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  Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]

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MessageSujet: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 4 Sep - 21:33

HARLEEN-MAXINE HÉCATE WITHERS

   
Il était une fois, le destin tragique d’une jeune princesse sans nom. Isolée, perdue et ignorée par le roi sa seule famille, elle se retrouve pourtant un jour confrontée à sa folie naissante. Rêvant de liberté et d’aventure, déterminée à quitter cette prison doré dans laquelle elle vie depuis si longtemps, la jeune princesse décide de s’enfuir pour ne vivre que d’une seule et unique façon : suivant ses propres règles…


   
Je me présente, je me nomme Harleen-Maxine, Hécate, Whiters! Je suis né(e) Indéterminé. Supposé un 12 février à indéterminé. Vous l'avez bien compris j'ai donc pas moins de 24 ans (supposé) et pas une ride sur mon visage! Pour les intéressées je suis célib. Pour pas qu'il n'y ai pas de mal entendu je suis Hétéro! Avant d'aller plus loin je dois vous prévenir, dans le monde Réel on me connait sous le nom de Unknown/Peau d'âne du conte Peau d'âne de charle Perrault (remaniée) ! De Princesse déchue je suis passé(e) à Indéterminé. Et pour finir, on me confonds souvent avec Margot Robbie. Je fais aussi partie du groupe des Villains.

   
Anecdotes


Poison Harleen : Harleen-Maxine est responsables (en majeur partie) des empoisonnements qui survienne le jour de la St Valentin et donc, des décès qui en découle.

Harley Quinn : Harleen-Maxine aime beaucoup le personne des comics DC Harley Quinn, surtout son style. C’est pour cette raison que la jeune femme, dès sa sortie de l’hôpital psychiatrique, c’est inspiré de l’apparence de cette dernière pour créer son propre style qui reste néanmoins, assez semblable à celui Harley Quinn sans être totalement identique.

La conséquence : Harleen entends des voix à l’intérieur de sa tête mais pas seulement. Elle est aussi victime d’hallucination (visuelle, auditive, gustative...), fait fréquemment (voir presque toutes les nuits) des cauchemars terrifiant etc. Harleen ignore pourquoi, mais cela a toujours était comme ça aussi loin que remonte ses souvenirs, bien que dans son enfance, les symptômes aient été beaucoup moins marqués ou problématique. Il est fort probable que cela soit dû à son retour d’entre les morts (en tant qu'Unknown), même si son passage de l’autre côté, a été très bref...

Pile = folie / face = lucidité : Harleen n’est pas connue pour être quelqu’un de stable mentalement. Même si au premier abord elle peu paraître un tantinet normale, Harleen se révèle très vite être quelqu’un de dérangé, qui use de la violence sans remord et s’amuse de l’horreur ou de la détresse des autres.
Quelque part, pour elle, tout ça n’est rien de plus qu’un jeu.
Parfois même, ses propos n’ont où semble n’avoir aucun sens. Cependant, il s’avère que la jeune femme est capable de voir des choses, des horreurs principalement, que personne d’autre ne peut voir. Sa folie se remarque d’avantage pendant la malédiction. Notamment, parce que sa personnalité durant celle-ci, semble être  beaucoup plus sensible au mal qui la ronge.
Néanmoins, il arrive qu’a certain moment, pendant une période plus ou moins longue, Harleen soit comme débarrassée de sa folie et de tout ce qui en est la cause. Saine d’esprit, la jeune femme s’avère d’autant plus dangereuse car contrairement à ce qu’elle démontre habituellement, celle-ci fait preuve d’un sens poussé de l’observation, est capable de réflexion et surtout, elle est patiente et n’agit jamais sans raison.

Magie des fées : Lorsqu’elle habitait encore au château, juste avant que sa bonne marraine la fée ne la fasse fuir les lieux, celle-ci lui confia sa baguette magique. Aujourd’hui, Harleen détient toujours cette baguette et s’en sert pour se gratter, voir poignarder à l’occasion. C’est une sorte de seconde vie qu’elle lui offre en quelque sorte.

L’art oublié : Cette magie est particulièrement dangereuse pour l’utilisateur, car même une maîtrise parfaite de cette magie, ne garantis pas la survie de celui qui l’utilise. Peu de chose sont connu à son propos. On sait qu’elle permet de jeter des sorts, faire des potions mais aussi, de retirer l’âme d’une personne, de se lier à une personne (si l’une meurt, l’autre meurt aussi) probablement sans retour en arrière possible, sans oublier, que l’utilisateur de cette magie est capable de projeter une image de lui-même et lui donner un aspect humain (ce qui veut dire qu’on peu toucher cette projection comme si elle était faite de chair) pendant un laps de temps plus au moins court, voir même, posséder quelqu’un. Néanmoins, ce n’est pas un art qu’Harleen maîtrise, elle en est même bien loin et même si elle détient le grimoire de Seth, elle s’en sert maintenant comme un vulgaire presse papier parce que ça rend bien. Comme quoi, cet art est vraiment oublié…


PS : Je tiens à préciser que le pouvoir de la magie des fées ne sera probablement jamais utilisé. Quand au pouvoir de l’art oublié, il n’est pas clairement défini car l’idée de base, était le fait que l’on puisse retirer son âme. Pour le reste, je me suis juste contenté de reprendre ce que l’autre Unknown avait démontré en rp. Cependant, s’il est accepté, je tiens à dire que non, ces capacités ne seront pas utilisées sans l’accord du joueur avec qui je rp, à part peut-être, sur un PNJ et encore. De toute manière, Unknown était encore une apprentie quand elle a été touchée par la malédiction, et n’a pas vraiment eu le temps d’apprendre cet art donc, à la fin de la malédiction, si elle tentait quoi que ce soit avant de le travailler d’avantage, elle en mourrait et ça m'arrange pas vraiment. Même si elle le travaille elle pourrait en mourir donc bon...

Dans tous les cas, s'il est accepté et que je décide de le développer, je tiendrais le staff au courant de mes idées pour ne pas dépasser les bornes. lol! Sinon, bein... je verrais en temps voulut.


   

   
Caractère

   


I want you to follow me, because no matter what you think you might know, I will always be one step, three steps- seven s teps ahead of you, and just when you think you're catching me up, that's when I'’ll be right behind you.
And at no time will you be anywhere other than exactly where I want you to be.



Harleen est bien plus complexe qu’il n’y parait et l’on pourrait dire sans se tromper, que la jeune femme à différents visages.
Néanmoins, il y en a un beaucoup plus connu que les autres. Notamment, parce que c’est celui qu’aborde la jeune femme actuellement. Je veux bien sur parler de son « visage » de tarée psychopathe.
Bien sur, vous l’aurez compris, lorsque je parle de visage, c’est une façon de parler. La jeune femme a était bien des choses, notamment lors de sa vie en tant qu’Unknown/Peau d’âne et celle d’Harleen-Max. Elle a était douce, courageuse, empathique, tourmentée, seule, perdue, terrorisée etc.

Mais ce qui nous intéresse maintenant, sans entrer dans les détails sur les « autres » Harleen, c’est celle que l’on peut rencontrer aujourd’hui, pour son plus grand malheur au détour d’une ruelle… Ou dans votre salon.
Harleen est instable. Bien qu’elle puisse paraître un minimum normale, et par là, je veux dire au premier regard quand elle ne parle pas, ne détruit rien, ne commet aucun crime et ne se balade pas armée d’une batte (ou tout autre arme), la jeune femme se révèle très vite être quelqu’un de sérieusement atteint et de très dangereux.
Elle est impatiente, impulsive, irréfléchie et ne laisse personne dicter sa conduite ou lui marcher sur les pieds. Si quelqu’un ne lui plait pas, l’énerve ou lui marche sur les pieds (accidentellement ou non) il est fort possible qu’il perde quelque chose dans le meilleur des cas et dans le pire… La torture, vous connaissez ?
Harleen parle aussi beaucoup. Elle se parle à elle-même, parle aux monstres qui la hantent et aux gens parfois. Il faut dire cependant, qu’elle n’est pas vraiment sociale et que les blagues qu’elle peut dire ou faire, sont rarement appréciées. Car son humour n’est pas vraiment… conventionnel (façon détournée de dire, que ses blagues sont très souvent déplacées, malsaine etc.). Les gens… c’est pas vraiment son truc. Elle peut les torturer, les tuer, se moquer d’eux, les humilier à la limite et pourquoi pas, partager un petit moment complice avec quelqu’un qu’elle trouve bon public, mais au-delà de ça, Harleen n’est pas le genre de personne à ce faire des amis. Bon. Il n’est pas exclu que certaines personnes l’apprécient et qu’en retour, elle apprécie certaine personne hein ? Néanmoins, s’ils arrivent à survire à ses nombreux changement d’humeur et à sa présence… ce serait vraiment un miracle.

Cependant, même s’il avère que la jeune femme éprouve un réelle plaisir à faire souffrir les autres (oui, elle est sadique, vicieuse et elle aime ça) et à semer le mort et la destructions sur son passage (elle est plutôt créative quand il s’agit de torturer étrangement), actes qu’elle trouve amusant puisque quelque part, tout ceci est un jeu pour elle, Harleen est depuis toujours torturée.
Oui, Harleen est torturée. Elle est seule, perdue et quelque part, même si elle n’est plus la petite fille peureuse qu’elle était autrefois, Harleen n’en reste pas moins sensible et vulnérable lorsqu’il s’agit d’eux.
Mais… il est intéressant de noter que cet état de « faiblesse » et de « vulnérabilité » n’est visible que lorsqu’elle dort habituellement. En journée, la jeune femme est beaucoup moins réceptives à toutes les horreurs qu’elle voit, car celle-ci font en quelque sorte partie du décore. Elle peux parler à ses monstres sans avoir peur d’eux, mais lorsqu’elle dort… c’est à ce moment-là, que l’on se rend compte de l’extrême vulnérabilité de la jeune femme et du fait, qu’elle a énormément souffert et souffre encore aujourd’hui.

Notre Harleen est donc quelqu’un qui a évolué pour survivre à un environnement plus qu’hostile quelque part. Tout ce qu’elle à vécue, ses « hallucinations » et ses cauchemars lui on petit à petit, fait perdre l’esprit si bien, qu’elle ne fait pas toujours la différence entre la réalité et  son enfer, comme elle l’appelle souvent.
Qu’importe. La Harleen d’aujourd’hui bien que toujours torturée par ses démons intérieurs est quelqu’un dont il faut se méfier. Autant la jeune femme peut parfois paraître drôle, plutôt sympathique (enfin, faut vraiment être fou pour ça) voir attachante et amusante, autant il faut bien garder à l’esprit, qu’il ne faut pas lui tourner le dos.
Car l’instant d’avant la jeune femme peut s’amuser avec vous de façon plutôt innocente et l’instant d’après, elle peut vous fracassez le crâne contre le mur d’un immeuble parce que vous l’avez mis en colère ou parce qu’elle à compris un truc de travers. Enfin… ça, c’est quand vous êtes le responsable de la situation. Il n’est pas exclu qu’elle s’en prenne à vous, juste parce qu’elle vous à sous la main.
Eh oui. Harleen est aussi lunatique.

Que puis-je dire d’autre sur la jeune femme ? Harleen est une menteuse. Souvent, elle s’amuse à raconter des conneries aux autres (surtout sur son passé) parce que ça l’amuse. Ainsi, il n’est pas rare qu’elle s’invente une vie à chaque personne qui le lui demande, et à qui elle accepte de répondre.
En ce qui concerne certains sujet, probablement tous, Harleen n’est pas du genre bavarde et trouvera toujours un moyen pour ne pas parler si elle n’en a pas envie.
Et bien non. A la surprise générale, la jeune femme ne passe pas tout son temps à tuer et torturer, même si, cela fait parti de ses passes temps favoris.
Que dire d’autre ? Elle peut aussi se montre capricieuse et être une vraie chieuse quand elle le veut. Énervante aussi, irritante et fatigante. Bref, c’est Harleen.

Après, cette description est assez… sommaire et il est possible que son caractère soit légèrement différent en rp. Cependant, si vous voulez vraiment savoir a quoi vous attendre avec elle… le rp, c’est mieux.


   
crackle bones



   

   
Derrière l'écran
Derrière mon écran, moi je m'appelle Kath'. Actuellement j'ai le même âge que pour Manea ans, et je RP depuis Je m'en souviens toujours pas, mais ça fait suuuuper longtemps. J'ai découvert le forum par un pirate jalou. De moi on dit que je suis quelques toujours autant sadique et dingue. D'ailleurs je trouve le forum rose :uh: et je suis content(e) d'y être. Ah j'ai un petit mot pour vous au fait : The only me is me. Are you sure the only you is you?
crackle bones


Dernière édition par Harleen-Maxine H. Withers le Dim 13 Sep - 3:45, édité 27 fois
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 4 Sep - 21:34

I said, on the ground.

 
Close your eyes. Let your ears listen to the radio. Do you hear my voice ? Can you hear your own soul's scream ?

 

 

 
Avant la malédiction


Naissance
« Un jour, tu tomberas enceinte. Quand tout espoir sera perdu et que ton mari et toi n’y croirez plus, tu donneras la vie. Mais attention. Son existence, te mènera à ta perte jeune princesse. Ta vie sera liée à la sienne, sa survie mènera à ta perte. »


Le roi vient de perdre sa femme et partout on apprend la nouvelle. Les riches et les nobles fomentent des plans pour se faire bien voir de ce bon roi, quand aux paysans, triste, ils disent que la vie est injuste et craignent qu’une future reine égoïste gagne le cœur de leur souverain.
En revanche ce qu’ils ignorent, c’est que la reine a exigé du roi son époux, une chose primordiale bien avant sa mort.
« Si il vous prenait l’envie de vous remarier un jour, lui avait elle dit, je veux avoir votre promesse que si vous rencontrez une femme plus belle, mieux faite et plus sage que moi, c’est celle que vous choisirez. »
De cette demande, le roi fut si surpris, qu’il en resta un moment sans voix. Il n’avait pas compris alors, que la reine était sérieuse et qu’elle savait déjà, que la fin de sa vie approchait à grand pas.

De cela, la reine ne s’y était pas trompée. 5 jours après cette étrange demande, elle mourut en essayant de donner naissance aux enfants du roi, deux jumelles dont l’une d’elles, avait semble-t-il, un bien étrange aspect.
A la vue de cette abomination, les servantes de la reine crièrent et grand nombre d’entre elles sortirent de la chambre en courant, apeurée. Quand au souverain, lorsqu’il découvrit la reine baignant dans son sang et cet enfant d’une pâleur anormal portant une tache pourpre en forme d’arbre mort sur l’épaule gauche, il poussa un cri. D’abord de douleur puis de colère et enfin, il accusa l’enfant d’être responsable de tous ses malheurs. On supposa alors que l’enfant était maudite, et qu’elle avait aspiré la vie de sa sœur et de sa mère durant la grossesse achevant cette dernière, lorsque celle-ci la mit au monde.

3 morts furent annoncées ce jour-là. Bien qu’en réalité, l’enfant maudite, elle, ne l’était pas.



Lettre « disparut » écrite de la main de la reine au roi.


Mon cher et tendre époux,

Si vous lisez ces quelques lignes, c’est que je ne suis plus de ce monde. J’imagine que vous réalisez maintenant que cette demande que je vous ai faite il y a quelques temps déjà, n’était en rien due au hasard tout comme ces paroles, qui n’on probablement jamais cessé de troubler votre esprit et qui était en réalité des adieux, mes adieux. Pour cela mon amour, je vous demande pardon.
Vous vous demandez sans doute pourquoi, pourquoi je ne vous ai pas parlé de ce qui allait se passer au terme de ma grossesse. La raison est la suivante : je ne vous ai rien dit, parce que je savais déjà ce que vous alliez me dire, tout comme je savais qu’au final, l’espoir serait vain.

Vous ne m’avez jamais posé de question. Vous ne m’avez jamais forcé à parler de mon passé si douloureux ni de mon royaume que j’ai du fuir et pour cela, je vous en serais éternellement reconnaissante. Tout ce que vous avez fait pour moi, cette vie que vous m’avez offerte, ce peuple que j’ai tant aimé… tout cela avec votre amour, ont été le plus beau des cadeaux. C’est pour cette raison que ne rien vous dire a été des plus insupportable. D’autant plus lorsque enceinte, vous me parliez de l’avenir, de nos enfants, et du bonheur que nous aurions tous les deux à les voir grandir, main dans la main, ensemble.
Je n’ai jamais voulut vous faire souffrir ni briser ce doux rêve, ce n’était pas dans mes intentions. Mais ni vous ni moi, n’avions le pouvoir de lutter contre le destin.

Et à présent que je ne suis plus. Il est temps que vous sachiez toute la vérité sur mon passé et la raison de mon silence.

Comme vous le savez, je suis la princesse de ce royaume que l’on appelle aujourd’hui « la terre sanglante » ou encore « le royaume pourpre ». Mon royaume n’a pas toujours était appelé ainsi. Fût un temps, c’était un royaume ou régnait la paix et ou le souverain était attentif aux besoins de son peuple. Père était un homme sage et juste. Tout comme vous, il était bon et bienveillant envers son peuple et tout comme vous, il était aussi redoutable à la guerre et respecté par ses ennemis. Seulement, il était trop confiant, trop faible. Peut de temps avant que le royaume ne sombre dans le chaos, une maladie étrange à commencer à décimer les gens de notre peuple. Aucun de nos guérisseurs ne semblait en mesure de comprendre la maladie ni même de l’endiguer. Chaque tentative pour la repousser entraînait fatalement la mort et nous, nous étions impuissant face à la douleur et la souffrance de notre peuple. Malgré l’interdiction de sortir de père, j’avais prit pour habitude de sortir dans le but d’aller aidez les gens du peuple, les malades surtout. Je ne pouvais faire grand-chose, mais je m’occupais d’eux du mieux que je le pouvais. Je leur apportais donc de la nourriture, des couvertures, aller puiser de l’eau au puits… je faisais tout ce que les malades ne pouvaient plus faire et leur apportaient tout ce dont ils avaient le plus besoin, pour les soutenir et les aider à survivre. Malheureusement, à force de désobéir à père, un jour, ce fut à mon tour de tomber gravement malade. Et c’est à ce moment-là, qu’il est arrivé. Il c’est présenté à père comme « la main du créateur » et lui à dit, qu’il avait en sa possession le remède capable de stopper la maladie. Si vous saviez combien j’y ai cru, oh mon cher époux ! Combien j’ai espéré que ce soit vrai ! Ce que je ne savais pas en revanche, c’est que l’homme lui avait demandé de faire un choix. Ma vie contre celle des gens du peuple déjà affecté par la maladie. Il avait promit qu’il n’y aurait pas d’autre malade, mais ceux qui l’était déjà devait mourir. C’était soit moi, soit eux. Et bien sûr, père prit la douloureuse décision de me choisir moi, son unique descendante.

Ce jour fut le premier avant la fin de mon royaume. Après ma miraculeuse guérison père pour remercier mon sauveur, lui proposa un poste de guérisseur au château. Poste, que l’homme accepta. Néanmoins, l’homme avait une requête un peu particulière à formuler, il voulait ma main. Bien sur, depuis mon enfance avant même m’a naissance, père avait déjà promis ma main à un royaume voisin ce qui, l’obligea a refuser la demande de l’homme et malheureusement, bien plus tard, mon futur époux trouva la mort dans l’étrange circonstance. Un suicide disait-on. Cela me rendit très triste quelque part, j’aimais beaucoup le prince Nathaniel, je le trouvais très drôle.
Bien sur mon tendre époux, comme vous l’avez sûrement deviné maintenant, suite a cela, l’homme n’eut pas à attendre longtemps avant que père ne lui accorde ma main.
J’étais donc promise à devenir l’épouse du sauveur, la « fameuse » main du créateur.
Cette union me faisait froid dans le dos, tout comme le comportement de mes parents. J’ignore comment c’est arrivé mais petit à petit, père à commencer à changer tout comme mère. Pour moi en revanche, les choses étaient différentes.
Quand j’ai compris quelles étaient les véritables intentions de l’homme (ce qui ne fut pas bien compliqué, il suffisait de savoir où regarder) j’ai essayé de prévenir père. Quelle erreur ça a été ! Ce fut la seule et unique fois ou père leva la main sur moi pour me frapper.

Ainsi donc, 3 ans après son arrivé, l’homme avait réussi à obtenir m’a main, se mettre le roi et la reine dans la poche et retourner le peuple contre nous. Mes parents aveuglent à ses manipulations, furent massacrés par les villageois lors d’une terrible et sanglante révolte.
Quand à moi, je me suis enfuie. Et c’est après des jours et des jours de marches, alors que j’étais entre la vie et la mort que vous m’avez trouvée. Vous souvenez vous de ce moment ? Ce fut pour moi, à la fois le jour le plus difficile et le plus beau de ma vie.

Néanmoins, cela n’explique pas encore pourquoi j’étais destinée à mourir en couche.

Le jour de notre mariage, l’homme m’a retrouvé. Tout comme il l’avait fait pour père, il m’a donné un choix à faire. Celui de revenir avec lui et l’aider à gouverner mon ancien royaume ou désespérer d’enfanter et mourir avec en essayant. Bien que j’avais déjà ce dont il était capable, je n’ai pas voulut croire que quelqu’un puisse détenir un tel pouvoir alors, je vous ai choisie vous et je lui ai demandé de quitter les lieux sur le champ.
Lorsqu’il est parti, j’ai cru que nous pourrions enfin vivre en paix. Puis, une atroce douleur a parcourut la totalité de mon corps pour se concentrer sur un seul endroit et unique endroit, mon épaule. C’est à l’endroit exacte ou la douleur m’a transpercé, qu’une tache pourpre est apparut. C’est à ce moment-là que j’ai compris à que point cet homme était dangereux et maléfique et surtout à quel point, j’avais été idiote de le sous-estimer.

J’ignore si vous serez capable de me pardonner un jour pour ce que je vous ai fait, et pour ce vous êtes entrain d’endurer. Sans moi, vous auriez sans doute eu une vie plus simple avec une femme bien plus belle et plus intelligente qui vous aurait donné beaucoup de beaux enfants. Je ne peux malheureusement changer le destin. En revanche, je peux prier pour que nos enfants, la chair de notre chair, survivent tous les deux à l’accouchement. Si ce n’est pas le cas, je crois que je… je crois que…


(La lettre s’arrête la. Le papier a été taché par les larmes versées à de nombreux endroit.)


 

La vie en cage
« Cet enfant et maudit ! Hurla le roi avec colère et chagrin. Qu’on l’enlève de ma vue, je ne veux plus jamais revoir cette progéniture du diable. »


Depuis combien de temps suis-je enfermée dans ce qui fut autrefois ma chambre ? 8 ans ? Je l’ignore. Tout comme j’ignore, depuis combien de temps je suis assise sur mon lit, les yeux rivés vers l’extérieur à attendre que les choses changent, que père change.
Qui suis-je ? Une morte. En tout cas, c’est ainsi que l’on me considère ici. C’est sans doute à cause de cette apparence fantomatique que j’aborde depuis ma naissance (une peau blanche comme de la craie, des yeux bleus très clairs, et des cheveux blancs lisses, très fins et soyeux) qui étrangement, se normalise au fils des années où alors, peut être est-ce parce que père, me considère comme un monstre, une créature maudite.
Dans tous les cas, rare sont ceux au courant de mon existence et la liste est tellement courte, qu’en réalité il serait ridicule d’en faire une.
Seulement 3 personnes sont au courant de la chose. Morgane l’ancienne suivante de mère, ma bonne marraine la fée et père, bien sur.
A ce propos, si je suis encore en vie aujourd’hui, c’est grâce à Morgane. Bien sur, celle-ci ne l’admettra jamais. Mais je ne suis pas dupe, et sais tout de son petit marché avec père. De comment elle a utilisé l’amour qu’il portait et porte encore à mère pour qu’il m’épargne et surtout, de comment elle a accepté un fardeau si lourd et si atroce, qu’aucune personne saine d’esprit ne l’aurait accepté à sa place. Morgane a accepté de lier sa vie à la mienne. En définitive, si l’une de nous meurt, l’autre meurt aussi. Un marché particulièrement atroce dont-elle ne m’a jamais parlé, sans doute par peur que mon opinion concernant père ne soit plus mauvaise encore, qu’elle ne l’est déjà.
Père, ce monstre…
En définitive, il me semble juste de dire, que je ne suis personne. Sur ordre de père, je suis bloquée ici ce qui veut dire, que je ne peux ni quitter l’enceinte du château, ni même sortir de ma chambre. Exception faite, lorsqu’un enseignant vient me faire la leçon.
Cela doit vous paraître étrange, non ? Qu’en plus de me laisser sortir à ces moments-là, père ait engagé des gens pour m’instruire, m’éduquer. Ça l’est, en effet. Mais la encore, ça n’a pas était sans condition et le prix de ce « miracle », ce n’est pas moi qui ai eu à le payer.
Car non, ce n’est pas par pure bonté d’âme que père a décidé du jour au lendemain que sa monstrueuse… Pardon, que la monstrueuse créature du diable qui a tué sa femme, avait le droit à une éducation.
Une fois encore, cela est dû à l’intervention de Morgane et sa dévotion mère et moi. Le prix à payé pour moi est plutôt risible. Lorsqu’un enseignant vient me faire la leçon, je dois toujours être couverte pour que celui-ci, ne puisse jamais rien voir de la monstrueuse créature que je suis. Ainsi, je porte habituellement une longue cape à capuche de couleur noire par-dessus mon chiffon – qui fût autrefois appelé robe sans doute - et de très longs gants pour cacher la blancheur de ma peau. L’homme quand a lui, est grassement payé pour oublier tout ce qu’il a pu voir. Ce procédé semble particulièrement bien fonctionner puisque aujourd’hui encore, personne ne semble connaître mon existence à part les quelques gardes devant ma porte qui doivent ignorer ce qu’ils protège ou plutôt, ce qu’il garde prisonnier.

Cependant, père peut bien m’imposer sa loi lorsque le soleil brille, lorsque celui-ci se couche et que le château s’endort, c’est moi qui suis reine.
Car dès le moment ou l’obscurité s’installe, le château devient mon terrain de jeu et quand l’envie m’en prend, je m’habille, met ma longue cape à capuche sombre et me sert de l’obscurité pour me déplacer dans le château.
Avec ça, j’ai la chance de connaître l’existence de certain passage secret tellement vieux que père, ne doit même pas en connaître l’existence.
Hmmmm… Ce que je préfère dans ces petites sorties nocturne ? Me balader discrètement dans le château pour en faire le tour, et aussi,  me rendre dans la salle de bal. Peut être trouverez-vous cela stupide, mais lorsque j’y tourne en rond, cela me donne presque l’impression que je peux m’envoler. Je virevolte, tourne encore et encore, tout en me remémorant la voix si douce et mélodieuse de Morgane lorsqu’elle me chante une chanson et je danse, au bras d’un jeune garçon, mon prince. Parfois, il est plus grand que moi et parfois, lui et moi avons la même taille. Il est blond, brun, aux yeux gris, bleu profond, marron… je n’arrive jamais à me décider alors, je leur laisse à chacun une chance. Un soir, un prince, un autre soir, un autre prince… j’aime ça. Ce n’est pas un vrai bal, mais c’est mon bal et il me plait assez. Au moins, je n’ai pas à être parfaite pour convenir à qui que ce soit, je n’ai qu’une seule et unique chose à faire, être moi.

Que je vous parle de père, notre roi ? Que puis-je dire à son propos ? Pas grand-chose j’en ai peur, je ne le connais pas. La seule fois ou j’ai dû le voir remonte au jour de ma naissance, juste après qu’il ait découvert que mère était morte par ma faute. Il n’est jamais venu me voir ensuite, ne m’a jamais parlé, ne m’a jamais souhaité mon anniversaire non plus ce qui fais que j’ignore même quel est le jour de ma naissance et s’il veut me faire parvenir un message ou me donner un ordre, il fait appel à Morgane. Tout ce que je sais de lui, c’est ce que Morgane m’en a dit. Elle m’a raconté qu’il avait un âne capable d’évacuer de l’argent et des pierres précieuses et aussi, que si le royaume est aussi riche, prospère et en paix, c’était grâce à lui. Elle m’a aussi parlé de l’excitation qu’ils ont ressenti, lorsqu’ils attendaient ma venue au monde mais plus important encore, elle m’a beaucoup parlé de mère, de la femme qu’elle était avant.
Vous savez, je crois que père aurait souhaité que ce soit moi qui meure à la place de mère et très souvent, je me surprends moi-même à faire ce souhait.
Je n’ignore pas que tout cela est parfaitement ridicule, mais quelque part au fond de moi, je crois qu’une lueur d’espoir me fait espérer qu’un jour peut être, ma prière sera entendue, quitte à ce que je perde la vie.
J’ai conscience de l’égoïsme de la situation. Des nombreux sacrifices qu’a dû faire Morgane et des choses horribles, qu’elle a dû accepter pour que je sois encore en vie aujourd’hui. Cependant, c’est de mère que l’on parle et du fait, que je sois seule responsable de sa mort. S’il existait un moyen de retourner en arrière et empêcher qu’elle ne meure, même s’il me faut braver mille danger ou perdre la vie, cela me serait égale. Et s’il existait un moyen que par ma mort, mère revienne d’entre les morts et que Morgane soit épargnée alors, je n’hésiterais pas une seule seconde, je ferais ce qu’il faut.
Peu être que ma mort résoudrait tous les problèmes, qu’en sais-je ? Cela, je ne le saurais probablement jamais. La vie de Morgane et liée à la mienne et jamais, je ne prendrais le risque de la mettre en danger. J’aime énormément Morgane, elle est pour moi… comme une seconde mère j’imagine, la mère que je n’ai jamais eu la chance d’avoir.

Comment ? Qui est ma bonne marraine la fée ? En réalité, notre rencontre a été dès plus difficile, j’ignore cependant à quel âge celle-ci a eu lieu. Je me souviens néanmoins que j’étais assise sur mon lit, à attendre que le temps passe lorsque soudain, j’ai  vu quelque chose de petit et brillant passer sous mon nez à toute vitesse.
Prise de panique, je me suis soudain emparée de l’une de mes vieilles chaussures et je me suis mise à pourchassé l’étrange lumière scintillante, volante dans toute la pièce avec la ferme intention de l’écraser sous la semelle de ma paire de savate jusqu’à ce que celle-ci, à ma grande surprise, finisse par prendre une forme et une taille plus humaine. Aussitôt, sans même réfléchir, je lui ai alors donné un coup de savate sur le front puis, j’ai commencé à reculé, lui ai lancé ma chaussure au visage quand je l’ai vu avancer vers moi et dès qu’elle a ouvert la bouche pour parler, je me suis emparée de ma seconde chaussure avant de courir me cacher derrière le lit.
Cela peut vous paraître stupide, ridicule, drôle voir même incompréhensible  mais ce qu’il vous faut comprendre, c’est que c’était la première fois que je voyais quelque chose d’aussi étrange. Je n’avais alors, jamais entendu parlé des fées, des sorcières et autres créatures magiques. En tout cas, depuis notre première rencontre, les choses ont évoluées. Il est rassurant pour moi à présent, d’avoir quelqu’un comme Morgane ou ma bonne marraine la fée auprès de moi par ces temps difficiles. Ce sont-elles, qui me donne la force de m’accrocher chaque jour à cette misérable existence et quelque part, je leur doit à chacune la vie. Bien qu’au final, c’est Morgane qui est réellement capable de décider de mon sort, bien qu’elle ne l’ai jamais voulu et en aucun cas, ma bonne marraine la fée.

Ah ! Vous voulez en savoir d’avantage sur Morgane maintenant ? Très bien. Morgane est un ange tombé du ciel. C’est quelqu’un de bon, aimant, patient qui malgré tout ce qu’elle endure, me fait passer avant ce qui, je l’avoue, me fait me sentir mal. Morgane est toujours-là pour moi, toujours. Elle me rassure toujours du mieux qu’elle le peut, m’assure que père est un homme bon et que s’il n’ose venir me voir, c’est parce qu’il a peur que je le rejette pour ces dernières années de détention. Morgane s’emploie toujours à le rendre à mes yeux, meilleur qu’il ne l’est vraiment même s’il y a bien longtemps, que j’ai cessé de croire qu’il pouvait l’être, meilleur.
Tout cela pour dire, que Morgane m’aime. Elle fait attention à moi, à ma santé, m’habille, me nourrie, m’apprend toujours quelques petits trucs appris lors de ses nombreux voyages et ce que j’aime par-dessus tout, c’est qu’au moment d’aller me coucher, elle me raconte toujours une histoire avant de m’endormir. Avec elle, mes nuits sont presque toujours extraordinaire car elle me raconte des histoires passionnantes depuis que je suis capable de comprendre les mots.
Morgan sait que mère n’aurait jamais voulut de cette vie pour moi alors, elle fait ce qu’elle peut pour qu’un jour, j’ai une chance de m’en sortir. Mais moi, je sais que je suis piégée ici et ça, jusqu’à la fin de mes jours.


Le silence
« J’ai toujours eu peur du silence et de la solitude, vous savez ? Mais à présent… je rêverais presque de l’être, seule. Quelque chose ne va pas chez moi, suis-je vraiment un monstre ? Une créature du démon ? Toutes ses voix, ce visage... Est-ce la, ma malédiction ? »



Plus le temps passe, plus je ressens la désagréable et persistante impression que quelque chose ne va pas avec moi. Suis-je en train de perdre l’esprit ?
Il y a quelque semaine, Une mystérieuse musique m’a sortie de mon sommeil en pleine nuit. Celle-ci semblait si proche… que j’ai aussitôt pensé qu’elle venait du couloir qui mène à ma prison. Aussi, cela a attisé ma curiosité, vous vous en doutez.
Quelque part, j’avais vraiment très envie d’ouvrir la porte de ma chambre pour découvrir ce qu’il y avait de l’autre côté. Seulement, au même titre que sortir, entrouvrir la porte m’était interdit. Alors, je me suis simplement assise en tailleur sur mon lit et j’ai attendu, écoutant avec attention cette mélodie bien particulière.
Vous savez, celle-ci était étrange. Etrange parce qu’à mon oreille elle semblait douce et mélodieuse, mais que quelque chose au fond de moi y réagissait étonnamment mal. Que dire ? C’était comme si… c’était comme s’il y avait quelque chose de dangereux dans l’air, de malsain, comme si une menace terrifiante planait au dessus de moi. J’ai eu l’impression que la musique avait une sorte de double visage, qu’elle n’était pas vraiment ce qu’elle semblait être à l’écoute.
Je me souviens d’elle, de la mélodie. Celle-ci était magnifique et terrifiante à la fois, j’étais excitée et apeurée, j’étais bien malgré moi dans tous mes états. Mais enfin… que m’arrivait-il ?
J’étais incapable d’expliquer le phénomène et celui-ci c’est prolongé plusieurs heures durant jusqu’à ce que finalement… le silence retombe, lourd comme du plomb.
Encore secouée et dans l’incompréhension la plus totale, je suis resté assise sur mon lit, le regard perdu dans le vide à me poser des centaines de question. Je n’avais aucune réponse et bien qu’au fond cela semblait ridicule de se poser autant de question pour une simple musique – probablement m’étais-je fais toute une montagne pour rien – j’étais bien incapable de penser à autre chose.
Aussi, je me suis recouchée dans l’espoir de me rendormir.
Cette nuit là, il fut très difficile pour moi de trouver le sommeil tant mon esprit était perturbé. Mais quand celui-ci arriva… je vécu la nuit la plus terrifiante qu’il m’avait été donné de vivre jusque-là.

J’étais entrain de dormir, je le sais. Enfin… je crois. Tout cela est si confus… j’ai vu des choses, ressentie des choses… non. En réalité, j’ai tout ressentie, absolument tout ! J’ai sentie l’odeur du sang, ressentie un contacte sur ma peau, entendue les cries, ressentie l’étrange et terrifiante impression d’être observée… J’ignore où je me trouvais. Cela ne pouvait être en tout cas, là ou j’ai imaginé être pas dans tous les cas.
J’étais quelque part, dans un endroit tellement… tellement maléfique ! Oui, c’est cela qu’il convient de dire pour essayer de décrire un endroit tel que celui-ci, je pense. Un endroit maléfique ou l’empreinte de la terreur et de la mort y es omni présente.
Pourtant, cela ne semblait pas être le cas au départ. Car aussi étrange que cela puisse paraître, cet endroit, c’était ma prison. Oui, ma si merveilleuse et fantastique prison dorée… Ce taudis autrefois outrageusement luxueux et magnifiquement décoré qu’était ma chambre.
Seulement si au départ rien ne semblait étrange, sans doute parce que la pièce était plongée dans le noir, j’ai tout de suite senti que quelque chose n’allait pas. C’était comme une… comme une évidence. A croire que j’avais un genre de 6ème sens qui m’étais jusque-là inconnu.
Pourtant, malgré cette étrange sensation, je n’ai rien fais. J’ai juste fermé les yeux et j’ai essayé de me rendormir mais, je n’y arrivais pas, c’était impossible. Puis, c’est à ce moment-là que je l’ai senti, ce souffle contre ma peau. Aussitôt, je me suis relevée d’un bon, paniquée. D’un geste automatique, je me suis mise à frotter l’endroit ou j’avais ressenti le souffle, mon cou tout en gardant les yeux rivés droit devant moi, nerveuse. Je suis resté un moment comme ça, sans bouger, dans le noir le plus complet avant de finalement allumer la lampe qui était à côté de mon lit. Au premier regard, il ne semblait pas y avoir quoique ce soit d’étrange, d’anormal. J’étais même à deux doigts d’éteindre la lampe pour me recoucher, à me dire que je me faisais des idées quand c’est la que je l’ai remarqué, l’obscurité. Quelque part dans ma chambre, il y avait un coin plongé dans l’obscurité.
A première vue, cela ne semblait pas être si étrange. Parce que ma prison était très grande et que la lampe n’était plus capable d’éclairer correctement. Alors, probablement pour me rassurer je l’ignore, je me suis levée de mon lit et que je suis approchée du coin sombre. Seulement, même proche de l’endroit, l’obscurité ne disparaissait pas c’était comme si, l’obscurité engloutissais la lumière.
Je me suis alors approchée d’avantage quitte qu’a n’être séparée que d’un pas de l’obscurité et j’ai tendu une main tremblante, celle qui tenait la lampe devant moi pour qu’elle… rentre dans l’obscurité. Mais alors que ma lampe allait entrer en contacte avec le coin sombre, j’ai entendu un crie. C’était un cri terrifiant et étrange, un cri qui ne semblait pas être humain. Mais je crois qu’a ce moment-là, le plus terrifiant pour moi a été quand une voix dans ma tête, la mienne je crois, m’a dis que ce cri venait de derrière moi.

D’un bon, je me suis alors retournée, mais il n’y avait rien. Rien jusqu’à ce que je remarque que quelque chose sembler être écrit sur l’un des murs. J’ignore combien de temps je suis restée là, debout, immobile m’empêchant presque de respirer, terrifiée avant de finalement prendre mon courage a deux mains et d’aller voir ce qu’il y avait d’écrit.
Hello ! C’est tout ce qu’il y avait marqué. Et il y avait aussi ces minces filets de fumé… ces minces filets de fumée noir, opaque qui s’échapper constamment du mot, comme s’il avait été écris avec… je ne sais pas. L’obscurité peut-être ?
Dit comme ça, ce n’était peu être pas si effrayant que ça hein ? J’ai moi-même pensé un moment, que je me faisais des idées car quand j’ai fermé les yeux, tout avait disparut. Il n’y avait plus rien de marqué sur le mur alors, j’ai poussé un soupire de soulagement, sans l’être vraiment étrangement et du bout des doigts, j’ai caressé le mur. Probablement une fois encore pour me rassurer, me mettre en tête qu’il n’y avait rien d’étrange, que tout aller bien et que c’était moi, qui me faisais des idées. Et c’est là qu’elle m’a attrapée, la main de sang et de pierre. Puis une sorte de tache d’obscurité c’est formé dans le mur, grandissant a vu d’œil puis, de nouveau l’obscurité. Jusqu’à ce que je me retrouve dans cet autre monde, cet enfer.

 
crackle bones


Dernière édition par Harleen-Maxine H. Withers le Sam 26 Sep - 1:06, édité 6 fois
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En réalité, je suis
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 4 Sep - 21:34

I said, on the ground.

 
Close your eyes. Let your ears listen to the radio. Do you hear my voice ? Can you hear your own soul's scream ?

 

 

 
Avant la malédiction


Aucun retour en arrière
« Non… non… non… même dans mes moments de solitude je n’ai jamais été seule, jamais. Qui est seul ? Personne. Oui personne, la solitude n’existe pas, non elle n’existe pas, c’est eux qui me l’on dit, oui, ils me l’on dit »

Je suis seule... Seule...  On dit que je suis seule, j’ai l’air d’être seule, Morgane et ma bonne marraine la fée font comme si j’étais seule, mais est-ce que je le suis vraiment, seule ?
La solitude… La solitude n’existe pas, la solitude a t-elle jamais existé ? Non… non… non… même dans mes moments de solitude je n’ai jamais été seule, jamais. Qui est seul ? Personne. Oui personne, la solitude n’existe pas, non, elle n’existe pas, c’est eux qui me l’on dit. Oui, ils me l’ont dit. Ils disent… Ils disent qu’ils ont toujours été là, toujours et aussi, que je l’ai toujours su. Est-ce que je l’ai toujours su ? Toujours su, je crois que je l’ai toujours su, mais je ne les aie jamais vu, non, jamais. Pourtant, ils étaient-là, toujours, je savais qu’ils étaient-là mais c’était comme si mon regard était voilé, l’était-il ?
Tout ça n’a pas de sens, rien n’a de sens mais eux disent que si, que ça a un sens, est-ce que ça a un sens ?

Assise par terre, recroquevillée sur moi-même mes paumes collée contre les tempes, je bascule d’avant en arrière, l’esprit tourmenté.
A chaque fois que Morgane vient, je feins d’aller bien parce que je ne veux pas qu’elle s’inquiète pour moi, non je ne veux pas. Mais je me rends bien compte, qu’elle sait que quelque chose ne va pas, oui elle sait...
Elle sait… Elle sait… Elle sait… Je  me murmure dans ma folie.
« Que vous arrive t-il mon enfant ? Quel mal vous tourmente ? »
Je m’arrête brusquement. Je ne l’ai pas entendu arrivé mais il est vrai, que ces derniers temps ce sont eux, que j’entends le plus. Jour, nuit, ils n’ont aucune limite, non, jamais. Ils viennent de plus en plus souvent et lorsqu’ils ne sont pas là, les monstres cauchemardesques qui me hantent, ce sont les hallucinations qui prennent le relais, oui, des hallucinations. Mais peut être, que ce ne sont pas des hallucinations ? Eux me disent que ça n’en est pas et c’est sans doute vrai, mais je ne veux pas les croire. Parce que si ce ne sont pas des hallucinations, qu’est-ce que cela pourrait être hein ? Les hallucinations ne laisse pas de trace, non, elle n’en laisse pas alors, ce sont des hallucinations. C’est logique non ?
Oui ça l’es, ça l’es…
Je vais bien, oui, très bien. Je lui réponds alors, essayant de paraître normale. Cependant, il n’est pas chose aisé de tromper la vigilance de Morgane, son expression démontre clairement qu’elle ne me croit pas. Il est vrai cependant, que plus le temps passe, plus je perds l’esprit et plus mon comportement change  et devient étrange. J’en ai conscience, oui, j’en ai conscience mais je ne peux rien faire, non. J’ai eu beau lutter de toutes mes forces, ils sont plus forts que moi, oui, ils le sont.
Car en réalité, ce sont des monstres eux, de vrais monstres mais chuuuuuut… ils pourraient nous entendre…
« Pas de cela avec moi jeune demoiselle, cessez donc de me mentir et dite moi sur-le-champ ce qui vous arrive… Tout de suite je vous prie ! »
Il ne m’en fallut pas d’avantage pour que bien malgré moi, je me recroqueville sur moi-même, colle mes poings contre mes tempes et recommence à basculer frénétiquement d’avant en arrière, me parlant à moi-même.  
J’ai conscience que ce n’est pas ce que j’avais en tête, que je voulais vraiment qu’elle ne se rende jamais compte de rien et qu’elle pense que tout allait bien pour moi, oui, j’en ai conscience. Mais plus le temps passe, plus il m’est difficile de garder l’esprit clair et malheureusement, je crois que j’en suis arrivée au point, oui au point, ou il m’est impossible de lui cacher plus longtemps la vérité. Les monstres, ils sont venus pour moi ! Ils sont venu me chercher parce que je suis l’une des leurs, je leurs appartient.
Ils me veulent… oui ils me veulent moi, parce que je suis comme eux, un monstre…
Un monstre… un monstre… je suis un monstre… Je commence à le répéter sans m’interrompre avant qu’un contacte sur ma peau me ramène temporairement à la réalité. Morgane m’a frappée ! Ce n’est que maintenant que je réalise, que j’ai la joue en feu et qu’elle, elle est au bord des larmes. Ça me rend triste moi aussi mais très vite, j’entends des voix dans ma tête et je sais qu’ils m’attendent. Alors, je recommence à basculer d’avant en arrière, me plongeant plus profondément encore, dans un monde auquel personne d’autre n’a d’accès sauf eux et moi. Mon enfer personnel.


***

Lorsque j’ouvre les yeux, je suis aveuglée par la lumière du soleil si bien, que je place ma main devant mes yeux pour les protéger de la lumière. J’ai comme une impression étrange que je ne saurais décrire mais au-delà de ça, je me sens bien, comme libérée d’un poids.
Cependant, impossible de dire pourquoi j’ai cette étrange impression.
Je tourne la tête et me rends compte que je ne suis pas seule, Morgane est-là elle aussi, avec moi. Son visage est marqué par la fatigue si bien, que je commence à me demander ce qui m’est arrivé et pourquoi, je n’arrive pas à me souvenir d’être tombée malade.
Lorsqu’elle s’aperçoit que je la regarde, elle m’adresse un sourire et je peux lire sur son visage, à quel point elle est soulagée et aussi, à quel point elle m’aime et tient à moi. Cela me touche tellement, que des larmes se mettent à couler le long de mes joues, larmes, qu’elle essuie d’un revers de la main avant de déposer un doux baisé sur mon front.
« N'ayez crainte, tout va bien Mademoiselle. Vous aviez un peu de fièvre, mais je me suis occupée de vous. Tenez, c’est pour vous princesse. »
Morgane ne me donne rien mais elle me montre, un tout nouveau bracelet attaché à mon poignet. C’est étrange, c’est la première fois que je vois un bijou tel que celui-ci et les signes qui y sont inscrits sont étranges, il me semble même a un moment, que ceux-ci se mettent à briller mais bien que cela attise ma curiosité, je détourne le regard et reporte mon attention ailleurs presque aussitôt. On dirait presque, que quelque chose me force à reporter mon attention ailleurs mais ça… c’est impossible non ?
J’adresse un sourire réjouit à Morgane et vais pour la remercier quand, je me rends compte que je ne sais plus pour quoi. Je sais que c’était pour quelque chose de précis, quelque chose qu’elle vient de me montrer je crois… mais je n’arrive pas à me souvenir quoi. Alors, je me contente de lui dire à quel point je tiens à elle et aussi à quel point, je lui suis reconnaissante de tout ce qu’elle à fait pour moi, tout au long de ces années.
Ce jour-là, Morgane est restée à mon chevet une bonne partie de la journée, bien que j’aurais préféré qu’elle aille prendre un peu de repos. J’étais très peinée de la voir dans cet état mais je n’avais pas mon mot à dire, Morgane était une adulte et moi… et moi je n’étais rien, ni personne.




La fin d'une princesse
« Auriez-vous honte de moi ? Ai-je fait quelque chose de mal  à part exister ? Je ne suis pas une marionnette, une poupée de chiffon que l’on abandonne dans un coin, je suis votre fille ! Oui père, j’existe ! Vous devrez faire avec, que cela vous plaise ou non. »


Demain, j’ai l’intention de fuir ma prison dorée. C’est un départ quelque peu précipité j’en conviens, mais je n’ai pas d’autre choix. Comprenez, je ne peux rester ici plus longtemps. Ce matin, la nouvelle s’est rependue comme une traînée de poudre dans les couloirs du château. Ce sont les gardes devant la porte de « ma chambre » qui en ont parlé... Morgane… Morgane elle est… Morgane est morte bon sang !
Je n’arrive pas à y croire, je ne comprends pas. P… Pourquoi ?! Pourquoi elle ?! Hier, elle allait bien et aujourd’hui elle… Elle est…
Ces derniers temps, Morgane était… ces derniers temps, elle était fatiguée et bizarre aussi. Je lui ai demandé si père était la cause de ses tourments, mais elle m’a répondu que ce n’était pas à moi de m’inquiéter pour elle, mais plutôt, à elle de s’inquiéter pour moi. Alors, je n’ai pas insisté. Morgane n’avait pas l’intention de m’en dire d’avantage, elle ne se plaignait jamais de toute façon et surtout pas à moi. Moi... moi qui suis si égoïste, si…
Je… Pardon.
Depuis que j’ai appris la nouvelle, je suis restée assise sur ce qui fût autrefois mon lit et j’ai pleuré. J’étais certaine que tout ça était la faute de père.
Même si elle ne me disait rien, je n’étais pas aveugle pour autant. Morgane, avait de moins en moins de temps pour moi. C’est à peine, si elle avait le temps de venir le soir pour déposer un doux baisé sur mon front car père, ce monstre, lui donnait toujours plus de travail, comme pour lui faire payer le fait que je suis toujours en vie. Peut être est-ce à cause de lui que Morgane est morte ?
Qu’importe.
Tout ce que je sais à présent, c’est que mon temps est compté. Consciente qu’a la minute même où Morgan a rejoint ma défunte mère, père avait probablement commencé à préparer mon exécution silencieuse. Après tout, n’était-ce pas ce qu’il lui avait dit ? Que si elle venait à mourir, je serais la suivante ?
Alors, j’ai voulus tenter le tout pour le tout. Malheureusement… tout n’a pas fonctionné comme je l’avais espéré.

Vous savez, il y a quelques temps, j’ai découvert par accident un passage secret derrière la cheminée de ma prison. S’il y a bien quelque chose d’intéressant dans le fait d’être prisonnière d’un château comme celui-ci, c’est qu’il existe des passages secrets que l’on peut emprunter pour aller d’un point A à un point B sans être découvert.
Le seul hic, c’est qu’il faut les découvrir et aussi, qu’on ne sait pas où ils mènent avant de les avoirs empruntés. C’est comme ça, que le lendemain matin, je me suis retrouvée dans la salle du trône, le seul endroit que j’aurais aimé éviter avec la chambre de père…
Lorsque j’ai compris où je me trouvais, c’était trop tard. Mais ce n’était pas le pire, non. Le pire, c’est que père était là lui aussi. J’ignore pourquoi il n’a pas signalé sa présence plus tôt et pour être franche, je n’en ai cure. J’étais en train de chercher le moyen d’ouvrir le passage par lequel j’étais entré quand tout à coup, il m’a ordonné d’une voix forte :
« Vient »

Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, immobile, partagée entre l’étonnement, la peur et la colère. Après tant d’année, dire que je n’ai pas nourri de rancune envers lui serait un mensonge. Il m’a condamnée à vivre recluse, enfermée dans une chambre qui ne reflète en rien, celle que je suis. Mes habits sont pauvre, je porte une cape à capuche noir pour cacher mon visage, je ne me lave que très peu, et me nourri de reste. Pire encore, tout ce que j’ai vient de Morgane. Père ne m’a jamais rien offert même si Morgane, a toujours prétendue le contraire. Je ne sais pas pourquoi, mais elle a toujours vu du bon en lui. Elle était persuadée qu’il était capable de changer mais moi, je n’y ai jamais cru.

Après quelques longues minutes, je me suis approchée puis, je me suis placée face à lui. Et même si mon visage était presque entièrement recouvert par la capuche, je pouvais encore sentir le regard de père peser sur moi.
Vous savez, j’aurais pu fuir, j’y ai même fortement pensé. J’aurais pu, je ne sais pas, tout faire pour rouvrir le passage et prendre un autre chemin, mais si je l’avais fait, je n’aurais pas pu lui faire face. Et vous savez, j’avais tellement de chose à lui dire...
Que si j’étais un monstre, lui, était quelque chose de bien pire et qu’il n’existait aucun mot assez fort ou assez juste, pour décrire ce qu’il était. Mais avant que je n’aie pu prononcer la moindre parole, sa voix a brisé le silence de la salle.
« De nombreux membres de la garde m’ont rapporté, qu’ils avaient pu voir à mainte reprise, le fantôme de la reine se balader dans les couloirs du château. »
C’est vrai, j’avais énormément de chose sur le cœur mais là, j’étais incapable de dire quoi que ce soit. Lui en revanche n’avait semble-t-il, pas ce genre de problème.
« Morgane la servante de la reine est morte. Tu… »
Mais avant qu’il n’ait le temps de finir sa phrase, j’ai explosé. Comprenez. J’étais persuadée qu’il allait dire que la mort de Morgane était de ma faute et que tout comme mère, j’avais aspiré la vie hors de son corps. J’en étais même arrivé au point, ou je le voyais m’annoncer triomphant, quel soulagement se serait de me voir morte et que pour lui, ce jour serait le plus beau jour de sa vie.
Pendant toutes ces années, je commence rempli de colère, vous avez nourri une haine si grande à mon égard que vous n’avez même pas essayé de voir au-delà de votre vision étriquée. JE NE SUIS PAS UN MONSTRE ! Vous m’avez abandonnée, pire encore, vous m’avez menti. Vous m’avez tellement haïe pour une chose dont je n’étais pas responsable, que j’ai finis par croire à vos histoires d’enfant maudit. Je me suis torturée, parce que je pensais avoir tué ma propre mère bon sang ! Pourquoi ? POURQUOI ?! Ai-je fait quelque chose de mal  à part exister ? Je ne suis pas une marionnette, une poupée de chiffon que l’on abandonne dans un coin, je suis votre fille ! Oui père, j’existe ! Si vous souhaitez ma mort, vous devrez en être l’instrument, mais n’inventez pas d’histoire pour apaiser votre âme. Je ne suis pas une meurtrière, vous en revanche, rien n’en est moins sur.
Ensuite, le silence est retombé dans la salle. Père a commencé à bouger sur son trône et moi, j’ai aussitôt baissé la tête. Pourquoi ? Je n’en sais trop rien en réalité. Mais très vite, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai relevée la tête, pour lui montrer qu’il n’avait pas la moindre emprise sur moi.
Je n’avais pas le choix, je me devais d’être forte.
Et pour une telle chose, porter une capuche aussi couvrante que la mienne était d’une grande aide. Avec elle, je me sentais moins vulnérable, elle m’apportait du réconfort aussi, parce que quelque part, sans elle, je me sentirais nue.
C’était plus simple de savoir qu’il posait son regard sur ma capuche, plutôt que sur moi. Pire encore, qu’il me regarde dans les yeux et que moi… je sois obligée de le regarder dans les yeux en retour.
« Retire t’as capuche. »
Quoi ?! Je panique. Je recule, bouge nerveusement et sans en avoir réellement conscience, je me parle à moi-même, comme si j’entendais des voix intérieures. Non… non… non… pourquoi me demander cela ? Pourquoi ?!
« Retire t’as capuche. » Insiste-t-il en haussant d’avantage le ton.
J’hésite. Je n’ai jamais vu son visage et ne pas être en la présence de père, me convenait très bien jusque-là. J’ai toujours porté cette cape à capuche, jamais je ne l’ai enlevée ou rarement. Je me sens en sécurité avec elle, parce que personne ne pose jamais son regard sur moi. Seul Morgane a vu mon visage et moi-même, je ne me suis jamais vu dans un miroir. Je ferme toujours les yeux, ou met un linge dessus pour ne pas avoir à me regarder. Je n’ai pas oublié ce que l’on dit de moi, que je suis un monstre. J’ai beau avoir crié sur père, je n’arrive pourtant pas à me convaincre que c’est entièrement faux.
« Ne m’oblige pas à me répéter fille du diable. » Tonne-t-il.
Fille du diable ? Comment ose-t-il ? A ces mots, je retire ma capuche et pose mon regard d’un bleu glacial sur lui. Mon visage exprime tout le ressentiment que j’éprouve pour lui, toute cette colère que j’ai accumulée au fil des ans et alors que je vais répondre à ces mots, je me rends compte d’une chose. Il est surprit.
Mon père le roi, me fixe avec une étrange lueur dans le regard et cela m’effraie. Alors, avant qu’il n’ait le temps de m’adresser la parole, je prends mes jambes à mon cou et cours le plus vite possible en direction du passage secret pour sortir de la salle du trône.

Il ne m’a pas empêché de fuir, mais j’ai bien peur que les choses tournent mal maintenant.


Confrontée à la folie d'un roi
« L’enfante seule était plus belle et possédait certains tendres appas que la défunte n’avait pas. Le roi le remarqua lui-même et brûlant d’un amour extrême alla follement s’aviser. Que par cette raison il devrait l’épouser. »


3 jours que je suis enfermée dans ma chambre. Fuir ne m’a même pas traversé l’esprit, pire encore, je suis incapable de réfléchir correctement parce que je n’arrête pas de penser à ce qui c’est passé avec père.
Derrière la porte de la chambre, j’ai la sensation que ça s’agite. Pourquoi ne suis-je pas encore morte ? Pourquoi tarde-t-il autant à me faire exécuter ?
Deux gardes finissent par entrer dans ma chambre. J’ai gardé ma cape à capuche jour et nuit pour être sur que l’on ne puisse pas voir mon visage, je ne veux pas voir leurs regards quand ils verront ma véritable apparence, quand ils se diront du regard, que je suis un monstre.
« Le roi veut te voir » Me dit l’un d’eux. Je m’approche des gardes en silence, la tête base, pour qu’ils me conduisent au roi.
Pourquoi veux-t-il me voir ? Quelle question stupide voyons ! Je suppose qu’il a l’intention de me dire ce qu’il n’a pas eu l’occasion de me dire à notre première rencontre, que je suis un monstre de Satan et que j’aurais du mourir bien avant aujourd’hui. Pourtant, je n’arrive pas à oublier la réaction qu’il a eu lorsqu’il a vu mon visage. La surprise, cette lueur dans son regard et le fait qu’il a détourné le regard au moment même, où je me suis enfuit de la salle du trône. Je n’ai vu cette expression que sur deux personnes. Ma bonne Marraine la fée et Morgan, l’ancienne servante de mère.

Ils m’emmènent dans la salle du trône ou père probablement assis sur son trône, attend m’a venu. Accrochée à ma cape comme si elle pouvait m’échapper des mains à tout instant, je resserre mon étreinte sur elle quand ils quittent la salle et me laisse seule avec le roi.
– Est-ce pour me dire tout le mal que vous pensez de moi, que vous m’avez fait venir à votre rencontre ? Si c’est cela, épargnez-vous donc cette peine, père. Je sais déjà ce que vous pensez de moi.
« Êtes-vous sure de cela ma jeune enfant ? »
Ai-je bien entendu ? A-t-il dit, m’a jeune enfant ? J’ouvre la bouche pour répondre, mais aussitôt après, je la referme. Dire que je suis surprise serait faible. Je ne vois pas père, mais le ton qu’il a employé… Je ne sens aucune agressivité et ce qu’il vient de dire, « m’a jeune enfant », j’ai attendu ça pendant près de 17 ans.
Aussitôt, mon enfance me revient en mémoire. Mes espoirs, mes peurs, mes peines, ce besoin que j’avais de croire qu’un jour, mon père viendrait me sortir de ma chambre et que nous irions faire du cheval ensemble. Au lieu de ça, avec le temps, j’ai fini par me dire que la seule chose que m’apporterait vraiment mon père, c’est le désespoir, la souffrance et en dernier lieu, la mort.
Dans ce cas père, Je lui demande avec froideur, dite-moi ce qui vous a poussé à me considérer comme morte, et à me laisser pourrir dans ce qui fut autrefois ma chambre d’enfant.
« En avez-vous souffert ? »
Qu’est-ce que cela veut dire ? Bien sur ! J’en ai souffert et j’en souffre encore ! A ce moment là, je me rends compte d’une chose. J’ai beau avoir nié l’évidence, je n’ai en réalité, jamais cessé désespérer. Je lui en veut énormément, oui, mais je ressens toujours se besoin de croire que les choses peuvent changer, que père peut changer. Je me sens comme l’enfant que j’étais autre fois. Je baisse la tête et répond :
Oui. Plus que vous ne pourriez l’imaginer.
Je me surprends moi-même avec cette réponse. J’ai tant de fois pensée à ce que je pourrais lui dire s’il était en face de moi et pourtant, me voilà dans la peau d’une petite fille de 7 ans qui espère voir son père entrer dans sa chambre pour l’emmener avec lui. Tout ceci est ridicule, me répété-je intérieurement. Pourtant, impossible de revenir en arrière, l’enfant en moi ne veut pas laisser place à la jeune femme que je suis devenue. J’ai trop peur de bousiller ma seule chance de récupérer père même si, j’ai bien peur que celle-ci n’est en réalité jamais existé.
« Je le regrette mon enfant. Je n’aurais pas du m’en prendre à vous, c’était une erreur. »
La tristesse m’envahit et des larmes de bonheur coulent le long de mes joues. Père s’excuse ! J’ai rêvé de ça presque toute ma vie et aujourd’hui, c’est réel ! Je sais que je me suis promis de ne jamais faiblir, même s’il venait à s’excuser pour l’enfer qu’il m’a fait subir. Je devais lui montrer à quel point il est perfide, que je le déteste, et que même le plus beau des cadeaux ne pourra jamais rien changé à ça. Pourtant, maintenant que c’est arrivé, j’en suis incapable. Je suis là, face à lui et tout ce que j’ai pu me promettre, tous ce que j’avais sur le cœur c’est envolé d’un seul coup. Je suis faible, trop faible.
« Le chagrin m’a foudroyé, ne me laissant de votre mère, que quelques beaux souvenirs et objets cher à son cœur. A sa mort, s’est la solitude qui fut ma seule compagne, mais j’ai décidé d’en finir à présent. »
Son pas est léger et je ne me rends compte de sa présence, que lorsque je vois ses bottes sous mes yeux. Je recule d’un pas, paniquée, mais il me retient et je me fige, terrifiée.
« N’ayez pas peur, je ne vous ferez aucun mal ma fille. »
Mon cœur bat si vite, que j’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine pour s’enfuir sans moi. Il me prend le menton et reprends :
« Relever donc la tête et retirer votre cape. Vous n’en n’aurez pas plus besoin maintenant. »
La panique monte d’un cran, il veut me tuer ! Ces belles paroles n’étaient destinées en faite qu’à endormir ma vigilance pour mieux me poignarder ! J’essaie de me défaire de son étreinte, je griffe, je tire, j’essaie même de le mordre mais il tient bon. Puis, je finis par fatiguer et il relâche un peu son étreinte. Il prend mon menton, me relève la tête et retire la capuche qui couvre presque entièrement mon visage.
Je pleurs de rage, me maudissant pour avoir été aussi stupide. Pourtant, lorsque que mon regard se plonge dans le sien, j’ouvre de grands yeux ronds. Étonnée.
Je… je crois que père m’aime ?! Car c’est bien cela n’est-ce pas ? Son expression, cette lueur dans le regard… Père m’aime !



Naissance d'une bête
« Tout ira bien mon enfant, ne t’inquiète pas. Ecouter sa folle demande serait une faute bien grande, mais sans le contredire, on peut la refuser. »


« Je vous aime ma fille et je veux vous épouser. »
Qu’est-ce qui a bien pu arriver ? Quelques jours avant, mon père voulait me voir morte et maintenant, il veut m’épouser. J’ai essayé de lui parler, de le ramener à la raison, mais il n’a rien voulut savoir. Alors, à bout d’argument, faible et mal pensante, je lui ai demandé un moment pour réfléchir. Il me l’a accordé  bien sur, mais sa décision était définitive. Que je le veuille ou non, je serais bientôt l’épouse de mon père. Voilà un crime contre nature que jamais je ne pourrais accepter.
Une fois dans ma chambre, je commence à réfléchir à un moyen de sauver mon âme et celle de mon père, quitte à ce qu’il me haïsse à nouveau. Que dois-je faire ? Par où commencer ?
Puis, quand je désespère de trouver une solution, un nuage de fumée se matérialise dans ma chambre et les traits de ma bonne marraine la fée se dessinent. Comme toujours, elle a connaissance de mes préoccupations et me prête une oreille attentive pour qui je puisse lui confier mes soucis.
Une fois mon histoire terminée, ma bonne marraine la fée commence :
« Ma chère enfant ce serait une grande faute d’épouser votre père ! »
Je sais, mais que faire ? Père m’épousera que je le veuille ou non.
Je la vois qui s’installe à mes côtés et pose une main rassurante sur mon épaule. D’une voie douce et chaleureuse, elle reprend :
« C’est très simple, il faut le décourager sans le contredire. »
L’idée semble réalisable et maintenant que j’ai enfin une solution à mon problème, j’ai peur que père ne m’aime plus. Suis-je à blâmer si - sans le reconnaître - une partie de moi est capable d’accepter la situation si cela veut dire que père m’aime encore ?
Ma bonne marraine la fée qui semble savoir à quoi je pense, change sa main de place et prend mes mains dans la sienne avec tendresse. Elle remonte mon visage, efface les larmes sur mes joues et m’adresse un petit sourire.
« Très cher enfant. On ne mari par un parent avec son enfant et rien de bon ne peut sortir d’une tel union. Je vais vous protéger, je vous le promets. Mais de grâce, suivez donc le plan que j’ai savamment conçu pour vous. Il ne vous arrivera rien de fâcheux si vous suivez fidèlement mes conseils. »
Vous croyez ? Je lui demande indécise.
« Bien sur ! Répond-t-elle alors, je suis votre bonne marraine la fée et mon rôle à présent, consiste à veiller sur vous pour qu’il ne vous arrive aucun mal. Faite moi confiance. »  

Et bien sur, c’est ce que j’ai fais. En premier lieu, elle m’a conseillé de le mettre dans une position délicate, de lui demander quelque chose qu’il ne pourrait pas m’offrir.
Elle m’a dit :
« Demander lui, je ne sais pas… Une robe couleur de temps. C’est horriblement compliqué et très coûteux. Jamais, jamais avec tout son pouvoir il ne pourra vous l’obtenir. »
Et le lendemain, me voilà devant père pour lui faire part de mon petit caprice. Une robe couleur du temps, du beau temps, voilà qui le surprend ! Néanmoins, si cela lui permet d’avoir ma main, père accepte aussitôt.
J’ai vraiment cru qu’il ne pourrait pas me la fournir car il faut reconnaître que le délai était court, 1 jour. Pourtant, le lendemain, la voilà dans ma chambre,  terminée et d’un beau bleu pâle.
J’attends que les tailleurs sortent de ma chambre, puis je l’essaie, curieuse. La robe est vraiment splendide. Si j’avais un peu plus de couleur, je serais probablement magnifique dedans mais la, je me trouve encore bien trop anormal, pour être digne, de porter une robe telle que celle-ci.
Finalement, on dirait bien que même après avoir retrouvé une apparence humaine, je ne le sois pas, humaine…
Non... non... non... Dis-je paniquée. Il a réussi c’est terrible !
« Mon dieu, qu’elle est magnifique, dit ma bonne marraine la fée en me tournant autour après m’avoir rejoint. Je ne pensais pas qu’une telle merveille soit réalisable. Pour réussir un tel prodige, il faut que son amour soit grand. »
Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? Je ne peux pas épouser père, vais-je devoir prendre la fuite ? Je me tourne vers ma bonne marraine la fée et lui demande :
Qu’allons nous faire ?
« Eh bien, commence-t-elle, allons-y carrément. Soyons exigeante. Demandez-lui une robe plus brillante, moins commune, une robe couleur de lune. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Sans perdre de temps, je me rends dans la salle du trône pour transmettre ma nouvelle demande au roi, mon père. Bien que ma demande fût une nouvelle surprise, il accepta de combler mon caprice sans plus d’explication.
« Je n’ai pas voulut vous déplaire, m’a t-il dit. Une robe couleur de lune dite-vous ? Très bien, vous l’aurez. »
Je n’ai pas pu dormir de la nuit, ou très peu, terrifiée à l’idée que cette fois encore père réussisse l’impossible. Le lendemain, je tourne en rond dans ma chambre avec l’espoir que la robe n’arrive jamais, mais là encore, mon espoir est vain. Peu de temps après, la robe m’est apportée et lorsque je la voie, j’étouffe un crie silencieux. Il a réussit !
Encore un fois, j’attends que le tailleur et les servantes sortent de la chambre pour l’essayer. Elle est plus belle encore que la première et de nouveau, j’ai l’impression que je gâche un si beau tissu par une apparence aussi misérable que la mienne. Morte de fatigue et éblouie par tant de beauté, me voilà prête à accepter mon sort quand la voix de ma bonne marraine la fée me surprend :
« Retirez-vous donc cette idée de la tête mon enfant, c’est impossible. »
Que puis-je faire d’autre ? Je lui réponds d’une voix faible. Il m’aime et m’accorde le moindre de mes caprices pour mon bon plaisir. Il n’abandonnera jamais, vous le voyez bien. Peut-être que je n’ai pas le choix, peut être que je dois le faire…
« Allons... allons... allons… Me coupe-t-elle aussitôt en agitant sa baguette devant elle. Du calme. »
Elle se lève, marche un peu dans la pièce puis reprend :
« Soyons franchement odieuse. Dite lui qu’il vous faut une robe encore plus brillante, une robe couleur de soleil. Là, il… »
Mais cette fois, c’est moi qui la coupe. Je sais très bien comment ça va se terminer. Cette fois encore, la robe me sera apportée dès le lendemain car père obtient toujours ce qu’il demande.
Tout cela ne sert à rien. Père veut m’épouser et lui demander une énième robe ne servira à rien car demain, elle sera mienne. Alors, si je dois…
«  Tut… tut… tut… très bien, très bien. J’ai une autre idée. Je pense que vous serez franchement surprise par la demande que vous allez lui faire… »
A bout de force, je m’installe sur mon lit perdu dans mes pensées, silencieuse. Ma bonne marraine la fée s’approche alors de mon oreille et après avoir entendu sa proposition, je pousse un petit crie de stupeur.
Oh non pas ça ! C’est abominable, je préfère épouser père que de lui faire part d’une telle demande.
« Il faudra pourtant en arriver là. »
Et de la même manière qu’elle est apparut, ma bonne marraine la fée disparut.
Moi, je suis restée sur le lit, à réfléchir aux conséquences d’une telle demande.
Ai-je vraiment le choix ? Père n’acceptera jamais d’assouvir une telle demande c’est impossible. Pourtant, une petite voix dans ma tête n’arrêter pas de me souffler : et si ? Non, je ne peux pas. Je refuse de lui faire une telle demande, je n’en ai pas le droit.
Alors, les paupières lourdes, je me rends dans la salle du trône pour soumettre à mon père une nouvelle demande. A la vue de mon état, il court vers moi pour me soutenir, visiblement inquiet.
« Qu’avez-vous mon enfant ? Me demande-t-il tandis qu’il m’accompagne vers le trône pour que je m’y repose. Vous avez bien mauvaise mine, avez-vous dormi cette nuit ? »
Oui père. Je lui dis feignant la tristesse. Je désespère juste de trouver une robe qui me rendra belle à vos yeux.
« Mais vous êtes splendide ! Me lance-t-il aussitôt, cette robe vous va à ravir. »
Je détourne la tête, faussement attristée. En voyant mon état, il se lève, marche dans la pièce et me demande :
« Que puis-je faire pour vous rendre heureuse ma chère enfant ? Demander et vous serez exaucée. »
Oh père, je réponds esquissant un faible sourire, vous êtes trop bon. Je ne voudrais pas abuser de votre bonté en…
D’un signe de la main, il me coupe la parole et me fait taire. Je respire profondément, baisse la tête l’air gênée puis commence :
Je souhaite une robe plus brillante et de la couleur de soleil.
« Est-ce vraiment ce que vous souhaitez ma chère enfant ? »

***

Ma nuit a été courte. Je me suis retournée dans mon lit toute la nuit, en pensant à la robe que j’aurais probablement aujourd’hui. Elle est arrivé il y à peu de temps et elle est plus belle encore, que les deux première qu’il m’a offerte.  
Cet fois ci cependant, il à tenu à être la pour voir mon visage lorsque mon regard se porterait sur cette splendeur. J’attends de nouveau qu’ils sortent pour enfiler cette splendeur. Père semble ravis mais moi, je suis déconcertée. Encore un fois, il m’a apporté ce que je lui ai demandé, jamais je ne pourrais échapper à cette hymène qui m’apporte tant de soucis.
« Allez maintenant, demandez-lui ce que je vous ai dit. »Souffle ma bonne fée invisible, dans le creux de mon oreille.
Non, je…
« Mon enfant, est-ce que tout va bien ? »
« Allez, je vous l’ordonne. » Me lance de nouveau ma bonne marraine la fée avant de disparaître.
Se rend elle compte de ce qu’elle me demande ?
« Que vous arrive-t-il ma chère enfant, vous pouvez tout me dire. Cette robe ne vous convient pas ? »
J’ai honte. J’ai de plus en plus honte d’agir ainsi avec mon père. J’ai tant espéré qu’un jour il m’aime que maintenant, je me sens honteuse pour ce que je lui fais subir. Je vois l’amour qu’il éprouve pour moi sur son visage, dans ses actions, et cette lumière qui brille dans ces yeux quand il me voit… Cet homme m’a tant fait souffrir pourtant ! Il m’a causé tant de peine, tant de tourment et aujourd’hui, lui faire subir une tel chose est pour moi, un supplice. Pourtant, je m’y atèle en espérant à chaque fois, trouver le moyen de coincer père pour ne pas avoir à l’épouser. Il ne me reste plus qu’une solution, mais je ne peux pas… Je ne veux pas me résoudre à ça !
Et si ma bonne marraine la fée à raison ? Et si, c’était la seule solution ? A contrecœur, je me résous à faire cette ultime demande. Après ça, je me promets de ne plus rien lui demander car c’est trop dur. Je commence avec une petite voix :
Je…
Comment puis-je demander cela ? C’est beaucoup trop cruel !
« Allez y mon enfant, n’ayez pas peur. Vous voir heureuse et mon plus grand bonheur. »
Avec difficulté, je demande enfin :
Je souhaite la peau de ce vieil âne qui s’ennuie tant je crois, dans vos écuries.
Instantanément, l’expression de mon père change.
« Mon âne banquier ? » Demande-t-il en avançant vers moi.
Je baisse la tête, confuse. Père semble lire entre les lignes car il comprend tout de suite que cette demande ne me ressemble pas.
« Votre bonne marraine la fée et sans doute responsable d’une tel demande » Dit-il en me prenant par la main.
Je reste silencieuse et sans autres paroles de ma part, il s’en va. Peut-être que finalement, ma bonne marraine la fée avait raison et qu’il ne pourra pas satisfaire ma demande, cette fois.



Peau d'âne
« Vous confondez les amours jeune fille, ce n’est pas ce genre d’amour que vôtre père devrait ressentir pour vous. Je ne vois plus qu’une seule solution pour vous préserver d’une telle chose… »


Tard dans la soirée, j’ai entendu des bruits de pas dans les couloirs. Aussitôt, voilà que je cours vers mon lit, et jette les draps au dessus de ma tête pour faire semblant de dormir. J’entends la porte qui s’ouvre, sent le parfum de père et l’instant d’après, je sens un poids peser sur mes jambes. Père a déposé quelque chose sur mon lit et j’ai peur de savoir ce que c’est.
J’entends qu’il fait le tour du lit. Arrivé à ma hauteur, il dépose un doux baisé sur mon front, puis après m’avoir observé un long moment, il sort de ma chambre. J’attends que la porte se referme pour me relever et lorsque mon regard se pose sur la peau de ce pauvre animal, je pousse un petit crie d’effroi.
NOOOOOON !! Qu’ai-je fait ?!
J’ai fais ça, j’ai tué cet animal ! Je sors du lit en vitesse et cours jusqu'à me coller dos au mur. Ces yeux ! Ils me regardent, il sait ce que j’ai fais, il sait que c’est moi qui…
« Cessez ces enfantillages ! » M’ordonne ma bonne marraine la fée dont les traits se dessine à côté de mon lit.
C’est un jeu trop cruelle madame, je ne peux pas faire ça.
« Saviez-vous qu’il a annoncé son mariage avec une princesse venu d’un pays lointain ? Très chère, il n’ose même pas dire que c’est vous qu’il souhaite épouser. »
Mais il ne le peut pas ! Je réplique alors. Père a dit à ses sujets que je suis morte et les morts, restent morts.
Ma bonne marraine la fée tourne autour de mon lit et s’y installe. A-t-elle quelque chose contre père ? Pourquoi s’acharne-t-elle autant sur lui ?
Je vais pour lui poser la question lorsqu’elle commence :
« Votre père vous aime, oui. Mais vous ne devez pas renoncer maintenant. Elle me jette un coup d’œil rapide. Oh ! Non, je vous en pris ne faite pas cette tête. »
Père est bon avec moi, et il semble vraiment m’aimer d’un amour sincère. J’ai attendu ça depuis tellement longtemps… Pourquoi le fuirais-je maintenant ?
« Vous confondez les amours jeune fille, ce n’est pas ce genre d’amour que vôtre père devrait ressentir pour vous. Je ne vois plus qu’une seule solution pour vous préserver d’une telle chose… »
– Quoi ? Je demande aussitôt, décollant mon dos du mur.  
« Vous devez fuir, vous n’avez pas le choix. »
Fuir. Cela veut-t-il dire voir du pays ? Sortir à l’extérieur et parcourir le monde pour le découvrir ? Malgré moi, mon regard s’illumine et ma bonne marraine la fée s’en rend compte rapidement. Alors qu’elle semble sur le point de reprendre la parole, je secoue la tête vivement, résolue à refuser cette idée :
Non, je ne peux pas.
Elle pousse un profond soupire de lassitude et tape sur ses jambes quand je reprends :
– Où que j’aille, père me reconnaîtra. Vous savez, il me retrouvera toujours.
« Sauf, si vous portez un déguisement ma chère enfant… »
Un déguisement ? Mais quel genre de déguisement ? J’essaie de comprendre ce qu’elle veut dire par là mais en toute sincérité, j’ai beau cherché, je ne trouve pas. Ma bonne marraine la fée à des idées bien bizarre, n’est-ce pas ? En quoi pourrait-elle vouloir me déguiser ? En paysanne peut-être ? En servante ? Ou alors…
Oh non !!
Mon regard se pose sur la peau de l’âne et je comprends. En réalité, ma bonne marraine la fée veut que je porte cette peau d’âne !
Et comme je l’ai supposé, elle s’empare de la peau et me l’apporte. Moi, je me déporte sur le côté mais ma bonne marraine déterminée, me suit pour la poser sur moi.
« Vous allez vous enveloppez de cette peau. Faite ce que je vous dis, tout est prévu à cet effet. »
A contrecœur, je la laisse me couvrir de cette peau et aussitôt après, la voilà qui fait apparaître une cassette pour que j’y range mes affaires.
Et c’est ce que je fais. Le cœur lourd, je récupère les quelques affaires qui sont chère à mon cœur et les ranges dans la cassette. Étrangement, elle ne semble jamais remplie. Finalement, après m’avoir expliqué quelques petites choses,  ma bonne marraine la fée disparaît et laisse derrière elle, sa baguette magique.
J’ai un peu de mal à réaliser, que m’a bonne marraine la fée a laissé en m’a possession, l’essence même de son pouvoir entre mes mains. C’est incroyable !
La baguette entre mes doigts, je l’abaisse et aussitôt, ma cassette disparaît et moi, je me retrouve hors du château. A quelque pas de moi, se trouve un carrosse.
Je me précipite à l’intérieur et c’est avec un grand soulagement que je vois le carrosse s’éloigner lentement du château.

Je ne sais pas quoi dire, je ne sais même plus ce que je ressens. Je suis heureuse tout autant que je suis malheureuse je crois. Maintenant c’est sûr, j’ai perdu père. Je ferme les yeux et respire profondément.
Maintenant, une nouvelle vie commence pour moi et cette vie s’accompagne d’une liberté bien méritée. Et cette liberté, personne ne me l’enlèvera jamais, non, jamais.

 
crackle bones


Dernière édition par Harleen-Maxine H. Withers le Sam 26 Sep - 1:10, édité 6 fois
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En réalité, je suis
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 4 Sep - 21:34

I said, on the ground.

Close your eyes. Let your ears listen to the radio. Do you hear my voice ? Can you hear your own soul's scream ?i



Avant la malédiction


Liberté enfin !
« Que dire à part que je suis enfin libre ? Peut-être, que cette liberté durement acquise à un goût bien amère ? »


Lorsque je suis montée dans le carrosse, j’ai eu le ridicule espoir de penser, qu’enfin ma vie serait plus agréable, plus simple. La liberté d’exister par soi-même et non par le bon vouloir de quelqu’un d’autre… Voilà quelque chose dont j’ai souvent rêvé !
Plus d’obligation de vivre éternellement dans ma chambre d’enfant, la possibilité de voir des gens, la liberté de choisir avec qui je veux parler et ce que je veux faire… Je n’avais même plus l’obligation d’épouser père !
D’ailleurs, à ce propos, j’ai entendu des rumeurs annonçant que dans un royaume lointain, un roi avait dû annuler son mariage car sa bien aimée avait disparut. Enlevée, à ce que l’on dit. On dit aussi, qu’il a fait tuer une fée qui serait apparemment responsable de sa disparition et qu’actuellement, ses hommes seraient en train de parcourir les différents royaumes pour retrouver la jeune mariée et la ramener auprès de son futur époux.
J’avoue, que je ne sais trop quoi penser de ces rumeurs… Ce pourrait-il que l’on parle de père ? Que cela voudrait-il dire, qu’il est devenu un meurtrier à cause de moi ? Mais pourquoi ?!

Néanmoins, il se peut aussi que l’histoire soit fausse, que j’ai mal entendu ou même, qu’elle ne me concerne pas directement. Après tout, je ne suis pas la seule princesse au monde hein ?
Malheureusement, je crois que je vais rester dans l’incertitude très longtemps. Ah, je ne vous ai pas encore dit ? Très bien. Comme vous le savez, pour fuir mon mariage avec père, ma bonne marraine la fée m’a demandé de porter la peau de l’âne banquier. L’âne qui apporta tant de richesse à notre royaume.
Le problème, c’est que porter cette peau et autant une malédiction qu’une bénédiction. Je me maudit pour avoir apporté la mort à cette pauvre bête et pour ne jamais oublier ce que je lui ai fais, sa peau me recouvre presque entièrement.
Cependant, elle me protège tout autant. Sans elle, je serai au bras de père qui aurait fait de moi sa reine. Les gens ne font pas attention à la femme sous cette peau de bête et dans un sens, j’aime assez ça. Malheureusement, personne ne m’approche ou ne me parle et une fois encore, me voilà de nouveau piégée dans mes vieux tourments.
En tous cas, j’ai au moins hérité d’un nom. C’est mon premier. Ici, les paysans m’appellent peau d’âne. Ça n’a rien de flatteur et la façon dont les autres se comporte non plus, mais que puis-je vraiment y faire ?
Les hommes me dévisagent dégoûtés, les femmes se moquent ouvertement de moi et les enfants, eux, me traitent souvent de monstre et me frappe parfois.

J’ai finis par me faire à cette nouvelle vie, même si elle n’a rien d’agréable. Je travaille dure et dors peu, personne ne m’approche et bien que je garde le silence et accepte mon sort, il m’arrive parfois d’imaginer que les choses changent pour que plus jamais, je ne sois seule. Pourtant, jamais rien ne change. Rien. Sauf moi.
Attention ! Je ne suis pas quelqu’un de mauvais, c’est en tout cas, ce que j’aime à croire. Cependant, je m’aperçois qu’avec le temps, je suis de plus en plus envahie par de sombre pensée. Je ne les écoute pas. En réalité, le fait même de les avoir me dégoûte, mais il n’est jamais facile de s’en débarrasser et avec le temps, elles semblent prendre plus d’ampleur encore. Alors, pour ne jamais qu’elles m’atteignent je fais quelque chose que j’ai aimé faire avant : je me promène dans la forêt.
J’aime le contacte avec la nature. J’aime grimper aux arbres, j’aime marcher pied nu dans la terre la nuit et plus que tout, j’aime écouter la voix de la nature et y trouver refuge. Pourtant, même ça parfois ne suffit pas à étouffer ces idées malsaines. Alors, dans ses moments là, j’enfile ma vieille cape à capuche et me promène la nuit dans la forêt comme j’ai pu le faire au sein du château, autrefois.
Je fais ça pendant quelques heures puis, je rentre dans la vieille cabane que j’ai un peu arrangée grâce à la magie de ma bonne marraine la fée, pour dormir un peu. Ou du moins, j’essaie.

Seulement, depuis quelques nuits j’entends des bruits étranges. J’ai de plus en plus souvent la sensation d’être observée et il y à quelques jours, j’ai aperçu une ombre qui c’est enfuie dès qu’elle c’est rendu compte que je l’ai vu. Est-ce que cela veut dire que quelqu’un sait qui je suis ?
Je crois que je vais devoir faire un peu plus attention à l’avenir, sait-on jamais, cette personne est peut-être dangereuse…


Visite nocturne
« Or donc, le fait que vous ayez habité ici vous donnerez le droit - arrêtez-moi si je me trompe - de pénétrer dans cette cabane quand bon vous semble, c’est bien cela ? »



Il y a quelques mois de cela, j’ai reçu une visite tardive. J’étais en sueur, luttant en vain contre l’insomnie qui était entrain d’avoir raison de mes nerfs quand soudain, j’ai cru entendre un bruit. Un toussotement pour être exacte. Surprise, je me suis redressée dans un sursaut pour m’apercevoir avec horreur, que je n’étais plus seule.
Ce visiteur nocturne n’était autre que l’espion de la forêt. Et bien sur, lors de notre première rencontre je n’ai pas vraiment était dès plus agréable. Comment aurai-je pu l’être en plein milieu de la nuit alors que trouver le sommeil m’était impossible ?
Néanmoins, avec le temps (et aussi à cause des nombreuses autres visites auquel j’ai eu droit, que je le veuille ou non), j’ai fini par me radoucir un peu en sa compagnie. Pour commencer, il est la première personne à qui j’ai parlé (et qui accepte de me parler en retour) depuis mon départ du château. Et puis, il n’a plus personne lui aussi. Sa mère est morte assassinée et il n’a jamais connu son père.
J’ai trouvé ça très triste, je sais ce qu’il ressent. Bien que j’ai toujours considérée Morgane comme une mère, je connais bien ce sentiment, cette souffrance qui jamais ne semble s’apaiser. D’ailleurs, il m’a avoué bien plus tard que c’est pour cette raison, qu’il est venu me voir la première fois.
Ah oui, au faite… il était au courant pour moi depuis le début. J’avoue sans peine que quand j’ai découvert cela, j’ai eu dans l’idée de fuir mais avant ça, j’ai décidé de lui en toucher deux mots. C’était la première fois que je faisais une chose pareil car cela ne me ressemble absolument pas, mais j’ai pris le vieux balai de la cabane et je l’ai menacé (et aussi frappé) avec pour le faire sortir. Le soir, j’étais prête à fuir quand il m’a attrapé par derrière (ce qui fut une mauvaise idée car de peur, je lui ai donné un coup de coude dans les côtes) et m’a fait la promesse de ne jamais dévoiler mon secret à personne. Un conte de fée dite-vous ? Et vous avez raison. En échange de gardé mon secret il m’a demandé une chose : de continuer à lui tenir compagnie comme je l’ai fait jusque là.

Aujourd’hui encore, j’ai du mal à savoir si j’ai vendu mon âme au diable. Ce que je veux dire ? Je m’explique. Seth (il m'a dit s'appeler comme ça mais je n’en suis pas sure) à bien attendu environ 3 mois pour m’avouer une chose. Sa mère était en réalité l’une des dernières pratiquantes d’une magie très ancienne et très dangereuse maintenant oubliée. Et bien entendu, maintenant qu’elle est morte, cela fait de lui le dernier pratiquant. Au départ, j’ai cru qu’il me faisait une blague, cependant, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas le cas. Sans prévenir, il a arraché une chose mouvante d’un blanc lumineux avec quelques reflets bleutés de son corps et m’a annoncé que ceci était son âme. Il m’a dit que c’était l’un des aspects de cette magie et que c’est aussi à cause de ça qu’un sorcier avait tué sa mère, parce qu’elle n’a jamais voulut divulguer le secret de son art.
Moi, morte de peur, je suis partie en courant de ma propre maison. J’étais tellement terrifiée par ce que je venais de voir qu’en plus de cela, j’étais sorti sans ma peau d’âne. J’ai du attendre sur une branche d’arbre presque une journée entière que la nuit tombe, pour enfin rentrer chez moi et me reposer un peu.
Après ça, il n’a pas tenté de me revoir et moi j’étais trop occupée avec mon quotidien pour y penser à nouveau. Mais un jour, j’ai eu besoin d’aide. Un prince en chasse, à cru que j’étais un âne et m’a décoché une flèche dans l’épaule. Seth était là et il m’a sauvé. Il m’a porté (d’après lui, le prince à eu tellement peur qu’il est parti sans demander son reste), ma soigné et m’a logé -contre ma volonté - jusqu'à ce que j’aille mieux. Ah ! Comment a-t-il su que j’avais des problèmes ? Parce qu’il passait dans le coin - selon lui - qu’il a entendu un cri, qu’il a courut vers sa source et que « oh surprise ! » il m’a trouvée. Bien sur, je sais que c’est faux. Mais depuis ce jour-là, je considère que j’ai une dette envers lui et puis, j’apprécie sa compagnie. Je vis d’ailleurs avec lui et après mainte refus, j’ai accepté (avec restriction) d’apprendre un peu de son art. J’ai peur de la magie. J’ai peur qu’un jour, mon côté sombre ne me submerge au point de perdre totalement la raison pour devenir un monstre, un vrai.


La collectionneuse
« Pendant des années vous m’avez retenue prisonnière car vous me considériez comme un monstre et aujourd’hui, vous désirez me faire prisonnière car vous me voulez à vos côtés comme reine. Soyez heureux père, car nous allons enfin être réunis vous et moi. Cependant, cette fois, c’est vous qui serez mon prisonnier. L’une des pièces les plus jouissive de ma collection à venir.. »


SETH ?! Pas toi, je t’en pris…. NOOOOON !!!
A peine ai-je ouvert la porte de la cuisine que je découvre avec horreur, le corps de Seth à terre. Prise de panique, je cours vers lui et tombe à terre près de son corps inerte. Ses yeux son clos et j’ai beau regardé partout, je n’arrive pas à voir la moindre arme, la moindre goûte de sang nulle part. Alors, les larmes aux yeux, je le secoue, le gifle, crie son nom, mais quoi que je fasse il ne semble pas pouvoir se réveiller. Alors, une idée horrible me traverse l’esprit.
Et si, Seth était mort ? Et si, on lui avait jeté un sortilège a lui aussi ? Pourquoi dis-je cela ? Je m’explique. Cela fait maintenant plus de 3 ans que je vis en compagnie de Seth. Tous les deux parlons beaucoup et la solitude ne nous pèse plus à présent. Cependant, même si Seth m’a beaucoup parlé de certaine chose (dont ses ancêtres, sa magie etc.) il ne m’a jamais vraiment parlé de la mort de sa mère. Et puis, il y à 3 jours, j’ai découvert une pièce secrète je ne sais comment. J’étais tranquillement dans la bibliothèque en train de chercher un livre à bouquiner quand un morceau de papier parchemin est tombé à terre. Je n’ai fait que le lire - du moins, j’ai essayé - mais après ça, j’ai découvert que j’avais été transportée ailleurs. J’étais dans une sorte de pièce sombre avec une sorte de stèle illuminé en son centre. J’ai avancé, avancé et là, j’ai découvert une femme les yeux clos, enfermée dans une sorte de cocon gelé.
Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que ce visage, je ne le connaissais que trop bien…
Morgane ?! Je m’étrangle presque.
Seth était la lui aussi et ma présence en ce lieu l’a mit très en colère. Il m’a renvoyé chez lui et quand je finissais de préparer mes bagages pour fuir ce lieu tant semblable à mon ancienne maison, il est apparu et a finalement concédé à me dire la vérité (après une courte discussion animée) sa la disparition et la « mort » de Morgane
En réalité, Morgane et Seth avaient du simuler leurs morts, car ils étaient poursuivit depuis des années par de mauvaise personne souhaitant percer le secret de leur magie. Ils avaient alors trouvé refuge ici, malheureusement, cela ne dura pas longtemps. Il m’avoua aussi que Morgane, que Morgane ne voulait pas m’abandonner au château, qu’elle voulait m’emmener avec eux mais qu’elle n’eut pas le temps de venir me chercher. Elle ne c’était apparemment pas remise de m’avoir abandonnée à mon sort, sachant pertinemment que ce qui m’attendait, c’était la mort.
Et puis, il y a quelques années, il l’avait trouvé comme ça. Morgane n’était pas morte d’après lui. Elle avait été victime d’un sortilège qui l’avait plongée dans un profond sommeil et depuis tout ce temps, il tente désespérément de trouver un remède autre que celui qu’il connaît pour la soigner. L’amour.

Finalement, je me penche sur lui dans l’espoir de percevoir un battement de cœur, même faible. Et quand je le fais, je constate avec soulagement que fort heureusement, son cœur bat encore à l’intérieur de sa poitrine. Après ça, il n’y a plus de doute possible. Seth est sous l’emprise d’une malédiction.
Est-ce la même malédiction que celle de sa mère ? Qui ? Comment ? Est-ce…
Je le regarde, triste et je me demande si moi, je peux le réveiller. Avec le temps, j’ai - je crois - développé des sentiments pour lui. Et si j’étais capable de le réveiller ? Moi, peau d’âne ? Non, c’est ridicule ! Je ne peux l’embrasser. En vérité, je pourrai le faire mais à quoi bon ? Je ne connais rien aux sentiments, j’ignore ce qu’est l’amour car je ne l’ai plus ressenti depuis longtemps. Parfois, j’ai l’impression que je peux encore le ressentir pour Morgane, mon père, ma bonne marraine la fée, mais la vérité, c’est qu’aujourd’hui l’amour ne me touche plus. Je ne peux pas sauver Seth, je n’ai fais que m’attacher à lui sans plus. J’ai profité de lui, de sa compagnie pour ne plus me sentir seule et ce que je crois ressentir pour lui n’est rien de plus qu’une… Qu’une mascarade ! Exactement. J’ai tellement eu envie de croire que quelqu’un pourrait m’aimer à nouveau que je me suis fourvoyé, je me suis manipulée moi-même pour me faire croire que j’avais des sentiments pour lui, alors qu’en réalité, je n’aimerai jamais personne car j’en suis incapable.
Après ça, j’ai fermé mon cœur. Mes larmes ont cessé de couler et je suis resté là, à regarder Seth tout en refusant obstinément toutes autres manifestations pseudo sentimental qu’inconsciemment, j’essayais encore de m’imposer. A quoi bon se mentir si l’on n’y croit pas un seul instant ? Finalement, après être restée assise pendant des heures auprès de lui, j’ai récité la formule magique du parchemin que j’avais retenu, puis je l’ai conduis auprès de Morgane pour qu’il y repose en paix.

Maintenant, il ne me reste que son grimoire et la vengeance. En sortant de son caveau secret, j’ai découvert des hommes de père patrouillant dans le coin. Ils cherchent une certaine peau d’âne (j’ai l’ouïe fine et je suis plus silencieuse que dans mon enfance) et même si j’ignore qui à trahie mon secret, je suis sur que père n’est pas étranger à ce qui est arrivé à Seth. Très bien père, vous souhaitez me revoir ? Qu’a cela ne tienne, je rentre à la maison.

La collectionneuse était née.

crackle bones


Dernière édition par Harleen-Maxine H. Withers le Mer 9 Sep - 19:36, édité 3 fois
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En réalité, je suis
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 4 Sep - 21:34

I said, on the ground.

 
Close your eyes. Let your ears listen to the radio. Do you hear my voice ? Can you hear your own soul's scream ?

 

 

 

 
Pendant la malédiction



Welcome to the asylum [PART 1]
« Peux-tu les entendre gémir ? Bientôt ils devront mourir. Nous vivons de vos cauchemars, et nous cachons dans le noir. Entends tu les anges qui pleurent, car bientôt viendra notre heure… »

Des centaines de voix chuchotent la même phrase «  La porte est ouverte » dans la chambre d’Harleen, tendis qu’elle dort. Jusqu’à ce qu’une voix masculine annonce à haute voix faisant taire toutes les autres « Il est temps ».

Je me réveille en sursaut. J’ignore ce qui c’est passé, mais je suis terrifiée. J’ai de plus en plus de mal à dormir, parfois même, je ne dors pas. Pendant plusieurs jours, je me force à rester éveillé mais ils finissent toujours par s’en apercevoir trop tôt alors, ils me droguent pour que je dorme, mais je ne veux pas !! Parce que lorsque je ferme les yeux, je retourne dans cet enfer et ça me terrifie ! Enfin. De toute façon, ça n’a plus d’importance. Car que je dorme ou pas, ils se manifestent quand bon leur semble. Mais lorsque je suis réveillée, j’ai… j’ai moins peur je crois, parce que quelque chose dans ma tête me dit que je ne risque rien, même si eux me disent le contraire. Je suis encore – avec difficulté néanmoins – capable de faire la différence entre la réalité et les mauvais tours que me joue mon esprit. Mais lorsque je dors… alors je suis toute à eux. Et ils font de moi tout ce qu’ils veulent, absolument tout.
Je resserre mon étreinte sur la couverture et la remonte jusqu’à mon menton. Lorsque je me suis réveillée, un cri effroyable et terrifiant s’est répété encore et encore à l’intérieur de mon esprit, si bien, qu’il m’a fallut beaucoup de courage – quoi qu’en vérité, je ne suis pas certaine que mes jambes auraient suivie – pour ne pas prendre la fuite, ou même crier à la mort.
Mais quelque part je crois que je préfère ne pas être consciente, ne pas me souvenir non plus. Parce qu’être incapable de me souvenir de ce don j’ai rêvé, je préfère ça à être consciente que je ne suis pas seule dans la pièce. Il y a quelqu’un ici, avec moi. J’entends sa respiration, elle est proche…
En larme, je dois lutter de toutes mes forces contre ce que je ressens pour ne pas craquer. Si je ferme les yeux, si je les ignorent… peut être me laisseront-ils tranquille ? Alors, je ferme les yeux et à chaque fois que je sens que je vais craquer, je force pour les garder fermer. Seulement, lorsque je sens le contacte d’un poids sur la couette, la où se trouve mon épaule et qu’une voix masculine dit :
« Debout. »
Je me redresse d’un bon, paniquée. Laissez-moi tranquille ! Ai-je envie de crier, mais je ne le peux pas. Si je crie alors, ça fera de moi quelqu’un de faible. Si je crie alors, ça voudra dire qu’ils auront gagné.
La porte de ma chambre est grande ouverte, je le remarque seulement maintenant. Il faut dire que l’éclairage de ma chambre est très faible et que sur le moment, j’étais incapable de regarder ailleurs que devant moi. Mais je ne sais pas… j’ai cru sentir quelque chose… c’est assez confus en réalité.
Pendant plusieurs longues minutes, je n’ai pas quitté la porte des yeux. A un moment, il m’a semblé voir quelque chose passer devant celle-ci, mais je n’en suis pas certaine, ça n’a duré qu’une fraction de seconde.
J’ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais avant que je n’ai eu le temps de prononcer quoi que ce soit, quelque chose attire mon attention, quelque chose de silencieux. Oui, vous avez bien entendu. Cette « chose » ne fais pas de bruit, mais je la vois grâce à ma vision périphérique. Cette chose n’est pas humaine car cette chose, c’est l’obscurité. Elle se fractionne et glisse dans ma chambre, engloutissant tout sur son passage, mais ce n’est pas le pire, non. En plus de tout engloutir, je peux le voir maintenant, mais je crois que c’est comme si… comme si tout était entrain de se désagréger. Je vois comme des lambeaux de… je ne sais pas exactement. On dirait une sorte de matière, presque semblable à du papier qui brûle et s’élève vers le plafond et lorsque celle-ci le touche, c’est comme s’il n’était composé que de papier. Il se met à brûler lui aussi et il disparaît pour laisser place à un paysage différent de ce qu’il aurait du être. C’est vrai, je devrais voir l’étage au dessus sauf, que ça n’a rien à voir avec ce que je vois.
C’est comme si la pièce était au centre d’un endroit infiniment plus grand, je me sens minuscule. Ce que j’imagine être un genre de ciel et fait de feu et les parois rocheuses semblent d’une hauteur et d’une largeur interminable, je n’en vois pas la fin.
J’entends des cries d’agonie puis, je sens que quelque chose me touche. L’obscurité… je l’ai oubliée ! La douleur est si forte et si vive, que ça me fait réagir et je quitte mon lit, brusquement. L’obscurité a engloutie une bonne partie de ma chambre. Le plafond a disparut et le sol presque entièrement consumé lui aussi, commence à s’effondrer sous moi. Je cours hors de la chambre et j’ai a peine le temps de quitter la pièce avant que la porte ne se referme brutalement derrière moi.
Non… non… non… NOOOON !!
Ça va peut être vous paraître stupide, mais dès que j’ai entendu la porte se verrouiller, j’ai paniqué. J’ai tenté d’ouvrir la porte mais bien entendu, ce n’était pas possible alors, j’ai commencé à crier, paniquer et les larmes me sont montées aux yeux. Je sais que rester à l’intérieur de ma chambre n’était pas non plus une bonne idée, mais, c’était un endroit connu et restreint aussi. Alors que l’hôpital lui… il est grand, trop grand et je n’ai pas vraiment l’occasion de m’y balader non plus…
Nooooooon… Je frappe plusieurs fois contre la porte de ma chambre jusqu’à ce que finalement, je m’écroule à bout de force. Le dos contre la porte, je pose mon front sur mes genoux et ferme les yeux. Malheureusement, peu de temps après, j’entends un grésillement. Ça y es, ça recommence… ils recommencent…
Je ne veux pas ouvrir les yeux, je ne veux pas ! Ils sont là, toujours, ils me hante, me torture, me font voir des horreurs et jamais, jamais ils n’en ont assez. Je perds l’esprit. J’ai beau résisté autant que je le peux, tenter de me dire que tout ça n’est pas réel, que je suis plus forte qu’eux mais… je sombre, lentement. Je perds le sens des réalités, ils me drogue pour me faire dormir et je… je… oh mon dieux !!
J’ai ouvert les yeux. Je n’aurais pas du, mais j’ai ouvert les yeux, c’était plus fort que moi. J’ai ouvert les yeux et j’ai… cette chose… est-ce que c’est vraiment… est-ce que c’est vraiment un ange ?
Dans le couloir, les lumières vacillent quelques instant avant de s’éteindre. Le couloir de droite est plongé dans l’obscurité mais grâce aux quelques lumières allumées de l’autre côté, je crois percevoir une silhouette dans la pénombre.
Et cette silhouette a des ailes.
Non… non… non… c’est sûrement un piège, oui sûrement. Ils sont malins, ils sont trompeurs, ils essayent de tromper ma vigilance pour profiter de leur victoire, mais ils ne m’auront pas ! Non, ils ne m’auront pas.
Je me relève difficilement, prenant appuie sur la porte de ma chambre puis je commence à reculer, lentement. Même si la « chose » immobile me voit sûrement, je préfère éviter de faire des gestes brusques ou le moindre bruit pour attirer d’avantage son attention. Je respire profondément. J’ai beaucoup de mal à ne pas paniquer alors, je me force à respirer lentement, le plus silencieusement possible. Il faut que je reste calme… oui, oui il faut que je reste calme…
Je pleure en silence et garde la « chose » dans mon champ de vision. Je ne crois pas que ça changera quelque chose si elle veut s’en prendre à moi, mais en tout cas, j’aurais toujours le temps de… non… non… non… non… NOOOOOOON !!!! Où est-ce qu’elle est passée ?
Cette fois, je panique. Vous connaissez cette désagréable impression que la chose qui était devant vous l’instant d’avant se trouve derrière vous maintenant ? Non ? Moi oui.
Non… non… non…
Secouée par les sanglots, je me force à garder mon calme une nouvelle fois et ferme les yeux. Il faut que je l’oublie, il faut que je… non, je ne peux pas ! Je veux dire, comment voulez-vous que j’oublie quelque chose, quand je sens son souffle sur ma peau et entend sa respiration hein ? Vous n’imaginez pas tout ce que j’ai traversé, non, vous n’imaginez pas…
La « chose » me dégage la nuque, approche ses lèvres de mon cou, puis remonte jusqu’à mon oreille ou il attend quelques secondes avant de chuchoter : « Tu es à moi. »
Puis plus rien. La chose a simplement disparut.

***

Je me suis cachée. Je sais bien que ça n’a rien de courageux ni d’héroïque, mais je… Je n’y arrive plus. Tout à l’heure, lorsque cette « chose » a disparut, je suis resté tétanisée par la peur et si j’ai finalement décidé de bouger, c’est simplement parce que ça s'est mis à trembler. Au départ, les secousses n’étaient pas très intenses. Puis, petit à petit elles ont gagné en intensité et bientôt, le tremblement de terre c’est transformé en… comme dire ? En montagne russe ? L’instant d’avant j’étais encore couchée par terre, me couvrant la tête en espérant que le plafond ne s’effondre pas sur moi et l’instant d’après, je me suis retrouvé propulsée avec violence au plafond avant de m’écraser tout aussi durement sur le sol.
Et ça a duré un moment. Jusqu’à ce que je me retrouve propulsé contre un mur, puis contre le mur d’en face avant de me retrouver à nouveau contre le plafond puis sur le sol… Ais-je vraiment besoin d’en dire plus ? Non, je crois que vous avez compris l’idée. En faite, c’était comme si un géant tenait l’hôpital dans le creux de sa main et qu’il c’était mis à le secouer dans tous les sens, comme s’il secouait une bouteille d’Orangina.
Là encore, je n’ai pas été épargnée. En plus des nombreuses contusions et blessure que cette cascade m’a provoqué, je me suis cassé le nez, probablement le bras et peu être même fouler le cheville au passage. C’est du moins ce que j’ai imaginé, puisque j’étais encore capable de tenir dessus, même si c’était extrêmement douloureux.
Comment ais-je réussi à m’en sortir à si bon compte ? Je l’ignore. En revanche, dès cet instant, j’ai décidé de me cacher. Que pouvais-je bien faire d’autre hein ?
Me battre ? Non. Pas dans mon état en tout cas.
Depuis, je suis cachée là, à attendre que le temps passe. Pour le moment, je suis tranquille. Mais j’ai peur qu’ils…
« Mlle Withers ? »
Je lève les yeux vers le psychiatre de l’hôpital, le regard inondé par les larmes.
« Est-ce que tout va bien Mlle Withers ? »
Qu’est-ce qui ne va pas avec moi hein ? Est-ce que je suis en train de devenir folle ?
J’ignore comment je suis arrivée ici et quelque part, je crois que je ne veux pas le savoir. Depuis aussi loin d’où remonte mes souvenirs, j’ai toujours vécu dans la peur. Tout a commencé avec quelques cauchemars terrifiant, surprenant de réalisme. Puis, j’ai commencé à entendre des choses, à avoir des hallucinations.
Ces hallucinations n’étaient pas terrifiantes. Moi-même de toute façon, je ne me rendais pas compte que s’en était et à l’époque, je n’étais pas confrontée aux musée des horreurs H24. Parfois, c’était la radio qui commençait à émettre sans qu’on l’allume, ou la télévision qui s’allumait toute seule et parfois même, j’entendais de la musique.

Puis un jour, j’ai découvert que tout ça était dans ma tête.

Vous savez, on dit que les parents savent quand quelque chose ne va pas avec leur enfant. Moi la mienne, devait pas avoir eu la notice, puisque quand je lui ai parlé de mon nouvel « ami », après qu’elle m’ait surprise à parler seule, elle c’est apparemment dit, que je m’étais inventé un ami imaginaire, puisque je n’avais pas d’ami.
Il y a bien quelque fois, ou elle à du me surprendre à rire devant la télévision éteinte, danser seul dans le salon, ou parler seule, mais apparemment, ça n’avait rien de bien inquiétant pour elle.
Jusqu’au jour, où elle m’a retrouvée dans la cuisine, un couteau à la main, en larme, prête à me le planter dans le ventre.
La, elle a finalement compris.
Vous savez, cette scène… je m’en souviens comme si c’était hier. L’instant d’avant je jouais avec mon ami et l’instant d’après, je tenais un couteau dans le creux de ma main pendant qu’il m’encourageait à me poignarder.
« Vient. Me disait-il en riant, comme si c’était drôle. N’ai pas peur. Tu ne me fais plus confiance ? Allez vient, rejoins-moi ! Tous les deux, on s’amusera ensemble pour toujours ! »
Mais moi, je ne voulais pas le faire, pas complètement. Il y avait toujours cette envie de le suivre, parce que je l’aimais beaucoup, mais je savais ce que je risquais, et je ne voulais pas mourir. Plus encore, j’avais peur d’avoir mal. Pourtant, j’étais prête à essayer. Je me souviens avoir fermé les yeux, serré les dents et alors que je levais la lame au dessus de ma tête, quelqu’un ma reprit le couteau des mains et je me suis mise à pleurer.
Ensuite, elle m’a demandé pourquoi j’avais fait ça en larme, je lui ai répondu en pleure que c’était mon ami (en montrant le frigo du doigt) qui voulait que je le fasse et depuis… je suis là.
Super non ?! Ouais… vraiment génial. Merci qui ? Merci m’an.
Surtout ne vous méprenez pas, j’aime ma mère, vraiment. Mais elle m’a lâchement abandonnée ici. Elle ne me donne jamais de nouvelle, ne vient jamais me voir et ma seule compagnie maintenant, c’est eux. Mon ami aussi a disparut et avec sa disparition, sont venu les cauchemars, les visions d’horreurs et tout le reste. Depuis quelques temps même, il m’arrive même d’avoir des trous de mémoire, parce que ce que mon esprit me fait voir, devient la seule et unique réalité. MA réalité.
Et à cause de ça, je n’ai pas toujours conscience de ce qui se passe autour de moi. On pourrait me faire n’importe quoi, l’hôpital pourrait brûler et ses occupants pourraient me marcher dessus en prenant la fuite, que je ne m’en apercevrais même pas, parce que mon esprit est ailleurs.
Et parfois, il m’arrive même de continuer à agir et réagir, comme si j’étais là…
« Mlle Withers. Vous êtes atteinte de… »
« 6735 3667. 6735 3667. »
Quoi ?
Je vois ses lèvres bouger, mais je n’entends pas ce qu’il me dit. Alors, je parle plus fort pour prendre le dessus sur la voix mécanique qui prononce de plus en plus fort les même nombres et demande :
Qu’est-ce que vous dite ? Je ne comprends pas.
« 6735 3667. 6735 3667. 6735 3667… »
Maintenant, il se met de lui-même à répéter les nombres. Toujours dans le même ordre ; 6735 3667. 6735 3667 si bien que, que je finis par mettre mes mains sur mes oreilles pour essayer de faire taire sa voix et l’autre.
Taisez vous… Taisez vous… TAISEZ VOUS !!
Ça… ça a marché ? Ça a vraiment marché ? La voix mécanique s’est tue, tout comme le docteur qui lui, ne bouge plus. Comme ça, on dirait qu’il est figé dans la glace, j’ai l’impression qu’il ne respire plus. Est-ce que c’est encore un mauvais tour de mon esprit ?
Puis, le téléphone sonne. Je le regarde, sans bouger. Je sais que le docteur ne répondra pas, je sais que c’est moi qui dois répondre, c’est ce qu’ils attendent, mais je ne le ferais pas, pas cette fois.
Je ne décrocherai pas, vous m’entendez ? Laissez moi tranquille !
Seulement, une fois encore, mon esprit me prouve qu’il n’a pas besoin de ma coopération. Sans que le téléphone ne soit décroché, une voix masculine s’élève du combiné et dit :
« Aus der Tiefe verschlingt es. » avant de raccrocher.
« Mlle Withers, vous m’entendez ?  Harleen ? Harleen ??? »
Quoi ? Oh mon dieu… ça a recommencé, c’est ça ? Docteur, je vous en prie, aidez moi, je veux que ça s’arrête…
Je lui demande ça, désespérée et à bout de force. Je n’ai plus envie de lutter, j’en ai marre ! Marre de devoir me battre contre un ennemi invisible, surtout que l’ennemi en question, c’est moi, mon esprit. Il m’empoisonne l’existence, ne me laisse pas de répit, je suis mon propre poison tout comme Faye, une autre fille enfermée ici, est le sien.
« Harleen tout va bien, calmez vous. Très bien. Respirez profondément… voilà. Tout va bien, vous êtes en sécurité ici, il ne peut rien vous arrivez. Vous me faite confiance ? Voilà, c’est ça. Calmement… »
Oui, je lui fais confiance. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie de lui faire confiance parce que j’ai l’impression, je crois, qu’il veut réellement m’aider lui, et que contrairement aux autres, il ne me regarde pas comme si j’étais une folle ou même, un monstre de foire. Je le crois quand il dit qu’il veut m’aider, je dois le croire. Parce que si je n’arrive plus à croire qu’il pourra me sauver, lui, alors je n’ai plus de raison de lutter contre eux.
« Vous vous sentez mieux maintenant ? »
J’acquiesce d’un signe de tête, même si ce n’est pas totalement vrai. En réalité, tout mon corps tremble, et je suis morte de peur à l’idée qu’un jour, je me retrouve coincée dans MA réalité. Et si c’était possible hein ? Vous croyez que c’est possible vous ?
« Très bien. Pouvez vous me parler de ce que vous avez vu ? »
Oui, je…
« Harleen ? »
Alors que j’allais commencer à raconter ce nouveau cauchemar, la radio posée sur le meuble derrière le docteur à c’est allumée et a commencé à émettre toute seule. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, loin de là. Cependant, c’est bien la première fois que la voix qui en sort, et celle de la personne avec qui je parle. Oui, car la voix qui me parle à travers la radio, c’est celle du psychiatre.
Ils trouvent ça amusant ? Moi pas.
« Mlle Withers, vous m’entendez ? »
Docteur ? Je demande surprise.
« Harleen vous m’entendez ? Harleen !! »
Arrêtez… Arrêtez… ARRÊTEZ ! Non… non… non… ce n’est pas RÉEL !! Rien de tout ça n’est réel, ce n’est pas POSSIBLE. TAISEZ-VOUS !
C’est eux, ils me jouent encore un tour. Mais cette fois ils ne m’auront pas, non… Parce que cette fois, je vois clair dans leur jeu. Oui, je vois clair…
« Harleen, vous devez revenir parmi nous, je vous en prie… REVEILLEZ-VOUS !!!! »
Mais non, je ne dors pas ! Je suis réveillée, je…
« Mais oui Harleen, réveille toi. » Me lance le faux docteur en se levant de son siège, un rictus amusé.
T… Toi ?
Cette voix, ce visage… c’est lui ! Mon « ami imaginaire », celui qui voulait que je m’ôte la vie se tient debout, devant moi. Je rêve, je rêve… Ce n’est qu’une cauchemar, rien de plus. Il n’est pas vraiment là, il n’existe pas.
« Quoi ? Attend. C’est tout ce que tu trouves à dire ? Il n’existe pas, alors que je me tiens là, devant toi ? Moi qui ai attendu ce moment depuis si longtemps… »
Tu n’es pas là ! Je réplique d'une voix plus dure en prenant appuie sur le bureau tout en rapprochant mon visage du sien autant que possible. Tu n’es que le fruit de mon imagination. Je fais un cauchemar et tu es dedans, tu n’existes pas, tu n’es rien.
« Ooooh, tu me vexes là ! Tu me fais beaucoup de peine, tu sais ? Comme la fois ou tu m’as laissé seul… »
TU VOULAIS QUE JE ME TUE ! Je réplique en criant cette fois, TU VOULAIS QUE JE MEURS. TU N’ES PAS MON AMI, TU N’EXISTE PAS !
Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase, qu’il éclate de rire.
« Parce que c’est ce que tu crois ? Tu ne vois donc pas ? »
Il s’écarte du bureau et le contourne pour me rejoindre et moi, à mesure qu’il fait un pas dans ma direction, j’en fais un en arrière si bien que très vite, je me retrouve collé contre le mur. Malheureusement, je n’ai même pas le temps de prendre la fuite, qu’il me coince déjà contre le mur, place ses mains à côté de ma tête pour me bloquer le passage et reprends :
« Tu n’as toujours pas compris hein ? Non… non… bien sur que non. Mais tu comprendras bientôt, tu n’es pas si stupide que ça, pas vrai Harleen ? Mais avant… »
Il décolle une de ses mains du mur, me caresse la joue avant d’approcher sa main de ma gorge, de la saisir et de terminer dans un murmure :  
« Jouons encore un peu. »
Mais il y a quelque chose d’étrange. Lorsque je regarde dans ses yeux, je…

***

Qu’est-ce que…
Je suis dans ma chambre, celle que j’avais avant de finir à l’hôpital avec les autres fous. Elle est exactement comme dans mes souvenirs, rien n’a changé. Rien à part peut-être… le psyché placé à quelque pas de mon lit.
Quelque chose me dit de ne pas regarder. Je sais que je ne dois pas regarder à l’intérieur, je le sens. S’il est là, c’est qu’ils ont l’intention de me torturer encore et de l’utiliser pour arriver à leur fin. Mais depuis que je suis là-bas, je n’ai pas vu mon visage une seule fois. J’ignore à quoi je ressemble parce qu’ils ont tellement peur que l’on se blesse, qu’ils retirent tout ce qui pourrait nous permettre de nous faire du mal. En tout cas, c’est ce qu’ils ont fait pour moi. Mais la vérité, c’est que si j’avais voulut mourir, ils n’auraient pas pu m’en empêcher, à aucun moment.
Assise sur le lit, les yeux rivés sur le psyché, j’hésite. Si je m’approche, ils auront gagné, si je m’approche, ils…
Oh…
Je ne me souviens pas avoir avancé jusqu’à lui, pourtant, je me tiens face à lui, debout et regarde le reflet qu’il me revoie. C’est étrange de ce voir dans un miroir après tant d’année… Souvent, lorsque je rêve, je suis une enfant. Mais là… ce n’est plus le visage d’un enfant que j’ai en face de moi, mais celui d’une jeune adulte.
Je suis si… vieille ! Je dis ça à voix haute, amusée par la situation. Soudain, mes soucis s’envolent, mes problèmes disparaissent et eux avec. Soudain, il n’y a que moi. Moi et personne d’au...
Je suis là ?!
En regardant dans le miroir, tandis que je m’amusais à faire des grimaces devant, tout ce que j’avais espérer fuir, pendant ne serais-ce qu’un instant, m’est revenu en mémoire, comme un boomerang. Écrit en gros, dégoulinant de sang sur le mur derrière moi, je peux lire la phrase : Je suis là.
Est-ce que c’est lui ? Est-ce que c’est eux ? Non… non… non. Je rêve, ça n’a pas d’importance. Tout va bien, je…
Alors que je me parle à moi-même pour me rassurer et me convaincre que rien de tout cela n’est réel, un autre mot se dessine en lettre de sang. Bientôt, on peut lire : Regarde.
Pourquoi ? Pourquoi ??? Qu’est-ce que vous me voulez hein ? Pourquoi vous ne me laissez pas tranquille ? Pourq…
Retourne toi ?
Je me suis retournée. En parlant, je me suis retournée vers l’écrit et quelque chose de différent y était marqué. Ils veulent que je me retourne hein ? Dans ce cas, je ne le ferais pas. Je fermerais simplement les yeux et…
« Tu n’as toujours pas compris hein ? »
La voix de mon ancien ami imaginaire résonne à l’intérieur de ma tête et me répète sans cesse la même phrase tandis que je me retrouve debout devant le miroir. Qu’importe ma volonté, qu’importe ce que je veux vraiment, ils gagnent toujours.
Mes démons intérieurs gagnent toujours.
Haaaa… Quelque chose me brûle la peau alors, je tire d’un coup sec sur ma bouse et laisse apparaître une partie de mon épaule gauche. La marque… On dirait un visage… on dirait…
Noooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon…. Je hurle terrifiée, tandis que de la fumée sort de ma marque pour prendre forme humaine.
« Ce que je veux ? C’est toi. »

***

Assise par terre, recroquevillée sur moi-même, je bascule d’avant en arrière tandis que je chante sans m’arrêter :
Peux-tu les entendre gémir ? Bientôt ils devront mourir. Nous vivons de vos cauchemars, et nous cachons dans le noir. Très vite renaîtra la peur, car bientôt viendra notre heure…


Welcome to the asylum [PART 2]
« Quoi, vous êtes sûr ? La séance est pas terminée ?? Qu’est-ce que c’est long… Bon alors, vous vous bougez ou quoi ? J’ai pas que ça à faire moi, je suis une femme active vous savez ? »


Quoi encore ??? Ils n’ont vraiment rien de mieux à faire ici, que d’ennuyer les honnêtes gens ceux-là ? Honnête ? Ha ha ha… que je suis drôle.
Bon très bien, pourquoi pas. De toute manière, je n’ai pas grand-chose à faire, et il faut bien faire passer le temps ! En attendant que la partie amusante commence enfin…

Je dépose mes pieds sur le bureau du docteur et tortille des orteils un sourire aux lèvres. J’ai de beaux pieds, vous ne trouvez pas ? Et mes orteils sont divins.
En tout cas, ici, je prends mes aises, je fais comme chez moi. L’autre plouc peut se plaindre autant qu’il veut, je me fiche de tout ce qu’il dit, d’absolument tout.
Et puis de toute manière, il sera bientôt mort. C’est amusant non ? Quoi ? Vous ne me croyez pas ? Mais bien sur que si !! Et même, que c’est moi qui vais le tuer, oui, c’est moi, Harleen-Max. Eeeeh vous, si vous voulez pas êtres le suivant sur la liste, fermez-la un peu…
« Tu ne vas pas faire ça Harleen ?! »
Mais siii je vais le faire !! Eh d’abord, occupe toi de tes oignons ok ? Je te fais pas payer de loyer là-haut alors ferme-la.
« Ah ! Enfin une bonne nouvelle. Par contre, faut trouver un truc original, un truc qui claque… Si on le dépèce vivant, ça fait trop copier/coller film d’horreur non ? »
J’aurais le temps de terminer au moins ? Parce qu’ un travail à moitié terminer, c’est pas drôle. Je suis là pour m’amuser et profiter de la fête, pas pour jouer les spectatrices…
« Max, tu… »
Oooooh… Tu m’ennuies… Détend toi un peu.
« Mlle Withers ? »
Quoi encore ? Je lui demande, énervée qu’il ose interrompre notre conversation. Vous ne voyez pas que je suis en pleine conversati… Aaah… c’est vous. Bon. J’ai soif, apportez-moi un verre d’eau Alfred.
Le docteur n’a pas apprécié que je lui parle sur ce ton et fronce les sourcils. Ooooh pauvre chou, je t’ai vexé ? Viens voir maman Harleen, elle a toujours une solution pour redonner le sourire Ha ha !
« Mlle Withers, je vous en prie, cessez de… »
Et blablabla… vous m’ennuyez. Je lève les yeux au ciel et pousse un soupire d’ennui. Il est où votre camarade là, le grand brun ? Lui, il était drôle au moins !
« Il est mort. Vous l’avez tué. »
Ah oui ! C’est vrai… dommage. Enfin, on c’est bien amusé tous les deux de toute façon… Bon. Où est-ce qu’on en était déjà ?
« Je n’ai encore rien dit Mlle Withers. »
A ces mots, je fais la moue et reprends :
Quoi, vous êtes sûr ? La séance est pas terminée ?? Qu’est-ce que c’est long… Bon alors, vous vous bougez ou quoi ? J’ai pas que ça à faire moi, je suis une femme active vous savez ?
Je prends un peu plus mes aises, poses mes mains attachées sur mes cuisses et attend.
« Très bien, commerçons. Comment-vous sentez-vous aujourd’hui Mlle Withers ? »
Très bien. Je lui réponds avec un grand sourire aux lèvres en repensant à mon réveille de ce matin. J’ai eu un super réveille, c’était d’enfer !! Vous voulez savoir en savoir plus ?
A ces mots, le docteur déglutie. La dernière fois que nous nous sommes parlés, il a vomit son petit déjeuné (et ses tripes probablement) dans la corbeille à papier au pied de son bureau… quelle petite nature celui-la ! Enfin, de toute façon, il n’a pas le choix, je sais qu’il va accepter. Allez dit oui, je sais que tu en meurs d’envie…
« Je vous écoute. »
Ce matin… je me suis réveillée dans le sang et les entrailles. Les murs étaient rouge… rouge sang !! (Aussitôt, j’éclate de rire avant de reprendre) C’est drôle non ? Donc… Attendez… où en étais-je déjà ? Ah oui ! Les murs saignaient, j’ai marché dans la peau et les entrailles, et j’ai même vu deux ou trois morceaux de cadavre par-ci par-là. A un moment donné, une tête sans corps – parce que c’est moins drôle sinon – c’est mise à crier sans s’interrompre, mais ça m’a vite gonflé. Alors, je l’ai explosée avec mon pied. Les cries de terreurs, de peur, de douleur et d’agonie sont mes réveilles pré-fé-rés…
Le docteur semble horrifié par ce qu’il vient d’entendre. Je l’aime bien celui-là, il est bon public. Je crois bien qu’une fois sortie, il va me manquer un peu… Bha ! C’est pas grave, je me trouverais bien quelqu’un d’autre…
« Mais… Mais c’est horrible !! »
– Bein non pourquoi ? Je lui demande surprise. C’est amusant, pas vrai les gars ?
Un court moment de silence s’installe avant que je ne reprenne la parole.
Écorcheur, Casey, je vous présente Alfred. Alfred, je vous présente… Oh et puis on s’en fou… De toute manière, vous allez bientôt mourir, pas vrai les gars ?
Dite… vous avez compris la blague ? Oui, parce que Casey et quasi-sans-tête. Casey… Quasi… Vous avez compris ? Comment ça, elle est pas drôle hein ? Vous vous allez voir, je vais vous…
« Tu ne dois pas faire ça !! »
« Quoi ?? C’est juste le numéro 3 ?! Attend, j’espère qu’il va y avoir d’autres numéros ensuite !! »
On s’en fiche des numéros !! Comme si j’avais l’habitude de les suivre de toute façon.
« Harleen, Tu dois m’écouter… »
Nan, j’ai pas envie.
Finalement, je détourne le regard vers lui tendis que mon expression change. Un sourire mauvais se dessine sur mes lèvres et je reprends à son attention :
Qu’est-ce qu’il y a Doc, on a perdu sa langue ? Ne vous en faite pas, vous allez bientôt la retrouver. (Le docteur dégluti bruyamment) Si vous avez une dernière volonté, c’est maintenant. Après, il sera trop tard…

 
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Dernière édition par Harleen-Maxine H. Withers le Mer 23 Sep - 15:24, édité 28 fois
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 4 Sep - 22:48

Re-bienvenue sur le forum Smile
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 4 Sep - 23:20

:perver: Love Sérénade Oh que oui Lit

*réserve une place à Harleen pour l'atelier "Je construis ma propre batte de baseball électrifiée made in Jeff :uh:" pour dès que tu sortiras de prison *-* Love *

Re Bienvenue parmi nous avec ce beau perso' Oh que oui et bon courage pour l'écriture de ta fiche *-* qui va être longue au vue des post que tu as fait MDR Oh que oui
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 4 Sep - 23:48

Punaise ma fiche sera surement longue comme sa ou peut être moins si je fait un condenser affraid on verra a quel point je suis motivé super

Re-bienvenue mimi
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Sam 5 Sep - 0:08

Oh my gad le perso de fouuu Oh que oui J'ai vraiment hâte de voir comment tu vas développer son histoire *-*
En tout cas, une chose est sûre, je viendrai te harceler pour un lien mimi

Sur ce, re-bienvenue *-*
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Sam 5 Sep - 1:27

Rebienvenue Love


Puis The Evil Within dans la signa :uh: rien que ceci annonce que ce perso va trop roxer punaise !

∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ ℍeroes & Villains ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙

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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Sam 5 Sep - 13:32

Re bienvenue Kath Love
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Sam 5 Sep - 14:58

Alice Liddell a écrit:
Re-bienvenue sur le forum Smile
Merci Alice *-* Calin 2

Jefferson Hatter a écrit:
:perver: Love Sérénade Oh que oui Lit

*réserve une place à Harleen pour l'atelier "Je construis ma propre batte de baseball électrifiée made in Jeff :uh:" pour dès que tu sortiras de prison *-* Love *

Re Bienvenue parmi nous avec ce beau perso' Oh que oui et bon courage pour l'écriture de ta fiche *-* qui va être longue au vue des post que tu as fait MDR Oh que oui
Ooh oui !!! Sifflote :perver: Vicieux :uh:
Je vais enfin l'avoir ma batte de baseball électrifiée ! Oh que oui Oh que oui Je m'en ferais une cloutée aussi, j'ai l'intention d'en faire collection... Vicieux :uh:

Alors oui, c'est sur, elle va être longue. mdr Mais j'ai surtout fait en sorte de séparer les chapitres pour pas que les pages soient trop chargées. mdr
Merci Chess !! :perver: Vicieux

Lacey French a écrit:
Punaise ma fiche sera surement longue comme sa ou peut être moins si je fait un condenser affraid on verra a quel point je suis motivé super

Re-bienvenue mimi
Merciiii Marjo ! Sifflote  :perver:  Oh que oui  Oh que oui
C'est possible oui. mdr Mais je ne pense pas qu'elle sera aussi longue que la mienne quand même, je te vois pas faire 4 pages d'histoire. lol!

Kate V. Spades a écrit:
Oh my gad le perso de fouuu Oh que oui J'ai vraiment hâte de voir comment tu vas développer son histoire *-*
En tout cas, une chose est sûre, je viendrai te harceler pour un lien mimi

Sur ce, re-bienvenue *-*
Tu trouves ? mdr C'est vrai qu'elle promet ma petite Harleen-Max, niveau folie elle est pas mal atteinte mais elle a encore des progrès à faire... vivre le rp !! Pas de problème pour le harcèlement, j'aime qu'on me harcèle... :perver: Vicieux :uh:

Merciiiii *-* Oh que oui mumu

Niels Mørck a écrit:
Rebienvenue Love


Puis The Evil Within dans la signa :uh: rien que ceci annonce que ce perso va trop roxer punaise !
Merci Jack !! Oh que oui  Oh que oui  Oh que oui   *-*  :perver:

Mais pas seulement... J'ai aussi rajouté un clin d’œil a Silent Hills: P.T mdr J'ai tellement adoré le teaser jouable que j'ai eu envie de m'en inspirer aussi pour la folie d'Harleen... lol!

Emma Swan a écrit:
Re bienvenue Kath Love
Merci Licia ! *-* mumu Love Calin 2
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Mer 9 Sep - 14:29

Oh que oui Oh que oui Oh que oui
(première réaction de moi)

Je connais juste Margot Robbie pour son futur rôle dans Suicide Squad (que j'attends avec impatience avec une Harley Quinn qui envoie du patté et un Joker qui roxe du poneyy).

Encore une fiche extra longue, je vais essayer de lire une partie quand même, quand j'aurais le temps. MDR Brefouille, bon courage pour ta fiche avec ce perso qui envoie du lourd! :uh: Calin 3
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Dim 13 Sep - 19:21

mdr mdr

C'est aussi ma première réaction quand j'ai pensé à utiliser l'actrice pour un rôle. mdr
A la base, ce personnage avait été écrit pour Nina Dobrev mais... j'ai pas pu passer à côté de Margot Robbie justement, parce qu'elle va jouer Harley Quinn lol!
Du coup... la voilà super

Écoute, merci !! Calin 2 mumu

Au pire, lit la dernière partie. Je pense que c'est la plus sympa à lire à mon sens. lol!
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Mar 15 Sep - 0:09

OMG cette fiche Die tu veux ma mort ma Chéwie MDR
Euh je te valide dès que je peux Pardon mais désolée ça risque t'être un peu long Pardon

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Parfois on fait des choix pour un plus grand nombre, même quand c'est un choix insensé, c'est ce que j'ai fait aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Mar 15 Sep - 20:51

mdr mdr mdr

Je suis vraiment désolé Titia. lol! Je t'assure, j'ai vraiment essayé de la raccourcir, j'ai même retiré pas mal de partie, pour que l'histoire soit moins longue. Seb pourrait probablement te le confirmer s'il s'en souvient, c'est lui qui c'est tapé la première fiche de ma Peau d'âne. Lucain boulet

Mais là, j'ai vraiment fait en sorte de garder l’essentiel dans l'histoire, j'ai retiré tout le reste, même la partie qui concerne le pacte avec Rumple etc.

Ok. Je survivrais ne t'inquiète pas. Calin1
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Ven 18 Sep - 21:24

Ah ouais? J'aurais pas trop vu Nina Dobrev dans la peau de ton perso. Margot Robbie colle beaucoup mieux avec (du moins d'un peu que j'en sais MDR). Red

De rien, elle gère tellement! Oh que oui

Okay, je vais ça alors! x)
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Dim 20 Sep - 13:08


Bienvenue sur Heroes and Villains

Harleen-Maxine H. Withers !


Félicitations! Tu as complété ta fiche personnage avec brio!
Te voici prêt/prête à aller jouer dans Storybrooke et ses alentours.
Tu as été ajouté au groupe Villains.
Pour une expérience optimale, pense bien à recenser ton avatar!
Tu peux aussi chercher des relations en créant ta fiche de liens ici, demander un rp dans cette section et tenir à jour ton journal de bord de RP en créant un sujet ici!

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter un des admins.

Nos admins chéris sont :
code (c) crackle bones
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   Lun 21 Sep - 10:27

Merci Licia *-* mumu Love
Enfin ! Je suis une vilaine fille !!! Oh que oui Oh que oui Oh que oui Oh que oui Oh que oui
Je vais casser plein de truc, planter des gens avec des objets pointu et obtenir des rencards à ma batte !!! Ça va être génial !! Oh que oui Oh que oui Sifflote Red :uh:


Aurel J. Schneesturm a écrit:
Ah ouais? J'aurais pas trop vu Nina Dobrev dans la peau de ton perso. Margot Robbie colle beaucoup mieux avec (du moins d'un peu que j'en sais MDR). Red

De rien, elle gère tellement! Oh que oui

Okay, je vais ça alors! x)

Et pourtant... mdr C'est bien Nina Dobrev la première Peau d'âne. Mais la version était différente de celle-là, l'autre, Unknown était plus comme Katherine Pierce (le personnage de Nina dans Vampire Diaries si tu connais) alors que ce personnage là, est totalement différent.
J'ai retravaillé le personnage pour ne pas qu'ils soient exactement pareil, parce que l'autre histoire avec cet avatar la... ça n'aurait pas marché. lol!
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MessageSujet: Re: Harleen-Max H. Withers † There's too much pain to come. [TERMINEE]   

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