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 It's hard to wake up from a nightmare if you aren't even asleep

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Katharina Klein

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La Dame Blanche
☸ Conte : Frankenstein || Folklore

☸ Emploi : Artiste Peintre
☸ True Love : Veuve

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MessageSujet: It's hard to wake up from a nightmare if you aren't even asleep   Dim 18 Juin - 16:39



« It's hard to wake up from a nightmare if you aren't even asleep » †





Un gémissement passa ses lèvres, faiblement, et Katharina fit violemment volte face, laissant derrière elle le village dévasté. Juste devant elle, les grilles du domaine qui autrefois l'accueillaient semblaient aujourd'hui lui crier de repartir d'où elle venait. Mais où ? Elles étaient tordus, mêlés entre elles, et l'ancien fantôme ne chercha même pas comment elle avait bien pu passer ce tas de ferraille de trois mètres de haut, trop concentrés sur la vision qui allait s'offrir à elle. Les arbres, grinçant, se balançaient, laissant entrevoir par instant la forme du manoir. Le vent forçait à mesure qu'elle avançait, gonflant ses jupons, l'orage éclatant dans le ciel, emplissant l'horizon de grondement aussi fort que les canons de guerre, et les éclairs qui tombait à ses pieds étaient comme milles coups de feu, bien qu'elle ne ressentait aucunement l'électricité qui parcourait les nuages jusqu'à la terre. Les éléments de levaient, mais contre ou pour elle ? Le manoir paraissait presque intact au premier regard, encore éblouit par le dernier éclair. Mais elle vit tout de suite les vitres brisées et tordues, les murs mangés par le lierre grimpant, et le toit ouvert.  Et dans toute cette destructions, une lumière vacillant au premier étage. Il s'en fallut pas plus pour qu'elle s'élance, traversant les doubles portes sans cherchés à vraiment les ouvrir, escaladant les débris du double escalier autre fois majestueux, les trous ouverts dans le marbre délicat du sol et le lustre en milles éclats sur le sol. Malgré son manque de précaution, pas un instant elle s'enfonça un éclat dans la peau fragile. Au premier enfin, après avoir contournés les portes sorties de leur battants et les morceaux de verres sur le sol, les meubles renversés et les feuilles éparpillés, elle pénétra la pièce éclairés.

La flamme d'une bougie, protégé dans sa lampe de verre, vacillait tout de même par le vent qui s'engouffrait dans la chambre, faisant voler les lourds rideaux grisâtres. Plus que dans le reste du manoir, la poussières semblaient s'accumuler ici, comme si personne n'était rentrés, non pas depuis trente ans, mais bien le double. Aucun de ses pas ne soulevait pourtant de nuage sombre, et les feuilles morts ne craquaient pas sous ses pieds. Elle ne fit pas un instant attention à cela. Madame Frankenstein savait bien quelle était cette pièce, et si ses enfants et son mari avaient toujours éviter ce lieu comme la peste, ce n'était rien en comparaison d'elle, qui n'avait jamais remit un seul orteil de son être fantomatique. Sa chambre mortuaire, là où elle avait soufflé son dernier souffle de vie dans celui de son fils, assurant qu'il vivrait avant qu'elle-même se s'éteigne. Elle se souvenait encore de sa première vision en tant que fantôme, celle de son corps sans vie, blanc et couvert des taches grises sombres de son sang sur les draps purs. Ces derniers étaient de nouveau vierge, et craquant sous la vieillesse. Oui, cela faisait bien soixante ans qu'ils n'avaient pas été changés après tout. Dans l'angle de la pièce, le berceau en bois, ouvragés et décorés de frises et de petites scènes joyeuses d'enfants tout juste nés. Renversés, brisés en plusieurs morceau reposant sur le sol, come l'était sa vie.

Ce n'était plus un gémissement qui passait ses lèvres, mais un vrai cri de détresse, un hurlement qui se perdait dans le vent comme les cris d'un fantôme condamné à errer sans fin. Elle tomba sur le sol, les bras resserrer sur son corps dans une maigre tentative de garder sa chaleur. Mais tout était froid, aussi froid que sa peau, aussi sèche que du papier. Sèche, sans aucune trace de la pluie acharnée qu'elle venait d'affronter. Sa main glissa à travers un morceau du berceau, comme son corps l'avait fait pendant tant d'années. Invisible, transparent, mort. Les sanglots qui traversait sa gorge étaient une souffrance à entendre, et elle ne pouvait pourtant s'arrêter. Oh quel douleur, quel souffrance devait-elle endurer en cet instant, perdue et seule, son monde, sa maison dévastée. Et où aller à présent, maintenant que son chez-soi était détruit ? Sur le sol, un cadre photo au verre écrasé attira son regard. La photo représentait sa famille alors bien portante. Elle était assise sur un fauteuil, une main de son mari sur le ventre et son fils sur ses genoux. Elle se releva, les larmes fantomatiques s'effaçant dans l'air quand elles tombaient de ses joues, et s'appuya à la rambarde de la fenêtre, laissant les éclats de verres traversés sans dommage ses mains. Le sol en contre bas étaient déchiquetés, les arbres tombés et leurs branches aussi pointues qu'une fausse remplit d'épées semblaient l'appeler, l'enjoignant à rejoindre ce monde, à se fondre dans la mort et la destructions, là où avaient été sa place toutes ces années ?

Et oh combien cela serait inutile, et elle resterait là à errer ces lieux sans plus personne, sans aucune vie dans les environs. Tout était détruit, et elle ne pouvait plus penser correctement, la vision du monde qu'elle aimait incrustés dans ses prunelles, rappelant ces vieux films en noir et blanc qu'elle avait pu voir à Storybrook. Storybrook. Comment avait-elle pu se laisser éloigné de son fils, et de sa famille ? C'était là, son chez-soi. Sa maison, c'était là où se trouvait Victor et sa femme, leur enfant. Malgré les lourds nuages, le vent et la pluie battante, une trouée soudaine laissant entrevoir le ciel étoilée, et l'étoile filante qui semblait l'attendre depuis le début. Ses doigts se resserrèrent sur le bois du cadre, traversant un autre éclat de verre sans dommage. « Je veux rentrer... Je veux rentrer chez moi... ». Une lumière éblouissante, et elle sursauta brusquement. Sa joue était froide de s'être écrasée contre la vitre dans la nuit, la lumière dans la maison d'en face comme un phare qui la ramenait à la raison. Un rêve, n'est-ce pas ? Un frisson traversa tout son corps quand elle se rendit compte qu'elle tenait dans ses mains un cadre. Tremblante, effrayée que tout ceci fut réel, elle le retourna. Son doigts s'était enfoncé dans le verre cassé, faisant goutter son sang sur les éclats transparents. Sur le clicher, un Victor la regardait. A ses cotés, une jeune femme enceinte souriait jusqu'au yeux, un ventre rond et la main du mari sur son ventre. Derrière eux, elle rencontra son propre regard, vibrant de bonheur pur. Voilà son chez-soi, Victor et Ruby, Alwin. Elle se leva, prête à rejoindre dans l'instant sa famille de l'autre coté de la rue, sans voir sa main redevenir aussi solide que la matière, sans voir le morceau de bois sculpté abandonné sous son siège, vestige d'un berceau lointain, abandonné.

« Cependant, dans mon âme, un regard chimérique vient montrer ton fantôme à mes yeux aveugles. »

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