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 Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]

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MessageSujet: Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]   Ven 25 Sep - 23:04





RACHEL I. QUINN & LIMENIA MERLYNE


≈ SIFFLER EN TRAVAILLANT ≈


Elle regardait ses chaussures. Elles n'avaient pas l'air toutes fraiches, mais au moins elles n'avaient pas de trous et ne paraissaient pas trop usées. C'est Ruby en fait qui lui avait dégotté la paire de ballerine, parce que Limenia portait plutôt des grosses chaussures noires - un peu comme des docs Martens mais en beaucoup moins cher, avec beaucoup moins de qualité et bien moins résistance. Enfin, elles tenaient quand même suffisamment pour elle. Le problème étant qu'apparemment, pour un entretien d'embauche dans une boutique de vêtements, ce n'était pas vraiment recommandé. C'est pourquoi Limenia avait du retrouver dans ses affaires une robe convenable - que Ruby avait lavé. C'était une robe assez simple, noir, lui arrivant jusqu'au genou, mais au moins il n'y avait pas de trou dedans, et elle sentait bon la lessive. Elle enfila sa veste en cuir habituelle, un peu usée mais raisonnablement présentable, et sortit de sa maison.

C'était un bien grand mot en fait, parce que l'endroit où Limenia vivait ne ressemblait pas vraiment à quelque chose habitable. A l'écart, au bout du quai, les quelques vitres qui subsistaient de l'ancienne habitation était presque toutes cassées, la porte gondolée et tordue. Des plantes grimpaient tout au long des murs anciennement blanc, et ne donnaient pas du tout le même effet que dans les quartiers plus haut. Enfin, c'est là qu'elle avait trouvé refuge il y a deux ans, et finalement la jeune fille s'y plaisait bien. Elle avait réussit à s'aménager son petit coin dans l'une des pièces de la maison, dans un angle -l'ancien salon peut-être ? - avec quantité de couvertures, matelas et coussins récupérés à droite et à gauche pas toujours légalement. Le lieu était humide, mais son petit cocon était plutôt chaleureux en fin de compte.

Enfin, elle devait maintenant partir si elle voulait être à l'heure pour l'entretien qu'elle avait. Limenia ne savait pas vraiment comment elle avait pu l'obtenir. Elle n'avait pas vraiment cherché de travail ces deux dernières années, parce qu'elle survivait plutôt bien déjà, mais aussi parce qu'elle était une fugueuse, de l'orphelinat, et qu'elle n'avait pas encore 21 ans. A presque dix neuf ans, elle avait peur qu'on l'oblige à trouver une famille, un foyer, ou même de retourner à l'orphelinat, ce qu'elle ne voulait vraiment pas. Bien sûr, elle pourrait faire des papiers d'émancipation, mais il suffirait qu'on lui dise "non" pour que tout bascule, en citant qu'elle n'est pas assez "responsable" ou qu'elle est trop "naïve et ne pense qu'à s'amuser", qu'elle ne peut "s'occuper seule d'elle-même". Et beh, ça fessait deux ans maintenant qu'elle vivait très bien merci ! Deux ans qu'elle avait "emménager" dans cet ancienne maison délabrée, et qu'elle volait régulièrement dans les maisons et magasins de Stroybrook. Si elle avait déjà connu la faim, et toutes sortes de désagréments, elle avait su garder la tête hors de l'eau.

Alors, pourquoi donc chercher un travail ? Elle avait fait ça sur un coup de tête, comme elle faisait beaucoup de choses. Et puis, il n'y avait pas que des inconvénients - travailler - dans cet état. Avec une paie, elle pourrait s'acheter de vrais vêtements, comme elle voulait, et aussi à manger - élément non négligeable il faut le préciser - quelque chose de chaud même et de bon, assez d'eau pour ses ablutions quotidiennes. Enfin, une vie plus agréable et douce à vivre, en échange d'un peu de travail. A condition bien sûr qu'elle n'ai pas à bosser de trop. Si Limenia tentait de faire un peu d'effort - envers elle-même - elle voulait tout de même continuer à jouir de son temps libre.

Voir le centre-ville de Stroybrook de bon matin, c'était définitivement bizarre. C'est que depuis son départ de l'orphelinat, elle n'était pas vraiment repassée dans le coin. Elle était vene quelques fois, la soir ou très tôt le matin, donc quand il faisait nuit, pour rendre quelques ... visites dans les demeures et les magasins. Alors, certes rien n'avait vraiment changé, mais voir ces rues sous la lumière du soleil, eh bien ce n'était pas pareil qu'à la faveur de la nuit. Elle se retint à grande peine de raser les murs de la rue, le visage bas.

La devanture du magasin était rouge et or, vive et claire, les vitrines emplit de vêtements colorés,  rouges pour cadrer à l'ambiance du Red Fashion, la porte juste devant elle. Limenia, habituellement si enthousiaste et spontanée, eut tout à coup une boule au ventre. Stress. Elle était un peu ridicule, avec ses vêtements trop simple et vieux, ses cheveux coiffés sommairement, à contempler une boutique de vêtements en serrant entre ses mains un petit dossier avec les papiers dont elle avait besoin, difficilement conçu avec Ruby. On pourrait presque croire qu'elle venait renouveler sa garde robe plutôt que pour postuler. Enfin, elle était là maintenant, autant entrer. Un petit ding résonna lorsqu'elle poussa la porte. En face d'elle, une vendeuse - ou du moins c'est ce qu'elle semblait être - au sourire un peu hésitant.

-Bonjour. Je hum.. Je viens pour l'entretien d'embauche.

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MessageSujet: Re: Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]   Dim 27 Sep - 13:29

La journée avait à peine commencé que déjà, je savais qu'elle allait être longue et ennuyeuse. Je m'étais préparée avec soin, dans les tons rouge et noir, tressant mes cheveux en une longue tresse dorée et me maquillant légèrement. J'avais ensuite pris un café et un croissant en lisant avec attention les derniers rapports de mon banquier et du gérant du magasin. Les ventes se portaient bien, nos modèles uniques et à la pointe de la mode attiraient du monde. Red Fashion vivait donc une période faste et mon gérant me conseillait d'engager au plus vite une nouvelle vendeuse, car il n'arrivait plus à faire face avec les deux que nous avions déjà. Je levais les yeux au ciel en lisant ce conseil, comme si j'avais eu besoin de lui pour me rendre compte des besoins du magasin...

Une fois mon petit déjeuner fini, je mis tout dans l'évier, après tout, je payais une femme de ménage, ce n'était pas pour rien, et partis vers le centre-ville, où se trouvait mon magasin et l'atelier qui allait avec. Je ne m'arrêtais pas devant la devanture cette fois, même si le cœur rouge surmonté d'une couronne me faisait toujours sourire quand je le voyais et partis directement dans l'atelier. Comme chaque matin, je vérifiai tous les modèles et les besoins de mes stylistes. Soudain, je fronçai les sourcils en voyant que l'un des modèles était laissé à l'abandon, sans que la styliste chargée de le faire ne soit dans les parages. Furieuse, je consultai mon gérant du regard qui m'indiqua que c'était anormal mais que ce n'était pas la première fois que cela arrivait de la part de cette styliste.

Je fouillai partout avec la ferme intention de passer un savon à cette idiote quand je la trouvais tranquillement dans les vestiaires, entrain de discuter de choses coquines avec son copain. Sans bruit, je m'approchais et lui arrachais le téléphone des mains, informant au passage le bellâtre que grâce à lui, sa copine allait être virée et lui raccrochant au nez tout aussi vite. Quand la gamine se mit à m'insulter, je vis rouge. Froidement, je lui ordonnais de prendre ses affaires et elle s’exécuta rapidement, terrifiée soudain. Puis je l'attrapais par le bras et lui fis rapidement traverser le magasin avant de la jeter dehors.

- Les gens comme toi n'ont rien à faire dans mon magasin. Lançai-je froidement. Remets les pieds ici ou parle ne serait-ce qu'une fois en mal de ce magasin et je donne ton adresse et ton numéro au journal en passant une annonce pour toi qui a "tant besoin de te retrouver avec un homme". Dis-je en citant les paroles de la fille quand elle était encore au téléphone.

La gamine s'enfuit sans demander son reste, me laissant là avec les vigiles. Je soupirai un instant et indiquai aux deux hommes qu'ils devraient la mettre dehors, manu militari, si jamais elle osait se pointer. Puis je me retournais et vis une jeune femme à la caisse. Elle n'avait pas d'achat et vu l'heure, j'en déduisis qu'elle était la jeune fille que j'avais convoqué pour un entretien.

- Melle Merlyne je présume ? Dis-je en m'approchant, un petit sourire sur les lèvres. Je suis Rachel Quinn, la propriétaire du magasin. C'est avec moi que va se dérouler l'entretien, veuillez me suivre s'il vous plait.

Puis sans plus de cérémonie, je tournais les talons et partis vers le bureau que j'occupais quand j'étais au magasin. Je proposais un siège à la jeune fille et la détaillais de la tête aux pieds. Ce que je vis m'arracha un petit reniflement méprisant, mais après tout, si elle travaillait pour moi, elle obtiendrait un meilleur sens de la mode non ?

- Bien, alors expliquez-moi un peu ce qui vous a poussé à postuler pour un emploi ici. Connaissiez-vous le magasin avant de répondre à l'annonce ? Demandai-je en la regardant droit dans les yeux.

Les gens n'aimaient pas ça, mais moi, j'adorais les intimider ainsi. Si cette gamine avait du cran, la suite pourrait être intéressante.
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MessageSujet: Re: Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]   Lun 5 Oct - 10:20





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La femme qui venait de passer était absolument magnifique, elle ne trouvait pas d'autre terme pour lui convenir, et elle se doutait bien qu'elle devait être la directrice de l'établissement - et aucun rapport avec ce qu'elle venait de dire en sortant - avec une telle grâce froide habillée de rouge flamboyant. La fille qu'elle avait trainé dans son magasin, en revanche, n'avait pas un gramme de la classe de cette femme - peut-être était-ce simplement à cause de la situation plus qu'embarrassante et peu avantageant du moment. Enfin, la fille disparut rapidement de son environnement visuel, et Limenia resta plutôt à regarder la femme qui se tenait donc près de la porte et de ses vigiles - ceux qui l'avaient laissé entrer en la suivant lourdement du regard. Elle avait l'air d'être une femme très exigeante sur ses employés - mais savait s'en faire respecter si elle en croyait l'obéissance sans discussion des deux hommes. Une patronne exemplaire. Le sourire qui s'afficha sur ses lèvres lorsqu'elle s'approcha de Limenia lui sembla presque déplacé tant la différence était grande avec la froideur terrifiante et toute puissante l'instant d'avant.

- Melle Merlyne je présume ? Je suis Rachel Quinn, la propriétaire du magasin. C'est avec moi que va se dérouler l'entretien, veuillez me suivre s'il vous plait.

-Enchanté Madame Quinn.

Elle avait déjà tourner les talons, sans prêter attention à sa réaction, se dirigeant vers ce qui semblait être son bureau - hors de la partie magasin. Limenia se reprit rapidement et suivit le pas rapide de la femme, se maintenant derrière elle dans le couloirs, avant d'entrer à sa suite dans le dit-bureau et de s'assoir sur la chaise en face de Rachel Quinn. Qui la détailla pendant un terrible instant, avant de produire un reniflement dédaigneux. Son apparence ne semblait pas convenir à la PDG, et merci à tout les dieux qu'elle puisse connaître Ruby, sans qui l'entretien aurait pu prendre un tour beaucoup plus dramatique. Entre ses mains, Limenia sera le dossier pour contenir sa nervosité - et oh combien cette femme belle, charismatique et sûr d'elle l'impressionnait.

- Bien, alors expliquez-moi un peu ce qui vous a poussé à postuler pour un emploi ici. Connaissiez-vous le magasin avant de répondre à l'annonce ?

Ses deux yeux semblait vouloir aspirer tout ce qu'elle pourrait tenter de dire, prêts à sonder chacun de ses mots au plus profond de son âme, dont ses yeux seraient les portes. La jeune fille essaya de souffler discrètement pour retrouver en elle-même une certaine contenance, ne quittant pourtant pas le regard de son interlocutrice, cela serait surement mal considérer. Et parce qu'il était hors de question de paraître malpoli - Ruby avait insisté sur ce point - et qu'elle n'était pas sûr que la directrice ait entendu ses salutations, elle préféra les répéter. Mieux vaut paraître un peu bête et nerveuse à se répéter que malpoli. Surtout vu le traitement donné aux personnes impertinentes.

-Je.. Oui, je connaissais le magasin bien sûr, je suis souvent passée devant, le magasin est bien placé dans le centre-ville. Mais si j'ai du rentrer une ou deux fois - et là elle tentait d'enjoliver la réalité, parce que jamais Limenia n'était rentré dans le magasin à l'allure bien trop classe et chic - je n'ai jamais effectué d'achat, n'ayant pas les moyens. Pas encore je l'espère. Je ne vais pas vous mentir, cela serait plutôt ridicule. je pourrais vous dire que si je suis ici, c'est parce que j'admire votre magasin et votre marque, qu'elle est celle que je veux porter tout les jours parce que j'en suis fan, et que je veux apprendre les bases de ma vie professionnels sous vos ordres, parce que je vous admire. En vérité, si je postule, c'est simplement pour avoir une paie régulière pour vivre. Je suis motivée pour apprendre rapidement les bases de tout métier qui vous plaira. Je n'ai rien à perdre, tout à gagner.

Rapidement, elle reprit son souffle, une légère couleur rouge sur ses joues. Limenia avait toujours été franche, et peut-être aussi un peu naïve, et surement même beaucoup, et elle espérait - pensait - sincèrement que son attitude lui serait profitable, validée par cette grande femme. Elle comptait beaucoup sur sa franchise en fait, et son enthousiasme, parce qu'elle n'avait que ça. Elle n'était pas une stratège psychologie, capable de déceler ce qui plaisait aux gens, elle ne savait pas définir de fourberie et de masque pour convaincre son auditeur. Il n'y avait qu'elle, et sa naïveté alarmante, et sa malice. Elle devait se démarquer de toutes autres candidates - candidats - et se faire embaucher. Et si cela ne marchait pas... Et bien elle retournerait sur le port, et irait dire un autre jour à Ruby qu'elle l'avait bien dit, que c'était une mauvaise idée. Limenia se permit un petit sourire - hésitant tout d'abord - à l'adresse de Madame Quinn.

- J'ajouterais enfin que je n'ai personne à appeler, et que je n'ai aucunement besoin d'un homme, qui viendrait de plus perturber mon travail.




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MessageSujet: Re: Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]   Mer 7 Oct - 11:45

Je n’avais pas de temps à prendre avec les salutations inutiles. Forcément qu’elle était enchantée de me rencontrer, j’allais peut-être lui fournir un travail… Je ne répondis pas et partis d’un bon train vers mon bureau où je l’accueillis et la fis s’asseoir avant de commencer l’entretien. J’entendais avoir des réponses honnêtes, bien sur, mais j’espérais aussi que cette fille aurait quelque chose en plus que les autres candidats que j’avais pu rencontrer. Tous m’avais déçu, amateurs de compliments, beaux parleurs… Bien sur, c’était nécessaire pour la vente, mais pas quand on passait devant moi pour se dégoter un travail. J’aimais les compliments, comme tout à chacun, mais j’avais assez les pieds sur terre pour savoir que ma boutique ne fonctionnerait pas grâce à cela, mais bien grâce à des employés qui se démèneraient pour la boutique parce qu’ils m’étaient redevables. Et j’entendais bien embaucher une personne qui me serait redevable par la suite…

Aussi écoutais-je avec attention ce qu’elle me dévoila, souriant intérieurement quand elle avoua qu’elle souhaitait ce boulot surtout pour pouvoir vivre. Elle était motivée et ne craignait pas d’apprendre quelque chose de totalement nouveau pour elle. Autrement dit, je pourrais la façonner comme je le souhaitais… Ça, c’était quelque chose de très attrayant. Qu’elle n’ait pas le sens de la mode passait au second plan, surtout que je pourrais me débrouiller pour la mettre à la caisse ou au rangement des rayons… Autant dire que si je l’embauchais, elle tâcherait de se montrer à la hauteur et de me contenter pour garder son emploi. Chose qui me ravissait. Sa dernière remarque m’arracha un petit rire. Au moins, cette fille était observatrice, ce qui était une qualité que peu de gens possédaient de nos jours !

- Vous me plaisez Mademoiselle… Répondis-je en souriant légèrement. Remplissez ce formulaire. N’oubliez pas de noter votre numéro de portable, mes employés doivent être joignables à tout moment, même durant leur jour de congé hebdomadaire, au cas où des remplacements soient nécessaires. Lui dis-je en lui tendant un formulaire et un stylo. Oh, et nous allons devoir remédier à votre style vestimentaire… Mes employés ne peuvent se balader en… Guenilles. Restez ici, complétez le formulaire, je reviens.

Sur ces mots, je la laissais dans le bureau et allais à la réserve, où nous stockions nos vêtements. Je choisis deux pantalons, quelques chemises et tuniques, une veste et une paire de chaussures plates puis je repartis dans le bureau.

- Quand vous viendrez travailler, vous devrez porter ces vêtements ci. Dis-je en lui montrant ce que j’avais dans les bras. Oubliez une seule fois d’être bien habillée et je vous mets à la porte. Ils vous suffiront pour le moment, vous vous en achèterez d’autres quand vous aurez votre paie j’imagine. Ajoutais-je, lui fourrant les vêtements dans les bras et reprenant le formulaire au passage. Je le parcourus du regard avant de plisser des yeux. Je me suis peut-être mal faite comprendre… Votre numéro de portable Melle Merlyne. J’en ai besoin, pourquoi ne pas l’avoir noté ? Demandais-je avec agacement.

Au final, j’allais peut-être la virer à la fin de sa période d’essai. Si elle n’était pas capable de suivre une simple consigne, cela allait être dur…
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MessageSujet: Re: Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]   Dim 11 Oct - 19:11





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Lorsqu'elle ajouta sa dernière remarque, elle espérait surtout surprendre la directrice, se démarquer de toutes autres candidates possibles, même s'il y avait aussi de grandes chances que l'effet inverse se produise. C'est pourquoi le petit rire qui s'échappa rassura quelque peu la jeune fille, stressée comme jamais. Elle n'avait d'ailleurs pas l'habitude de l'être autant. Sa vie n'était que plaisir de l'instant et complaisance, paresse et jeux. Pourtant, elle ressentait le besoin de se réveiller un peu de cette jeunesse délurée et pour la première fois, elle avait pensé à l'avenir. Que serait-elle dans cinq, dix ans ? Si aujourd'hui, Limenia se voyait parfaitement dans sa vie quotidienne, elle ne savait pas ce qu'il adviendrait d'elle plus tard. Voulait-elle fonder une famille, trouver quelqu'un pour l'accompagner dans sa vie, vivre dans le luxe ? Ce n'était pas en restant dans sa maison abandonnée sur le port qu'elle pourrait faire quelque chose. Elle Devait se prendre un peu plus en main et vivre sa vie.

-Vous me plaisez Mademoiselle. Remplissez ce formulaire. N’oubliez pas de noter votre numéro de portable, mes employés doivent être joignables à tout moment, même durant leur jour de congé hebdomadaire, au cas où des remplacements soient nécessaires. Oh, et nous allons devoir remédier à votre style vestimentaire… Mes employés ne peuvent se balader en… Guenilles. Restez ici, complétez le formulaire, je reviens.

Un cœur pouvait-il s'arrêter de battre durant l'espace d'une seconde ? Une longue et terrifiante seconde où le monde cessa de tourner pour contempler le complet désastre qui s'annonçait, une seconde où ses yeux s'agrandirent sous l'effet de la peur de l'échec. Tout allait bien l'instant d'avant, l'espoir avait été permis, elle lui plaisait. Et la réalité la rattrapa, le monde reprit ses droits dans une secousse violente, réveillant la pauvre jeune fille. Automatiquement, elle reçu entre ses mains le formulaire et le stylo. Rachel Quinn ne semblait s'être aperçut de rien, se tournant vers la porte, sortant du bureau. Qu'avait-elle dit déjà ? Elle avait parlé de... Les phrases se brouillaient dans sa tête. De vêtements ? Sa tenue n'était pas de la plus grande mode, c'était vrai, ni très luxueuse ou originale. Juste d'une simplicité affligeante, tout juste correct.

Doucement, elle reposa la feuille sur le bureau en face d'elle, pour écrire sur une surface plane. Inutile de rendre un torchon, elle n'avait pas besoin de ça. Elle décapuchonna le stylo et se pencha sur le formulaire. La main tout d'abord tremblante, elle souffla pour se reprendre et remplir ce qu'elle pouvait. Au moins avait-elle apprit à lire et à écrire, cela aurait été le comble du ridicule et de la honte ! S'appliquant, elle traça sur le papier des lettres rondes. Nom, prénoms, âge. Domicile ? Le stylo resta en suspend quelques secondes, avant qu'elle ne rentre l'adresse de la vielle maison. De toute façon, ce n'était pas Madame Quinn qui porterait le courrier, et il y avait une boite aux lettres un peu rouillée, mais fonctionnelle. Elle continua à égrener les informations, omettant volontairement l'adresse mail et le numéro de téléphone. Expériences ? Inutiles de mentir, elle n'avait aucune expérience de travail, elle était là pour ça. En compétences en revanche, elle n'hésita pas à détailler - enfin sans écrire un roman, elle n'avait que cinq minutes - combien elle était motivé et qu'elle apprenait vite sur le tas.

Elle eut peine terminer d'écrire que la directrice revint, quelques vêtements dans les bras. Oui, C'était ce qu'elle avait dit. Des vêtements pour Limenia en attendant qu'elle puisse s'en acheter elle-même. Parce qu'elle ne pouvait travailler dans ses habits à elle. Lentement, elle reposa le stylo sur le bureau, près de la feuille. Elle n'avait même pas eu le temps de réfléchir à ce qu'elle allait dire, faire. Elle n'avait pas de téléphone.

-Quand vous viendrez travailler, vous devrez porter ces vêtements ci. Oubliez une seule fois d’être bien habillée et je vous mets à la porte. Ils vous suffiront pour le moment, vous vous en achèterez d’autres quand vous aurez votre paie j’imagine.

La jeune fille reçut les vêtements, interdite. Ils étaient neufs. Totalement. Jamais porté, juste pour elle. Limenia n'avait jamais eu de vêtements rien qu'à elle. A l'orphelinat, ils étaient tous d'occasions, ils avaient appartenus aux plus âgés et de transmettaient ainsi depuis toujours. Seule, elle n'avait jamais osé voler dans des magasins. Trop de risques pour si peu. Elle préférait récupérer des vêtements de l'orphelinat, ou les voler dans les habitations. Les vêtements que Madame Quinn lui tendait étaient neufs, destiné à sa personne. Si encore elle l'embauchait après le désastre qui se profilait dans les minutes. Parce qu'entre-temps, la femme avait récupéré le formulaire, l'étudiant attentivement.

- Je me suis peut-être mal faite comprendre… Votre numéro de portable Melle Merlyne. J’en ai besoin, pourquoi ne pas l’avoir noté ?

Un frisson traversa son corps. C'est qu'elle tait terriblement impressionnante, et intimidante. Ses mains se resserrèrent sur les vêtements. Surement allait-elle les lui reprendre, parce qu'elle n'avait pas de téléphone. Et il en fallait un pour le travail, et elle habitait trop loin de la boutique pour être contactée autrement. Elle releva difficilement les yeux vers la blonde. Elle devait bien en passer par là, autant s'en occuper tout de suite. Inutile de prolonger cette attente. Doucement, elle éloigna les vêtement, les déposant sur le bureau, à contrecœur.

-C'est que... Je n'en possède pas. Mes finances actuelles ne m'ont pas permit de m'en procurer un... Je comprendrais bien sûr, que cela fasse obstacle pour ce travail.

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MessageSujet: Re: Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]   Ven 16 Oct - 13:07

J’étais revenue, avec des vêtements à la taille de ma nouvelle recrue quand elle m’avait donné le formulaire et que je constatais qu’il n’y avait ni adresse mail, ce que je pouvais comprendre à la limite, ni téléphone portable. Là, bien évidemment, j’ai vu rouge. J’avais consenti à expliquer pourquoi j’avais absolument besoin de ce numéro de téléphone et cette jeune fille ne me le notait pas ?! Je commençais à être en folie et j’étais prête à tout remettre à sa place dans le stock pour à faire chasser cette fille comme une malpropre par mes vigiles. Elle avait vu pourtant de quoi j’étais capable, alors pourquoi une telle rébellion ?

J’eus la réponse en la voyant plus que gênée. Elle se tortillait presque sur sa chaise ! Cela ne manqua pas de dessiner un sourire narquois sur mes lèvres. Dieu que j’aimais être crainte… Cela me plaisait énormément, même si j’essayais aussi de rendre mes employés fidèles malgré tout. Ils étaient les meilleurs dans leur partie – ou presque – je ne pouvais pas me permettre d’en perdre un… Je soupirais, exaspérée de devoir encore tout faire moi-même.

- Vous auriez dû m’en parler quand je vous ai donné le formulaire. Rétorquais-je, de mauvaise foi parce que je ne lui avais pas laissé le temps d’en placer une et que je le savais très bien.

Je farfouillais dans mes tiroirs, à la recherche de quelque chose de bien précis… J’étais certaine d’avoir mis mon ancien modèle ici… J’en changeais tellement souvent que je ne prenais plus garde à l’endroit où je rangeais les anciens… Quand je les rangeais, parce que parfois, je les balançais sur mon gérant, quand il me cassait trop les pieds. Il n’avait toujours pas compris cet imbécile…

- Ah ! Fis-je en trouvant ce que je cherchais. Je sortis un ancien portable et le chargeur qui allait avec puis je le balançais sur le bureau, devant Liménia. Gardez-le, vendez-le, faites ce que vous voulez avec. Mais d’ici à ce soir, je veux avoir votre numéro de téléphone. Débrouillez-vous comme vous voulez pour acheter une puce, moi, je m’en contrefous. Si ce soir je n’ai pas votre numéro, vous pouvez le laisser à la caisse si je ne suis pas disponible, je viendrais récupérer les vêtements que je vous ai donnés et vous pourrez oublier que je vous ai embauché. Suis-je claire ?

Bien sur, je ne faisais pas ça pour rien. En la poussant à travailler pour moi en résolvant ses problèmes, je tâchais de me faire un nouvel esclave fidèle. Cette gamine ne manquerait pas de l’être, puisqu’elle me serait reconnaissante pour tout ce que je faisais pour elle… Autant dire que je la tenais en mon pouvoir et que je n’allais pas me gêner pour me servir de l’ascendant que j’avais sur elle. Pauvre petite… Cela me fit rire intérieurement.
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MessageSujet: Re: Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]   Ven 30 Oct - 19:10





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Elle semblait exaspérée, et la jeune fille se tassa un peu plus sur elle-même Etait-ce de sa faute, si elle n'avait pas eu le temps d'en parler ? Et surtout, si elle avait eu peur d'avouer ? Cela semblait une faute tellement grave, de nos jours, de ne pas avoir de  téléphone portable. Sérieusement ? Comment une si petite chose avait-elle pu devenir si importance ? Madame Quinn se mit soudain à chercher un peu partout dans son bureau, ouvrant ses tiroirs et soulevant ses feuilles. Se pourrait-il que... Elle sortit alors un téléphone portable et son câble, victorieusement.

-Ah ! Gardez-le, vendez-le, faites ce que vous voulez avec. Mais d’ici à ce soir, je veux avoir votre numéro de téléphone. Débrouillez-vous comme vous voulez pour acheter une puce, moi, je m’en contrefous. Si ce soir je n’ai pas votre numéro, vous pouvez le laisser à la caisse si je ne suis pas disponible, je viendrais récupérer les vêtements que je vous ai donnés et vous pourrez oublier que je vous ai embauché. Suis-je claire ?

Un peu ébahi, la jeune fille acquiesça. Son attention était centrée sur le téléphone entre ses mains. Il était... récent non ? Pas qu'elle s'intéressait habituellement à tout ça, mais ... Cela se voyait tout simplement. Il semblait neuf, l'écran n'était pas abimé, le chargeur en un morceau... Etait-ce un portable de secours ? Est-ce que... Elle lui avait donné - disons prêté - son portable de secours ? C'était.. généreux gentils. Limenia avait l'impression de découvrir une nouvelle facette de sa - elle l'espérait - futur chef. Elle semblait un peu dure vu ainsi, sec et strict, mais elle lui avait donné des vêtements et un téléphone, c'était beaucoup, plus qu'elle n'en avait jamais eu.

A l'orphelinat, il fallait se battre pour avoir quelques vêtements rapiécés, et aujourd'hui.. Eh bien il fallait voler, et pas les affaires les plus neuves, si l'on voulait passer inaperçu. Un téléphone ? Quelle utilité ? Et voila qu'elle avait tout cela, neuf ou presque. Limenia releva la tête vers Rachel Quinn, et si ce n'était pas des étoiles dans ses yeux, cela y ressemblait parfaitement. Saisissant le téléphone, elle y contempla son reflet. Combien avait-il coûté ? Certainement pas quelques dizaine de dollar. Elle ne pouvait... juste pas accepter cela. Pas avec les vêtements en plus. C'était... de trop.

-Où dois-je vous envoyer ne numéro ? A  la caisse je suppose ? Il y sera ce soir.

Une puce... Elle devait se procurer une puce, mais elle n'avait pas d'argent sur elle, et encore moins à la... maison. Elle n'avait vraiment rien, mais elle ne pouvait pas laisser passe cette occasion. Limenia trouverait de l'argent peut importe comment. Il lui suffirait d'en voler un peu quelque part, à quelqu'un, là où il ne manquerait pas. Juste après cet entretien, elle irait ranger ses précieuses nouvelles affaires, et elle irait trainer du coté du parc, près des quartiers riches. Avec un peu de chance, les rues ne seraient pas très fréquenté, et elle pourrait s'introduire discrètement dans une maison. Le temps de piquer un peu d'argent, les gens cachaient leur liquide toujours dans les mêmes endroits, qu'ils sont bêtes, et de repartir, la police arriverait bien après. Elle inspira un coup, avant de baisser le regard sur les vêtements et le téléphone.

-Est-ce que... Est-ce que la note sera retenu sur ma paie ?

Cela serait après tout... logique. Normal même. Rachel Quinn pouvait être généreuse, mais il y avait des limites à la gentillesse, elle perdait de l'argent ainsi. Combien est-ce que cela représentait ? Limenia ne savait même pas cela. Cela prendrait-il plus qu'une première paie ? Ou bien remboursera-t-elle petit à petit ? Et d'ailleurs, de combien serait sa paie ? Et quel serait son poste ? Soupirant, elle attendit la réponse de Madame Quinn. Dans tout les cas, elle aurait ce poste.

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MessageSujet: Re: Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]   Mer 11 Nov - 12:35

La jeune femme semblait être extrêmement touchée par ma… Gentillesse. Si seulement elle savait… J’allais me servir d’elle, encore et encore et elle n’y verrait certainement que du feu. Limenia était naïve et cela me convenait parfaitement. Ayant déjà donné mes instructions pour le numéro de téléphone, je ne pris même pas la peine de lui répondre. Elle allait devoir apprendre à m’écouter et à enregistrer rapidement ce que je voulais d’elle, j’avais une sainte horreur de me répéter !

Je la laissais donc cogiter un peu et me réjouis de sa question. Elle n’était pas bête, c’était bien. Je dus cependant prendre un peu de temps pour répondre, parce que je ne m’étais pas réellement décidée concernant ces largesses que je lui avais faites. Si je lui donnais tout, elle croirait que je l’appréciais, ce qui n’était pas le cas. Si je lui faisais payer tout, les autres l’accepteraient très facilement et ce n’était pas dans mon intérêt. Puis je trouvais la solution.

- Le téléphone, je ne vous le ferais pas payer. Par contre les vêtements, je les retiendrais sur vos paies. Si je devais vous les faire payer d’un seul coup, vous n’auriez pas de paie ce mois-ci. Déclarai-je calmement. Je prendrais petit à petit ce que vous me devez. Cela sera noté dans votre contrat, que vous verrez demain. Si j’ai le numéro. Ajoutai-je, insistante. Puis je me levais et je lui donnais un sac. Mettez les vêtements là-dedans. Et je vais devoir vous laisser, j’ai un rendez-vous avec la chef de mes stylistes. Nous nous reverrons demain si vous avez le numéro de téléphone. Si ce n’est pas le cas, pour reviendrez déposer les vêtements et n’apparaîtrez pas devant moi. Bonne journée Mademoiselle Merlyne.

Sur ces mots, j’ouvris grand la porte et la regardai partir. Oh que je le sentais bien… Elle aurait le numéro. Elle avait besoin d’un job et cela se voyait. Et moi, j’avais déjà commencé à me la mettre dans la poche. Autant dire que j’aurais bientôt une esclave dévouée. Ravie de moi, je laissais flotter un léger sourire sur mes lèvres tandis que je partais vers l’atelier des stylistes. Au final, cette journée n’était pas si catastrophique que cela…
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Siffler en travaillant ≈ [Rachel I. Quinn]
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