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 Il n'est jamais trop tard pour être en retard | V. Andréas Haddock

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MessageSujet: Il n'est jamais trop tard pour être en retard | V. Andréas Haddock   Mar 21 Juil - 16:26




Tout ce qui s'échappait du bureau de Duncan était le bruit du clavier d'ordinateur, martelé sans ménagement et ceci à vive allure, accompagné d'un léger fredonnement à peine perceptible. Il avait placé ses écouteurs dans les oreilles, toujours les mêmes musiques entraînantes celtiques qui lui rappelaient tant sa chère patrie et ses Highlands aujourd'hui bien loin, il fallait à tout prix qui termine à temps cet article sinon il était bon pour aller voir Sidney pour lui expliquer pourquoi une fois encore il était en retard dans son travail. Trouver les mots justes n'était pas toujours une tâche des plus aisées, il fallait penser à sa phrase dans son intégralité tout en y apportant une touche personnelle, mais ce manque de temps était sans doute dû au fait que l’écossais de souche aimait embellir les histoires ou encore s'attarder sur des détails parfois bien inutiles. Un article qu'un collègue aurait mis une heure à taper, tout en faisant la taille maximum d'une trentaine de ligne, de son côté lui en mettait tout simplement le double car quelque part il le savait il s'enflammait peut-être un peu trop. Ce qu'il appréciait c'était retranscrire les émotions avec lequel on avait bien pu lui donner les informations, parfois même les exagérations de ceux qui étaient interviewés, ceci mettait plus de cachet et d'humanité dans l'article si on voulait son avis. Maintenant il devait se démêler une fois encore pour finir à l'heure qu'on lui avait indiqué, préférant se focaliser sur son texte et faire totalement abstraction du reste en étant dans sa bulle, se laissant bercer par le rythme rapide de la musique qui lui donnait toujours l'impression d'effectuer une quelconque action héroïque dans un sens. Ce n'est que lorsque le point final fut apposé qu'il se permit de regarder l'horloge, une certaine forme d'angoisse se faisait toujours à cet instant fatidique alors qu'il retenait son souffle, ne pouvant retenir une certaine exclamation de joie en voyant qu'il avait deux minutes d'avance. C'était mieux que rien. Imprimant le papier il l'apporta par la suite à celui qui supervisait le journal en l'absence du grand-manitou, d'ailleurs il préférait de loin avoir affaire à lui que Sidney, alors que celui-ci lui tendait un bout de papier en retour.

« Je vois que pour une fois tu as terminé à l'heure, c'est tellement surprenant que ça mériterait la première page pour le coup. Enfin bref, tu as rendez-vous en milieu d'après-midi au Granny's pour rencontrer la nouvelle prof de géographie de la fac. Elle est jeune et brillante, et vu qu'il faut montrer les côtés valorisants de Storybrooke ça fera un bon sujet. Je peux compter sur toi ? »

« Bien sûr ! En plus tu sais au Granny's ils font une tarte aux pommes, c'est une tuerie, la meilleure que j'ai jamais goûtée et puis il y a au-... oui la brillante professeur ne t'en fais pas. »

« Oui ne l'oublie pas, tu n'es pas là-bas pour faire une pause. Surtout ne l'embarque pas dans tes histoires bizarres et surtout soit à l'heure... »

Faisant un léger signe de la tête, tout en accompagnant le tout avec un sourire sincère, Duncan prit le chemin inverse pour retourner à son bureau. Il rassembla quelques affaires, des stylos et du papier surtout pour pouvoir travailler, avant de mettre le tout dans un sac en bandoulière pour qu'il puisse être prêt le moment venue. Cette fois-ci hors de question d'arriver en retard, se répétant plusieurs fois mentalement qu'il était un adulte responsable et que ceci était le b.a.-ba donc hors de question de faire attendre la jeune femme, essayant d'imaginer par la même occasion à quoi pouvait bien ressembler ce professeur si douée. L'image d'une fille recluse de la société tout en ayant constamment le nez dans les bouquins s'imposait d'elle-même, entourée de chats tout en écoutant de la musique classique avec une tasse de thé à la main, c'est sans doute ce qu'on pouvait nommer un gros cliché à proprement parler mais pour l'instant il ne savait nullement comment l'appréhender autrement. D'autant plus qu'il y avait plusieurs groupes de personnes qui se formaient quand il fallait interviewer quelqu'un, il y avait les extrêmes avec d'un côté ceux qui inventent à mesure qu'ils racontent et ceux à qui il fallait tirer les vers du nez, et bizarrement c'était loin de le rassurer tout d'un coup. Duncan l'imaginait si stricte et sévère, qui ne rit que lorsqu'on la pince et encore, assez sèche tout en prenant quelque peu les autres de haut. Il avait beau être journaliste et se montrer le plus amical au monde, devant souvent prendre les devants avec autrui, en réalité cette vision le terrifiait et allait devoir prendre beaucoup sur lui pour sortir de la réserve dont il pouvait faire preuve. Au moins cette appréhension ne pouvait que le pousser davantage à arriver à l'heure, n'osant aucunement penser à la réaction de la jeune femme, et ceci aurait continué si seulement il n'avait pas reçu un mail aussi extraordinaire. Soi-disant que des scientifiques avaient trouvé des poils de Bigfoot, il ne pouvait décidément par passer à côté de ça, il fut happé par cette découverte au point d'en oublier complètement le reste.

« … Duncan ? Je peux savoir ce que tu fais encore ici ?! »

La voix résonna comme un électrochoc et le ramena à la réalité, bien loin des pages internets sur lequel il avait terminé par se perdre pour approfondir un peu plus cette histoire, jetant un regard vers l'horloge qui lui indiquait qu'il n'avait plus qu'un cinq minutes pour traverser toute la ville. Sans attendre plus longtemps il se leva et prit la direction de la sortie, se répétant en boucle qu'il n'y avait aucun souci et qu'il allait arriver à temps, avant de devoir faire demi-tour alors qu'il avait la main sur la poignée de la porte qui donnait sur la rue. Sans son matériel et ses clés il ne pourrait pas aller bien loin, il avait tellement été pressé d'un seul coup qu'il avait tout oublié, repassant donc en grande prompte à son bureau tout en vérifiant qu'il avait bien tout cette fois. Il entra en collision avec sa voisine de bureau dans sa hâte, se demandant si tout ceci n'était pas une mise en scène du destin pour le prévenir de ne pas se rendre au Granny's finalement, cette dernière lâcha non seulement un petit cri de surprise mais surtout tout un tas de papiers qui volèrent dans la pièce. Duncan aurait pu la laisser ainsi, lancer quelques excuses et s'évaporer pour la laisser se débrouiller, mais ceci était au-dessus de ses forces que d'abandonner une personne dans la détresse même la plus minime soit-elle. Il l'aida aussi rapidement que possible à ramasser ce qui traînait, la rassurant au possible qu'elle ne devait pas s'en faire pour lui et qu'il allait arriver à l'heure prévue, pouvant enfin repartir pour de bon une fois cette tâche accomplie. Une fois sorti il put enfin enfourcher sa moto et mettre le contact, s'assurant une dernière fois qu'il n'avait rien oublié, prenant donc la route avec un certain soulagement. Malheureusement quand ça ne veut pas ça ne veut pas. Un détour improvisé le retarda encore plus, comme s'ils n'avaient pas pu attendre un jour de plus avant de faire des travaux sur la route franchement, devant par la même occasion se soumettre à la signalisation et tout particulièrement les feux tricolores qui semblaient prendre un malin plaisir à passer au rouge dès son arrivée. Dans un sens ceci ferait un article des plus comiques, la situation en devenait drôle tant elle était surréaliste quelque part, même si pour l'instant il n'avait pas vraiment l'envie de rire.

S'arrêtant à quelques mètres du petit restaurant familial, coupant le moteur après s'être garé, il était bien résolu à entrer et s'installer pour débuter son travail. C'était le plan prévu. Mais comme toujours ça ne se passait jamais comme il le prévoyait, parfois il se disait même qu'il devait arrêter de prévoir car ceci était inutile à la longue, et dû dériver de son objectif. Une jeune fille criait qu'on lui arrête son chien qui avait a priori voulut rendre la balade plus sportive, prenant certainement tout ceci pour un jeu, alors que celui-ci se rendait vers sa direction. Duncan aurait pu se féliciter d'avoir attrapé du premier coup la laisse qui traînait alors que l'animal passait à côté de lui, l'arrêtant ainsi de ce fait, s'il seulement il n'avait pas perdu son équilibre et qu'il ne se retrouvait pas désormais à moitié couché sur le trottoir à cause du canin qui l'avait fait ainsi tomber. Il lui fallut peu de temps avant de se relever difficilement, serrant un peu plus le bout de laisse de peur que le canin s'échappe, alors que la propriétaire arrivait en courant tout en lui demandant si tout allait bien. Plus de peur que de mal pour sa part, se permettant même une petite plaisanterie au passage alors qu'il rendait l'animal, même si durant un faible instant il n'aurait nullement su dire où était le haut et le bas. Essayant de mettre court à la conversation qui semblait s'engager, ne faisant que le retarder un peu plus malgré lui, il entendait la voix de son collègue dans sa tête qui lui disait plus tôt de ne pas être en retard. C'était loupé. Quand il put véritablement entrer au Granny's dans le fond il se sentait mal, il aurait dû être là depuis une vingtaine de minutes si ce n'est plus, se dirigeant le plus rapidement vers celle qui semblait être son rendez-vous. Pas vraiment difficile à trouver en réalité, vu que l'endroit était assez vide à ce moment, ou peut-être le regard assassin qu'elle semblait avoir d'après son avis, se posant rapidement devant elle pour éviter de provoquer un peu plus une situation délicate.

« Mademoiselle Haddock ? Je suis désolé d'arriver que maintenant... Vous voulez prendre quelque chose ? Je vous l'offre bien entendu. S'il vous plaît je voudrais un grand verre de limonade et... ? »

Levant la main vers Granny pour lui faire signe il allait mourir s'il ne buvait pas, souriant doucement pour tenter de détendre l'atmosphère qu'il trouvait trop pesante, tout en regardant un peu plus en détail le professeur face à lui et surtout en attendant qu'elle choisisse quelque chose dans une certaine inquiétude.





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MessageSujet: Re: Il n'est jamais trop tard pour être en retard | V. Andréas Haddock   Mer 22 Juil - 0:56

Il n'est jamais trop tard

pour être en retard !
feat Dundun le TL mimi Duncan .



Finissant de ranger les immenses cartes en couleur représentant l’Écosse dans son sac, elle sursauta quand elle entendit la sonnerie de son téléphone, qui vibrait de feu de dieu sur le bureau en bois. L'attrapant rapidement, elle poussa un grand soupir quand elle se rendit compte qu'en réalité ce n'était que le rappel qu'elle avait mis pour ne pas oublier ce rendez vous. Il lui restait une bonne grosse demi heure avant d'aller chez Granny's, le temps de bien finir de ranger la salle, et peut être même de lire certaines copies. Ce rendez vous, était quelque chose qui l'effrayait encore plus que la première fois qu'elle était rentrée dans l’amphithéâtre en tant que professeur. Quand elle avait reçu cet appel mystérieux, elle n'avait d'abord pas trop compris pourquoi maintenant et pourquoi elle. Alors elle avait raccroché, de peur que ça ne soit un canular ou une arnaque pour lui faire cracher son argent ou des informations sur sa vie passée qui pourrait lui nuire maintenant. Et puis, on l'avait rappelé, et là elle avait compris que sa paranoïa avait prit un petit peu le dessus. Mais bon, au moins elle avait eu l'honneur de parler au directeur du Daily Mirroir, un certain Sidney Glass, trop aimable et mielleux pour être totalement honnête. Elle avait l'habitude de lire le journal, le matin, après son jogging, avec une bonne tasse de café et pleins de tartines de beurres. Certes cela ne valait pas le New York Times ou le Herald, mais c'était plaisant à lire, et cela l'a détendait avant d'attaquer les cours de la journée. Alors quand il lui avait proposé d'être interviewée, pour être le portait de la semaine, elle n'avait pas su quoi répondre. Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi était sans doute le mot qui revenait le plus souvent dans l'esprit de la jeune femme, et comme si Mister Glass avait été un télépathe, il lui avait répondu gentillement qu'être professeur dans une université à son âge n'était pas courant, et qu'après tous les échos qu'il avait entendu sur elle, la ville était en droit de connaître les petits génies qu'elle couvait en son seins.

Vérifiant qu'elle n'avait rien oublié dans la classe, Andréas ferma sa sacoche et partit en direction du petit bureau qu'on lui avait attribué à coté de celui du professeur d'Histoire. Il ne payait pas de mine, et faisait la taille d'un placard à balai mais elle s'en fichait. Au moins, elle pouvait travailler tranquillement, sans le regard inquisiteur de personne. Le faire chez elle ? Oui bien sur, elle pouvait aussi le faire mais elle avait un grand principe. Tout ce qui avait attrait au boulot restait au boulot. Depuis sa « mésaventure » pour ne pas dire sa plus grande honte avec Anthony, lorsqu'elle était à Harward, elle s'était jurée dans la voiture qu'elle conduisait vers Storybrook qu'elle ne ferait plus une chose pareille. Mélanger travail et vie privée, c'est le meilleur moyen de tout foutre en l'air et de n'avoir plus rien à l'arrivée. Heureusement, parfois elle se disait quand elle était dans son coté logique et froid, qu'elle n'avait perdu que son amour, et qu'elle avait son diplôme en poche. Un mal pour un bien comme elle avait dit une fois à Lieserl. Mais il ne fallait pas être dupe, pour se rendre compte que sous ses airs de petit génie, Andréas souffrait encore maintenant du rejet dont elle avait été victime à cause de ce garçon. Ce n'était pas parce qu'elle aimait, non, ce sentiment, elle l'avait vite oublié quand elle avait vu son vrai visage, mais c'était plus, une blessure dans son orgueil.

Tout cela était du passé, et son orgueil allait être soigné avec cet article dont elle sera la star, même pour quelques minutes. Même si elle était habituée à avoir le regard des autres sur elle, à parler devant une scène, elle n'était pas à l'aise quand il s'agissait de parler de sa vie privée et elle espérait par dessus tout que le journaliste qui allait l'interviewer ne lui poserait que des questions sur son parcours professionnel. Regardant pour la troisième fois sa montre, elle calcula dans sa tête le temps de trajet jusqu'à Granny'. Si elle voulait arriver à l'heure, il fallait qu'elle parte maintenant. Mettant deux autres livres dans son sac, elle sortie de son bureau en laissant les copies des élèves qu'elle avait jeté en vrac sur la table. La faculté n'était pas très loin du lieu de rendez vous, mais Andréas faisait parti de ces personnes, encore plus ponctuelle qu'une montre nucléaire. L'heure c'était l'heure. Avant ce n'était pas, et après ce n'était plus. Mais elle avait apprit, au fil du temps, que les gens étaient beaucoup moins précis qu'elle, et qu'il fallait faire avec car s'énervait ne faisait qu'envenimer la situation. Or là, c'était différent, il s'agissait d'un rendez vous professionnel, et la ponctualité était un gage de fiabilité. Petit sourire au lèvre, la jeune femme arpenta les rues de la ville en saluant de la tête quelques personnes qu'elle connaissait. Une brise s'engouffra dans l'artère principale et elle sera sa veste rouge contre sa poitrine. Le mois de Mars était déjà bien entamé mais l'air était toujours aussi frisqué, quand il ne pleuvait pas bien entendu. Se dépêchant, elle poussa alors la porte de chez Granny', assez vide en cette horaire. Allant se mettre au fond de la salle, à sa table préféré, dans le coin entre le mur et la fenêtre, elle commanda un cappuccino et une part de tarte au citron en attendant l'heure fatidique. Elle était en avance d'un quart d'heure, autant en profiter. Remerciant la jeune femme qui lui apporta son petit péché mignon, elle sorti un livre sur les légendes écossaises pour faire passer le temps et pour travailler par la même occasion. Les deuxièmes années qu'elle avait en cours étaient les élèves qui lui prenaient le plus de temps et pour ne pas passer pour une cruche, elle révisait en même temps leur programme. Alors vu qu'elle traitait de la géographie de l’Écosse, c'était normal qu'elle se documente sur les différentes mythes et légendes qu'il pouvait y avoir. Bon, elle s'était aussi renseignée grâce à sa voisine, Léonie qui lui avait raconté toute une partie de la nuit l'histoire des feux follets et de Nessie, c'était sympathique, mais Andréas préférait quand même son livre, beaucoup moins agité que la rouquine.

Le temps s'écoula et c'est quand elle voulut boire son cappuccino qu'elle se rendit compte que quelque chose clochait. Certes la tasse était vide, et la part de gâteaux envolé depuis longtemps mais ce n'était pas ça. Trop absorbé par sa lecture, elle ne s'était pas rendu compte de l'heure. Regardant sa montre, elle eut un hoquet de surprise. 17H30. Impossible, c'était tout simplement impossible. Posant son livre ouvert sur la table, elle chercha alors le journaliste dans la salle, mais il n'y avait personne. Non, elle n'était pas folle au point de ne pas l'avoir senti, ou même vu rentrer dans la pièce. Cela voulait dire qu'une chose. Soit il était en retard, mais alors vraiment très en retard , soit il lui avait posé un lapin, et ça c'était peut être encore pire que le retard. Sentant la moutarde lui montait au nez, Andréas se cala au fond de son siège, pour réfléchir à ce qu'elle allait faire. Son instinct lui disait de rester ici et de l'attendre alors que sa raison froide lui disait de partir le plus vite possible et de rentrer chez elle. Le temps qu'elle pèse le pour, le contre, qu'elle fasse ses choix, un quart d'heure était passée. Bon elle lui avait donné sa chance, et c'était trop tard. Mais alors qu'elle allait se lever, un jeune homme rentra dans le dinner et s'approcha de sa table, un air désolé et peut être même apeuré sur le visage. Ça c'était sans doute parce que son regard bleu était aussi froid que la glace de là ou elle venait. « Et une Caïpiroska pour moi s'il vous plaît. Autant prendre l’apéritif vu l'heure qu'il est.»

Elle avait besoin d'alcool pour se calmer et ne pas trop insulter celui qui avait l'audace de venir plus d'une heure en retard. Bon la chose qu'elle s'était dite, c'est qu'au moins, il ne faisait pas les choses à moitié. C'est vrai, cinq ou dix minutes de retard, c'est pour les ringard. 1H presque et demie, c'est déjà du high level. « Vous connaissez mon nom mais à qui ai je l'honneur ? » Ravaler la dernière partie de sa phrase était une bonne chose. Elle devait rester polie et sobre car après tout c'était un rendez vous pro-fe-ssio-nnel comme elle venait de se le répéter dans sa tête. « Vous avez du avoir beaucoup d’empêchement pour arriver aussi tard je suppose. La chance n'était pas avec vous, ou alors il faut dire à vos amis de vous offrir une montre, un objet très utile. » Le cynisme n'échappait pas au ton froid qu'elle employait. Il l'avait fait poiroté, c'était normal qu'elle lui renvoi l’ascenseur. « Donc, c'est vous qui allait faire l'article n'est ce pas ? J'espère que vous l'enverrais dans les temps, ça serait dommage qu'il sorte en retard. » Bon d'accord, là elle faisait exprès et ça l'amusait beaucoup. D'ailleurs, elle ne put laisser échapper un petit rire alors que Ruby amenait leur commande. « Désolée, mais c'est soit ça, soit je vous verse mon verre à la figure, mais vu que vous m'invitez, je ne suis pas du genre à gâcher un aussi bon cocktail. » Levant son verre pour trinquer, elle lui fit alors un petit clin d’œil presque charmeur. Ce n'est que quand elle sentit le goût de l'alcool longeait sa gorge qu'elle se rendit compte de son attitude. Certes, ce n'était pas la première fois qu'elle flirtait pour obtenir quelque chose à son avantage, mais là c'est différent car elle l'avait fait sans arrière pensée. Secouant la tête pour ne plus y penser, elle remit ses longs cheveux bruns en place, sur sa robe blanche. « Alors, on commences pas quoi ? »



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MessageSujet: Re: Il n'est jamais trop tard pour être en retard | V. Andréas Haddock   Dim 2 Aoû - 23:01




L'angoisse montait au fond de Duncan à chaque seconde qui se passait depuis qu'il venait de s'asseoir en face de la jeune femme, ses yeux d'un bleu si clair le statufiaient presque sur place tant il pouvait y voir la froideur, si jamais elle partait bien que ceci soit assez légitime vu son retard alors il était sûr qu'il aurait des ennuis et pas des moindres. Il se voyait déjà en train d'expliquer à son supérieur qu'il avait vraiment fait son possible pour être à l'heure convenue, honnêtement la chance n'avait nullement été de son côté sur ce coup-là au point qu'il se demandait si sa compatriote rousse écossaise n'y était pas pour quelque chose vu les pratiques bizarres qu'elle faisait comme le spiritisme, et si jamais le grand patron apprenait ce qui était clairement une faute professionnelle de sa part alors il pourrait très certainement aller voir ailleurs pour un autre travail. Il lui faudrait déménager, même si quelque part l'idée de retourner dans les Highlands ne lui déplaisait pas en réalité, tout ceci ferait un trop grand changement à devoir opérer tout d'un coup. Une chance pour lui la jeune femme semblait encline à le gracier pour son comportement, du moins il pouvait l’interpréter de cette manière quelque part, baissant donc doucement le bras tout en se mordant légèrement la lèvre inférieure comme un enfant pris en pleine faute. Il ne pouvait même pas soutenir son regard en fait, jetant plutôt des coups d’œils à ce qui se passait de l'autre côté du comptoir, adoptant une posture défensive malgré lui sans rien trouver à redire à la remarque qu'elle fit quant au fait qu'il pouvait être de l'apéritif. En fait il valait mieux qu'il se taise. Une autre personne se serait très certainement défendue, accusant le monde entier ou la faute à pas de chance, mais Duncan n'était pas de ce genre-là. Il subissait en silence sans jamais rien dire, souvent on lui disait qu'il était aussi calme que l'eau sur laquelle on pourrait pêcher sans crainte, jamais il n'accusait autrui et surtout pas s'il était bien conscient d'être en tort comme ceci était le cas à l'instant. D'autant plus que son appréhension naturelle dont il faisait preuve était là, sachant que pour le coup il serait délicat de chasser ce ressentiment, il allait devoir faire tellement d'efforts pour cet entretien qu'il préférait économiser ses forces pour le rude combat à venir.

« Oui, c'est ça... mademoiselle Vidgis Haddock, enfin vous avez donné le prénom Andréas à mon supérieur et qui est votre deuxième prénom... Il a fait juste fait quelques recherches très rapides sur vous, une sorte de pré-travail si vous voulez hm. En tout cas moi c'est Duncan, Duncan MacLan pour vous servir. »

À cet instant il lui souriait le plus chaleureusement possible, ou du moins autant qu'il le pouvait dans cette situation qui le mettait quelque peu mal à l'aise par différents aspects, bien qu'il ait toujours autant de mal à soutenir plus de dix secondes son regard. Cependant ce laps de temps très court lui permettait de mettre en évidence qu'il s'était trompé sur plusieurs points, ce qui n'était pas pour lui déplaire il devait bien avouer, elle était loin du stéréotype de la femme surdouée assez acariâtre par bien des aspects et qu'il s'imaginait dans son esprit. Bon certes Duncan ne pouvait pas non plus affirmer qu'elle ne paraissait aucunement glaciale, s'il devait faire une comparaison dans cette situation alors il se sentait comme le Titanic alors qu'elle faisait office d'iceberg prêt à le couler dès la moindre fausse manœuvre – pour dire à quel point il était dans le pétrin, mais elle avait l'air bien moins stricte ou sévère comme il se la représentait il y a de ça quelques minutes. Mais elle le mettait mal à l'aise au final, volontairement ou non le résultat était bien là, priant mentalement pour que tout se passe bien. D'ailleurs il avait même hésité quelques instants à lui tendre la main, histoire de suivre les codes lors de ce type de rendez-vous professionnel, or il s'était abstenu puisque quelque part il appréhendait sa réaction tout de même alors qu'une autre partie de lui se demandait si elle allait lui en tenir rigueur ou non. Heureusement pour lui ceci ne semblait pas être le cas et elle était plus préoccupée par son retard que toute autre chose, bien que quelque part il n'était pas vraiment sûr que ceci soit une bonne chose au final, mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle savait pertinemment où appuyer et qu'elle était surtout du genre à se focaliser sur un seul point. Une obsédée de la discipline ? C'était bien sa veine ça, dans un sens ça ne l'étonnait nullement si devait parler en terme de chance vu qu'il n'en avait aucune, essayant toujours de faire aussi bonne figure tout en ne relevant à aucun moment les piques qu'elle pouvait bien lui envoyer. Il n'était pas là pour se battre, il ne savait pas c'était même plus simple ainsi, convaincu que ceci ne ferait qu'empirer la situation de toute manière. Il ne devait pas se laisser atteindre par ses remarques, c'était mesquin même s'il comprenait sa colère, il devait avant tout lui montrer qu'il était aussi là pour travailler.

« En effet, je vais tout d'abord vous interviewer comme on dit dans le métier et ensuite je vais rédiger l'article en fonction de ce que j'aurais appris. Et en tout cas ne vous inquiétez pas l'article sortira bien à temps, je vous le promets. »

Quand il s'engageait de la sorte il faisait tout ce qu'il pouvait pour réussir, en temps normal aussi mais le fait de promettre donnait plus certainement plus de cachet à ses dires, Duncan ne promettait jamais en l'air de toute façon et il était même résolu à commencer la rédaction de l'article dès qu'il en aurait terminé avec la première phase. Il remercia Ruby pour la commande, il réglerait tout quand chacun reprendrait son bout de chemin, avant de revenir au sujet de son prochain travail. C'est presque entièrement crispé qu'il trinqua donc avec ce professeur qu'on disait surdouée, la remarque qu'elle avait faite précédemment lui avait fait retenir son souffle et signalé qu'il n'était pas passé loin de la catastrophe tout en lui laissant encore quelques minutes de répit peut-être, d'un côté il ne voulait pas prendre le risque de la mettre en colère et de l'autre il n'était pas vraiment des plus à l'aise dans ce genre de situation. La preuve étant sans doute le fait qu'il se concentra aussitôt sur la contemplation de son verre à son clin d’œil, d'ailleurs qui signifiait peut-être le fait qu'il allait regretter dans un futur proche son retard conséquent, depuis qu'il n'était plus avec sa femme il avait encore du mal à s'entraîner sur cette voie-ci. Même si elle avait fait ceci pour le taquiner il préférait qu'elle ne réitère pas ce genre de comportement, surtout pas quand il était au travail même si le cadre était assez particulier pour le coup, profitant alors de cet instant de calme pour boire près de l'intégralité de son verre d'une traite. Il allait devoir commander autre chose dans pas longtemps, il se connaissait par cœur, d'autant plus que cette angoisse ne faisait que grandir sa soif quelque part. En l'entendant parler sa concentration revient à grands galops, hochant vivement la tête pour appuyer ses dires et aussi sur le fait qu'il était grand temps de commencer, venant sortir tout ce qu'il avait besoin de son sac en bandoulière. Il installa donc un dictaphone qu'il alluma avant de le mettre dans un coin, plus une béquille de son côté qui était là au cas où, préférant de loin utiliser la bonne vieille méthode du papier sur la table et du stylo dans la main.

« Tout d'abord, il faut que vous sachiez que si vous ne souhaitez pas répondre à une question c'est dans votre droit bien sûr, ça n'apparaîtra pas dans l'article ne vous en faites pas. Parfois les personnes n'aiment pas parler de tel ou tel événement, ce qui peut parfaitement se comprendre, et je ne suis pas là pour vous forcer la main. Je vais d'abord voir si les informations que l'on m'a délivrées sont correctes ou non, parfois il arrive que des dates ne coïncident pas par exemple. Donc, des quelques notes que j'ai lu que vous étiez originaire d'un pays scandinave, la Norvège il me semble, vous avez eu votre diplôme à Harvard en 2014. J'en déduis donc que votre poste à Storybrooke est le premier poste que vous occupez, si on fait coïncider les dates en tout cas et si elles sont exactes, c'est donc la première classe donc vous vous occupez... ça ne doit pas être évident surtout que vous n'êtes donc pas ici depuis très longtemps. »

Jetant des regards furtifs en sa direction tout en suivant avec la mine de son crayon les points essentiels qu'il avait eus, peu nombreux ça il devait bien l'avouer pour le coup mais après tout compléter cette histoire était son travail et il aimait cet aspect-là aussi, il termina son verre d'avoir autant parlé alors qu'il notait les réponses qu'elle pouvait lui offrir avant de faire signe pour qu'on lui remette la même chose. Pas vraiment qu'il faisait chaud, le temps était certes plus doux mais la chaleur n'était pas encore présente, mais il avait souvent la désagréable sensation de se déshydrater et honnêtement vu le stress qu'Andréas pouvait bien lui administrer il avait la gorge sèche d'autant plus après cette prise de parole. Il apposait donc sur sa feuille des petits signes, s’apparentant sûrement à des sortes de gribouillis, Duncan possédait son propre système et code pour se retrouver dans son travail même si pour les autres ceci pouvait ressembler à des hiéroglyphes ou quelque chose dans ce goût-là. Ce n'est qu'une fois qu'il était sûr d'avoir tout ce qu'il lui fallait pour cette première partie qu'il changeât de page, une totalement vierge car il n'était pas du genre à poser de questions strictes mais faire selon le feeling qui pouvait bien se dégager et selon le tournant que pouvait prendre la conversation, se détendant de plus en plus tout en relativisant intérieurement qu'elle n'était pas aussi terrible qu'elle lui avait montré jusqu'ici. Il rebut une autre grande traite une fois qu'il fut resservi, souriant légèrement à la brune pour s'excuser quelque peu de ce très léger contre-temps, ils allaient pouvoir rentrer vraiment dans le vif du sujet dorénavant.

« Bien, de ce que je vois c'est donc une chronologie assez trouée que j'ai ici. Je voudrais en savoir un peu plus sur vous avant votre arrivée dans cette ville, tout d'abord votre enfance bien sûr. Est-ce que vous avez toujours été bonne élève par exemple et est-ce que la géographie vous a toujours attiré au point que dès votre plus jeune âge vous saviez ce que vous vouliez faire ou au contraire vous aviez d'autres ambitions ? Un rêve que vous vouliez absolument accomplir ou même une passion assez surprenante à nous faire part ? En grandissant est-ce que vous avez changé de voie ou au contraire ceci vous a conforté dans vos idées ? »

Il avait tout un tas de questions à lui poser, rien que d'imaginer une vie assez différente dans un autre pays était assez fascinant en soi, mais l'assommer de tout un tas de questions n'était pas la meilleure chose à faire et c'est pourquoi il préférait actuellement se concentrer sur une partie précise de sa vie.






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MessageSujet: Re: Il n'est jamais trop tard pour être en retard | V. Andréas Haddock   Sam 29 Aoû - 17:22

Il n'est jamais trop tard

pour être en retard !
feat Dundun le TL mimi Duncan .



Quand elle entendit son premier prénom, elle se figea automatiquement et si ses yeux avaient pu avoir des lasers pour réduire en cendre celui qui l'avait prononcé elle l'aurait fait sans aucun remord. « Hé bien Duncan, quand on donne un prénom à quelqu'un on l’appelle par celui là n'est ce pas ? On ne va pas le prénommer par celui que la personne n'a pas voulu donner c'est clair ? » Si le décor du Granny's n'était pas aussi sympathique et le sourire du journaliste aussi chaleureux, on aurait bien pu se croire au fin fond de la Norvège natale d'Andréas tant elle venait de refroidir la pièce par sa voix. On pouvait même sentir l'air frais d'un fjord qui subissait une tempête de neige car s'il y avait bien une chose qu'elle détestait par dessus tout, qui était le truc numéro 1 a ne pas faire devant elle pour rester en vie était bien qu'on l’appelle Vidgis. Elle aimait son prénom, c'était celui de sa grand mère, qui signifiait femme guerrière, mais pas en public. Depuis son plus jeune âge, elle avait interdit à quiconque de l'appeler comme ça. Elle avait fait des caprices sans nom justement, pour qu'on la nomme Andréas, son deuxième prénom. Ça avait été laborieux, mais elle arrivait toujours à ses fins. Si elle n'avait pas vu la tristesse dans les yeux de son père quand elle lui avait dit qu'elle entamait même une procédure au tribunal pour changer tout cela sur sa carte d'identité et son passeport, elle l'aurait véritablement fait. Mais elle n'avait pu s'y résoudre, surtout quand il ne lui parla pas pendant une semaine, encore plus têtue qu'elle même.

Reprenant une gorgée de son cocktail, elle se concentra sur la rondelle de citron pour essayer de ne pas être désagréable. Après tous, les journalistes pouvaient faire et défaire une réputation, alors il valait mieux qu'elle se comporte agréablement et pas comme l'iceberg qui avait fait couler le titanic. Essayant de passer l'outrage qu'il avait fait, elle se convint qu'après tout, il n'était pas au courant et que cela prouver que malgré son retard il essayait de faire correctement son travail. Remuant un peu sur la chaise, elle sentait monter une anxiété qu'elle avait eu temps de mal à chasser alors que Duncan poser sur la table tout son attirail. Buvant jusqu'à finir son verre, elle pensa à appeler Ruby pour lui commander la bouteille entière de vodka, ça l'aiderait peut être à arrêter de changer de comportement toutes les cinq secondes, mais son idée s'envola vite quand il commença à lui expliquer le déroulement de l'interview. Soufflant un bon coup, elle corrigea alors les erreurs. « Pour le début c'est ça, je suis née à Oslo plus précisément, un 31 Décembre même. Pour mon diplôme je l'ai obtenu en juin 2013. Et en réalité ce n'est pas totalement Harward. C'est Cambrige, j'ai un double diplôme car j'ai participé à l'échange entre les deux universités. Ensuite, c'est le deuxième poste que j'occupe car j'enseigne aussi la Géographie aux classes de secondes et premières du lycée de la ville. Bon maintenant je n'ai plus que les secondes, vu que j'ai eu le poste à la faculté. »

Revérifiant qu'elle n'avait rien oublié, elle lui fit alors un petit sourire, pour lui dire que ce n'était pas si grave si les dates et les informations n'étaient pas entièrement juste. Avant que Ruby ne reparte, Andréas lui demanda la même chose, vu que finalement c'était le journaliste qui avait cédé en premier pour reprendre un verre. Sentant son portable vibrait, elle y jeta un coup d’œil rapide pou voir que ce n'était que Lieserl. Ne voulant y répondre pour ne pas manquer de politesse à Duncan, elle lui expliquerait sans doute plus tard pourquoi elle n'avait pas ouvert son message de suite, alors que Ruby ramenait les autres boissons. Voila, ils allaient maintenant attaquer la véritable partie, car avant ce n'était que des amuses bouches. Son sourire se fana un peu à l'évocation des questions de Duncan. Si elle avait eu un rêve ? Bien sur, et elle continuait à l'avoir toujours, espoir qui ne l'a quittait jamais, même quand tout allait mal. Se repositionnant correctement, elle attrapa un des stylos sur la table pour jouer avec, et ainsi canaliser son stress. « Bien, en fait, je ne veux pas me vanter, mais voilà, je fais partie de la catégorie des surdoués mais personnellement je ne m'en suis jamais considérée comme. Je sais que j'étais différente, mais je n'arrivais pas à voir en quoi. Donc pour mon enfance, et bien j'ai grandi dans une caserne militaire d'Oslo. Mon père est Scott Haddock, général des armées Britannique,  membre de l'ONU qui a été l'instigateur des pourparlers avec Husseim, et qui a diriger les troupes au sol lors de la guerre du Koweït. Quand à ma mère, Valeska, elle était commandante en chef de la plus grande frégate de la Marine Norvégienne.... » Dire qu'elle avait toujours préféré sa mère à son père n'était pas un très gros mensonge. Non, elle avait juste été plus proche d'elle, jusqu'au drame, alors qu'elle faisait sa rentrée en deuxième année à Cambridge. Ne montrant aucun signe de tristesse, Andréas reprit son petit speach.

« Alors vous comprenez, qu'au départ j'étais assez loin de faire de l'enseignement. Élevée dans un milieu comme celui là, je n'avais pas trop le choix mais entre la terre ou la mer j'avais fait mon choix, c'est à dire les airs. Vous parliez d'un rêve, le mien est de voler, de toucher les nuages et ainsi connaître la liberté que cela peut procurer. J'étais effectivement destinée à une grande carrière dans l'armée de l'air Britannique. A 16 ans j'ai eu les meilleures résultats au test d'entrée depuis que l'école d'aviation militaire avait ouvert, deux siècles plus tôt, mais voilà, comme on dit « Ne jamais se fiez aux apparences », je n'ai pas été prise. J'ai loupé le seul test sur lequel je n'avais pas d'emprise, celui de mon physique. Vous comprenez, quand vous êtes un pilote, en mission de combat, dans des zones dangereuses, pour sauver la vie de milliers de personnes, votre santé n'a pas le droit de défaillir. Vous êtes l'unique espoir de gens qui souffrent au quotidien à cause d'une guerre qu'ils n'ont pas voulu, alors vous, sauveur, vous ne pouvez en aucun cas mourir d'une autre cause que celle qui vous a amené sur le champ de bataille. Ces notions de bravoure, d'honneur, d'aides, de soutiens et de combats, ces idées coule dans mon sang depuis des générations et je m'y suis préparée presque toute ma vie à grand coup d’entraînements dans des camps militaires, avec des formations mais malheureusement il faut croire que ce n'est pas mon destin. » Si elle avait pu cacher sa tristesse avant, là ce n'était pas possible. Le souvenir de son refus, de l'appréhension de sa maladie avaient véritablement était un choc pour elle. Même si ses parents avaient été plus que compréhensibles, même son père avait été « calin » avec elle, Andréas s'était détestée pendant un moment. Elle ne pourrait jamais suivre la ligné familiale et plus que tout, son rêve de conduire un avion de chasse venait de partir en fumée. Elle avait mis du temps avant de se relever, mais combattre était dans sa nature, comme elle venait de lui dire, alors avec de l'aide, elle compris que ça ne servait à rien de s’apitoyer sur son sort, elle devait montrer au monde, que même si la vie venait de lui donner un coup, elle allait lui en rendre trois, plus fort encore pour lui montrer qu'elle était le patron, ce qu'elle avait quand même réussi avec brio.

Finissant son deuxième verre, elle avait vraiment envie de lui raconter plus. Pourquoi ? Elle ne le savait pas véritablement, mais c'était comme un besoin viscéral. Elle qui ne se confiait jamais, qui intériorisait tout depuis des années, avait incontestablement envie de vider son sac. « Je me suis donc tourner vers ma deuxième passion, qui était et qui est toujours la cartographie et l'étude des mythes et légendes. J'avais fait des cartes, pour … hum, quand et bien je volerais avec mon propre avion, mais vu que ça n'a pu se faire … Alors je me suis renseignée, sur les meilleures parcours, et j'ai obtenu une place à Cambridge, dans le parcours de Géographie, puis j'ai choisi aussi celui d'Histoire et la spécialisation dans le folkore et les légendes. Tout pouvait bien se passer, mais comme vous l'avez peut être compris, j'ai perdu ma mère, quand je rentrais en deuxième année. En réalité, j'ai toujours l'espoir qu'elle soit parmi nous, étant donné que personnes n'a retrouvé la trace de son navire et de son équipage. J'étudie les légendes, et voilà que ma propre mère en devient une. Je trouves qu'avec moi, le destin a un bon spectacle. » Souriant pour détendre l'atmosphère, elle était convaincue que Valeska n'était pas morte. Au fond de son cœur, dans son âme, elle sentait que sa mère était quelque part, a se battre tout comme elle. « J'ai surmonté cette épreuve supplémentaire  et j'ai continué mon parcours. Puis quand j'ai entendu parler du programme d'échange avec Harward, je n'ai pas hésité une seconde, j'avais besoin de prendre le large, et .. hum de voir un spécialiste. » Faisant un petite pose, elle fit tourner le stylo dans sa main comme s'il allait l'aider à faire son choix. La pointe s’arrêtant en face de Duncan et Andréas prit cela comme un signe. « J'ai une maladie dégénérative. »

Voila, la bombe était lâchée,et la jeune femme se mordit immédiatement la lèvre. Mais bon sang, pourquoi venait elle de lui dire ça ? A lui, un inconnu qui allait écrire un article sur sa vie. Si elle n'aimait pas qu'on parle de son premier prénom, elle n'aimait pas non plus qu'on parle de sa maladie. Déjà avec Lieserl, ça avait été dur et si l'autre brune n'était pas aussi têtue qu'elle, jamais elle ne l'aurait su, alors pourquoi là, elle lui balançait ça comme si c'était la liste des courses. Regardant son verre, peut être qu'il y avait un truc dedans, ou alors, il avait utiliser un gaz serum de vérité qu'il lui avait balancé quand elle regardait dans son sac. Suspicion qui s'envola quand elle aperçut la tête désolée de Duncan. Voila pourquoi elle ne le disait pas, parce qu'elle n'avait pas envie qu'on l'a regarde comme un animal souffrant, qu'on lui donne de la pitié. « C'est rien vous savez, enfin si c'est une sorte de polyarthrite mais étant donné que j'ai été diagnostiqué avant que mes articulations ne soient devenus de la poussière c'est bon. » Ce n'était encore une fois, que la moitié d'un mensonge, car effectivement si elle avait été bien soignée, elle sentait que plus elle avançait dans l'âge et moins son corps voulait coopérer avec elle. Et rien que sa chute au début de la rentrée scolaire, avec les dégâts que cela avait fait sur son genou lui avait prouvé qu'elle devrait se dépêcher à consulter pour voir ce fameux traitement miracle. « Bref, ce n'est sans doute pas ça qui vous intéresse. Donc j'ai réalisé ma sixième année ici, aux États Unis, et j'ai trouvé cette expérience forte enrichissante. Je suis sortie major de ma promotion, mais ne vous imaginez pas que je l'ai fait en claquant des doigts. Les personnes qui vous disent que si, que je n'ai qu'a bosser une semaine avant les examens sont des menteuses et d'ailleurs le résultat l'a montré, car celle qui le faisait, non pas eu leur diplôme, et c'est bien fait. » Dire qu'elle ne jubilait pas à l'idée qu'Anthony soit un clochard dans les rues américains serait faire d'Andréas une sainte. Or elle ne l'était pas, et elle priait chaque soir pour que son ex petit ami ai la vie la plus dure possible.

« Comment je suis arrivée à Storybrook ? Hum … j'aurais tendance à dire que c'est un concours de circonstance, un heureux hasard parce que je voulais découvrir l'Amérique, mais ça c'est la version mythomane. La réalité est bien moins glorieuse. En fait, je me suis enfuie à la fin de la cérémonie de remise des diplômes parce que j'ai surpris mon ex compagnon dans les bras d'une salope. Pardon, d'une pouffiasse en guêpière qui mangeait le gâteau que je lui avait fait et qui a osé me sortir que mon mec, ex mec n'avait pas besoin d'une intello au lit. Alors je lui ai fracassé sa gueule de pute et j'aurais pu la tuer s'il n'avait pas dit qu'en réalité ça faisait 10 mois qu'ils étaient ensemble. Sur une relation de deux ans le calcul est assez rapide a faire n'est ce pas ? » Oui, Andréas était a deux doigts de laisser encore une fois la colère qu'elle gardait pour elle sortir au grand jour et de tout détruire au passage. Mais elle n'en fit rien, l'a ravalant et l'a rangeant dans un coin sombre de son âme. Se levant rapidement, elle passa sa main dans son visage avant de se rendre au comptoir pour parler à Ruby. « Donne une bouteille de Whisky, parce que là, j'ai juste envie d'oublier ce que je suis en train de faire. » Ne relevant même pas la phrase et le petit sourire de la serveuse, elle attrapa la bouteille de Jack Daniel violemment et retourna à la table. « Désolée, vraiment. Je suis un peu à cran en ce moment, mes élèves d'université réalisent un projet qui sera exposé à la Mairie en fin d'année, mes élèves de secondes ont du mal à comprendre que les cartes ne sont pas des jouets, et après nous avons tous des problèmes qui ne sont pas liés au travail. Heureusement que les vacances d'hiver seront vite là. »

Servant un verre en premier au jeune homme, elle but ensuite le sien d'une traite. Si elle avait pensé que son interview se passerait comme ça, elle aurait rigolé au nez de la personne qui lui disait, mais là, il fallait croire que c'était bien se qui était entrain d'arriver. « J'espère que je n'ai pas trop parlé, parce que parfois je suis assez douée pour embrouiller que pour aider et si c'est le cas, désolée. Après tout, nous avons tous nos défauts, vous c'est le retard et moi c'est ça.» Elle n'avait pas pu s’empêcher, et elle rigola d'ailleurs, mais sincèrement cette fois, sans aucun rancœur par rapport aux heures précédentes. « Et puis aussi celui d'avoir une extrême ponctualité, c'est pour cela que je vous charrie un peu sur votre retard. Je peux venir des heures à l'avance pour un rendez vous, pour être sur d'être pile poil à l'heure. »



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MessageSujet: Re: Il n'est jamais trop tard pour être en retard | V. Andréas Haddock   Sam 5 Sep - 17:50




Vraiment le courant ne semblait nullement passer entre eux, peut-être que si Duncan était arrivé à temps alors les choses aurait été différent au final et seul ce qu'on nomme l'effet papillon détenait la clé de ce mystère, il comprenait bien entendu que son retard était un poids qui pesait lourd sur la balance mais il n'y avait pas que ça. Andréas, puisque de ce qu'il comprenait il devait la nommer ainsi a priori et non pas par son premier prénom, dégageait une telle froideur et un regard qu'il jugeait comme assassin qu'il avait dû mal à la regarder. En fait il ne lui lançait que de vague coup d’œil, priant il ne savait qui que la situation s'arrange ou dans le cas contraire ne s'éternise pas durant des heures, au fond cette interview paraissait presque comme une punition et peut-être que son supérieur avait-il fait exprès dans le fond de lui coller une telle femme pour le mettre dans l'embarras. Si c'était le véritable but alors c'était gagné, la seule idée qu'il avait en tête pour l'instant c'était d'annuler ce rendez-vous et de le faire reporter même s'il risquait de s'attirer des foudres plus violentes, quelque part c'était assez ironique de voir qu'en tant que journaliste il pouvait être assez effrayé par la foule ou toutes autres personnes. Pourquoi fait-il se métier ? Parfois c'était un mystère même pour lui-même, bien qu'il aimât raconter des histoires et surtout si celles-ci étaient en liant avec le monde étrange que pouvait être la cryptozoologie, cependant il faisait beaucoup d'efforts pour essayer de pallier au possible à sa timidité qui parfois pouvait être vraiment maladive. Une personne qui ne le connaissait aucunement pourrait penser qu'il plaisante sûrement lorsqu'il disait qu'il était craintif, émettant une certaine réserve vis-à-vis de la personne, pourtant c'était bien le cas mais disons qu'il se guérissait au mieux pour continuer à avancer. Duncan se concentra sur son travail, venant donc corriger les erreurs par ailleurs qui lui avaient été transmise même si ce genre de problème n'étaient pas aussi rares qu'on pourrait le penser dans ce métier, n'osant pas vraiment imaginer ce qui allait se passer pour lui si jamais il faisait imprimer une faute monumentale par la suite dans le journal. Vraiment pas.

« Oslo ? Ça doit vraiment être une ville magnifique, surtout en hiver avec toute cette neige, peut-être juste un peu froide il faut avouer. Storybrooke doit vous sembler bien différente... »


Andréas avait parcouru tellement de grandes villes, entre la Scandinavie et l'Angleterre aux décors si idylliques, il avait un peu plus de mal pour sa part à imaginer comment avait-elle pu se trouver dans une ville sans histoire et si petite comme Storybrooke. Il lui sourit doucement en voyant qu'elle recommandait un verre, de toute façon il avait dit qu'il payerait toutes les consommations et elle avait bien raison quelque part d'en profiter, celui qui vient interviewer est le roi ou la reine c'était ce qu'on patron disait toujours et du moment qu'il est content alors tout se passe à merveille. Il jeta juste un curieux regard indiscret pour voir que la jeune femme avait certainement reçu un message ou un appel, il allait lui proposer de répondre si c'était urgent mais elle passa vite à autre chose, pouvant voir par la suite quelque chose semblait la déranger mais pour sa part il n'avait aucune idée si ceci était à cause du téléphone ou de ses questions. Duncan resta un petit temps à l'écouter parler sans rien écrire car ce qu'elle lui racontait été si peu commun, de son côté son métier lui avait permis de rencontrer des personnes vraiment très différentes or il n'avait peut-être nullement jamais eu une histoire comparable à celle de la demoiselle, avant de se ressaisir et de tout noter le plus scrupuleusement. Elle était passée de militaire en quelque sorte, bien qu'elle ne l'ait jamais été mais sa vie avait dû être conditionnée dans cette optique, à celui de professeur. Autant dire un grand écart, il ne lui semblait pas vraiment que les deux avaient un lien en dehors de la discipline quelque part, ce qui pouvait expliquer aussi pourquoi quelque part elle le terrorisé aussi facilement et le mettait mal à l'aise. Lui et la discipline n'allaient pas vraiment de pair, se laissant toujours couler par le fil de la vie et faire face aux aléas sans trop de préoccupation, inutile de dire qu'ils étaient diamétralement opposés sur ce point-là. Cependant il ne pouvait s'empêcher d'être quelque part désolé pour elle, avoir ses rêves brisés n'avait jamais été une épreuve facile, étant assez compatissant et empathique pour n'importe qui. S'il l'avait mieux connu, si elle avait été une amie, alors sans nul doute qu'il l'aurait pris dans ses bras pour la réconforter mais ce n'était aucunement le cas ici et vient tout naturellement s'astreindre.

Elle était une femme forte cependant, elle avait continué à avancer malgré les problèmes qui pouvaient bien se dresser sur sa route, et quelque part Duncan ne pouvait qu'être admiratif d'un tel esprit combatif de sa part. De son côté il était plutôt du genre à rester tranquille jusqu'à ce que les choses se calment, son tempérament apaisé pouvant cependant cacher une véritable tempête mais celle-ci était assez rare et vraiment de l'inédit, l'une des raisons qui avaient sans doute fait qu'il avait fini par divorcer au lieu de chercher à prendre le problème à bras le corps pour arranger la situation dans laquelle ils s'étaient retrouvé. Secouant très légèrement la tête, remuer le passé n'apportait jamais rien de bon de toute évidence, il n'était pas-là pour se poser des questions sur lui-même mais sur Andréas. D'autant plus que son attention fut toute captivée en entendant parler de folklore et de légendes, quelque part ceci faisait écho à ses sens de cryptozoologue, la recherche de créatures extraordinaires venait souvent des textes anciens que beaucoup décrivent comme étant de l'imaginaire et dans le pire des cas des canulars. L'idée qu'il pourrait par la suite lui demander son avis, essayer d'avoir des conseils sur des emplacements plausibles par exemple, lui effleura grandement l'esprit. Mais son enthousiasme s’entacha rapidement à l'annonce de la mort de sa mère, plus tôt il s'en était douté mais n'avait aucunement osé poser la question par peur d'être trop indiscret et surtout de remuer des souvenirs qui pourraient s’avérer assez douloureux, tout en étant par la suite intrigué par ce qu'elle voulait dire par spécialiste cependant la réponse arriva bien vite. Parfois le destin s'acharnait sur les personnes et la brune en était le parfait exemple, la chance n'avait jamais été de son côté vraiment, ne pouvant que se sentir terriblement désolé pour elle. En fait, désormais elle l'effrayait sans doute moins car à ses yeux elle était moins glaciale et plus humaine, décidant que ce genre d'informations n'avait pas à être divulgué et décida de ne rien écrire à ce sujet.

« Je suis sincèrement désolé... pour votre mère et votre santé... vraiment je... »


Parfois il n'y avait pas grand-chose à dire, ou alors garder le silence était la meilleure solution, car l'être humain a toujours du mal à montrer un fort élan d'empathie à l'égard d'autrui et c'était ce qui arrivait à Duncan. Il ne la connaissait nullement assez pour être trop amical, mais il la connaissait déjà pour refuser de ne rien ressentir pour elle, il se trouvait entre deux eaux sans savoir dans laquelle nager au final. Dans le fond il la remerciait d'être aussi forte et de reprendre bien vite les devants, normalement ceci aurait dû être à lui de prendre les rênes et de demander à continuer mais il souhaitait la ménager au maximum, reprenant donc le fil de son écriture. Il eut un sourire en l'entendant parler de découvrir l'Amérique, comme quoi il n'avait pas été le seul à avoir ce rêve idiot même si quelque part dans son cas ceci avait été avant tout pour faire plaisir à la personne qui comptait le plus pour lui à cette période, avant de trouver ceci curieux de voir à quel point Storybrooke pouvait autant attirer les personnes en fin de compte. Le journaliste dérapa quelque peu à la mention de la « salope », vraiment il ne s'attendait pas à une telle révélation, relevant les yeux vers Andréas avec un air d'incompréhension pour sa part. À mesure de cette anecdote il devenait peut-être un peu plus livide même, que ce soit autant pour le genre de vocabulaire que pour les actions accomplies, sa peur pour la jeune professeur revenait de grimper en flèche malgré lui tout en évitant d'imaginer de subir le même sort vu qu'il l'avait énervé en arrivant en retard. Lui qui était un véritable pacifiste dans l'âme, peut-être même parfois un peu trop hippie et bisounours sur les bords mais après tous ses parents étaient pareils, un tel accès de violence pouvait être choquant et ceci malgré la raison évoquée. Il la laissa sans rien dire se rendre au comptoir pour commander autre chose, prenant pour sa part son verre qu'il but d'une traite en tentant de se remettre de ce qu'il venait d'entendre, avant de voir la bouteille de whisky sur la table. Il n'était pas vraiment en confiance à cet instant, il ne serait dire pourquoi ou alors peut-être une forme d'instinct au fond de lui, sur en la voyant remplir leur verre alors qu'une part de lui hurlait intérieurement de peut-être envisager la fuite. Heureusement qu'elle aborda un ton plus léger, ce qui l'empêcha sûrement de prendre l'option retraite stratégique, se massant légèrement le cou tout en fixant le verre qu'il ne comptait pas vraiment toucher.

« Non non ne vous inquiétez pas, j'ai l'habitude à force. Enfin pas que vous m'embrouillez hein ! Je voulais dire de prendre des notes et faire le tri. Pas ce que vous dites n'est pas intéressant et que je vais couper beaucoup de passage, ce n'est pas ce que je voulais dire, vous êtes vraiment une personne fascinante. Je... je m'embrouille facilement, un autre de mes problèmes en plus de ne pas arriver à l'heure comme vous avez pu le constater.... Je suis désolé encore une fois d'avoir tardé, je ferais tout pour que ça ne se reproduise plus en tout cas... Juste si on est amené à ce revoir seulement. Et... Oubliez ce que je viens de dire c'est mieux.... En tout cas, le moindre que l'on puisse dire c'est que vous avez réellement un parcours hors du commun, et vous-même êtes assez exceptionnelle de ce que j'ai entendu, je comprends mieux pourquoi mon patron voulait faire un article sur vous. »

Sa nervosité lui faisait dire tout ce qu'il lui passait par la tête, ce qui était une très mauvaise idée, essayant tant bien que mal de réparer ses maladresses mais Duncan devait bien avouer qu'il faisait pire en réalité. Un jour il devrait envisager des cours pour s'exprimer clairement avec une personne, ce qui était le comble pour un journaliste quelque part, histoire d'avoir plus d'aplomb car il était clair que souvent il manquait d'une certaine assurance. Cependant il devait bien avouer qu'il n'était pas contre l'idée de la revoir pour obtenir son avis sur certaines cartes, il avait trouvé de vieilles copies qui montraient le potentiel coin qui pourrait abriter des wendigos, après tout faire connaissance avec certaines personnes par le biais de son métier pouvait être utile au final. Finissant quelque peu d'ajouter quelques annotations, histoire de ne pas oublier par la suite comme ceci lui était arrivé une fois alors qu'il avait eu une tournure de phrase extraordinaire pour un article, il sourit chaleureusement à Andréas avant de venir relire tout ce qu'il avait marqué. Il vérifiait que tout était là, il se voyait mal devoir lui téléphoner pour lui dire qu'il n'avait pas noté tel élément et devoir fixer un autre rendez-vous où il risquait d'être encore en retard, vu le tempérament de feu qu'elle lui avait décrit c'était dans un sens sa vie qu'il jouait. A priori Duncan avait toutes les cartes en main pour pouvoir rédiger un article, qu'il rendrait en temps et en heure ça il s'en faisait le devoir mais aussi la promesse, jetant un coup d’œil rapide à sa montre pour voir que l'interview avait duré plus longtemps que ce qui était prévu de base et ceci sans compter son propre retard. Ceci signifiait le fait que désormais il était libre de faire ce que bon lui semble, le bureau allait être tranquille pour le reste de la soirée et il pourrait commencer tranquillement la rédaction de l'article chez lui, c'était l'instant rêvé pour lui demander quelques conseils sur le terrain et le potentiel de l'endroit pour partir ce weekend à la chasse aux cryptides. Il devait s'y prendre correctement, histoire qu'elle ne le prenne pas pour un illuminé ou quelque chose du genre, se raclant quelque peu la gorge tout en cherchant les mots adéquats.

« En fait, j'aurais d'autres questions à vous poser... mais celles-ci ne rentrent pas dans le cadre de l'interview.  Je ne sais pas vraiment comment vous demander ça, c'est peut-être même un peu... bizarre ?  Bon, je me lance. Votre aide serait la bienvenue, vous voyez j'ai trouvé une carte et je me demandais s'il était possible qu'une sorte de... de.... ''prédateur'' on va dire pourrait se trouver dans les coins. Comme je sais que les cartes sont votre spécialité et que j'ai du mal à la décrypter j'aurais besoin de vos lumières... »

En même temps qu'il parla Duncan vient fouiller dans sa sacoche pour en sortir la photocopie du plan, venant ainsi l'étaler sur la table tout en calant les coins avec des stylos entre autres, montant une zone de taille moyenne qu'il avait entourée préalablement au crayon noir. Il ne se sentait juste pas vraiment à l'aise pour lui annoncer ce qu'il voulait vraiment trouver, après tout ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait entendre de wendigos justement, se laissant emporter par un certain enthousiasme difficilement dissimulable. Il ne demandait qu'à apprendre aussi après tout, voir une professionnelle en action serait toujours très enrichissant même si elle venait à lui avouer qu'il se trompait lourdement, et puis au moins ceci lui permettrait aussi de parler plus facilement des qualités d'Andréas et de son talent s'il voyait comment elle pouvait bien s'y prendre. Il était un peu comme un enfant qui attend l'approbation de sa maîtresse, avec le petit sourire du devoir bien accompli en prime, ce qui quelque part le conduisait à se sentir bien plus à sa place. La preuve étant qu'il avait par automatisme prit le verre qu'elle avait rempli plus tôt de whisky, alors qu'il s'était dit qu'il éviterait d'en boire même s'il était habitué à force avec sa compatriote écossaise à ce genre d'exercice, buvant avant de se rendre compte du goût qu'il avait dans la bouche. Il écarta quelque peu les yeux, jetant un coup d’œil au verre, ce n'était pas vraiment ça qui allait l'aider à étancher sa soif or il ne pouvait pas recracher et ceci même discrètement le tout dans son verre. Il se força à avaler sans rien laisser paraître, bien qu'intérieurement il ait des frissons incontrôlés sans vraiment savoir pourquoi l'alcool pouvait bien lui faire cet effet-là parfois, reposant bien vite le reste dans un coin pour vite oublier. Or en réfléchissant à ce qui s'était déroulé plus tôt, en ce qui concernait le téléphone portable, il prit conscience que peut-être elle n'avait pas que ceci à faire après tout.

« Mais peut-être que vous êtes attendu ailleurs... Je suis désolé j'aurais dû y penser plus tôt. Très certainement votre petit ami qui vous a demandé tout à l'heure où vous étiez, je ne voulais pas vraiment vous accaparer de la sorte... Vous avez été déjà si formidable de m'attendre, je sais que peu de personnes l'auraient fait, et je vous embête de nouveau... »

Duncan avait toujours le sentiment de déranger les autres, sans doute dû au fait qu'il avait du mal à savoir comment se comporter parfois, paniquant intérieurement d'être de nouveau la raison de trouble pour Andréas.






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