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 Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]

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MessageSujet: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 17:40

Manea Phoenix Anderson

I'm untouchable darkness, a dirty black river to get you through this. In the mouth of madness, down in the darkness


Je me présente, je me nomme Manea Phoenix Anderson! Je suis né(e) il y a bien longtemps sans doute, j'ignore quand ni . Vous l'avez bien compris j'ai donc pas moins de 22 ans depuis ma renaissance et pas une ride sur mon visage! Pour les intéressées je suis célib. Pour pas qu'il n'y ai pas de mal entendu je suis Hétérosexuelle, enfin... je crois. Avant d'aller plus loin je dois vous prévenir, dans le monde Réel on m'a connu dernièrement sous le nom de Qetsiyah d'un conte qui n'existe pas puisque c'est un personnage inventé ! De princesse je suis passé(e) à bibliothécaire le jour et chanteuse/danseuse dans un groupe au Rabbit Hole la nuit. Et pour finir, on me confonds souvent avec Shelley Hening. Je fais aussi partie du groupe des Selfish.

Anecdotes

Existence sans fin : Manea existe depuis très longtemps, mais on ignore depuis combien de temps exactement. Elle-même, est incapable de se souvenir de sa première vie lorsqu'il arrive que parfois, lors d'une de ses "nouvelle" vie, elle ait comme des visions de ses différentes existences.
Hantée: Chaque nouvelle existence (toute forme confondue) est hantée par les précédentes. Certaines ont de bonne intention, d'autre son simplement là pour observer, d'autre en revanche, son plein de mauvaise intention... Affaire à suivre.
Possession: Manea (comme toutes ses autres vies) sont susceptible d'être possédée par leurs vies antérieures. Suivant le temps de possession, Manea peut subir des modifications (changement physique ou autre) en rapport à son hôte et peut même perdre la vie si la possession dure trop longtemps. C'est un peu comme si deux personnes luttaient pour survivre, si l'une est plus forte que l'autre, la plus faible disparaît.
PS: Si Manea meurt, le changement physique sera total de façon à ce que
la personne ayant prit possession du corps de la jeune femme retrouve sa propre apparence (celle qu'elle avait avant de mourir donc) ses ou son pouvoir (s'il en a eu) ainsi que ses souvenirs et ses connaissances. C'est en quelque sorte, une sorte de seconde chance (ou de malédiction) ça dépend de qui revient d'entre-les-morts.

Caractère

Etant donné que Manea n'a pas encore assez vécue pour qu'on puisse avoir une idée de son caractère (pour le moment, elle fait plus penser à une machine ou à un bébé) je marque celui qu'elle pourrait avoir plus tard. Ce caractère est susceptible de subir des modifications selon l'évolution du personnage IRP.

Je suis une fille de caractère, c’est vrai je suis plutôt impulsive, je réagit au quart de tour, si quelqu’un me froisse, m’énerve, ou me frappe ? Je suis difficilement capable de lui tourner le dos, en général je lui colle mon poing dans la figure et ensuite je continue la danse avec ses potes s’ils veulent aussi se joindre aux hostilités. Mais malgré tout, je suis quelqu’un d’agréable avec qui il est appréciable de passer du temps, j’ai de la conversation, je sais être drôle quand je veux et je fais preuve d’une grande fiabilité lorsqu’il s’agit de garder un secret. Je peux être très protectrice aussi, mais je n’empiète jamais sur la vie des autres, car j’aime avoir une vie privé alors je ne ferais jamais subir au autres ce que je ne supporte pas moi-même.
J’aime garder certaine chose sous mon contrôle, c’est une manière que j’ai de me rassurer et de me dire que j’ai encore un impacte sur ma vie, en revanche certain qui ressente le besoin de garder les choses sous contrôles se montre aussi directif, ils ont besoin de tout diriger, ce qui n’est pas vraiment mon cas, je ne suis pas contre les ordres si je suis d’accord avec eux mais si je suis contre alors la… Pas besoin de préciser ce qui se passe a ce moment la.
Je suis très observatrice, j’analyse en quelque sorte les gens que je croise, je me fais une idée sur eux pour voir s’ils peuvent être un danger plus tard, et comme beaucoup le disent, je suis très méfiante. La méfiance ma permis d’éviter pas mal de situation délicate, c’est l’un de mes principaux mécanisme de fonctionnement avec celui de la survie et de ma sécurité. Je garde toujours une réserve, même lorsqu’il s’agit de ceux que je considère comme mes meilleurs amis

crackle bones




Derrière l'écran
Derrière mon écran, moi je m'appelle Kath', Kitty-Kate, Mina. Actuellement j'ai 25 ans, et je RP depuis plusieurs années déjà  Lucain J'ai pas le nombre précis là.. J'ai découvert le forum par Josette, la chaussette  Red . De moi on dit que je suis quelques peu sadique sans oublier schizophrène. D'ailleurs je trouve le forum pas encore assez schizo à mon goût et je suis content(e) d'y être. Ah j'ai un petit mot pour vous au fait : Beurre de cacahuète. Hier, je crois que c'était tartine de beurre, mais j'ai pas osé le marquer. boulet
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Dernière édition par Manea P. Anderson le Mar 28 Juil - 17:55, édité 25 fois
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 17:40

Lorsqu’une vie s'achève, une autre commence.

Folie : désertion à l'intérieur.



INTRODUCTION
La mort, ultime épreuve de la vie. On l’affronte constamment, elle nous touche, nous rappel son existence et un jour, elle nous emporte. C’est pour certain, une délivrance, un cadeau. Pour d’autre, c’est un cauchemar, elle hante chacune de nos pensées, se manifeste dans nos gestes, notre comportement et nous terrifie au point de nous couper le souffle, de nous immobiliser alors que la première chose que l’on voudrait, c’est prendre la fuite.
Pour moi, c’est autre chose. Tout ça et bien plus encore… c’est une malédiction.

Mon existence est longue, tellement longue, qu’il me serait impossible de me souvenir (si j’en avais la possibilité) de ma première vie.
Un jour, je suis un homme, un autre, une enfant. Est-ce que je peux considérer cela comme de la réincarnation ? Je ne sais pas. Est-ce possible pour une chose telle que celle-ci, de brûler les étapes et de ne pas revenir d’entre les morts en tant que bébé mais bien en tant qu’adulte ou adolescent sans garder le moindre souvenir de son existence passé ? Je l’ignore, probablement. Sinon, que suis-je exactement ? Un écho peut-être ? L’écho d’une vie passé qui se répercute et se joue de nouveau à travers moi ? C’est un peu étrange non ? Non ? bien sur que non, c’est plus qu’étrange, c’est totalement ridicule même. Un écho…
Une vie s’achève au même moment que la mienne et là, je prends les traits de cette personne et je rejoue son existence (ou une partie) jusqu'à ma mort.
Vous croyez que c’est possible vous ? Et pourtant, si c’était ce que j’étais réellement, une sorte d’écho ?
A moins que je sois comme le phoenix, que je renaisse de mes cendres mais toujours sous une autre apparence que la précédente, parfois une autre forme.
Oh et puis, je ne sais pas. Je suis incapable de dire si je suis une erreur de la nature, je ne peux même pas dire si je suis la seule à être une anomalie ou pas. A chaque fois que je reviens d’entre les morts, je ne me souviens qu’un court instant de ma vie passé, de celle que je viens de perdre avant d’en obtenir une nouvelle et lorsque ces derniers souvenirs disparaissent… je ne suis plus qu’une coquille vide.
Parfois, quelque chose accompagne ma renaissance, une marque, un handicap, un don particulier… parfois, il arrive même que mes vies passées influent sur ma vie présente. Je crois que l’on appelle ça, une mémoire génétique. En ce qui concerne la mienne, elle est irrémédiablement bloquée, mais parfois, j’ai comme des bribes de souvenirs, je vois des visages, des mots sortent de ma bouche mais je suis incapable d’en comprendre le sens car la langue auquel ils appartiennent, je ne l’ai pas apprise. Parfois même, je peux faire des choses que je devrais être incapable de faire normalement, mais ce genre de chose ne dur que l’espace d’un instant.
Oui, c’est assez perturbant à vivre. C’est l’un des inconvénients de ma condition, à croire que mon disque dur a des ratés. Mais ce n’est probablement pas ce qui me dérange le plus, pas comme ce qui je crois, est l’une des véritables raisons de ma souffrance : mes différents passés.
Si j’oublie mes vies antérieures, elles, ne m’oublient pas, jamais. Souvent, elles reviennent la nuit, pendant mon sommeil. Certaines m’attaquent pour que je les laissent entrer, qu’ils puissent reprendre la place qui fut leur avant. D’autre m’évite, me parle, m’observe comme un animal étrange et parfois même, certaine d’entre elles essayent de me protéger ou de me tuer dans mon sommeil. J’ignore pourquoi elles me hante, mais elles le font. Et bien qu’a mon réveille, je sois incapable de me souvenir de quoi que ce soit, je suis presque toujours en sueur, terrifiée et tremblant de tous mes membres.
Puis, vient le jour où je meurs. Ma mémoire enregistre tout. Chaque seconde, de chaque heure de la journée et durant des décennies, mon passé me hante tendit que j’erre tel une âme errante ici-bas jusqu’au jour, ou je reviens sous une autre enveloppe charnelle pour commencer une nouvelle vie.
Parfois, j’ai des souvenirs fictifs qui me reviennent en mémoire, parfois non. Mais jamais, je n’ai été maître de mon destin, jamais.

Mais ce qui reste qui reste le plus étrange je crois, c’est qu’en réalité, je ne disparais jamais vraiment longtemps. Quelques minutes, quelques heures, quelques jours, quelques semaines, quelques années… qu’importe. Parfois, il m’arrive de croiser quelqu’un qui fût important pour moi dans une autre vie (celle qui vient de s’achever où une autre) et si je suis incapable de savoir qui elle est, elle arrive à percevoir parfois, qui je fus pour elle.

C’est probablement pour cette raison, que je suis si souvent brûlé vive sur le bûcher. Parce qu’en réalité, c’est peut-être ce que je suis au final, une créature du diable.



Petite intro + PART1 : Un prince oublié FEAT. Luke Mitchell


Mes vies ont été nombreuses, trop nombreuse. J’ai existé partout et nulle part à la fois. Il serait trop long de parler de chacune de mes vies (surtout que j'ai dû en oublier pas mal) alors, je me contenterais de raconter seulement celles dont je me souviens le mieux ou plutôt, qui peuvent nous intéresser le plus.

....

Je m’appelle Andrew. Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Qui s’en soucis ? Vous ? Comme toutes les autres personnes vivants dans les mêmes conditions que les miennes, je ne suis qu’un esclave, un vulgaire paysan. Non, je n’ai pas d’importance. Mon labeur nourrit les riches de mon royaume alors que ma propre famille meurt de faim et de froid. Chaque jour, je travaille jusqu'à épuisement total mais même en dépassant mes limites, je suis incapable de nourrir ma famille correctement. Mon père nous a quitté. J’ignore si il est mort ou si il est simplement partie, en vérité, je m’en fou. Tout ce que je vois, c’est que ma mère utilise une partie de mon argent pour boire à la taverne et que pendant ce temps, mon petit frère et mes trois petites sœurs (deux jumelles et une fillette d’à peine 3 ans) meurt de faim chaque jour un peu plus.
Alors, du haut de mes 14 ans, je prends sur moi et je m’occupe d’eux. Je suis jeune mais j’ai la volonté de me dépasser pour protéger les miens, je n’ai pas le choix. Si je ne le fais pas, ce n’est pas notre mère qui s’en chargera et jamais, je ne pourrais supporter d’avoir leur mort sur la conscience.

Le temps passe, je grandis. Comme l’argent que je ramène ne suffit pas pour nourrir les membres de ma famille et payer les cuites de notre mère, j’ai réussi à me trouver plusieurs petits boulots qui peuvent bien payer parfois. Mais maintenant, notre mère passe ses journées à la taverne à dépenser notre argent et  c’est mon frère Lucas encore trop jeune à mon goût qui travaille pour apporter une paye supplémentaire pour pouvoir alimenter le reste de la famille. Travailler dans une forge n’est pas le plus dur pour moi. Physiquement, ça l’est, de loin. La chaleur étouffante, l’effort fournit pour forger une lame, faire attention à ne pas la louper sous peine de voir sa paie revue à la baisse…
C’est difficile, mais le plus dur pour moi et de voir mon frère de 9 ans ramener ce qu’il arrive à glaner pour m’aider à nourrir nos sœurs. Je déteste ma mère, je hais ce qu’elle me force à faire comme je hais, le fait que mon frère et mes sœurs, soit obligés de vivre cette vie.
Notre mère cache dans ses affaires quelque chose de précieux, je crois. C’est rangé dans une petite pochette sous son matelas. Alors, ce matin je suis allé dans sa chambre pendant qu’elle cuvait son vin et glissé difficilement une main sous son matelas et à récupérer ce que je cherchais. Puis, je suis sortie silencieusement de la chambre pour examiner le butin. Une bague ! C’est une bague en or, sertie de pierre précieuse ! Elle appartient à la famille royale, j’en suis certain ! Ça devrait pouvoir couvrir nos dépenses non ? Si je la vends, je devrais pouvoir offrir une vie descente à mes petites sœurs et à mon petit frère non ? Sans prendre le temps de la réflexion, je glisse la précieuse pochette dans l’une de mes poches et sort de la maison après être repassé dans la chambre et dit à Lucas de ne pas s’inquiéter pour aujourd’hui. Je lui ai promis de ramener un bon dîner, de la viande comme il nous est arrivé d’en manger avant que notre père part et nous laisse seuls avec cette vieille loque.

Alors, je pars à la recherche de quelqu’un prêt à acheter ce bijou. Mais ici, personne ne veut se mettre la famille royale à dos alors, ils me disent tous qu’ils ne peuvent rien pour moi. Qu’est-ce que je peux faire maintenant ? Je viens d’épuiser mon dernier recourt, je ne peux pas rentrer les mains vides, pas encore ! Mes petites sœurs sont malades, elles se privent pour nourrir la plus jeune mais à force, elle meurt de faim, je ne peux pas les laisser mourir sans rien faire !
Mon regard se dirige vers l’imposant château de notre roi et soudain, j’ai une idée. Si la famille royale tient à se bijou, peut-être voudra t’elle me le racheter ? C’est une idée stupide, mais je n’ai pas d’autre choix. Malheureusement, je ne suis pas aussi habile et silencieux que les bandits qui nous dépouille et voilà que je suis attrapé par la garde et emmené face au roi qui en voyant la bague, fronce les sourcils et me regarde d’un ai sévère.
«  Ou l’as-tu trouvé ? A qui l’as-tu volée ? »
Une rumeur raconte que le roi avait un fils mais que celui-ci lui fut enlevé par des bandits alors qu’il n’était encore qu’un bébé. La reine avait été tuée selon la rumeur, en voulant protéger son fils et depuis, le roi n’a eu de cesse de retourner ciel et terre mais jamais il n’a retrouvé sa chair et son sang. Alors, lorsque je redresse la tête et lève mon regard vers lui sans dire un mot, celui-ci ce met en colère et sans prendre la peine de m’adresser un regard, il demande à ce que je sois jetée au cachot et ordonne que je sois pendu le lendemain pour l’exemple.

Je n’ai pas dormi de la nuit, je ne pouvais pas. Savoir que je vais mourir me met en colère autant que ça m’inquiète. J’aurais du implorer sa clémence, lui dire que je n’avais ce bijou c’est ma mère qui le détenait et que je voulais seulement sauver ma famille d’une mort atroce ! Malheureusement, j’ai beau utilisé le peu de force qu’il me reste pour me faire entendre de quelqu’un, rien ne change. Ils sont déjà en train de préparer ma mort, je le sais.
Plus tard dans la journée, on vient me chercher et je suis emmené à l’extérieur, ou je suis exposé à la vue de tous. Mon regard cherche dans la foule les membres de ma famille, priant pour qu’aucun d’eux ne soit présent mais à mon grand effroi, notre mère est venue accompagnée de mes petites sœurs et de mon petit frère. Je la maudit intérieurement d’avoir osé imposer ça à notre famille, je la vois qui crie, elle me traite de salle fils de riche et demande avec les autres que je sois pendu. Sur le moment, je ne tique pas. Mon attention est portée sur mon frère et mes sœurs et à voix basse, dans un murmure, je leur souffle que tout ira bien, que tout va s’arranger, mais Lucas sait que c’est faut. Il me jette un regard assassin et tourne la tête tendis mes sœurs jumelles (Lya et Sophia) pleurent à chaude l’arme et crie mon nom désespérée.
Je suis placé sous une trappe. Un homme me passe la corde au cou et mon regard se porte sur le roi qui me fixe d’un air mauvais avant de prendre la parole pour énoncer à la foule, ce dont je suis accusé.
« Avez-vous une dernière volonté ? »
J’ai tant de chose à dire mais au final, je choisie de garder le silence jusqu’à la fin. Le roi ordonne que l’on abaisse la trappe et je ferme les yeux. J’ai l’impression que cela met des siècles et la seule chose qui me vient à l’esprit, alors que le silence est complet, c’est de chanter une chanson qui hante ma mémoire depuis que je suis petit et que j’ai chanté de nombreuse reprise à mes sœurs pour les endormir. On n’entend plus que moi et j’ai l’impression que le temps s’écoule au ralentit alors qu’en réalité, très peu de temps ne s’écoule entre le début de ma chanson et la trappe qui se dérobe sous moi.
Ma voix arrive aux oreilles du roi et je l’entends crier quelque chose mais au même moment, la trappe s’ouvre et mon corps inerte balance au bout de la corde, la nuque brisée.

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Dernière édition par Manea P. Anderson le Lun 27 Juil - 2:18, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 17:40

Lorsqu'une vie s'achève, une autre commence.

Folie : désertion à l'intérieur.



PART 2 : Kahlan. La réincarnation d'une déesse FEAT. Abigail Breslin

On dit, qu’une déesse, Karan, est à l’origine de la création de ce royaume et que moi, Kahlan, je suis sa réincarnation.

Pourtant, l’histoire est tout autre. Il y a bien longtemps, cet endroit avant qu’il ne devienne cet immense royaume, était habité par des gens simple et totalement coupé du reste du monde. Ils n’avaient jamais entendu parler de magie et vénérer avec un dévouement sans limite, notre mère la terre. De nature, ces gens était bon, accueillant, naïf aussi, si bien que parfois, les voyageurs qui venaient à découvrir l’existence de ce peuple profitaient ouvertement d’eux. Un jour, un bandit découvrit l’existence de ce petit village paisible. Il pilla ses hôtes, profita des femmes du villages et reparti au bout de quelques jours, se promettant de revenir bientôt et c’est ce qu’il fit. Quelques semaines plus tard, il revint avec les membres de sa guilde et ils commirent des atrocités sans nom. Ils pillèrent le village (en particulier les lieux sacrés), violèrent les femmes et tuèrent un nombre incalculable de personne, juste pour le plaisir de la chasse et parce que pour certain, ils avaient décidés de se rebeller. Puis, un jour, lassé de tout ça, la guide repartie en promettant néanmoins aux villageois de revenir très bientôt. Les habitants avaient peur, car ils n’avaient jamais encore, rencontrés d’être aussi cruels et aussi puissant avant eux. Car oui, les bandits comptaient dans leur rang un puissant sorcier capable de dompter les éléments sans compter que certaine de leurs armes étaient étrange, magique même !
Dès lors, les choses se empirèrent rapidement. Les bandits revinrent de plus en plus souvent, massacrant sans compter les villageois, pillant leur maigre récolte, violant les femmes et les enfants… Alors, un soir de pleine lune, tous les habitants du village, se mirent à prier ensemble pour que notre mère la terre, la mère protectrice, les protèges de ces bandits.
Le destin fit bien les choses puisque quelque part, non loin de là, se trouvait une sorcière très puissante.
Et cette sorcière était en réalité une princesse. Fille d’un roi et d’une reine aimant et attentionnés, la jeune femme était bienveillante et protectrice envers les sujets de son royaume. Elle avait même décidé d'apprendre la magie, pour les protéger des maladies, des maigres récoltes et des bandits qui agressait fréquemment tous les habitants de son royaume.  Mais à la mort de sa mère, tout bascula et la jeune femme se retrouva très vite obligée de prendre la fuite, menacée elle-même de mort, par un ennemi redoutable.

Lorsque Karan fit la découverte de ce village, celui-ci était en feu et en sang. Elle usa de ses quelques capacités au combat et de sa magie pour faire fuir les bandits ce qui impressionna tellement les villageois, qu’ils crurent tous qu’elle était une puissante déesse protectrice envoyée par leur déesse en réponse à leur prière.

….

Maintenant, parlons de moi. Je m’appelle Kahlan et je suis une gardienne, la gardienne du royaume d’Istalia.
Depuis des générations, les gardiennes (comme moi) protègent le royaume et plus précisément, le village. Elles apportent joie, prospérité, espoir et renforce l’esprit de combativité des habitants du royaume. Je ne suis pas de famille royale, je n’ai pas de pouvoir non plus. Pourtant, dans tout le royaume, on me considère comme une divinité ou plutôt, la réincarnation humaine d’une divinité, Karan, déesse protectrice de la terre.
On m’a désignée très jeune pour être gardienne parce que sur le dos de ma main droite, on trouve une petite tache en forme d’arbre sans feuille, la marque des protectrices. Ma vie étant constamment en danger, j’ai été enfermée dans un endroit sûr, plus vaste, imposant et luxueux que le plus beau des palais. Cet endroit sera ma dernière demeure ainsi que ma prison. C’est une cage dorée construite pour nous, les gardiennes. Ici, on l’appel le temple des protecteurs et plus précisément, le temple de Karan.

.…

J’ai été trahie. Je n’arrive pas à y croire, j’ai été trahie ! L’un de membre de ma garde personnelle, j’ignore pourquoi, m’a trahie. Mais moi… a quel point ai-je été idiote ! Vous savez, quand on vie enfermée quelque part sans jamais pouvoir sortir et voir l’extérieur qu’a de rare occasion de son balcon, toutes les occasions sont bonnes a prendre pour visiter l’extérieur. Moi, tout ce que je voulais, c’était avoir la chance de sentir la terre sous mes pieds ! De respirer l’air frais et de pouvoir m’installer sous un arbre pour profiter de la vue et pourquoi pas, sentir le vent frais caresser mon visage ?
Mais au lieu de ça, il m’a juste emmenée au fin fond des bois puis il m’a avoué qu’il attendait ce moment depuis longtemps. Sur le moment, je n’ai pas compris jusqu’à ce que je me retrouve, traquée par une bande de fou. Pourquoi on t-il fait ça ? Je l’ignore. J’ai couru, j’ignore pendant combien de temps, morte de peur. Par un pur hasard et avec beaucoup de chance, j’ai réussi à en maîtriser un, puis un autre, certains ce son même entre-tué par accident malheureusement, l’un d’eux, probablement le plus fort, m’a attrapée par derrière puis, il m’a enfoncé une lame dans le dos.

J’imagine que jamais personne ne saura ce qui m’est arrivé, ni même, où se trouve mon corps. Je suis Kahlan, la gardienne protectrice du royaume et j’ai failli à ma tache. Heureusement, quelque part, comme tout le monde, je suis remplaçable. J’imagine qu’ils choisiront une fille qui me ressemble, pour ne pas ébruiter ma soudaine disparition… Quelle idiote j’ai été de croire, que je pouvais faire confiance à quelqu’un pour qui je… à croire qu’en réalité, on ne peux jamais faire confiance à personne, même pas à ceux qu’on aime, jamais.


PART 3: La petite princesse rebelle au coeur d'un terrible secret FEAT. Bridget Regan



INTRODUCTION

Je ne sais pas par où commencer. Pourtant c’est logique, vous ne trouvez pas ? On commence toujours par le début. Sauf que pour moi… l’histoire remonte à bien avant ma naissance. C’est un enchaînement d’événement qui on mené à ce que je suis aujourd’hui. Une jeune femme qui n’est même pas capable de savoir ce qu’elle est vraiment.

Je vais donc, commencer par ce qui me semble le plus important : l’avant.
Cette histoire parle de deux jumelles, deux magnifiques jumelles en réalité. Grandes, élancées, des yeux de la couleur de la lave en fusion, des cheveux châtains bouclés, elles étaient toutes deux magnifique.
Pourtant, même si le physique ne semblait pas pouvoir les différenciés, quelque chose d’autre le pouvait : ce qu’elle était vraiment.
La première, plus vieille de quelques minutes, était peu appréciable, dédaigneuse et mauvaise. Elle voulait toujours plus qu’elle ne pouvait obtenir, elle voulait être reine. Plus encore, l’égale d’un dieu. Elle rêvait d’être une déesse et d’avoir à ses pieds, tous ceux et celles qu’elle désirait.
La seconde, elle, était plus raisonnable, comme son père. Elle était aimable, souriante et avait la main sur le cœur.
Toutes deux si différentes, étaient pourtant liées à un tel point, que chacune d’elles pouvait ressentir les souffrances de l’autre.
Ainsi, rien ne pouvait les séparer l’une de l’autre. Ni la famille, ni les garçons, ni la pauvreté et même le temps n’avait réussi à avoir raison de leur lien profond. A chaque étape de la vie, aussi dure soit-elle, elles restaient ensemble, avançaient ensemble et souffraient ensemble.
Cependant, l’une d’elle, ne voulait plus de cette vie de misère et de pauvreté, ni pour elle, ni pour sa sœur. Elle rêvait de vivre dans un grand château, de mettre le monde à ses pieds, d’avoir tout ce qu’elle pouvait désirer et bien plus encore… Mais comment aurait-elle pu l’obtenir ? Si ce n’est que par la magie ?

Alors que sa sœur restait sagement à la maison à aider le voisinage du mieux qu’elle le pouvait en tant que guérisseuse de fortune (utilisant donc les plantes et autres ingrédient pour en faire quelques remèdes), la plus âgée, elle, essayait à tout prix de se faire remarquer par tout les moyens qu’il lui était possible d’utiliser, mais en vain. Bien que sa beauté soit hors du commun, aucun noble n’osait s’approcher d’elle, jamais, car elle était bien trop pauvre et trop sale.
Puis un jour, après un énième échec, elle fit la connaissance d’une femme qui lui assura, de pouvoir lui faire obtenir tout ce qu’elle désirait en échange d’une chose, une seule. Son obéissance et de sa dévotion la plus totale.
Cette femme, était une sorcière, la plus redoutable et la plus cruelle du royaume et jamais personne, n’avait oser s’en prendre à elle, de peur d’en subir les conséquences. Et cette femme avait vu en Eida un potentiel si grand et un désire si ardent, qu’elle n’eut pas besoin d’attendre sa réponse.

Ainsi donc, chaque soir, Eida sortait de la maison quand elle pensait que sa sœur était en train de dormir, pour rejoindre la sorcière dans sa majestueuse demeure. Sa soif d’apprendre, de vengeance et de pouvoir était telle, qu’elle n’avait aucune limite et apprenait tout ce que la sorcière voulait bien lui apprendre.

Pendant se temps, Sansa restait seule, repliée sur elle même à attendre que le temps passe, les larmes aux yeux. Chaque jour de plus en plus, elle pouvait sentir cette étrange colère l’envahir et cela lui faisait peur, elle en était terrifiée. Mais que pouvait-elle faire ? En parler à sa sœur ? Non, Sansa ne pouvait pas inquiéter sa sœur, elle ne pouvait pas la décevoir, jamais. Sa sœur, qui travaillait tant pour rapporter du pain sur la table pendant que elle, gardait la maison propre et aider le voisinage sans jamais rien demander en retour. Parfois, on lui offrait quelques compensions, mais celle-ci n’était jamais assez grande pour les faire vivres toutes les deux.

Le temps passa, jusqu’au jour, ou la sorcière demanda à Eida d’emmener sa soeur. Celle-ci médusée, n’arrivait pas à en croire ses oreilles. Ne lui suffisait-elle pas ? Pourquoi voulait-elle voir sa sœur ? Avait-elle l’intention de la remplacer ?
Mais la sorcière, elle, voyait bien plus loin encore, quelque chose de bien plus grand, de bien plus ambitieux.
Depuis le début, elle connaissait l’existence de Sansa, comme elle savait aussi, que les deux sœurs étaient dotées d’un lien rare et puissant. Néanmoins, elle se doutait que jamais, au grand jamais, Eida n’aurait mêlé sa sœur Sansa à une telle histoire car au fond d’elle, elle avait toujours envie protéger sa sœur. D’être encore et toujours, la plus forte des deux.
Cependant, ce que la sorcière savait aussi, c’est qu’après avoir goûté au pouvoir, Eida ne pourrait plus jamais s’en passer, car c’était devenu pour elle, comme une drogue, elle avait besoin d’en savoir toujours plus et que privée de se pouvoir, elle serait beaucoup plus enclin à coopérer, même si cela prendrait un peu de temps.
Malheureusement, elle ne si était pas trompée.

Durant une année entière, Eida réussi à tenir le coup. Elle cessa alors d’aller voir la sorcière et repris sa vie misérable, mais bien que les tours qu’elle avait apprit lui étaient très utiles, elle n’en avait jamais assez, elle avait besoin de plus, toujours plus et finalement, arriva le jour ou elle céda.

La sorcière, l’attendait devant la porte de son imposante et sombre demeure, affichant un sourire triomphal sur ses lèvres.
Elle savait qu’une sorcière telle qu’Eida serait puissante, elle n’en avait jamais doutée. Mais qu’en serait-il, de deux sorcières liées l’une à l’autre, capable de combiner leur propres puissance pour n’en obtenir qu’une seule et unique au final ? Ses deux jeunes femmes seraient son assurance vie, elle qui commençait à se faire vieille et avait beaucoup d’ennemi.
Pour elle, jamais qui que ce soit ne pourrait l’atteindre, elle était protégée. Ce qu’elle ignorer alors, c’est qu’elle venait d’éveiller la colère d’Eida qui après ça, attendit patiemment son heure pour prendre sa revanche.

Chapitre un : L’ombre


Une enfance comme la mienne est plutôt sympa à vivre, surtout lorsque l’on vit dans un immense château comme moi. Cette immense et imposante demeure tout comme ces environs, sont mon terrain de jeu. Je grimpe, je cours, je glisse, je me cache… je n’ai aucune limite et le peuple rie de bon cœur en imaginait quel bêtise encore, je vais faire cette fois. Mes parents aussi d’ailleurs, même si dans le fond, ils ont peur pour moi tous les deux.

10 ans, c’est le jour de mon dixième anniversaire et je dois me dépêcher de rentrer à la maison !!! Je viens de me souvenir de ça, à l’instant même, alors que je suis en train de grimper à un arbre, pour rejoindre mon meilleur ami Steeve, qui m’attend en me traitant de chochotte sur sa branche.
Attend… moi, une chochotte ?
Puis il crie plus fort en riant : « Faite attention votre altesse, il ne faudrait pas que vous vous cassiez un ongle ! » et moi, sur le coup, je suis tellement perturbée que je lâche prise et me voilà tombée en arrière, sur le dos. J’en ai temporairement le souffle coupé et Steeve saute de sa branche pour me rejoindre. Nous étions mort de rire tous les deux, se moquant du ridicule de ma chute et du petit crie que j’ai poussé en avant de tomber a terre, lorsque mon anniversaire, me revient en mémoire et je pousse un petit grognement avant de lui dire alarmée :
Il faut que je parte. Sinon…
Mais déjà, voilà que deux ombres se dessine sur le sol de la forêt, la garde m’a retrouvée. Enfin, ça ne sera pas la première fois qu’ils me ramèneront à la maison dans cet état.

C’est encadrée par deux hommes en armure que je suis ramenée au château les cheveux en batailles, des brindilles et des feuilles mortes dépassant de ce qui fut autrefois, ma coiffure. En faite, j'ai de la terre et de la poussière partout sur mon visage et mes habits, je suis sale de la tête au pied. A la vue de mon état, mère me lance un regard noir, mais sa fausse expression furieuse est trahie par un rictus amusé.

Il me faut une douche et des heures de préparations pour qu’enfin, je ressemble à la princesse que je suis et non à une sauvage. Je n’aime pas les robes et encore moins lorsqu’elles ont autant de froufrou, j’ai l’impression de ressembler à une énorme meringue blanche mais comme je suis une princesse, je n’ai pas vraiment le choix. Après tout, il faut que je sois présentable hein ?
Vous savez, parmi les nobles, je suis considérée comme une chose étrange, un objet cassé. Ils pensent que je suis stupide et que je ne peux pas comprendre ce qui se dit sur moi, pourtant, ils se trompent, tous.  

Mais je n’en ai que faire de tout cela, leur avis m’importe peu. Ils ne jouent les faux culs avec moi, seulement parce que je suis une princesse, une enfant de sang royale et cela m’amuse beaucoup finalement. Le plus drôle, reste le moment ou ils parlent dans leur coin, jusqu’à ce que je fasse connaître ma présence. A cet instant, lorsqu’ils découvrent avec stupeur qu’ils ne sont plus seuls, voir cette expression de d’intense gêne sur leur visage, ainsi que d’entendre leur bien piètre excuse ou leur bégaiement soudain, me fait toujours sourire.

Pourtant, ce soir là, même mes plus petits plaisirs ne m’enchantent guère. Peut-être, est-ce parce que j’ai grandit, ou peut-être, est-ce parce que depuis quelque temps je me sens étrange. En tout cas, cette fête ne m’amuse pas et je suis comme une étrangère, à ma propre soirée, à mon propre mode de vie.
Je sourie, salue poliment mes invités, donne le change pour voir sur le visage de mes parents, une expression illuminée par la joie mais moi, je ne le suis pas, joyeuse.
Alors, discrètement, voilà que je me faufile hors de la salle de bal, pour sortir à l’extérieur et prendre l’air. Mère ne tardera pas à comprendre que je suis absente tout comme père, les convives et la gardes qui ne tarderont pas à fouiller les moindres recoins du château pour me retrouver. Mais je ne saurais expliquer pourquoi, j’ai ressenti le besoin de sortir, comme un appel irrésistible que l’on m’aurait lancé. A présent, me voilà seule, devant le château à attendre, je ne sais trop quoi. Mais alors que je lève les yeux, je me rends compte d’une chose étrange. La nuit, le ciel déjà noir semble devenir plus obscure encore, comme si l’obscurité engloutissait la lumière des étoiles puis, j’entends un bruit, me retourne et pousse un crie horrifié. Devant moi se dessine, une silhouette faite de fumée noire. Paniquée, les larmes aux yeux, voilà que je cours aussi vite que je le peux et que je rentre dans le château ou ma mère se saisie de moi et me colle contre elle, me caressant les cheveux.
Je n’ose lever les yeux vers elle, terrifiée par ce que j'ai vu. Qu'est-ce qui c'est passé ? Qu'étais-ce donc cette chose ? Je m’étrangle dans un sanglot et pleure plus fort encore, les images de ce nuage de fumée formant une silhouette défilant en boucle dans mon esprit. Intérieurement, je suis au plus bas.
Je ne saurai dire pourquoi, mais j'ai eu l'impression qu'elle est venue pour moi, l'ombre. Je crois qu'elle veut me tuer !!!!
Tendis que ma mère s’accroupit et me chuchote à l’oreille des mots rassurant, j’ai l’impression l’espace d’un instant, de percevoir dans sa voix, quelque chose d’étrange.
Je crois que mère à peur aussi.

Chapitre deux : M. Jekyll & M. Hyde

Je ne me souviens pas de tout. Seulement de m’être réveillée sur un sol dur couvert de poussière, de la terre dans la bouche avec une douleur a l’arrête de la tête qui me lançait encore et encore. Je n’ai pas ouvert les yeux sur le coup. Je me suis contentée de recracher la terre dans ma bouche, puis de porter à l’arrière de mon crâne, le bout de mes doigts pour voir ce qui me faisait si mal. J’avais espéré, je l’avoue, sentir une très légère bosse à l’arrière de mon crâne mais au lieu de cela, j’ai sentie quelque chose de liquide, de poisseux.
J’ai aussitôt compris, mais ce n’est qu’en ouvrant les yeux, que j’ai vraiment compris ce qui m’était arrivé… j’étais blessée !
J’ai voulut me relever, mais peut-être ai-je été trop rapide car aussitôt, voilà que je suis prise de vertige.
« Hé, doucement. Tu t’es reçu un sacré coup sur la tête ! »
Les sons sont étouffés, ma vue se trouble puis tout devient noir. Lentement, je sombre dans l’inconscience…


Lorsque je me réveille, je suis debout. Je ne comprends pas jusqu’à ce que je me rende compte que je tiens quelque chose dans ma main. Je baisse les yeux et pousse un crie d’effroi. Horrifiée, je lâche le poignard ensanglanté, je recule du pas et met mes mains devant moi. Je suis couverte de sang ! Par terre, sur la pierre recouverte d’une fine couche de poussière, je vois des traces de sang, beaucoup de sang. Ma vue se brouille. J’ai envie de fuir, pourtant, tremblante, j’avance dans la grotte terrifiée à l’idée de ce que je pourrais y trouver.
A chacun de mes pas, j’ai l’horrible impression que mon cœur va quitter ma cage thoracique et s’enfuir sans moi, mes pensées sont chamboulées et je suis incapable de réfléchir correctement. Je me rapproche du mort, j’en suis certaine car plus j’avance dans la grotte, plus les traînés de sang son importante.
Puis, à un tournant, je vois des traces de doigts ensanglantées sur la paroi. Je ne sais pas pourquoi j’ai fais ça, mais instinctivement, j’ai superposée le mienne pour voir ci c’était bien ma main qui avait laissé ces traces. Je ne sais pas, peut-être que si j’avais pu constaté que j’avais eu tord, je me serais sentie mieux ? Mais non, même sans coller mes doigts sur la paroi, je pouvais voir que c’était bien moi qui avais laissé cette trace. Je suis autant effrayée que perplexe. Comment aurai-je pu faire une chose sans en avoir conscience ?

Maintenant, que je suis proche du corps, je suis paralysée. C’est ma main qui a laissé cette trace, j’ai tué un homme !!!
Non, je ne peux pas avoir fais ça, pas moi ? Pourquoi aurai-je tué quelqu’un, moi ? Je ne suis pas une meurtrière, je suis une princesse aventurière, c’est comme ça que Steeve m’appelle, la princesse aventurière. Pas la princesse meurtrière ! Si ça se trouve, j’ai juste trouvé cet homme mort et j’ai voulut l’aider… J’ai pris le poignard à son agresseur…. JE NE SAIS PAS !!!
Je... je n’étais pas seule à mon réveille, j’ai entendu une autre voix, peut-être que c’était elle qui… OH MON DIEU !!
Je met mon visage entre mes mains et tente de respirer calmement mais j’en suis parfaitement incapable, même avec tous les efforts du monde.
Puis, mes jambes avances, je ne sais pas, est-ce moi qui avance malgré ma peur ?
Puis, je m’arrête car je butte contre quelque chose de dur. Je n’ose ouvrir les yeux de peur de voir le mort mais pourtant, sans comprendre se qui m’y pousse, mes doigts s’écartent légèrement et la, lorsque mes yeux s’ouvrent lentement et que je vois ce qui fut autrefois un homme et une femme, je pousse un crie si perçant que j’ai l’impression que la terre tremble sous mes pieds et que la grotte va s’effondrer.
Puis, je me sens défaillir et je tombe en arrière, épuisée.
En ouvrant les yeux une dernière fois, il me semble voir un visage familier, celui de ma mère qui me sourie. Et voilà qu’a nouveau, je sombre dans l’inconscience.

Chapitre trois : Eida

La première chose que dont je prends conscience, c’est que je suis dans un lit. J’ouvre des yeux ensommeillés sur le plafond de ma chambre et un sourire se dessine sur mes lèvres. Tout cela n’était qu’un cauchemar, c’est tout. Pourtant, je ne peux m’empêche de me dire, que ce cauchemar était troublant de réalisme. Après tout, père ne cesse de me répéter que le cerveau est une chose fascinante et qu’il dispose d’un pouvoir bien plus grand que ce que l’on ne peut imaginer, pourquoi ne serait-il pas possible, que j’ai imaginé cela, tout bêtement ?
C’est rassuré que je repousse les draps et tente de me relever quand des mains me pousse à me rallonger. Le visage de ma mère, souriante, m’apparaît et c’est avec une voix douce et apaisante qu’elle me répond :
« Restez couchée mon enfant, je vous en pris. Le traumatisme que vous avez subi était très violent, avez besoin de te reposer… »
Et là, tout mon monde bascule et je perds pied. Je sens ma panique revenir, mes yeux me brûle, ma gorge me fait mal… j’ai vraiment tué cette homme alors, ai-je envie de crier, mais je n’y arrive pas, c’est comme si quelqu’un m’avait privé de ma voix.
Alors, j’essaie de me relever pour m’enfuir, mais comme je n’y arrive pas, je me débats encore et encore en criant qu’elle doit me laisser partir car je ne suis pas normale, je suis un monstre !
–  Je veux mourir ! Je ne mérite pas de vivre, laissez-moi ! Vous ne comprenez pas, j’ai tué cet homme et cette femme, je les ai MASSACRES !!!
A ces mots, mère se fige aussitôt. Ses bras lâche leur emprise et c’est la première fois que je vois apparaître sur son visage une expression de profonde tristesse. Moi, en pleure, je me recule et me retrouve assise collée contre la tête de lit en bois sculpté. Cela me fait mal au dos et portant, je me recule d’avantage au point, ou j’en arrive à en pleurer d’avantage.
–  J’ai mal, tellement mal ! J’aimerai que ça s’arrête, pourquoi j’ai si mal ! Je vous en pris, faite quelque chose !
Crié-je alors, en regardant ma mère qui pleurait elle aussi. C’est comme si je venais de perdre une partie de moi, comme si l’on m’arrachait le cœur lentement avec une petite cuillère pour me faire souffrir d’avantage. Penser que j’ai pu être responsable d’un tel crime, que j’ai pu faire un tel chose me terrifie, j’ai tellement peur !
« J’ai tellement espérée avec vôtre père, commence telle la voix tremblante, que ce moment m’arrive jamais, vous ne méritez pas une telle chose mon enfant, pas vous… je »
Mère allait elle s’excuser ? Pourquoi dit-elle cela ? Et pourquoi d’excuserait elle ? Elle n’est responsable en rien de ce qui m’arrive, elle ne peut pas !

Quoi ? Dis-je en fronçant les sourcils, perturbée. Mais pourquoi dites-vous cela mère, comment pouvez vous…
Mais, elle me coupe la parole et prends mes mains dans les siennes. Elle me fixe comme ça, un long moment, pousse un soupire, puis, voilà qu’elle se lance et me raconte l’histoire de sa vie, sa vraie vie.
« Je ne suis pas une princesse, commence t-elle, mon père et ma mère n’était pas roi et reine, mais de simple paysan. Mon père était un très bon forgeron, ma mère, une guérisseuse. Elle aidait les gens ne notre royaume par ces remèdes et ces conseils, elle n’avait rien de bien particulier. Mais parfois, la reine faisait appel à elle lorsque le guérisseur royal ne pouvait être utile parce que l’on disait, que ces remèdes venaient d’un autre monde, qu’elle avait des connaissances que les gens de ce monde, n’avaient pas. »
Je me crispe un peu, ma mère le sent. La, maintenant, j’ai du mal à garder mes mains dans les siennes, j’ai envie de tirer et de crier plus fort encore, pour lui faire comprendre à quel point je suis vexée qu’elle m’ait menti et pourtant, ce n’est que le début de l’histoire. Alors, si elle continue à me raconter sa vie… que va-t-il se passer ?
Je commence à m’agiter nerveusement sur le lit, puis, j’ouvre la bouche pour parler, pour lui supplier de ne pas m’en dire plus, disposée même, à feindre que tout va bien mais elle reprends :
« J’avais aussi une sœur, une jumelle en faite, Eida. Elle était… Eida était quelqu’un de bien, mais ce n’est pas cette facette d’elle que les autres voyait. Elle et moi, étions liés. Notre lien était profond et puissant. Je pouvais ressentir la douleur et la souffrance de ma sœur, comme je pouvais ressentir parfois, ce qu’elle ressentait comme si cela venait de moi et non d’elle. De temps en temps, il m’arrivait aussi de voir à travers ses yeux, ou de lire dans ses pensées… enfin, c’était plutôt une intuition. C’était… c’était comme si je savais sans savoir. Peut-être étais-ce du à nôtre lien, mais j’arrivais à percevoir à travers ce qu’elle ressentait, ce à quoi elle pouvait penser. Avec le temps, ce lien c’est encore plus développé, c’était… »
Elle ne termine pas sa phrase. Ses yeux sont perdus dans le vide et moi, je la regarde, complètement larguée, partagée entre la colère et la peine.
« Eida à fait une erreur quand elle était jeune, une très grosse erreur, elle à vendu son âme au diable. Cette vieille sorcière… »
Se souvenir lui inspire beaucoup de colère… peut-être même de la haine ?
«  …l’a utilisée ! Elle lui à fais miroitée la puissance suprême, notre monde à ses pieds, elle à utilisé sa plus grande faiblesse pour se jouer d’elle, tout ce qu’elle voulait en faite, c’était nous, notre lien. »
Pourquoi voulait-elle cela ?

Mère reporte soudainement son attention sur moi, sans doute surprise que j’ose lui adresser la parole. Puis, elle m’adresse un petit sourire timide, avance ça main pour repousser une mèche rebelle derrière mon oreille puis au dernier moment, hésite, se ravise et continue :
« Tout personne apprenant l’art de la magie peut devenir puissante, très puissante même. Cependant, aucune n’est capable de combiner sa propre puissance à celle d’une autre personne, pour n’obtenir en retour, qu’une seule et unique puissance, capable de balayer toutes les autres sur son passage. C’est ce qu’elle avait supposé pour elle comme pour moi. C’est pour cette raison que bien plus tard, elle a demandé à Eida de me présenter à elle. »
Et c’est ce qu’elle a fait hein ? Dis-je avec dégoût. Elle vous a trahie, elle vous a…
« Non, me coupe t’elle aussitôt, vous ne comprenez pas ! »
Oh si, je comprends très bien. Eida a trahie mère et la vendue à cette sorcière pour accomplir je ne sais quel… dessein tordu ! Il n’y a pas d’excuse, pas d’explication à cela, elle à choisie de trahir sa chair et son sang au détriment de quoi ? D’une chose qui ne fait que détruire tout ce qu’elle touche ? Je n’aime pas cette femme, tout comme je n’aime pas, ces êtes qui use d’un art aussi dangereux pour faire le mal.
«  Eida. Votre tante… elle ne pensait pas à mal lorsqu’elle a fait cela. D’ailleurs, elle ne se l’ait jamais vraiment pardonnée. Mais elle pensait qu’après cela, nous pourrions avoir une meilleure vie toutes les deux, comprenez-vous ? La sorcière savait quel danger nous représentions pour elle, tout comme elle savait, qu’elle puissante protection nous serions contre ses ennemis qui gagnait en puissance de jour en jour. Ce qu’elle ne savait pas en revanche, c’est ce qu’elle allait éveillé chez Eida, une colère si grande, si destructrice, qu’elle a fini par se retourner contre sa créatrice. Eida a tué la sorcière en puisant dans mon pouvoir et a prit sa place. »
Génial ! Enlevons donc un monstre de son trône, pour y mettre un autre à la place, qu’elle merveilleuse idée.
« Notre vie était bien meilleur après cela, mais toute cette colère, toute cette haine, à finir par m’atteindre à mon tour et je…
Mon enfant. Qetsiyah. Je n’ai pas toujours fait de bonne chose, j’ai même fais beaucoup d’erreur. Je n’ai pas pu aider ma sœur, je l’ai abandonnée alors qu’elle avait besoin de moi et je lui ai volé une chose. Cette chose elle y tenait énormément, plus que vous ne pouvez l’imaginer. Je n’avais pas le choix, mais pour cela, elle c’est vengée sur vous. Elle… Elle savait que vous étiez prédestinée à la magie, dès votre plus jeune âge vous usiez de magie.
»
A ce stade, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Moi, pratiquer la magie ? Ridicule voyons, ce n’est pas comme si cela était transmit de génération en génération ! Et puis, si je pouvais faire de la magie, comment ce fait-il, que doive mettre plusieurs heures pour me préparer chaque matin ? Ridicule, cela et parfaitement ridicule.
« … elle vous a jeté un sort ! »
Quoi ?! Crié-je instantanément, sortie précipitamment de mes pensées par cette dernière phrase que j’avais entendue. Elle m’a jeté un sort à moi ? Mais pourquoi ?!
« Vos pouvoirs sont liée à votre conscience tout comme à votre inconscient. Chaque fois que vous étiez heureuse ou malheureuse, vous utilisiez votre pouvoir et cela, vous rendez potentiellement dangereuse pour vous comme pour les autres. Qetsiyah, je ne viens pas de ce monde ! Je viens d’un monde ou la magie, notre magie, fonctionne différemment de celle présente dans ce monde, elle coule dans nos veines, se ne sont pas juste des incantations récitées, c’est bien plus que cela ! C’est… »
Non là, ça va beaucoup trop loin. Je n’ai pas de pouvoir magique, je dois encore prendre un cheval pour aller quelque part. En plus, je suis née ici et non je ne sais ou. Alors, non, définitivement non, je n’ai pas de pouvoir. Mais enfin, que lui arrive t-il ? Lui a-t-on jeté un sort ? Eida, s’amuse t’elle à mes dépends ?
Je ne sais pas si cela et le fait d’un sort ou je ne sais autre quel manipulation, mais je n’ai pas de pouvoir magique, ce ne sont que des inepties. Je n’en ai jamais eu, n’en ai pas et n’en aurais jamais, vous m’entendez ? Jamais mère.
« Je vous ai jeté un sort Qetsiyah ! » me lance t’elle alors, d’une voix forte.
« J’ai lié vos pouvoir à une partie de vous et l’ai enfermée entre quatre mur pour que plus jamais, elle ne vous tourmente, mais j’ai eu tord ! Continue t’elle, car cela n’a fait que rendre les choses plus difficile encore. Qetsiyah, j’ai comme séparée votre âme en deux et j’y ai attaché vos pouvoirs, puis, j’ai enfermé cette partie de vous pour que jamais, vous n’ayez à subir les conséquences de mes erreurs. Mais elle c’est libérée ! Je ne sais comment, mais l’autre partie de vous, c’est libérée et c’est elle qui a commis ces choses ! »
Et la, j’explose de rire. Tout cela et d’un ridicule... puis, mes souvenirs de la grotte me revienne en mémoire. Moi, reprenant connaissance debout, un poignard à la main, couverte de sang, les traces de doigts sur la paroi rocheuse, les corps atrocement mutilés de cet homme et de cette femme…
A ces souvenirs, j’ai un haut le cœur et je détourne la tête et m’approche du côté du lit pour y vomir. Après ça, je me sens mieux, mais je m’en veux un peu, aussi.
Qu…Qu’est-ce que je suis ? Dis-je en regardant le sol, est-ce que je suis un monstre moi aussi ?
« Non, bien sûr que non, me répond t-elle alors tout en me caressant les cheveux. Vous êtes ma fille et cela, ne changera jamais. »

Chapitre quatre : Prisonnière.

Grandir avec un tel poids sur les épaules n’a rien de simple. Comme nous ne savons pratiquement rien de « l’autre », mes parents ont décidé de me garder à l’abri dans le château. Ça a marché pendant quelques jours mais finalement, l’autre c’est manifesté pendant la nuit, lorsque mes défenses étaient les plus vulnérables et c’est enfui du château après avoir presque entièrement détruit ma chambre.
Je n’ai aucun souvenir de ce qui c’est passé pendant le temps ou elle était au commande, tout ce que je sais, c’est que je me suis réveillée dans la forêt dans une tenue étrange. Cela ne les a pas rassurés, mais après ça, ils on prit la décision de ne plus m’enfermer, de me laisser libre de mes mouvements. Le problème, c’est qu’une jeune princesse tel que moi, peut-être très convoitée et malheureusement pour eux… c’était une mauvaise idée de ME convoiter moi !

L’autre c’est manifesté souvent après ça. Ainsi, elle à torturé et tué des voleurs, massacré des esclavagistes se faisant passé pour de simple commerçant etc. Elle m’a souvent protégée, oui. L’autre semblait autant attachée à son bien-être et à sa survie qu’à la mienne.
Malheureusement, ces crimes qu’elle avait commis n’étaient pas sans incidence sur moi. Mère et père n’ont jamais cessé de me cacher la vérité, mais je suis loin d’être dupe et j’ai toujours réussi à savoir ce que l’autre avait fait. Et chacun des crimes qu’elle a commit a pesé sur mes épaules, m’a torturée longuement jusqu'à ce que je finisse par me renfermer sur moi-même au point, ou j’ai finis par sortir que très peu de ma chambre, consciente du danger que je pouvais représenter pour eux et pour notre peuple. Après ça, j’ai demandé à père qu’il me fasse emprisonner mais il a refusé, surpris par ma requête. Puis, j’ai suppliée mère qu’elle utilise sa magie pour me jeter un sors, n’importe lequel, pour m’empêcher de continuer cette tuerie, mais elle aussi à refusé. Stupéfaite qu’une telle idée me soit venue à l’esprit.
Après ça, j’ai été étroitement surveillée par la garde car mère et père, avaient peur qu’il me vienne à l’esprit une idée radicale. Cependant, l’autre n’a pas appréciée que l’on me suive partout et une fois encore, pendant mon sommeil, elle a prit le contrôle de mon corps et c’est enfui après avoir malmenée les gardes dans ma chambre et ceux posté devant la porte.

Sa petite virée nocturne - bien qu’ils aient tentés de me cacher la vérité encore - a fait cependant tellement de bruit, qu’ils n’ont rien pu faire pour empêcher que j’en apprenne l’existence de cette histoire. Mais écoutez plutôt et juger par vous-même :
Donc, à ce qu’il parait, un homme dissimulé sous une cape à capuche serait entré dans une taverne, aurait provoqué un brigand ce qui aurait finalement donné lieu à une bagarre etc. On dit que personne n’a vu son visage mais qu’il a laissé derrière lui, une grosse partie des habitués entre la vie et la mort.
Pourquoi me cacher une telle histoire si je n’en suis pas l a principale instigatrice ? Une fois encore, je savais que ce n’était pas un homme qui avait provoqué ça et de plus en plus, j’avais peur d’elle, de moi et de ce que j’étais capable de faire à cause d’elle. Alors, mère m’a annoncé qu’elle avait protégée ma chambre de toute influence maléfique et cela devrait avoir pour but, d’empêcher toute personne mauvaise d’entrer voir d’empêcher l’autre de se manifester même durant mon sommeil.
Est-ce qu’elle avait vraiment protégée ma chambre comme elle me l’avait dit ? Est-ce qu’elle avait simplement dit cela pour me rassurer et quelque part, voir si cela pourrait avoir une incidence sur les manifestations de l’autre ? Qu’en sais-je ? En tout cas, jusqu'à mes 23 ans, l’autre est restée en sommeil, elle n’a pas bougée jusqu'à ma 30ème année.
Ce jour là, le jour ou le sort noir à touché mon royaume et mon palais j’ai vu mes pires crainte se réaliser en même temps que mes pires cauchemar prendre vie…

Chapitre cinq :Once upon a time…

Je tourne en rond dans ma chambre comme un animal en cage quand quelque chose d’étrange attire mon attention. De la fumé noir. Lentement, elle se forme, se mélange et bientôt, on distingue les courbes d’un corps. Ce nuage de fumée, je ne l’ai pas vu depuis mon enfance et soudain, mes pires craintes me reviennent en mémoire. Et si cette chose était revenue après tant d’année pour me tuer ?
Je recule d’un pas, puis deux, paniquée, tandis que la fumée se dissipe pour laisser apparaître une femme aux longs cheveux châtains et aux yeux couleur de la lave en fusion. Devant moi, se tient mère ou du moins, une femme qui lui ressemble comme deux goûte d’eau… Eida !
Je sais qui vous êtes. Dis-je en croisant les bras à l’attention de la nouvelle venue avec un air assuré, ce que je ne suis pas vraiment.
« Vraiment ? Me dit-elle alors intéressée. Dit moi, qu’est-ce qu’elle t’a raconté ? Je suis curieuse… »
Elle s’avance vers moi mais alors que je vais pour reculer, elle me contourne et part s’installer sur mon lit. Elle croise les jambes et lèves les mains en l’air en faisant des gestes, comme pour m’encourager à lui dire ce que je sais. J’avoue, je n’aime pas ses manières. Elle agit comme si le palais lui appartenait, mais pour qui se prend-elle ? Je vais pour lui dire de sortir de mes appartements quand elle m’incite une nouvelle fois à m’exprimer, d’une voix plus pressée encore :
« Va y, me dit-elle alors en tapant dans ses mains, je t’écoute. »
Tout ça ne laisse pas l’autre indifférente. Je la sens qui se réveille et avec elle, ma colère qui lentement, prend de l’ampleur. Je serais bien incapable d’expliquer pourquoi, mais c’est comme si je sentais la présence de l’autre parfois. Cela ne marche pas tout le temps, parfois, je ne sens rien du tout avant qu’elle se manifeste mais maintenant, de plus en plus souvent, j’ai comme l’étrange sensation qu’elle attise elle-même ma colère dans un sens, qu’elle la rend plus vive, plus forte pour prendre plus facilement le contrôle de moi.
Peut-être ais-je imaginé tout ceci, je n’en sais rien. En attendant, j’ai envie de décocher une flèche entre les deux yeux d’Eida ce qui ne me ressemble définitivement pas. Alors, je respire profondément, une fois puis une autre et rouvre les yeux pour les plonger directement dans les siens. Elle n’est pas chez elle ici, elle est chez moi, dans mon palais et attendre que mère soit morte pour se manifester n’est pas vraiment un acte de courage. Quand à son excès de confiance, il se pourrait bien qu’elle le perde et vite. Elle mieux que quiconque doit savoir se dont je suis capable, ce qui peut se passer si je venais à me sentir menacée.
« Alors, me presse t’elle, j’attends ! Tu as perdu  ta langue jeune fille ? Tu n’as pas dit que tu savais qui j’étais ? »
Attendre que mère soit morte été intelligent, très intelligent même. Alors ? Pourquoi cette visite ? Que me voulez-vous ?
L’espace d’une seconde, elle semble surprise par cette question. Puis, son expression change, elle fait claquer sa langue, esquisse un rictus moqueur et répond légèrement énervée :
« Tu ne sais même pas de quoi tu parles jeune fille. Sais-tu au moins qui je suis ? Dit moi, qu’est-ce qu’elle ta racontée ? Que c’est moi la vilaine sœur, c’est ça ? »
Pourquoi c’est faux ? Demandé-je aussitôt, dite moi que je me trompe, je n’ai pas beaucoup de distraction ces derniers temps, je m’ennuie à mourir.
Je la défi du regard de me dire que j’ai tord mais elle ne dit rien. Elle attrape un pan de sa robe, le lisse l’espace d’un instant, puis, elle reprend :
« Sais-tu qui tu es réellement princesse ? »
Et vous, demandé-je en bougeant d’un pied à l’autre, énervée. Savez vous qui je suis et ce dont je suis capable ? Vous êtes mieux placé pour savoir il me semble, puisque vous en êtes la principale responsable.
Pendant un instant, j’ai l’impression de voir une lueur de regret dans le regard. Puis, son visage devient inexpressif, elle se lève du lit, s’approche de moi, s’arrête à ma hauteur et me demande simplement :
« Eida était loin d’être stupide. Je savais pertinemment qu’elle ne se laisserait pas berner par un tour ridicule alors, j’ai enchanté la seule chose auquel elle ne pensait pas, toi. »
Eida ? Pourquoi appelle-t-elle mère Eida ? L’espace d’une seconde je suis déstabilisée mais je reprends vite le dessus pour ne pas paraître faible devant cette femme. Pourtant, mon esprit n’est pas tranquille et ma colère, elle, semble disparaître, enterrée sous toutes ces questions, ces incompréhensions, et ces incertitudes.
Vous venez me tuer ?
« Te tuer ? Demande t’elle en riant comme si je venais de dire une élucubration. Dit moi, pourquoi voudrais-je tuer ma propre fille, hein ? Non, je suis venu pour toi Qetsiyah. »  
Moi ? Sa fille ? Je vais pour lui dire ce que je pense, quand je me souviens de ce que mère m’avait dit, qu’elle avait du prendre quelque chose à Eida et que pour se venger, celle-ci m’avait jeté un sort. Mais si je suis vraiment sa fille, pourquoi m’avoir jeté un sortilège ? Pourquoi avoir fait que je devienne dangereuse au point, ou mère soit obligée d’user de magie dans l’espoir d’arrêter cela ?
Cela n’a aucun sens, il faudrait être particulièrement déséquilibré pour faire une chose pareille ! Mère m’a dit avoir volé quelque chose de très précieux pour ça sœur, quel genre de personne est-elle, pour jeter un sort à sa fille ?
« Voilà. Tu y es. »
Sortez de mes appartements je vous pris. Votre lien de parenté avec mère, ne signifie en aucun cas que vous êtes la bienvenue chez moi Eida.
« Eida ! S’exclame t’elle surprise cet fois. T’as mère t’as dis que c’était moi, Eida ? Ça ne m’étonne pas, elle a toujours eu du mal à assumer ses erreurs… »
Elle éclate une nouvelle fois de rire et je sens une vague de colère m’envahir.
Mon esprit fonctionne à plein régime, je réfléchie, j’essaie de remettre les pièces du puzzle en place et je me rends compte que tout au long de ma vie, certaine chose n’allait pas. Pourtant, là non plus, tout n’a pas de sens. Pourquoi mère m’aurait menti ? Pour ne pas que je la rejette si je venais à apprendre qu’elle n’était pas celle qu’elle prétendait être, la bonne sœur ? Pourquoi m’avoir enlevée ? Pourquoi avoir essayé de me protéger ? Étais-ce un moyen pour elle de se servir de moi ? Une illusion montée pour me cacher la vérité sur moi ? Pourquoi ne pas m’avoir je ne sais pas moi, enchaînée, jetée, malmenée pour se venger de sa sœur ? Et pourquoi en regardant cette femme, je ne me sens pas rassurée ? Qu’importe. Une mère n’aurait jamais jeté de sort aussi ignoble à son enfant. A cause d’elle, me voilà condamnée à vivre maudite à tout jamais. Oui, cela équivaut à une malédiction pour moi, car je ne suis plus maître de mon corps à ce moment là.
Je longue mon regard couleur lave dans celui de Sansa, Eida, comme il lui plaira de se faire appeler et reprends :
Qu’importe que mère m’ait menti. Je me fiche que vous soyez Sansa ou Eida, et plus encore, que vous soyez ma véritable mère. Vous m’avez maudite, vous et votre magie. Sortez ou je fais appel à la garde.
Elle se relève et ne me quitte pas des yeux. Son expression figée me laisse à penser qu’elle n’a pas apprécié ma façon de penser, mais je n’en ai cure. Je m’avance d’un pas et étonnamment, je n’ai plus peur ou beaucoup moins.



crackle bones


Dernière édition par Manea P. Anderson le Lun 27 Juil - 2:19, édité 41 fois
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 17:40

Lorsqu'une vie s'achève, une autre commence.

Folie : désertion à l'intérieur.



Pendant la malédiction : Faye Blackwood FEAT. Bridget Regan
Je m’appelle Faye, j’ai 30 ans et j’ai toujours vécue à Storybrooke d’aussi loin ou remonte mes souvenirs. Ici, j’ai un appart, j’ai aussi un petit boulot au Rabbit Hole qui paye mon loyer et j’ai de bon lien avec quasiment tout le monde. Enfin… je crois. J’ai toujours eu pour ambition de me casser de ce trou perdu pour vivre ailleurs et trouver un meilleur job mais finalement, je n’ai jamais bougé. Il faut dire que toute ma vie est ici du moins, c'est ce qu'il me semble.
Oui, vous avez bien entendu, j'ai bien dis « c'est ce qu'il me semble » car en réalité, je ne peux pas être plus précise sur le sujet.
La vie à storybrooke dans le trou du cul du Maine est bien sympathique, mais ici rien ne change. Enfin, c'est l'étrange impression que j'ai. Tous les jours, les choses se passent de la même façon, tout est trop tranquille ici, il ne se passe jamais rien. D'ailleurs la tour de l'horloge ne marche même pas, c'est dire !  

Quoi que vous savez dans le fond, je m'en fiche un peu. Si on y réfléchie bien, même si je n'ai pas le job de mes rêves, que je ne vis pas dans un palace et tout le bordel, toute ma vie semble être ici. J'ai des amis, j’ai rencontré une fille, Diana que j’aime vraiment beaucoup (finalement, ce n’était pas un prince mais une princesse) et puis, il y a mes DVD et le grand aquarium qui se trouve dans mon appartement. J'ai du faire de sacrée économie pour me le payer, vous pouvez me croire ! Ça m'a coûté un bras avec ma collection de poisson exotique, mais finalement, je ne regrette rien.

Néanmoins, même si j'aime plus ou moins ma vie, j'ai toujours cette sensation persistante que tout sonne faux. Comme une sensation de déjà-vu. D’ailleurs, c’est le genre de chose qui m’arrive assez souvent et qui a tendance à légèrement me rendre folle. Parfois, je suis capable de dire ce que vont dire mes proches avant même que les mots ne franchissent la barrière de leurs lèvres, c’est effrayant !
J’ai essayé d'en parler, mais j’ai la vague impression que personne ne me croit. J’en parle tout le temps, parce que mon sentiment de malaise s’accroît de jour en jour et rien ne semble changer, jamais.
A ce propos, cette manie, ce besoin d’essayer d’en parler aux autres pour leur faire comprendre que quelque chose cloche ici, tout ça… ça à fini par faire croire aux habitants de la ville, que j’étais complètement dérangée ce qui m’a mené directement à l’institut psychiatrique de Storybrooke.

Pendant ma détention, je n’avais plus conscience de rien ou rarement. Il faut dire, que j’étais toujours assommée par les drogues qu’ils me donnaient parce que j’étais apparemment, un danger pour les autres et pour moi-même. Et en quoi étais-je dangereuse hein ? Ce n’était quand même pas moi, qui avais attaquée les employés pour sortir d’ici ! Ils disent tous le contraire, que c’est moi qui suis responsable des nombreux dégâts, du mort et des quelques blessés mais c’est impossible ?! Moi en tout cas, je n’y crois pas. J’ignore pourquoi ils font ça, pourquoi ils me font cette blague, mais elle n’est pas drôle, ça ne l’es pas pour moi. C’est eux qui font mal leur boulot et c’est moi qui devrais payer ? Parce que oui, il y a beaucoup de patient qui se balade ou ils veulent, vous savez ? Beaucoup de patient me rejoigne dans ma chambre, je les vois lorsque j’ouvre les yeux. Parfois, ils me parlent, parfois, il se contente juste de me regarder et ils restent là, plantés comme des piquets pendant des heures et des heures. Comment arrivent-ils à entrer ? J’en sais rien. De toute façon, ils ne répondent jamais à ce genre de question. Alors, dès que j’en vois un, je lui demande s’il n’a pas un truc à manger, mais ils n’ont jamais rien (l'une des seules question ou il m'arrive d'avoir une réponse). Il faut dire qu’ici, on n’a pas grand-chose à part l’étiquette « fou » et des lanières pour nous empêcher de bouger quand ils disent que nous sommes dangereux. Moi dangereuse ? Mais en quoi ? Même mes amis pensent que c’est faux ! Enfin, pour la plupart ils ne disent rien, mais je considère ça comme un signe affirmatif. Non non non, je ne suis pas dangereuse ! Comment est-ce que je pourrais l’être ? Je veux sortir d’ici, il faut que je sorte d’ici ! Mes amis, ils me manquent et Diana me manque aussi, si seulement les choses pouvaient changer, pourquoi jamais rien ne change hein ? Pourquoi ? Je vous en pris, faite moi sortir de là !

….

Combien de temps c’est écoulé depuis la dernière fois ? 10 jours ? 15 jours ? Des semaines ? Des années ? Impossible de me concentrer, ils sont tout le temps là, je le sais ! Ils rodent, ils attendent que je perdre la tête mais jamais ils ne gagneront la partie, jamais !
LAISSEZ MOI ! Vous ne gagnerez pas, jamais. Dis-je avec un ton qui se fait plus dur à chaque mot prononcé.
Non. Je suis définitivement bien plus forte que ces monstres et ils le savent, ils ne gagneront jamais avec moi. Pourtant, ils font tout pour que je cède, ils sont la tout le temps, que je dorme (je sais qu’ils m’observent à ce moment-là) ou que je ne dorme pas. D’ailleurs, je ne dors presque plus. Et puis, ils me hantent tout le temps, j’ai des hallucinations et des visions parfois terrifiantes et puis, j’ai aussi des pertes de mémoire et des marques sur tout le corps. Ces marques, elles apparaissent tout le temps, sans raison ! Et ça, même quand je dors ! Un docteur que je n’ai jamais vu, une grande femme aux long cheveux noir et aux yeux couleurs de jais m’a fait tout un blabla a propos de contusion psychosomatique ou je ne sais plus trop quoi. D’après elle, c’est moi qui serait responsable de toute ses marques et je ne me souviendrais seulement pas, de me les avoir infligée. Pourquoi est-ce que je la croirais hein ? Je sais très bien que c’est faux !
Comme si moi, j’étais du genre à me faire du mal, mais bien sur ! Mais eux, je suis sure que c’est eux qui m’ont fait ça !
Je rêve mais souvent, je ne m’en souviens pas ou alors c’est brouillé. Une fois même, j’ai vu le reflet d'une femme blonde dans l’eau de mon gobelet, c’était l’une d'entre eux ! C’est sur que comme ça, ça parait fou, je parais folle mais je vous assure que je ne le suis pas !
Je sais ce que j’ai à faire, je n’ai pas le choix ! J’aime Diana, j’aime mes amis, mais jamais ils ne me laisseront vivre en paix et si jamais je ne leur donne pas ce qu’ils veulent, je suis sure qu’ils… Je n’ai pas le choix. Puisque je refuse qu’ils s’attaquent à ceux que j’aime, je n’ai pas le choix, je vais les tuer, tous.
Je vais les emporter avec moi dans la tombe et jamais ils ne feront de mal à qui que ce soit, jamais.

Ils brûleront tous en enfer avec moi, pour l’éternité.




Pendant la malédiction : Manea Anderson

La première chose que je remarque lorsque je reprends connaissance, c’est qu’il fait étonnamment froid. J’entends du bruit, j’ouvre les yeux, mais je distingue mal l’endroit où je me trouve. Je vois des formes, elles sont floues. Je bouge la tête et l’avance un peu en pensant que j’y verrais mieux, mais rien. Je cligne des yeux, plisse les yeux et fronce les sourcils mais rien ne change. Dans ma tête, c’est vide. Je suis incapable de mettre un mot sur quoi que ce soit.
Puis, je crois voir quelque chose bouger. Je me traîne un peu sur le sol, plisse de nouveau les yeux puis je m’arrête brusquement. La forme s’approche dangereusement de moi et tout d’un coup, je me replie sur moi-même, méfiante.
J’ouvre la bouche, mais aucun son n’en sort. J’entends des sons, une voix pour être exacte, mais je suis incapable de comprendre ce qu’elle me dit, ni ce qu’elle est, pour moi, tout ça n’a aucun sens ! Tout est complètement embrouillé, je suis perdue.
Soudain, la forme (à présent arrivée a ma hauteur) s’accroupie et les traits de son visage deviennent plus précis. Je regarde cette nouvelle personne avec curiosité, est-ce qu’elle est comme moi ? Je la détail du regard et avance un bras devant moi pour la toucher quand je suis intriguée par mon propre bras. Je le tourne, l’observe avec attention et remarque que l’autre personne aussi a quelque chose comme ça. Plusieurs même. C’est étrange ça ? A quoi ça sert ? Me demandé-je intérieurement en bougeant doucement mes doigts.
La voix continue de me parler, mais comme je ne la comprends pas, je l’ignore. Il m’arrive parfois de lever le bas pour tenter de la chasser, mais ça ne sert à rien, elle persiste encore à me tourmenter. Alors je me regarde, touche mes cheveux et touche aussi ceux de l’inconnu. Il ne semble pas aimer cela, mais je ne le remarque pas, trop troublée par ce que je découvre.
J’ouvre la bouche et essaye de dire quelque chose, mais comme je ne connais aucun mot, rien de bien intéressant n’en sort.  Je dis juste « A…Ba… » ce qui ne semble pas aider pour la communication. Quelque chose se pose sur mes épaules, mais je l’enlève aussitôt, ne sachant pas ce que c’est. Mais une nouvelle fois, un poids s’abat sur mes épaules et finalement, après plusieurs tentatives ratées pour le faire disparaître, je finis par me laisser faire en poussant un grognement de mécontentement tout de même.


«  Et ça ? » me demande l’infirmière en me mettant un stylo sous le nez. «  Tu sais comment ça s’appelle ça ? »
Je fronce les sourcils et avance un peu la tête. Qu’est ce que c’est cette chose ? J’avance la main, lentement, touche l’objet du bout des doigts puis, je retire ma main aussitôt, comme si je venais de me brûler. Je montre les crocs tandis que la femme se met à rire.
« C’est un stylo. Regarde. » Et la, elle utilise le stylo qu’elle a entre les doigts pour  dessiner des courbes et des traits. J’ouvre de grands yeux ronds, étonnés.
- S-t-y-l-o, dis-je en articulant bien.
« Oui c’est ça, un stylo. » Reprend t-elle avec un sourire.


A ce qu’il parait, lorsque l’on m’a trouvé, j’étais une page blanche. Aucun souvenir, aucune connaissance particulière, j’étais comme un nouveau née. Alors, celui qui m’a trouvé, Nathaniel, c’est efforcé de m’apprendre ce qu’il qualifiait de « base ». Ça n’a pas été franchement facile, mais je crois avoir réussi à apprendre le plus important et même si beaucoup de chose m’échappe encore, ça ne me pose pas tant de problème que ça. Et puis, pour comprendre les autres et communiquer avec eux, pour comprendre le monde dans lequel je vis, j’ai dû étudier. Étudier pour apprendre les mots, enrichir mon vocabulaire et acquérir de nouvelle connaissance même si, je n’irais pas jusqu’à dire que tout est parfaitement maîtrisé. D’ailleurs, j’ai pas mal de problème, des choses que je ne comprends pas, avec lesquels j’ai du mal comme utiliser des couverts pour manger ou m'habiller et pas seulement pour sortir, parce que sortir nue n'est pas acceptable...
Mais je continue à apprendre. Nathaniel est toujours là pour m'aider et puis, une jeune femme du nom de Diana, a accepté de m'héberger chez elle et elle m'apprend (du moins, elle essaie) tout ce que je dois normalement savoir pour vivre en société. Elle m'a aussi parlé d'un truc que l'on appel sentiment, mais je n'ai pas très bien saisie ce que c'est sensé être. Apparemment, tout le monde en as, tout le monde peur ressentir des choses. Pour moi, c'est quelque chose de très étrange que je ne connais pas, et à force de me retrouver confrontée quotidiennement à des choses que je ne comprends pas et qui me sont totalement étrangère, je finis par avoir l'impression d'être tout sauf humaine et normal.
Mais en même temps, ce n'est pas comme si un autre choix s'offrait à moi hein ? Donc je fais avec.

Ah oui, au faite, je m’appelle Manea. Enfin, c’est le nom qu’on me donne ici, Manea Anderson. Il parait que j’ai dis ça une fois (Manea) et maintenant, tout le monde m’appelle comme ça. C’est bizarre quand même, vous savez ? Mania ou Manea et dans la mythologie grec, une divinité personnifiant la folie (est-ce que j’ai l’air d’être folle ?) et dans la mythologie romaine, la déesse de la Mort d’après ce que j’ai lu. Allez savoir ou j’ai entendu ça, sans doute une infirmière, un souvenir de mon passé qui remonte à la surface ou je ne sais quoi d’autre. Enfin, j’aurais quand même pu retenir autre chose, mais bon, au moins c’est original.


crackle bones


Dernière édition par Manea P. Anderson le Lun 27 Juil - 2:24, édité 34 fois
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 17:48

Bienvenue Calin 2
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 18:21

Hoooooo, toi je t'aime déjà !!! Sérieusement, t'es videur au Rabbit Hole ?  *-* On ne peux que bien s'entendre, c'est un super job ça !!  mumu boulet

En tout cas, merci pour l'accueil Lansa. super Bon, bein va falloir que je commence à bosser un peu sur ma fiche moi. Lucain Allez, courage bibi, tu peux le faire Ou pas

Dehors

Mon fouet !!!! En plus, c'est mon pseudo *-* mumu J'chui trop flattée, je vais mûrir Love Oh que oui Oh que oui Oh que oui Oh que oui

Bon, cette fois, j'arrête vraiment mon délire toute seule. C'est bon, je vais bien, je suis juste un peu schizo :uh:

Adios Dehors
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 18:38

tu va jouer qui? Shelley en plus quoi Love
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 18:52

mdr Contente de voir que le choix de l'actrice est apprécié. veryhappy  
Josette, Sérieusement, la plupart des smiley de ce fofo me font flipper. J'ai plus les bons code en plus  bob boulet

Qui je vais jouer ? Un personnage que j'ai inventé il y a quelques temps déjà (1 an ou 2, je sais plus Lucain ) et que je vais probablement retravailler un peu pour le fun et le jouer ici aussi. En gros, c'est une surprise... sauf pour ceux qui le connaisse parce qu'ils m'ont déjà vu le jouer :uh: Pas vrai Marjo ? :perver: : Adios


Dernière édition par Manea P. Anderson le Ven 24 Juil - 19:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 18:52

Bienvenue à tooooooooi Oh que oui Oh que oui

Trop d'acteurs de TW sur ce fofo Love

Bonne chance pour ta fiche Sérénade
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 18:57

Josette? mais c'est qui? Lucain On se connais je crois non? Lucain
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:04

Lansa : Ne t'inquiète pas, Josette se reconnaitra. :uh:
Sinon, possible qu'on se connaisse. Lucain Kitty Kate, Kath' ou Mina, ça te dit quelque chose ? Lucain Si oui, on se connait ou on c'est déjà croisé quelque part. mdr

Merci Daniel Oh que oui Oh que oui Oh que oui Oh que oui Oh que oui
Ça va, je devrais m'en sortir... enfin, je crois :uh:
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:05

KATH D'AMOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUR Love Calin 3

(Ici Maman :uh:)

Bienvenue sur le forum !
Bon courage pour ta fiche et veille à demander à Kiki si t'as besoin de quelque chose, histoire qu'il bosse un peu angelnot

Love
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:15

Oh mon dieu Kaaaaaaaath Love *-* Lit Pardon comment c'est trop bien que tu vienne *-*

Bienvenue parmi nous mimi et bon courage pour ta fiche Red
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:23

haaaaaaaaaaaaa ici PEg :hiiii: KIT KAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAT Love
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:27

Maman ? mumu Love *-*
Tu m'adoptes ici aussi dit ? Love

T'inquiète, je vais le faire bosser Josiane. Il va bien rire, quand il va se taper ma fiche de présentation...

Merci Léonie mdr J'ai appris l'existence du fofo tout à l'heure, après avoir annoncé une nouvelle a Josette qui l'a tué ! Du coup, c'était une bonne idée qu'on parle de Pan lui et moi. Merci Coco super
Par contre, ça va être un peu chaud pour te reconnaitre, y a même pas les pseudo ici, une honte !!! Je vais me plaindre à Josiane, il fait mal son boulot. :uh:

Merci, merci. Le courage sera pas de l'écrire, mais de la lire je pense. J'ai prévu 3 pages d'histoire, on va voir ce que ça va donner. Rodéo

PEG !!!!!!! Contente de te retrouver ici ! Oh que oui Oh que oui Ça va être de la folie Love
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:37

Merci pour ? mdr
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:44

Parce que c'est grâce à toi que j'ai appris pour le forum  Oh que oui
Je parlais de Pan à Josette quand tout à coup, il m'a lâché que t'avais pris le rôle de Pan sur son forum. Du coup, si tu l'avais pas prit Pan, j'aurais jamais su qu'il avait fait un fofo celui-la. Suspect

D'ailleurs, s'il passe sur la fiche plus tard :
Frappe tapette nat

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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:46

D'accord mdr

Je suis avec toi, apparemment il devait me le dire mais il l'a pas fait bob
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:53

Pauvre Kiki x)

Tu vois Emma avec un autre gosse qu'Henry alors qu'elle a déjà du mal avec lui ? Lucain Non ? Moi si MDR Allez, viens, je t'amène à la maison Love
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 19:54

En fait Red cest Chess *-* mimi

Jai hate de lire ton histoire *-*
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 20:06

Pan (Coco) chéri : Oui, on va l'écraser pour nous avoir caché ça.

Oh maman *-* Love Attend, je crame l'une de mes nombreuses vies en mettant le feu à l'hôpital psychiatrique où je suis et j'arrive. Oh que oui

OMG Chess *-* mumu Tu sais que tu m'as drôlement manquée ?  bob *-* Contente de te retrouver ici en tout cas. Oh que oui Oh que oui
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 20:53

Bienvenue mimi !


Je me demande ce que tu vas faire avec ce perso :uh: bonne chance pour ta fiche !

∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ ℍeroes & Villains ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙

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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 22:37

Kaaaaath !!!! Ma maman Kath ! Oh que oui Oh que oui Oh que oui

Oui, oui je sais pour les smileys c'est horrible bob boulet

∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ ℍeroes & Villains ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙

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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Ven 24 Juil - 23:17

Merci Jack ! Oh que oui Oh que oui Oh que oui *-*

Ce que je vais en faire hein ? Un truc de folie voyons... Vicieux

Mon fiston tapette Frappe

Pffff. Du coup, je suis obligée d’héberger les smiley a chaque fois pour les poster. bob C'est une honte affraid boulet
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   Sam 25 Juil - 17:49

Ohh, j'ai vite survolé ta fiche (ordi qui bug trop pour me laisser bien cadrer mes pages ;u;). J'adore la bouille de ta perso. Et même que dès que j'aurais le courage et le temps, j'irais lire ta longue histoire (ça m'a interpellé, tes gifs de Final Girl m'ont sauté au yeux xD).
Bienvenuuuuue! Calin 3
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MessageSujet: Re: Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]   

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Lose your mind ♱ Manea P. Anderson [terminée]
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