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 La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June

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MessageSujet: La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June   Dim 19 Juil - 17:10

La véritable amitié arrive

à traverser le temps et

l'espace !
feat Kroky d'amour Lieserl .



Aujourd'hui était un jour assez particulier pour la jeune femme qu'était Andréas. Outre le fait que cela faisait maintenant un an et demi qu'elle était à Storybrook, c'était aussi son premier jour en tant que professeur à la faculté de la ville. Elle avait déjà enseigné, ayant trouvé un poste rapidement au lycée, mais là elle devrait affronter des élèves plus âgés, et c'est ça qui lui faisait peur. Ses collègues lui avaient dit que tout irait bien, qu'étant donné qu'elle avait enseigné à des adolescents et qu'elle s'en était sorti vivante, rien ne pourrait plus lui faire peur, et que les étudiants normalement du premier cycle universitaire était déjà bien plus mature. Alors elle les avait cru, pour essayer de faire partir l'angoisse au loin, et surtout faire taire cet instinct qu'elle avait et qui lui disait que quelque chose allait arriver. Son instinct, son sixième sens comme sa mère l'appelait, avait toujours été là pour elle. C'était étrange, et elle n'en parlait à personne en dehors de sa famille car on s'était déjà moquée d'elle à cause de ça mais c'était inéluctable. Elle pressentait les choses, il l'a guidait et même encore maintenant, ça lui faisait peur. Enfin, elle avait peur de beaucoup de chose, mais ne le disait pas. Peur, le mot banni de la maison, le mot interdit par son père, le mot qu'elle avait toujours ravalé parce qu'on l'avait obligé à ne montrer que du courage et de la bravoure. De l'idiotie oui. Mais elle avait du faire avec, que ça soit à l'armée, lors de son entretien raté, lors de ses visites à l’hôpital, lors de sa réussite scolaire, Andréas avait toujours eu peur. Cependant, elle avait apprit à gérer sa peur paradoxalement grâce à son instinct en qui elle avait peur. La boucle est bouclée.

Poussant un grand soupir pour se donner tout le courage et la force nécessaire, elle monta les marches qui l'a séparait de l'entrée de la faculté en cette matinée un peu couverte du mois de Septembre. Cherchant rapidement l’amphithéâtre où elle devait donner son cours de Géographie, elle pensa que véritablement les cours au lycée étaient beaucoup moins impressionnant. Au détour d'un couloir, elle trouva enfin le lieu qui lui donna encore plus d’angoisse, alors qu'elle l'ouvrait avec les clefs que le directeur des ressources humaines lui avaient donné après l'avoir embauché. Ah, elle se souviendrait pendant un moment de cet entretien. En réalité, c'était la directrice du lycée qui avait donné sa candidature au poste que la faculté recherchait, sans son autorisation et ce n'est que deux jours avant la date qu' Andréas avait été mise au courant, mise au pied du mur en quelque sorte. Elle avait failli faire un scandale mais voulant protéger ses arrières, ou cas où elle échouerait, elle n'avait rien dit, se contentant encore une fois de tout intérioriser. Et puis, après de nombreux doutes, de nombreuses interrogations elle y était quand même allée, au moins pour voir, par curiosité et elle n'avait pas été déçue du spectacle. Toute sa vie, elle avait bénéficié du système dit du « piston », chose à laquelle elle n'adhérait nullement et dont elle se battait. Elle était consciente que beaucoup de personnes auraient aimé être à sa place, avoir des passes droits, rentrer là ou ne peut aller mais pas elle. Andréas avait toujours été dégoutté par les facilités qu'on lui octroyait, de par ses parents, de par son statut, de par la pitié qu'on pouvait lui donner à cause de sa maladie. Elle avait toujours essayé de tout prouver par elle même mais à chaque fois, on lui disait que c'était à cause d'un tel qu'elle était là ou elle était. Alors elle s'énervait et c'était pareil, tout le temps. Mais comme elle disait avec hargne, les diplômes qu'elle avait eu, n'étaient pas tombé du ciel, ou elle ne les avait pas trouvé dans une pochette surprise. Elle s'était battue et avait travaillé comme une forcenée pour les avoir. C'est ce qu'elle avait dit au DRH de la faculté quand il lui avait expliqué avec un grand sourire que son contrat était déjà près car il avait entendu parler d'elle. Non, ça ne marchait pas comme ça, et elle n'avait pu contenir la froideur de sa voix en disant que si elle était venue ici, c'était justement pour arrêter la spirale infernale des passes droits. A ce rythme là, elle aurait très bien pu fini présidente des états unis mais il en était hors de question. Si on l'embauchait ici, c'était pour ses qualités d'enseignante, son intelligence et pour rien d'autres. Pas parce qu'elle s'appelait Haddock, pas parce qu'un tel l'avait recommandé et encore parce qu'elle avait un beau fessier, comme elle se l'était déjà entendu dire.

Sortant ses affaires sur le grand bureau, elle n'osait pas regarder les places vides qui se trouvaient devant elle. C'était grand, beaucoup plus grand qu'une simple classe de lycée et ça lui rappelait pleins de souvenirs. Quand elle était, elle aussi, assise sur les bancs de l'université de Cambridge, à prendre des notes et à rêver de mettre en application ce qu'elle entendait et voyait. Et puis, les bancs  d'Harward, lors de sa dernière année, la décisive. Elle était sortie major de sa promotion, mais en même temps elle avait apprit qu'on ne pouvait pas tout avoir. La réussite professionnelle, et la réussite amoureuse. Enfin, même si techniquement elle n'y était pour rien et que son ex n'était qu'un con. Même si le temps était passé, elle avait toujours cette vision inscrit dans sa rétine, cette pouffiasse lui disant des choses dont sans doute elle ne comprenait pas la moitié. Or maintenant, elle ne voyait plus ça comme une mauvaise chose. Après tout, sans cet événement, elle ne serait pas venue à Storybrook, et n'aurait pas rencontrer des gens formidables. Voila, c'est ça qu'elle se disait, et qu'elle se répétait alors qu'elle voyait le flot d'élèves rentrer dans l’amphithéâtre.

L'heure venait de sonner et elle était au bord de l'évanouissement. Pourquoi y avait il autant de mondes ? Bon d'accord, elle exagérait certainement, mais ils n'étaient pas loin d'une cinquantaine au moins. Fouillant dans les papiers qu'elle avait étalé, elle regarda alors a qui elle avait affaire car son cerveau lui jouait des tours. Étudiant de deuxième année en mythologie du monde. Oui, maintenant ça revenait et elle y était un peu obligée vu que son cours allait portait sur ça. Elle l'avait préparé, soigneusement, et pour cette grande première, elle allait parler de son pays, la Norvège. Elle avait vu qu'en première année, ils avaient étudié la mythologie nordique, ça tombait bien, elle l'a connaissait sur le bout des ongles. Alors là, ils allaient approfondir les principaux lieux de l'action principales. Puisant dans ses ressources, prenant son courage à deux mains, elle allait affronter dignement cette classe. Se positionnant devant le pupitre, elle attendit quelque minutes que le calme se fasse. Sur ce point, sa collègue du lycée avait raison. Elle n'avait pas besoin de crier de se taire, ils étaient assez grand pour comprendre ce respect. « Bonjour, je suis Andréas, votre nouvelle professeur de Géographie pour cette année. » Donner son nom de famille n'avait jamais été quelque chose d'aisé car elle avait trop goûter au blague graveleuse sur le capitaine Haddock dans sa jeune. Alors c'était de coutume pour elle de donner son prénom. Et puis, après tout, il n'y avait que quelques années qui les séparaient avec ses élèves. « Au niveau du plan pour ce semestre, on commencera avec la Norvège, et les pays du Nord, pour ensuite redescendre vers l'Europe et l’Écosse. Avec ça, on aura déjà de quoi faire pendant un bon moment, que ça soit dans les cours magistraux ou même les TD.» Sa voix était douce, calme, pédagogue et le stress qu'elle avait eu au début commencer à partir, alors qu'elle arpenter l'estrade d'un pas décidé. « Pour les examens, il y aura bien un QCM sur l'enseignement général, et un exposé sur le lieu de votre choix pour les TD. Mais nous aurons tout le temps d'y penser quand la date se rapprochera. Pour le moment, concentrons nous d'abord sur le Nord de la Scandinavie.»  

Le cours de trois heures s'était déroulait sans accroche. Andréas savait captiver son auditoire quand elle expliquait, racontait l'histoire et la géographie du pays à travers les diaporamas qu'elle avait amené. Elle finissait de manger son sandwich dans la salle de cours destiné aux travaux dirigés qui allait commencer dans quelques instants. Maintenant qu'elle avait fait son grand oral, elle devait affronter les élèves par petits groupes. Là, elle savait qu'elle allait retrouver l'ambiance de sa classe de lycéen, et ça lui faisait à nouveau peur. Si ce matin ça s'était bien passée, elle ne savait pas pourquoi mais elle craignait pour maintenant. Elle avait devoir être à proximité des élèves, être à leur écoute, les aider et faire partir leur crainte. Comment allait elle y arriver alors qu'elle n'arrivait pas à faire partir les siennes. Nettoyant son bureau rapidement, elle regarda sa montre et se plaça devant la porte, à l'heure pile poil pour le début du cours. Les élèves moins nombreux que ce matin, dispersés en petit groupe prirent place. « Avant de commencer, est ce que vous avez des questions par rapport à ce matin ? Des choses que vous n'avez pas comprises, des interrogations sur des passages que j'ai pu dire ? Surtout avec moi, ne vous gênez pas, je suis là pour vous accompagner sur le chemin du savoir. » Elle avait émis un petit rire à la fin de sa phrase, persuadé de la débilité de ce qu'elle venait de dire, alors qu'elle faisait tout pour paraître aimable envers ses élèves.


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Dernière édition par V. Andréas Haddock le Dim 27 Sep - 18:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June   Lun 20 Juil - 18:07


La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace

Lieserl & Andréas ♥


« Tu comptes faire quoi plus tard du coup ? Aller vivre sur un arc-en-ciel à dos de licorne croisé chupacabra ? »

Quand Cloud avait dit cela à Lieserl ce matin-là, la demoiselle lui avait balancé la cuillère qu'elle tenait à la figure. Malheureusement pour elle, il l'évita avec une agilité surprenante et un sourire carrément énervant sur les lèvres ; depuis le temps qu'il essayait de la convaincre de changer de voie d'études ! Bon, d'accord, ce n'était pas une raison pour un geste d'une telle violence ; mais avec lui, elle se le permettait, elle se le permettrait toujours.
Cloud était son tuteur, depuis qu'elle avait perdu ses parents. En temps normal, elle aurait probablement dû se rendre dans une famille d'accueil jusqu'à sa majorité, mais grâce à quelques dérogations spéciales et un brin de magouille, Lieserl était parvenu à obtenir une indépendance partielle, sous réserve d'avoir un tuteur qui veille sur ses comptes et l'empêche de commettre des abus, quelle qu'en soit la sorte. Du coup, elle avait quand même été obligée de se coltiner Cloud, un type d'une trentaine d'année qui faisait tellement de choses dans la vie que Lieserl se demandait souvent comment il arrivait encore à trouver le temps de s'occuper d'elle et de ses… délires ?
Dans tous les cas, ils avaient mis beaucoup de temps à s'entre-supporter, mais ils n'avaient pas lâché les bras, jusqu'à finalement trouver un terrain d'entente. À partir de là, ils s'étaient rapprochés, et partageaient désormais une complicité fraternelle sans pareil. Et même si Lieserl vivait seule depuis un bout de temps, ça arrivait à la jeune fille de passer à l'appartement de son tuteur pour y squatter la chambre d'amis, étant donné que c'était plus spacieux, plus lumineux… et aussi plus accueillant qu'un studio vide, mais ça, Lieserl ne le reconnaîtrait jamais, du moins, pas devant lui. Question de fierté.
Quoiqu'il en fut, elle savait qu'il avait du mal à comprendre l'intérêt grandissant de la demoiselle pour les mythologies du monde ; et c'était peut-être la seule chose un peu irréaliste qu'elle s'autorisait. Après tout, elle avait toujours été comme sa mère, terre-à-terre, comprenant le fait que dans la vie, c'était pas avec des diplômes bidons sur des sujets abstraits ou des langues mortes qu'elle allait trouver du boulot plus tard. Mais bon, elle avait récemment découvert qu'elle était un peu comme son père quand même ; dotée d'une grande passion pour les légendes du monde, le folklore, ces histoires que les générations se transmettent les unes aux autres et qui véhiculent les mythes les plus fantastiques ou absurdes que l'on puisse trouver. Elle aimait tellement ça qu'elle avait décidé de prendre un maximum de cours sur le sujet à l'université, en dehors des leçons un peu plus mainstream ; et puis, au pire elle aurait qu'à finir prof d'histoire et puis basta, au moins, elle aurait fait ce qu'elle voulait faire.

« Désolée d'avoir des rêves, monsieur l'entrepreneur ! »

Lieserl avait répondu à son ironie par le même sourire malicieux, avant de se lever de table pour finir de se préparer, tout cela dans le simple but de se rendre à ses cours de la journée -de toute évidence, certes. Puis, saisissant ses affaires dans l'entrée, elle salua Cloud d'un geste de la main avant de quitter l'appartement pour se rendre du côté de l'école. Là, les étudiants arrivaient les uns après les autres, Starbucks à la main et sacoche dans l'autre, discutant et riant de leurs activités de la veille. Lieserl, de son côté, se contenta de saluer brièvement quelques têtes connues, avant de consulter son smartphone pour connaître le premier cours de la journée : Géographie, dans l'un des amphithéâtres. C'est vrai qu'il y avait des cours de géo conçus pour les étudiants en mythologie du monde. Ou alors les étudiants en mythologie du monde devaient suivre des cours de géo ; elle ne se souvenait plus dans quel ordre ça fonctionnait, mais bon, elle s'en contrefichait, tant qu'elle pouvait apprendre sa passion.
C'est là-bas qu'elle se rendit alors, prenant bien soin de ne pas croiser les jambes ; cela faisait parti des gestes du quotidien dont elle n'avait pas droit, à cause de sa hanche artificielle. Depuis le temps, ça ne lui faisait plus mal, et même, elle n'y pensait presque plus ; mais ça avait beau être une sorte de technologie révolutionnaire -oui, c'est ça monsieur le médecin-, ça pouvait se déboîter simplement en faisant le mauvais geste ; comme le plus anodin du monde, celui de croiser les jambes. Génial, la technologie moderne ! Enfin, elle ne pouvait pas se plaindre, au moins, elle pouvait encore fonctionner.
Ce n'est qu'après un petit moment que Lieserl, installée au troisième rang, sur le côté, réalisa que la brune aux yeux bleus perçants qui traficotait du côté de la table du prof… était le prof. Elle haussa un sourcil. Cette femme ne devait pas avoir plus de vingt-cinq ans ; voire même plus jeune. C'était plutôt rare une prof de cet âge-là, surtout à l'université, non ? Enfin, au mieux elle était parfaitement capable de gérer des élèves de pratiquement son âge, au pire elle avait se faire dévorer vivante par des jeunes adultes qui avaient encore un pied dans l'adolescence quand même. On savait jamais, ça pouvait être un spectacle intéressant ! Et puis, si ça allait trop loin, Lieserl pouvait toujours tenter d'intervenir. Non pas qu'elle soit la meneuse de la classe, loin de là ; mais elle avait un petit talent pour… détourner l'attention. Et sans utiliser ses atouts féminins, précisons quand même…

« Bonjour, je suis Andréas, votre nouvelle professeur de Géographie pour cette année. Au niveau du plan pour ce semestre, on commencera avec la Norvège, et les pays du Nord, pour ensuite redescendre vers l'Europe et l’Écosse. Avec ça, on aura déjà de quoi faire pendant un bon moment, que ça soit dans les cours magistraux ou même les TD. »

Ok, elle tombait dans la première catégorie. Jusque là, elle parvenait à retenir l'attention des étudiants, non sans quelques regards interrogateurs. Ah, il y en avait d'autres qui avaient cru que c'était une élève…
Les trois heures de cours se passèrent sans trop d'encombres ; Lieserl griffonnaient des notes à toute vitesse sur son bloc-notes -elle n'était pas une grande fan de la mode des Notebook, m'enfin-, observant de temps en temps la professeure pour être sûr de bien écouter ce qu'elle disait. Puis, la fin de l'oral arriva, et Lieserl ne se fit pas presser pour sortir un peu prendre l'air et s'étirer, sortant de quoi grignoter de son sac pour la pause avant de rejoindre la salle des travaux. Là, tout le monde était déjà plus ou moins là, et la dénommée Andréas commença par demander si quelqu'un avait des questions sur le cours de la matinée.
Et malheureusement, Lieserl en avait une ; et elle détestait ne pas comprendre. Levant la main, elle prit un air neutre, attendant que Andréas lui donne la parole.

« Excusez-moi, je n'ai pas très bien compris ce qu'est un fjord et son processus de formation -d'où ça sort et pourquoi ça s'appelle comme ça, quoi... »

Bah oui, un Fjord, jusque là ça avait toujours été un poney aux yeux de Lieserl ; ou tout du moins, elle avait oublié que c'était aussi un… truc ? En Norvège. Et même si Andréas n'en avait parlé que très brièvement pour compléter une explication plus générale, Lieserl n'aimait pas du tout ne pas comprendre...

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MessageSujet: Re: La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June   Jeu 30 Juil - 1:25

La véritable amitié arrive

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Tapotant sur le bureau en hêtre, Andréas attendait fébrilement qu'un élève prenne la parole, en priant pour que la question ne soit pas compliquée. En réalité, elle priait aussi Thor pour qu'il n'y ai pas de question du tout, et qu'elle puisse enchaîner avec le reste du cours qu'elle avait prévu. Sauf que voilà, le dieu du tonnerre devait être très occupé pour ne pas l'entendre car une jeune femme leva la main avec le regard interrogateur. D'un signe de tête, la professeur qu'elle était lui donna alors la parole, se mordant très fort l’intérieur de la joue alors qu'elle entendait la question. Mais elle avait dit un truc simple, enfin non, elle ne l'avait pas dit, mais les élèves n'étaient pas débiles non ? Ils auraient du comprendre qu'elle n'était pas là pour refaire le cours mais juste éclairer une lanterne. Là, cette interrogation était trop compliquée aux yeux de la jeune femme. Et puis surtout, ce n'était pas si important que ça pour le cours qui portait en principe sur les lieux mythologiques. Un fjord, c'était courant, naturel, pas mystérieux et étrange. Prenant sur elle, se rappelant qu'après tout son devoir était d'enseigner aux élèves son savoir, Andréas fit le tour de son bureau pour se reposer dessus, se positionnant devant la jeune femme qui lui avait posé LA question. Elle allait devoir être synthétique si elle ne voulait pas passer tout son cours sur ce détail. D'une voix douce et posée, qui contrastée avec son ressentiment, elle lui expliqua calmement la définition. « Un fjord est une vallée unique érodée par un glacier avançant de la montagne à la mer qui a été envahie par la mer depuis la retraite de la glace. L'aspect typique est celui d'un bras de mer étroit, plus ou moins ramifié, aux côtés très escarpés, à la bathymétrie élevée et qui s'avance dans les terres sur plusieurs kilomètres et parfois jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres. »

Voila, c'était court, clair et précis, et même un enfant de cinq ans aurait pu comprendre ce qu'elle venait d'énoncer. Faisant un petit sourire et un hochement de tête, elle longea son bureau avant de reprendre la parole. « Pour bien me faire comprendre, un fjord est une vallée maritime. En Ecosse c'est désigné par le terme « Loch » qui veut dire lac, et au Danermak par exemple, certains fjords ont la dénomination « étang ». Cependant, ces eaux sont beaucoup plus profondes, froides, et anoxiques car elles sont du à la sédimentation des terres contrairement aux étangs souvent peu profond. Le plus grand Fjord de Norvège fait 204km de largeur et surtout plus de 1,5km de profondeur. » Bon là, si la demoiselle n'avait pas comprit c'est qu'elle avait un petit soucis. « Une autre question où on peut commencer véritablement le cours ? » Elle qui s'était plutôt attendu à une question du style « mais pourquoi trouves t'on se genre d'animaux dans ce lieu purement typique, » ou « pourquoi cette chimère ne pourrait pas aller là » était un peu déçue de l'aspect technique. Mais avec ce qu'elle avait prévue pour la suite du cours, elle se rattraperait certainement.

Se mettant à son bureau, elle chercha le bon document, étalant toutes sortes de cartes faites par elle même. Elle brandit alors son St Graal, une feuille blanche, que l'on devinait de cette couleur tant elle était écrite dessus. « En temps normal, je devrais vous faire un autre cours un peu rébarbatif avec des entraînements aux examens et tout le trallala mais je ne fonctionne pas comme ça. Alors nous allons faire quelque chose qui sort des sentiers battus. » S’arrêtant, elle jeta un coup d’œil aux notes, parlant presque pour elle même. « Nous allons, enfin vous allez plutôt faire un projet de groupe. Vous allez vous mettre par deux ou trois et vous allez devoir me réaliser une maquette sur la légende de votre choix avec bien entendu un dossier, que vous présenterez devant vos camarades. Les deux meilleures maquettes seront exposées dans le hall de la Mairie pour une certaine durée et les gagnants présenteront leurs travail devant un parterre d'invité lors de la journée des traditions folklorique à la fin de l'année. » Oui, son idée était purement grandiose, et elle avait presque envie de taper dans ses mains. Si elle aurait été à la place de ses élèves, elle se serait amusée comme une petite folle, sur et certaine de remporter la première place. Mais là, elle était de l'autre coté du miroir, à être la main salvatrice, la lumière guidant le chemin des élèves, tous les élèves. « Bon vous attendez quoi pour les groupes ? La Saint Glinglin ? Allez on se bouge, on bouge les tables ! »

Totalement motivée, Andréas influait l'énergie à ses élèves et un branle bas de combat se mit en place. On entendait le bruit des chaises que l'on traîne, des tables que l'on poussent, les élèves discutaient gaiement en formant des petits groupes sauf une personne. La jeune femme qui avait posé la question sur les fjord se retrouvaient maintenant au fond de la salle, dos au mur. Son instinct lui dicta d'aller la voir, et sans que son cerveau ne commande rien du tout, ses jambes se mirent à marcher dans sa direction pour voir ce qui n'allait pas. « Tu ne te mélanges pas aux autres ? » Oui c'est sur que comme approche, il y avait certainement mieux, mais Andréas n'avait jamais été doué pour le contact humain, encore plus dans son rôle de professeur vis à vis d'un élève. « Si tu n'as pas de groupes, je serais ravie d'être ta coéquipière. » La jeune femme venait de dire ça par pure sympathie, oubliant même un instant qu'elle était celle qui allait noter ce fameux travail, mais voir la brune, lui faisait étrangement écho. A cette période, elle aurait bien aimé que n'importe qui, même un enseignant lui tende la main pour l'aider à ne pas sombrer dans les eaux noirs de la mélancolie. Sauf que finalement personne n'avait été là et qu'elle ne voulait pas refaire les même erreurs que les adultes de son passé. « Oh mais si tu veux travailler seule, ce n'est pas un problème, sache que si tu as besoin je serais là.» Passant sa main libre dans ses cheveux Andréas sentait que l'après midi allait être longue, prise soudaine d'un petit coup de pompe. « Comme pour la question de tout à l'heure. » Petite phrase anodine pour la grande brune, mais certainement pas pour l'autre au vue du regard qu'elle lui lança. Levant les épaules, Andréas ne s'en formalisant pas, lui adressant même un autre sourire avant de rejoindre ses élèves pour voir comment ils allaient évoluer dans ce projet faramineux.


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MessageSujet: Re: La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June   Jeu 27 Aoû - 21:56


La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace

Lieserl & Andréas ♥️


Ok. On va pas s'entendre toutes les deux.
Le fait que la professeure ait interrompu son tapotement en entendant la question -et Lieserl aurait juré qu'elle faisait les gros yeux- n'avait pas plu à la demoiselle aux cheveux noirs ; et Lieserl se redressa légèrement sur son siège, les sourcils froncés. Elle avait posé la question en toute légitimité, non ? Et puis, elle avait demandé si quelqu'un en avait, et Lieserl en avait, alors la moindre des choses c'était de ne pas faire une tête pareille pour une simple question.
Leurs regards se croisèrent lorsque Andréas s'approcha, et la guerre commença soudainement dans l'esprit de l'ancien dragon. Non mais elle me cherche là, elle me prend pour une gamine débile ou je rêve?! Croisant les bras, tout en laissant madame terminer son explication, Lieserl laissa un petit sourire énigmatique se glisser au coin de ses lèvres, tandis que ses yeux reflétaient sa frustration ; elle se sentait insultée dans son intégrité. Cette bonne femme se prenait bien trop au sérieux, à être prof d'université à même pas vingt-cinq ans. Et les gens qui se prenaient trop au sérieux, cela irritait Lieserl au plus haut point…
Et lorsque Andréas laissa ses yeux parcourir la salle en demandant s'il y avait une autre question, Lieserl lui fit son plus beau sourire, comme pour dire non non, merci, j'ai tout compris!, même si elle bouillonnait déjà de l'intérieur.
D'accord, Cloud disait souvent qu'elle était quand même un poil susceptible. Mais merde, sa hanche lui faisait un mal de chien, et maintenant la professeure se fichait de sa poire ; ça n'allait pas passer. Non, ça n'allait pas passer du tout. L'heure de la vengeance avait sonné.
Et c'est ainsi que le branle-bas de combat débuta ; les élèves formèrent des groupes, déplaçant tables et chaises pour un confort et une productivité maximale. Et dans tout ce tintamarre, Lieserl resta parfaitement immobile au fond de la salle, assise sur sa chaise, les bras croisés et le regard traînant ici et là, son petit sourire toujours scotché sur ses lèvres, attendant que quelqu'un -ou plutôt qu'elle- remarque son inactivité. Gagné ! Madame je-me-la-pète-grave s'approcha, un air gentillet bien énervant vissé au visage, octroyant son étudiante d'un tonitruant « Tu ne te mélanges pas aux autres ? ». Sympa, l'affiche, madame.
Lieserl haussa les épaules.

« Oh, c'est rien, ma hanche me fait un peu mal du coup il vaut mieux que je ne bouge pas pendant quelques minutes. »

Un faux sourire et un regard tueur plus tard, Andréas repartait dans l'autre direction afin de s'occuper des groupes formés et les aider à lancer leur futur projet. Pendant quelques instants, Lieserl se demanda sur quelle légende elle allait pouvoir bosser ; mais la réponse était atrocement évidente. N'importe quoi sur les vikings et les dragons. C'était ses deux sujets préférés après tout ; même si elle restait passionné par tout ce qui touchait à la mythologie. Sa bibliothèque en témoignait, puisqu'elle regorgeait d'ouvrages, de dictionnaires, de romans et de documents de référence en  tous genres sur le sujet.
Mais ce n'était pas la question ; oh non, pas du tout. La vraie question, c'était : comment Lieserl allait-elle subtilement faire payer l'humiliation que lui avait infligé Andréas ? Oh, l'avis des autres élèves, elle s'en balançait ; ce qui comptait, c'était sa petite vengeance, histoire de faire comprendre à madame qu'on ne se moque pas de Lieserl impunément. Il fallait qu'elle trouve un truc bien humiliant à lui faire subir. Rancunière, Lieserl ? Nooon… juste… très à cheval sur la politesse. Vraiment très à cheval.
Avec l'ego qui déborde, ça n'aide pas.
Se levant soudainement, elle rejoignit les groupes d'élèves et jeta un coup d'oeil à ce qu'ils faisaient ; ils étaient encore en train de choisir quelle légende aborder. Parfait. Pendant un instant, Lieserl s'imagina en train de faire exploser la table d'Andréas, mais c'était quand même un poil ambitieux. À la place, elle élabora un autre plan ; quelque chose d'un peu plus… subtil. Andréas avait la parlotte quand il s'agissait d'expliquer des choses, et elle se déplaçait prestement à gauche et à droite, en avant en arrière, comme une danse sans regarder où elle mettait les pieds.
Parfait.
Faisant comme si de rien n'était, Lieserl s'enquit auprès de ses camarades où ils en étaient, et s'ils voulaient bien qu'elle les rejoigne. Et pendant qu'elle faisait cela, il glissait son sac en le poussant doucement avec le pied, toujours plus près d'Andréas ; celle-ci continuait de faire son speech ou répondre aux questions sans prêter attention à ce qu'il se passait à ses pieds…
Et ce qui devait arriver, arriva.
À la base, c'était censé être juste une petite blague, une petite vengeance. Andréas s'encoublait dans le sac, se vautrait et se tapait un peu la honte. Chacun son tour.
Mais sauf que…
La professeure se prit les pieds un peu trop violemment dans les lanières du sac ; puis, en essayant de retrouver son équilibre, elle chuta brusquement sur une table, se la prenant dans les côtes, avant de manquer de s'énuquer sur une chaise.
Merde.

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horsjeu:
 

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MessageSujet: Re: La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June   Sam 29 Aoû - 15:07

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Toute la pression qu'elle s'était mise sur les épaules, ce matin à son petit déjeuner c'était depuis longtemps envolée. Elle était comme un poisson dans l'eau, à nageait entre les différentes tables pour aider les groupes à choisir leur légende. « Vous pouvez bien entendu utiliser les livres qui sont sur mon bureau si vous n'avez pas d'idées. » Elle montra du doigt à deux élèves les grosses encyclopédies qu'elle avait ramené de la bibliothèque à midi, alors qu'elle avait soudoyer gentille ment le stagiaire qui s'occupait du prêt des livres. Il n'avait tenu que quelques minutes fasse aux yeux perçants de la jeune femme et elle lui avait promis de les ramener ce soir. Après tout, il n'y avait pas mieux que des bons livres, au vu comment le réseau internet, surtout à cet endroit de la faculté n'était pas de très bonne qualité. Toujours pressée, Andréas ne voulait pas que ces élèves attendaient qu'une page charge, notamment si l'inspiration d'un projet les guidait. Au moins avec les livres, ils auraient leur réponses immédiatement. Se rendant quelques minutes à son bureau, elle fouilla dans ses affaires la liste des élèves. En bonne professeur qu'elle voulait être, elle n'allait pas commencer à oublier de faire ces choses administratives. Elle attrapa la liste et et son stylo noir pour noter qui allait se mettre avec qui. Puis comme ça, elle pourrait arriver à connaître les noms de ses élèves. Mais avant, elle continua d'aller répondre aux questions de certaines groupes, repérant ceux qui voulaient gagner le concours.

Alors qu'en même temps elle notait les noms de élèves et leur nom de groupe, elle entendit qu'on l'appelait de l'autre coté de la salle. Souriant à ceux qui avait pris la légende du farfadet Irlandais, elle se dirigea innocemment et pleine d'entrain vers le groupe qui l'appelait. Mais alors qu'elle marquait les précédents ainsi que leur objet d'étude sur sa feuille, elle ne remarqua pas qu'un sac avait été déplacé pour être mis sur son chemin dans un but malfaisant. Qui aurait pu faire ça voyons?! Andréas marcha alors en plein dans le piège qu'on lui avait tendu, son pied passa dans une des grosses lanières qui se tendu immédiatement. Essayant d'éviter le pire en rattrapant son équilibre sur son autre jambe, elle ne fit qu'aggraver sa situation, surtout quand toute la classe entendu l'articulation de son genou dire « C'est bon j'me casse de là moi j'en ai marre déjà que cette idiote à une maladie dégénérative, en plus il faut qu'elle ne fasse pas attention. » Alors forcément, sans genoux, la jeune femme chuta sur le sol, se prenant au passage le coin de la table dans les cotes. Le silence s'était maintenant fait dans la salle, personne ne disait un mot, tous retenaient leurs souffles pour voir ce qui allait se passer et Andréas retenait le sien pour ne pas hurler de douleur tant elle avait mal, alors qu'elle faisait amie amie avec le carrelage. Se souvenant de son entraînement à l'armée et des dires de son père sur le fait de ne pas pleurer en public, la jeune femme se mordit la lèvre intérieure et ravala ses larmes alors qu'elle essayait de se relever. Heureusement des élèves, trop inquiet de la situation, l'aidèrent à se mettre sur la chaise qui avait bien failli lui transpercer le poumon.

Soufflant par les narines, la jeune femme montra alors tout le courage et la force mentale dont elle pouvait faire preuve en adressant un sourire à sa classe. « Vous pouvez reprendre là ou vous vous êtes arrêtez quand l'éléphant que je suis est rentrée dans le magasin de porcelaine. Je passerais dans une vingtaine de minutes parmi vous pour finir de noter vos groupes et vos sujets. » Même si elle venait sans doute de se ridiculiser à jamais, elle ne devait pas céder, en aucun cas, car elle avait encore 9 mois à tenir comme professeur de cette classe. Bien entendu, tout le monde aurait compris qu'elle stoppe le cours pour pouvoir se rendre à l’hôpital mais non, Andréas n'était pas comme ça. Se relevant avec toute la fierté dont elle pouvait faire preuve, elle se rendit alors à son bureau, non sans traîner sa jambe gauche en serrant fortement ses poings, jusqu'à en faire blanchir ses jointures. S'affalant dans son fauteuil, sans pouvoir retenir un petit couinement de douleur, elle se jeta sur son sac à la recherche des différents anti douleur qu'elle pouvait avoir rangé et aussi d'une bande velpo qu'elle gardait toujours avec elle. Au fil du temps, elle avait appris à cause de sa maladie a être un hôpital ambulant. Relevant son pantalon petit à petit, elle secoua la tête quand elle vu les dégâts. Son articulation, déjà fragilisé par son arthrite, était presque sortie se sa peau, mais ça pouvait aller, elle échappait de quelques centimètres à une fracture ouverte. Mais c'est quand elle commença à essayer de se la remettre seule, en la contenant dans son bandage qu'elle faillit vraiment tourner de l’œil tant elle avait mal. Encore plus livide qu'un cachet d'aspirine, elle tourna sa chaise contre son bureau pour que personne ne voie les larmes de douleurs coulaient sur ses joues. Mais qu'avait elle fait pour mériter une chose pareille du destin ? Elle qui se faisait une joie de pouvoir aider et enseigner à tous ses élèves ne voulaient plus qu'une chose, une énorme seringue de morphine pour la transformer en zombie.

Elle se maudissait intérieurement de son incompétence, de son inattention, de tout ce qu'elle était et surtout de sa fichue maladie. Cette dernière lui avait coûté sa carrière de pilote de ligne, et maintenant elle allait aussi lui gâcher sa carrière de professeur, parce qu'elle savait pertinemment, qu'une personne normale n'aurait rien eu, mais elle, non, car ces articulations étaient pire que du sucre. Serrant à fond son bandage, quitte à ce que le sang ne passe plus, mais qu'au moins sa jambe soit tenu, elle enfourna dans sa bouche quatre cachets d'anti douleur, qu'elle fit passer en vidant sa bouteille d'eau. Tournant la tête pour voir si des élèves ne levaient pas la main pour une question, elle haussa un sourcil quand tous se penchèrent à l'unisson sur leurs travail. Enfin tous, sauf une personne, la jeune fille à la question des fjords, qui faisait d'ailleurs une tête assez étrange. Ne pouvant penser un seul moment qu'elle était responsable de son malheur, elle l'appela d'un geste de la main à son bureau. « Est ce tu as trouvé un groupe alors ? Je peux t'aider si tu veux, j'ai presque toute la liste des thèmes. Tu pourrais en choisir un qui te convient et te glisser ainsi dans le groupe qui y travaille ?»

Donnant la liste à l'autre brune, Andréas comprenait parfaitement ce qu'elle pouvait ressentir quand elle lui avait dit quelques instant avant que sa hanche lui faisait mal, et elle ne voulait pas qu'a cause de ça, elle finisse seule. Elle avait trop connu ça pendant un moment pour qu'elle laisse se reproduire ce système dans l'endroit où elle travaillait. Serrant fortement la bouteille d'eau qu'elle tenait dans sa main quand elle dut se lever, elle pensa vraiment que ça serait une bonne idée d'appeler une ambulance à la fin de son cours. Mais pour le moment, elle devait finir la notation des groupes et en trouver un pour Lieserl. Passant entre les élèves, elle était quand même assez touché de les entendre lui demander comment elle allait, et si elle n'avait besoin de rien. « Vous savez, il m'en faut plus pour m'abattre, je penses que même un dragon ne pourrait y arriver. » Gloussant avec ses élèves, oubliant pour quelques secondes la lancinante douleur, elle se tourna un peu trop prestement vers la brune, perdant presque à nouveau l'équilibre alors qu'une idée de génie venait de traverser son esprit. « Je sais qu'au vue de ton expression tu n'étais pas trop d'accord pour que je t'aides mais j'ai peut être une idée qui pourrait arranger tout le monde. Vu qu'aucun thème ne te plaît je vais moi même t'en proposer un. L'une de mes thèses à porter sur la légende du dragon noir de Galdhøpiggen une des plus hautes montagnes de Norvège et du possible lien qu'il avait avec les Vikings vivants dans la vallée du Jotunheimen entre 750 et 1200 de notre ère. Est ce que ça te plairait d'en faire la réalisation seule ? Tu serais ton propre groupe, et puis s'il y a besoin, tu saura où me trouver. Qu'en penses tu ? »




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MessageSujet: Re: La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June   Sam 12 Sep - 16:57


La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace

Lieserl & Andréas ♥


Qui aurait pu commettre au acte aussi malfaisant que placer un sac dans le chemin d'une pauvre dame insouciante et innocente, et tout cela dans le seul but de se venger d'un affront insupportable ? Oui, qui ? Peu de monde, certes. Mais Lieserl avait la désagréable habitude de se ranger du côté des minorités. Quand il s'agissait de militer pour les droits des homosexuels, c'était plutôt une bonne chose -même si la demoiselle n'était pas fan des grandes manifestations avec poitrine à l'air libre, elle préférait la méthode plus subtile, en débattant avec ceux qui s'intéressaient au même sujet à diverses occasions. Mais quand il s'agissait de faire parti de cette minorité de personnes qui avaient une rancune presque aussi grosse que leur ego, Lieserl répondait toujours première, et ça, c'était beaucoup moins bien.
Pourtant, elle n'était pas quelqu'un de foncièrement méchant ; elle était simplement discrète. Loin d'être timide, qu'on se le dise ; peut-être un peu introvertie, mais pas dans un sens associal, simplement dans l'idée qu'elle appréciait passer quelque temps seule avec un bon livre plutôt qu'au milieu d'une foule en délire pour hurler les paroles du dernier tube de l'été -si paroles il y avait. Non, elle était discrète dans un sens moins répandu ; elle était parfaitement sûre de sa propre valeur, de ses propres qualités, de ses propres talents. Ce n'était pas quelque chose que tous les adolescents pouvaient dire fièrement, à un âge où on se cherche et on passe notre temps à tout remettre en question en compensant le manque de repère par des crises de foi(e) et des gueules de bois. Mais Lieserl avait cette chance, depuis toute petite, de faire parti de ces quelques adolescents et jeunes adultes qui étaient parfaitement conscients de qui ils étaient, de ce qu'ils valaient et de quelle était leur place dans la société.
Quand on perd ses deux parents et une hanche dans un accident, on est quand même un peu obligé d'accélérer les étapes de l'existence.
C'était peut-être le contact avec Niels qui l'avait aidée, aussi ; ils étaient tous les deux des marionnettes cassées, et cette étrange analogie avait toujours plu à Lieserl. Les marionnettes de la société, les pantins que les gens de pouvoir -dans cette ville, Regina- ballottaient dans tous les sens sans le moindre scrupule ; mais des marionnettes cassées, qui n'étaient plus utiles au bon développement des choses, alors qui finissaient abandonnées au fond d'une armoire, leurs fils détendus s'entremêlant avec le temps. C'était précisément cette cassure qui faisait de Lieserl une jeune femme très sûre d'elle ; plus personne n'avait envie de tirer et manier ses ficelles, alors avec le temps, elle avait appris à le faire toute seule, et au diable les autres.
Mais malgré cette assurance naturelle, Lieserl n'aimait pas les affronts ; elle n'aimait pas quand quelqu'un fronçait les sourcils, soupirait ou levait les yeux au ciel quand elle s'exprimait. C'était l'une des rares choses qui lui tenaient très à coeur ; le fait que quelqu'un puisse la considérer avec un tel dédain, remettant en question la valeur de la demoiselle, suffisait à lui faire frôler la colère, tant elle se sentait frustrée et atteinte dans son intégrité. Cela trahissait peut-être une certaine insécurité qui continuait d'exister au fond d'elle comme en chaque être humain, mais cela était quelque chose qu'elle ne s'avouerait jamais, encore moins qu'elle avouerait à qui que ce soit -du moins de manière direct.
Cela dit, Lieserl n'était pas rancunière au point de commettre un meurtre à chaque fois qu'on l'offensait. Fallait pas déconner non plus. Elle voulait juste faire une petite blague, faire subir à Madame un moment de solitude comme elle avait ressenti tout à l'heure avec la question des fjords. Alors c'est avec un regard mi-horrifié, mi-dubitatif que la demoiselle dévisagea avec impuissance sa professeur s'effondrer de manière bien plus violente que prévu. À vrai dire, Lieserl était persuadée qu'elle s'était cassé quelque chose ; mais l'ancienne dragonne qui s'ignorait ne parvint pas à bouger le moindre muscle, se contentant de fixer la professeure, qui partait derrière son bureau pour se faire un garrot et prendre des médocs.
Ok, apparemment, il y avait une autre marionnette cassée dans cette pièce.
Ne pouvant s'empêcher de l'observer, Lieserl resta interdite, à mi-chemin entre la position assise et la position debout, incapable de faire le moindre mouvement. Malgré sa rancune, elle savait reconnaître quand elle allait trop loin ; et même si en temps normal elle se serait simplement assurée que la personne allait bien avant de tourner les talons, elle se sentait curieusement mal. C'était quoi ce truc dans l'estomac qui l'empêchait presque de respirer ? Elle le ressentait si rarement. La boule au ventre. C'est ça.
Elle avait la boule au ventre.
La professeure remarqua soudainement l'attention que Lieserl lui portait, sortant la demoiselle de sa torpeur ; et c'est comme un zombie qu'elle se dirigea vers le bureau, la bouche entrouverte en mode poisson rouge. Elle mit quelques secondes à réceptionner les informations de Madame et à attraper la feuille qu'elle lui tendait ; et à vrai dire, elle ne prit même la peine de lire les infos sur ladite feuille, faisant simplement semblant de la parcourir. Elle avait déjà capté qu'elles étaient les légendes choisies par les différents groupes, et franchement, les farfadets irlandais et autres chupacabra ne l'intéressaient vraiment. Jamais autant qu'une bonne vieille légende celte ou chinoise sur tel ou tel dragon pouvait l'intéresser.
Lieserl avait déjà presque oublié tout cet incident ; c'était fou comme son cerveau fonctionnait rapidement. Elle se reconcentra sur le cours, réfléchissant à comment elle allait pouvoir feinter pour ne pas aller dans un des groupes ; mais Andréas vu plus rapide, et Lieserl laissa son visage reprendre un masque mi-neutre, mi-frustré comme elle avait l'habitude d'avoir depuis que la professeure l'avait offensée.

« Le dragon noir de Galdhøpiggen ? Je connais, je l'ai déjà un peu étudié par pure curiosité. Pour ma part ça ne me dérange pas d'être seule. Je préfère ça aux farfadets. »

La demoiselle haussa fictivement les épaules en voyant les froncements de sourcils du groupe concerné par les farfadets ; et elle reparti s'asseoir, le fil de ses pensées soudain brouillées, séparées en deux, l'une encore sous le choc de ce qui était arrivé à Andréas, et l'autre explorant déjà toutes les informations qu'elle possédait sur le fameux dragon noir.

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MessageSujet: Re: La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June   Dim 27 Sep - 19:17

La véritable amitié arrive

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Sa jambe lui faisait un mal de chien et elle n'arrivait même plus à savoir à partir de quel endroit la douleur irradiait. Une personne normale serait déjà sans doute partit aux urgences, en hurlant ou en étant tombé dans les pommes mais pas Andréas. Aussi solide que ses ancêtres vikings, la jeune femme essayait d'adopter une position nonchalante et décontracté en face de l'élève a qui elle parlait. Elle ne voulait pas qu'on s’apitoie sur son sort, qu'on se mette à la plaindre et surtout, qu'elle arrête son cours avant la fin pour aller se reposer. Bourreau de travail, elle avait toujours fait passer ses ambitions avant sa santé, même si parfois, la réalité lui revenait comme une boomerang, en plein milieu de la figure. Et maintenant ou était elle ? Dans une université d'une petite ville, perdue dans la vaste étendue qu'était les États Unis d’Amérique. Avec son diplôme de Cambridge/MIT, elle aurait pu rentrer dans des prestigieuses institutions, revenir chez elle, en Norvège, mais non, pour une fois elle n'avait pas écouté son carriérisme mais juste son instinct de femme blessée et elle se retrouvé ici, sans doute dans la situation actuelle, à savoir, avoir une douleur ignoble mais à faire comme si de rien n'était devant une jeune fille qui n'avait pas l'intention de coopérer. On aurait d'ailleurs pu remettre la médaille de la patiente à la toute jeune professeur qui s'était enquiquiner à lui trouver un sujet, et dont la réponse actuelle était encore dans le vague. Lui faisait un grand sourire, agrippant au barreau d'une chaise qui se trouvait à proximité, elle poussa un petit soupir avant de reprendre la parole. « Si tu connais déjà cette légende c'est parfait et il n'y a donc aucun problème pour que tu sois seule. »

Faisant un signe de la main, à un des groupes, celui qui utilisait la liste de notation, elle appela un des élèves pour qu'il lui apporte, essayant de se déplacer le moins possible. « Merci. » Encore un petit sourire de façade alors qu'elle décida que de s’asseoir à la table ne serait pas du luxe. Vérifiant que tous les élèves avaient un groupe, elle nota dans l'espace vide à coté du nom de Lieserl le projet qu'elle allait faire, assez contente que finalement ce soit elle qui étudie la légende du dragon noire. Pourquoi ? Andréas n'en avait aucune idée, c'était presque surnaturel, ou sans doute du à la douleur de sa jambe. Secouant la tête tout en se disant qu'elle était en train de devenir gâteuse, elle regarda sa montre pour voir combien de temps encore elle allait devoir jouer la comédie. Encore quelques minutes et elle pourrait annoncer la fin du cours. Étonnée de la vitesse à laquelle les heures étaient passées, elle essaya alors de se faire un petit bilan. Outre sa chute magistrale, qui lui avait sans doute coûté son genou et réveillé sa douleur à sa hanche, le cours c'était plutôt bien passée. Il n'y avait qu'une élève qu'elle aurait à surveiller en particulier en l'a présence de Lieserl, et ce n'était vraiment pas si mal, que d'avoir toute la promotion en mauvais élève.

Tapant dans ses mains comme une maîtresse de petite classe, elle proclama l'heure de sortie, et un branle bas de combat se fit entendre dans la pièce. Des chaises qui grincent, des tables remises à leurs places, des commentaires sur les exposés ou même sur cette jeune professeur, le cours était fini, et tout le monde redevenait des individus normaux. Plus d'élèves, plus de professeur, seulement des Pierre, Paul ou Jacques. Andréas était ravie de voir affiché l'heure de la fin sur sa montre, et avec quelques difficultés, alors qu'elle disait des bonnes soirées à tout va, elle s'affala sur son bureau, comme un cachalot sur une plage de sable fin. Ce n'est que quand sa chaise pivota vers la porte d'entrée, qu'elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule. Une blondinette assez grande, qui devait avoir son âge, se trouvait dans l'encadrement de la porte, hésitant entre rester et partir. « Oui ? » Passant une main dans ses cheveux, la brune essaya alors de se rappeler qui elle était, sans doute une élève de cet après midi. L'a voyant avancer avec hésitation, Andréas se questionna sur ce qu'elle pouvait bien lui dire. « Mademoiselle, en fait je sais qui vous a fait tomber. » Ouvrant grand les yeux, elle ne comprit pas de suite ce qu'elle voulait insinuer. Après tout, c'était un sac posé au sol et sa maladresse qui l'avait faite tomber au sol. « Pardon ? » « Oui, c'est Lieserl qui a poussé mon sac vers vous quand vous arriviez pour nous expliquer les modalités. » Dire qu'elle était étonnée n'était qu'un euphémisme. Choquée serait le mot le plus approprié, et elle ne voulait y croire, pensant juste à un règlement de compte entre filles.

« Pourquoi aurait elle fait ça ? Et puis, tu n'as pas de preuve, donner des personnes ça porte un nom, la délation et dans certains pays c'est passible de prison. » « Perso' je m'en fous totalement vous savez, je viens juste vous prévenir de faire attention, que cette nana c'est pas très clair et que si vous avez une fracture ou quoi, envoyez lui la facture de l’hôpital, parce que c'est elle qui a fait ça. Les autres ne voulaient pas que je vienne vous voir, mais c'est juste ma conscience qui m'a dit de le faire. Sur ceux, bonne soirée. » Et la blonde planta la brune qui resta pantoise de ce qu'elle venait d'apprendre, n'y donnant toujours pas du crédit. Même quand elle vu passer la jeune fille en question, dans l'autre sens, courant avec difficulté mais courant. Rangeant ses affaires avec une boule au ventre, Andréas ne savait pas trop quoi penser de tout ceci. Sa bonne humeur venait de partir, laissant place juste à l'amertume et à la douleur. Prenant son sac, elle sortie à son tour de la salle de classe, comme une tempête, ne voulant qu'une chose, rentrer dans son nid douillet et qu'on lui foute la paix.

~ Début Février

Le temps était passé depuis l'incident ou l'accident qu'elle avait eu lors de sa rentrée universitaire mais parfois elle avait encore des douleurs dans son genou qui avait souffert. Certes, comme le disait le Docteur Whale, entre deux commentaires de drague à trois dollars , qu'elle forçait trop dessus, qu'elle aurait du arrêter totalement le sport, se mettre au repos et que là seulement elle n'aurait plus mal, mais voilà Andréas était de ses personnes, incapable de s’arrêter de bouger, de faire des choses, au péril de leur propre santé. Et encore, en ce matin du mois de Février, alors que le soleil n'était même pas levé, elle courait à travers la forêt de Storybrook pour s'oxygéner les poumons et le cerveau. Sa nuit avait été pénible, et courir lui faisait le plus grand bien, comme à chaque fois d'ailleurs. Se stoppant pour reprendre son souffle, elle entendit alors un bruit dans les buissons. Pensant qu'il devait s'agir d'un animal sauvage, elle ne s'en focalisa pas plus que ça, reprenant sa course folle à travers les bois. Ce n'est qu'arrivé au niveau du grand puits, que tout le monde ici surnommé le puits à souhait qu'elle s’arrêta, mais en position de combat, ayant entendu à nouveau le bruit. Mais là, il n'y avait plus rien, juste le silence de l'aurore. Plissant les yeux, son cerveau marchant à fond, elle se rendait compte qu'en réalité, ce n'était pas la première fois qu'elle se sentait suivit, et observait comme à l'heure actuelle. Avant, elle avait mis ça sur le compte de la paranoïa que son père lui avait si gentillement transmis, et elle n'y avait pas porté plus d'attention, surtout que cela se produisait en ville, ne s'en inquiétant pas plus. Or là, elle était en forêt, seule, sans aucune arme et même si elle savait particulièrement bien se défendre, elle n'était pas très rassurée. Avoir vu les informations des mois derniers sur les enlèvements ou tout autre chose sordide ne l'aidait pas à relativiser la situation.

« Montrez vous, immédiatement, et sachez que je ne me laisserais pas faire. » Autant affronter son agresseur en face, pour qu'elle ai une chance de s'en sortir vivante. Regardant de tous les cotés, ses sens à l’a-fut, elle s'appuya, dos contre la construction en pierre, pour qu'au moins, on ne l'a prenne pas par derrière. Réitérant ses paroles, il n'y avait plus rien de chaleureux dans la voix de la jeune femme, mais juste des mots à refroidir une banquise pendant le réchauffement climatique. Quand les hautes herbes bougèrent encore plus, elle se positionna comme on lui avait apprit à l'armée, quand elle aperçut la silhouette d'une jeune femme qu'elle connaissait bien, vu que c'était son élève. Mais là, les paroles d'Astrid, repassèrent en boucle dans son esprit, rendant Andréas très méfiante envers Lieserl. « Qu'est ce que tu fais ici ? Tu me suis ? Pourquoi ? Pour finir ce que tu as commencé ? Je peux savoir ce que je t'ai fais pour que tu développes une haine à mon encontre ? » Elle lui avait lancé ça à la figure, froidement, parce que c'était la peur qui parlait, mais comme à son habitude, rien ne le laissait transparaître. Après tout, la blonde lui avait dit de s'en méfier, qu'elle était bizarre, mais elle ne l'avait pas cru, et même aujourd'hui elle avait du mal, or il fallait bien se rendre à l'évidence, ce n'était pas pour faire une partie de monopoly qu'elle l'avait suivit jusque ici.


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MessageSujet: Re: La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace } feat Lieserl K. June   Ven 16 Oct - 16:16


La véritable amitié arrive à traverser le temps et l'espace

Lieserl & Andréas ♥


Lieserl avait beau avoir été abasourdie par la tournure qu'avaient pris les événements, elle se sentit à nouveau vaguement agressée par le soupir d'Andréas et la réponse que celle-ci lui donna, sèche et neutre à la fois ; pour elle, c'était comme si la professeure avait agité la main comme pour repousser un moustique, sauf que dans cette histoire, le moustique, c'était Lieserl. Elle ne se sentait d'ailleurs pas particulièrement blessée ; simplement… offusquée. Atteinte dans son intégrité personnelle. C'était très étrange, d'être à la fois parfaitement sûr de soi, et curieusement susceptible. Parce qu'après tout, si elle se connaissait par coeur et ne doutait pas d'elle-même, pourquoi fallait-il que chaque mot prononcé de travers lui fasse l'effet d'une piqûre ? Peut-être justement parce qu'elle s'estimait un peu trop pour que ce soit totalement sain.
Dans tous les cas, elle haussa les épaules dans son esprit, balayant la semi-agressivité présumée de la prof comme on balaye une mauvaise journée hors de sa vie, et l'expression de la jeune fille aux cheveux sombres redevint neutro-blasée. Elle retourna s'installer à l'écart de tout le monde, adoptant une distance stratégique, ni trop loin pour ne pas leur laisser croire qu'elle fut un seul instant intimidée par le reste de la classe, mais pas trop près non plus pour préserver son espace personnel sans être dérangé. À vrai dire, elle n'était que semi-consciente qu'elle venait de se faire un paquet d'ennemis, et que la professeure devait être la seule ignorant que Lieserl était responsable de sa chute. Des ennemis, ça n'avait jamais été son problème ; si les gens n'avaient que ça à faire, grand bien leur fasse, ça ne l'empêchait pas d'exister de son côté, tant que personne ne se risquait à lui chercher des noises.
Les quelques minutes qui restaient se déroulèrent sans trop d'incidents, Lieserl étant passablement absorbée par sa recherche. Enfin, la « sonnerie », en la personne d'Andréas, retentit, et les chaises grincèrent et les portes s'ouvrirent pour déverser le flot d'élèves qui se dépêchaient de rejoindre leur bus ou leur cours suivant. Lieserl, de son côté, prit son temps, rangeant soigneusement ses affaires, conservant comme toujours son air parfaitement neutre ; mais son regard se promenait ici et là, tantôt sur la prof, tantôt sur la blonde qui prenait bien trop son temps pour être totalement innocente. Surtout cette blonde-là. Mais bien vite, la jeune fille balaya l'information sans y prêter attention ; quel que soient les intentions de la demoiselle, l'ancienne dragonne s'en contrefichait superbement. Tout ce qui comptait, c'était le reste de sa journée, et le poisson qu'elle allait pouvoir déguster une fois de retour chez son tuteur.

Début février

Le problème des obsessions, c'est qu'elles ne vous quittent pas une seule seconde.
Oh, Lieserl n'était pas obsédée par Andréas. Et puis quoi encore ?! Cette professeure n'avait rien d'exceptionnel, c'était juste une espèce de surdouée qui essayait de dissimuler son gros ego derrière un air débonnaire et sympathique pendant les cours. Oui, Lieserl ne pouvait pas la voir en peinture. Chaque fois qu'elle avait quelque chose à faire en présence de Madame, elle se mettait aussitôt en mode cocon défensif, sans pour autant le montrer ; et elle passait l'heure entière à ressasser ce qui s'était passé en septembre passé.
Et c'était là son obsession ; ce qu'elle avait fait, la manière dont elle avait agi. Lieserl avait la chance de posséder l'étrange pouvoir de se détacher des situations, de prendre suffisamment de recul pour ne pas agir sous le coup de la colère ou de la gêne… sauf quand on tapait dans son ego. Oh, elle avait conscience du problème, et essayait parfois d'y travailler, mais en général, si elle était vexée et finissait par se venger, ça n'était jamais bien méchant, juste assez significatif pour faire comprendre qu'on ne jouait pas avec la fierté de Lieserl. Et jusque là, ça marchait très bien ; Lieserl faisait passer le message, et on lui foutait la paix. Tout allait bien dans le meilleur des mondes, et la jeune fille avait rarement des regrets, ou alors ils s'évaporaient vite dans l'air. Elle n'en voulait même pas aux gens de sa classe, qui l'avaient apparemment affublée de l'étiquette indiquant « fille bizarre, à éviter absolument ».
Mais ce qui s'était passé avec Andréas, pour une raison qui échappait totalement à Lieserl, continuait de la hanter. Quand elle croisait le regard bleu de la professeure, elle se sentait en colère ; et quand ses yeux descendait au niveau de sa jambe parfois boiteuse, un vif sentiment de regret venait l'envahir. Ce n'était pas normal, et Lieserl voulait comprendre pourquoi elle se sentait si émotive à l'égard d'Andréas, elle qui n'était pas émotive du tout.
Alors elle avait passé les derniers mois à réfléchir ; et plus elle réfléchissait, plus elle se sentait curieuse, et plus elle se sentait curieuse, moins elle se sentait agressive à l'égard de la professeure ; à vrai dire, elle se sentait de plus en plus comme une enfant face à une découverte, les yeux grands ouverts, essayant de capter chaque information sur la Madame simplement pour tenter de comprendre ce qui la rendait si instable en présence d'Andréas.
Et maintenant, elle prenait le tout pour un jeu. Elle n'avait pas pu s'en empêcher la première fois, quand, par une étrange coincidence, Lieserl avait croisé la route d'Andréas quelque part en ville ; comme une mouche attirée par une lumière, l'ancienne dragonne l'avait suivie sur quelques dizaines de mètres, et plus elle avançait plus un sentiment de honte s'emparait d'elle. De plus en plus étrange. Elle se sentait honteuse, non pas de détester Andréas de toutes ses tripes, mais d'avoir pu lui faire suffisamment mal pour les conséquences durent aussi longtemps. Alors elle avait fait la seule chose qu'elle savait faire les rares fois où elle se sentait mal par rapport à quelqu'un d'autre ; elle avait transformé le problème en obsession, et refusait de l'affronter directement, préférant adopter la méthode du jeu, en prenant Andréas en chasse pour la pousser jusque dans ses derniers retranchements.
Logique ? Non. Mais Lieserl n'avait pas un fonctionnement très commun ; elle ne voyait pas le mal dans la curiosité qu'elle ressentait. Elle ne pensait pas spécialement faire peur ou mettre mal à l'aise, tout ce qu'elle voulait c'était simplement de comprendre, de mettre des mots sur la honte et le mal qu'elle ressentait, en espérant ainsi se faire pardonner si elle poussait sa « cible » jusqu'à ses limites. Tout ça parce qu'elle ne parvenait pas à mettre sa fierté de côté et à simplement demander pardon en face.
C'était donc une journée de février, et cela faisait déjà quelques semaines que Lieserl avait pris Andréas en chasse ; d'abord subtilement, en la suivant de temps en temps dans les couloirs, puis de plus en plus, dans la rue, jusque chez elle ou dans la forêt. Andréas était d'ailleurs sortie courir un peu, et Lieserl se mordit la lèvre, se demandant si sa hanche allait tenir ; après tout, ce n'était pas pour rien qu'elle était privée d'athlétisme depuis que son os était artificiel.
Mais avec quelques efforts et autres grognements de douleur, elle avait réussi à suivre le rythme, se faisant le plus petit possible, en espérant qu'Andréas ne la remarque pas -ou alors en priant très fort pour qu'elle la remarque, et que ce soit elle et non Lieserl qui prenne l'initiative.
Arf ; Andréas l'avait trouvée, lui ordonnant de sortir de sa cachette. Lieserl sentit son coeur rater un battement, se demandant si c'était vraiment une bonne idée de se révéler au grand jour ; mais devant la froideur de la professeure, elle finit par se lever, reprenant une expression terriblement neutre comme elle en avait le secret.

« Je... » Je passais par là. C'est sûûûûûr qu'elle va te croire Lieserl. « Je vous suivais, oui. » Je n'aime pas mentir. « Finir ce que j'ai commencé ? » Attends mais elle croit sérieusement que j'essaie de la tuer?! « Euuuh… je crois qu'on est pas sur la même longueur d'onde. De quoi vous parlez ? » Confusion, confusion. « Je vais rien vous faire… je suis non-violente. La plupart du temps. »

Et pour la première fois depuis des lustres, l'expression terriblement blasée de Lieserl laissa sa place à quelque chose d'autre ; ses yeux se mirent à luire légèrement, imbibés à la fois de honte et de tristesse, et elle baissa les yeux. Si elle avait été un chat ou un cheval, on aurait pu voir ses oreilles se coucher par soumission sur son crâne, tandis que ses lèvres tremblotèrent légèrement.

« Je ne vous hais pas. » Va, je ne te hais point, comme dirait l'autre. « C'est juste que… je sais pas. Je ne voulais pas vous faire mal, et je ne sais pas comment me faire pardonner. » Tu viens d'admettre que tu es coupable, tu en es consciente? « Je voulais pas vous faire tomber, c'était pas le but… c'est juste que… raaah ! »

Lieserl fit un mouvement de recul ; elle ne trouvait pas ses mots, elle n'avait aucune idée de comment s'exprimer, et ça, c'était terriblement horrible et horriblement terrible à supporter, pour quelqu'un qui avait une répartie en béton armé.

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