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 The fantastic world of Oz [Mission]

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Zelena Green

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MessageSujet: The fantastic world of Oz [Mission]   Sam 15 Juil - 22:47

Zelena
&
Jackie
We Back To Oz
C'était partie tout le mécanisme avait déjà été mis en route. Zelena commençait sérieusement à en avoir marre de patienter jusqu'à qu'une occasion se présente et avait bien l'attention de prendre les choses en main. Sa petite Adrianna avait désormais bien grandie et était bien plus forte que ce que Zelena pouvait bien croire. Chaque jour elle pouvait la voir grandir la voir évoluer et c'était un plaisir pour la jeune mère. Quand elle voyait le regard de sa fille dans le sien elle venait à se demander tout simplement comment on pouvait abandonner de si jeune enfant, comment elle avait pu être abandonné. Elle n'avait malheureusement toujours pas eu de réponse à sa question et elle commençait sérieusement à s'impatienter à laisser les choses se dérouler, ayant mis en suspend son plan il y a de cela bien une année ou deux alors qu'elle croyait avoir rencontrer ce que l'on pourrait appeler l'amour mais plus que tout parce qu'elle était tombée enceinte et qu'elle s'était concentrée uniquement et seulement là dessus. Elle avait été abandonnée une nouvelle fois comme elle avait toujours été abandonnée par les personnes qui l'entourer et cet enfant était comme son propre salut, son moyen d'avoir une personne qui l'aimerait pour ce qu'elle est, une personne qui ne viendrait pas l'abandonner et que jamais elle ne pourrait abandonner en retour également. Pourquoi ? Parce qu'elle n'avait pas supporter d'avoir été mise à l'abandon, parce qu'elle n'avait pas supporter se retrouver seule plus d'une fois – et dieux qu'est-ce que cela avait pu lui arriver ! Elle avait toujours été seule en réalité et ce depuis la mort de celle qu'elle avait considéré comme sa mère, celle qui l'avait recueillit, nourrit, et plus que tout aimer. Ce type qui s'était marié avait qu'elle, Zelena n'avait aucune considération pour lui, elle avait cherché son amour et son respect pendant des années en vain, elle l'avait réellement aimé pendant une période mais l'avait rapidement balayer de son esprit après toutes les horreurs qu'il avait pu lui dire. Désormais elle ne voulait que sa mort et rien d'autre, ou même elle s'enfichait pas mal de ce qu'il pouvait bien lui arriver au pire, elle avait autre chose à penser, autre chose à faire que de penser à ce type. Jamais elle ne pourrait traiter sa fille comme les personnes avaient pu la traiter elle même alors qu'elle portait un amour inconditionnée à sa fille, tout l'amour que pouvait avoir une mère pour son enfant et jamais elle ne viendrait à lui faire du mal par un quelconque moyen. Adrianna était bien plus importante que sa vie et tout ce qu'elle comptait faire à présent n'était que pour elle et elle seule et c'était tout ce qui pouvait bien compter : le fait qu'elle se sente bien, qu'elle soit en bonne santé et plus que tout protégée.

Elle avait longtemps réfléchit avant de se décider enfin qu'il serait temps de retourner dans son monde, de retourner dans cet endroit qu'elle connaissait mieux que quiconque et dont elle savait où pouvait pratiquement se trouver chaque truc : Oz. Ce monde où elle avait pu régner en maître pendant des années, où tout le monde la connaissait et avait peur d'elle sans savoir comment la détrôner. Oz avait été son moment de gloire, ce moment où elle avait réussit à obtenir pratiquement tout ce qu'elle voulait, à être la reine, celle qui régnait au palais d’émeraude. Qu'est-ce que cet endroit pouvait lui manqué parfois alors qu'elle était tout en haut de son apogée. Elle voulait emmener sa fille voir ce monde qui pouvait être très merveilleux, lui montrer d'où elle venait tout simplement tandis qu'elle viendrait à récupérer deux trois trucs qui pourraient plus que tout lui servir plus tard pour se protéger elle et sa fille et allez au bon de ses plans. Elle avait mis du temps à trouver cette baguette qui pourrait l'aider à ouvrir un portail pour se rendre au pays d'Oz mais elle l'avait fait. Cela avait mis un peu de temps mais elle l'avait désormais entre les mains et c'était tout ce qui pouvait compter en ce moment. Tout était près, elle avait sa fille dans les bras, le collier qu'elle avait eu avec elle par Glinda dans l'une de ses mains, celui qui venait d'Oz, et la baguette dans la même tandis qu'elle tenait à landau dans son autre main. C'était le seul moyen d'ouvrir un portail, avoir quelquz chose qui venait de l'endroit où l'on voulait se rendre et ça Zelena le savait plus que tout. Elle était douée pour la magie. Elle commençait à s'avancer en plein milieu de la prairie qui entourait sa maison, s'éloignant le plus de celle-ci afin d'éviter de l'abîmer pour quand elle sera de retour. Elle fini par poser le landau au sol posant sa fille dedans alors que celle-ci était paisiblement entrain de dormir l'attachant fermement espérant qu'elle puisse dormir ainsi même avec ce qui risque d'arriver. La rouquine prit le collier dans ses mains et la baguette dans l'autre venant tourner celle-ci en dessous du collier laissant tout simplement sa magie opérer. En moins de temps qu'il fallut pour le dire une tornade verte apparut petit à petit au loin alors qu'elle s’amplifia s'approchant dangereusement. Zelena n'avait pas peur loin de la même elle était habituée à ce genre de transport un peu hors du commun alors qu'elle était elle même arrivée ainsi à Oz. C'était son moyen de s'y rendre.

« Allez c'est partie ma chérie ... »

Elle fini par prendre le landau dans ses bras le serrant contre elle alors qu'elle regardait sa fille qui avait l'air de dormir encore malgré le bruit que la tornade pouvait faire sur son passage. Il y avait des arbres qui s'arrachaient du sol se faisant de plus en plus aspirer par le vent qui s'était levée. C'était partie elle allait pouvoir renter dans ce que l'on pourrait nommé son chez elle …

   
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MessageSujet: Re: The fantastic world of Oz [Mission]   Lun 17 Juil - 0:39



► Let's go in adventure time !|
The fantastic world of Oz
La Dame Blanche à Oz


Le temps était clair et clément en ce jour, et c'est ce qui l'avait attiré dehors. Le soleil brillait, mais pas assez pour la gêner, habillée de sa grande robe blanche - comment changer les habitudes ? - pour parader dans la galerie de Storybrook. Bien sûr, elle n'était pas tant orgueilleuse que cela, mais elle se avait un bon talent pour le dessin, assez pour en vivre confortablement dans ses souvenirs factices de la ville, et elle en gardait une certaine aisance. Elle ne s'affichait pas vraiment, elle aimait à présent rester discrète dans les ombres des salles, elle aimait simplement exposer ce qu'elle faisait. Le grand carton remplit de peintures et de croquis sous le bras, elle s'avançait donc dans le centre-ville, la galerie en objectif de la journée. Du moins était-ce le sien, et non celui d'une quelconque divinités supérieur, puisque dans le ciel apparut soudainement une.... tornade ? Vraiment ? Si quelqu'un ne voulait pas qu'elle expose, il suffisait de faire fermer pour la journée les lieux, rien de bien compliqué. Avec un soupire, la femme posa son carton de dessins contre un mur. C'est qu'elle voulait pouvoir retrouver ses affaires en rentrant, et il était certains que la tornade ne les épargnerait pas en les portants. Haussant les épaules, Katharina observa le phénomène-pas-très-naturelle-quand-même approcher d'elle. Elle ne réussirait jamais à courir se mettre à l'abri, elle en étant incapable physiquement sans risquer un brusque déséquilibre de sa maladie, et il semblait que le destin veuille d'elle dans cette tornade puisqu'elle se fit rapidement emporter. Elle ne se sentait pas particulièrement atteinte par cela, ni par grand-chose à ce moment précis. L'apathie de son caractère resurgissait, et elle se laissa porter dans le vent, les cheveux désordonnées et presque dressés sur son crâne. Si elle était seule au départ, de ce qu'elle pouvait voir, elle fut rapidement rejointe par une poignée de personne dans le centre du cyclone, cœur autour duquel elle pouvait voir des objets gravité sans jamais les toucher. Elle les salua d'un signe de tête - à quoi bon parler dans tout ce fracas - avant d'être brusquement séparé d'eux.

La chute s'amorça tout aussi brusquement, la sensation de pesanteur reprenant ses droits sur son corps, et le paysage défilé rapidement devant ses yeux fermé, autant dire qu'elle ne profita pas vraiment de la vue absolument magnifique qui s'était offerte à elle. La fantôme sentit quelques branches d'arbres glisser brusquement sur ses joues, sans les griffer, et elle ouvrit les yeux juste avant l'impact, réussissant à se réceptionner sur ses deux jambes d'une manière assez remarquable. Peut-être était-ce son ancien état de morte qui avait allégé le poids de son corps, peut-être était-ce simplement la chance, mais elle n'avait rien de cassé ni de foulé. Mais c'était sans importance en réalité, au vu de ce qu'elle découvrait à l'instant. Le paysage était .... Une forêt. Elle était dans une forêt, du moins le pensait-elle. Katharina n'avait jamais rien de vu de pareil, et pour cause. Elle venait d'un monde gris, sans couleur, ou tout était dans une demie teinte, une dégradation de lumière et d'obscurité. Elle ne s'était jamais aventuré dans l'extérieur de Storybrook, aussi les seuls forêts qu'elle connaissait vraiment était les lieux pleins d'ombres et de rayons blancs de son monde, terne et inquiétant. Et ici.. Tout était si lumineux ! Eclatant, au point de lui vriller les prunelles. Elle plissait ses paupières, comme un malade se réveillant sous les néons de l'hôpital, aveuglé. Et aveuglée, elle l'était vraiment de trop. Une main devant ses yeux, elle trébucha contre une racine. Eblouit, elle ne parvenait pas à comprendre ce qu'i lui arrivait. Illuminée, plus que toute personne au monde elle voyait dans ses lieux une beauté sans égale, colorée et iridescente, incomparable à n'importe quel monde de par l'univers. Oubliant tout de la mystérieuse tornade, elle se plongea, émerveillée, dans une contemplation de la forêt luxuriante, sans accorder d'importance au reste.

Katharina : 100%
Mission : 50%


CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne



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MessageSujet: Re: The fantastic world of Oz [Mission]   Mer 19 Juil - 0:07

The Fantastic World of Oz
mission juillet 2017

Minute papillon. Récapitulons depuis le début. Alarme. Tornade. Vache. Forêt. Oulah, je crois que j’ai besoin d’un cachet d’aspirine. La journée avait pourtant si bien commencé… ou pas.
Je m’étais réveillé dans une chambre de l’hôpital de Storybrooke, tiré des bras de Morphée par des cris provenant du couloir. Oh je n'étais ni blessé ni malade, je connaissais juste deux ou trois infirmières bien sympathiques qui me laissaient squatter les lits disponibles à l’occasion. Cette nuit-là, j’avais touché le gros lot : une grande pièce entière avec une douche, rien que pour moi. Une douche ! J'y avais passé une heure et demi, en extase sous l’eau chaude. Ce n'était pas moi qui payait la facture, je pouvais bien en profiter.
Enfilant mes vêtements en quatrième vitesse, je me passai un coup d’eau froide sur le visage pour retrouver des idées claires. J’ouvris la porte, mes cheveux ébouriffés par une longue et trop rare nuit de sommeil profond. Patients et soignants couraient dans tous les sens. Les visages allaient du plus paniqué au plus paumé. Une alarme lancinante retentit. C'était du sérieux. Le secteur des fous furieux de l’asile avait une faille de sécurité ? Les psychopathes s’étaient libérés ? De ce que je saisissais des conversations par-ci par-là, la cause de cette soudaine agitation était plus… naturelle. Enfin “naturelle”, c'était vite dit. Mais nous y reviendrons. La foule se pressait, se bousculait vers le hall d’entrée. Je me faufilai dans la marée humaine et me laissai porter par le courant. Un fauteuil roulant mal placé me força à me plaquer contre la vitre. J’en profitai pour jeter un coup d’oeil à l’extérieur. Nom d’un chacal galeux... Une tornade comme on n’en voyait qu’au Texas engloutissait le centre-ville. Je passai une main dans ma tignasse, impressionné. La meilleure chose à faire dans ces cas-là était : petit un ne pas paniquer, petit deux aller se planquer au sous-sol et attendre que ça passe. Et c’est sûrement ce que j’aurais fait si seulement je n’avais pas aperçu, voltigeant dans les airs, une tête blonde familière. Jackie. Ou la Glue, comme j’aimais l’appeler. Un pot de colle d’un mètre soixante-cinq, tout droit débarqué du monde des Bisounours. Mais qu’est-ce qu’elle fichait dans cette foutue tornade ? Elle avait l’air de s'éclater comme une folle en plus. Je rejetai ma tête en arrière dans un long soupir de résignation. Ok. J’avais compris le message. Pas de repos pour Wild Cat.

La tempête se rapprochait dangereusement. Elle ravageait tout sur son passage, rien ne lui résistait. Les toits s’arrachaient, les voitures s’envolaient. Tout ça se rejoignait dans une valse mortelle et tourbillonnante. Un aspirateur géant. Tandis que je me faisais la réflexion que, justement, je ne savais pas me servir d’un aspirateur, la tornade arriva à cent mètres de moi. J'étais sorti de l'hôpital et marchais droit vers l’ouragan. Lorsque je ne fus plus qu’à une dizaine de mètres de ma destinée, le vent était assez fort pour me porter. Aussi bondis-je dans la gueule du loup. Inconscient ? Ouais, on me le disait souvent. Mais jusqu'à présent, ça m’avait plutôt bien réussi.
Secoué dans tous les sens, j’eus d'abord du mal à repérer le haut du bas et la droite de la gauche. Oh tiens, une vache. Le ruminant passa près de moi en meuglant. C’est fou ce qu’on pouvait trouver dans une tornade. Il y avait peut-être moyen de dénicher quelques bijoux égarés. Eh quoi, j’avais un ventre à nourrir et il n’allait pas se remplir tout seul !
Cependant, ce qui était encore plus étrange que de croiser un bovin, c'était le fait que rien ne me touchait. Aucun débris ne venait se cogner à moi. Pourtant, des débris, ce n'était pas ce qui manquait. D’autres personnes se trouvaient dans la même situation, y compris Jackie. Salut. Belle journée, hein ? Vous avez dit bizarre ? Je répondrais magique. Allez savoir quel coup tordu ces tarés de sorciers avaient encore foiré. Sérieusement, ils ne pouvaient pas rester tranquilles cinq minutes sans que leurs doigts ne les démangent. Ils étaient incapables de résister à l’appel d’un vieux bouquin poussiéreux rempli de choses illisibles. Il y avait des endroits pour enfermer les obsédés de la baguette, non ? Bref. Puisqu’apparemment je ne risquais pas grand chose, pourquoi ne pas finir ma nuit ? Le réveil avait été un peu trop brutal à mon goût. Je m’allongeai dans les airs, bras croisés sous ma tête, flottant paisiblement dans l’œil du cyclone. Ce n'était pas si désagréable. Certains tiraient plus vite que leur ombre, moi je m’endormais plus vite. Chacun sa spécialité.

Les rafales se calmaient. J’ouvris un œil. Puis deux. Le sol se rapprochait drôlement vite quand même. Trop vite. En un salto, j'atterris avec souplesse sur la terre ferme. Un puma retombe toujours sur ses pattes. Je m’étirai, bien content de ne plus être ballotté comme un sac d’or entre des mains de voyous. C’est que j’en aurais presque le mal de mer.
Alors que je me remettais de ma virée aérienne, le paysage se dévoila soudain devant mes yeux ébahis. Je n’avais jamais vu autant de couleurs vives d’un coup. C'était comme si quelqu’un s'était amusé à triturer les réglages de la télévision et avait tourné le bouton de la saturation au maximum. Ça piquait un peu la rétine. Ce détail passé, le décor était fantasmagorique. On se serait cru dans une forêt du Crétacé. Tout était surdimensionné, les fleurs étaient aussi grandes que moi. Un seul mot me venait à l'esprit : wow. Tout semblait si irréel que j'avais du mal à croire mes pupilles ou mes narines. Les odeurs qui s'engouffraient dans mon nez étaient si différentes de ce que je connaissais. J’entendis un bruit sourd derrière moi. Faisant volte-face, je découvris une Jackie étalée de tout son long par terre. Elle venait littéralement de se manger le sol. Ça ne devait pas faire du bien. Je m’avançai jusqu’à elle et la soulevai par les aisselles, comme je l’aurais fait avec un gamin venant de se vautrer… ce qu'elle était, quelque part. Pour une raison qui m'était encore inconnue, Jackie s’acharnait à s’occuper de moi, insistant même pour me donner des paniers repas lorsque je partais en vadrouille ou dans un de mes plans foireux. Pour la crédibilité du grand loubard, on repassera. Elle était si attentionnée que je me sentais obligé de faire en sorte qu’elle aille bien. Je n’aimais pas ça, mais je n’avais pas le cœur à la laisser se débrouiller toute seule. Je ne comptais plus le nombre de fois où je lui avais sauvé les miches. De justesse. J’essuyai la terre que la blondinette avait sur le museau avant de lui demander sur le ton de la plaisanterie : Bah alors, tu sais plus marcher ?

Emi Burton

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MessageSujet: Re: The fantastic world of Oz [Mission]   Jeu 20 Juil - 7:09




Surfant sur son fameux skateboard tout en chantant autant qu'il le pouvait, ayant ses écouteurs visés sur les oreilles, Taran était convaincu que cette journée avait tout pour être des plus radieuses car après tout le soleil brillait haut dans le ciel et rien ne laissant envisager la catastrophe naturelle – mais pas tant que ça au final – qui allait s'abattre sur la petite bourgade de Storybrooke. Il laissait son instinct le porter sans vraiment avoir une destination bien précise en tête alors que les airs de basse battaient comme jamais, lui faisant regretter de ne pas avoir pris dans son dos sa guitare électrique histoire de laisser une bonne partie de son trop-plein d'énergie s'évacuer de lui-même, alors qu'en peu de temps il avait pu atteindre le centre de la ville qu'il finissait par connaître comme sa poche à force de la sillonner. D'autant plus qu'il avait le temps de flâner aujourd'hui vu qu'il n'avait aucun rendez-vous dans le cadre de son travail, il était aussi important que pour aider les autres il puisse souffler juste une journée comme il faut sinon il allait juste brasser de l'air pour rien, et surtout il avait besoin de se demander ne serait-ce que pour une fois si ce qu'il faisait été bien ou non. Étonnant pour une personne comme lui qui allait jusqu'au bout d'une idée pourtant, quitte à se jeter les yeux fermés vers un possible piège qu'on pourrait lui tendre et qu'il ne verrait même pas lui arriver dans la figure de toute façon, mais depuis qu'il avait dit des choses horribles à Bianca en raison du sort de la vue brisée disons que son besoin de ne jamais blesser qui que ce soit se faisait encore plus ressentir que d'ordinaire. S'il avait été dans son état normal jamais il n'aurait proféré de telles phrases blessantes, et il se serait encore moins battu avec elle parce que malgré sa nature primaire il ne faisait que se défendre avant toute chose lorsqu'on regardait de plus près, et Taran faisait tout pour chercher à se faire pardonner même si l'accident commençait à prendre des mois. Il était juste ainsi, la personne sur qui on peut compter si on lui demande son aide mais qui a tendance à trop empiéter sur l'espace vital d'une personne en l'assommant d'une affection trop débordante, trouvant inconcevable le fait qu'on puisse détester une autre personne. Lui-même n'avait pas souvenu d'avoir eu une haine envers qui que ce soit, sauf durant cet accident mais après tout c'était l'effet d'une magie et ceci était un argument suffisant pour ne pas compter, adorant la moindre personne et même "papa" Jo – comme il le surnommait malheureusement pour l'homme – étant pour lui comme un bonbon dur à l'extérieur qui devait cacher de la tendresse. La naïveté pure.

Néanmoins tout ce qui venait préoccuper Taran à ce moment précis c'était de manger, de préférence un bon fast food qui offrait en bonus un cadeau qu'il ne pouvait voir que comme étant incroyable en bon gamin qu'il était, parce que inutile de dire qu'il n'avait pas dédaigné toucher à son assiette de truc trop sophistiqué qui avait pris des heures à être cuisiné et dont il ne voyait pas l'intérêt pour le coup de passer autant de temps pour un truc à l'aspect visuel qui lui donnait déjà envie de vomir. Ainsi prenait-il un soin particulier à slalomer entre les personnes de plus en plus nombreuses sans remarquer qu'à l'évidence qu'elles allaient toutes dans le même sens, mais surtout d'un pas si rapide qui était en réalité de la course, n'entendant pas les possibles cris d'affolement ou les phrases d'avertissement qu'on aurait pu lui lancer à cause de la musique qui tambourinait autant dans ses écouteurs. S'il avait écouté les recommandations qu'on pût lui  faire à savoir qu'il ne faut jamais écouter à un volume trop fort, même si dans un sens peu de personnes ne se souciaient réellement de cette prévention, alors peut-être que ce qui allait suivre ne se serait pas produit et qu'il aurait fait demi-tour en tentant d'aider quiconque comme son altruisme le faisait toujours agir même si ceci le rendait aveugle quant au fait qu'on pouvait chercher à le mener par le bout du nez.  Cependant l'histoire allait ainsi se dessiner à savoir le fait qu'au lieu de s'éloigner du danger il était en train de s'approcher de lui de manière inévitable, le tout en chantant du AC/DC à plein poumons à savoir la fameuse chanson Thunderstruck – rien d'étonnant vu sa manipulation de l'électricité, rideant selon lui comme un professionnel qui pourtant n'arrivait toujours pas à récupérer sa planche sans se la prendre au moins une fois en pleine figure. Même lorsque Taran put voir le ciel s'assombrit de manière assez brutale il n'en fit pas vraiment de cas, au contraire son amour pour les orages n'était plus à refaire et c'était toujours un très bon moyen selon lui de pouvoir se recharger, peut-être même qu'il accélérait à cet instant. Ce n'est que lorsqu'il vient à tourner sur sa gauche qu'il put voir enfin l'énorme tornade, à se demander par ailleurs comment il avait fait pour la louper jusqu'ici mais peut-être que tenter de faire de l'air guitar sur sa planche de skateboard avait aidé dans sa non-voyance pour le coup, même si le terme le plus exact devait être : se la prendre en pleine tronche sans prévenir, mince.

En moins de temps qu'il le faut pour le dire il se trouvait donc à voler en plein dans une tempête, se trouvant ainsi sur le coup retourner dans tous les sens comme s'il était dans une machine à laver avant de finalement trouver un sens qui lui semblait le plus approprié, voyant quelques débris passer par la même occasion bien qu'aussi étrange que ceci puisse paraître rien n'avait l'air d'approcher comme il le faisait du centre d'inertie. Lorsque Taran comprit qu'il était dans l’œil du cyclone, ou une expression dans le genre, la première chose qu'il vient à faire c'est sourire et surtout crier de joie comme jamais. Voler était ce qui lui manquait le plus de sa vie d'avant la malédiction, il lui en fallait peu pour qu'il vienne à parcourir le ciel et tout particulièrement dans les sombres nuages orageux, et retrouver cette sensation lui procurait un vent de nostalgie tel qu'il ne voyait que le positif de la situation. Encore quelque chose qui lui était bien propre, à savoir le fait qu'il n'était pas très réaliste et qu'il voyait toujours le bon mais jamais le côté négatif d'une situation aussi catastrophique puisse-t-elle être, ne voyant à aucun moment le côté mortel que pouvait impliquer le fait même de se trouver dans une situation comme la sienne. Il pouvait très bien se faire percuter par un débris quelconque qui lui perforait éventuellement les organes, tomber lourdement au sol à l'instant même où il quitterait les vents violents qui le soutenaient et qui ne seraient clairement pas définitifs, manquer d'air à un moment à l'autre en fait parce que les conditions atmosphériques ou même la hauteur à laquelle il se trouvait lui écraseraient les poumons pour l'empêcher de respirer, perdre connaissance une fois encore à cause de l'altitude. Bref. Toute une liste assez longue de comment mourir dans d'atroces souffrances quelque part, il y avait encore tant à dire, mais pourtant la seule chose que Taran retenait c'était juste qu'il volait – même si le terme était à débattre. Ainsi tendait-il au maximum les bras pour profiter au possible de la sensation, euphorique comme jamais face à cette expérience de vol sans avoir besoin d'une machine ou autres, remarquant alors qu'il n'avait pas été le seul à se faire ainsi avoir par la tornade infernale kidnappeuse de personnes. Son sourire se faisait encore plus grand en voyant qu'il y avait des témoins de cette expérience ô combien précieuse pour lui, venant se mouvoir pour prendre la pose digne d'un super-héros tellement tout ça l'amusait bien et sans remarquer que ce n'était peut-être pas le cas de tout le monde, avant de crier autant qu'il le pouvait pour être sûr de se faire entendre comme il faut en raison du bruit d'aspirateur collé à l'oreille que pouvait faire cette bourrasque de vent magique lancée dans Storybrooke.

« JE VOLEEEEEEEEEEEE ! REGARDEZ JE VOLEEEEE ! SUPERMAAAAAN ! »

Le tout suivit d'un hurlement digne d'un type qui aurait gagné des milliards d'argent, ou même une fangirl devant son groupe favoris, n'en finissant pas d'être une pile électrique jusqu'à apercevoir dans le lot la douce Dorothy adorée qui était tellement adorable que si elle était une pâtisserie elle serait forcément un chou à la crème. Rien que ça oui. Elle était un peu comme une petite protégée que Taran voulait sortir de sa coquille de la timidité, la défendant comme il le pouvait dès qu'une personne maléfique venait à se moquer d'elle d'une façon trop incompréhensible pour lui, et ceci depuis la malédiction en tout cas. Il faisait son possible pour l'aider à lui trouver des amis, mais des vrais qui seraient du genre gentil avec elle et non pas des idiots qui la trouvait idiote à parler à son chien – alors que clairement ce n'était pas le cas, et il espérait que la jeune fille savait qu'elle pourrait toujours compter sur lui mais aussi le fait que pour lui elle était une amie aussi précieuse qu'un petit diamant. Ainsi se trouvait-il rapidement à agiter les mains pour la saluer et prêt à crier son nom pour qu'elle puisse le remarquer, voulant aussi la rassurer pour lui montrer qu'elle n'était pas seule dans cette galère et qu'il serait là pour la protéger en cas de besoin même si être violent ce n'était pas trop son genre, se faisant arrêter par une chose plus naturelle que la tempête qui s'était déchaînée à savoir la gravité. Une notion qu'il lui était assez étranger dans sa vie d'avant, un oiseau ne connaissait pas après tous les lois de la gravité vu que généralement il venait à les défier en s'élevant dans le ciel, et ce fut alors pour Taran un moment étrange qui tentait désespérément de reprendre de l'altitude par il ne sait quelle mécanique. Bizarrement, ou plutôt normalement, battre des bras ne menait à rien à battre le déséquilibrer un bon coup et le faire de nouveau tourner sur lui-même dans une acrobatie qui aurait de quoi grandement l'amuser dans une autre circonstance. En fait, il tournait tellement qu'il en devenait assez confus par la situation et n'arrivait pas à se focaliser sur un point fixe, c'était comme se trouver dans un manège qui n'arrêtait pas de tourner et qu'il était incapable par conséquent d'arrêter la folle machine. Et le fait qu'il soit incapable de canaliser son énergie mais qu'au contraire plus il tournait plus il cherchait à bouger pour se dégager de cette spirale infernale, sans voir qu'il entrait ainsi dans un cercle vicieux difficile à s'extraire s'il ne se calmait pas, le rendait de plus en plus incapable d'avoir une vue très nette de ce qui l'entourait sur le coup et surtout du sol qui se rapprochait de façon dangereuse.

Évidemment l'atterrissage vient se faire dans une douleur indescriptible, même si avant ceci il dut y avoir les branches des arbres qui lui avaient des coups au point de lui offrir par la suite très certainement quelques bleus qui feraient dans les semaines à venir toutes les dégradations de couleurs possibles, finissant ainsi par tomber sur le dos sur la surface terrestre si dure et douloureuse. Ce nouveau baptême de l'air n'était pourtant pas aussi catastrophique à son sens, positive attitude après tout on a dit, il avait eu l'occasion de pouvoir se complaire dans les airs et il n'en fallait pas plus pour le rendre réellement heureux comme jamais. Restant par terre un instant, ayant tout de même besoin d'un moment pour reprendre ses esprits après cette chute monumentale et qui pourtant n'avait pas l'air de l'avoir tué, sa vision se trouvait vite plongée dans le noir lorsque sa planche de skateboard avait semblait voulut prendre le même chemin que lui et lui tombait ainsi en plein sur sa face. Une autre personne aurait pu se montrer en colère mais pas Taran, dur après tout d'entamer sa bonne humeur sans limite, content en fait de voir qu'il n'avait pas perdu sa planche dans cette affaire. La retirant d'une main il put néanmoins vite se rendre compte que le lieu où il se trouvait était tout de même peu éclairé, voyant pourtant très bien le ciel et ce qui avait l'air du magnifique vert des arbres dans les alentours sans pour autant pouvoir les toucher, s'asseyant pour regarder autour de lui et ainsi voir où il se trouvait à savoir ce qui avait l'air d'être un trou. Ouah. Il était tellement doué qu'il avait réussi à tomber dans un endroit improbable, le sol ou les branches c'était facile dans le fond alors que lui avait fait l'exploit de se trouver dans un lieu insolite, se sentant aussi impressionnant que les types qui arrivaient à faire tenir une bouteille debout une fois que celle-ci avait pu être lancée en l'air. Ce n'était pas tout de s'émerveiller mais il devait aussi rejoindre les autres, s'assurer que tout le monde allait bien et tout particulièrement Dorothy qu'il avait eu le temps de repérer, se relevant lentement pour une fois en sentant les endroits où son corps avait pu taper assez durement avec une surface. Tendant les bras Taran du cependant se rendre compte qu'il était bien trop petit pour sortir de là, prenant tout de même de l'élan pour tenter d'attraper le rebord mais rien n'y faisait, constatant alors qu'il se trouvait piéger dans ce mini-gouffre duquel il ne pouvait pas se libérer seul. Une seule solution se présentait à lui, il aurait tout de même voulu ne pas y arriver mais il n'avait pas d'autre choix, fixant vers le haut pour voir l'ombre de ne serait-ce une personne.

« J'suis prisonniiiiiier dans un trouuuu ! Wohoooo vous m'entendez ? J'sais que vous êtes genre carrément dans l'coin ! »

Crier à l'aide était la seule chose qu'il pouvait faire, il n'y avait pas que lui dans cette tornade et son instinct lui disait que tout le monde allait bien donc il le croyait, et vu comme il avait de la voix ce ne serait pas très difficile de l'entendre.







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MessageSujet: Re: The fantastic world of Oz [Mission]   Jeu 20 Juil - 21:23






The Fantastic World of Oz


I ask you one time please confide can I choose my fate and learn to burn again can we wash our hands with dear actions I'm in the dark whole I need to burn again I got to burn again is it for real this how I feel dream me away to another world

Cela faisait quelques temps déjà que Jackie-Rose se sentait comme dans un état de léthargie. Elle qui était pourtant de nature si énergique et sociable, elle avait cette impression étrange de patauger dans de la boue, ce qui faisait qu’il lui arrivait parfois de s’ébrouer brusquement pour revenir à la réalité, faisant sursauter et changer de trottoir les passants qui avaient la malchance de croiser sa route. Il lui arrivait aussi de garder les yeux exagérément ouverts ou de sourire d’une telle manière que le Cheshire aurait pu être jaloux, ce qui avait fini de l’isoler bien malgré elle, en dehors du temps qu’elle pouvait bien passer avec Zelena et sa si mignonne fille Adrianna, ou des aventures dans lesquels elle embarquait le pauvre Garrett qui se retrouvait toujours à devoir lui sauver la mise à la fin comme une damoiselle en détresse. En réalité, dernièrement Jackie-Rose s’était adonnée à une nouvelle activité qui, même dans une ville comme Storybrooke, pouvait paraître extrêmement étrange. Jackie-Rose étant du genre influençable -et dit comme cela c’était bien plus qu’un euphémisme tant elle était un aimant à manipulateurs même les plus amateurs-, il n’était pas rare pour elle de s’essayer à de nouveaux mouvements plus ou moins politisés, au point qu’il était facile de se demander comment elle ne s’était pas encore retrouvée enrôlée dans une secte. Mais ce qui devait justement sauver Jackie-Rose était probablement son côté à la fois très généreux et sa volonté d’aimer tout le monde sans exception aucune -sauf les écureuils- et son côté inconstant, qui était presque aussi terrible que son côté influençable et lui valait de « dérôler » de ces mouvements presque aussi vite qu’elle en faisait parti. Ainsi, sa dernière lubie avait été de rejoindre un petit groupe d’habitants de la ville exclusivement composés d’anciens animaux ; carnivores, omnivores ou herbivores, tout le monde était la bienvenue tant que l’on était autrefois un animal. Le but de ce petit attroupement hebdomadaire de personnes était de ne faire qu’un avec l’animal qui était en soi, mais ça n’était pas la version « raisonnable » c’est-à-dire accepter et tirer profit de son ancien soi, mais bel et bien de redevenir son ancien soi, totalement et exclusivement, indépendament du fait qu’ils étaient des humains, dans des corps humains, dans une société humaine. Ainsi une ancienne chèvre passait-elle son temps à bêler dans les prés et se nourrissait exclusivement d’herbe ; un ancien loup s’isolait-il et chassait avec uniquement ses dents et ses « griffes », et considérait le groupe comme sa « meute » ; et Jackie-Rose, en bon ancien chien qu’elle était, ne se retenait plus d’aboyer quand elle en avait envie ou de se frotter contre les gens qui lui semblaient gentils -ce qui était relativement tout le monde- en réclamant câlins et caresses. Fort heureusement pour elle, cela ne faisait pas très longtemps qu’elle avait rejoint ce mouvement, et elle n’en était pas encore arrivé au stade initiatique où l’on brûle ses vêtements pour ne plus jamais en porter -car les animaux ne portent pas de vêtements, évidemment…

C’était dans la perspective de revoir ce petit groupe d’individus peu ordinaires que Jackie-Rose s’était levée plus tôt que d’habitude. En temps normal plus encline à la grasse matinée, surtout dernièrement, elle avait sauté de son « lit » improvisé de la nuit aux aurores, s’étirant et jappant comme un canidé en laissant pendouiller sa langue -quelque chose qu’elle essayait de faire régulièrement bien qu’elle se rendait tristement vite compte que ça n’était pas très agréable pour respirer quand on était pas un chien. Se contentant de deux couettes sur les côtés qui rappelaient des oreilles de labrador, d’un débardeur estivale et d’un sarouel confortable et coloré, elle décida de ne pas enfiler ses chaussures ce matin-là, sortant pied nu pour respirer l’air matinal, qui sentait déjà la lourdeur des orages de l’été en devenir. La première chose qu’elle avait fait était d’aller se désaltérer à la fontaine de la ville, essayant de boire en se servant uniquement de sa langue, bien qu’elle finit par tricher un peu en faisant une coupelle avec ses mains ; puis, elle avait tenté de jouer avec des enfants qui l’observaient d’un air étrange, mais cela n’avait résulté qu’en la fuite effrayée de ses derniers au grand désespoir de Jackie-Rose. Décidément, ça n’était vraiment pas facile d’être un chien à Storybrooke… Elle qui avait tant de joie et d’amour à donner ! Le reste de la matinée, ou du moins une partie, fut consacrée à une petite sieste dans un carré d’herbe ; car l’avenir appartient à ceux qui se lève tôt, et la journée à ceux qui savent faire de bonnes siestes au bon moment. Elle qui avait prévu de dormir comme ça au moins jusqu’à midi fut brusquement interrompue dans cette occupation de la plus haute importance par un… grondement. Elle avait ouvert les yeux, regardant autour d’elle en se demandant ce qu’il se passait ; et si ça n’avait pas été pour l’arbre derrière elle, elle se serait probablement faîte piétiner par une foule en délire. Se levant d’un bond, elle avait tapé dans ses mains, croyant à un jeu, jusqu’à ce qu’elle réalise que tous ces gens ne souriaient pas, et c’était même radicalement l’inverse, ils avaient plutôt l’air terrifiés. Elle se demanda s’il n’y avait pas un écureuil dans le coin qui causait une telle panique -car ces sales bêtes en étaient capable-, et décida de mener l’enquête, reniflant le sol jusqu’à ce qu’elle ressente comme un souffle d’air qui vint hérisser le peu de poils qu’elle avait sur les bras -pauvres humains et leurs fourrures étranges… Levant enfin les yeux une bonne fois pour toute, elle eut l’honneur de se constater aux premières loges d’une énorme tornade qui emportait tout sur son passage, voitures, bancs, parapluies -en plein soleil?- et autres babioles colorées. Elle ouvrit grand les yeux, la bouche formant un « oh » de surprise et, comme une personne normalement constituée, fila dans l’autre s…

Ah, ah non. Le sourire de Jackie-Rose s’étendit d’une oreille à une autre, alors qu’elle se remémorait tous les dessins animés qu’elle avait vu avec des tornades. Les héros se retrouvaient toujours emportés là-dedans, ils se faisaient balloter en tous sens et finissaient par atterrir de manière grotesque mais sans jamais le moindre mal ; et cette image qu’elle pouvait bien avoir de ce phénomène naturel la poussa à se précipiter en avant -quand on disait qu’elle était très, très -très- influençable… Un instant plus tard, elle bondissait en avant, se jetant tête la première dans la tornade, et quand elle anticipa de retomber quelque part, elle ne rencontra aucun obstacle, se faisant simplement emporter de plus en plus haut et de plus en plus vite. Au début, elle avait eut un tournis monstrueux, ne sachant pas maîtriser ce qu’il se passait -ce qui était normal vu que les chiens ne volaient pas d’ordinaire. Mais après quelques tours sympathiques, elle parvint à recouvrer ses esprits, et son sourire revint sur ses lèvres tandis qu’elle trouva une position plus confortable, ou tout du moins pas de type balançoire-faiseuse-de-migraines. Elle tournait, et tournait, et plus elle tournait, plus elle riait, et plus elle riait, plus elle faisait de signe en direction de n’importe où, absolument ravie de sa situation. Elle parvint même à apercevoir Garrett, qui semblait plongé dans une sieste alors qu’il tourbillonnait avec elle, et sa joie de le voir fut interrompue par ce qui ressemblait à un plat dans une piscine, version sol en béton. Une seconde plus tôt, elle tournait, riait et faisait des signes, et l’instant d’après, elle ne bougeait plus. Son sourire n’avait pas bougé cela dit, mais surtout parce que l’entièreté de son corps se voyait incapable de faire le moindre mouvement à cause du choc. Ce ne fut que quand elle sentit quelque chose la soulever doucement qu’elle recommença à respirer pour de bon, réalisant soudainement qu’elle était toujours bien vivante. Se retournant, elle aperçut Garrett, qui lui frottait affectueusement le nez, et elle ferma un peu les yeux, se rendant compte qu’elle avait mal absolument partout, sans exceptions.

« Garreeeeett ! Je me disais bien que je t’avais vu dans la tornade ! Oh boy oh boy, ça me fait trop plaisir que tu sois là ! Dis, on y retourne ? Allez on y retourne ! » Elle lui appuya légèrement sur le nez du bout de son doigt comme dans un geste complice. « Tu sais bien que les chiens ils ne retombent pas sur leurs pieds ! »

Cela pouvait ressembler à une blague, mais pour Jackie-Rose c’était une phrase qu’elle prononçait très sérieusement, dans sa manière parfois simplette de réagir. Elle sauta au cou de Garrett pour lui faire le câlin du siècle, mais fut forcée de reculer presque aussitôt car ledit câlin avait légèrement appuyé là où ça faisait mal, au sens très littéral de la phrase. Elle se dit qu’elle allait devoir freiner sur les câlins le temps que sa face s’en remette, même s’il elle avait une envie folle de câliner absolument toutes les personnes présentes. D’ailleurs, elle leur fit des grands signes, et surtout à Dorothy qu’elle salua avec un enthousiasme seulement diminué par le contrecoup du choc qu’elle avait subit.

« Dorothy, tu es là aussi ! »

Jackie se mit à quatre pattes, essayant de s’amuser quelques secondes avec Toto, quand l’écho de la voix inconnue de Taran la fit enfin réaliser qu’elle avait totalement changé d’endroit. Son visage exprima comme une surprise, et des larmes d’émotions lui montèrent aux yeux, alors qu’elle voyait ce paysage de verdure dense et à la saturation si élevée que ses yeux piquaient. Elle était de retour ! Elle était rentrée dans la forêt tropicale ! Oh boy, oh boy !

« Yahouuu ! Je suis rentrée ! Je me demande si la maison de Carl Friedricksen est toujours en haut de la chute d’eau… Oh boy, oh boy ! »

Elle ne semblait pas avoir décelé les grosses différences qu’il y avait entre la forêt de feuillus d’Oz, et la forêt tropical du Venezuela, mais cela lui importait peu, car elle se dirigea d’un seul coup vers le son de la voix qu’elle avait entendu un peu plus tôt, jusqu’à parvenir près d’un espèce de… cratère ? Trou ? Un truc dans le sol où le type s’était retrouvé vautré. Elle lui sourit de toutes ses dents, lui faisant de grands signes, avant de se coucher précautionneusement par terre, ne voulant pas trop appuyer là où elle s’était fait mal. Puis, tendant le bras, elle voulut l’aider quand elle sentit la terre céder sous son poids -elle qui était pourtant un poids-plume...- et cette fois, ce fut sur le dos qu’elle se retrouva couchée, à moitié agencée dans un trou qui n’était pas si étendu qu’il en avait l’air, les yeux fixés sur l’inconnu et la bouche en « oh ». Puis, elle fit la seule chose que Jackie-Rose ferait dans cette situation : elle éclata de rire, un rire clair, sincère, et rempli de la bonne humeur qu’elle pouvait ressentir à tout instant… Même si pour l’heure, elle était aussi prisonnière que Taran dans ce trou sauvage.

HANSKA.


Vie : 95%

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Now I look a little green

⋆ getting the blues on the yellow brick road


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