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 Rencontre percutante

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MessageSujet: Rencontre percutante    Lun 10 Aoû - 22:09

Rencontre percutante
Aurel & Rebekah

« Bordel de bordel de bordel de bordel de bordel... »

Cette rengaine n'arrêtait pas de sortir de ma bouche depuis que je m'étais aperçue que je n'avais pas moins de trente minutes de retard. J'étais de service au bar du Rabbit Hole, et le patron était assez à cheval sur les horaires. Je n'étais jamais à l'heure (c'était un principe), mais mes retards n'excédaient jamais une dizaine de minutes. Cette fois-ci, j'avais vraiment déconné.
Ma moto étant (encore) chez le garagiste, j'avais dû me résoudre à y aller à pieds. Je courrais aussi vite que si ma vie en dépendait, zigzagant entre les passants pour éviter la collision. Du coin de l'œil, je vis un vélo appuyé contre un mur. Pas d'antivol, personne à l'horizon... Parfait. Sans me poser de questions, j'enfourchai en quatrième vitesse ma bicyclette fraîchement acquise, et déguerpis comme une flèche. Les remords, ce sera pour plus tard. Je roulais si prestement que de la fumée sortait presque des pneus. J'y étais. Plus que quelques centaines de mètres. Alleeez. Donnant un dernier coup d'accélération, je franchis le dernier tournant... Et ce qui devait arriver arriva.

BOUM.

« 'Tain, tu peux pas faire attention, non ?! Regarde où tu marches un peu !! »

Moi, de mauvaise foi ? Pas du tout. C'était pas comme si c'était moi qui lui avais foncé dedans... Ah. Si en fait. Me relevant, je découvris que le pauvre débile qui n'avait pas eu l'intelligence de se pousser était un jeune homme d'un blond trop clair à mon goût. Le premier mot qui me vint à l'esprit à son sujet fut : transparent. Ce type avait autant de charisme qu'un lampadaire. C'était le genre de gars à se faire bousculer par tout le monde sans que personne ne s'en rende compte. Ça devait pas être facile tous les jours...  Un petit air de compassion sur le visage, j'aidai l'inconnu à se redresser. Je ne pouvais décemment pas le laisser comme ça. Enfin si, je le pouvais, j'en étais tout à fait capable, cependant j'étais dans un bon jour. Entourant de mon bras les épaules du jeune homme, je lui lançai d'un ton bien plus amical que ma dernière réplique :

« 'Scuse, c'était de ma faute. T'sais quoi, j'vais me faire pardonner : je t'invite au Rabbit Hole ! Et me sors pas l'excuse du "je bois pas". Même si tu dois prendre un jus de fruit, je te servirai quelque chose ! Allez, en route ! »

Et sans attendre une quelconque protestation, je traînai ma nouvelle victime jusqu'au bar. Je laissai en plan le vélo. D'un côté, vue l'état dans lequel il se trouvait, j'arriverais plus vite en marchant...
Une fois dans le Terrier (c'était le petit nom que les employés donnaient au Rabbit Hole), je saluai Lacey et tout le personnel. Le patron n'était pas là. Je n'aurais pas à me taper sa leçon de morale à deux balles. Tant mieux ! J'installai le jeune homme à une chaise du comptoir, et passai de l'autre côté.

« Alors qu'est-ce qu'il prendra le p'tit veinard que je viens de percuter ? lui demandai-je en m'accoudant nonchalamment au bar. Au fait, continuai-je en pointant du doigt sa chevelure peroxydée, c'est une couleur ? Nan parce que ça m'a pas l'air très naturel tout ça. Et c'est quoi ton p'tit nom ? »

Puis je me mis à rire. Il avait l'air complètement dépassé le pauvre chou. Mais que l'on ne s'y méprenne pas : je ne me payais pas sa tête. J'étais comme ça, je riais de tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Rencontre percutante    Jeu 13 Aoû - 20:34


   
   
Rencontre percutante

   
   
Aurel J. Schneesturm Δ Rebekah Lachowski

   
   
“ My face above the water my feet can't touch the ground and it feels like I can see the sands on the horizon Everytime you are not around. I'm slowly drifting away wave after wave, wave after wave I'm slowly drifting and it feels like I'm drowning pulling against the stream”

   

   
C’est pas très réveillé qu’Aurel était parti de chez lui. En ce moment il fait des insomnie, il est pas fan de l’été et de quand il fait chaud. Son amour pour la neige contrebalancé par sa haine de la chaleur. Il a l’impression de fondre. Donc en plus de ne pas être réveillé, c’est avec un manque de motivation incroyable qu’il part bosser. Il avait tellement envie de se plaindre tout haut à quelqu’un qu’il en oublia qu’il bossait dans l’endroit le plus merveilleux du monde, quand il faisait chaud : Picard. Fallait se l’avouer, même si bosser là bas n’était pas forcément ce qu’il y avait de plus valorisant, la clim’ là bas était sans faille. Toujours frais comme on aime. Enfin, surtout comment Aurel aime.

Alors qu’il était en pleine conversation avec lui même sur ce temps qu’il jugeait « pourri », il ne se concentrait absolument pas sur son chemin et c’est ainsi qu’au tournant suivant, il se prit de plein fouet un vélo roulant à toute blinde. Et BAM voilà comment le blondinet (enfin, façon de parler, il était châtain à l’origine) s’était retrouvé étalé par terre, avec une horrible douleur dans les côtes. Il était un peu sonné et cligna trois des yeux tant la tête lui tournait. À peine avait-il repris conscience de ce qu’il venait de se passer qu’il se fit engueulé par celui (à non, en fait c’était « celle ») qui venait de lui rentrer dedans. Décidément, pourquoi ne pouvait-il passé inaperçu comme d’habitude ! Et POUF disparaître tel un fantôme. Il l’a regarda quelques secondes sans savoir quoi faire. Eh bah, on lui avait dit que les rousses avaient du caractère, maintenant il pouvait en être sûr. Puis en un clin d’œil elle changea de registre : elle était passé d’une rapide colère à quelque chose de plus calme (enfin calme.. tout est relatif). Elle l’aida à se relever et passa son bras son bras autour de ses épaules.. très tactile cette inconnue.. Et voilà qu’elle l’invita maintenant à boire un verre ! Aurel croyait qu’il rêvait..

- Nan mais je..

Elle ne n’écouta pas et continua à parler, elle voulait absolument qu’il vienne… Il avait légèrement peur que s’il  lui refusait ouvertement, elle ne redevienne la dark-rousse de juste avant. Et sans même avoir le temps de tenter d’enrober la chose et de refuser, le voilà traîné jusqu’au bar où elle semblait bosser… Ohlala, il ne savait pas trop quoi en penser. Elle l’installa sans qu’il ne puisse avoir son mot à dire (puis il n’osait pas trop dire ce qu’il avait à dire, non plus). À peine eut-il le derrière posé sur la chaise face au bar qu’elle le bombarda de question. Il eut presque l’impression de suffoquer. On lui portait trop d’attention tout d’un coup, c’était très.. Etrange… Il prit une grande inspiration et tenta de répondre à ses quelques questions.

- Un jus de fruit, euh.. Ce sera très bien. Et oui, c’est une couleur. Euh… Sinon moi c’est Aurel. Et toi.. Ou vous ?

Il ne savait pas trop s’il devait tutoyer ou vouvoyer cette inconnu, qui elle ne se gênait pas pour lui parler comme s’ils se connaissaient déjà. Il devait avoir une tête ridicule, à regarder la rousse avec un air quelque peu déphasé et un peu ahuri.
   

par humdrum sur ninetofive


   
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MessageSujet: Re: Rencontre percutante    Lun 24 Aoû - 20:35

Rencontre percutante
Aurel & Rebekah

« Un jus de fruit, heu... Ce sera très bien. Et oui, c’est une couleur. Heu… Sinon moi c’est Aurel. Et toi… Ou vous ? »

Le pauvre chou… Il me faisait penser à un petit faon complètement paumé sur une autoroute avec ses grands yeux ahuris. Il ne devait pas comprendre ce qui lui arrivait ! Te fais pas d’bile mon coco, tata Bekah va prendre soin de toi ! Et je peux vous assurer que cela n’augurait rien de bon pour ma victime… Mais ça, même moi je ne m’en rendais pas compte.
Me tournant vers l’étalage de bouteilles toutes plus alcoolisées les unes que les autres, je réussis à dénicher les fameux jus de fruit. Et croyez-moi, trouver une boisson sans le moindre degré d’alcool dans ce bar, c’était un coup de maître. Il faut dire que le Rabbit Hole n’était pas spécialement réputé pour ses goûters et ses booms de collège… Je me mis à concocter un mélange de jus exotiques d’une main experte. Toujours de dos à mon invité, j’en profitai pour verser quelques gouttes d’un liquide un peu moins enfantin si vous voyez ce que je veux dire… Eh quoi ? Faut bien le décoincé, Bambi ! J’y ajoutai trois glaçons et une rondelle de citron sur le bord du verre, avant de pousser ce dernier vers le dénommé Aurel, un grand sourire presque psychopathe étirant mes lèvres.

« Et voilà, un cocktail sans alcool bien rafraîchissant ! Tu m’en diras des nouvelles ! Moi c’est Rebekah, mais appelle-moi Bekah, ça ira plus vite. Et tu peux me tutoyer, hein, j’le prendrai pas mal. »

Fidèle à moi-même, je repartis dans un rire éclatant. A cette heure-ci de la journée, le Terrier était loin d’être plein. Il n’y avait que quelques habitués qui chauffaient des sièges, et certains dépressifs qui noyaient leur chagrin dans l’alcool. On n’entendait donc que moi dans toute la salle.
C’est alors que je vis débarquer les danseuses. C’était l’heure de leur entraînement avant le show de ce soir. Et visiblement, c’était la répétition générale : costumes, musique à fond, et tout le tintouin ! Ce qui m’impressionnait le plus chez ces professionnelles de la barre verticale, c’était le fait qu’elle se pavane sur des échasses de quinze centimètres comme si elles étaient en chaussons. Je me rappelle qu’une fois, Gigi (la meneuse du groupe) m’avait fait essayer une de ses innombrables paires de chaussures. Je vous explique même pas le carnage… Ces danseuses devaient avoir des chevilles en acier, c’était pas possible autrement ! Je n’avais même pas réussi à faire un pas sans tanguer comme un ivrogne. Enfin bref.
Pour accompagner mon cher petit Aurel, je me servis un Blue Lagoon (j’aimais bien la couleur). Pendant que je sirotais ce dernier, un type bodybuildé s’approcha du comptoir. Je l’avais déjà vu dans le coin, à plusieurs reprises, mais impossible de mettre un nom sur cette face de kéké des plages. Après avoir lancé quelques regards belliqueux vers mon nouveau camarade de beuverie, il déplaça son imposante masse de muscles digne d'un bœuf dans la direction d'Aurel. Hum, ça sent le roussi, me dis-je en essuyant le verre que je venais de finir (vous savez, comme les barmans dans les westerns, qui passent leur vie à récurer des verres ?). Et j'avais bon flair...

« Eh dis-moi l'morveux, tu vas arrêter de baver sur ma femme avant que j'te pète les deux genoux ?! » lança la grosse brute à mon petit Bambi d'un air patibulaire.

(La-dite femme, c'était Gigi, soit dit en passant.) Je pouvais sentir son eau de Cologne de ma place. C'était un supplice pour mon odorat... Sérieux, on t'a jamais expliqué comment fonctionnait un parfum ? Faut pas se balancer la bouteille entière sur la tronche, débile !
Toutefois, ce qui m'intriguait le plus à cet instant, ce n'était pas les habitudes esthétiques de Musclor, mais plutôt la réaction d'un Aurel que j'avais légèrement bourré... J'allais l'aider un peu quand même :

« Hey nan mais tu t'entends ? C'est pas la foire du boudin ici, alors si tu veux gueuler, tu dégages ! Ou sinon mon pote ici-présent va se faire un plaisir de te maraver la tronche bien comme il faut. »

Comment ça je venais de signer l'arrêt de mort d'Aurel ? Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez...

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Rencontre percutante    Jeu 22 Oct - 15:30


   
 
Rencontre percutante

 
 
Aurel J. Schneesturm Δ Rebekah Lachowski

 
 
“ My face above the water my feet can't touch the ground and it feels like I can see the sands on the horizon Everytime you are not around. I'm slowly drifting away wave after wave, wave after wave I'm slowly drifting and it feels like I'm drowning pulling against the stream”

 

 
Il la regarda préparer le cocktail de jus de fruit. Il avait un peu peur el la voyant farfouiller entre les bouteilles, car oui, il n’avait pas spécialement confiance en celle mettrait dans son verre. Il crut même que finalement, le jus de fruit n’existait pas dans les étagères du bar, mais quand par miracle elle la dénicha il se sentit soulagé et regarda ailleurs, comme le peu de gens qu’il y avait autour.. Et il ne remarqua donc aucunement ce que la jeune femme lui versa en supplément. Il le prit alors, regardant la joli couleur du liquide qu’il y avait dans son verre, qui avait plutôt appétissante, le goûtant. Effectivement, la couleur en valait le goût, il fallait dire qu’elle était douée dis donc ! Elle se présenta à lui.. Alors elle s’appelait donc Rebekah, ou Bekah, enfin Aurel retiendra plutôt le surnom, il les retient mieux. D’ailleurs, il en avait jamais eu de surnom. Allez savoir comme en faire un avec « Aurel » c’était assez chaud. Déjà que c’était pas commun et en plus les trucs traditionnels étaient absolument horrible, imaginez un peu comme ça doit être la honte si quelqu’un vous appelle « Rel-rel » de l’autre côté du trottoir ? Bah Aurel il osait même pas imaginer. Mais il était sûr de n’être jamais confronté à ce genre de problème vu la tonne d’ami qu’il avait (ironie quand tu nous tiens).

Il but alors sa jolie mixture en compagnie de Bekah, qui elle ne semblait pas boire du jus de fruit. Au bout de quelques minutes, l’ingrédient inconnu fit son petit effet. Aurel n’a jamais tenu l’alcool et il n’en buvait que très très très rarement. Une fois son père avait même réussi à le saouler avec un verre de champagne, à nouvel an. La moquette n’a pas beaucoup apprécié finalement. Il avait dû la changer. Un peu pompette, Aurel regardait autour de lui avec un peu mal. Il ne comprenait pas spécialement pourquoi. La fatigue peut être ? Bref, il avait presque l’impression de loucher. Il se tourna encore un fois pour regarder autour de lui.. Une ribambelle de femmes entrèrent dans le Rabbit Hole, et Aurel ne put s’empêcher de penser qu’elles étaient plutôt jolies. Enfin, jusqu’à ce qu’un aussi large et haut que son frigo se pointa devant lui.

- Eh dis-moi l'morveux, tu vas arrêter de baver sur ma femme avant que j'te pète les deux genoux ?!

Aurel n’avait absolument aucune idée de qui était SA femme dans le lot. Il se contenta d’afficher un sourire terriblement niais (voire carrément stupide). Fallait se l’avouer, l’alcool le rendait stupide, presque. Sur certains, il les rendait agressifs et puis sur d’autres hilares, bah le blondinet faisait partie de la deuxième catégorie. Il regarda ensuite Bekah, puis le bonhomme avant de lâcher un rire bête.

- C’est laquelle ? Comme ça je regarderai juste les autres.. !

Quand Bekah commença sa phrase à l'égard de l'armoire à glace, il crut qu’elle allait l’aider, et il fut submerger d’une vague de soulagement. Mais seulement jusqu’à ce qu’elle finisse sa phrase.

Hey nan mais tu t'entends ? C'est pas la foire du boudin ici, alors si tu veux gueuler, tu dégages ! Ou sinon mon pote ici-présent va se faire un plaisir de te maraver la tronche bien comme il faut.

Il avait d’abord cru qu’il avait mal entendu, mais le regard de la rousse ne semblait pas spécialement plaisanter.

- J’espère que tu rigoles ? Dit-il avec un air légèrement surpris.

La question était bête d’ailleurs, qui rigolerait dans un moment pareil ?

- Parce que je sais pas si t’as remarqué, mais s’il me donne la pichenette comme ça, bah je tombe.. Annonça-t-elle, en mimant le geste de sa main droite contre sa main gauche qu’il fit s’écraser sur le comptoir.

 

par humdrum sur ninetofive


 
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