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 Welcome to Storybrooke ✖ RP solo

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MessageSujet: Welcome to Storybrooke ✖ RP solo   Sam 10 Oct - 18:51


Welcome to Storybrooke

RP solo (peut-être one-shot)


30 août 2015

« C'est une blague, n'est-ce pas ?! Ah mais quelle bande d'incompétents, je vous jure ! »

Alistair leva les yeux au ciel en exagérant bien ses mouvements, comme il faisait toujours ; le stylo qu'il tenait dans sa main avait bien failli s'en aller pour percuter la face du stagiaire qui venait de lui adresser la parole. La seule chose qui l'avait retenu de jeter ainsi l'objet était le fait qu'il avait une crampe au poignet. Le stagiaire s'en était sorti de peu, c'était le moins que l'on puisse dire.
Prenant un air sincèrement harassé, Alistair se frotta le haut du nez puis les sourcils avec son pouce et son index, regardant le sol tout en poussant un soupir. Pour la énième fois en une semaine, la production avait encore fait une boulette, et Alistair commençait à sentir le contrecoup dans ses nerfs tendus au maximum.
Rajustant sa veste -il portait, comme toujours, sa célèbre veste rayée blanche et rouge, assortie à un nœud papillon orange et une chemise vert pomme-, il agita sa main en direction de la jeune fille qui perdait contenance, qui avait réussi à devenir à la fois rouge pivoine et blanche comme un linge, comme pour dire « c'est bon, casse toi, tu me soûles ». Son regard sombre croisa celui des employés réguliers, qui avaient l'habitude du caractère atypique d'Alistair et qui se gardaient bien d'aller eux-même annoncer les mauvaises nouvelles ; les stagiaires étaient là pour ça, non ? Booth se dirigea ensuite vers sa loge, où il retira son nœud papillon tout en s'écroulant sur sa chaise avec la grâce d'un poulpe sous acide.

« QUE PERSONNE NE ME DÉRANGE, SURTOUT, LE TEMPS QUE JE TROUVE UNE SOLUTION À VOS CONNERIES ! »

Sa voix tonitruante retentit en échos dans les couloirs, menaçante, avant que le silence ne s'empare des lieux. Au moins, ici, ils avaient compris que « ne pas déranger » signifiait aussi « ne pas se trouver à moins de 10 mètres de la porte de la loge sous peine de mort subite et mystérieuse ». Oh, Alistair n'était pas quelqu'un de violent, mais son charisme intimidant suffisait à manipuler les foules sur le bout des doigts, et personne ne voulait se trouver en travers de la route de l'homme qui pouvait détruire votre réputation en trois simples mots. C'était comme ça qu'il avait si bien réussi si rapidement, après tout. À à peine 26 ans, il était déjà un phénomène du petit écran, et d'une popularité à double tranchant ; autant il était apprécié par un large panel démographique -de la ménagère de moins de cinquante ans au jeune ado persuadé d'être le centre du monde-, autant ses frasques et son caractère -disons le- merdique lui avaient donné avec le temps une réputation de tyran. C'est ce qui était si génial chez lui ; il était un tyran, un être humain exécrable, un excentrique explosif qui faisait régulièrement la une des magazines people… et il était un homme qui plaçait ses convictions au premier plan, qui adulait la controverse et qui forçait le destin pour faire du monde un endroit meilleur. Ça avait toujours été son objectif dans la vie : parler de toutes ces choses que les gens murmurent dans les bas-fonds sans jamais oser hausser la voix. Ce que les autres chuchotaient, il le hurlait. Et il se battait comme un diable pour que ce qu'il considérait comme bien devienne la routine plutôt que la providence.
Alistair soupira, avant de passer sa main dans ses cheveux ; puis, maintenant certain d'être seul, il retira sa veste, et Damon se rassit, croisant les bras en se mordant la lèvre.
Damon, c'était un peu l'inverse. Il n'aimait pas être sous le feu des projecteurs ; mais Alistair lui permettait de l'être sans l'être, et c'était pour cela qu'il se laissait aller si facilement à son autre lui dès qu'il y avait un autre être humain dans les parages. Cependant, lui, n'avait rien d'un monarque absolu ; au contraire, il se sentait même plutôt mal pour la petite stagiaire qui n'avait rien demandé. Il aurait aimé se lever pour s'excuser, mais il savait d'avance que dès qu'il mettrait un pied dans le couloir, il redeviendrait Alistair et irait lui balancer ce fameux stylo dans la face maintenant que son poignet allait mieux.
Il leva les yeux au plafond, l'air songeur. Il avait beau essayé, il n'arrivait pas à se souvenir à quel moment il avait décidé de parler d'un « autre lui », comme si Alistair et Damon était deux entités séparées. Il ne savait même pas si c'était bien deux aspects d'une même personnalité, ou deux personnalités différentes. C'était bien trop compliqué pour lui, et la psychologie n'avait jamais été sa tasse de thé ; aussi se contentait-il de fonctionner comme cela, et jusque là, ça fonctionnait. C'était même plutôt appréciable, d'être ainsi capable de se détacher de lui-même au point de se considérer comme une autre personne à tel ou tel moment. Alistair faisait du bruit, beaucoup de bruit, et trouvait toujours un moyen d'en faire encore plus juste pour que le monde bouge et cesse de se lamenter ; Damon restait un être discret, totalement inconnu aux yeux du Citoyen Lambda, qui voulait simplement vivre sa passion. Alors Damon se cachait derrière Alistair, et le système tournait dans ce cercle semi-vicieux, semi-vertueux.

« J'ai besoin de vacances. »

La fatigue se sentait dans sa voix ; quand on était hôte d'un talk-show quotidien, on pouvait difficilement décider de disparaître quelques semaines, le temps de réajuster ses pensées. Et de toute manière, Alistair était du genre travailleur acharné, qui ne prenait pas le moindre congé, ou seulement à contrecoeur parce que Damon l'exigeait.
Mais il était temps de couper un peu le cordon, en dépit de l'avis des autres. Et puis, récemment, il avait beaucoup réfléchi. À son passé, à son amnésie maintenant disparue, à ce qu'il était vraiment. Il ne savait toujours pas ce qui s'était passé quand il était entré dans ce portail ; la dernière chose en tête de l'autre monde qui lui restait, c'était lorsque Baymax avait révélé que le portail présentait des signes de vie. Puis, il avait simplement l'impression d'avoir dormi, et la seconde d'après, il était dans cet hôpital de Chicago, sur une planète où San Fransokyo n'existait pas et où la technologie avait un sérieux retard. Que s'était-il passé ? Voyage dans le temps ? Dans l'univers ? Entre les mondes, sincèrement, il ne savait pas. Il savait juste qu'il avait laissé ses amis de l'autre côté ; la dernière chose qui lui restait de là-bas, c'était le corps inanimé de Baymax. La puce était introuvable.
Jusqu'à ce qu'il reçoive un étrange e-mail ; étrange, car le mail indiquait « cher Damon », et personne ne connaissait l'existence de Damon. Il aurait dû commencer par « cher Alistair » pour que ce soit un courrier de fan ou de hater. Et dans le mail, il n'y avait que des coordonnées géographiques, coordonnées qui ne menait qu'à une vaste étendue sylvestre dans le Maine quand il l'utilisait sur Google Earth.
Peut-être était-il temps d'aller jeter un coup d'oeil.

10 octobre 2015

La prod' allait devoir se démerder sans Alistair durant un temps indéterminé. Cette forêt avait bien trop hanté Damon pour qu'il laisse passer cette chance, cette chance de voir autre chose, de partir. Et s'il tombait sur la forêt la plus normale du monde, au moins il aurait eu ses vacances.
Alors quand le bus le déposa à l'orée du bois et après avoir marché quelques kilomètres, armé de ses bagages, la surprise de Damon fut grande quand il se retrouva face à un panneau indiquant « Welcome to Storybrooke ».
Le mystère ne faisait que commencer.


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