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 I dreamed a dream ☼ ft Léonie M. Tavish

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MessageSujet: I dreamed a dream ☼ ft Léonie M. Tavish   Mar 25 Aoû - 0:17


I dreamed a dream
Ft. la petite princesse rousse
Les cheveux ébouriffés, le regard dans le vague, les neurones encore connectés à un autre monde, Bonaparte versait tranquillement son lait sur ses céréales du matin. Vide de toute réaction, il se dirigea vers le tiroir des couverts à la manière d'un automate pour saisir une petite cuillère. Ainsi équipé, il se laissa tomber dans la chaise la plus proche pour déguster son mets favori en observant le petit monde qui s'agitait à l'extérieur par la fenêtre. Il était encore tôt mais les gens faisait déjà la queue auprès du petit magasin à quelques pas de leur immeuble. Bonaparte émergea un peu plus face à cette constatation. Il ne lui restait plus beaucoup de temps. Il avala son déjeuner en un instant, comme il avait l'habitude de le faire. Sans explication rationnelle, il était capable d'avaler des tonnes et des tonnes de ces céréales à l'avoine. Si un jour il devait y avoir une pénurie sur Terre, il serait probablement capable de tuer pour se procurer le dernier paquet restant.

Chassant cette triste pensée en secouant la tête, Bonaparte glissa son bol dans le lave-vaisselle avant de foncer sous la douche. A ce rythme il allait finir par être en retard. Et puis de toute façon c'était cruel de faire attendre les gens comme ça. Usant de la douche froide pour se réveiller, il sauta dans ses vêtements et décida qu'il achèterai un café sur le chemin. Il ne pouvait pas se permettre de stagner une seconde de plus dans son petit cocon alors que des gens mourraient de faim au pas de sa porte. Descendant les escaliers à la vitesse éclair, il plissa les yeux face aux rayons matinaux du soleil. Enfilant aussitôt ses lunettes de star, il se dirigea tranquillement vers le magasin qui semblait si populaire. Saluant les clients affamés de son plus beau sourire, il fit tournoyer les clés de la porte autour de son doigt avant d'ouvrir les portes à sa clientèle adorée. Les gens entraient avec le sourire, demandant des nouvelles, passant le bonjour à Léonie aussi. La bonne humeur irradiait l'endroit. Alors que Bonaparte mixait mille et une sorte de céréales d'une main experte, les gens faisaient même la queue pour venir petit-déjeuner dans cette ambiance si particulière. Le succès était tel que les gens venaient en vacances à Storybrook pour venir tester le bar à céréales qu'il venait d'ouvrir et qu'il dirigeait d'une main de maître. Déjà les médias internationaux en discutaient et les réseaux sociaux ne cessaient pas de s'affoler sur le sujet. Bonaparte nageait dans le bonheur. Jamais il n'aurait pu espérer un tel amour des céréales dans le monde. A ce rythme, les gens ne songeraient même plus à faire la guerre tant l'envie de partager un bol de céréales avec leur voisin leur semblerait immédiate. Avec un sourire étiré jusqu'aux oreilles, la nouvelle star internationale du céréale, j'ai nommé Bonaparte, jeta un dernier coup d’œil aux plans de son nouveau projet. Une piscine d'avoine. Le rêve absolu. Après un premier plongeon dans sa nourriture favorite, il pourrait mourir heureux et comblé. Il s'empressa de prendre une photo des dessins pour les envoyer à Léonie. D'ailleurs, elle serait bientôt là. Il l'avait entendu remuer lorsqu'il avait quitté l'appartement. Il était temps de lui préparer son bol spécial. Un mélange bien à elle dont il avait le secret. Lorsque son visage souriant encadré par sa belle chevelure de feu franchit le seuil du bar si populaire, le temps sembla s'arrêter.

« Gghhmmmh.. » Fuyant la lumière dans un grognement étrange, Bonaparte trouva refuge derrière son bras. Il avait du oublier de fermer son volet le soir. Voilà qui lui apprendrait à rentrer trop tard pour pouvoir réfléchir à quelque chose d'autre que « dormir ». Il resta un instant immobile le temps d'émerger et de réaliser ce qui venait de se passer. Ce doux rêve venait de lui échapper. Voilà ce qui venait de se passer. Il soupira et larva encore un instant sous ses draps en repensant à cette histoire de bar à céréales. Il avait beau essayer de toutes ses forces, il n'arrivait pas à se rendormir pour continuer ce beau rêve. A chaque fois l'image d'une vieille sorcière moche et méchante lui apparaissait et le terrorisait à l'idée qu'elle puisse mettre le feu à sa piscine d'avoine. Hors de question de continuer à rêver dans ces conditions. Maudissant finalement tous les vieux du pays, Bonaparte se redressa en se frottant les yeux. La réalité était bien trop dure à vivre.

Soudain, éclairé par la lumière divine de l'idée de génie (alias rayon du soleil qui passait à travers sa fenêtre pour atterrir directement dans sa face), Bonaparte sauta sur ses pieds. Presque comme dans son rêve, il semblait pris d'une force nouvelle qui forçait la bonne humeur. Sans prendre le temps de s'habiller, Bonaparte quitta sa chambre en toute hâte, tant que le souvenir de son rêve était encore intact. Il se précipita dans le salon à la recherche de sa colocataire, espérant qu'elle était déjà réveillée. « Léoooooooo ! » Il déboula dans la cuisine en manquant de se fracasser sur le placard dans un dérapage semi-contrôlé. Et sans laisser le temps à sa colocataire de réaliser ce qui venait de se passer, il se mit à parler très vite comme s'il avait déjà bu 15 cafés. « J'ai fait un rêve troooop bien  ! Faut que je te raconte avant que j'oublie ! En même temps je vais pas oublier une idée pareille, c'est trop cool ! » Il mit un certain temps à se féliciter lui-même du rêve qu'il avait pu construire dans son inconscient avant de se décider finalement à lui raconter pour de bon le contenu du dit-rêve en prenant soin de n'oublier aucun détail (allant même jusqu'à détailler la couleur du haut qu'elle avait mit au moment où elle était entrée). Il secouait même le paquet d'avoine qu'il avait attrapé dans le placard pour lui montrer comment il préparait ses mixtures miracles qui rependaient amour et bonne humeur sur Terre. Il lui parla aussi de l'horrible sorcière qui l'avait empêché de continuer sa grasse matinée, mais brièvement, de peur que le fait de parler d'elle puisse l'invoquer dans la pièce ou quelque chose du genre.

Enfin, arrivant au bout de son récit, il trouva enfin le temps d'avoir faim. Attrapant la bouteille de lait pour arroser les céréales qu'il avait versé dans un bol au cours de sa démo, il avala finalement une grosse cuillerée pour se remettre de ses émotions avant de reporter à nouveau son attention sur Léonie en se laissant tomber dans une chaise. « Alors t'en penses quoi ? C'est pas la méga classe ? Un bar à céréales IN-TER-NA-TIO-NAL ! » S'exclama t-il entre deux bouchées. Il se surprenait lui-même. son amour des céréales lui avait donné une force surhumaine dès le matin, lui qui avait d'habitude du mal à démarrer.

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MessageSujet: Re: I dreamed a dream ☼ ft Léonie M. Tavish   Sam 29 Aoû - 13:29

I dreamed a dream
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La lune brillait de milles feux cette nuit, et Léonie n’arrêtait pas de la fixer. Combien de temps était elle restée sur son rocking chair, genoux pliés à observer l'astre lunaire ? Une éternité sans doute car ce dernier commençait d'ailleurs à décliner alors qu'elle s'étirait comme un chat pour rejoindre enfin son grand lit. Elle adorait la nuit et par dessus tout observer la lune et les étoiles. Elle se souvenait que petite, sa mère lui criait dessus pour qu'elle rentre dans sa chambre, alors qu'elle était perché sur le petit toit, avec son duvet à compter sans relâcher tous les points brillants dans le ciel. Mais ce qu'elle aimait par dessus tout, et qui lui avait coûté un nombre incalculable de punition était de sortir, d'aller prendre son cheval à l'écurie et de se rendre dans la lande écossaise, silencieuse et majestueuse. C'est peut être l'une de seules choses qu'elle regrettait quand elle avait quitté son Écosse natale pour l'Amérique. Car même si elle avait continué à faire de l'équitation, la sensation n'était pas la même, comme s'il lui manquait quelque chose. Le paysage était tout aussi beau, mais c'était différent, elle ne se sentait pas totalement épanouie, alors que pourtant, elle avait ce qu'elle voulait, cette liberté chérie.

Se laissant tomber tête la première dans son coussin, elle respira fortement dedans les odeurs d'huiles essentielles qu'elle y mettait pour l'aider à dormir. Pas qu'elle ai des problèmes particuliers, mais ces derniers temps, elle se réveillait en sursaut, tremblante, au bords des larmes à cause des cauchemars qu'elle faisait. Et ce qui lui faisait peur, c'est qu'elle avait la sensation que ces derniers n'étaient pas des terreurs nocturnes. Elle essayait de s'en convaincre, mais ils étaient bien trop réels dans son esprit pour ne pas être des souvenirs et surtout bien trop récurrent pour n'être qu'un songe passager. Bien entendu, Léonie avait parfaitement conscience qu'a partir du moment où elle imaginait ça, elle débloquait, parce que c'était tout bonnement impossible de transformer des humains en ours dans le monde actuel. Une fois, elle avait même fait des recherches, pour voir si un scientifique fou n'avait pas essayé mais heureusement non, elle n'avait rien trouvé. Alors voilà, c'était sans doute à cause des films d'horreurs qu'elle regardait avec Bonaparte, et rien d'autre. Poussant un soupir, elle avait déjà envisagé d'aller consulter quelqu'un, mais pas un médecin traditionnel parce que déjà elle n'avait pas confiance, après le coup du Docteur Whale, mais surtout parce qu'elle n'avait pas envie de se faire enfermer à l'Asile de Storybrook. Non, elle irait voir une personne plus compréhensive et moins conventionnel. La petite boutique de la voyante dans la ruelle à coté de la boulangerie serait pareil. Au moins, elle pourrait connaître la véritable signification de ce rêve, et pourquoi elle le faisait quasiment toutes les nuits depuis quelques moins maintenant.

Papillonnant des yeux, elle se laissa prendre par Morphée, assez fatiguée de lutter sans cesse pour ne pas dormir et affronter ses démons. Le sommeil ne tarda pas, plongeant la jeune femme dans un calme plutôt relatif pour quelques heures, avant que son cycle de sommeil ne commence réellement à s'activer. C'est alors que son rêve auréolait de gloire et d'amour bascula dans les ténèbres. Tout n'était plus que noirceur, cris et pleurs. La vieille sorcière avait vu le chaos dans son cœur et s'en était servie contre elle, la transformant ainsi en monstre. Pas physiquement, comme sa mère ou ses frères cheris, devenus d'immenses ours noirs mais mentalement. Tout ça n'était que sa faute, simple, clair, comme de l'eau de roche et maintenant, elle ne pouvait rien faire, assistante impuissante à la mise à mort de sa mère, qu'elle détestait mais dont elle se rendait compte de l'amour qu'elle lui portait à travers les larmes qu'elle versait, dans le cercle mythique de Stoenhege. Le corps de la bête reposait là, dans une marre de sang, alors qu'elle se levait difficilement, les jambes tremblantes pour essayer d'éviter le pire, l'exécution des trois autres oursons. Elle se jeta sur son père, l'homme qu'elle aimait sans doute le plus au monde, en hurlant. Le déstabilisant, il eu un geste de frayeur, et la lame déjà rougit par le sang, en fit couler d'autre. Léonie ouvra la bouche comme pour crier, mais aucun son ne sortit, juste du sang noir, tout comme l'immense plaie qu'elle avait dans son ventre. Son calvaire continua quand elle l'a vu s'abattre à nouveau, encore et encore, l'a réduisant en charpie.

Comme un nouveau né qui braille du plus fort qu'il pouvait, Léonie poussa un immense cri, alors qu'elle se relevait comme un diable sortant de sa boîte. En sueur, elle enleva sa capuche de licorne, et essuya les larmes qui sortaient de son unique œil capable d'en produire. Essayant de ne plus penser à l'affreux rêve qu'elle venait de faire, elle sortit de son lit, non s'en regarder au passage l'heure qu'il pouvait être. 7H. Une heure correcte si on excluait le fait que l'on était samedi matin et qu'elle ne travaillait pas. Attrapant sur sa chaise son jogging bleue turquoise, elle se dirigea vers la salle de bain pour prendre une bonne douche tout en réfléchissant à l'idée d'aller se promener pour prendre l'air. Finalement, la douche l'en dissuada, elle pourrait rester plus longtemps contre le mur de carrelage, à se prélasser sous l'eau. Ce n'est que quand elle compris qu'elle venait de vider le cumulus qu'elle pensa qu'elle devrait sans doute sortir. Une serviette sur la tête et son jogging enfilé, elle se dirigea vers la cuisine pour se faire un bon petit déjeuner. Rien de bon qu'une bonne table pour effacer des mauvais souvenirs. Mettant de la musique sur son portable, pas trop fort pour ne pas réveiller Bonaparte, elle sortit tout ce qui fallait à un bon repas. Des tartines, des céréales, des brioches, des biscuits secs et surtout son café. Enfin un petit sourire apparut sur le visage de la jeune femme quand elle huma l'odeur corsé de sa boisson chaude. S'asseyant sur un des tabourets, elle attrapa son portable pour commencer à regarder des vidéos de chats et d'autres choses tout aussi mignonne, mais elle n'eut pas le temps de commencer, qu'elle entendit et surtout qu'elle vu Bonaparte déboulait dans la pièce en lui criant dessus.

Sans qu'elle ne puisse rien faire, elle se reçut en pleine face toute l'énergie et la bonne humeur de son colocataire et confident. C'était vraiment ce qui lui fallait pour recharger ses batteries et elle l'écouta attentivement parler de son rêve. Au moins un sur deux qui ne faisait pas de cauchemars dans cette maison, une très bonne chose et vu qu'il était en train de lui raconter avec enthousiasme, c'était un peu comme si elle aussi elle l'avait fait. Surtout qu'elle était dedans, tout bénéf'. Croquant dans sa tartine beurrée, elle hocha la tête quand il lui expliqua que son bar était international. Attendant sagement qu'il finisse, Léonie buva une gorgée de son café avant de pouvoir enfin en placer une. « Déjà bonjour Mr l’excité. Après, vas, y fait moi un bol de céréale comme dans ton bar pour voir si tu peux satisfaire des clients exigeants. Et puis de trois, je trouves … ahem … » Faisant une petite pause pour faire durer le suspense, alors qu'elle attrapait son portable pour vérifier quelque chose, elle releva la tête avec son sourire énigmatique. « Que c'est une super idée de malade qui ne devrait pas rester en l'état de rêve. »

Oublié son cauchemar horrible et bonjour au rêve éveillé. Voila pourquoi elle aimait Bonaparte, parce qu'avec lui, elle arrivait à faire partir ses soucis sans qu'elle ne lui demande. C'était comme s'il avait un détecteur à problème et qu'instinctivement il arrive pour les chasser, comme un prince charmant sur son beau cheval blanc.« Franchement je suis sur qu'il y a un gros gros potentiel. Je viens de googoliser ton idée et en réalité ça n'existe pas Outre-Atlantique. Il y a déjà un petit bar qui propose ça en Angleterre mais c'est pas tout à fait la même chose. Ce que toi tu veux, c'est original et unique, et surtout je vois ça grand, genre très grand. Comme le Granny', avec derrière le comptoir, un mur entier de céréales par millier. Et aussi, on pourrait faire nos propres mix' de céréales. » Tapant dans ses mains, la rouquine était emballée par le projet de son ami. Voila un nouveau défi qu'elle se devait de réaliser, l'aider à faire son bar à céréale car elle était persuadée qu'en se jetant corps et âme dans quelque chose, elle n'aurait plus ses cauchemars cruels la nuit. Puis, elle était aussi persuadé qu'une idée comme ça, il fallait l'exploiter au plus vite, pour ne pas que quelqu'un d'autre l'ai aussi.


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MessageSujet: Re: I dreamed a dream ☼ ft Léonie M. Tavish   Lun 31 Aoû - 15:21


I dreamed a dream
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Bonaparte avait été tant embarqué dans son histoire qu'il en avait presque oublié de respirer. Lorsqu'il s'était enfin arrêté de parler pour obtenir l'avis de sa colocataire en posant ses yeux grands ouverts sur elle, le nouvel apport d'oxygène que son cerveau réclamait tant le ramena un peu à la réalité. Wow, il s'était vraiment emporté. Léonie lui arracha un sourire en l'affublant d'un nouveau surnom qui lui allait plutôt bien, et à peine avait-elle réclamé un bol de céréales qu'il abandonna le sien pour bondir sur ses pieds et s'exécuter. Le défi était de taille, il tapa donc dans sa propre réserve personnelle, juste parce que c'était pour elle.

Cependant, alors qu'elle s'apprêtait à rajouter quelque chose, elle garda le silence un court instant. Bonaparte ne la quitta pas des yeux, suspendu à ses lèvres, comme s'il s'attendait à la révélation du siècle. Lorsqu'enfin elle mit fin au suspens en l'encourageant même à réaliser son rêve, un large sourire se dessina sur le visage de l'excité en question, soulagé que sa colocataire semble aussi enthousiaste que lui. Et alors qu'il dosait son mélange céréalier avec précision, il écoutait Léonie avec attention.

Son explication lui arracha un petit rire. Elle avait sérieusement déjà googlisé ce qu'il venait de lui dire, complètement emballée par l'idée. C'était vraiment incroyable comme ils pouvaient s'entraîner l'un et l'autre dans leurs délires, comme s'ils se comprenaient parfaitement en échangeant à peine quelques mots. Déjà Léonie décrivait le lieu comme s'il existait, comme si c'était elle qui avait eu cette vision. Peu à peu, leur imaginaire donnait vie au rêve autour d'eux. « Ouaiiiiis ! » Imaginant le mur de céréales devant lui, les yeux de Bonaparte pétillaient. « On irait les chercher au bout du monde, comme des aventuriers à la recherche du diamant parfait ! » Ça y est, avec l'approbation de Léonie, il était complètement parti dans son délire. Il se voyait déjà faire une course d'éléphant avec Léonie pour échapper à une momie mystique à qui ils venaient de voler un plant de céréale divin. Musique d'Indiana Jones en fond sonore. Désormais instoppable, il jeta un coup d’œil par la fenêtre en se baladant avec le bol de Léonie et désigna les environs d'une main. « Il faudrait raser ça, ça et ça. Comme ça on pourrait reconstruire un super truc juste ici ! » Bon là il s'emballait un peu. Ce serait un peu plus grand que le Granny' s'il se mettait à détruire tout le quartier. Néanmoins, l'idée était lancée. Et avec les bons conseils de sa plus chère amie, Bonaparte était sûr d'y arriver. Motivé à 200%, il tendit son bol à Léonie en prenant un air pro. « Goûte moi ça, tu m'en diras des nouvelles ! » Il reprit finalement place dans sa chaise pour finir son propre bol tout en guettant la réaction de sa nouvelle associée goûteuse. Bientôt il serait un dieu dans le domaine, capable de mélanger des haricots, de la cannelle et du blé, et de rendre ça aussi bon qu'un gâteau au chocolat fondant ! Il en était sûr, il était né pour ça. Il avait toujours eu le bon feeling. (Quoi qu'il n'était pas sûr d'être assez méchant pour tester sa recette aux haricots sur Léonie, mais ça, c'était un autre débat.)

Mais alors qu'il s'imaginait déjà passer la journée à faire des plans avec Léonie, il se stoppa soudainement, frappé par un mauvais souvenir. Et la vieille sorcière ?! Et si jamais ils lui permettraient d'exister en construisant ce fameux bar ? Peut-être s'agissait-il d'une vision ? D'un avertissement ! Frustré par cette idée, Bonaparte fronça les sourcils et plongea le regard dans son bol, pensif. Ils leur fallait un plan de contre-attaque. Soudainement frappé par une brillante idée, il redressa la tête vers sa coloc' et s'exclama presque victorieusement « Et ce sera interdit aux vieux, comme ça pas de vieille sorcière ! » … Mouais. Étrangement son plan avait l'air meilleur avant qu'il ne le dise comme ça. Il jeta nerveusement un coup d’œil dans son dos, comme si la dite sorcière avait pu apparaître derrière lui pour écouter ce qu'il avait à dire avant de s’esclaffer dans un rire sournois et terrifiant et de les transformer tous les deux en miel pops. Personne derrière lui. Ouf. Comme soulagé, il reporta une nouvelle fois son attention sur Léonie avant de s'approcher un peu plus, comme s'il avait une confidence à faire. « Je suis sûr qu'elle existe ! Elle va nous mettre des bâtons dans les roues ! Si ça se trouve, elle nous a déjà mis sur écoute depuis longtemps.. ! » Son air était on ne pouvait plus sérieux. Ils commençaient à peine de parler de son projet qu'il sentait une présence maléfique autour d'eux. Néanmoins, armé de sa petite cuillère et supporté par sa meilleure amie, Bonaparte était bien décidé à bombé le torse, nullement impressionné par ce nouvel ennemi imaginaire qu'il s'était fait tout seul comme un grand. « C'est vrai quoi ! Imagine que ce soit un rêve prémonitoire. » Il fit une courte pause dans son explication, frappé par la vision d'une piscine d'avoine. Le paradis sur Terre. « On ne peut pas prendre le risque de croire que seule la partie chouette se réalise ! Si ça se trouve, c'était un avertissement divin ! Même si je connais pas de vieille mamie aussi maléfique que celle là,  elle est peut-être en train d'arriver à Storybrook au moment où on parle ! » Il fit à nouveau une courte pause le temps de réaliser ce qu'il venait lui-même de dire. Il la voyait déjà débarquer au centre-ville dans une super voiture avec la musique O'death de jen titus en fond, comme la mort dans Supernatural. C'était classe, mais terrifiant. Surtout terrifiant en fait si on prenait en compte le fait qu'elle venait pour eux. Pris d'un frisson, il posa un air soudainement résolu sur Léonie et frappa sur la table un coup déterminé. « On va acheter du sel pour l'exorciser cette sale sorcière !! » S'exclama t-il, prêt à faire la guerre si c'est ce que cette maudite mamie voulait. Il avait reçu l'approbation de Léonie, désormais il ne laisserait plus rien ni personne se mettre en travers de son chemin pour répandre paix et amour des céréales sur Terre.
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MessageSujet: Re: I dreamed a dream ☼ ft Léonie M. Tavish   Lun 31 Aoû - 22:34

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« Bien entendu, je penses qu'on pourrait aussi avoir notre propre usine pour transformer les céréales végétales pour qu'elles deviennent des céréales dans des paquets colorés. Hum et ce qui marche en ce moment c'est les trucs bio', la nature et tout, les gens en ont marre du chimique. MAIS, on pourrait faire du chimique avec du naturel. » Quand l'un se calmait, l'autre repartait au quart de tour, c'était comme ça, tout le temps. Les clients aimaient le duo que Léonie et Bonaparte formait car en plus d'être efficace, ils se complétaient parfaitement. S'appuyant nonchalamment sur la table du petit déjeuner, Léonie acquiesça aux directives de son ami, ne voyant pas trop de quoi il parlait étant donné qu'ils étaient dans leur appartement et que ce dernier n'allait pas devenir le fameux bar à céréale même s'il portait le nom d'une tablette de chocolat. « Pour ça, faut qu'on trouve un local de vide dans un endroit stratégique parce que si c'est pour le mettre à perpette les olivettes ça ne sert à rien. » Attrapant le bol de céréale, elle le regarda attentivement ce qu'il y avait dedans. Pas de chocolat, bon point, étant donné qu'elle n'aimait pas ça le matin, il y avait trois sortes de céréales et même des petits raisins secs. Plongeant sa cuillère, elle en prit une grosse bouchée et mastiqua pendant un moment, se prenant même pour un jury de la nouvelle star. « Pas trop sucré, les dosages sont respectés, il y a même des fruits pour faciliter le transit, moi je dis que j'approuve ce bol, il est digne de faire parti des plus grands plats. »

Voyant que son ami se décontractait, elle souria à son tour, continuant de manger avec une vitesse incroyable le contenu de son bol. Elle était bien, son cauchemar partit au loin grâce à son fidèle ami mais voilà, il avait fallu que cela lui revienne dans la face. S'étouffant à moitié quand elle entendit Bonaparte criait que le bar serait interdit aux vieilles sorcières. Se levant de sa chaise, elle se dirigea vers le frigo pour sortir la grande bouteille de jus d'orange, alors qu'elle avait encore des céréales sur son menton. S'essuyant avec le revers de sa manche, elle but à grande gorgée pour se donner du courage avant de tendre la bouteille à son ami. « Les rêves sont souvent prémonitoires ... » Elle ne disait pas ça pour l'effrayer, bien au contraire, mais plus pour elle même. Elle sursauta quand Bonaparte tapa du poing sur la table, convaincu lui aussi de l'existence de cette vieille femme maléfique. « Oui, je suis d'accord, et de l'ail aussi, Jack m'a dit qu'il fallait toujours en avoir dans sa cuisine, c'est comme le sel, ça éloigne le mauvais œil. » Aidant son ami à ranger la table, elle passa un coup d'éponge, perdue dans ses pensées ; Et si la mamie dont il parlait était la même que celle de son rêve ? Était il possible qu'ils puissent rêver de la même femme en même temps ? Se parlant toute seule, comme à son habitude, elle faillit rentrer dans le jeune homme au moment où se dernier faisait un demi tour sur lui même pour aller prendre sans doute un truc sur la table. « Faut que je te dises un truc. »

En temps normal, ce n'était jamais bon signe quand une personne prononçait cette petite phrase lourde de conséquence. Mais avec Léonie c'était pire. La dernière fois qu'elle avait dit ça à son meilleur ami, c'était pour lui dire qu'elle avait entreprit des recherches sur Matthew, alors qu'elle savait très bien que tout le monde lui avait dit d'arrêter mais qu'elle était sur cette fois d'avoir une piste, grâce à Clara. Attrapant son poignet, elle l’entraîna rapidement dans le salon, le mettant à l'aise dans le canapé, lui apportant même une des ses grosses couvertures en laine qu'elle lui avait fait et qu'il aimait tant. « Promet moi de pas t'énerver, ou de t'angoisser ou de je ne sais pas quoi. » Mettant les deux mains devant elle, comme si elle voulait dresser un cheval en furie, elle se mit à son niveau, s'asseyant sur la table basse. « Je t'ai bien écouté parler de la vieille sorcière et j'ai analysé ce que tu m'a dit, et je crois qu'en fait, j'ai fait le même rêve que toi. Pas pour le bar, mais sur elle. » Voila, le mal était fait, mais pourquoi diable avait elle dit ça. Son ami avait ouvert grand les yeux et tenait fermement le coin de la couverture. « En fait, ça fait une semaine que je dors très mal. Je dois faire 3/4h par nuit et c'est parce que je fais toujours le même cauchemar. »

Parfois elle se disait qu'elle avait le don de tout venir gâché. Bonaparte avait réussi à lui changer les idées, à lui donner un but en ce samedi un peu maussade et qu'avait elle fait ? Elle n'avait retenu que le vieille sorcière, et son esprit buté de rouquine écossaise s'était mis en branle. « Je te passes les détails parce que c'est vraiment horrible, maman est changée en Ours, mes petits frères aussi, toi tu es entrain de cuire à la broche parce que tu es un cheval. Non mais sérieusement, un cheval, et tout ça à cause de moi parce que je n'ai écouté personne, enfin j'ai écouté la mauvaise personne, la vieille sorcière. Puis je là vois, à chaque fois elle me suit, partout et je me réveille en sursaut quand on m'a ouvert le ventre et qu'elle rigole sadiquement. » Sans s'en rendre compte, elle s'était mise à trembler, un mouvement incontrôlable de la part de sa jambe gauche qui faisait trembler toute la table. « Puis tu vois, tu m'a parlé du bar et tout, et j'ai dit que c'était super mais toi aussi t'a rêvé d'elle et ça c'est pas normal. Comment c'est possible qu'on est rêvé de la même personne ? Parce que j'en suis sur, c'est elle, elle nous pourrit nos vies à tous les deux et je veux pas et ... » Enfouissant sa tête dans le cou de Bonaparte, elle se laissa bercer comme une petite fille alors qu'elle l'écoutait le rassurer. Tout ça n'avait pas de sens, mais en même temps, il y avait trop de signe pour ne pas qu'elle y fasse attention. Cependant, pour le moment, elle se contenta de se détendre, se sentant en sécurité dans les bras costauds de son ami. « C'est qu'un mauvais rêve, je sais, mais je le sens pas, y a un truc qui cloche parce que ce qui me fait peur c'est que mon rêve est bien trop réel pour que ça ne soit pas un souvenir. »

Se mettant enfin dans le canapé, à ses cotés, elle fixa ses pantoufles licornes comme si elle était coupable de quelque chose. «On sait bien que la magie ça n'existe pas, ou alors un tout petit peu, mais pas au point de tous vous transformer en animaux et que surtout je parle l'animaux tu vois. » Cette petite faute de phrase qu'elle avait faite à moitié exprès lui décrocha enfin un sourire, et puis un rire. « Je parle l'animaux … T'imagines le truc, toi galopant à travers les plaines écossaises et moi sur ton dos. Ahahah, franchement, je crois que pas dormir ça me fait imaginer de ces trucs comme toi et ton bar de céréale. » Se mordant la lèvre, elle éclata à nouveau de rire en imaginant la scène qu'elle lui avait décrite, mais au lieu de la tête d'un cheval, c'était celle de son ami. D'accord, là elle en pouvait plus, elle pleurait presque tellement qu'elle rigolait. « Ouuu, heureusement que t'es là, tu sais me changer les idées. » Posant sa tête contre son épaule, elle souffla un bon coup pour reprendre sa respiration. « Tu sais que j'suis vraiment partante pour ton bar. Je veux être ta conseillère marketing et manager et surtout une cliente VIP ».


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