, la tournant un peu dans tous les sens jusqu'à trouver ce qui avait l'air d'être une carte pliée coincée entre deux vêtements. L'animateur de la garderie la prit ainsi entre ses doigts, venant la tirer de là, l'ouvrant dans une curiosité de plus en plus dévorante. Un doux parfum s'élevait du papier alors qu'il le dépliait, sur le coup vraiment très embaumeur, jusqu'à lui monter trop rapidement à la tête en le rendant nauséeux tandis que sa vision se brouillait. Il se sentait terriblement mal, ayant l'impression de repartir une fois de plus en arrière comme tout à l'heure et sans qu'il ne puisse rien y faire, ayant juste le temps de lire sur le carton « Bienvenue à la maison ».







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We all are living in a dream but life ain't what it seems. Oh everything's a mess. And all these sorrows I have seen they lead me to believe that everything's a mess. But I wanna dream. Leave me to dream... ⊹ lumos maxima


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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Dim 22 Jan - 21:27

Don't make a sound

La dernière chose que Chara se souvenait avoir bien entendu, c'était Dorothy qui s'était décidée à tenir tête à cette rousse... Circus Baby. Tu parles d'un nom. Elle se souvenait aussi de l'intervention de Mangle, qu'elle trouvait étrange. Puis après elle avait un trou noir. Sans doute avait elle fait un petit tour exprès dans les bras de Morphée... Eh oh, après tout, elle avait pris un bon choc et était bloqué en position allongée... Elle le méritait un peu, nan ? Quoi qu'il se soit passé, son esprit était revenu à elle lorsqu'elle sentit le poids au dessus d'elle que représenter Funtime Freddy disparaitre et dès lors qu'elle l'eut réalisé, elle se faufila loin des animatronics en rampant comme elle pu, se mordant la lèvre inférieure dans la douleur que ses jambes lui infligeaient. Elle aperçut le groupe, debout. Ils semblaient s'être bien remis de leurs décharges... Titubant, elle se releva comme elle put et s'avança vers eux, pas d'une démarche des plus naturelles. Dans sa tête, ma petite voix inquiète de Frisk résonna : Chara ? Tout va... Chara l'interrompit en faisant claquer bruyamment sa langue dans sa bouche. J'ai jamais été aussi bien, ça se voit non ? Tout en se dirigeant vers eux, elle avait bien remarqué que les animatronics n'étaient plus là. Et elle était visiblement bien contrariée. Et ça pouvait se lire à l'expression étrange qu'elle arborait sur son visage... Son arcade droite saignait encore un peu, son visage était livide, presque fantomatique, à l'exception de ses joues qui était d'un rouge sanglant, en accord avec la couleur qu'arboraient ses yeux écarquillés qui semblaient avoir oublier comment cligner. Lorsqu'elle fut à la hauteur du groupe, elle attrapa la personne la plus proche d'elle par le col de son haut et, la fixa dans les yeux et hurla presque sans s'en rendre compte :

- Où sont ils passés... Où sont les animatronics ?

La vérité, c'était que Chara n'avait pas mal qu'aux jambes. Beaucoup trop de parties de son corps brulaient mais rien ne semblaient avoir été cassés. Par chance elle avait les os solides, c'était déjà ça. Du coup, elle lâcha rapidement la pauvre personne qui n'était aussi que Colin tout en serrant les dents. De toute façon un bruit métallique avait attiré son attention. Mais il ne s'agissait que de Mangle qui semblait se trainer vers la scène. Elle aussi semblait en souffrance, mais ça, pour le coup, Chara n'en avait rien à faire. Elle aussi avait souffert à cause de ses petits amis en pièces rouillées...

- Toi.

Tout d'un coup, Chara se mit à marcher aussi vite qu'elle put vers l'animatronic et se planta devant elle, l'arrêtant ainsi dans quoi que ce soit qu'elle comptait faire.

- Tu n'es pas comme les autres. Tu ne parles pas, et tu semble changer d'attitude selon les moments. Pourquoi.


Ca ne ressemblait même pas à une question. Plutôt à un ordre. Mais Chara était comme dans un état second pour le moment. La politesse n'avait jamais été son fort, et encore elle n'avait même plus la foi de faire sembler désormais. Elle se retrouvait d'ailleurs de nouveau avec son couteau en main, qu'elle venait de ramasser au passage. Et elle se tenait devant l'animatronic, sans rien dire de plus, attendant une réponse qu'elle savait ne viendrait jamais. D'ailleurs comme réaction face aux mots de l'humaine, Mangle se mit à tourner sur place, comme si elle cherchait à chasser sa propre queue tel un chien joueur. Après quoi, elle attrapa dans sa grande gueule l'animatronic incomplet que Niels avait commencé à assembler un peu plus tôt... Ennuyé et commençant à s'agacer toute seule, Chara marmonna à elle même :

- Tout ceci n'est qu'une perte de temps. Dieu seul sait ce que les autres animatronics pourraient être en train de manigancer pendant que le notre s'amuse avec le jouet de Niels...

Tout d'un coup, elle cligna plusieurs fois des yeux, tournant la tête vers le groupe... Sans trouver la grande silhouette familière de Niels.

- Et m*rde.

Où est ce qu'il avait pu filer celui là ? Elle n'avait rien vu... Après tout elle était bien occupé avec ses propres problèmes elle aussi non mais oh. Continuant à regarder Mangle baver de l'huile sur le pauvre pantin inachevé, Chara croisa les bras sur son torse et se mit à taper du pied sur le sol. Tu devrais jouer avec elle ! Non mais pour qui elle la prenait ?

Puis, tout d'un coup, sans aucune raison - enfin c'est ce que Chara supposa - Mangle lacha son nouveau jouet et pris dans sa gueule le mystérieux noeud papillon métallique de Dorothy et le déposa sur l'animatronic, que nous allons appeler Nielsdroid pour plus de simplicité et éviter de répéter sans cesse le mot animatronic Adios . Puis, Mangle revint s'asseoir visiblement satisfaite devant Chara qui la fixait d'un air perplexe. C'était quoi ça... Juste... POURQUOI ? Chara n'avait rien compris du tout à ce qui venait de se passer. Sa tête lui faisait terriblement mal. Elle ferma les yeux rageusement, se massant le crâne et tout d'un coup, son corps sembla se stopper un instant. Et quand elle les rouvrit, ils n'avaient plus rien de rouge et étaient au contraire doux et clair. Après tout, on dis bien que les yeux sont le miroir de l'âme, et désormais, cette âme commune, c'était Frisk qui venait d'en prendre les commandes, à la demande implicite de Chara qui semblait en avoir marre de réfléchir. Puis de toute façon, elle avait du mal à l'admettre, mais elle savait bien que Frisk était la mieux placée des deux pour faire face à ce genre de soucis.

Se tournant vers Mangle, Frisk lui sourit avec douceur, avant de se baisser vers Nielsdroid et de prendre le noeud papillon qui reposait sur lui dans ses mains.

- Tu essayes de me dire quelque chose ? Tu sais où est Niels ?

Demanda-t-elle doucement à l'attention de Mangle. Cette dernière - si elle peut être considérée comme un elle ? - s'agita tel un chiot avant de lui reprendre des mains le noeud et de le remettre sans succès sur le Nielsdroid. Après quoi, elle changea de centre d'intérêt et s'approcha d'un mur avec un groupe de cinq posters... ou plutôt de quatre, vu qu'il semblait en manquer un. Ces posters étaient familiers aux yeux de Frisk.

- Hum, je les reconnaît, je les ait déjà observé avec Chara tout à l'heure.


Souffla-t-elle, songeuse, tout en observant chacun d'entre eux avec attention. Elle les reconnaissait presque tous. Il y avait Ballora, le duo Funtime Freddy/Bunnet, puis Mangle dans sa jeunesse semblait il, avant qu'elle tombe en ruine, mais le dernier ne lui disait rien. Il semblait ressembler un animatronics composé de pièces détachées un peu random n'ayant rien à faire les unes avec les autres. Mais pour le moment, elle était concentrée sur le poster manquant.

- Il manque un poster. Peut être celui de la rousse qui semble aux commandes, cette Circus Baby ?

La question était bien sur adressée à Mangle. Puis, rapidement, Frisk se tourna vers le dernier mystérieux poster, qui était en réalité plus un dessin qu'autre chose...

- Celui ci a l'air bien différent. C'est lui qui a pris Niels ?

Mangle avait agité sa tête de haut en bas à la mention de l'existence d'un poster ici à l'effigie de Circus Baby.

- Je le savais.

Sourit elle à l'animatronic en réponse à cette approbation, mais fronça légèrement les sourcils lorsque cette fois Mangle expliqua d'un mouvement de tête que non, le dernier poster ne représentait pas le kidnappeur de Niels. Qui était il alors ? Le dessin qui le représentait était plutôt bien fait, mais passablement rudimentaire. Un enfant aurait pu totalement le faire, ce qui fit repenser Frisk aux théories des autres membres du groupe sur comme quoi les animatronics étaient probablement des enfants... Frisk avait assez vue d'âmes d'enfants stockés dans des bocaux pour savoir que ce serait tout à fait possible... Un moment, Frisk ferma les yeux, pensive.

- C'est un dessin. Niels en avait remarqué plus tôt il me semble. Si leur théorie comme quoi les animatronics sont en réalité des enfants est vrai peut être est ce un dessin de l'un d'eux.

Cet animatronic ressemblait à quelque chose d'incomplet, comme un projet.

- Dis moi. Cet animatronic existe-t-il, où n'est il pas encore construit ?

A peine eut elle prononcé ces mots que Mangle devint à ses côtés plus folle que jamais, comme si elle semblait heureuse de lui avoir fait comprendre quelque chose. Elle donna un coup de museau sur le poster de l'animatronic dessiné avant de bousculer le Nielsdroid et de sautiller autour de Frisk, visiblement heureuse.

- Ce dessin, c'est ce qu'aurait du devenir l'animatronic de Niels ? Celui qu'il a fait grâce aux pièces trouvées dans la salle où Chara a remis ta pièce en place ?

Alors depuis le début Mangle essayait de leur dire quelque chose ? De les mettre en garde peut être ? Mais si c'était le cas... Contre quoi ? L'excitation de Mangle ne semblait avoir aucune limite. Etrangement, ce comportement lui faisait penser à ce bon vieux Lesser Dog que Chara avait tué... Enfin bref. Au passage, Mangle bouscula Frisk, ce qui fit sourire cette dernière avant que de nouveau l'animatronic tentait de remettre sur Nielsdroid ce drôle de noeud papillon. Que pouvait il avoir de spécial ?

Se penchant vers Nielsdroid, ignorant comme elle put la douleur que ce mouvement lui infligea au niveau des jambes en grimaçant un peu, elle remit en place correctement au mieux qu'elle put le noeud au cou du Nielsdroid, avant de se tourner vers Mangle.

- C'est a lui je suppose ?


Après quoi, elle se redressa, accordant un regard de plus aux quatre affiches sur le mur et plongeant de nouveau ses yeux clairs dans ceux étrangement placés de Mangle.

- Ces pièces dans cette salle. Cet animatronic allait être construit mais notre arrivée ici a du changer la donne. Ce que je me demande c'est d'où peuvent venir ces pièces...


Elle avait bien remarqué à quel point Mangle avait changé par rapport à ce que son poster représenté d'elle ici sur papier. Même Chara l'avait remarqué, c'était dire. Se pourrait il que...?

- Seriez vous prêt tous à sacrifier vos pièces pour la création d'un nouvel animatronic ? A quoi bon ?


Alors qu'elle attendait une réponse, une voix bien familière et toujours aussi bruyante et impatiente résonna dans la boite crânienne que les deux personnalités partageaient : Qu'est ce que tu racontes ? Tu perds trop de temps à parler !! Cherche les animatronics, on s'occupera de ce tas de ferraille dessiné aprèèès ! Mais c'était qu'elle commençait à bien s'agiter elle... Frisk au moins était beaucoup plus discrète et calme quand elle n'était pas en contrôle... Ce qui était le cas la plupart du temps d'ailleurs. Il était si rare qu'elle ait l'opportunité de disposer si librement du corps qui était le sien à l'origine. Un peu de patience Chara...

Mangle semblait quand à elle ne pas savoir exactement comment exprimer sans mot une réponse concrète aux différentes hypothèses de Frisk... Du coup, elle s'agita d'une façon nouvelle et reprit sans difficulté le noeud papillon de Nielsdroid et d'un mouvement rapide bondit vers Dorothy qu'elle tira par le T-shirt vers Frisk. A la vision de Dorothy, Frisk lui sourit doucement, lui faisant un petit signe de main comme si c'était la première fois qu'elles se voyaient réellement, ce qui n'était pas totalement faux d'un côté...

Frisk voulu ouvrir la bouche pour adresser quelques mots à Dorothy mais elle n'eut pas le temps qu'elle fut interrompu par Mangle qui se figea étrangement en plein geste, et, se baissa, comme si elle avait peur ou était intriguée par quelque chose, tout en laissant échapper du fond de sa gorge un long grondement pas des plus chaleureux... Perplexe, Frisk échangea un regard perdu avec Dorothy avant de froncer brusquement les sourcils, et de changer totalement d'expression faciale, laissant place à Chara qui fit un pas en avant, son couteau de nouveau en main que Frisk avait rangé plus tôt. Elle se mit devant Dorothy et Mangle, prête à en découdre malgré ses blessures encore fraiches.

- Quelque chose arrive.

Et ce quelque chose devait être assez gros et dangereux pour faire trembler un créature de fer avec des dents de requin tel que Mangle...

Tout d'un coup, brisant le silence, résonna dans la pièce, tel un écho un simple rire. Enfin simple... Pas vraiment. Il était amusé mais pouvait glacer le sang de n'importe qui, et même Chara se surpris à frissonner face à ce dernier..... Maintenant, restait plus qu'à découvrir à qui il appartenait...


A suivre...
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 24 Jan - 23:58



Don't make a sound...

Colin était sur ses jambes. Il sentit encore un tas de fourmillement dans tout son corps, mais le fait qu'il soit coriace de part sa nature, le faisait endurer facilement après coup le choc et faire avec la douleur. Après tout être aussi un pompier, l'instinct de survie de celui-ci et son tigre étaient assez développer. Malheureusement dans ce lieu, il fallait opérer autrement. Cependant, les grondements étaient bien trop fort et la force de ces espèce de souris semblaient avoir raison de lui et il s'écroula de nouveau sur le sol, maintenu. Il arrivait à bouger mais la lutte semblant acharnée pour elles, il grogna, faisant vibrer toutes leurs petits corps. Sa forme naturelle était en émoi la plus totale. Un feulement, des miaulements suivirent peu après son râle, et les petites s'en allèrent comme effrayées par ce qu'ils entendaient. Colin avait pu apercevoir comme une forme de chat...

Colin se releva. Tout s'enchaîna ...Niels avait disparut et sûrement profitant de toute cette agitation. Il s'était laissé malmené par la jeune femme brune par la suite, comprenant son agacement, sans sentir vraiment quelque chose, de toute façon s'était pas la première chose arrivée depuis le début donc un peu ou un peu moins. Puis, la suite fut tout en perplexité....Un nœud papillon qui semblait être pour cet assemblage que Niels avait commencé...mais la finition sans lui restait délicate. Il ne restait plus que Mangle en animatronix. Il avait suivit un peu plus tôt Ballora des yeux. Il avait écouté les paroles prononcées, et ce désir pour Circus Baby de vouloir retrouver le monde humain. Maintenant, il était face à la brunette qui semblait avoir deux personnalités en une, essayant de comprendre.

Il était juste attentif à tout cela. Le Nielsdroïd semblait avoir son importance tout comme ce nœud. Il s'approcha des deux jeune filles pour participer aussi. Cependant, un rire retentit, son tigre feula à son tour. Il n'aimait absolument pas du tout. Il se crispa, comme si ses membres voulaient l'électrocuter à leurs tours. Il tourna son regard et vit deux portes un peu plus loin. Il s'y dirigea rapidement et tout en légèreté. Celle qu'il avait choisi était tout à gauche de là où ils étaient arrivés.

Il essaya de l'ouvrir, constatant qu'elle était fermée. Il se retourna par réflexe sentant une présence venir à lui et ce n'était qu'autre Mangle qui avait réagi apeurée à ce rire, semblant toujours l'être, tout en étant curieuse de ce qu'il faisait. "Mangle, tu sais ce qu'il y a derrière cette porte", elle le regardait indécise, comprenant qu'elle était comme lui dans cette situation. Soudaine comme une ampoule qui scintillait, Colin se fit écarté sur le côté avant qu'elle ne commence à défoncer la porte, sa deuxième tête enjouée à cette idée. "Je vais t'aider", avait-il annoncer. Et c'est ainsi qu'une danse alternative se fit et dans un fracas la porte vola en éclat. Colin sourit et se tourna vers Mangle, levant le poing comme pour faire un high Five. Mangle le regardait dubitative mais leva son moignon et tout foufou ils se frappèrent l'un contre l'autre "Beau travail d'équipe !" Il entra prenant les devant suivi par sa comparse.

La cuisine était beaucoup plus éclairée que tout ce qu'ils avaient visité jusqu'à présent. Elle brillait de mille feu même un peu trop et pourtant il y avait un côté délavé et peu chic plutôt moyen en son genre. Des ustensiles de toutes sortes trônaient et plus il s'approchait, plus il ne pouvait que constater qu'ils reflétèrent tous, comme des miroirs. Le tout ça sonnait faux. Une dînette géante peut-être ...

Il regarda Mangle, elle recherchait quelque chose. "Que cherches-tu ? Un objet?" demanda t-il intrigué. Elle le regarda et agita sa tête de haut en bas. Il n'eut le temps de dire autre chose, qu'elle se mit à tout démolir, faisant tomber tout objet, certains se cassèrent d'autres qui n'avaient pas une bosse. Dans une telle cacophonie qu'il mit pendant un instant ses oreilles "en pause" pour supporter le vacarme...Cependant elle s'arrêta, l'air totalement désespéré de voir qu'il y en avait d'autres à foutre en l'air, s'assayant et regardant Colin, lui demandant de l'aide. Il regarda sa création abstraite et constata qu'elle n'avait fait tomber que des objets réfléchissant, où il pourrait se voir.

Il se mit à réfléchir pendant un instant, demandant pour être sur. "Est-ce bien un objet qui réfléchit ? Comme un miroir". Elle se leva hâtivement ayant adhérer à ses mots. Mais il se demandait à quoi pourrait-il servir, à part se voir...Il se fit bousculer pour qu'il revienne sur terre et sorte de ses pensées, par Mangle. Il se déplaça félinement, ouvrant tout les placards de la pièce, vérifiant chacun d'eux mais bien entendu il n'avait rien. Il se tourna vers sa compagne et demanda "Est-ce un miroir" mais elle n'avait pas l'air de savoir ce que s'était réellement à part cet élément de reflet ce qui était déjà un bon début. "Ce n'est pas grave, on trouvera bien" sourit-il "Peut-être que quelqu'un l'aurait déjà trouvé"  

Il se dirigea vers la sortie intimant à Mangle de le suivre mais il voyait qu'elle avait encore peur. "On te protégera" dit-il doucement. Peu sur, elle le suivit tout de même, se collant presque à lui, derrière lui comme une glus, essayant de se faire toute petite. Surveillant ses arrière pour Mangle, il vint vers ses compagnons d'infortunes posant cette fameuse question. "Auriez vous trouvé quelques objets comme Dorothy avec le noeud papillon dans votre exploration ?" Il vit Hip' s'approcher et sortir une sorte de caillou triangulaire avec un trou bien rond en son centre, il le prit, tout en observant son autre poche et lui sourit. Il vit Félicity sortir un miroir de poche et le prit également. Un miroir, était-ce une coïncidence ou ...

Il le montra à Mangle. "Regarde on l'a trouvé !" un nouveau Moimoignn se fit. Mais la réaction de Mangle changea rapidement. Elle s'agita voulant récupérer l'objet. "Attends ...nous devons savoir à quoi sert-il .." mais elle était mécontente de ses paroles et elle était pas agressive, plus têtue, voulant réellement ce qu'il tenait. Ses parties endosquelettes le blessa ce qui le fit se reculer et lâcher le miroir sur le coup. Elle en profita pour le prendre et l'envoyer valser plus loin...

Aucun son de cassure se fit entendre. Il regarda vers l'endroit, où il aurait tomber et il eut un pas de recul. Le rire entendu plus tôt retentit, Mangle hoqueta, se rendant compte de ce qu'elle avait fait. Une silhouette à contre jour apparue. Elle n'était pas grande mais fine et cette dernière s'avança dans la lumière où là tout le monde la voyait concrètement. Colin surpris, comme une impression de déjà vu, elle ressemblait à Coraline.

Cette dernière se regarda dans le miroir. Colin vit ses yeux qui n'en étaient pas mais plus deux boutons à la place. D'une voix un peu trop exagérément enfantine elle parla "Faîtes attention à qui vous confiez un miroir de cette classe... Ce serait dommage de le casser !". Elle s'enfuit dans les abysses des ombres de la pièce à une vitesse phénoménale dans un rire frémissant. Colin avait tout son être tendu. La voix retenti de nouveau mais dans un autre coin de la pièce "J'ai envie de jouer à un jeu... Vous avez pas envie de jouer vous ?", elle se déplaça de nouveau, il essaya de suivre ses déplacements  "Enfin, je vous rassure, pas aussi ennuyeux qu'avec ces... comment elle les appelle déjà ? Ses protégés. Enfin, parfois je me dis qu'elle devrait revoir sa conception de la protection parce que vu dans quel état elle les a mis avec leurs bêtises...", mais qui était-elle ? Elle se déplaçait à nouveau et comme dans un souffle, sa présence il la sentie derrière lui, elle lui murmura  "Moi je suis une enfant très sage... mais c'est l'heure de la récréation, et je meurs d'envie de jouer alors... Jouons !", une nouvelle fois à vitesse grand V, elle partie et se retrouva sur la scène, toujours avec ce même rire. Elle tapa dans ses mains et fit une dernière tirade "le premier qui trouve la sortie, a gagné..."

Niveau flippe, il ne pouvait pas nier que s'était minime...Mais il préféra rester concentrer. Il y avait encore autre chose qui le chiffonnait et tout en sentant Mangle qui était contre lui comme une sensu, il lui présenta l'autre objet, ce fameux cailloux. Elle tremblait, il la serra un peu plus contre lui, pour essayer de la rassurer et dans un geste avec son museau, elle le fit relever sa main, pointant le trou devant ses yeux. Il fronça des sourcils curieux et y regarda. Il balaya la pièce, tenant toujours Mangle, suivant ses mouvements. Tout ce qu'il voyait était en noir et blanc. Il se stoppa vers le nœud, il était d'un rouge flamboyant. Les yeux de NielsDroid était d'un violet intense. Il se stoppa sur le miroir et celui-ci dégageait une fumée vaporeuse bleutée.

Son attention était complètement sur ce phénomène..."Cet objet" désignant le caillou triangulaire, s'adressant aux autres pour les informer..."Si l'on regarde à travers, la pièce est plongé en noir et blanc, sauf trois choses pour le moment..." il fit un signe vers le NielsDroid et le noeud."Le papillon est en rouge vif et les yeux du droid dans un violet intense.." il regarda le miroir que tenait toujours la silhouette..."et le miroir dégage une fumée vaporeuse bleutée". il tourna la tête vers l'autre porte qu'il n'avait pas encore exploré..Alors cet objet leur permettait sûrement de voir les objets qui pourraient les aider à construire ce puzzle. Il se sépara doucement de Mangle, finit l'effet patate. "je reviens, reste là" Pour ensuite aller vers la porte à la droite de la fameuse cuisine éblouissante.

La fameuse femme sur la scène avait braqué son attention sur Colin et l'objet qu'il tenait. D'une vitesse allucinante et sans bruit, elle se retrouva bien vite derrière l'homme. D'une tape sur l'épaule, il se retourna et elle se pencha pour lui susurrer "Tu me rends mon caillou s'il te plaît ? C'est à moi...", si troublant de penser que s'était peut-être Coraline ou alors une imitation..elle était peut-être de ce monde ci...cette sauveuse...Si s'était elle, elle aimait bien lui susurrer les choses, mais s'était contradictoire avec ce qu'elle avait dit et fait...Elle avait tenter de protéger Ballora et là elle les traitait d'ennuyeux. Ce n'était pas elle ou du moins pas initialement. Il la regardait et d'un ton catégorique et doux. "Non".

Elle se contente de te sourire, et s'éloigne aussi rapidement qu'elle était venue, puis, la revoyant sur scène, elle dit alors : "Le jeu commence dans trois secondes, et je vous conseille de participer... alors ! 1... 2... 3 !"

 



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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Jeu 26 Jan - 20:50


Don't Make a Sound

Pleins de gens omg




Encore et toujours des chansons, ce qui commençait légèrement à taper sur le système de Cheshire. Pourtant il était mélomane, mais là, c’était trop. Déjà parce que les comédies musicales n’étaient pas forcément son fort, et puis parce que les paroles lui rappelaient oh combien la situation tragique des animatronics, et il n’avait pas forcément le temps pour les écouter chanter. Il détourna la tête dans la pièce, pour voir ce que les autres faisaient, mais ils étaient tous absorber par le chant morbide des robots. Alors qu’il allait se déplacer, le coup de grâce arriva. Ses poils se hérissèrent sur tout son corps et sa queue devient aussi fourchue que le trident de Poséidon. Puis, il tomba au sol, totalement électrisé par une attaque en traite. Que se passait il ? Il n’arrivait même plus à garder les yeux ouverts tant la douleur était forte. Il feula de colère, et de souffrance. C’est sur que s’ils étaient attaqués comme ça, ils n’allaient pas pouvoir les aider. Les minutes passaient comme des heures et Chester sentait que son esprit partait au loin de toute cette torture. Au fur et à mesure que la douleur partait, l’ancien chat essayait de reprendre connaissance, et de voir ce qui se passait. Regardant d’abord d’un œil, illuminant très légèrement les environs, il remarqua ainsi qu’il n’était pas le seul à avoir été électrocuté. Une voix parlait au niveau de la scène, mais les mots qui rentraient dans son oreille n’arrivaient pas à former des phrases pour son cerveau encore sous le choc. De toute façon, ils allaient y passer, il le sentait venir gros comme une montagne et la souris dans sa poche s’agitait de plus en plus. Plantant ses ongles dans le sol, il essaya petit à petit de se rapprocher de la scène, en rampant comme un militaire.

Il commençait à mettre les pièces du puzzle dans le bon ordre. Il y avait quelqu’un sur la scène qui leur parlait, qui leur disait que la fin était proche alors qu’ils étaient tous à terre, sans défense. Apparemment les animatronics étaient d’accord car deux étaient sur Chara, à la vue des paroles de cette dernière. Mais ce qui inquiétait de plus en plus l’ancien chat, c’était ce bruit sourd, comme le grondement de la mer, qui ne faisait que s’amplifiait de minutes en minutes. C’est alors, qu’une immense vague de souris blanche, les même que celle qu’il avait dans sa poche déferla dans la pièce. Feulant à nouveau pour qu’elles partent, ce qui n’eut pas l’effet escompté, ils se retrouvèrent tous enseveli par ces rongeurs. « C’est moi qui vous manges, pas l’inverse. » Essayant de se relever, la colère aidant, il feula maintes et maintes fois mais c’était trop tard. Elles étaient beaucoup trop nombreuses et il fut à nouveau projeter au sol, comme si la gravité s’était inversée. Mais c’est alors, qu’un miaulement retentit dans la pièce. La queue de Chester s’agita vivement, reconnaissant parfaitement la présence d’un congénère. Finalement ce n’était pas si idiot. S’il y avait des souris animatronics, il devait bien avoir le prédateur qui allait avec, un chat animatronic. Et effectivement, quelques minutes après, une immense silhouette apparue sur le mur et les souris filèrent tandis que les miaulements s’étaient amplifiés, aidés par ceux du Cheshire. « Ouais c’est ça, de toute façon je garde un otage. »

Il avait murmuré les paroles dans sa barbe, alors que de sa main il sera fortement la souris dans sa poche qui couina. Pouvant enfin respirer, il resta encore un peu à terre, en boule, pour faire le point sur la situation. Lui, le chat du cheshire, roi des félins de Wonderland avait failli se faire manger par des souris robots pour qu’on lui vole son âme. Non mais allo quoi ? Qu’est-ce que c’est que ce monde. Passablement vexé et irrité, Hippolythe ne lança même pas un regard quand Circus Bitch s’en prit à Dorothy même si ses oreilles étaient à l’affut de la moindre information. Se relevant un peu, s’asseyant en tailleur, les bras croisés, il ne pouvait néanmoins s’empêcher de commenter les paroles de l’animatronic, se fichant que les autres puissent l’entendre ou même lui répondre. « Nous sommes tous égoïstes, c’est un fait naturel, que nous soyons humains, animal ou autres, nous pensons d’abord à notre propre survie plutôt qu’a celle des autres. Ce n’est ainsi pas une question de légitimité, ça n’a même rien avoir avec ça. » Oh et il savait de quoi il parlait, que ce soit à Wonderland où à Storybrook. Dans sa contrée d’origine, il avait usé et abusé de ce principe d’égoïsme, quand à la ville où il était psychiatre de surcroît, il avait pu étudier le fond de la pensée et de l’âme humaine, qui ne faisait qu’étayer sa théorie. « Oh ce n’est pas tous les jours que je dis ça, en fait c’est pour remplir mon quota de bonne action, j’ai déjà un karma pas mal entaché, j’espère juste le nettoyer un peu. » Il avait bien vu que Circus Baby ne regardait plus Dorothy, mais lui. Alors c’était pour ça, qu’il lui avait balancé ça cyniquement, tout en ponctuant par un grand sourire dont il avait le secret. Après tout, ce n’était pas entièrement faux. Même s’il avait tourné du bon côté, des années auparavant, ce n’était pas sa générosité qui le caractérisait. Cependant, même s’il était ironique, le sort qui touchait ces animatronics le touchait plus que de raison. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il était question d’âmes, et qu’il était né pour ça, guider les âmes perdues, les aider à aller vers un monde meilleur. Ou parce qu’ils s’agissaient d’enfants, et qu’il était impardonnable de s’en prendre à eux ? Sans doute un mélange. « Ça tombe bien, je ne suis pas humain ! Je suis un chat C’est pénible de se répéter. »

Sa voix était un doux ronronnement et il rajouta tout en fixant le regard de Circus Baby, pour qu’elle seule entende, même si Dorothy pouvait le capter. « Je n’ai aucune humanité. » Et son sourire s’étira au-delà de ses oreilles, montrant ainsi des dents pointues qui venaient de s’allonger, des yeux d’un bleu étrange dont la pupille avait disparu, qui reflétait ainsi un visage déformé par la folie qu’il cachait en permanence. Sauf qu’en moins de deux secondes, il était revenu normal, un visage serein, calme, réfléchissant à la situation présente. Seuls ses yeux brillaient toujours, preuve que ce qui s’était passé n’était pas une illusion. Balançant sa queue, il soupira quand l’animatronic passa à l’attaque. « Il faut prendre du Prozac, vraiment c’est efficace. » Regardant avec attention, il se dit qu’il irait aider Dorothy que si la situation s’empirait. Or un autre félin ? ou canidé ? il ne savait trop quoi penser de Mangle, s’occupa de la jeune femme, sous les cris de Circus Bitch. Il ne put s’empêcher de rigoler mesquinement tandis que sa queue pointait l’animatronic renard. « Oh ? Alors on a des récalcitrants dans son groupe ? Tss pas très bien dirigé tout ça … peut être qu’au final, tout le monde n’a pas forcément envie de prendre un corps humain ou d’assassiner les personnes qui ne vous veulent pas du mal. » Se relevant doucement, encore endolori par les décharges, il étira tous ses membres alors que la pauvre Mangle se faisait électrocuter à son tour. Croisant à nouveau les bras sur sa poitrine, Cheshire se mordit la lèvre inférieure. Enfin un peu d’action qui ne les concernait pas. Alors comme ça, la petite rousse avait pris la suite d’une marionnette, qui était sans doute leur chef ? Intéressant. Il voulait en savoir plus, apprendre leur histoire mais tout se brisa quand Baby Circus partit en pleurant comme une petite fille, poursuivit par le reste des robots. « Sous ses grands airs .. » Et un sourire sincère se dessina sur ses lèvres, pensant qu’au final, ce caractère n’était qu’une carapace pour se protéger de la souffrance dont elle était victime.

Le silence revint dans la pièce, et Hippolyte en profita pour se rapprocher de Félicity. Ils regardèrent tous ensemble l’étrange changement de personnalité de Chara, lui arrachant une sorte de bruit de contentement, prouvant qu’il n’était pas le seul atteint de folie ici. Le spectacle qui se déroulait devant ses yeux étaient étrange, mais confirmait le fait que Mangle n’était pas méchante, qu’elle ne leur voulait pas de mal. Mais d’un coup, cette dernière se raidit, perdant sa bonne humeur de petit chaton et Chara annonça que quelque chose arrivait. Soupirant, lassé de ne pas avoir plus de dix minutes de repos d’affilé, Chester se prépara alors au combat, tandis qu’un rire glaçant retentit dans la pièce. Il en avait entendu des choses effrayantes, le rire de la reine rouge coupant des têtes en était un, mais là, il fallait bien dire qu’elle avait de la concurrence. Regardant vers le fond, il ne put rien voir, tandis que le rire s’était éteint. Par contre, il observa attentivement la réaction de Mangle, qui après avoir eu peur, était à nouveau joyeuse, aidant Colin à ouvrir la porte du fond. Mangle avait l’air de connaître l’origine du rire, et la personne/robot qui avait fait ça, devait être à l’image du son qu’elle avait produit. Etait-ce le fameux elle ? Non, elle justement, ne se découvrirait pas aussi vite. Un autre animatronic peut être ? Ou alors encore autre chose …

Puis Colin revint de la pièce qu’il avait visité, sortant par la même occasion l’ancien chat de la réalité quand il posa la question des objets. Les yeux de Chester s’illumina à la pensée qu’il n’avait pas forcément raconté sa petite aventure dans les sous-sols de la scène. « Vue que nous sommes dans les discussions d’utilités, j’ai oublié de vous faire part d’une chose, vu que j’ai été interrompu par Baby B* hum Circus. » Passant une main dans ses boucles, il poussa un grand soupir. « Le dessous de la scène est en réalité la pièce ou je me suis téléporté tout à l’heure, celle qui contenait la cage enfermant le petit garçon. Malheureusement je l’ai retrouvé vide. Enfin, il y avait une souris, comme celle qui nous ont attaqué qui tenait dans sa gueule ce caillou mais plus aucunes traces de l’enfant. » Il se gardait bien de dire qu’il l’avait capturé pour prendre l’objet et mis dans sa poche comme otage, on ne sait jamais ça peut toujours servir. « Cependant la chose étrange, c’est qu’elle n’est pas vivante. Enfin vivante, je veux dire par là qu’elle ne possède pas d’âme, comme vous, moi où même encore les animatronics. »  Et il lança un petit regard à Mangle, qui s’agitait de plus en plus face aux objets que Colin avait dans les mains. Hippolyte allait récupérer son objet quand d’un coup, un hurlement résonna dans son esprit ce qui eut pour effet de le faire feuler. « Il est en danger ». Se pliant en deux, attrapant sa tête il savait parfaitement ce que ça voulait dire. Sa queue fouettait l’air avec violence et dans un écran de brouillard, il disparut à nouveau comme dans la pièce aux écrans.

Il se retrouva alors dans une pièce sombre, pour pas changer. Regardant partout dans la pièce, il remarqua alors dans la pénombre, une petite silhouette. Il s’avança vers elle, l’illuminant avec son regard. C’était un endosquelette, le même que celui qui avait enlevé Coraline et Niels par la même occasion. Se rapprochant doucement, il n’y avait qu’une explication possible. « C’est toi. » Il n’avait pas besoin d’activer son pouvoir pour comprendre que l’âme du petit garçon dans la cage, ce qui se trouvait sous ces couvertures, était là devant lui, c’était l’endosquelette.  Cela confirmait ainsi toute la théorie, que ce Elle, ce monstre sans nom, c’était livré à des expériences cruelles, en arrachant des âmes enfantines pour les mettre dans des robots ou tout autre sorte de choses mécaniques. Pour toute réponse, l’endosquelette ouvra ce qui ressemblait le plus à une bouche et une petite mélodie en sortie, un peu pour confirmer sa réponse à l’homme en face de lui. Puis il tourna rapidement la tête, comme pour vérifier qu’il n’était pas suivis. Chester s’approcha alors doucement, et activa son pouvoir pour essayer de discuter avec lui. L’âme du petit garçon avec laquelle il avait communiqué auparavant apparu devant l’endosquelette, et il pouvait ressentir une peur immense, sourde, qui cachait tout le reste des émotions. « Je suis là, tu vois, tu m’as appelé et je suis arrivé. Comment est tu sorti de ta cage ? »

La peur était toujours présente, mais il sentait que l’âme s’apaisait légèrement. Il lui chuchota alors rapidement «  Je ne suis pas censé être là... je ne peux pas faire long. Je ne sais même pas pourquoi je fais ça... » Chess ne dit rien, laissant l’enfant prendre son temps pour lui expliquer. « Je peux sortir de mon coin quand Elle m'appelle... Je suis un enfant sage ! » L’ancien chat eut un petit sourire avant d’hocher la tête. « J’ai de la chance alors de te connaître, si tu es un enfant sage. » Il put ressentir alors une immense vague de fierté traversé l’âme, ayant sur lui un effet positif. « Je dois te donner quelque chose... ». S’approchant encore un peu, il tendit alors son bras. « D’accord, vas y. »  C’est alors qu’un spectacle étrange se déroula sous les yeux du félin. Les pièces de l’endosquelette bougèrent, se déplacèrent entièrement pour laisser place à une ouverture au niveau de la poitrine. L’un des bras rentra ainsi pour ressortir une sorte de cœur metalique, ainsi qu’un papier plié en carte. Feignant de ne pas être surpris, Chester attrapa le cœur et le papier le plus délicatement possible. « Merci. » « Il faut que je parte maintenant, il faut que je partes. » Non, il avait encore trop de choses à lui demander, il ne pouvait pas le laisser à nouveau. « Attends, restes, j’ai encore des questions à te poser. » Mais l’âme répétait inlassable la même phrase. « Je te protèges, quoi qu’il arrive, restes, je te protègerais. » Comment ? Il n’en savait rien, mais ce qui était sûr, c’est que le chat du cheshire ne laisserait personne approcher l’endosquelette petit garçon. « Il faut que je m’en aille. »

Mais il restait en place, alors qu’Hippolyte était maintenant qu’a un pas de lui. Il sentait la confusion qui régnait dans cette âme. Rester ici avec lui ou fuir au loin pour accomplir les ordres de Elle. « Ne t’inquiète pas, je suis là, je veille sur toi. » Il essayait de l’apaiser avec sa voix, qu’importe les mots, c’était les sentiments qu’il touchait. Tout en ouvrant le papier, il entendit le petit garçon lui dire. « Je ne suis pas sûre... ce n'est pas à moi, mais je crois que c'est important. Je voulais juste la retrouver, je voulais juste la revoir, Elle m'avait promis que je la reverrais si j'étais sage. » Une vague de tristesse submergea l’âme tellement fort, que Chester pouvait la sentir à travers la sienne. Regardant le papier, il détailla le dessin. Une petite fille avec des couettes orange et des yeux verts. En dessous deux mots, Sauve là. C’était étrange, mais le dessin ressemblait étrangement à cet animatronic, Baby Circus. « Il faut que je parte... Elle va me punir... Il faut que je parte... Elle va me punir... ». Relevant la tête, il allait parler à nouveau quand l’endosquelette ouvrit la bouche pour en faire sortir une mélodie stridente. Le son était tellement grinçant que Chester en coupa même son pouvoir, se mettant ses mains au niveau de ses oreilles. Cet instant de déconcentration permis ainsi à l’endosquelette de s’enfuir par les couloirs d’aération sans que l’ancien chat ne puisse rien faire. Il se retrouvait encore une fois dans une pièce qu’il ne connaissait pas, avec un cœur métallique et un dessin d’enfant, alors que son petit protégé s’était évaporé.  

Marchant un peu, il réfléchit à ce qu’il devait faire. Poursuivre l’endosquelette à travers les conduits d’aération ? Oui, c’était une solution. Il était souple, mais pas forcément rapide à cause de sa taille, alors que l’endosquelette pouvait battre Usain Bolt au 100 mètre. De plus, s’il le perdait de vue, c’était sur qu’il se perdrait lui-même dans les conduits. Il pourrait se téléporter, mais avec la fatigue pas sur qu’il arrive à bon port. Justement se téléporter pour aller dans la salle de spectacle avec les autres ? Encore là c’était une solution plus que possible. Il pourrait ainsi expliquer le fait qu’ils avaient tous raison sur ce qui se passait dans cet endroit. Mais d’un autre coté, il n’avait pas forcément très envie de rencontrer la personne au rire étrange, qui était dans cette salle. La troisième et dernière option semblait plus l’attirer. Plus il observait le dessin et plus son intuition lui disait que c’était l’animatronic rousse qui était dessiné. Alors comme ça, cette caractérielle avait un petit amoureux ? Comme c’était mignon. Mais c’est alors que ses yeux s’élargirent au possible, ses pupilles devenant aussi fines qu’une feuille de papier. Il se tapa volontairement la tête en se traitant d’idiot. Baby Circus n’était pas son amoureuse, elle était sa sœur. Les paroles qu’il avait entendu résonnèrent violemment en lui. « J’aime la forêt, les chiens, surtout ceux avec des poils tout doux et le plus important ma grande sœur. » « Oh, moi aussi j’ai un grand frère et même s’il est pénible, il faut dire que je l’apprécie plus que tout. »  

Serrant fermement la feuille de papier, il ferma les yeux et se concentra véritablement. Il vida son esprit, plus rien ne pouvait le parasiter et seul l’image de Baby Circus s’éclaira. Il allait tenter le tout pour le tout. Le brouillard apparu et l’emporta alors à sa prochaine destination, ne pensant plus qu’exclusivement à l’animatronic. Quelques secondes après, il atterrit dans une autre pièce, qui ressemblait à un mini chapiteau de cirque. Faisant quelques pas, gardant toujours la feuille contre lui, il priait le dieu des chats pour avoir réussi sa téléportation. C’est alors, que dans une lumière jaune, tamisé, il aperçut les 4 animatronics. Courant vers eux, il fut surpris, et choqué de voir qu’ils étaient comme mort. Cassés, fracturés, vides, ils étaient dans un état lamentable et une colère sourde bourdonna dans ses oreilles. Espérant se tromper, il lança alors son scanner à âme, mais le résultat fut sans appel. Il n’y avait plus rien. Plus aucune âme vivante se trouvait dans chacun des animatronics. Il était arrivé trop tard. Découragé, dépité, il se laissa tomber à coté de Baby Circus. « Tu sais, j’ai rencontré ton petit frère. Il est vraiment adorable et il t’aime beaucoup. Regarde, c’est toi. » Bien entendu, il n’eut aucune réponse, alors qu’il montrait le dessin au robot vide. « Je t’avais dit que je pouvais comprendre ce que vous ressentiez ? Et bien je comprends parfaitement ce que ton frère ressent. Moi aussi par le passé j’ai essayé de sauver mon grand frère, prisonnier d’une sorte de Elle, qui l’utilisait pour ses pouvoirs, pour sa force. J’ai passé des années à essayer de le sauver, tout en respectant les règles, en étant un enfant sage mais j’ai échoué. Ce n’est que quand j’ai commencé à désobéir que j’ai pu le sauver, enfin... » Le silence cueillit à nouveau la parole de Cheshire alors que son regard était fixe sur le papier. Pourquoi n’arrivait-il jamais à temps pour sauver les personnes à qui, il dédaignait un peu s’intéresser ? A croire qu’il ne devrait jamais mettre ses sentiments, son cœur dans une action pour la réussir.

Il avait la nausée, comme le jour rougie, où il n’avait pas pu sauver toutes ses âmes, où il avait fui lâchement après avoir essayé de sauver Bandy, quand les soldats de la reine rouge s’étaient rendus compte qu’il était présent, avec sa horde de chat. Il n’avait pas été présent au bon moment, n’éclairant pas le passage à ses âmes en détresse, dont la tête fut séparé du corps physique, tombant dans la rivière de Tupercast, devenu rouge par le sang. C’était sa faute, il ne se l’était jamais pardonné. Et aujourd’hui, il avait l’impression d’avoir fait la même erreur. Pas forcément dans les mêmes circonstances, mais il avait l’impression d’avoir échoué à sa tache première, aider les âmes en détresse, aider les âmes perdues. Ses doigts et griffes rentrèrent dans le cœur métallique, lui coupant la chaire au passage tant il le serrait fort. Allait il abandonner maintenant et fuir comme il l’avait déjà fait ? Oh il aurait pu, après tout ce n’était pas foncièrement son problème, mais il avait fait une promesse, qui résonnait comme un air de déjà-vu. Non, il ne devait pas perdre espoir. Soufflant tout en passant une main sur son visage, il resta assis à côté des cadavres des animatronics pour se reposer un peu. Après tout, la téléportation n’était pas de tout repos, tout comme parler à des âmes, et le choc électrique qu’il avait reçu tout à l’heure avait accentué sa fatigue. Cependant, il était bien motivé à retrouver ces âmes qu’on avait maltraités et il était prêt à arracher les yeux de cette Elle avec ses propres griffes, tandis que la voix de son Alice résonnait dans son esprit. « Le meilleur moyen de réaliser l’impossible c’est de croire que c’est possible. » Oui, c’était possible de retrouver ses âmes, de réunir Baby Circus et son frère, de tous les sauver et de montrer à ce Elle qu’eux aussi pouvaient faire preuve de cruauté. Et tandis que la lumière diminuait de minutes en minutes, l’on pouvait observer dans la pénombre une forme de lune apparaître, comme auparavant dans le ciel de Wonderland, signe d’espoir et de résistance.




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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Sam 28 Jan - 11:33



❝Don't make a sound❞

Mission
Maintenant que les animatronics étaient partis et qu'ils étaient plutôt en sécurité, Dorothy alla se reposer. Elle se laissa aller sur une chaise et posa sa tête au creux de ses bras sur la table. Elle était éreintée. Depuis leur arrivée, entre les blessures et les émotions, la jeune fille était vidée et s'asseoir même quelques minutes la soulageait. Mais le calme fut de courte durée.

Derrière elle, la petite fermière entendit Chara enguirlander Mangle. L'animatronic ne méritait qu'on lui parle ainsi, elle avait été leur sauveuse. Mais Dorothy n'eut pas la force de se relever, d'autant que bien vite le ton de la brune changea. Ce fut à ce moment -là que Dorothy réalisa la disparition de Niels. Ce n'était pas possible ! Comment n'avait-elle pas pu remarquer ça! Qui avait pu faire ça? Où était-il et surtout était-il en danger? L'adolescente se mit alors à pleurer de lassitude et de frustration. C'en était trop pour elle.

Ce fut les crocs métalliques de Mangle tirant sur son t-shirt qui la sortirent de son petit instant d'égarement. Elle l'amena sur vers Chara qui était tout sourire. Malgré l'étonnement de voir la brune si différente de tout à l'heure, Dorothy n'en fit pas état et lui renvoya son signe de la main et son sourire. Mais bien vite, dans les yeux de Chara, en même temps que Mangle se figea, la douceur laissa la place à la dureté habituelle. Elle reprit son couteau en main, et se plaça devant Dorothy et le robot à tête de renard. Un rire glaçant retentit. L'adolescente se serra plus près de Mangle. Colin se rapprocha alors et proposa de chercher une sortie. Mangle partit avec lui. Ils revinrent bien vite et Colin demanda si d'autre parmi nous avait des informations. Chacun se livra et donna les objets trouvés. Quand Hippolyte eut expliqué certaines choses et remit son objet, il sembla réaliser quelque chose d'important et se volatilisa.

Une silhouette se matérialisa alors à une extrémité de la pièce, on aurait dit Coraline mais en poupée à boutons. Elle disait vouloir jouer avec eux. Elle ramassa le miroir que Mangle avait fait tomber plus tôt. Colin continuait à s'intéresser à la pierre. En regardant dedans, les objets trouvés par le groupe étaient les seuls en couleur, confia-t-il.

La poupée aux traits de Coraline mais aux yeux en boutons monta alors sur scène pour lancer un jeu. Cependant, personne ne fit réellement attention à elle, beaucoup plus obnubilée par la découverte de Colin au sujet de la pierre et des objets.

Voyant que personne n'avait l'intention de jouer, la silhouette s'exaspéra. Son regard allait de l'un à l'autre des habitants de Storybrooke en tapant du pied pour montrer son agacement. Voyant que cela ne changeait rien et que personne ne faisait attention à elle, elle décida de sortir les grands moyens. À son claquement de doigts, le rideau derrière elle se souleva légèrement, dévoilant des dizaines de Toto en peluche, identiques à ceux qui jonché le sol du  studio de danse. En ligne, ils restèrent parfaitement immobiles.

- Dîtes, vous allez faire ce que vous dis au lieu de rester plantés là ?, s'irrita la silhouette. Je disais donc... le premier qui trouve la sortie a gagné ! Mais si j'arrive à récupérer ce pseudo-animatronic et le nœud papillon avant... vous avez tous perdu. Si vous ne participez pas, je lâche mes adorables petits chiens sur vous, et je ne donne pas cher de vos mollets. C'est compris cette fois ?

Elle ponctua ses paroles d'un petit sourire innocent qui aurait presque pu paraitre sincère. Apparemment il était nécessaire de faire quelque chose. Dorothy se lança la première pour donner ses idées même si elle n'était pas franchement la plus stratège. En tout cas, il fallait qu'ils gagnent ensemble pour s'en sortir.

- Le mieux serait de chercher la sortie en groupe, on ne se sépare pas, ainsi pas de gagnant solitaire. Et bien sûr, on garde Mangle et la création de Niels avec nous.

Elle venait à peine de finir sa phrase qu'elle sentit quelque chose lui tapoter sur l'épaule. Était-ce Hippolyte qui revenait avec des nouvelles? Non, ce n'était pas lui, il n'y avait même personne. Pourtant, une force invisible tira violemment Dorothy et la projeta sur scène aux pieds de la silhouette. La chute avait été brutale et pour ne rien arranger, la silhouette lui écrasait le poignet pour la maintenir au sol.

-Dis, ma mignonne, c'est fini les messes-basses ? Vous devriez être en train de vous entretuer là, puisqu'il n'y en a qu'un qui peut trouver la sortie... s'il la trouve. Enfin ! Puisqu'il faut toujours tout faire soi-même... ils n'auront qu'à être trois à jouer.

Son ton à la fois mielleux et menaçant n'augurait rien de bon. Elle claqua à nouveau de doigts et les chiens s'animèrent, grognant et montrant les dents tout en fixant Dorothy. Il ne fallait pas rester là. De sa main libre, l'adolescente essaya de libérer son poignet en agrippant la cheville de la silhouette, mais cette dernière avait une force herculéenne par rapport à la petite fermière.

Dorothy releva la tête suppliante, mais ne croisa que le regard bouton dédaigneux de la poupée. Pourtant sous son œil gauche, elle remarqua quelque chose. Un petit filet de sang? Elle ne put en être totalement sûre quelque chose se mit à tirer sur sa cheville. Dorothy reconnut la prise de Mangle. Sa sauveuse la ramena vers le reste du groupe. Cela ne fit bien sûr pas plaisir à la silhouette mais elle claqua néanmoins de doigts pour calmer les chiens.

- Ok, chacun sa méthode de survie, j'ai envie de dire. Très bien ! Vous serez 4. Mais il n'y aura qu'un seul gagnant... ou pas du tout.

Cependant, Dorothy se moqua de tout. Inconsciente du danger et sincèrement soucieuse, elle retourna près de la scène pour regarder les yeux de la poupée. Elle n'avait pas rêvé, il y avait bien du sang. Prise au dépourvu par cette fillette qui la fixe, la poupée lui demande sans ménagement :

-Mais qu'est-ce que tu me veux ? Joue au jeu bon sang ! Je sais pas moi, hurle, tape sur les autres, prend une machette et décapite-les !

- Est-ce que vous allez bien? Vous saignez légèrement, juste sous votre œil gauche.

La silhouette s'essuya et remarqua les traces rouges sur ses doigts. Cette petite peste avait raison, mais pourquoi s'inquiétait-elle pour elle qui voulait qu'ils s'entretuent. Elle n'avait donc aucune logique, aucun instinct de survie? Non, ce devait être une ruse, elle avait besoin d'une bonne frayeur pour arrêter ses manigances. La poupée sauta de la scène et atterrit avec fracas juste devant Dorothy pour lui crier dessus.

- Pourquoi ça t'intéresse? Je ne suis pas là pour qu'on se fasse des poutous, mais pour que vous creviez ! Occupe-toi de tes affaires !

Dorothy aurait pu s'en effrayer mais du sang apparu cette fois sous l'œil droit.

- L'autre œil ! Essayer de vous calmer, vous voulez peut-être vous assoir?, en attrapant une chaise de la salle.

La silhouette, ahurie, regarde la chaise mais se ressaisit vite. Tout d'un coup, la chose vola à l'autre bout de la pièce, emportée par une force invisible et se brisa. Dorothy recula, effrayée.

- Arrête ! Tu n'es pas drôle ! Si tu veux survivre il faut que tu tues les autres, pas que tu me lèches les bottes ! Et croyez-moi vous ne voulez pas la mettre en colère... C'est Elle qui vous tuera si vous ne faîtes pas ce qu'on vous dit !

Mais le désir et le besoin de venir en aide à quelqu'un fut plus fort et Dorothy ne se démonta pas face à la silhouette. Sans s'énerver, toujours avec une infinie douceur, elle s'expliqua.

- Je ne cherche pas à être drôle ni à vous léchez les bottes comme vous dites, je m'inquiète. Saigner des yeux comme ça n'est pas bon signe à mon avis. Rien n'empêche mes amis de jouer à votre jeu s'il le souhaite, dit-elle en se tournant vers le Felicity qui est la plus proche, mais moi je veux m'occuper de vous. Laissez-moi vous aider s'il vous plait.

Les boutons de la silhouette ne quittèrent pas Dorothy.

-Innocence, chuchota-t-elle, puis laissa trainer son regard sur les autres membres du groupe. Joie... Détermination... Instinct primaire... Ce qui fait d'un enfant, un enfant.

La poupée recula, prise dans ses réflexions. Elle avait une évidence devant les yeux et ne l'avait pas vu.

- Vous étiez six. Il y en a un qui ne prend pas part au jeu, et un qui se promène trop librement pour le moment... Un chat. Elle n'aime pas les chats. Pas étonnant qu'il y en ait un dans le lot alors... Et lui ? Celui qui ne joue pas. Jeu... Pourquoi il ne joue pas s'il est le Jeu ? Vous étiez six... Alors elle ne vous a pas choisi au hasard ?

Elle plaça ses mains sur ses tempes, la mâchoire crispée, prise par un malaise. Dorothy s'approcha pour peut-être l'aider à s'asseoir, mais déjà le sourire revenait au visage de la silhouette. Un sourire froid, énigmatique qui fit s'arrêter net la petite fermière. La poupée ouvrit la main, dans laquelle elle tenait fermement le miroir depuis qu'elle l'avait récupéré. Le geste était délibéré. En touchant le sol, il se brisa. Cela ferait 7 ans de malheur pour elle, la pauvre, à moins que ce ne soit plus quand on casse délibérément un miroir.

Comme auparavant, un objet se trouvait dans les brisures. La poupée fit mine de le ramasser, mais au dernier moment prit un morceau de verre et se le planta dans le bras.

-Non ! Pourquoi avez-vous fait ça?!

Cependant, seulement du sable s'échappa de la plaie. D'un air sadique, elle dit à l'adolescente :

-Je ne suis pas réelle. Enfin, pas exactement. Je ne suis qu'une copie. Tu vois...

Elle tapota les yeux boutons tout en essuyant le sang dessous avant d'ajouter :

- Ces boutons, ce sont ceux qu'elle a cousu sur ses yeux la première fois. Mon original, donc. Et ce sang... ces larmes, ce ne sont pas les miennes. Ce sont les siennes.

Dorothy sembla comprendre ce qu'elle voulait dire, mais elle ne pouvait faire abstraction du fait que la poupée était blessée. Elle s'approcha tranquillement pour lui répondre.

- Tu veux parler de Coraline c'est ça? C'est sûr que tu lui ressembles trait pour trait, mais tu n'es pas qu'une simple copie. Et ce n'est pas parce que tu es faite de sable que tu es irréelle. Au contraire, tu es bien là et tu n'aurais pas dû te blesser ainsi, tu risques de perdre tout ton sable et que t'arrivera-t-il ensuite?

L'image de l'épouvantail passa furtivement dans l'esprit de Dorothy. Être de paille et pourtant si réel, son ami le plus cher avec toto. Elle prit une nouvelle chaise pour la poupée.  

- Assieds-toi et laisse-moi regarder.

Le sourire aux lèvres, Dorothy espérait qu'enfin elle allait se laisser aider, mais la silhouette n'était de cet avis. Elle prit la petite fermière par les épaules et la secoua comme un prunier.

-Tu ne comprends rien à rien ! Je ne suis pas importante, là ! Laisse-moi tranquille, et entretuez-vous un coup que je rigole un peu !

La silhouette rejeta Dorothy qui tomba par terre. Elle se retourna sans un regard et remonta sur scène pour reprendre son jeu.


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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Lun 30 Jan - 9:28



Don't make a sound

Elle veut voir le monde elle veut enfin être libre elle veut quitter les souterrains pour l'éternité tu es la réponse à ses prières murmurées dans l'obscurité peux-tu réparer un coeur brisé tant de douleur et de beauté aux alentours rampe sur tes genoux et ne fait pas un seul bruit


Coraline dormait. Elle dormait paisiblement. Si le décor n’avait pas été aussi sombre, on aurait pu croire à une simple sieste, un sommeil réparateur, mais la particularité de son sommeil était qu’il était sans rêve, artificiel, causé par une petite mélodie née d’une boîte à musique posée à côté de sa tête. Une copie, comme tout ce qui se trouvait dans cet Autre Monde.

Car cet Autre Monde n’était rien de plus que cela ; un canvas, un puzzle de pièces construites selon un plan absurde et illogique, connectées entre elle par un labyrinthique système de ventilations. Elle s’était laissée aller, depuis que Coraline avait pris le large grâce au nuage de la malédiction. Ce n’était plus que l’ombre de la beauté que cette peinture en trois dimensions pouvait revêtir autrefois, d’où l’aspect si négligé de chaque lieu où les invités posaient les pieds, d’où l’improbabilité de l’architecture -une salle de danse, un restaurant, un chapiteau de cirque, un ascenseur qui ne menait vraiment nulle part, des pièces vides, des pièces pleines, des pièces inexplorées depuis la nuit des temps. Et au-dessus de tout cela, le Pink Palace, dernier piège en date de celle que l’on appelait la Beldam, mais comme partout ailleurs, ce Palace n’était plus qu’une maison délabrée, plus grise que rose, entourée de son jardin où toute plante qu’elle ait pu copier du monde réel avait perdu de sa verdure pour se faner, ne laissant plus qu’un paysage morne et sauvage où se déplaçait discrètement un chat au pelage noir.

Mais sa proie était rentrée à la maison ; couchée sur un sol inconfortable, derrière les barreaux d’une cage, seulement recouverte d’une fine couverture de velours, comme l’étrange effort d’un malfaiteur pour assurer le confort de sa victime, sans que cette dernière ne puisse s’en rendre compte. Assoupie si profondément, elle ne sentait pas même les larmes rouges qui coulaient de ses yeux, elle ne savait pas que son énergie vitale était drainée, elle ne savait pas qu’à ce moment-là, une copie d’elle cherchait à mettre un terme à l’existence de ceux qu’elle avait amené ici sans le vouloir, par la simple force du désespoir. C’était là le propre et l’étrangeté de l’Autre Monde ; copie de tout, originale en aucun aspect, et quand on y vivait depuis si longtemps, il était possible de voler le pinceau du propriétaire pour servir ses propres intérêts. Un pur concours de circonstances, quelque part ; quand elle avait franchi cette petite porte, et foulé le tunnel, son cerveau avait fonctionné à mille à l’heure. Elle ne voulait pas y aller seule. Alors elle avait pensé très fort, elle s’était accrochée à six idées implantées en elle de la même manière qu’Alice pensait à six choses impossibles avant le déjeuner :

Je ne veux plus jouer à ce jeu
Et si Mr Midnight avait été bleu ?
Je n’ai jamais voulu leur faire mal
Elle n'est que sauvagerie animale
Mais désormais ils seront heureux
Je suis résolue, d’un avenir radieux…

Elle se l’était répétée comme un poème appris par coeur, encore et encore, sans réaliser que ces six phrases prenaient forme dans son esprit, prenaient des apparences, connues pour certaines, sans visages pour d’autres, et que cette pensée suppliante avait cessé d’être la sienne pour venir se propager dans l’Autre Monde comme on étale de la peinture sur un tableau, résonnant à travers les murs, parcourant en écho comme le bruit du vent toutes les pièces, faisant vibrer les corps métalliques de ceux qui erraient encore et qui avaient seulement besoin d’un espoir, d’une idée, d’un échappatoire…

Six portes étaient apparues alors, projections même de celle que Coraline avait ouverte.

Jeu, Imagination, Innocence, Instinct primaire, Joie, Détermination.

Tout ce qui faisait d’un enfant, un enfant.

Et elle dormait, elle dormait de ce sommeil sans rêve, artificiel, causé par cette boîte à musique posée juste à côté de sa tête, dans cette cage, sous cette couverture de velours, les joues striées de larmes rouges. Elle allait probablement mourir.

Encore.

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 31 Jan - 18:50




Doucement Niels venait à ouvrir les yeux, ayant cette sensation de tête trop lourde et d'avoir du mal à se reconnecter à la réalité, avant que petit à petit sa vue devienne beaucoup plus claire et surtout ses idées qui viennent à sortir du brouillard. Assit dans un fauteuil des plus confortables, ayant sans doute grandement facilité ce sommeil forcé de la part très certainement du maître de ce jeu sordide, il lui fallut tout de même un certain instant pour reconnaître l'objet qui se présentait à lui. Une tarte au citron, accompagné d'un grand verre de lait, le tout placé avec soin sur une sorte de guéridon comme si tout était normal et qu'il s'était juste assoupi un instant. Cependant il était loin d'être dupe et savait très bien que cet endroit était loin d'être un havre de paix, l'atmosphère de calme n'était qu'une apparence il en était sûr, tournant alors son regard pour constater avec une certaine horreur qu'il se trouvait dans la pièce qu'il avait pu déjà halluciné plus tôt. Le berceau toujours présent à son centre, deux fenêtres qui ne laissaient passer aucune lumière et qui reflétaient ainsi la possible nuit extérieure, ainsi qu'un miroir encore présent sur une partie de la pièce. Mais cette fois-ci une porte en revanche, ne lui semblant pas l'avoir remarqué plus tôt, restant un instant dans cette position à tout observer et surtout analyser. Il eut un faible coup d’œil pour le dessert, trouvant curieux qu'il puisse se trouver ici tout en constatant que c'était son préféré par la même occasion, décidant qu'il serait plus sage de ne pas y toucher du tout. Pas vraiment envie de refaire un bad trip, de se retrouver droguer une fois encore, il passait son tour pour ce coup-là. Néanmoins ce qui retient vraiment l'attention de Niels ce fut la forme qui se formait dans le berceau, il ne pouvait pas voir distinctement d'où il était or il était sûr qu'il y avait une forme, finissant par se lever avec prudence et de s'en approche encore une fois. Pouvant sentir les battements de son cœur palpiter, ayant une crainte de ce qu'il pourrait y découvrir très honnêtement, il eut un long soupir à la fois de soulagement et d'exaspération en voyant qu'il s'agissait uniquement de la petite poupée qui le représentait. Stupide pantin franchement, secouant quelque peu la tête d'avoir pu craindre une chose si insignifiante, finissant par le soulever du lit pour le prendre avec lui alors qu'il retrouvait son sourire habituel.

« Mini-Niels... Tu vas venir avec moi et surtout tu vas être très sage mon petit. »

Le marionnettiste savait qu'il pourrait lui être utile, surtout qu'il eût perdu son animatronic et la vision de se balader ainsi sans avoir une chose en main à faire prendre vie lui allait beaucoup mieux, et ce qui le poussait d'autant plus à venir dans le coffre à jouets toujours présent comme la dernière fois. Juste tout un tas de petites pièces pour un jeu de construction, ainsi que des rails pour un train, en prenant une poignée qu'il glissait dans sa poche. Sait-on jamais, un lego sous le pied ça peut vite faire mal et surtout ralentir une personne, même s'il n'était pas vraiment convaincu qu'il s'en servirait. Il hésitait un instant quant aux trois peluches présentes, se disant qu'il pourrait aussi les utiliser dans un sens, décidant au final qu'il n'allait pas non plus s'encombrer avec une véritable ménagerie qu'étaient ces deux ours et cette grenouille factice. Ayant à peine un regard pour le miroir il se dirigeait avec prudence vers la porte, posant sa main sur la poignée sans entendre le moindre bruit, essayant de l'ouvrir mais ce fut en vain.  Apparemment elle était fermée à clé, le bloquant ainsi dans la pièce, le forçant à devoir trouver une nouvelle issue de toute évidence. C'est là que Niels reportait vraiment son attention sur le miroir tout en approchant, la dernière fois il avait trouvé un passage derrière celui-ci même si c'était un effet psychotrope ou un délire passager, peut-être qu'il pourrait encore le briser. De sa main libre il cherchait alors une lampe torche, voulant encore frapper avec celle-ci et surtout qu'elle s'était ainsi montrée pas mal efficace, néanmoins il fut forcé de constater qu'il n'en avait plus et même celle accrochée à sa ceinture avait disparu. Mince. Il vient se concentrer sur son reflet, la dernière fois celui-ci c'était montré assez facétieux il fallait bien l'avouer, ne voyant pas trop de différences sur l'instant avant de voir cette petite évidence dont il n'arrivait pas à se détourner une fois qu'il put la remarquer. Le visage du reflet avait l'air tellement lisse, qui n'avait rien de vraiment naturel pour le coup, et surtout qu'il n'épousait pas exactement le contour de son propre visage. À force d'analyser il avait la sensation réelle de voir comme un masque, touchant de son côté le coin de ses yeux pour constater que l'effet n'était présent que sur le miroir, lui prouvant une fois encore que ce qu'il avait sous les yeux n'était pas vraiment lui. Laissant tomber sa main il venait alors toquer sur la paroi de celui-ci, cherchant à entendre si oui ou non il entendait un creux par-derrière, cherchant un possible passage caché mais il n'y avait pas l'air d'en avoir un cette fois-ci.

« Dis-moi, toi aussi je vais devoir t'éclater ? Ce n'est pas que je n'apprécie pas mon reflet mais j'ai autre chose à faire que de m'admirer pour le coup. »

Les paroles semblaient suivre de la part de ce double sur ce coup-là, le fixant toujours avec le même sourire tout en essayant de comprendre, reculant petit à petit en allant en direction du berceau. La différence se fit alors, son reflet ne le suivait pas comme l'autre l'avait fait précédemment, comme si cette forme se trouvait piégée à l'intérieur sans pouvoir bouger. Bien, c'était parfait alors, il devait avant tout sortir d'ici. Niels regroupait tout ce qu'il avait pu voir dans cette salle, essayant d'avoir tous les points de vue sur la situation et de faire quelques scénarios dans sa tête pour trouver une suite logique avant de la trouver, il avait peut-être trouvé un moyen de partir de là. Posant la poupée mini-lui sur son épaule il agrippait à deux mains un côté du berceau, fixant toujours son reflet pour ne pas se faire possiblement surprendre par celui-ci, le poussant tout d'un coup fortement en direction de l'objet réflecteur. Il venait de le fracasser avec une telle violence contre celui-ci que le miroir se décrochait de ses gonds et tombait au sol pour s'éclater en plusieurs morceaux, dévoilant juste un mur derrière lui et aucun passage, mais plus que tout dans les débris un masque était tombé au sol. Blanc avec un nez rouge, un petit chapeau festif sur la tête comme les enfants avaient pour leur anniversaire à son sens, assez souriant. À première vue ce masque n'était pas fait de carton ou de plastique, lorsqu'il le prit en main il en eut d'ailleurs la confirmation, il avait l'air beaucoup plus mécanique alors que le chapeau lui rappelait l'apparence que pouvait avoir Ballora étrangement. Le retournant Niels observait pour trouver un indice supplémentaire, cherchant à comprendre de quoi il pourrait bien être fait plus spécifiquement même si c'était assez difficile de mettre des mots concrets sur ce qu'il tenait, avant de regarder dans les débris s'il n'y avait pas autre chose. Il n'y avait que celui-ci qui était tombé, rien de plus à sa première vision en tout cas, le tenant alors à deux mains. Le marionnettiste restait un faible temps ainsi avant d'approcher le masque de son visage comme le ferait un enfant pour se déguiser, son reflet l'avait sûrement porté et il y avait une raison à ceci qu'il voulait connaître, un mystère à déchiffrer et surtout il savait que le moindre objet trouvé avait sûrement son utilité. C'était comme ceci dans un jeu vidéo après tout, chaque item récolté avait son importance et à par porter le masque il ne pouvait pas faire grand-chose avec, se retrouvant alors avec ce visage blanc mécanique sur la figure.

Il venait aussitôt à regretter. À peine l'avait-il mit qu'il avait l'impression de ressentir des émotions qui ne lui appartenait pas, d'autant plus que son morceau de cœur dans la poitrine qui était loin d'être complet n'avait plus l'habitude d'avoir une telle charge émotionnelle dans le genre, alors que la joie et la tristesse de mélangeaient en lui dont les deux voulaient prendre le dessus sur l'autre. C'est la sensation qu'il avait, aussi désagréable soit-elle, horrifique à son sens et encore plus pour une personne comme lui qui était devenu incapable d'avoir une telle intensité dans ses sentiments. Une horreur qui ne faisait que grimper à l'instant même où il pouvait entendre à la fois des rires et des pleurs d'un enfant, dans une mélasse qui lui donnait des sortes de palpitations dans la poitrine qu'il détestait en cet instant, résistant à l'envie de le retirer pour porter son attention sur la salle en le tenant toujours. Peut-être qu'il pourrait trouver un indice avec, voir à travers les yeux de ce masque apporterait quelque chose, mais Niels du se rendre à l'évidence qu'à par affecter ses sens du ressentiment il n'y avait rien de plus. Il le retirait prestement comme s'il avait pu être brûlé, reprenant son souffle et aussi ses esprits, cette aventure était sérieusement en train de le fatiguer sur plusieurs niveaux et l'amusait clairement de moins en moins. Ce qu'il venait de vivre à cet instant ne lui appartenait aucunement, il en était sûr au fond de lui, c'était comme s'il avait pu voir le temps d'un instant à travers les yeux d'une autre personne et il fut dans le fond soulagé de voir que cet effet venait à s'estomper à l'instant même où il l'avait retiré. Cependant il n'allait pas s'en débarrasser pour autant, conscient qu'il pourrait montrer son véritable potentiel plus tard, le gardant en main alors qu'il récupérait un long morceau de miroir brisé assez pointu. Terminé la récréation il était temps de sortir d'ici et se dirigeait vers la porte, se trouvant toujours fermée, s'il n'allait pas de sortie c'était à lui d'en fabriquer une. Levant le bout de verre il commençait à frapper à plusieurs reprises autour de la serrure, entamant un peu le bois de cette façon, s'il arrivait à la retirer il pourrait certainement sortir d'ici sans problème.

Il aurait continué sur cette lancée si un grattement dans la pièce ne s'était pas fait entendre, le mettant aussitôt en alerte alors qu'il venait reprendre solidement en main cette arme improvisée qu'était le morceau de miroir, s'attendant presque à voir ainsi un animatronic débarquer du plafond où il ne sait d'où mais ce ne fut pas le cas. Cherchant la source de ce bruit il venait à s'approcher des fenêtres, le son devenant alors plus net, pour voir au bout d'un certain instant deux yeux globuleux et dorés qui étaient en train de le regarder à travers la vitre de l'une des fenêtres. Un chat ? Niels ne pensait pas qu'un animal pouvait vivre ici sincèrement, même si la question était de savoir si lui aussi se trouvait être du genre mécanique comme les petits camarades qui traînaient dans le coin et avaient l'air de prendre un malin plaisir à leur mener la vie dure, lui demandant tout bêtement ce qu'il faisait là. Une question surtout rhétorique, n'attendant clairement aucune réponse de sa part, plus pour lui qu'autre chose. Ce à quoi le félin eut une espèce de miaulement étouffé, en raison de l'épaisseur de la vitre derrière laquelle il se trouvait, pouvait presque donner l'illusion qu'il était en train de lui répondre. Curieusement le marionnettiste aurait presque dit que le visage animal face à lui avait une expression humaine, il avait l'air à s'y méprendre assez blasé ou ennuyé en tout cas, même si à la longue il ne serait pas dire si tout ceci était dû à son imagination ou bien la réalité. Il finit par venir pousser la fenêtre, constatant que celle-ci n'était pas condamnée et c'était peut-être bien l'une des seules choses qui ne l'était pas dans ce foutu endroit, regardant le chat au pelage sombre ne pas bouger hormis sa queue qui s'agitait à l'arrière jusqu'à bondir dans la pièce. Le regardant faire Niels pouvait le voir se diriger vers le guéridon, grimpant suffisamment pour venir ainsi boire dans le verre de lait, le laissant dire qu'au final il n'était qu'un simple animal qui avait peut-être juste faim. Osant des sourcils il essayait de voir le paysage par la fenêtre, trop de pénombre pour apercevoir ne serait-ce que la hauteur, portant quelques coups d’œils au chat qui continuait ainsi de se servir librement.

« Au moins, je serai vite fixé si cette chose est empoisonnée ou non, un problème de résolu. »


« Si ça l'était je serais pas en train de le boire. »

Une voix grave lui avait répondu, le faisant se retourner aussitôt pour ainsi observer que ce n'était nul autre que ce chat, souriant peut-être un peu plus à la fois si amusé et intrigué. Il se mettait quelque peu à rire, faisant aussitôt le lien avec le fameux Mr Midnight dont Coraline lui avait fait la description la première fois qu'il avait pu la voir, finalement il avait retrouvé sans le vouloir le félin de cette petite folle. Ou c'était l'inverse. Mais qu'importe, seul le résultat comptait en fin de compte, il avait rempli sa partie du contrat dans un sens et la réparatrice de poupées ne pourrait qu'avoir une sorte de dette envers lui ou même une reconnaissance éternelle pour le coup. Observant l'animal et retrouvant une certaine forme de sérieux, ce dernier s'était ainsi assis tout en laissant échapper une sorte de ronronnement tout en se léchant la patte avant, il était sûr d'avoir sous ses yeux presque le totem tant convoité. Yeux dorés, pelage sombre, mais plus que tout voix grave. Un chat qui parle ça ne court pas les rues, en dehors de Chester en tout cas il n'en connaissait pas, une petite aubaine dans cet antre de la folie. Il avait promis de demander au moindre chat parlant si c'était bien celui que la jeune femme recherchait, une fois encore il devait honorer son engagement et ne pas mentir comme il le faisait toujours, préférant tout de même en avoir le cœur net que de lui rapporter le mauvais chat. Ce serait si embêtant, trouver un félin qui parle mais qui n'est pas le bon, même s'il était sûr d'avoir trouvé celui qu'elle cherchait.

« Tu ne serais pas le chat de cette folle de Coraline par hasard ? »

« Je connais beaucoup de folles, et une seule Coraline, mais je n'irais pas jusqu'à dire que ces deux états sont liés, ni que cela désigne un être dont je suis la possession. Je ne suis le chat de personne donc. »

Ce chat avait eu un petit rire, comme s'il était un être humain dans un sens alors qu'il parlait bel et bien, et même si ces paroles pouvaient parler comme par énigme Niels comprenait très bien que malgré tout il s'agissait de lui. C'était juste un chat au final, qui aimait très certainement jouer et plus spécifiquement avec les mots pour le coup, cherchant alors la bonne formulation à lui proposer. Manipulateur des mots comme lui ? Oh il avait déjà l'impression d'apprécier un peu plus le félin, un peu comme un concurrent mais aussi avant tout une source d'amusement qui pourrait se faire ressentir alors que le souffle de celui-ci était moindre après les derniers événements vécus, apaisant peut-être dans un sens la situation dramatique dans laquelle il se trouvait. Non parce qu'en résumé il se trouvait éloigné du groupe des bras cassés, sans la possibilité de savoir où ils étaient ni lui d'ailleurs, il avait été électrocuté sans comprendre, un animatronic l'avait traîné dans des conduits d'aération sans ménagement, enfermé dans une salle où il avait eu plusieurs visions assez troublantes. On faisait mieux comme journée, ou plutôt nuit pour le coup, d'autant plus que la nature des robots restait encore un mystère dont il refusait de voir la véritable nature encore une fois. Le clou du spectacle étant peut-être cette vision avec un bébé, ou les sentiments contenus dans le masque en fait il hésitait encore, certain en tout cas qu'il allait terminer fou si les choses allaient à cette même vitesse. Il faisait mine de réfléchir, toujours avec le sourire chaleureux qu'il avait en permanence sur le visage, décidant d'accepter ainsi ce petit jeu qu'on pouvait lui proposer et de le saisir à pleines mains.

« Hm alors plus simple, Mr Midnight ? »

« C'est un nom. Tu as du business avec celui qu'il désigne ? »

« Disons juste que Coraline te cherche tellement qu'elle m'a demandé mon aide. »

« Oui c'est vrai que je peux comprendre pourquoi demander ton aide à toi pourrait être... surprenant. »

Quoi ? Il rêvait où ce satané chat venait de le regarder de haut en lui disant ceci, ce qui aurait pu lui faire perdre son sourire s'il n'avait pas l'habitude de le maintenir en place constamment, tiquant à l'intérieur de lui sans comprendre vraiment ce qu'il voulait dire par-là. Il avait beau retourner les paroles, les analyser et les digérer au mieux, Niels ne voyait même pas de la cohérence là-dedans. En dehors du fait qu'il se moquait de lui en tout cas, le trouvant tout d'un coup si irritant même s'il ne laissait rien paraître, trouvant que l'animal était tout aussi énervante que sa ''propriétaire'' même si un chat ça n'en a pas et blablabla. Heureusement qu'il était d'une patience en or, respirant un bon coup comme il le ferait avec un enfant peu sage qui commence à dépasser les bornes au bout d'un certain temps, voulant ainsi laisser apparaître cette illusion chaleureuse qu'il pouvait bien produire en permanence. Mais il voulait tout de même savoir ce qui lui permettait de dire une telle chose à son sujet, ce chat de gouttière n'était pas mieux que lui et s'il avait su le marionnettiste n'aurait pas fait autant d'efforts pour le retrouver, restant dans un ton assez conciliant.

« Qu'est-ce que je dois comprendre par-là ? »

« Qu'on ne t'as jamais appris ce que c'est que le sarcasme »

Ok. Niels ne voulait pas s'engager sur le terrain glissant d'une dispute ou d'une discussion qui ne viendrait amener nulle part, il n'avait pas de temps à perdre sur de pareils enfantillages dans le genre, préférant se concentrer sur comment sortir d'ici. Laissant le chat circuler librement alors qu'il retournait avec une agilité qui lui était propre sur le rebord de la fenêtre, constatant qu'il avait sûrement fait tout ceci juste pour se rassasier au passage et qu'au fond un animal même causant reste un animal, alors qu'il ronronnait toujours un peu. Changement de tactique. Sa survie avant toute chose, à savoir dans un premier temps sortir de cette pièce et ensuite de cet endroit de malheur, même si pour ça peut d'options avait l'air de s'offrir à lui. Le meilleur moyen de retrouver son chemin était de mettre la main sur Coraline, il avait compris que ce n'était pas sa première visite ici et ce qui impliquait qu'elle en était donc sorti une fois si elle était entrée de nouveau, un ticket viable pour Storybrooke. Même s'il devait aussi aider au passage ce gamin dont Hippolyte avait parlé, ignorant l'état actuel des choses vu sa séparation avec le groupe et de toute façon encore dans cette espèce de déni pour le coup, il ne le laisserait pas pourrir ici de toute manière. Mais il serait peut-être plus facile de d'abord connaître l'emplacement de la bonne porte plutôt de courir sans savoir où aller, son sens pratique voyant la chose comme telle en tout cas, c'était beaucoup mieux que de devoir trop improviser sur le tard surtout pour une personne comme lui qui aimait que tout puisse être cadré comme il faut. Ces surprises et cette désorganisation qui étaient présentes depuis le début lui faisaient horreur, ne lui laissant pas le temps d'appréhender comme il le devrait et ainsi d'agir en conséquence de manière réfléchie pour le coup ce qu'il n'aimait pas, voulant ainsi prendre les devants et ainsi sécuriser ses arrières une fois la première quête accomplie. Et tant pis s'il laissait les autres derrière, pourrir ici avec des robots tueurs, c'était lui avant les autres et même Chara qui était pourtant son alliée n'y couperait pas. Aucun d'eux n'avaient empêché que cet animatronic ne le traîne dans les conduits, ou alors ils n'avaient pas fait leur possible, alors c'était du donnant-donnant à son sens.

« Et tu pourrais m'apprendre comment sortir de cet endroit ou me dire où se trouve la petite gothique de service ? »

« Mais si tu veux sortir ou trouver ''la petite gothique de service'', tu ne devrais pas chercher à savoir où tu es d'abord ? Ça ne sert à rien de lire une carte pour trouver ton chemin si tu ne connais pas ton point de départ. »

Si c'était pour jouer de cette manière en revanche il n'avait pas le temps pour ça, plus vite il partait d'ici mieux c'était et ce n'était pas avec ce chat jouant à la charade qu'il allait y arriver même s'il voyait ce qu'il voulait dire, s'il en voulait pas l'aider alors qu'il en soit ainsi. Niels se contentait de le fixer un instant avant de retourner à la porte et plus particulièrement à la serrure, il devait encore la retirer du cadre et la seule option était de frapper avec le morceau de miroir qu'il avait encore en main jusqu'à ce que la porte cède, il était loin d'avoir terminé et si Mr Midnight ne lui apportait rien alors il n'avait que faire de lui. Ainsi l'ignorait-il, l'entendant juste se déplacer que ce soit en descendant du cadre de la fenêtre sur laquelle il se trouvait ou encore des quelques coups de langues assez fortes qu'il devait certainement donner pour sa toilette, il ne rentrerait pas dans ce genre de jeu qui le mettrait au final face à mur à l'arrivée. Mais pourtant il ne s'attendait à entendre la suite, au point de se stopper net dans son travail tout d'un coup, alors que la voix du félin résonnait dans la pièce qui était presque silencieuse en dehors des coups qu'il pouvait donner au niveau de la serrure.

« Tu t'en sors, Hans ? »


Le morceau de miroir était comme figé dans la porte, la surprise était là de son côté, il y avait tellement longtemps qu'on ne l'avait pas nommé ainsi. Son véritable nom. C'était une partie de sa vie qui n'existait plus, à ses yeux cet ancien lui était mort en même temps qu'Alice et qu'à l'instant même où son cœur s'était ainsi brisé, et c'était tout point final. L'entendre de nouveau avait produit un drôle d'électrochoc en lui, encore plus de la part de ce chat parlant qu'il n'avait jamais vu de son existence il en était sûr, parce qu'il y a des secrets et surtout des choses qui devaient rester dans le passé et n'être jamais déterré. Hans était mort, Rozen avait disparu, et Niels n'était qu'une illusion. Alors qui était-il au final ? Difficile à dire par instants mais ce n'était pas la question la plus importante à son sens, serrant peut-être un peu plus sa main autour de la lame improvisée, n'aimant clairement pas la tournure que la situation pouvait bien prendre. Il n'avait pas envie d'y penser maintenant, ni jamais même, ce n'était pas le moment pour ça et ça ne le serait même jamais. Et il en voulait à ce chat de venir lui agiter le passé ainsi sous le nez, il aurait presque eu envie de profiter d'avoir le morceau de miroir dans la main pour lui planter dans son pelage noir juste pour le faire taire à jamais sur ce qu'il pouvait bien dire, mais pire que tout comment ce sale sac à puce était au courant d'une telle chose. Peut-être un coup de son imagination, l'accumulation de la fatigue et surtout la drogue forcée pour l'endormir devaient avoir un impact là-dessus, tournant doucement la tête toujours avec ce sourire figé sur les lèvres alors que ses yeux devaient sûrement refléter cette envie de le planter un bon coup.

« Qu'est-ce que tu as dit ? »

« J'ai dit : ''Tu t'en sors, Hans ?''. Et tu viens de confirmer un nombre de mes soupçons. »


Il n'aimait pas ça, il n'aimait vraiment pas ça, et il n'y comprenait décidément rien à ce qui était en train de se passer. Il avait beau essayer d'être toujours plaisant pour le coup il se montrait peut-être agressif sans le vouloir, entièrement sur la défensive c'était une certitude, détestant tellement cette situation qui le plaçait en dehors de sa zone habituelle de confort et surtout cette non-maîtrise de celle-ci.

« Quels soupçons ? De quoi tu parles ? »

« À propos de qui tu es. Ou plus précisément dans les circonstances... qui tu étais. »

« Qui j'étais oui. C'est les mots exacts. »

« C'est vrai que c'est drôle comment le passer peut resurgir, et l'histoire se répéter. C'est encore plus drôle que Coraline et toi vous soyez rencontré avant de venir ici. Vraiment, le destin a un sacré sens de l'humour... »

Il refrappait un grand coup contre la porte, essayant en vain de se focaliser uniquement sur elle et elle seule, de ne pas prêter attention à tout ce que Mr Midnight pouvait bien dire mais c'était juste impossible. Comment faire l'impasse sur tout ça ? Il n'y arrivait pas, quelque chose lui échappait mais le souci c'est qu'il ne savait pas quoi, ayant plus de questions que de réponses et ce n'était pas normal à son sens. Le chat continuait de circuler toujours aussi librement, ne promettant pas intérieurement de ne pas l'attaquer s'il s'approchait trop de lui, l'entendant retourner au niveau de la fenêtre. Non il ne devait pas partir, pas avant de lui avoir craché tout ce qu'il savait, tant qu'il n'aurait pas tiré cette affaire au clair il le refusait.

« Comment tu connais mon nom et pourquoi j'ai cette désagréable impression que tu ne me dis pas tout ? »

« Disons qu'on s'est déjà rencontré. Enfin, ''rencontré''... je t'ai vu de loin. Il y a longtemps. Très longtemps. Et... puisque tu aimes autant rire, ce ne serait pas drôle si je te disais tout d'un seul coup, non ? »

L'observant du coin de l’œil Niels avait l'appétit du jeu dans un sens qui était bien présent, tout ceci en était un et le voir de cette manière était peut-être la seule façon de supporter la situation, devant sûrement se plier à des règles invisibles qui lui étaient pourtant inconnues. Le silence régnait dans la pièce, il avait arrêté provisoirement de taper contre la porte avant de reprendre, se calmant comme il se devait. Rien ne devait l'atteindre, il était beaucoup plus fort que ça, il avait juste à laisser ce vide béant tout attraper à l'intérieur de lui et ainsi tout irait mieux.

« Je suppose que ça fait partir du jeu, alors jouons-le. »

« Je suppose oui. Tu aimes les contes ? »

« Oh si tu veux m'en raconter un ne te prive pas, il faut bien passer le temps de toute façon. »


« Avec plaisir. Mais c'est un peu comme la version originale d'un dessin animé... beaucoup moins joli et mignon. »

Il n'avait pas spécialement son attention posée sur lui, le voyant juste vite fait se poser sur le fauteuil dans lequel il s'était réveillé plus tôt et se couchant en rond dessus après avoir quelque peu malaxé l'endroit avec ses griffes, mais pourtant il était tout ouï à ce qu'il pourrait entendre. Niels était curieux que d'entendre cette histoire, même si concrètement il ne le montrait pas pour le coup, essayant de gratter un peu le bois pour faire moins de bruit si on observait bien. Pour une fois que ce chat voulait bien délier sa langue, qu’il ne la gardait pas jalousement pour lui, il n’allait pas l’interrompre.

« C'est l'histoire d'une petite fille née avec un cœur entièrement noir… Les parents de cette petite fille ne s'aimaient pas, et de surcroît, ne l'aimaient pas, elle. Elle ne put jamais apprendre ce que voulait dire "aimer", mais s'était très vite jurée qu'elle le saurait un jour ou l'autre. Alors elle grandit, et son cœur déjà si sombre flétrissait avec le temps, et s'assombrit encore un peu si c'était possible, lorsqu'elle enterra son père et sa mère. »

Un beau début déjà bien sordide pour le coup, écoutant juste sans rien dire, même s’il pouvait avoir dans un sens la compréhension d’un tel geste peut-être. Niels ne savait pas trop en ce qui concerne le tuer de tuer un parent, son père avait toujours été là pour lui et la question ne s’était ainsi jamais posée loin de là même, mais il pouvait comprendre ce que c’était que d’avoir le cœur aussi sombre que le charbon. Le sien était devenu ainsi avec le temps, même pas complet d’autant plus, alors qu’il y avait ce vide en lui qui dévorait la moindre forme de sentiment. Et il en avait peur. Peur qu’un jour il ne puisse put ressentir de l’amour pour la personne qui comptait le plus pour ça, prit dans un engrenage paradoxal et un cercle viscéral dont il ne pouvait plus se dépêtrer, alors que c’était bien ce manque de compassion qui le poussait à avancer de l’avant pour récupérer celle qui lui manquait tant. Doucement il avait arrêté de bricoler contre la porte, se tournant pour regarder Mr Midnight qui se mit à ronronner en voyant ceci comme s’il était satisfait, s’abstenant du moindre commentaire parce que cette histoire commençait à l’intriguer malgré lui.

« Mais cette petite fille déjà très peu ordinaire l'était encore moins par le fait qu'elle cachait en elle de formidables pouvoirs ; et avec un cœur aussi noir et flétri que le sien, elle ne comptait pas les utiliser pour répandre le bien et l'amour, mais bien pour servir ses propres intérêts, qui, paradoxalement, avaient pour but d'apprendre à aimer et à être aimée en retour. Elle vivait de cet espoir insouciant, que peut-être si elle n'avait pas pu être aimée de ses parents, elle saurait être aimée d'un homme et apprendrait à aimer un enfant. Et ainsi, son existence se poursuivit ; et un beau jour, elle rencontra un bel homme, un artiste itinérant dont elle crut tomber follement amoureuse, alors que cet amour n'était probablement rien de plus qu'un désir né de la vanité, de ce besoin qu'elle ne comblerait jamais vraiment. De cette illusion d'amour naquit un fils, un petit enfant si innocent au cœur rempli d'amour. Mais elle, elle ne ressentait rien. Elle avait cru tout le temps qu'elle l'avait porté dans son ventre que c'était le début d'une époque nouvelle ; mais plus les mois avaient passé, et plus s'était-elle sentie démunie, incapable de réellement aimer ce petit être qui grandissait en elle. À nouveau elle s'accrochait à cette idée qu'une fois entre ses bras elle sentirait enfin l'amour fou d'une mère pour son enfant ; mais elle se trompait. Le garçon naquit et son cœur était toujours aussi noir et flétri, au point qu'elle en devint folle. »

Il fronçait quelque peu les sourcils, continuant pourtant d’afficher ce sourire figé comme il le devait toujours, penchant la tête sur le côté tout en fixant le chat. Cette femme n’avait rien compris depuis le début, avoir un enfant n’octroie pas toujours des sentiments forts à son égard et il fallait du temps pour vraiment comprendre ce que le mot ''aimer’’ pouvait dire, lui en avait appris toutes les nuances mais cette étape ne s’était pas juste fait en une étape.

« C’est stupide. Aimer un enfant ce n'est pas juste lui donner vie. On apprend à l'aimer, dans la joie et l'adversité, c'est quelque chose qui est constamment travaillé. »

« C'est à elle qu'il faudra le dire, alors. Mais pour savoir cela, cela signifie que tu es père, je me trompe ? »

Tout son être se tendait aussitôt, regardant droit dans les yeux dorés du félin qui approuvait ses dires en hochant de la tête, ne sachant quoi répondre sur l’instant. Il ne l’était plus, du moins pour l’instant, de manière temporaire en tout cas. Rien que d’y penser il avait mal au cœur, du moins du peu qui pouvait lui rester, alors qu’il ne lâchait jamais son sourire en retournant vers la serrure. Une douleur qu’il aimait autant qu’il détestait ressentir, lui confirmant qu’il était encore capable de ressentit quelque chose pour Alice mais de l’autre d’être si vulnérable, venant s’acharner contre le bois de manière beaucoup plus violente et n’étant là que pour camoufler le fait qu’il avait mal en cet instant. Niels avait envie de crier autant qu’il le pouvait, sachant à quel point ça pourrait venir lui faire un bien fou dans un sens, mais trop maître de soi il faisait taire ses possibles sentiments pour laisser uniquement sa raison prendre le dessus. Tant qu’il ne le décidait pas il ne faisait pas, perdant rarement le contrôle qu’il pouvait s’imposer lui-même, car dans le fond il était sa propre marionnette et il se devenait de maintenant correctement les ficelles.

« Non. Maintenant si tu as fini ton histoire je voudrais bien sortir d’ici. »

« Le problème de cette histoire, ce n'est pas qu'elle est stupide, c'est qu'elle est vraie. Tu ne veux pas savoir quel était le nom de cet enfant ? »


« C'était quoi son nom ? »

Mr Midnigh quittait le confortable canapé pour rejoindre le bord de la fenêtre après un moment de silence, lui donnant cette impression étrange de ne plus être amusé qu’il avait pu l’être par instants au cours de leur petite discussion, lui prêtant une dernière fois attention.

« Hans. Il s'appelait Hans. »

Et sur ses mots il disparut dans le noir, la porte venant à céder à ce dernier coup qui venait de s’abattre et manquait de le faire tomber au passage sous l’impact, se figeant à cette annonce qui lui semblait si irréelle...







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Dream
We all are living in a dream but life ain't what it seems. Oh everything's a mess. And all these sorrows I have seen they lead me to believe that everything's a mess. But I wanna dream. Leave me to dream... ⊹ lumos maxima


Dernière édition par Niels Mørck le Lun 13 Fév - 9:37, édité 1 fois
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J. Felicity Agog

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Jeu 2 Fév - 23:39



 [Mission Coraline] Don't make a Sound  ft. Felicity  & All People

On aurait pu se dire que la blonde après l'intervention du chat était totalement amorphe ou alors dans la lune, mais non, elle était simplement en train de se poser des questions sur son miroir. Après tout, elle ne comprenait pas ce qu'elle avait vu dedans et elle pensa bien à en parler aux autres, mais personne ne semblait s'en intéresser, comme s'ils étaient focalisé sur autre chose. Elle se reprit quand Colin demanda si quelqu'un avait trouvé quelque chose, alors elle tendit le miroir et espéra qu'une des autres personnes trouveraient la solution au problème. Mais étrangement, quand elle voulut savoir ce qu'il était arrivé au miroir s'ils avaient trouvé quelque chose, une poupée semblable à la femme qui leur a avait parlé au début de l'aventure ne tarda pas arriver pour récupérer le miroir. Les yeux de la blonde se focalisèrent dessus, elle sentait qu'il ne fallait pas qu'elle le perde de vue, qu'il y avait quelque chose d'important à l'intérieur. Ou derrière, ou dans son reflet. Alors elle attendit et quand la poupée brisa le miroir son attention se concentra sur les morceaux qui étaient en train de choir sur le sol. C'est là qu'elle remarqua la petite paire de jambe bleu de la taille d'une poupée. Elle regarda un instant les autres autour d'elle avant de plonger en avant et de récupérer l'objet. Qu'est-ce que ça faisait caché à l'intérieur d'un miroir, ça elle n'en savait rien, mais elle était heureuse que son instinct et vu juste. Elle garda la paire de jambe au creux de sa main et le mit dans sa poche arrière. Puis elle entendit la poupée commencer à parler de tuer, de survivant et elle fronça les sourcils, elle n'avait pas l'intention de tuer qui que ce soit. Alors comme Dorothy, elle s'approcha de Cora-Poupée, mais elle resta en arrière, elle voulait savoir ce qui été entrain de se dire. Soudainement la brune se retrouva sur le sol et la blonde se précipita pour l'aider.

Tu vas bien ? Je vais tenter ma chance !  

Elle lui sourit avant de se diriger sur scène pour aller parler à la Poupée. Bien sur, elle savait qu'elle pouvait représenter un danger, alors elle resta à quelqu'un mètre d'elle pour avoir le temps de tourner les talons si elle avait une sensation de danger. « C'est pas avec des talons que tu vas être rapide ! » Mais elle espérait bien lui montrer qu'elle pouvait faire d'autre choix.

Qu'est-ce que ça  te rapporte de faire ce genre de jeu ? Je sens que tu n'es pas heureuse, pourquoi ?

Felicity pencha légèrement la tête sur le côté droite et croisa les mains, elle ne savait pas pourquoi, mais elle savait qu'elle avait vu juste. Elle n'était pas une émotion pour rien après tout. La poupée la regarde un instant la bouche entrouverte. Elle croisa les bras avant de répondre, comme pour se donner plus de crédit.

-Je suis très heureuse, merci. Je vous l'ai dis, je ne suis qu'une copie, une création, ce n'est pas de moi qu'il faut s'inquiéter ! Et puis d'abord, je suis censée faire peur, alors retourne vers les autres et tremble bon sang !

La blonde se rapprocha d'elle en se tenant tout de même à une certaine distance, elle ne voulait pas subir ce qu'avait subir la brunette. Mais elle voulait tout de même essayer de comprendre la poupée pour pouvoir l'aider.

Tu ne dirais pas que tu es une copie si tu étais heureuse. Tu dirais que tu es toi, parce que si tu étais vraiment une copie, tu ne serais qu'un pantin, tu ne ferais que traduire les sentiments de ton original hors je te trouve bien vivante!  

Elle la regarda fixement, elle n'avait pas peur de la poupée parce qu'elle avait l'impression de se voir au tout début, quand elle était encore seule dans la tête de Riley. Puis des larmes rouges se mirent à s'amasser sous les yeux-boutons. La Cora-Poupée se calma un peu et se mit à sourire, un sourire assez sincère, mais également pas mal ombrageux, comme si elle ne savait pas si elle devait être contente ou se méfier.

-Mais tu viens de résumer mon existence. Tu es observatrice … ce n'est pas important que je sois heureuse ou non. Je ne suis pas vivante, pourtant je ne SUIS qu'un pantin … créé pour servir la cause de celle qui m'a donné la vie. Et ces larmes …

Le coeur de Felicity se brisa en voyant ses larmes et elle se rapprocha encore pour lui tendre un mouchoir avant de se remettre à sa place. Elle ne voulait pas envahir son espace vital alors qu'elle ne savait pas quelles réactions elle pouvait encore avoir.

-Ce sont celles de mon original. Elle souffre.

Mais malgré son insistance, la Poupée, ne voulut pas du mouchoir et Felicity se demandait quoi faire, alors elle se mit à parler avec son coeur, laissant les souvenirs et les sentiments tourbillonner dans son esprit pour en faire une suite phrase.

Je ne sais pas ce que c'est d'être un pantin, mais je sais ce que c'est de vivre dans l'ombre. Avec quatre de mes amis, c'est comme ça qu'on a vécu. J'étais la cheffe de file, mais on était dans la tête de Riley, je n'avais qu'une chose à faire pendant toutes ces années, appuyer sur un bouton pour qu'elle soit heureuse et empêcher les autres de faire bêtises ou de se battre.  

Elle sourit à ce souvenir, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas pensé à ça. Surtout qu'elle avait retrouvé Tristesse maintenant. Elle espérait de tout coeur pouvoir retrouver les autres, mais le chemin était encore long.

Je suis la Joie, littéralement, mais je n'ai jamais eu d'existence à moi avant tout ça. Alors je pense que je peux comprendre ce que tu peux ressentir. Tu es le reflet de ton original, mais je peux te rassurer sur une chose,  tu n'es pas elle. Et je suis sûre que tu pourrais être totalement indépendante si tu voulais. En tout cas, je peux t'aider si tu veux. Mais est-ce que tu pourrais nous dire quoi faire ? Nous permettre de retrouver ton original et/ou nos autres amis ? Nous si tu veux, on peut même faire un troc, je reste avec toi et les autres partent chercher Coraline.

La blonde était prête à rester avec elle si ça pouvait les aider à sortir de cette situation et voir de sauver toutes les personnes à sauver.

Par contre je suis désolé, mais je ne connais aucun jeu, tu pourras peut-être m'en apprendre ?

Mais elle ne s'attendait certainement pas à voir la Poupée pleurer de plus en plus, elle n'avait pas voulu la blesser, juste lui montrer qu'elle était là si elle avait besoin. Et que quelque part, pendant longtemps elle avait été comme elle. Alors la blonde se rapprocha et posa une main sur son bras pour pouvoir la réconforter avec des caresses.

-Je suis imparfaite. Un truc nouveau … j'existe parce que mon original existe. Mais je suis en train de la tuer …

Une toux l'arrêta et du sang atterrit dans ses mains inquiétant de plus en plus la jeune femme. Elle ne voulait pas que Coraline meurt, mais elle ne voulait pas non plus voir disparaître la poupée.

-Je ne peux pas être indépendante. Je ne veux pas être toute seule … reste avec moi, oui, reste avec moi !

Elle semblait totalement perdu et l'informaticienne se dit qu'elle n'avait rien à perdre à rester avec elle. Les autres pourraient sauver tout le monde pendant qu'elle tentait de l'aider elle. Mais Cora-Poupée se reprit.

-Ici, tous les jeux sont cruels … même si vous vous battiez à mort, celui qui survivrait … deviendrait un autre jeu à son tour. Il n'y a pas d'issues, pas de solution …
D'accord, pas de jeu. Mais pourquoi tu dis que tu l'as tue ? Peut-être que vous êtes pareil toutes les deux ? Peut-être que c'est parce que vous ne vous acceptez pas mutellement que vous vous faites du mal ? Aide-nous à la retrouver et je te promets qu'on essaiera de trouver une solution. Tu as vu, Dorothy aussi souhaite t'aider et je suis sûre que les autres aussi. On fera tout pour te protéger et pour vous sauver. Quand j'étais chez moi, je n'ai pas pu me sauver alors je veux sauver les autres.

Felicity se souvenait encore de sa frayeur quand elle était tombée dans le vide et aussi de cette sensation qu'elle allait disparaître pour toujours, elle ne souhaitait ça à personne. La Poupée la regarda alors avec une expression inquiète.

-Parce que j'aspire son énergie, je me nourris d'elle, j'existe parce qu'elle existe, mais tant que j'existe, elle souffrira … c'est sa punition. Si vous voulez la sauver … il faut me tuer d'abord. Détruire ce lien. M'arracher les yeux.

La blonde la regarda horrifiée et secoua la tête, non elle ne ferait pas ça, elle n'était pas une meurtrière et même si la Poupée disait le contraire, il y avait une conscience dans ce corps de chiffon et elle ne voulait pas qu'elle disparaisse. La Poupée se banda les yeux de ses mains, puis se déplaça un peu sur scène avant de claquer des doigts, un second rideau s'ouvrit et apparut un grand miroir d'environ deux mètres de hauteur. Elle s'y plaça devant.

-C'est ici que vous pourrez partir … mais ELLE est de l'autre côté. ELLE …

Soudainement un bras métallique avec de longs doigts comme des aiguilles de couture géantes jaillir à travers le miroir et attrapa Cora-Poupée par derrière, avait de la tirer dans la surface réfléchissante, lui donnant seulement le temps de pousser une hurlement strident. La blonde suivit la mouvement et avança la main comme pour la rattraper, mais elle ne fut pas assez rapide. Des larmes s'amassèrent sous ses yeux et elles se mirent à couler sur ses joues. Puis elle se retourna vers les autres.

Il faut faire quelque chose ! Mais quoi ? Si la personne ou la chose qu'ils craignent tous est derrière, on a aucune chance …

Mais dans ses yeux brillaient une flamme nouvelle, elle allait sauver Cora-Poupée !
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Sam 4 Fév - 15:19



Don't make a sound...

Colin avait un instant laissé son regard sur cette cora-poupée. Elle lui ressemblait. Il allait pendant quelques secondes dans un autre monde. Depuis qu'il avait retrouvé son état de félin, il y avait des choses qu'il supportait mieux, comme ce genre de pièce où maintenant il n'y fit guère attention. Il avait pourtant l'habitude avant, mais cette situation sentait clairement mauvais et voir se forcer à jouer à un jeu dont le but était de s’entre-tuer était plutôt malsain. Lui qui aimait les jeux de part son côté chat, il ne se battait que pour de bonnes raisons. Il voulait juste à ce stade les aider, les prendre même dans ses bras. Cela pouvait sembler ridicule, mais voir toute cette énergie se dépenser dans le seul but de les voir se tuer les uns et les autres pour au final que le gagnant aussi termine dans le cimetière étant peu alléchant. Il fallait vite qu'ils reconstituent ce puzzle qui semblait tout aussi flou, des réponses qui amenaient un tas de questions. Cette horreur qui avait été dit à voix, qui était difficile à digérer.

Il se tourna se retrouvant devant cette fameuse porte. Comme dans un pur réflexe humain et de vérification, il tourna la poignée, la porte resta close sans surprise. Il tiqua et se balaya la salle à la recherche de Mangle. Il écoutait ce qui se passait de l'autre côté, vive ses oreilles aiguisées. Il fit inquiet de ne pouvoir poser son regard sur Mangle, une nouvelle disparition... ça en faisait un peu trop à ce stade. Irrité, il commença à mettre des coups d'épaule dans la porte mais au bout de quelques trop longues secondes, elle resta toujours aussi fermée, même pas un petit craquement. Il souffla, tourna son épaule douloureuse. Il soupira et alla s'asseoir, observant ce qui se passait devant lui. Liée ? Mais il ne pouvait qu'être d'accord avec les filles. L'envie de câliner comme si s'était sa petite sœur lui revint.

Il prit l'objet triangulaire, alors qu'il jetait un coup d’œil dedans. Les jambes robotiques avait la même intensité que le miroir de poche avant qu'il ne se brise. D'un coup, Cora poupée écarta le rideau et un grand miroir se fit apparaître, il le regarda avec la pierre par le trou, il n'y avait rien de spécial à part quelques rayons colorés qui se mélangeaient au noir et blanc que donnait la vision du caillou.

Il se leva d'un coup allant sur la scène alors que CoraPop venait à être happée à travers le miroir. Il échangea un regard avec les filles qui étaient toujours dans la pièce...Il vint vers une des filles lui remettre la pierre. S'avançant vers le miroir, il le palpa chaque recoin, chaque surface pour comprendre... Ce jeu devait s'arrêter...mais bien entendu, ce n'était qu'une surface lisse comme un miroir basique. Pourquoi serait-ce autre chose après tout. Il prit une inspiration.

"Qui êtes vous ?"

Le silence.....

"Que voulez vous ? Qu'on joue à s'entre-tuer ?" un rire ironique il lâcha.

Le silence était la seule réponse....

"Au lieu de vous servir d'eux, arrêter d'agir comme une lâche !" grogna t-il.

Mais toujours ce même silence...

Tout un coup, le haut parleur s'enclencha, laissant entendre cette voix, cette fameuse voix du début qui leur déclara être des gardiens de nuit .

"Il semblerait que mes fonctions aient été interrompues durant un laps de temps significatif, vous m'en voyez désolé, bien que ma condition de voix robotisée ne me permet pas réellement d'avoir la moindre empathie à l'égard de votre état d'abandon par votre guide personnel. Je vous demande donc de faire semblant d'entendre de la sincérité dans le ton que je prends. Désolé. Bien. Maintenant que nous avons passé les procédures de rigueur, il est temps de faire un bilan de votre situation. Je constate que vous avez atteint la zone principale de ce centre ; alors permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue dans cette autre partie de votre brillante nouvelle carrière, et probablement la dernière ! Vous êtes certainement en train de vous poser des tas de questions, comme par exemple : "Qu'est-ce que je fais de ma vie ? Que veut dire tout ce cirque ?" et le plus important : "Vais-je revoir ma famille un jour ?". Nous comprenons le stress lié à un nouveau job, et nous sommes là pour vous ; pour atteindre un état mental plus stable et relaxé, que les humains désignent souvent comme étant : "la mort", nous avons sélectionné un programme au top de possibilités d'atteindre cet état salvateur. J'espère que vous apprécierez cet élan qui vise à vous apportez le plus de confort possible en ces temps difficiles !"

Sans sentiments ? Morts ? Il renchérit.

"Pourquoi nous réduire qu'à cet état ? Pour quel but ? Satisfaire votre patron ?"

La voix retentit de nouveau, tel un robot.

"Il semblerait qu'il y ait eu un problème dans notre système de recrutement. En effet, en temps normal nos contrats ne concernent qu'un seul candidat potentiel à la fois ; hors, nos analyses démontrent que vous n'êtes pas moins de six individus à avoir bénéficié de cette nouvelle carrière riche en rebondissements, ce qui est six fois plus que le taux toléré. Nous ne sommes pas certains de la nature de cette anomalie, mais soyez rassurés ; elle est en cours de réparation. En effet, l'un d'entre vous a déjà pu bénéficier d'une promotion exceptionnelle dans nos locaux ; quant à vous, pour des raisons diverses, nous sommes dans l'obligation de vous donner "la mort" pour rééquilibrer notre entreprise. Mais pas d'inquiétude : ce sera rapide, et sans douleur !"

Il feula, grognant.

"Vous croyez sincèrement que ce n'était qu'une anomalie ? Si on est ici, il y a bien une raison autre que ce que vous venez de dire. Le hasard fait bien les choses, les humains disent cela, ou encore il n'y a pas de hasard dirait d'autres ! il y a une raison à notre présence et nous n'allons pas vous laisser décider de qui doit vivre ou mourir !" il feula. "Vous nous traitez comme des humains, nous en avons l'apparence, mais vous nous jugez bien trop vite !" une promotion, était-ce de Niels qu'il parlait ? après tout il confectionnait.."Parlez vous de Niels ?"

La voix robotique répond : "Il s'agit bien d'une anomalie. Vous semblez accorder bien trop d'importance à la notion : "destin", ou "raison d'être". Permettez-moi de vous demander de bien vouloir laisser de côté ces notions philosophiques subjectives, pouvant compromettre votre efficacité, pendant vos heures de travail. Et nous vous demandons également de bien vouloir exterminer tout animal domestique emmené ici par accident ou de votre propre chef, correspondant au profil : "chat"."

Si il savait. Il riait intérieurement. Il n'avait pas si tord que cela, il essayait encore et toujours de les mener sur leur voix à eux. Il voulait qu'ils soient des être humains à part entière ? s'était raté. Cela n'avait jamais empêcher Colin de faire son travail.

Sans qu'il n'est eu à répondre plus à cette voix, où il avait plus envie de lui rire au nez là sur le coup. Son oreille fut attiré par un cliquetis. Il se retourna au bruit, se retrouvant face au miroir qui avait disparut laissant place plus exactement à une porte ouverte... Il observa un peu mieux l'intérieur. Cela ressemblait aux couloirs de vielle maison, biscornue aussi.

Il se tourna vers les autres. Une invitation semblait leur avoir été envoyée...

 



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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Dim 5 Fév - 22:14

Don't make a sound

Alors comme ça ce drôle de rire appartenait à cette sorte de réplique ratée de Coraline ? Ou alors non elle n'était pas ratée, c'était juste que Chara n'aimait pas la tête de l'originale. Bref, tout ça pour dire qu'en apprenant ça, elle avait été vachement déçue... Pourquoi ? Beh elle s'attendait à voir débarquer un gros monstre auquel elle aurait pu lui casser quelques dents, pour se détendre un peu. Mais non. Bon, elle allait devoir se contenter de ça en attendant... La double voulait jouer avec eux. Intéressant. Colin semblait s'intéresser de près à des objets particuliers que certains membres de la dreamteam avaient ramenés. Une minute... Ces objets là ? Depuis quand ils étaient là ? Avait elle si peu fait attention à ce qui se passait autour d'elle ? Et pourquoi était elle la seule à ne rien avoir trouvé ???? Trop de questions sans réponses et sans vraiment d'intérêts non plus. Bref, le jeu commençait, et Coraffreuse aux boutons parlait de s'entretuer, tandis que Dorothy parlait de rester grouper et de travailler en équipe. Le choix était vite fait pour la jeune brunette, dont les yeux s'éclairaient déjà d'un éclat malicieux. Ne fais pas ça, tu le regretteras. Souffla Frisk, espérant pouvoir rassurer sa partenaire. Ne t'en fait pas, je ne vais pas essayer de les tuer. Non, elle allait juste jouer en solitaire. Après tout, il ne pouvait y avoir qu'un seul gagnant. Et ce serait elle !

Ou pas. Ça ne faisait même pas 10 minutes qu'elle était partie en solitaire chercher une sortie, mais elle baissait déjà les bras. Qu'elle impatiente elle pouvait être... Puis de toute façon, ce n'était pas comme si elle craignait réellement quelque chose puisque les autres semblaient fixés avec l'idée en tête d'aider Corabominable ou qui qu'elle soit... Revenant vers les autres d'ailleurs qui n'avaient pas remarqués leur absence - décidément - elle remarqua les drôles de larmes de la poupée et sourit, amusée.

- Pleurer du sang ? Ça m'est déjà arrivé à moi aussi, une seule fois !

Par contre les boutons dans les yeux, c'était pas un peu extrême ça ? Elle semblait ennuyée des paroles et actions de Dorothy, et Chara soupira alors que Coramère continuer de les pousser à s'entretuer. "J'ai rien contre s'entretuer moi..." Souffla-t-elle pour elle même, mais il semblerait que l'auteure du dit jeu l'ait entendue et lui adressa un grand sourire ressemblant étrangement à l'un des siens. Sourire que Chara lui rendit avec joie. Cette poupée commençait à la fatiguer, puis elle commençait à avoir de plus en plus envie de lui arracher ses jolis petits yeux boutons pour les fixer à son pull tels des trophées.  Mais elle ne put que le penser puisque voilà, la poupée venait de se faire happer par le miroir par elle ne savait quoi.

- Oh ?

Et c'était maintenant Colin qui tentait de discuter avec ce qui pouvait se cacher derrière ce miroir... Une voix mécanique retentit, et Chara fronça les sourcils.  Ils semblaient être invités par la nouvelle apparence du miroir. Et cette dite porte fraichement apparue, Chara la franchit avant même que les autres aient le temps de se concerter.

Désormais, devant elle se trouvait un long couloir plutôt old school avec plusieurs portes et des escaliers. Mais ce qui attira l'attention de la jeune femme, c'était la plus grande qui ressemblait plus à une porte d'entrée que les autres. Sans se retourner, Chara marcha calmement jusqu'à cette dernière et toqua. Aucune réponse. Elle essaya la poignée et la porte s'ouvrit presque à la surprise de la brunette qui manqua de tomber en avant dans sa précipitation.

Ce n'était pas une porte d'entrée, plus de sortie. Parce que désormais elle était en extérieur. Ce qu'elle avait désormais devant les yeux ressemblait plutôt à un jardin de la désolation qu'autre chose... Tout semblait mort et les couleurs étaient plus grisâtre qu'autre choses... Elle était vraiment dans un autre monde. Quand elle leva la tête, elle remarqua que la lune qui brillait dans le noir ciel de la nuit ressemblait plus à un bouton génant. Creepy. Avalant doucement sa salive, Chara s'aventura dans ce drôle de jardin. Elle tomba sur deux escaliers, l'un montant et l'autre descendant, menant chacun à une porte, mais les deux étaient condamnées, à la grande déception de la jeune femme. Tentant de regarder vers l'horizon, voir jusqu'où ce jardin s'étendait, mais au delà d'une certaine distance, elle n'arrivait plus à distinguer la moindre chose. Fronçant les sourcils et se frottant les yeux, elle pensa que le problème venait d'elle, mais définitivement non. Ce monde ressemblait à un tableau.

Déçue de l'extérieur, la jeune femme revint sur ses pas pour retourner à l'intérieur. Et à l'intérieur, elle se trouva face à un miroir. Le miroir qui juste avant été une porte. Mais à travers, impossible de voir la pizzeria qu'elle venait de quitter, elle voyait juste son simple reflet. Posant ses mains sur les hanches, elle soupira, tout en fixant son reflet des yeux.

- Et bien les amis, il semblerait que le retour ne soit pas compris dans le billet, c'est pas tout de suite qu'on va retrouver Niels. Oh et les autres aussi.

Tant pis s'ils étaient piégés ici. Ca ne changeait rien de toute façon. Juste un peu de tristesse d'être peut être incapable d'avoir la chance d'en finir avec les animatronics ?

Aucune réponse des autres membres du groupe. C'est alors qu'un coup de vent entra dans la maison par la porte du jardin que Chara n'avait pas fermé, soulevant quelques mèches de cheveux bruns de la jeune femme. Et c'est à ce moment qu'elle se rendit enfin compte qu'elle avait été seule depuis le début et que personne ne l'avait suivi.

- ...............

Seul le silence l'entourait. Elle devrait se sentir heureuse, elle qui était ennuyée par la présence des autres auparavant, mais pourtant, ce lourd silence la rendait folle actuellement...

- Rhaaaaaa!!!

Grimaçant, elle se massa frénétiquement la tête tout en tapant du pied sur le sol.

- Je suis enfin seule je devrait m'estimer heureuse pourtant naaan ?


Elle fut interrompu dans son *cough*petage de cable*cough* par un bruit sourd venant de l'étage, comme une porte que l'on claquait. Lachant sa tête, Chara fronça les sourcils. Quelqu'un était là ? Qui que ce soit, elle allait mettre la main dessus. Marchant en direction du bruit telle une mouche attirée par la lumière, Chara sourit telle une enfant.

- Ah enfin, je suppose que quelqu'un est là pour nous faire visiter ! C'est pas trop tôt !

Au bout de son chemin, elle tomba sur la dite porte, dont la serrure avait été défoncée. Et bien, cette personne devait au moins être aussi brutale qu'elle dans sa vie de tout les jours. Pauvre porte. Elle fusilla une dernière fois la poignée avant de franchir cette nouvelle porte sans hésitation. Beaucoup trop de portes franchies en une seule journée décidément !

Dans cette nouvelle pièce, les yeux rouges sang de Chara purent se poser sur différents objets. Il y avait un grand miroir brisé au sol, un berceau, un coffre à jouet, un fauteuil et un guéridon sur lequel se trouvait une assiette avec une tarte au citron et un verre de lait posé à côté. Ses yeux examinèrent avec attention les objets. C'était décidé, elle allait étudier ce qui se passait autour d'elle désormais. Fini ces idioties de ne pas faire attention à son entourage désormais elle allait... OH DU LAIT.  Comme si aucune des pensées précédentes n'avaient traversés son esprit, Chara bondit presque littéralement telle une enfant de 5 ans sur ce beau verre de lait avant de le porter à sa bouche et d'en avaler une grande gorgée.

Le verre de lait toujours en main, elle prit une seconde gorgée dans le but de le terminer tout en se retournant vers la porte lorsqu'elle aperçut une silhouette à travers cette dernière qui semblait venir dans sa direction. En reconnaissant qui cette personne était, ce fut plus fort qu'elle, et, pour éviter de s'étouffer avec le contenu de sa bouche, elle le cracha pitoyablement devant elle.

Il s'agissait de Niels.

S'essuya rapidement la bouche, elle pointa vers lui de manière dramatique un doigt accusateur.

- T'étais passé où toi ? Reste pas planté là fait moi visiter !



A suivre...
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mar 7 Fév - 16:50


Don't Make a Sound

Pleins de gens omg




Rangeant le dessin du petit garçon dans sa poche de pantalon, vérifiant que la souris qui ne bougeait plus était toujours là, il se releva d’un bond après sa petite pause, gardant son éternel sourire collé sur son visage. Chester commença alors à explorer l’endroit où il se trouvait, ce chapiteau digne du cirque Pinder, faisant rouler le cœur métallique entre ses doigts. Cependant tout était dans le même état que les animatronics, c’était à dire délabré. Faisant un tour de piste, il regarda les gradins terriblement vides mais d’où il pouvait entendre des rires fantomatiques. Secouant la tête, ce n’était que son imagination qui lui jouait des tours, mélangeant ce qu’il avait vécu aujourd’hui avec sans doute d’autres souvenirs. Levant les yeux au ciel, il pencha la tête en remarquant un détail qui aurait dû le frapper plutôt. Tout était à taille réduite, comme si tout ceci était fait pour des enfants, ce qui était sans doute le cas, connaissant partiellement la vérité. Revenant à son point de départ, son regard ne pouvait dévier des animatronics. Plissant les yeux, c’est là qu’il remarqua quelque chose d’étrange, au niveau du cou de Ballora la danseuse. S’approchant, il vit ainsi un bout de papier coincé, entre l’intérieur du cou et sa tête qui pendait sur le côté. Ne pouvant y résister, il l’attrapa rapidement, vérifiant avant qu’il n’y avait personne. L’ouvrant fébrilement, comme détenteur d’un secret inavouable, il fut un petit déçu quand il vit que ce n’était qu’un dessin d’enfant. Il allait le ranger dans sa pocha quand à nouveau, une petite lumière se fit dans son cerveau. Observant attentivement le dessin, il discerna finalement une forme, qui ressemblait étrangement à quelque chose qu’il avait déjà entraperçut. C’était le même animatronic que dessinait sur l’un des poster, au centre de commandement, celui qui était composé de tas de morceaux distincts. La différence qu’il pouvait voir, était dans les traits du dessin véritable œuvre d’un enfant, avec des gros points autour, un rouge, un orange, un bleu, un violet, un vert, un jaune. Mais le plus frappant était les lettres écrites en gras, en dessous de l’animatronic, ‘GAME OVER’.

Alors comme ça, un autre animatronic allait mourir sans qu’il ne puisse rien faire ? Marchant doucement, le dessin toujours en main, il s’interrogeait sur sa signification. Etait ce encore une fois cet endosquelette, ce petit garçon qui lui donnait un indice pour essayer de sauver un ami ? un proche ? lui signifiant que le prochain sur la liste était cet animatronic ? Ou était ce plutôt pour lui dire que c’était trop tard et qu’il fallait passer à autre chose, comme sauver Coraline par exemple. Ce qui le fit sortir de ses pensées, fut un drôle de bruit, au niveau de la ventilation. S’approchant, méfiant, prêt à combattre en cas d’attaque, il attendait presque avec impatience ce qui allait sortir de là. Le bruit était de plus en plus fort, de plus en plus rapide, s’amplifiant à chaque minute. Puis d’un coup, la bouche d’aération sauta et une Mangle encore plus agité que d’habitude apparue devant lui. Se reculant un peu, il se décrispa, souriant à son encontre. Courant à toute vitesse, il s’écarta assez rapidement pour éviter de peu la colission mais elle se prit les pieds dans un cable d’animatronic, chutant violemment au sol dans un immense fracas. Se rapprochant, voyant que le danger était écarté, il remarqua que Mangle prenait conscience de l’endroit où elle se trouvait, et de ce qui s’était passé, poussant une sorte de long cri d’agonie en voyant l’état de ses camarades. Personne ne pourrait rester insensible face à une telle souffrance. Se mettant à son niveau, il posa ainsi une main sur son épaule, pour essayer de lui faire passer son empathie, comprenant ce qu’elle pouvait vivre. Puis une idée lui traversa l’esprit. Après tout, il n’avait pas encore essayé de le faire et il sentait que c’était le bon moment.

S’asseyant à coté de Mangle, il ferma les yeux pour se concentrer un maximum et enclencher son pouvoir pour avoir le fin mot de cette histoire. Devant lui apparut alors une petite fille aux airs de garçon manqué. Fixant dans les yeux cette petite fille si triste, il sentit un poids alors un poids sur sa jambe. Vite fait, il y jetta un œil, et un sourire doux naquit sur son visage. Mangle venait de laisser tomber sa grosse tête de renard sur sa jambe. Mais en même temps, il sentit l’immense chagrin de cette âme bien trop jeune pour connaître ça. Elle pleurait à chaude larmes, lâchant les vannes des émotions. Chester était traversé par la tristesse, même ravagé à ce niveau-là. Les minutes passaient, l’âme continuait de pleurer tout comme ce corps robotique et Hippolyte laissait faire, sentant bien qu’elle en avait besoin. Quand il pressentit qu’elle se calmait un peu, il lui parla avec sa propre âme, d’un ton doux pour la rassurer. Explique-moi, j’ai besoin de comprendre pour vous aider correctement. Qu’est-ce que tout cela signifie ? Cet endroit ? Ce jeu ? Vous ? Elle ? » Attendant patiemment la fin des derniers sanglots, il haussa un sourcil au petit mouvement de mâchoire qu’elle eut quand elle commença à parler, comme si, elle avait perdu cette habitude. « C'est... tellement long à expliquer et... je ne comprends pas tout. On me disait toujours "tu comprendras quand tu seras plus grande" mais... Je ne serai jamais plus grande ! » Tout comme le petit garçon, Mangle ne répondait pas vraiment à ses interrogations. « Au moins l'essentiel. Contre qui dois je me battre ? Enfin nous battre pour vous sauver ? Qui est ELLE ? Comment vous a t'on fait ça ? » Certes il était insistant mais c’était pour leur bien. Il voyait qu’elle était intimidée, mais après avoir compris qu’il était là pour eux, pour elle, Mangle se livra enfin. « Elle... C'est la Beldam. Je crois que... qu'elle a besoin de quelque chose à aimer. Mais Elle ne sait pas le faire. Elle ne sait pas aimer alors... Elle étouffe... Elle nous a fait venir par la petite porte, l'un après l'autre. Elle nous promettait de belles choses, de l'amour à n'en plus finir... Elle nous espionnait, elle voyait que l’on n’était pas heureux, et en profitait... Alors elle nous attirait avec des trésors et des bonbons, on jouait tout le temps, elle nous donnait tout ce qu'on voulait. Mais... »

Chester écoutait très attentivement les dires de Mangle, car connaître et analyser l’ennemi c’était avoir un avantage sur lui. Or il fut déconcentré quand la petite fille se remit à pleurer sans avoir fini sa phrase. Des pleurs différents des autres, pleins de regret, d’amertume aussi. Caressant sa tête robotique pour lui signifier qu’il était là, il finit sa phrase à sa place. « Mais cela c’est mal fini ? C’est ça ? » La petite hôcha la tête entre deux reniflements, puis dans un soupir reprit son récit, apaisé par la voix de l’ancien chat. « Nous en voulions toujours plus. Alors on l'a laissé nous coudre des boutons sur les yeux... et c'est comme ça que tout se finit à chaque fois. Elle nous dit qu'elle nous aime mais elle nous enferme dans ces robots, et passe au suivant... » Restant dans le silence qui tomba net, il se jouait cependant tout un récital de colère et de haine dans l’esprit de Chester. Comment pouvait-on faire une chose pareille ? Coraline avait bien raison quand elle disait que c’était un monstre. Non c’était même au-delà du monstre. N’arrivant plus à se contrôler totalement, voyant bien que la fatigue prenait le dessus, il fit sentir à Mangle toute la colère que sa propre âme ressentait. Il s’en voulait mais c’était trop tard. L’animatronic se releva tout en claquant des dents près de sa tête, ayant juste le temps de la tourner dans un craquement sonore pour éviter les canines. Puis il poussa un cri inhumain dans ses tympans, le rendant presque sourd, tandis que son âme hurlait aussi. « Tout est de sa faute ! Elle nous a tué les uns après les autres ! On ne pourra jamais rentrer à la maison ! Je ne reverrai plus jamais mon papa, ni ma maman... On ne serra jamais comme avant ! » Sonné, Chester essayait de rester conscient, puisant dans ses ressources pour ne pas couper la discussion. « Je sais, et c’est pour cela que l’on va réparer ce crime qu’elle a commis contre vous. » Il envoya ainsi dans l’âme de Mangle tout le calme qu’il pouvait, essayant fortement de l’apaiser. Voyant que cela faisait effet, s’essuyant le front, poussant ses quelques mèches qui le chatouillait, il reprit plus doucement. « Et tu sais ce qui se passe après ? Les autres, Baby Circus, Freddy, ils sont vides, ils n’ont plus d’âmes comme toi par exemple ? Ou sont-ils ? » Après quelques tergiversations, Mangle se calme enfin, se rasseyant reprenant la discussion alors que son âme était tout aussi énervée que celle de Chester. « Nous... c'est différent. Baby, Ballora, Freddy, Bunnet et Ennard... On était les premiers. Je ne comprends pas tout... Baby en sait plus que nous tous je crois. Il y en a eu d'autres après nous... Des "mieux". Et puis il y avait eu Coraline... elle était censée nous sauver mais elle s'est enfuie, on n’a jamais compris pourquoi... Les autres... » Il put voir que l’animatronic tournait la tête en direction des autres, avec une tristesse infinie. « Elle ne nous laisserait jamais partir... Elle a dû les changer de corps. D'autres animatronics... ou peut-être encore autre chose... je ne sais pas ! »

Ceci pouvait expliquer cela. Les changer de corps, pour en faire des armes contre eux ? Ou pour qu’ils ne les retrouvent pas ? La tête de Chester fourmillait de nombreuses hypothèses mais il devait rester concentrer sur Mangle, pour éviter de s’éparpiller. « Pour Coraline, je ne veux pas prendre sa défense et je ne connais pas forcément l’histoire entière mais si c’est comme moi, et mes cinq autres camarades, elle ne s’est pas enfuie par sa propre volonté. Nous avons tous été victimes d’une malédiction, qui nous as enlevé, déracinés de nos mondes respectifs pour nous emmener ailleurs, dans un monde où la magie n’existe pas partout, dans une ville qui se nomme Storybrook. » C’est bizarre mais il avait du mal à voir Coraline, abandonner ces enfants-là, à leurs sorts, alors qu’elle cherchait avec autant de sentiments Mr Midnight. « Si l’on retrouve Coraline, et que l’on tue la Beldam, et qu’ensuite on vous trouve des réceptacles convenables, ça vous dit de venir avec nous ? A Stroybrook ? » Il était sincère dans sa proposition, et tuer ne le déranger pas forcément, surtout si c’était l’auteur de toute cette horreur. Puis à Storybrook, ils pourraient recommencer une nouvelle vie, heureuse, entouré de véritables personnes aimantes. « Si Coraline est ici... et que tu as raison, qu'elle veut nous sauver pour de bon, nous serons libérés. Enfin. » « Bien sur qu’elle est ici, c’est même elle qui nous as amené dans cet endroit ! Et il faut la retrouver, elle doit me payer le pressing pour mon costard … qui est maintenant bon pour jeter à la poubelle. » Rigolant avec Mangle, voyant que sa petite blague avait fait effet, même s’il sentait bien l’ignorance de l’enfance dans son rire, il reprit sérieusement. « De toute façon, elle n’a pas le choix c’est simple et s’il faut, je suis prêt à lui faire un chantage pour qu’elle vous aide. »

Sa queue fouettait l’air avec vivacité, venant même à toucher l’animatronic de Mangle sans le vouloir. « Ce n’est plus un secret pour personne, mais je suis un chat en vérité. Le roi des chats même. Et justement, Coraline cherche un chat, dénommé Mr Midnight. Si je connais Coraline c’est parce qu’elle est venue me demander de l’aide, pour le retrouver, ce que j’ai accepté. Mon intuition me dit qu’il est ici. Alors ça sera très simple. Si elle ne vous aide pas, je lui dirais et je le ferais que je donnerais Mr Midnight à la Beldam. » Bien entendu, Hippolyte ne ferait jamais une chose pareille. Donner un de ses propres congénères à ce monstre. Mais il était bon, même très bon en bluff et il comptait jouer la dessus, sur le fait qu’après tout, dans son conte il avait la réputation de trahir aussi vite que son ombre, d’être fourbe et très bon manipulateur. C’est alors que Mangle cligna des yeux, comme si elle savait. « Un chat ? Un petit chat tout noir ? » « Oui c’est ça, tu le connais ? » « Je ne sais pas si il est là aujourd'hui... mais quand je n'étais pas encore un robot, la première fois que j'ai passé la petite porte, il y avait un petit chat noir tout maigre... il essayait de nous mettre en garde contre la Beldam » « Ça ne fait aucun doute, c’est lui. Je le savais ! » Exultant de joie, voyant que même en humain, il n’avait rien perdu de son instinct de félin, il avait vraiment hâte de rencontrer enfin le fameux Mr Midnight. Il allait répondre à Mangle quand il se sentit pris d’une sorte d’étourdissement. La silhouette de l’âme de la petite fille devenait de plus en plus floue, alors qu’il poussait une sorte de feulement de colère. Pas maintenant, il ne fallait pas qu’il s’évanouisse maintenant. Poussant doucement l’animatronic pour ne pas lui faire de mal, il pressentait qu’il allait tomber dans les vapes. Coupant le contact brutalement entre les âmes, il posa sa main gauche sur le sol pour éviter de se fracasser le crâne. Sa respiration était difficile mais plus régulière que quelques instants auparavant, ayant pris la bonne décision d’arrêter son pouvoir. « C’est bon, ne t’inquiètes pas. » Il pouvait sentir le regard inquiet de l’animatronic, qui tournait autour de lui, essayant même de l’aider à le relever en le poussant avec son museau. Se retournant, posant sa tête sur le sol froid et doucement, il attendait que cette sensation de tournis lui passe. Il savait qu’il utilisait trop de pouvoirs sans avoir le temps de récupérer entièrement mais c’était nécessaire, une obligation même. « J’ai juste un peu abusé, entre la téléportation, le frère de Baby et toi... » Ses mots étaient entrecoupés à chaque fois d’un soupir, et ses phrases ressemblaient plus à un baragouinement de chat qu’a une véritable parole humaine. Finalement avec Mangle, ils faisaient la paire.

Au bout d’une dizaine de minutes, il arriva enfin à se relever, s’appuyant sur l’animatronic. Certes son pouvoir n’était pas au maximum, mais il n’avait plus cette sensation horrible de tomber dans les pommes. « Bon, on y va tuer cette Beldam ? » Pour toute réponse, Mangle qu’il sentait enthousiaste lui fit une sorte de couinement en le regardant de travers, voulant signifier dans ton état ? Rigolant, lui lançant un regard mystérieux, Chester lui répondit : « J’ai des ressources cachées. »  Puis il ajouta alors que sa queue passa sur les oreilles du renard. « Et puis, n’oublies pas que les chats ont 7 vies ». Hochant la tête aux dire d’Hippolyte, Mangle l’entraina alors vers la bouche d’aération, celle qu’elle avait défoncé plutôt. Suivant sans bronché, il remercia la souplesse qu’il pouvait avoir, celle qu’il avait retrouvé à la levée de la malédiction. Ils déambulèrent pendant de longues minutes, et il sentait qu’il s’éloignait de plus en plus du chapiteau. « Je vais bien t’en fait pas. » Il devait rassurer Mangle, qui lui lançait des petits regards inquiets au vue de son état, même si elle ne ralentissait pas le rythme dans ces conduites d’aération. Ils finirent par arriver dans une petite pièce, rempli de carton, comme une sorte de remise. Voyant une porte, Chester s’en approcha, mettant son œil dans l’interstice. Ah, ils étaient revenus au point de départ, et un miroir gigantesque était désormais sur la scène. Sortant de cet endroit, ce qui le frappa en premier fut la réduction de leur effectif. Il ne restait plus que Colin, Felicity et Dorothy. « Et bien quelle promenade. »

Se faisant remarquer, il leur adressa un petit geste de la main, alors qu’il entendait Mangle couiner. La regardant, il s’aperçut qu’elle était grandement intéressée par la dernière porte qui n’avait pas encore été ouverte. Faisant signe aux autres de les rejoindre, il posa sa main sur l’épaule de l’animatronic, comme pour lui dire qu’il allait s’en occuper, mais avant. « J’ai eu confirmation de ce qui se passe ici par plusieurs personnes. » Il appuya bien sur le mot personne, comme pour faire comprendre à Mangle que même sous cet aspect là, elle restait pour lui une personne. « Le petit garçon que j’avais vu dans sa cage est aussi un animatronic, enfin c’est l’exosquelette qui as enlevé Cora tout à l’heure. C’est le frère de Baby Circus et il est terrifié à l’idée que Elle puisse dire qu’il n’est pas un enfant sage. Elle d’ailleurs c’est la Beldam. C’est Mangle qui me l’a dit. » Pointant son doigt vers l’animatronic, il lui sourit doucement. « La Beldam attire des enfants dans cet endroit en leur faisant miroiter des rêves et puis le cauchemar devient réel quand elle leur coud des boutons sur les yeux, arrachant leurs âmes pour les mettre dans ces robots. Cependant il y a quelque chose qui me chiffonne. J’ai retrouvé les autres animatronics mais ils sont comme morts. Leurs âmes à disparus, ce qui veut dire que la Beldam les as changés de réceptacle. Pourquoi ? Là est la question. » Il réfléchissait toujours à ce que cela voulait dire mais Mangle attira à nouveau son attention. « La seule solution, tuer la Beldam et trouver de nouveaux réceptacles dignes pour ces enfants. » Il avait dit ça tout en s’approchant de la porte, alors que son sourire s’étirait sur son visage. « Un jeu d’enfant. » Il fit un petit clin d’œil à Mangle alors qu’il sortait son portefeuille de la poche arrière de son pantalon. Choisissant avec minutie une carte, une carte de retrait de la banque il se mit au travail. Passant la carte dans l’interstice, il enfonça de l’autre main la porte pour que la carte s’accroche au verrou. Puis d’un doigté agile, il commença à la bouger pour qu’elle se mette dans la bonne position et sans crier garde, il la plia à l’opposé pour qu’elle aille plus loin. Et au bout de quelques minutes, un clic caractéristique se fit entendre et la porte s’ouvrit sur une pièce bien entendue sombre.

Pas peu fier de son effet, il tendit la main devant, pour que Mangle passe en premier, éclairant au-dessus la pièce, avec sa lampe torche qu’il avait récupéré quand il s’était recroquevillé en boule. Parce que de base, il voulait s’en servir comme arme et non comme véritable lampe. . C’était un bureau, de directeur ou de gérant, spacieux, avec tout ce qu’il faut pour travailler. Une grande table avec des stylos, des feuilles, une imprimante. Des étagères et surtout une grande armoire au fond de la pièce. S’approchant, il était pour le moins intrigué car tout semblait faux. Les feuilles étaient trop blanches, trop lisses et celle qui comprenaient des écritures, étaient soit illisible, soit ce qui était marqué ne voulait rien dire. Faisant quelques pas autour, enregistrant tous les détails qu’il pouvait, il se dirigea vers l’armoire. Toquant pour voir si personne n’était enfermé dedans, avec ce monde on est jamais sûr de rien, il essaya de l’ouvrir. Résistant au début, il tira d’un coup sec et la porte d’ouvrit enfin. Il aurait dû entendre un bruit métallique mais non, elle avait été silencieuse, ce qui accréditait sa thèse que tout ceci n’était qu’un décor en carton-pâte. Mais ce qui était à l’intérieur était encore plus étrange. Un costume de lapin, ressemblant fortement à un animatronic, vide. « Mangle ? Tu peux venir s’il te plait ? » Après tout, c’était la seule à pouvoir dire ce que cela représentait. Arrivant à ses côtés, elle s’agita, comme contente de voir ce costume. Elle lui donna un coup de nez sur le bras comme pour signer que c’était normal et même dans la bonne voie, jusqu’à ces bruits, venant de la pizzéria. Prenant la main où ce qui ressemblait le plus à une main, de Mangle, ils allèrent dans l’encadrement de la porte pour voir qui produisait ces râles sinistres, cette respiration hachée, ce rire glacial. Des animatronics, dégradés, un canard, un ours et un lapin, s’avançant tels des zombies prêts à manger de la cervelle. Sur la scène, assis, fixant le vide, un ours doré, qui n’avait pas l’air en meilleur état que les autres. Chester ne put réprimer un frisson, tandis que Mangle était totalement surprise et indécise, allant d’avant en arrière, ne sachant pas que faire, aller avec les nouveaux zombies où rester là. Finalement elle préféra se mettre derrière Hippolyte, peut-être à cause du rire de canard ? ou du râle du lapin. Aucune idée, mais cela n’augurèrent rien de bon.




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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Jeu 9 Fév - 19:23



❝Don't make a sound❞

Mission
Felicity avait pris le relais. Elle semblait avoir plus d'accroche avec la poupée qui se livra et s'expliqua plus aisément avec la blonde. D'autant que cette dernière contrairement à Dorothy ne se laissait pas distraire par l'inquiétude et cherchait à obtenir des informations sur nos autres compagnons d'infortunes qui avaient disparu. D'autant qu'apparemment Coraline était en danger. Mais bien vite, les choses dégénérèrent. La poupée claqua à nouveau de doigt, faisant apparaitre cette fois, un miroir au fond de la scène.

Colin, après avoir confié la pierre magique à Dorothy, s'approcha de ce miroir nouvellement apparu. Un dialogue commença entre l'homme et les haut-parleurs qui leur rappellent leurs morts prochaines. Ce monde était vraiment des plus horribles et effrayants. Quand le miroir disparut pour laisser la place à une porte ouverte, Chara se faufila à l'intérieur. La porte se verrouilla aussitôt, empêchant le reste du groupe de la suivre. C'est alors que Dorothy remarqua qu'il ne restait que Felicity et Colin, Mangle avait également disparu. Pourvu qu'elle aille bien et qu'il ne lui soit rien arrivé.

Enfin ils avaient d'autres chats à fouetter. Ils n'allaient pas rester dans cette salle de restaurants à se tourner les pouces. Ils devaient rester des choses à découvrir. Le regard de Dorothy se porta sur la partie sombre de la pièce. Aucun d'eux ne s'y était aventuré. C'était le moment où jamais. La jeune fille prit sa lampe et fit courir le faisceau. Une sorte de salle d'arcade se dévoile sous ses yeux. Quatre rangées de bornes sont alignées face à elle. Mais ce qui retint son attention c'est un rideau qui forme un arc de cercle au fond de la pièce avec une petite pancarte "Hors-service". Lumière droit devant elle, Dorothy s'avança vers le tissu mauve étoilé. Il était légèrement entrouvert. Avec précaution, la petite fermière dirigea le faisceau dans la fente. Le sol était surélevé derrière le rideau. Résultat, à part voir le pied d'une estrade cela ne l'avança pas. Elle allait devoir écarter le rideau pour voir plus en détail. Tout doucement, de sa main gauche, elle écarta un pan du rideau et leva lampe. L'estrade était vide. Ce n'était pas plus mal, pas de mauvaise frayeur.

Dorothy n'allait pas s'arrêter là. Les bornes avaient peut-être des secrets à révéler. Dorothy s'avança vers la plus proche et l'examina de sa lampe. Elle était très colorée, de quoi attirait le regard de n'importe qui et de donner envie de jouer. Cependant, elle ne semblait plus fonctionner. Hors-service ou simplement débranchée, Dorothy penchait pour la deuxième option. Les bornes semblait toutes assez propres, comme neuves et l'écran était comme un miroir. Un miroir... Ce ne pouvait être une coïncidence. Dans ce monde, les miroirs cachaient toujours quelque chose. Et cela ne manquait, il y avait une ombre floue derrière Dorothy. Un coup d'œil avec sa lampe lui avait suffi pour comprendre qu'il n'y avait rien derrière elle qui correspondait à cette ombre. Bien décidée, et se raisonnant en se disant que c'était plus un écran qu'un miroir, l'adolescente éteignit sa lampe et se servit du manche pour briser l'écran. En la rallument pour fouiller dans les débris, elle ne trouva rien. Ce n'était pas normal. Dorothy regarda alors l'écran de la borne d'à côté, il y avait le même reflet étrange. Elle répéta l'opération. Eteindre la lampe, la retourner, frapper l'écran et fouiller les débris mais toujours rien. Peut-être celle contre le mur, allez la quatrième. Même opération mais toujours rien.

- Zut!, s'exclama Dorothy en tapant du pied.

Cela eut pour effet de faire tomber de sa poche la pierre magique. Elle l'avait totalement oublié que c'était elle qui l'avait. Elle la ramassa et eu l'idée de regarder au travers. Colin avait expliqué qu'on voyait tout en noir et blanc à travers sauf les objets que nous avions trouvé dans des miroirs. Cela  fonctionnerait-il dans le noir?

Dorothy approcha son œil du trou et suivit son faisceau de lumière. La borne juste derrière elle se distinguait des autres, des volutes jaunes s'en élevaient. C'était la bonne cette fois. Elle répéta le mouvement pour casser l'écran et trouva cette fois dans les débris une main, énorme, blanche aux jointures des phalanges noir et avec un gros point violet sur le dos. Elle retourna vers les autres pour leur montrer sa trouvaille. Cela s'ajoutait à leur butin : le nœud papillon rouge, les jambes mécaniques, et maintenant une main. Dorothy rendait la pierre à Colin quand Hippolyte arriva suivi de Mangle.

- Oh Mangle, je m'inquiétais. Mais je vois que tu étais en sécurité avec Hippolyte.

Dorothy lança un coup d'œil à l'homme-chat qui commençait à leur faire part de ses découvertes, que les animatronics étaient bien en réalité des enfants attirés pas une folle, la Beldam, qui emprisonnait leur âme. C'était affreux! Quel monstre! Dorothy prit dans ses bras, comme elle put, Mangle. Alors c'était une petite fille. Comment avait-on pu lui faire ça? Hippolyte expliqua que pour lui la seule solution pour les sauver tous était de tuer la Beldam. Aussi horrible que puisse être cette femme, Dorothy ne pouvait imaginer la tuer. Il devait y avoir une autre solution.

Cependant, Hippolyte changea vite de sujet. Il voulait inspecter une pièce qu'il força avec une carte. Tout le groupe le suivit, voulant rester grouper, beaucoup trop disparaissaient. Ils se retrouvèrent dans un bureau en carton-pâte. C'était le seul mot pour qualifier cette pièce totalement fausse. Les autres fouillaient à droite à gauche, mais Dorothy se contenta de rester avec Mangle. Elle s'en voulait de s'être si peu inquiétait de sa disparition mais se raisonnait en se disant qu'elle était avec Hippolyte.

Alors qu'ils cherchaient et fouillaient, un râle se fit entendre dans la salle de la pizzéria. Puis un autre et des rires sans joie. Tout le groupe s'approcha de la porte Hippolyte et Mangle en tête. Derrière eux, Dorothy y voyait mal, mais en se mettant sur la pointe des pieds, elle aperçut ce qui les effrayait tant. Des animatronics comme zombifiés s'approchaient de la pièce où ils se trouvaient. Ils étaient trois, un ours, un lapin et un poussin. Non quatre, il y avait également un ours doré assis sur scène.

Sans réfléchir, emportée par la peur, Dorothy tira violemment en arrière Hippolyte et Mangle. Surpris par son geste, ils se laissèrent faire et la jeune fille claqua la porte. Elle passa ensuite derrière le bureau.

- On va le plaquer derrière la porte, aidez-moi.

Tous vinrent donner un coup de main, mais Mangle fut plus rapide et poussa violemment. Le meuble plaqua contre la porte plus vide qu'il n'en faut pour le dire.

- Tu es la plus forte, Mangle !

L'animatronic frotta sa tête contre celle de Dorothy pour montrer sa fierté. Un coup comme toujours sans douceur mais plein de sentiments. Un silence de plombs s'installa alors. La peur que les robots-zombies trouvent un moyen d'entrer, mais rien. Les secondes passèrent sans qu'aucun son ne se fasse entendre. Puis les râles se rapprochèrent et des bruits de pas. Ils étaient justes derrière la porte, c'était sûr. Ce fut confirmer quand des petits coups se firent entendre contre le bois. D'abord tout doucement puis de plus en plus fort.

C'en était trop ! Dorothy se retourna, mains sur les oreilles, yeux fermés. Elle voulait sortir d'ici, retrouver sa maison, celle de Kansas ou de Storybrooke, peu importait mais être loin de tout ça. Elle rouvrit un court instant les yeux qui se posèrent sur une chose qui n'était pas là avant. Un ours doré, comme celui qui était assis sur la scène. En un clignement d'œil, il n'est plus là. Dorothy se frotta les yeux, avait-elle rêvé? Etait-ce une hallucination? Non, l'ours avait bien était là l'espace d'une seconde, elle en était certaine...


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Atalyah Matheson

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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Dim 12 Fév - 12:30




Elle avait gagné.

Elle avait gagné sur absolument tous les plans, au point que même elle, cela la surprenait quelque peu ; mais elle en riait légèrement, de ce rire léger qui ressemblait plus à un ricanement. Elle avait gagné ; elle avait récupéré sa Coraline chérie, discipliné ses chers enfants dissidents, vaincu quatre des indésirables -bon, ils n’étaient pas encore morts mais enfermés comme des rats et entourés par les animatronics c’était du pareil au même… Même l’autre chat -qu’est-ce qu’elle pouvait détester ces boules de poils !- était pris au piège et surtout, très visiblement épuisé par les espiègleries dont il avait fait preuve depuis le début de cette… aventure.

Elle avait gagné ; trouvé le moyen de contrôler Coraline à nouveau jusqu’à ce qu’elle ait le temps reconstituer son corps de Marionnette, sa petite Marionnette chérie ; pu conserver un petit cadeau pour ses protégés, cadeau incarné par la petite noiraude avec le couteau ; et par un étrange coup du destin, elle avait même peut-être pu recouvrer une personne très importante pour elle, à croire que les choses tournaient enfin en sa faveur…

Car rien n’avait été facile depuis ce fichu coup du sort, depuis cette fichue malédiction ; elle, cette femme aux cheveux flamboyants mais au coeur plus noir qu’un ciel sans étoiles, s’était quelque peu… laissée aller. On lui avait volé ses trésors sans qu’elle ne puisse rien faire, et quand elle était ressortie de son Autre Monde pour le constater, elle s’était laissée dépérir. Elle qui avait passé tant d’années à chercher l’enfant parfait, celui qui serait enfin capable de faire briller dans son coeur la couleur rouge de l’amour, et qui avait enfin fini par la trouver, se la faire voler ainsi aussi impunément après l’avoir poursuivie aussi longtemps… Tout avait commencé à se délabrer. À quoi bon conserver l’aspect si coloré et lumineux de l’Autre Monde si celle à qui était destinée une peinture aussi splendide n’était pas là pour l’admirer ? Alors tout avait commencé à devenir gris, vieux, vide. Tout ce qui maintenait l’illusion de réalité améliorée dans cet Autre Monde qui n’était rien de plus qu’une copie du monde réel avait disparu, et l’aspect faux et pourri du décor n’avait fait que ressortir toujours plus avec le temps. La Beldam était en train de se faner, de mourir comme une fleur aux portes de l’hiver, et avec elle se flétrissait ce tableau en trois dimensions qu’elle avait peint avec tant de patience et de conviction. Et sans qu’elle ne s’en rende compte, elle avait perdu le contrôle du pinceau ; à force de se morfondre dans ce Palace passé du rose flamand au gris maussade, ce monde interconnecté avait commencé à répondre à quelqu’un qui y avait vécu depuis l’inception même de ce monde-bulle, la toute première enfant que la Beldam avait voulu aimé, mais n’avait pas réussi, débutant cette collection étrange et morbide ; Circus Baby avait fait des siennes, mais fort heureusement, elle était désormais à nouveau soumise à son autre mère comme une bonne petite fille bien éduquée.

Car un beau jour, les choses avaient soudainement été très vite ; un peu comme si la connexion s’était rétablie entre elle et l’un de ses fabrications, une petite poupée qui ressemblait en tous points à Coraline, et que cette pauvre petite avait pris soin de conserver chez elle, donnant à la Beldam une vue imprenable sur le quotidien de sa petite chérie. Attendre le bon moment ; attendre le point où Coraline serait si poussée à bout qu’elle n’hésiterait pas à emprunter le petit tunnel, et le tour était joué. Elle n’avait pas réalisé tout de suite qu’elle n’était plus tout à fait en contrôle de cet univers instable qu’était cet Autre Monde, et que dans le processus, six autres individus avaient pu emprunter ce qui n’étaient en réalité que les échos de la porte d’origine. Mais le plan de Circus Baby avait échoué, et les autres s’étaient retournés contre elle ; et ainsi, la Beldam put profiter de ce trouble interne pour reprendre le contrôle absolu de cet espace qui était le sien et se débarrasser des intrus.

Et elle avait gagné. Et tout cela sans bouger de son fauteuil en forme d’insecte, sirotant une petite tasse de thé en regardant le miroir en face d’elle, un petit sourire satisfait sur les lèvres. À quelques mètres d’elle, la version poupée de Coraline était recroquevillée contre un meuble, ses yeux boutons fixés sur la Beldam et les sourcils plissés dans une apparente expression de terreur, pendant que son corps entier était saisi de tremblements.

« Je t’offre l’énergie et les capacités de ma chérie, tu pourrais au moins sourire, ma petite poupée imparfaite... » Le regard de la Beldam se fit plus perçant, tandis que les yeux-boutons de la fausse Coraline quittèrent leur cible du regard, lorsqu’un grand bruit retentit à l’étage, faisant sursauter la poupée mais qui n’éveilla pas même l’étonnement de la Beldam, tandis qu’elle finissait de boire une gorgée de son breuvage. « Oh, je crois que mon bébé s’est réveillé... » Elle se leva, époussetant sa longue robe noire qui avait étrangement des relans de toile d’araignée, tout en ajustant légèrement ses cheveux de feu, avant de se tourner vers la fausse Coraline, un air enjoué sur le visage. « Ne suis-je pas si élégante ? Enfin, ne réponds pas… contente-toi de monter. Va donc voir ce que c’est que cette cacophonie ; je meurs d’impatience de le revoir, mais c’est encore un peu tôt… un tout petit peu tôt. Mais nous serons tous réunis bientôt… Et nous formerons une famile, une vraie famille comme il faut. »

Son sourire étendu aurait presque pu rendre jaloux le Cheshire ; mais il disparut lorsqu’elle se tourna vers la fausse Coraline, et cette fois son regard se fit d’une méchanceté telle que la poupée poussa un cri en se levant d’un seul bond, incertaine d’abord puis quittant la pièce à vive allure en prenant soin de refermer la porte derrière elle. La Beldam, de son côté, se retourna à nouveau vers le miroir, et sur son visage était revenu une expression si douce et pourtant plus piquante que les aiguilles d’une rose.






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∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ ℍeroes & Villains ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙

★ I can't fix you ★
I've been trying for so long to sing you the right song to show you something different every day so you hear what I have to say like puzzle pieces and now we're here at a standstill I wonder if you feel the kind of pain that rips your insides out that's something I know all about shocking, ain't it?
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Niels Mørck

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☂ Conte : Rozen Maiden

☂ Emploi : Animateur à la garderie le jour & recruteur de show pour le Rabbit Hole la nuit
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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Lun 13 Fév - 21:05




La porte venait de céder à force de frapper au niveau de la serrure, celle-ci se retrouvant ainsi comme détachée du reste du bois ce qui lui avait ainsi permis de casser le système par cette simple action, mais pourtant Niels était loin de pouvoir se réjouir de cette situation. Ses yeux regardaient l’endroit où aurait dû se trouver un chat noir et aux yeux dorés, ce dernier s’étant volatilisé avant de lui fournir de réelles réponses et offrant beaucoup de questions, cette sordide histoire qu’il avait pu lui raconter n’avait pas eu de fin à proprement parler. Cette femme avec le cœur si sombre comme Mr Midnight avait pu le dépeindre pouvait être sa mère ? Il ne savait pas trop, le fait qu’il insiste sur le prénom de l’enfant lui indiquait que c’était le cas mais après tout il n’était pas le seul à posséder ce nom et il ne fallait pas tirer de conclusions trop hâtives selon lui, il est vrai que c’était assez troublant d’autant plus qu’il ne l’avait jamais connu. Mais en réalité il ne s’en était jamais préoccupé, parce qu’il avait reçu tout l’amour qu’un enfant était en droit d’attendre de la part de son père et même s’il lui était arrivé d’imaginer parfois à quoi pouvait bien ressembler cette femme cette image venait vite s’effacer au profil d’une enfance qui restait chaleureuse, après tout il ne pouvait regretter quelque chose qu’il n’avait jamais connu. Il n’était pas ce qui était en train de se dérouler ici, c’était lui habituellement qui tirait les ficelles dans l’ombre mais pour le coup il n’avait clairement pas le contrôle sur quoi que ce soit et il détestait ceci, se demandant ainsi s’il était vraiment utile d’approcher de la fenêtre car il était persuadé de toute évidence que tout ce qu’il trouverait ce serait la nuit sombre. Son objectif était atteint de toute façon, à savoir pouvoir sortir de cette satanée pièce qui ne le réussissait décidément pas, retournant sa tête vers la porte alors qu’il se relevait doucement et faisait l’inventaire de tout ce qu’il pouvait avoir. Mini-Niels, le masque, des legos, des boulons, un dessin d’enfant, et surtout une possible arme grâce à ce morceau de miroir qu’il avait pu ainsi prendre. Il y avait mieux et il y avait pire, il pourrait toujours essayer des combinaisons improbables à l’avenir tout en étant pourtant bien équilibrées malgré tout, même si pour l’instant le marionnettiste se demandait comment il pourrait s’organiser quelque chose qui aurait un tant soit peu du sens.

S’apprêtant à sortir enfin d’ici des bruits de mouvement dans le couloir, peut-être un nouvel animatronic ou de la compagnie qu’il n’avait pas vraiment envie de recevoir, sortant alors en ouvrant bien la porte et se mettant ainsi derrière pour s’offrir une cachette de fortune. Sa main serrait autant que possible le bout de miroir brisé qu’il avait en main, fixant dans l’autre le fameux masque blanc qu’il avait trouvé plus tôt, tandis qu’il venait à éveiller la petite poupée à son effigie comme un soldat bien obéissant. Niels ne bougeait plus et ne faisait plus aucun son, tous ses sens étant en action et plus particulièrement l’ouïe pour savoir où cette chose pouvait bien être, jusqu’à entendre les pas se diriger vers l’intérieur de cette même pièce qu’il venait de quitter. Il avait plusieurs options qui s’ouvraient devant lui, d’une part soit il venait à affronter sans savoir qui était son adversaire soit il contournait sans se faire repérer même si ça voulait dire potentiellement retarder les ennuis, mais bien entendu le mieux était celle où il s’en sortait sans le moindre dommage ou qu’il pouvait éviter le moindre affrontement. Délicatement il venait repousser la porte pour pouvoir passer, tentant de la faire grincer le moins possible pour ne pas se faire repérer, regardant tout de même dans l’encadrure de la porte de quoi il était question. Et c’était plutôt qui. Reconnaissant sans mal Chara il eut un profond soupir, même si intérieurement revoir un membre du groupe mais plus particulièrement son alliée n’était pas pour lui déplaire car à force il allait devenir dingue à déambuler dans cette pizzeria de malheur, avançant vers celle-ci alors qu’elle était en train de boire dans le verre de lait avant de tout recracher en le voyant arriver. Il ne disait rien, se contentant de la fixer avec son sourire figé alors qu’il n’avait que du dédain quelque part, sentant peut-être une petite pointe de colère lorsqu’elle lui demandait de lui faire visiter le coin. Parce qu’elle croyait sincèrement qu’il faisait du tourisme depuis tout ce temps ? Il aurait été si tentant de la tuer ici, juste histoire de se passer les nerfs, mais il avait beaucoup trop de self-control pour ceci et se contentait e d’abord lui taper la main comme pour l’inciter à ne pas pointer du doigt avant d’adopter une attitude sarcastique. Tournant un peu sur lui tout en écartant les mains comme pour lui faire une présentation de la pièce, il aurait été si simple de crier un bon coup cependant il gardait cette voix parfaitement calme, tout en venant par la suite la fixer dans les yeux.

« Alors là tu as le miroir brisé où j’ai trouvé un masque des plus étranges, tu devrais même l’essayer à l’occasion, et jusqu’à côté c’est ce qui reste du berceau que j’ai utilisé pour ce faire. Ici tu as le tapis pour enfants, le fameux petit coffre à jouets, et un doux fauteuil où se trouvait le fameux verre de lait qu’un chat à but en partie ainsi qu’une part de tarte au citron. Parce que tu vois Chara c’est tout ce que j’ai eu le temps de voir vu qu’il a fallu que je vienne dessouder comme j’ai pu la serrure parce que aucun de vous n’a été capable de voir qu’un animatronic m'a attrapé et traîné dans des conduits ! »

Il préférait mettre de côté le reste des péripéties qu’il avait pu connaître, entre la salle étrange et le fait qu’il avait pu perdre connaissance il estimait que ceci n’était pas vraiment primordial que d’offrir ce genre d’informations à Chara, encore plus de voir qu’elles étaient peu glorieuses ou s’approchant peut-être d’une forme de folie à laquelle il voulait faire la sourde oreille. Ainsi Niels revenait vite laisser son air chaleureux prendre le dessus, uniquement là pour cacher ce vide en lui et ce manque d’émotions dont il faisait preuve, tournant les talons tout en expliquant à son acolyte qu’il était hors de question de rester une minute de plus mais que si elle voulait manger la part de tarte alors qu’elle se fasse plaisir mais qu’en cas de poison qu’elle ne vienne pas pleurer. Sortant pour de bon de ce qui était la chambre de la torture, ou quelque chose s’en approchant en tout cas, il venait regarder réellement le couloir pour en imprimer dans son esprit la configuration. Il était plutôt court dans l’ensemble, faisant une sorte d’angle droit un peu plus loin, n’ayant pas vraiment pris le temps d’examiner plus tôt à quoi il pouvait bien ressembler en raison de la situation urgente qu’il pensait avoir à faire. Pourtant il savait qu’il avait tort, connaître un lieu et ses défauts pouvaient être un certain avantage sur ses adversaires, pour cette raison qu’il s’empressait peut-être de corriger ceci à cet instant. L’endroit avait l’air assez calme, même si l’animateur de la garderie savait que ce n’était pas un synonyme de sûreté et encore plus dans cet endroit qu’il avait hâte de quitter, jusqu'à ce qu'un léger craquement puisse se faire entendre avant que le bruit de pas léger retentissement à la suite. Il eut un regard sur Chara avant de s’avancer jusqu’au bout du couloir où découlait un escalier sur la droite, toujours armé du morceau de miroir qu’il était prêt à enfoncer dans n’importe quelle créature qui pourrait lui barrer la route et montrait peut-être de cette manière à quel point il pouvait être remonté à l’intérieur, avant de pouvoir apercevoir une silhouette qui avait l’air de l’observer à travers les barreaux d’escaliers. Plissant un peu les yeux Niels avait cette sensation de déjà vue, ou du moins cette chose tapis plus loin ne lui était pas étrangère, même si les yeux se trouvaient être des boutons aussi sombre que sur la poupée qu’il avait pu trouver. Mais il n’y avait pas que ceci de troublant, il y avait aussi le visage qui avait l’air particulièrement pâle et ayant paradoxalement des longs traits violets qui partaient des yeux, sentant aussitôt qu’il pourrait en prendre contrôle s’il le voulait. Parfait.

« Pas la peine de te cacher je t’ai vu, dis-moi qu’est-ce que tu veux. »

« Je viens juste voir ce qu’est tout ce bruit… et j’avoue que j’étais curieuse de voir à quoi tu ressembles. »

La curiosité est un bien vilain défaut et Niels n’aimait pas vraiment être le fruit de celui-ci, ce qui rendrait les réelles intentions de la personne particulièrement floues à son goût, encore plus en sachant qu’il était surtout une personne agissant d’ordinaire dans l’ombre. Cependant, il se demandait sérieusement ce que ceci pouvait être encore plus en l’entendant parler, sachant juste que cette chose pourrait faire un pantin très utile s’il le voulait. Il préférait éviter de toute de suite tirer les ficelles et d’entendre ce qu’elle pourrait bien avoir à lui dire, n’étant pas sûr que le fait de la priver d’une liberté en la rendant soumise au possible puisse lui délier la langue facilement par la suite, tandis qu’il faisait un petit signe à Chara comme pour lui assurer qu’il allait s’en occuper sur ce coup-ci. D’abord parlementer, ensuite de l’action, préférant soutirer le plus d’informations utiles et surtout voir ce qu’il pourrait en tirer d’elle au final. Elle était curieuse de lui alors autant lui donner ce qu’elle voulait peut-être, ne pas se montrer agressif ou quoi que ce soit, sauf si bien sûr ceci venait se tourner contre lui. Il voulait voir à quoi il avait affaire avant de se lancer corps perdu, bien que ça serait sûrement son allié qui se chargerait de cette partie et de toute façon ça serait un tel plaisir pour elle qu’il n’allait tout de même pas la priver d’un tel soin – quelle générosité, il n’était pas idiot à s’élancer sans rien savoir sur ce qu’il devait ainsi affronter. C’est pourquoi continuait-il de sourire, de la façon la plus douce dont il était capable mais que ce n’était dans le fond qu’une simple illusion sur ce qu’il était, mimant une toute petite révérence de la main tout ne quittant pas un seul instant la forme dans l’escalier. Elle ne devait pas quitter son champ de vision, avoir une chose à vue était encore la meilleure solution quant au fait de s’assurer de ce qu’elle pourrait bien faire, voulant se montrer courtois à sa manière. Tout était factice mais il n’y avait aucune raison qu’elle puisse le savoir, depuis le temps qu’il tirait ses propres ficelles pour arriver à ce résultat et voyant à quel point le nombre de personnes avait pu voir derrière ce masque qu’il avait été si peu nombreux il se trouvait être assez confiant, même si une légère exaspération qui se transmettait par un petit ton sarcastique pouvait être entendu à celui qui tendait bien l’oreille.

« Satisfaite ? »

« Absolument. Tu ne lui ressembles pas du tout. »

Elle avait eu un léger rire qu’il n’appréciait pas, tout ici sentait le faux autant que lui et rien n’était vraiment dit dans des secrets bien trop enchaînés que la situation l’insupportait un peu plus, lui rappelant ainsi ce petit entrevu avec Mr Midnight qu’il avait pu avoir il y a à peine quelques minutes au final. Tout le monde disait des choses sans donner la vérité, tout était caché et à peine dévoilé que ceci pouvait produire une sorte de frustration, au point que Niels se demandait si cette ombre paradoxalement si blanchâtre allait lui donner le moins élément de réponse. Dans le cas contraire il lui restait toujours l’option où il prenait contrôle d’elle, ça serait la manière forte mais franchement il s’en fichait éperdument de bien la bousculer d’une manière ou d’une autre, tout ce qu’il voyait pour l’instant c’était une petite chose dans l’escalier qui se cachait et avait l’air d’être si énigmatique. Elle le comparait à quelqu’un mais il n’avait aucune idée de qui, un point d’interrogation supplémentaire dans un océan qui ne faisait qu’en comporter et auquel très peu de solutions étaient ainsi apportées, ne sachant si ceci pourrait être une bonne ou une mauvaise chose. Néanmoins, la façon dont elle avait pu rire et l’intonation de la voix semblaient lui indiquer que c’était peut-être une chance justement, d’autant plus qu’elle avait dit elle-même être contente de le voir tel quel. Le tout était désormais de savoir comment il pourrait en jouer, il pouvait se montrer si gentil et avenant s’il le voulait encore plus lorsqu’il avait quelque chose à y gagner, le tout étant d’en apprendre probablement plus sur cette fameuse personne avec qui elle voulait faire le point de comparaison. Comment pouvait-il le deviner ? Le mieux était encore de lui demander directement, d’essayer de la faire parler au plus pour lui donner des indices et ainsi avoir des éléments qui pourraient la trahir malgré elle, se montrant encore si doucereux à son adresse comme il pourrait le faire avec une personne qui avait ce qu’il voulait. Mais c’était bien ça quelque part, elle était comme une petite boîte à secrets qu’il avait très envie d’ouvrir pour voir ce qu’elle pouvait contenir et ainsi avancer toujours plus loin, et il ferait son possible pour lui avoir ce qu’il souhaitait sans jamais reculer dans une avidité qui se réveillait.

« De qui tu parles ? Et pourquoi tu ne te montres pas mieux de ton côté ? »

« De quelqu’un, et parce que j’ai pas envie. On m’a juste dit de venir voir ce qu’était le bruit, pas de rester prendre le thé... »

Cette forme avait… pouffé ? Le marionnettiste ne savait pas trop comment décrire le petit son qu’elle avait eu, on aurait dit une petite collégienne qui voit le gars sur qui elle craque et il espérait sincèrement que ce ne soit pas lui même si quelque part ça pourrait être un avantage, une fois encore lui offrant peut-être une nouvelle irritation de ne pas avoir de véritables réponses à ses questions alors qu’il retenait un soupir. C’était comme s’il avait affaire à une gamine, du moins de son point de vue, et Niels n’était pas sûr d’avoir le temps ou l’envie de jouer à ce petit jeu là encore bien longtemps. Très bien. Alors comme avec l’autre animatronic, celui qui avait pu le traîner dans les conduits d’aération, il allait devoir jouer le parent sévère pour se faire entendre mais plus que tout se faire obéir car il était hors de question de laisser les choses couler tranquillement sans réagir un seul instant. Ce n’était pas en étant toujours aussi conciliant qu’on avait forcément les choses, surtout pour ces créatures qui agissaient comme des gosses – même si une fois encore ceci ne prouvait pas à son sens que c’était bien des enfants transformés ou il ne savait quoi, c’est pourquoi il devait se montrer un peu plus ferme malgré le fait qu’il pouvait avoir toujours ce même sourire d’affiché dans une pure contradiction.

« Très bien. Alors tu as deux options : soit tu viens ici tout de suite, de toi-même, pour t’expliquer soit je viens te chercher. »

« … Ok j’ai rien dit, tu lui ressembles, tu es aussi flippant qu’elle. »

Niels n’avait que faire de jouer les méchants, loupant ainsi sa possible chance de bien se faire voir en étant l’inverse de cette personne pour devenir au final comme elle a priori, au bout d’un moment les caprices il fallait que ça cesse. Une méthode qui eut l’effet de marcher de ce fait, voyant ainsi la petite masse bouger un peu avant de décider à réellement se lever, voyant ce qui ressemblait presque à une copie identique de Coraline monter quelques marches sans pour autant s’approcher vraiment de lui. Presque la même si ce n’est tout d’abord les yeux qu’il avait ainsi remarqué plus tôt, des boutons d’un noir profond, mais surtout un visage qui avait presque l’air d’être peint en y regardant de plus près et qui offrait un air surréaliste à son sens. Une observation de sa part lui permit de voir un trou, au niveau du bras, donc s’écoulait du sable fin. Mais elle avait beau lui ressembler énormément il avait pleinement conscience que ce n’était pas la petite gothique, déjà pour les différences qu’il pouvait voir mais pas que, en voulant pour preuve ultime ce manque d’âme en elle qui lui permettait sans aucun doute de venir la manipuler en un instant s’il le voulait. Du bel ouvrage tout de même, d’autant plus que pouvoir animer de la sorte une poupée n’était pas donné à tout le monde et il en connaissait tout de même un sacré rayon sur le sujet, qui lui donnait autant une forme de fascination que peut-être un brun de jalousie. Comment cette chose pouvait ainsi vivre ? Lorsqu’il venait faire bouger les siens ils n’avaient aucune conscience, aucun moyen de parler comme celle qui le faisait devant lui, et sa série de ‘’petites filles parfaites’’ en quelque sorte avaient eu besoin d’une âme pour ainsi arriver à ce résultat. Et à cet instant Niels en voulait plus, comprenant qu’il devait encore plus se parfaire dans son art et qu’il pourrait en être capable s’il le voulait vraiment, observant sans lâcher des yeux cette copie d’assez bonne facture il ne pouvait que l’avouer. Ce qui le sortit de cette contemplation dans laquelle il s’était plongé, regardant peut-être d’autant plus la plaie et le sable comme pour en découvrir plus, ce fut la frêle voix de cette chose qui avait l’air si fragile mais si c’était comme la véritable Coraline il n’allait pas s’amuser à trop toucher. S’il pouvait éviter la case hôpital alors il le ferait, reportant ses yeux sur les boutons, ayant retrouvé son air bienveillant.

« T’expliquer quoi au fait ? Des histoires j’en ai à revendre... »

« Intéressant, une copie de Coraline ? Tu lui ressembles en étant si différente... »


« Ah ! Enfin quelqu’un qui comprend que je ne suis qu’une copie... »


Il s’était approché d’elle malgré lui, mais pourtant plus dans l’idée de pouvoir avancer car quelque part il savait qu’il n’avait pas le temps de s’extasier ou de trop parlementer comme ils le faisaient, sachant très bien que Chara n’allait pas tenir longtemps dans cette atmosphère de presque dînette bien qu’il n’ait pas pris le temps de vérifier qu’elle le suivait bien. Pourtant il put voir qu’elle avait l’air de se ratatiner à ses pas, elle n’avait pas recul mais ça ne devait pas être très loin, sans doute pas très à l’aise en sa présence. Valait mieux être craint qu’apprécié de toute manière.

« Une copie, mais imparfaite. Les mains qui m’ont faite sont un peu rouillées… Je suis d’un genre nouveau je crois. »

« C’est le propre des copies d’être imparfaites vu que ce n’est pas l’original de toute façon. »

« Oui c’est vrai. Il n’y a que les boutons qui sont originaux... »

La perfection. Une grande question sur laquelle il n’allait pas s’étendre pour le coup, trop d’idées à ce sujet-ci et ce n’était guère le moment de venir se pencher dessus, sachant juste qu’une copie ne vaudrait jamais ce qui était l’original. Car en voulant imiter il y avait malgré tout une empreinte propre, dans ce cas précis d’ailleurs cette copie faisait preuve de plus de calme que Coraline et prouvait déjà à quel point elle était différente à son sens, ce n’était pas le plus important de toute façon.

« La question est de savoir pourquoi tu as été créée. Et sinon je peux essayer de réparer ton bras tu sais. »

« Ah mais ce n’est pas une question pour moi. J’ai été fabriquée pour punir mon originale. Non merci. C’est inutile. »

Elle tenait son bras tout en faisant un pas en arrière, elle ne lui faisait pas confiance et lui non plus alors c’était parfait à son sens, alors qu’il affichait un certain sourire à ce qu’elle pouvait dire. Il descendait lui aussi une marche, la fixant toujours, ainsi donc Coraline avait été envoyée au coin en quelque sorte. On ne récolte que ce qu’on sème à son sens, plutôt satisfait quelque part, elle avait peut-être ce qu’elle méritait et il n’allait pas s’en mêler si c’était comme ça.

« Punir Coraline ? Si tu le dis, très bien, ça ne me regarde en rien cette affaire. Et je ne te force en rien. Si tu pouvais te décaler, par contre, je ne compte pas rester toute la nuit ici. »

« Attends non ! Tu... »

Le marionnettiste aurait presque pu lire un air paniqué sur ce visage peint, tandis qu’elle attrapait un de ses vêtements ce qui eut pour réflexe de lui faire dire qu’il était peut-être temps d’agir, avant de se retrouver poussé vers l’arrière vers le mur par une force invisible de manière peu délicate sans pour autant être violent. Niels venait à la fixer d’une manière peu amicale, non en fait elle était comme l’originale à savoir ouvrir les hostilités pour une raison qui lui échappe complètement, ayant l’impression de revoir le pouvoir de Coraline quelque part même si c’était à la fois si semblable et si différent. Elle ne voulait pas le laisser passer alors il allait forcer les choses, il pouvait toujours prendre contrôle d’elle pour en faire son petit jouet jusqu’à ce qu’elle ne l’amuse plus vraiment, avançant de nouveau vers elle.

« Laisse nous passer. »

« Désolée, je ne vais pas pouvoir… Je dois te demander quelque chose avant. »

« Tu peux toujours demander mais ça ne veut pas dire que tu auras une réponse. »

« Arrache-moi les yeux. »

La demande le déconcertait sur l’instant et il ne pouvait s’empêcher de lui demander pourquoi, la regardant comme pour lui demander du regard si elle pouvait bien être sérieuse, jusqu’à ce que la copie prenne une énergie assez désespérée en lui expliquant la suite.

« Je ne veux pas exister, pas pour la raison pour laquelle j’existe. Alors je veux la libérer, mais je ne peux pas le faire moi-même… Alors si tu tiens un tant soit peu à Coraline, arrache-moi les yeux, vite ! »

« Je ne tiens pas vraiment à Coraline. Mais si tu y tiens. »

Laissant sa petite poupée attraper le masque qu’il avait trouvé, pouvant ainsi se libérer une main, Niels attrapait doucement la copie au cou et la plaquait contre le mur des escaliers. Elle lui affirmait qu’elle y tenait alors il n’irait pas contre sa volonté, il se fichait bien de ce qu’elle pouvait devenir et encore plus l’originale dont elle était issue, levant ainsi le morceau de miroir fendu qu’il avait en main pour le glisser derrière un premier bouton pour chercher à lui arracher. La tenant fermement la copie n’émettait aucune résistance physique, le tenant ainsi toujours fermement durant cette opération pour laquelle il n’avait aucun état d’âme, même si elle exprimait une douleur bien à elle. Sa bouche était ouverte et elle avait l’air de haleter, comprenant bien que l’exercice était loin d’être facile ou même indolore, alors qu’un cri assez guttural émanait d’elle pendant qu’il coupait les fils. Pourtant Niels était sûr d’entendre comme un écho dans ce son, comme si plus loin à l’étage inférieur le bruit se trouvait être identique, restant pourtant focalisé au plus sur ce qu’il était en train de faire. Le bouton terminait par tomber, se voyant ainsi arraché de ce qui aurait dû être une orbite, alors que la copie touchait ce qui était désormais une déchirure sur son visage d’où s’extirpait aussi bien du sable que du sang mélangeait. Devait-il ressentir de la peine ? Sûrement mais ce n’était pas le cas, cette chose n’avait pas d’âme et n’était à son sens non réelle, gardant ainsi le fameux premier bouton en main avant de le glisser dans sa poche tandis que la copie mettait bien vite de côté une possible douleur ou choc de côté.

« Vite, le deuxième, avant qu’elle ne… »

« Coraline ? Qu’as-tu encore fait ma pauvre chérie ? »

Une voix féminine, assez douce ou même tendre voir maternelle, venait de s’élever au loin à l’étage en dessous. D’où ils étaient Niels ne pouvait rien apercevoir, tandis que le bruit d’une porte qui s’ouvre et se ferme résonnait doucement, tournant un peu la tête malgré tout pour voir mais ce fut en vain c’est pourquoi il reportait son attention de nouveau sur la copie avant d’attaquer le deuxième œil. Pendant qu’il était en train de scier le fil, sentant toujours à quel point elle pouvait être tendue sous ses yeux, ne se détournant à aucun moment de son objectif il pensait qu’il était bon de profiter de cet instant de supériorité pour glaner quelques informations précieuses mais surtout celle qui l’était le plus d’entre toutes.

« Est-ce que tu sais où se trouve la sortie ? »

« Ça il va falloir le demander à mon originale... »

Inutile jusqu’au bout, il n’en avait que faire des pantins qui n’avaient pas un semblant d’utilité, tandis qu’il finissait par lui arracher le second œil ou plutôt bouton qu’il mit également dans sa poche. Un cri se faisait entendre de la part de la copie mais pas que, ayant l’air d’être la même provenance que tout à l’heure, tandis que celle face à lui plaçait ses mains sur l’endroit où se trouvaient anciennement les boutons. Le sable et le sang se mélangeaient une fois encore, rendant un petit contraste fascinant, avant que finalement le corps de cette copie ne puisse plus supporter la situation et commence à vaciller jusqu’à tomber au sol. Elle était devenue inerte et informe, comme si le charme qui avait pu la créer s’était ainsi rompu, le visage de poupée si parfait laissant place à des craquelures sur toute sa surface tandis que le sable sortait désormais de plusieurs endroits. La regardant ainsi inerte dans les escaliers Niels n’eut aucun remords à pousser le corps de son pied, le laissant ainsi choir jusqu’en bas des marches comme un poids mort, ne voyant là qu’une chose qui n’avait pas plus d’importance qu’un déchet à son regard. Il avait fait ce qu’elle lui avait demandé, dégagé en plus la voie pour qu’ils puissent passer avec Chara, alors qu’il se retournait toujours souriant vers son acolyte.

« Ne t’en fais pas Chara, je te promets que la prochaine qui demande une telle chose je te la laisse, je sais que ça te ferait plaisir. »

Descendant ainsi les escaliers désormais libres, ne portant aucun regard pour cette chose au sol, il regardait autour de lui pour appréhender son environnement nouveau. Une porte vers l’extérieur, que Chara lui indiquait sans réelle issue, des portes un peu partout, et un miroir duquel il s’approchait comme par réflexe. Parce que bon, autant le dire, entre lui et les miroirs s'était devenu une grande histoire avec cette aventure. Mais Niels avait beau regarder celui-ci il n’y avait rien de plus normal, enfin une bonne nouvelle probablement, le quittant des yeux pour regarder un peu plus les portes autour de lui. Autant en avoir le cœur net, toutes n’étaient peut-être pas fermées après tout, et de toute façon ils n’avaient pas le choix que de faire de l’exploration s’ils voulaient sortir d’ici à l’avenir. Ainsi prenait-il la porte la plus à droite du miroir, auquel il faisait face, presque surpris de voir qu’en poussant la poignée de porte celle-ci venait à s’ouvrir pour donner sur une grande salle meublée d’étranges meubles justement à forme d’insectes. Pénétrant à l’intérieur il analysait de nouveau, essayant de trouver quelque chose qui puisse sortir de l’ordinaire en dehors de cette décoration douteuse, se retournant pour interpeller Chara derrière lui mais ce n’était pas son alliée en réalité qui se trouvait derrière lui mais le fameux animatronic qui l’avaient traîné dans les conduits. Debout, sur le seuil de la porte, le robot se contentait de le regarder sans bouger. Que de belles retrouvailles en perspective n’est-ce pas ? Ça ne pouvait être autrement, tandis que Niels ne put s’empêcher un léger rire alors qu’il le regardait aussi, souriant à son adresse d’une manière presque moqueuse.

« Qu’est-ce que tu veux cette fois-ci ? Tu as fini ta grosse colère ? »

Il pourrait jurer que cette chose venait de rouler des yeux, ce qui ne faisait que l’amuser un peu plus de son côté, tout en émettant une petite mélodie qui se voulait agressive. La leçon de la dernière fois ne lui avait pas suffi il fallait croire, s’attaquer à plus grand que soit c’était une belle erreur et ce tas de ferraille n’avait pas encore compris, Niels n’était pas prêt à se laisser faire tout de même si jamais il venait à se faire attaquer. Et il aurait pu continuer sans sa lancée si une douce voix n’était pas venue l’interrompre, la même qu’il avait pu entendre à l’instant lorsqu’il arrachait les yeux de la copie de Coraline, n’étant clairement pas celle de Chara mais bien d’une tierce personne qu’il ne connaissait pas.

« Ennard ! Laisse-le donc en paix, il est chez lui... »

C’est à cet instant qu’une femme fit son apparition, derrière l’animatronic plus petit même s’il fallait l’avouer qu’elle était pas mal grande pour une femme, d’une chevelure flamboyante qui contrastait tellement avec la robe noire qu’elle pouvait porter. Il y avait de l’élégance chez elle, une façon de se tenir qui faisait penser à quelque chose de digne, et si de base il n’aurait pas été mécontent de rencontrer un autre être humain dans les environs il déchantait très vite envoyant ainsi deux boutons sombres une fois encore à la place des yeux. Décidément c’était une mode. Elle se mettait à sourire à l’instant où elle le regardait, Niels sachant très bien qu’il n’y avait rien de plus traître qu’un sourire et il en était la preuve vivante, alors qu’il ne comprenait pas vraiment l’émotion qui semblait apparaître sur le visage de cette inconnue. Il y avait de la douceur, certes il voulait bien en convenir, mais autre chose sans qu’il puisse dire quoi exactement. Elle se voulait bienveillante, il le comprenait à son air et à ses gestes tandis qu’elle mettait ses deux mains devant sa poitrine, tout comme lui pouvait le faire et ne pouvant que lui faire se demander si tout ceci était aussi faux que lui quelque part. Il ne disait rien, se contentant d’observer pour l’instant pour chercher le moindre détail, tandis que les scénarios possibles se bousculaient dans son esprit. La phrase qu’elle avait eue il la comprenait pas, sauf si bien sûr il était vu comme un hôte et c’est ce qui lui paraissait ne plus plausible, ne sachant encore quoi penser même si du peu qu’il pouvait voir elle avait l’air d’avoir une certaine autorité sur l’animatronic. Toujours bon à savoir, pas vraiment sûr d’apprécier mais pourquoi pas, restant à distance pour l’instant sans chercher pour autant à reculer jusqu’à ce qu’il soit fixé sur ce qui se passait.

« Alors c’est vraiment toi… tu es rentré à la maison ! »

Il ne bougeait pas et ne disait rien sur l’instant, voyant juste cette femme faire lâcher fermement le fameux Ennard qui tentait pourtant de s’accrocher un peu à sa robe, le laissant complètement dubitatif à ce qui venait d’être dit. Qu’est-ce qu’elle venait de dire ? Bon. Il était évident que rien ici n’était normal, il était sûrement au pays des fous, alors qu’il n’arrivait pas à voir ce que cette phrase pourrait bien dire. Dans tous les cas les signaux d’alarme à l’intérieur de lui venaient à s’activer, portant un rapide coup d’œil vers l’ouverture, et une fois encore il n’avait aucune idée où pouvait bien se trouver Chara. Il espérait que celle-ci avait pu se cacher, ou qu’elle tuait une petite copie pour se défouler si ça lui faisait plaisir, et qu’elle viendrait ainsi le sortir de cette situation qu’il appréciait très peu. D’ailleurs, c’est peut-être pour cette raison qu’il venait s’abstenir de parler d’elle car elle pourrait toujours faire une attaque surprise, elle était une carte surprise même si pour ceci fallait-il encore qu’elle soit en état de faire quoi que ce soit. Et merde. Niels sentait bien qu’il devait dire quelque chose, ne se laissant pas démonter pour autant, gardant lui aussi ce sourire qu’il avait toujours alors qu’il regardait cette femme.

« Maison ? Je crois que vous faites erreur. Vraiment. »

« Tu ne sais donc pas où tu es ? Tu ne sais pas… qui je suis ? »

Elle avait fait un pas en sa direction et il n’aimait pas ça, elle avait beau avoir l’air gentille il n’y croyait pas une seule seconde, la méfiance se faisait parcourir dans son échine tandis qu’il soulevait un de ses sourcils d’interrogation. C’était quoi ? Une sorte de fan ou il ne savait quoi ? Il aimait de moins en moins la tournure des choses, restant encore à sa place alors qu’il serrait derrière lui un peu plus le bout de miroir qui lui servait d’arme, s’imaginant un peu tout comme scénarios possibles à défaut d’avoir quelque chose de bien clair. Elle pouvait être une marchande de poupées, après tout elle ne serait pas la première qu’il ait pu croiser, même si vu le décor et l’univers dans lequel elle évoluait ça serait plus une créatrice d’animatronic aussi étranges que trop vivants. Si du moins c’était bien elle derrière tout ça, elle ne s’était pas encore présenté comme tel après tout et le doute était permis bien que minime, car après tout il y avait qu’à voir quelle autorité naturelle elle avait eu l’air d’avoir avec Ennard en le congédiant d’un simple geste. Mais ce qui le déconcertait c’était les yeux qui n’en étaient pas, ne sachant quoi penser, et qui faisait que la balance était plutôt instable quant aux données qui venaient à se bousculer dans son esprit. IL ne voulait pas tergiverser plus longtemps, même s’il pouvait peut-être se montrer un peu désabusé dans sa voix, la regardant de haut en bas.

« Je devrais ? »

« Voyons Hans… je suis ta mère ! »

Error System. C’était peut-être le mot le plus simple pour décrire ce qui venait de se passer dans son cerveau, fixant complètement figée cette femme qui se prétendait être sa mère, alors qu’il avait un rire jaune à l’intérieur de lui. C’était une blague ? C’était juste impossible. Ça ne pouvait pas. Niels le refusait de tout son être, sentant une répulsion se former au fond de lui pour cet être qu’il ne connaissait même pas, ne pouvant voir que ceci comme une sorte de ruse. C’était facile pour une inconnue de se prétendre comme tel car après tout il n’avait jamais vu le visage de sa génitrice, il n’avait même pas une idée de quoi elle ressemblait, et quelque part ça ne l’intéressait même pas de pouvoir se trouver face à elle. Elle les avait abandonné lui et son père, laissant en fin de compte un vide qui avait pourtant été comblé aisément de son côté, et il avait même des doutes qu’elle puisse encore être vivante. Alors tout ce qu’il voyait ou entendait ce n’était que pur mensonge dans son esprit, peut-être formé par le même déni selon lequel les enfants étaient transformés en des animatronics il ne sait par quel magie vaudoo ou connerie du genre, n’ayant qu’un mépris certain mélangé curieusement à un petit amusement. Il savait que s’il venait à lui demander des preuves elle n’aurait rien à lui fournir, dévoilant ainsi cette superbe supercherie qu’elle était en train de mettre en place, sauf qu’il était loin d’être naïf de son côté et tout de tout accepter sans poser la moindre question comme si de rien n’était. Cette chose, ne voyant pas trop comment la désigner autrement à cause des yeux, voulait se la jouer maman ? Et bien qu’elle lui prouve ses dires, c’était bien ça qui comptait le plus après tout et qui pourrait faire office de vérité, convaincu de toute façon que son petit stratagème s’arrêterait ainsi à cet instant même si Niels n’avait aucune idée de ce qu’elle cherchait à faire. Elle aurait dû essayer avec quelqu’un d’autre du groupe, cette Felicity ou Colin par exemple il s’en fichait bien, car malheureusement pour elle il était loin de se laisser facilement attendrir ou même d’avoir le cœur touché vu le peu qu’il pouvait lui rester. Ainsi il ne la quittait pas des yeux, ne se laissant pas impressionner, assez cynique dans sa façon de faire.

« Une preuve ? C’est facile d’avancer des choses mais encore faut-il les prouver. »

« Eh bien je te dirais bien que tu as mes yeux mais ce n’est plus vraiment visible. Mais je sais que tu t’appelles Hans. Que ton père était un marionnettiste itinérant qui répondait au doux nom de Soren… Oh Soren… Je sais quel jour tu es né, évidemment puisque c’est moi qui t’aie mis au monde… un beau jour d’été. Un 26. »

Les mots ont parfois plus d’impact que les gestes, ainsi le changement des boutons en bleu une fraction de seconde ne l’électrisait pas autant que le reste, et dans le cas de Niels c’était encore plus véridique. Ainsi à mesure qu’elle venait parler, toujours avec ce calme qui venait de plus en plus lui donner des frissons, il pourrait presque sentir la nostalgie envahir celle en face de lui alors qu’à l’intérieur de lui c’était une horreur indescriptible qui se formait. Il se sentait terriblement mal à l’aise, lui qui avait toujours tout fait pour garder le plus de secrets sur lui et encore plus sur ses années avant de prendre le pseudonyme de Rozen, alors qu’entendre de la bouche de cette femme le nom de son père lui faisait presque arrêter son morceau de cœur dans la poitrine. Il était tellement dans cette idée qu’elle mentait que d’entendre la vérité le rendait malade quelque part, il se sentait mal parce que c’était le confronter à un passé qu’il voulait oublier partiellement et qui avait ainsi fini par le rattraper, alors que tout d’un coup le masque souriant qu’il avait en permanence venait à glisser. Pourquoi maintenant et surtout dans cet endroit d’horreur ? Niels n’arrivait pas à réfléchir correctement, à garder la tête froide, essayant juste l’impression de suffoquer sur place tant il ne savait pas quoi penser. Trop de données et de choses qui l’embrouillaient, même pas sûr que malgré tout ce qu’elle disait tout ceci puisse être réel, alors qu’il ne pouvait pas détourner ses yeux des boutons justement greffés sur ce visage qui pourrait être si aimant. Non. Il ne devait pas se laisser submerger, fermant un faible laps de temps les yeux pour faire le tri rapidement et surtout laisser aux plus ses émotions se faire dévorer par cette phase si apathique de lui qu’il ne montrait jamais derrière son sourire qui n’était plus là, laisser tout de côté pour garder le côté insensible de son être comme il avait pu le faire avec la copie de Coraline. Et la meilleure solution, ou du moins ce dont il devait s’assurer, c’était de savoir ce qu’elle attendait de lui ou quel sort elle pourrait bien lui destiner.

« … Qu’est-ce que tu veux ? »

« J’ai déjà tout ce qu’il me faut… puisque tu es là. »

Il eut une sorte de silence, assez bizarre mais sûrement pas plus que la situation quelque part, la regardant tout en finissant par se déporter en allant vers la gauche tout en se rapprochant le plus doucement de la sortie. Il devait sortir d’ici, partir le plus loin possible, et surtout ne jamais se retourner. Niels ne savait pas à quoi elle jouait, même si en temps normal il serait amusé ce n’était pas le cas, alors qu’il essayait tant bien que mal de remettre en place son sourire qui n’arrivait pas à vraiment se fixer correctement et lui laissait encore plus un sentiment de vulnérabilité qu’il n’aimait pas. Il n’avait pas besoin d’une famille, pas avec elle en tout cas, pas vraiment certain non plus d’avoir envie de la côtoyer.

« Je ne compte pas vraiment rester tu m’en vois presque désolé... »

Il ne l’était pas, il ne pouvait pas l’être, ce n’était qu’une étrangère pour lui et qui avait peut-être de sérieux troubles dans son esprit. Mais un bref instant il crut voir sur ce visage qui se voulait si chaud, peut-être maternel quelque part, une expression assez contradiction avec ce quoi elle avait pu lui offrir jusqu’ici avant de revenir aussi doux qu’habituellement. En un instant Ennard venait à se déplacer, se positionnant ainsi devant la porte alors que cette inconnue restait dans l’embrasure de la porte, lui bloquant ainsi toute possibilité de sortir de son côté. Il était pris au piège, Niels détestait cette impression qui se mélangeait au reste et qui le confortait dans cette idée qu’il pouvait haïr le peu qu’il arrivait encore à ressentir dans ce vide béant dans sa poitrine, se stoppant progressivement dans cette pseudo avancé si pitoyable alors qu’il était clair qu’il ne pourrait sortir de cette façon. Et ce n’était pas avec ce qu’il avait sur lui que les choses pourraient changer, ce n’était pas des pauvres legos ou une simple poupée de chiffon qui allaient changer quoi que ce soit, ayant d’autant plus un mal fou à se concentrer.

« Tu veux déjà me quitter ? Mais nous avons tant de choses à rattraper ! Toute une vie même... »

Il ne savait pas quoi dire. Petit il aurait pu donner beaucoup à une époque pour en apprendre plus sur sa mère, avant de se convaincre naturellement qu’il n’en avait pas besoin tant qu’il avait un super papa comme il disait si bien à l’époque, mais le problème étant qu’il n’était plus un gamin depuis bien longtemps et qu’il avait grandi en oubliant ce qu’il pensait à jamais cette question. Il l’avait mis dans son esprit et l’avait verrouillée sans plus de considération, pensant qu’il n’aurait de toute façon aucune réponse un jour, et ceci d’ailleurs lui paraissait tellement secondaire ou encré dans le passé qu’il avait l’impression de se prendre le mur de plein fouet tout en restant au pied de celui-ci. Voulait-il vraiment savoir ? Cette idée était bien trop révolue, il était passé à autre chose et il avait son propre objectif, mais pourtant il y avait alors tout d’un coup tant de nouvelles questions qu’il avait la sensation d’être perdu sur ce qu’il voulait ou non. Il n’arrivait pas à parler, se contentant de la regarder, la voyant ainsi sortir de la pièce avec Ennard en fermant derrière elle même si avant de le cloîtrer ici elle eut quelques mots pour lui.

« Je vois que c’est un choc et je comprends, mon petit Hans chéri. Je vais aller nous chercher du thé, et des tartes au citron, et on va pouvoir discuter. Attends-moi ici ! »

Attendant un peu, ne sachant plus quoi penser de ce qui était en train de se passer, Niels finit par avancer vers la porte pour l’ouvrir mais il venait d’être enfermé une fois encore dans une salle. Non. Se mettant à taper sur la porte, ne sachant clairement pas si c’était pour l’ouvrir ou pour se défouler face à tout ce qui venait de se passer, il calait son front contre celle-ci en essayant de reprendre son souffle...







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MessageSujet: Re: [Mission] Don't make a sound...   Mer 15 Fév - 0:10



 [Mission Coraline] Don't make a Sound  ft. Felicity  & All People

Felicity était en train de se demander comment ils allaient bien pouvoir sortir d'ici, mais surtout comment ils allaient faire pour sauver toutes les âmes en peine qui les entouraient. Parce qu'elle voulait faire quelque chose pour eux, il fallait juste qu'elle trouve quoi faire. Après tout elle était la Joie, elle pouvait forcément faire quelque chose pour eux. Même si ça voulait dire faire quelque chose de douloureux. Mais autre chose la préoccupait, la vision de la chose prenant la Poupée-Cora pour l'emporter loin d'elle alors qu'elle avait promis de l'aider. Elle s'en voulait tellement de ne pas avoir réagit. Et encore plus quand elle vit la brune passer par le miroir. Felicity voulut la suivre, mais de nouveau elle se retrouva face à une surface dure. Une seule personne avait le droit d'entrer et ne pouvait apparemment pas en sortir. C'était un problème parce que ça semblait être le seul droit pour les faire sortir d'ici. N'était-ce pas ce qu'avait dit la Poupée ? Mais la disparition de la brune ne fut pas tout, il eut juste avant une voix, la même qui maintenant était en train de leur dire qu'il fallait qu'ils meurent. Mais l'émotion n'avait pas l'intention de mourir et elle allait tout faire pour ne pas disparaître comme tant d'autres souvenirs. Non elle allait trouver une sortie et retourner à sa petite vie tranquille. Une chose était sûre, elle ne verrait plus les miroirs et les portes du même oeil. Mais vu qu'elle ne pouvait rien faire d'autre, elle se contenta de s'asseoir en écoutant les autres parler et regarda les jambes qu'elle avait trouvé. Puis le chat revint avec Mangle et leur fit signe de venir. Elle y alla en remettant les jambes dans sa poche, elle leur parlerait de tout ça quand elle aurait l'occasion car il semblait que la chat avait une idée. Il leur raconta ce qu'il avait vu et le coeur de la jeune femme se serra, elle n'aimait pas entendre tout ça, elle n'aimait pas savoir qu'une folle furieuse était entrain de détruire la vie de centaine de petits enfants. Et elle se mit alors à penser à Riley, elle aurait tellement pu se retrouver dans cette situation si elle n'avait pas été d'un autre conte. Le monologue du chat lui donna encore plus envie de se battre. Oui, elle allait leur montrer de quoi elle était capable et elle allait sauver ses enfants qui ne demandait qu'à retrouver leur famille et à être aimé. Rapidement il prit la décision d'ouvrir la seule porte qu'ils n'avaient pas réussi à ouvrir et ils y entrèrent. Felicity suivit le mouvement, c'est une fois à l'intérieur entrain de regarder tout ce qui les entouré qu'ils entendirent le râle et gémissement d'autre personne. En allant vers la porte, elle y vit des espèces de zombi mécanique et elle se mit à frissonner.

Génial Elle nous envoie des zombis maintenant …

Mais c'est Dorothy qui réagit le plus rapidement et qui les enferma dans la salle, avec l'aide de Mangle. Un bureau fut mit contre la porte mais bientôt les frappes des zombis résonnèrent sur les portes. « Espérons qu'ils ne s'amusent pas à défoncer la porte  et surtout qu'ils n'y arrive pas sinon …  » Mais ce qui attira réellement l'attention de la jeune femme, ce fut l'ours dans l'armoire, elle eut envie de voir comment tout ça fonctionnait, alors elle monta sur la chaise qui accompagnait le bureau et décrocha le robot. Un des hommes vint l'aider et elle le remercia d'un sourire. Installé sur le ventre, elle avait accès au trou béant qui régnait dans le dos de la création. Elle y mit les mains et remarqua plusieurs choses, des câbles, des pièces métalliques, des ressorts et d'autre chose. En un premier temps, elle fit le vide dans son esprit et réussi à se concentrer sur ce qu'elle avait devant elle. La blonde regarda un long moment ce qui se trouvait devant elle, elle mit les mains et la tête cherchant à comprendre. Mais elle ne comprend pas tout, alors elle se tourne vers  le seul robot de la pièce.

Tu sais ce qu'on peut en faire ?

Mangle s'approcha, elle était aussi curieuse de la jeune femme. Cependant elle ne chercha pas à regarder de loin, elle s'approcha tellement que sa tête finit par se coincer dans le buste de la machine. Se retenant de rire, la blonde se mit à rassurer la petite fille qui était entrain de courir dans tous les sens comme pour s'enlever ce qu'elle avait sur la tête. Elle se mit a tournoyer, détruisant un peu plus le robot  qui perdit pas mal de ressorts. Quand elle eut fini de de la rassurer, elle put enlever le robot et le déposa sur le sol. Maintenant, qu'il était en mauvaise état, elle en savait pas si ça valait le coup de tenter de le réparer. Alors elle se relève et commence à fouiller toute la pièce. Tout y était assez étrange, comme si rien n'était vraiment du dur, comme de seconde main. Feuilles blanches ou alors illisibles, des objets solides mais pourtant ayant l'air d'être en carton. Oui il y avait quelque chose qui était étrange, mais elle ne savait pas quoi faire avec ces informations, son cerveau ne les traitait pas. Puis elle se retourna vers l'armoire ou se trouvait quelques instants plutôt le robot. Là, elle vit l'ours doré pendant une fraction de seconde. Elle passa une main sur ses yeux, en pensant que c'était seulement la fatigue, jusqu'à ce qu'elle remarque deux gros yeux dorés et globuleux qui la regardaient dans le fond de l'armoire.

Qu'est-ce que c'est que ça, murmura-t-elle en s'approchant un peu plus.

Sans aucune peur, elle avança vers l'armoire alors qu'elle pensait qu'elle allait toucher le fond de la boite, elle ne sentit rient et perdit l'équilibre. Sans pouvoir se rattraper, chuta en avant. La chute ne fut pas longue, enfin elle ne le ressentit pas comme long en tout cas, l'atterrissage par contre laissait clairement à désirer, elle se releva, regarda autour d'elle et sentit l'obscurité l'enserrer dans leurs anneaux de perfidies. Mais en continuant de regarder autour d'elle, elle croisa une miroir, identique à celui qu'avait fait apparaître la Poupée-Cora. « Peut-être que je vais atterrir au même endroit que les autres ? » Elle observe attentivement le miroir, du bas vers le haut et c'est là qu'elle trouva le panneau vert lumineux marqué « Exit ». Felicity ne ressentit pas de peur, mais de la curiosité, elle s'approcha. Son reflet apparut, un reflet assez étrange, distordu, comme dans les fêtes foraines. Elle fronça les sourcils et s'en alla derrière pour regarder si elle n'avait pas oublié quelque chose. Mais non, c'était bien un vrai miroir. Alors, elle retourna à l'avant de regarda de nouveau le reflet. Mais quelque chose y était écrit, elle ne comprit pas tous les mots, mais elle comprit le sens « Non non, c'est là la sortie ». Elle se sentit soudainement épiée, mais il fallait qu'elle continue. Alors elle t'avança et toucha le miroir. De toucha, elle ne toucha pas une surface plane, mais quelque chose d'un peu plus lisse, liquide. Elle regarde sa main disparaître en souriant et laissa son coeur rejoindre son autre membre. Mais elle n'eut pas l'impression que son corps passa, non, c'était comme si elle était dans un rêve. Arrivée dans une autre salle, elle regarde autour d'elle.

C'est la Pizzéria … mais elle n'est pas comme je l'ai laissé. Ou est-ce que je me trouve donc.  

Elle ne chercha pas trop à en savoir d'avantage, parce qu'elle sentait qu'elle allait rapidement le découvrir et elle ne savait pas trop comment ça allait se passer. Oui elle était dans la Pizzéria, mais tout avait changé, il n'y avait plus personne, il n'y a plus de tables, ni de chaise, plus rien. Et mieux encore, les Zombies ne sont pas là non plus. Oui c'était la Pizzéria, mais il n'y avait que les quatre murs et la scène, tout le reste avait disparut, comme ses compagnons de voyage. En marchant tout droit, elle remarqua rapidement qu'elle se trouvait devant une porte ou était marqué « Barckstage ». Elle n'eut pas à tendre la main, la porte s'ouvrir d'elle-même et son coeur rata un battement, elle ne voulait pas suivre la piste comme ça, mais pour l'instant, elle n'avait pas le choix. Il fallait qu'elle passa la porte et qu'elle découvre ce qu'il se passait derrière. Elle entra dans la pièce Backstage et … rien, il n'y avait rien, la pièce était vide, la seule chose qui se trouvait là, c'était une bouche d'aération dont la grille était ouverte. La blonde soupira, elle allait encore devoir s'aventurer dans des endroits qu'elle n'aurait jamais visité … même payé. Mais elle était motivée à trouver pourquoi on la faisait passer par tant de porte et miroir, pourquoi est-ce qu'elle était seule et surtout pourquoi est-ce qu'elle avait l'impression que tout ça était d'une importance capitale ? Se baissant, elle passa par la grille et suivit le tuyau jusqu'à arriver dans une autre pièce, une sorte de cave selon l'odeur humide. Les pierres sont vieilles et la jeune femme se demande bien qui pourrait avoir envie de descendre là dedans, à moins bien sûr qu'un trésor soit caché. Sur sa gauche, elle vit un escalier de bois et une porte, bien évidemment, elle monta l'escalier et tenta de l'ouvrir. Mais celle-ci ne cède pas.

Pourquoi est-ce qu'il faut que les portes récalcitrantes soient sur mon chemin ? grommela-t-elle.

Mais elle ne se laissa pas abattre et regard plus attentivement la porte. En tout petit, dans le bois, elle vit gravé « Quand il y une sortie, il y en a forcément une deuxième, au cas où … tu ne crois pas ? ». La porte céda soudainement et Felicity se sent projetée en avant.
Ses yeux papillonnent, elle n'est pas partie, elle est toujours là, raide comme un piquer, devant l'armoire. Ces mains quelqu'un instant d'avant était posé sur le fond de l'armoire, mais  maintenant, elle était le long de son coeur. Elle venait de rêver éveillée … à moins que quelqu'un lui ait envoyé ce message ?

Il vient de se passer quelque chose de bizarre. Vous allez surement pas me croire, mais ce que je vais vous dire est la vérité.

Elle se retourna vers les autres et leur raconta ce qu'elle avait vu, tout, elle leur montra même les jambes de poupées qu'elle avait trouvé dans le miroir. Elle n'avait toujours pas compris comment ça pouvait dans un miroir, mais ce n'était pas le moment de voir ça. Elle devait garder la tête froide.

Pour sortir d'ici, il va falloir sortir et aller dans la pièce « Backstage ». C'est la première étape, mais je ne sais pas comment on va faire avec les animatronics zombies …

Non elle ne savait pas, mais à quatre, ils allaient bien trouver une solution.
(c) crackle bones



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Dernière édition par J. Felicity Agog le Dim 5 Mar - 13:55, édité 1 fois
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