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 Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev

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MessageSujet: Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev   Dim 18 Oct - 20:10


Rencontre du troisième type

Ft la timbrée rousse Edwige N. Ieromeïev


Damon avait disparu depuis un bout de temps ; c'était à présent Alistair qui traînait derrière lui sa grosse valise, sincèrement agacé de ne pas être en train d'enregistrer le prochain épisode de son talk-show. Des vacances ? Sérieusement ? Il n'avait pas le temps pour ce genre de perte de temps ! Aaah ! Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi Damon et pas seulement Alistair ?!
Bon, l'avantage au moins, c'était que dès qu'il y avait la moindre silhouette humaine à l'horizon, c'était lui le patron ; et Storybrooke avait beau être une ville curieusement calme, elle n'en était pas moins peuplée, et cela signifiait que la personnalité « accidentellement » associale de Damon allait se terrer dans un coin pendant un bon bout de temps.
La première chose que l'animateur avait fait en arrivant, c'était repérer un quelconque endroit habitable ; mais dans un coin aussi paumé, exit les hôtels de luxe et les hôtesses pratiquement en petite tenue. À la place, il avait droit à une espèce de vieille sorcière qui, ironiquement, portait le doux surnom de « Granny » ; bien qu'il avait entraperçu une demoiselle aux cheveux rouges et qui semblait aimer les jupes courtes… si elle était femme de chambre, cette auberge miteuse ne serait pas si terrible à supporter.
Dans tous les cas, Granny lui avait adressé un sourire aimable en l'accueillant à l'entrée ; mais devant l'air effronté d'Alistair et son impolitesse à toute épreuve, elle avait fini par hausser un sourcil et prendre un air menaçant, la main déjà placée sur son arbalète ; il y aurait eu double meurtre sanglant si elle n'avait pas décidé de lui confier une clé d'une chambre juste pour se débarrasser de lui. C'est ainsi qu'Alistair rejoignit ses quartiers en vociférant, et, n'ayant aucunement envie de s'enfermer dans une chambre comme l'apprécierait Damon, il ne fit que poser sa valise avant de ressortir aussitôt ; après tout, on lui avait demandé de venir ici, et cela voulait dire qu'il y avait des choses intéressantes à découvrir. Très vite, l'insatiable curiosité du journaliste qu'était Alistair prit le dessus sur sa mauvaise humeur générale, et il inspira avec force, impatient de se mettre au travail. Première étape : retrouver l'anonyme qui lui avait envoyé les coordonnées de cette ville.
Ce fut une véritable catastrophe.
La journée aurait pu très bien se passer, si elle n'avait pas été aussi vide infructueuse. Dès qu'il faisait mine de s'approcher de quelqu'un, le « quelqu'un » en question s'enfuyait presque dans l'autre sens, l'air peu accueillant ; et comme il n'avait pas envie de se faire pincer par la police locale -du moins, pas tout de suite-, il se retenait d'utiliser la manière forte et d'attacher quelqu'un à une chaise pour l'interroger en toute tranquillité.
En dehors des locaux, aussi aimables que des portes de prison, Alistair n'avait rien trouvé qui puisse mener à une piste éventuelle ; tous les mystères de la ville semblaient se dérober dès qu'il posait le regard dessus, de sorte que tout ce qui pouvait contenir un minimum d'intérêt se révélait morne et triste, comme le reste des bâtiments gris et de l'atmosphère générale.

« Des vacances, hein, dans un endroit pareil... »

Il avait terminé sa route alors que le soir tombait ; il ne faisait pas nuit, mais le soleil descendait de plus en plus dans le ciel, à tel point qu'Alistair s'était résigné à remettre la suite de son enquête au lendemain. Par dépit, il pénétra au Granny's, la partie restauration de l'auberge, lançant un sourire provocateur à la vieille chouette avant de poser un regard appréciateur sur la jolie serveuse aux cheveux bruns-rouges. Celle-ci s'approcha, prenant sa commande d'une voix mielleuse ; et Alistair aurait aussitôt répondu lui-même par un flirt s'il ne se sentait pas soudainement observé.
Las et victime d'un soudain mal de tête, il congédia Ruby avec sa commande sans ménagement, s'attirant un regard foudroyant ; puis, aussi discrètement qu'il en était capable, il se mit à jeter un œil aux différents clients. Forcément, la plupart avait la tête vaguement tournée vers lui ; et, touché dans son ego, Alistair se dit que ces gens devaient le reconnaître de la télévision. Alors, comme sa nature le voulait, il leur adressa un sourire pétillant de malice et de confiance en lui, mais la seule chose qu'il eut en retour furent des haussements de sourcil et des mines semi-agacées, semi-effrayées. Apparemment, les gens d'ici n'aimaient pas trop les étrangers, et Alistair leva exagérément les yeux au ciel, prenant une grande gorgée de la boisson que venait de lui apporter Ruby.
Il y avait bien une personne qui se détachait du lot ; déjà par son physique, car dans une ville terne et vide de couleurs, une chevelure aussi rousse ne passait pas inaperçue. Mais aussi par son attitude ; contrairement aux autres, elle ne semblait pas hostile, mais plutôt… peut-être surprise, ou fascinée. En tout cas, Alistair pouvait voir dans ses yeux presque la même chose que toutes ces demoiselles et ménagères de moins de cinquante ans avaient quand il passait dans la rue, et l'animateur en eut soudain son ego boosté, tout en étant légèrement sur ses gardes, étant donné que tout le monde sauf elle semblait déjà le détester.
Il croisa ses bras, les décroisa, attrapa un journal, le feuilleta rapidement, but son verre ; mais elle ne le quittait jamais du regard, et autant c'était plaisant les trente premières secondes, autant elle devenait carrément lourde. Alors, comme à son habitude quand il en avait marre de quelque chose, Alistair se mit en arrière sur sa chaise en croisant les bras, prenant son meilleur air féroce, son regard planté dans celui de la rousse.

« Tu vas me fixer encore longtemps comme ça ? Non parce que t'as de la bave qui coule si t'avais pas remarqué. »


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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev   Mar 20 Oct - 0:50


   
   
   
   

   
Damon A. B. St-John - Edwige N. Ieromeiev
“ Rencontre du troisième type ”

   
Edwige avait passé sa journée à bosser, vous vous imaginez ? Travailler toute la journée. Mais quand je dis travailler, c’est vraiment travailler, réfléchir et tout et tout. Et là, la tête d’Edwige allait exploser ! Il lui fallait arrêter de réfléchir au moins pendant trente secondes. Entre penser à ce qu’elle devait faire, à ce qu’elle ferait ce soir, à comment elle s’y prendrait pour mener une énième fois la vie dure à sa belle mère, elle ne savait plus où donner de la tête ! Le cahier des charges se compliquait d’année en année et elle détestait le compliqué. Ses profs disent que c’est avantageux et que lui facilitera la tâche dans ses années de boulot. Mais elle aurait bien voulu que ça la lui facilite tout de suite. Autrement, elle en était venue à une invention ingénieuse pour faire chier belle maman.

L’idée, ce serait de piquer du sulfate de cuivre, mais juste un tout petit peu, dans la salle de chimie. Ensuite, elle le mettrait sur la brosse à dent de sa marâtre. Imaginez un peu ! Blanc sec, elle n’y verrait que du feu et dès qu’elle crachera le tout, ce sera d’un bleu génial ! Elle s’en tira tranquille avec une bonne diarrhée. Et Edwige, elle était fière de son plan. On ne lui vole pas son père comme ça. Chose dite chose faite, avec un de ses potes, elle parti en voler. Il faisait le guet pendant elle glissait 3g de poudre à peine dans un sachet hermétique. Nickel. Elle avait tout pour mettre ton plan a exécution. Elle se réjouissait à l’avance de ce que cela produirait.

Ainsi Edwige rentra chez elle, un large sourire sur les lèvres. Elle se sentait gamine. Mais une gamine ingénieuse aux idées poussées. En fait, elle pouvait être d’une maturité agaçante quand elle le voulait, mais le mot « papa » la rendait toujours infantile. C’était terrible. En manque d’une mère dans sa tendre enfance, c’était un peu son père qui jouait les deux. Même quand l’autre catin est arrivée dans sa vie (oui, elle aime être vulgaire car Edwige pense que l’autre ne mérite pas son père). Son plan mis à exécution, il lui fallait juste attendre que la femme aille se brosser les dents. Elle ne pouvait attendre et avait dressé un cahier avec toutes les positions possibles à prendre sur le fauteuil du salon. Elle avait réussi à remplir trente pages quand même. Finalement l’attente ne fut pas veine car ce fut un très beau cri d’horreur qui la tira de sa léthargie. Comme prévu, un liquide bleu glissait dans le lavabo. C’était tellement incroyable que le père d’Edwige avait d’abord rigolé comme un fou avant d’appeler les secours (car oui, avoir sa femme qui crache de la salive bleue dans en se brossant les dents – surtout quand elle utilise du dentifrice à la fraise – c’est pas très normal). Mais bon, les secours ils ont réprimé un petit rire aussi, puis ses jours étaient pas comptés.

Edwige alla se coucher satisfaite. En fait, elle se trouvait terriblement vilaine, mais quand c’était envers des gens qu’elle n’aimait, elle se disait qu’elle agissait bien (même si ce n’était qu’à son intérêt). Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. En plus d’avoir joué un mauvais tour à Anouck, elle n’aurait pas cours demain. Journée pédagogique. C’était donc de bonne humeur qu’elle se coucha et de bonne humeur qu’elle se leva. Bien décidé à se vider la tête dans la civilisation (les endroits peuplés avaient pour don de lui vider la tête). Ecouter les gens parler autour d’elle la ravissait allègrement. Enfin, à Storybrooke, elle avait un peu de mal, y avait pas tellement de monde que ça, par rapport à Kiev. Mais une vingtaine de personne c’était déjà mieux que rien. Elle était d’ailleurs en train d’écouter une femme parler de son amant à une amie à elle quand arriva la brique la plus lourde de la terre sur ses pieds. Un message sa belle mère.

« Ma chérie, je sais que c’est toi qui a piégé ma brosse à dent. Encore un coup comme ça et tu iras chez ta tante. »

Oh combien elle savait qu’Edwige haïssait sa belle-tante. Elle en avait même presque peur. Tous les soirs depuis que son père vivait avec sa nouvelle femme, sa (belle) tante déménageait avec eux. C’était étrange, mais Ed ne s’était jamais posé trop de question à cette époque. Mais à chaque fois qu’elle est contrainte de faire un petit stage d’apprentissage des bonnes manières là bas, elle flippe à en vomir son quatre heure. Même si la rousse était majeur, chez belle maman c’est « mon toit, mes règles ». Et ça elle détestait.  

Alors qu’Anouck avait réussi à gâcher la belle journée qui attendait la jeune fille, elle décida d’aller noyer son désespoir dans un verre de whisky au Granny’s. Se perdre dans les doux bras euphorisants de cette mixture qui vous racle la gorge. En fait non. Edwige c’est dans un jus de pomme qu’elle essaya d’oublier son désarroi. Elle aurait pu essayer pendant longtemps, elle aurait même pu mimer des reniflements mais quelque chose détourna tout son petit cerveau de ses pensées d’origine. Ou quelqu’un plutôt. C’était un gars qu’elle avait déjà vu, elle en était sûre. Mais savait plus où. Pourtant elle le connaissait. Elle aurait pu se lever et lui lancer un petit « salut » insolent jusqu’à ce qu’elle se rende compte que c’était LE MONSIEUR DE LA TELE. L’homme qui présentait un petit talk show qu’elle regardait parfois en redif’ le soir à 22h au lieu d’aller réviser ses exams. Il la faisait bien rire. Tout en réfléchissant (enfin, si on pouvait appeler ça réfléchir), elle avait toujours la fâcheuse tendance de fixer ce sur quoi portaient ses réflexion. Et là, en l’occurrence, c’était ledit homme qu’elle fixait. D’ailleurs, ça devait être tellement dérangeant qu’il s’était carrément lever pour lui demander directement la cause de cette soutenance visuelle presque effrayante.

- Tu vas me fixer encore longtemps comme ça ? Non parce que t'as de la bave qui coule si t'avais pas remarqué.

Par réflexe, elle s’essuya la bouche. Puis elle remarqua que ce geste était stupide parce qu’elle ne bavait même pas. Elle fronça les sourcils avant de reposer son regard à nouveau sur l’homme (dont elle essayait de se rappeler le nom, mais elle avait oublié).

- Nan mais en fait c’est pas ça du tout.

Elle essayait de se justifier, mais au final, elle avait plus l’impression de s’enfoncer.

- Faut pas vous méprendre, je bave pas.

Tout ça pour dire une chose aussi stupide ?

- Mais c’est parce qu’en fait je vous ai reconnu.

Suspense, à force de couper toutes ses phrases comme ça, elle allait finir par énerver son interlocuteur (enfin sa belle mère, ça l’énervait) en plus d’avoir extrêmement ridicule. Comme si elle cherchait ses mots alors qu’elle avait déjà lu trois fois le dictionnaire (ennui quand tu nous tiens).

- Vous animez une émission à la télé, nan ? Parce que si non, vous ressemblait un peu trop au présentateur. En tout cas, si c’est vous, il est bien votre truc. Enfin, moi j’aime bien, ça me fait rire. Vous savez, je les regarde souvent le soir vers 22h quand ils sont dispo en redif sur internet. Je peux pas regarder ça à un autre moment parce que des gens avec qui j’habite ils supportent pas. Mais en fait, c’est juste parce qu’ils ne supportent rien. Du coup faut pas faire gaffe à eux, ils font que râler tous le temps c’est hyper dur à vivre, nan mais le pire c’est quand l’autre fois..-

Et elle coupa net sa phrase. L’instinct bavard avait pris le dessus sur la Edwige effarouchée. Voilà qu’elle racontait sa vie à un total inconnu qui n’en avait sûrement rien à faire et si elle avait pas de peau n’était même pas la personne qu’elle croyait que cette personne était. Elle fronça ses sourcils roux avant de tenir sa tête avec sa main dont elle avait bruyamment poser le coude sur la table.

- Qu’est-ce que je raconte encore moi.. !
   

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev   Lun 2 Nov - 20:46


Rencontre du troisième type

Ft la timbrée rousse Edwige N. Ieromeïev


Ok, cette fille est encore plus conne qu'une fangirl.
C'était la première chose qui avait traversé l'esprit d'Alistair, et il savait de quoi il parlait. Après tout, il était jeune, tout juste un peu plus de la mi-vingtaine, il était séduisant, il était riche, il était célèbre, et surtout, il avait tout réussi dans la vie. En tant qu'hôte d'un des talk-show les plus populaires du pays, ou même du monde, en tant que polémiste constant, en tant qu'adorateur de la controverse qui se pliait en quatre rien que pour attirer les paparazzis, il n'y avait plus de place pour la modestie dans la vie d'Alistair. Pff ! La modestie ! Et puis quoi encore ? C'était un truc à Damon, ça.
À force de se faire remarquer, Alistair avait accumulé des followers, des haters, et cette petite portion inévitable de la population que l'on appelait communément des fangirls. Vu qu'il était jeune, beau et célèbre, il avait sa propre communauté d'adoratrices, qui faisaient des pieds et des mains pour connaître le moindre détail sur la vie de leur idole, au point que ça en devenait parfois effrayant, plus pour Damon que pour Alistair ; l'animateur, de son côté, trouvait ça drôle, et il ne s'empêchait jamais de rejeter sans ménagement les demoiselles un peu trop pressantes, indifférent au fait qu'il brisait régulièrement quelques coeurs ici et là. Un monstre ? Non, un humain avec un sale caractère, qui avait besoin de son espace vital, paradoxalement au fait qu'il adorait que des intrus s'y engouffrent.
Oh, Alistair n'avait rien contre les « fans » tout court. Au contraire, il les chérissait avec amour et tendresse. C'était après tout qui formaient sa propre petite armée, ses petits défenseurs qui sortaient les griffes dès que l'on touchait à l'image de leur idole. Alistair n'était que paix et amour avec cette catégorie de personne, au point que d'un point de vue extérieur, il frôlait le ridicule tant il se montrait plein de guimauve avec ses followers… et Alistair savait très bien distinguer une fangirl d'une fan.
Mais cette rousse-ci, c'était une autre histoire ; elle n'avait pas les traits d'une fangirl -nervosité, larmes, cris, violation de l'espace vital, toussa-, ni les traits d'une fan standard. En fait, au premier abord, elle avait surtout l'air d'avoir un cerveau plus vide que Google+, et Alistair dû prendre violemment sur lui pour ne pas péter un câble et sortir de là avant qu'elle ne continue ses monologues. Il l'aurait d'ailleurs certainement fait si la demoiselle n'avait pas l'air d'avoir la langue facilement déliée, et comme c'était la seule qui avait l'air encline à accepter de lui parler, étant donné qu'elle connaissait son émission, il allait falloir se contenter de ça et être aussi gentil que possible histoire de ne pas la faire fuir… tout de suite.
Arborant son plus beau sourire, Alistair rejoignit la rousse et s'assit en face d'elle, tendant la main pour la lui serrer. Il maîtrisait bien ses émotions, lui permettant de rougir et d'avoir l'air faussement modeste lorsqu'elle expliqua qu'elle connaissait son émission, même s'il était carrément vexé qu'elle n'ait pas l'air plus impressionnée que ça et qu'elle ne le regarde qu'en rediff à 22h au lieu d'attacher toute sa famille et de les forcer à regarder au moment où le talk-show passait en temps réel.

« Oui, c'est bien moi qui anime ce… truc… Si tu es bien en train de parler de « Good Night Alistair » ! » Il émit un de ces petits rires qui passent bien pour faire croire qu'on est gêné par la situation. « Alistair Booth, enchanté ! Mais que dis-je, tu me connais déjà... Raconte, raconte ! Raconte moi tout ! Je suis hôte de talk-show, il n'y a rien qui me passionne plus qu'écouter les gens parler ! » Il fit un signe en direction de la serveuse, tout en lui décochant son fameux sourire colgate. « J'aimerais deux de votre meilleur pâtisserie s'il vous plaît ! »

Oui, parle, jeune fille, que je te tire les vers du nez ! Il avait absolument besoin de savoir ce qui se passait dans cette ville. Alistair savait que les goûts de Damon en matière de vacances étaient étranges, mais là ça avait dépassé un cap ; il n'avait jamais mis les pieds dans une ville aussi terne avec des habitants aussi hostiles, même dans les contrées les plus perdues et conservatrices des USA. Alors si la demoiselle pouvait gentiment parler et lui expliquer ce qui se passait ici, il en serait ravi.
Au moins, il avait fait une constatation ; ce n'était pas une fille au airs aussi stupides qui lui avait demandé de venir. Ça, ça devait être quelqu'un d'autre, et il était déterminé à savoir qui. Tous ses instincts de journaliste de terrain lui revenait ; et sa première priorité désormais était de découvrir la vérité sur ce qui se passait dans ces contrées du Maine…
À n'importe quel prix.


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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev   Mar 9 Fév - 12:41



 
 

 
Damon A. B. St-John - Edwige N. Ieromeiev
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C’était le bordel. Mais vraiment le bordel. Les bacs des déchèteries étaient bien plus rangés que les pensées d’Edwige à ce moment précis.  Elle était en train de passer en revue dans sa tête toutes les émissions dont elle se rappelait le nom, tentant de mettre le doigt sur celle qu’animait l’homme qu’elle venait de rencontrer. Ca défilait comme lorsqu’on veut chercher un truc rapidement sur Google, mais elle ne trouvait pas ! Elle allait désespérer mentalement lorsque son interlocuteur lui rappeler le nom de son talk show. GOOD NIGHT ALISTAIR, mais oui ! Mais qu’elle était bête ! Elle aurait voulu se baffer intérieurement, pourquoi est-ce qu’elle était aussi disposée à retenir toutes les choses les plus inutiles de la terre alors qu’elle n’était même pas foutue de retenir un nom d’émission télévisée. Décidément, le fonctionnement cérébral d’Edwige était un mystère encore plus grand pour elle-même que pour les autres. Elle remarqua qu’il l’avait rejoint et s’était assis en face d’elle. Elle en fut d’ailleurs très surprise ! Elle n’aurait jamais cru qu’un jour un de ses idoles viendrait taper la conversation en face d’elle dans un troqué (très légèrement) miteux. Il avait l’air très à l’aise (en même temps, il était animateur) mais le fait qu’il eut l’air gêné d’apprendre que la rousse regardait son émission lui parut étrange. Elle sentait un ton presque narcissique, ce qui n’était pas un problème en soit car on dit souvent qu’un bon artiste se devait être narcissique pour réussir (bon après, artiste et animateur, c’est pas la même chose, mais ça marche pareil de ce côté-là), mais elle trouvait pas que ses réactions collaient entre elles.

Edwige avait beau avoir l’air bête, elle n’était pourtant pas dupe. Il fallait se rendre à l’évidence, comment est-ce qu’une personne aussi connue viendrait taper la discussion à une totale inconnue dans une auberge paumée ? Le naturel extraverti d’Edwige laissa une petite place à une sorte de méfiance. Mais très légère, parce qu’au fond, elle ne savait rien de lui et peut être que son cerveau en ébullition lui jouait encore des tours. Elle essaya d’enlever tout ça de son esprit pendant qu’il lui parlait, parce que sinon, elle risquait de recommencer à parler pour dire tout et rien. Elle l’entendit demander deux (des meilleures) pâtisseries. Comptait-il l’acheter par la faim ? Ou bien comptait-il s’en avaler deux d’un coup. Hm.. Encore une question sans réponse (enfin, pas pour très longtemps). Elle essaya de répondre à Alistair :

- Je m’appelle Edwige et euh..

Elle ne savait pas ce qu’elle pouvait ajouter. En fait, s’il ne lui avait pas demandé de parler d’elle, elle se s’en serait donnée à cœur joie. Mais là tout de suite, elle n’avait vraiment aucune idée de ce qu’elle pourrait dire. Habituellement, elle dit souvent des choses inutiles et inintéressantes. Mais là, il fallait qu’elle trouve autre chose que de lui balancer que les tortues peuvent pisser par la bouche et respirer par le cul.

Fais un effort Edwige, je suis sûre que tu peux trouver un truc intéressant à dire.

Elle cherchait vraiment de toutes ses forces un truc à dire, mais non, ça venait pas. Et elle là, elle se rendit compte qu’elle devait avoir l’air particulièrement bête, si ce n’était pas déjà le cas. La fouineuse dont les oreilles traînaient partout avait, certes, entendu un bon nombre de bizarreries, mais ça c’était depuis qu’elle était ici. Donc la bizarrerie étant devenue une routine, cela n’était pas un sujet terriblement passionnant, enfin aux yeux d’Edwige cela ne l’était pas. Et puis, à quoi bon lui parlait d’elle, honnêtement, ses problèmes ne l’intéressaient sûrement pas. Lui raconter que son père est un homme toujours ailleurs, qu’entre sa belle mère et elle, c’est pire que la Guerre Froide et que sa belle tante est une femme tellement terrible qu’elle flippe en pensant que c’est une ogresse qui va la bouffer pendant la nuit. Du coup du doigt, elle passa une mèche derrière son oreille et s’accouda à la table. Ses yeux regardèrent à droite, puis à gauche, comme pour exprimer une sorte de gêne, puis elle prit une grande inspiration avant d’ajouter sur un ton des plus naturel, accompagnant ses paroles avec un haussement de sourcils :

- Y a pas moyens que vous posiez des questions plutôt, parce que franchement, parler de moi est assez compliqué, y aurait beaucoup trop de choses à dire.

 

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev   Jeu 11 Fév - 23:06


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Ok, se la jouer chaleureux et modeste avait pas l'air de fonctionner des masses avec la demoiselle ; elle s'était rétractée comme un escargot dans sa coquille quand on lui touche les antennes, et très franchement, Alistair sentait à nouveau poindre l'affreuse migraine que ces habitants bizarres étaient en train de cruellement lui infliger. D'accord, il adorait son côté investigateur, fouiner partout jusqu'à dénicher la vérité au détriment de toute conséquence, c'était sa passion, et pour une fois ça allait servir leur cause, à Damon et lui ; mais Alistair n'était pas exactement réputé pour son côté « compagnie agréable », et il avait très peu de patience pour les gens récalcitrants en dehors de son talk-show. Forcément, à la télévision, même s'il était un champion de la controverse et du tabou, il ne pouvait pas malmener les gens face caméra -seulement dans les coulisses, ce qui lui permettait d'ailleurs de se défouler quand un invité était trop con pour lui. C'était le prix à payer en matière de célébrité : il pouvait générer autant de mauvais que de bon buzz et autant qu'il en voulait, pour autant que le mauvais buzz soit hors-champ, parce que le public ne voit concrètement que ce qui se passe devant la caméra ; le reste, il en entend parler, il en parle, et ça fait le buzz. En suivant cette règle très simple, sa popularité restait encore à ce moment-là au très beau fixe, et il adorait particulièrement le fait que la plupart des gens ne savaient pas s'il faisait parti des « gentils » ou des « méchants », tout simplement car il avait beau être un véritable tyran humainement parlant auprès des gens qui le connaissaient, il était connu pour se battre pour les bonnes causes sans jamais fléchir devant les obstacles qui le séparait d'un but qu'il croyait juste ; son travail pour les œuvres de charité était aussi étendu que son mépris général pour les gens qu'il considérait comme complètement débile.
C'était ça que les individus avaient souvent beaucoup de mal à comprendre : il n'y avait pas de gentils et de méchants. Juste des gens qui se donnaient des excuses pour jouer le rôle de protagonistes au lieu de se bouger le cul pour devenir eux-même les héros et anti-héros dont le monde avait besoin.
Mais bon, elle avait beau ressortir dans le paysage avec une rousseur pareille, Alistair commençait à se dire que la demoiselle était du genre fragile, une petite tasse en porcelaine qu'il fallait manier avec soin et ne surtout pas brusquer si on ne voulait pas la froisser -ou la casser, pour poursuivre sur la même analogie. Et puisque c'était la seule qui avait semblé être d'accord de lui adresser la parole, il ne fallait surtout pas qu'il grille sa seule chance d'avoir au moins quelques réponses.
Il ravala donc sa fierté et remercia Ruby d'un sourire éclatant, tout en rajustant son nœud papillon coloré. La serveuse lui adressa un regard d'assassin, et Alistair se retint de lui faire une grimace, avant de se tourner vers Edwige. En tout cas, le moulin à paroles avait vite laissé sa place à une pauvre gamine balbutiante, c'était triste à voir.

« Tu veux une pâtisserie ? J'en ai pris deux en voulant t'en offrir une mais je ne sais même pas si tu en veux. En tout cas si tu veux pas c'est pas grave, j'en mangerai deux ! » Et compenserai par une heure de plus à la salle de sport, quand même. Est-ce qu'ils ont une salle de sport ici au moins? « Oh mais si tu ne veux pas me parler de ta vie personnelle il y a pas de mal, tu sais, on vient à peine de se rencontrer. » Génial, il était déjà en train de la perdre. « Parle moi plutôt de cette ville… parce que je ne suis pas là depuis très longtemps, puisque je suis arrivé hier soir, mais j'ai comme l'impression que personne n'est vraiment ravi de me voir, dans le coin. »

Il espérait dévier un peu sur le fonctionnement de cette ville ; mais à mesure qu'il parlait, il avait l'impression qu'Edwige décrochait, et Alistair sentait que le flirt ou le côté « voisin gentil » ou même l'aspect intimidant d'être en présence d'une idole ne portait pas ses fruits. Bon, au moins, elle était pas aussi conne qu'il le pensait.

« Tu sais, il ne faut pas te sentir gêné parce qu'on me connaît de la télévision. Au fond je suis un type comme tout le monde, j'ai dû grimper les échelons pour arriver où j'en suis, mais je reste quelqu'un de plutôt normal ! » Il tenta un petit rire sensé être amical, mais le rire s'estompa assez rapidement, voyant qu'elle n'avait vraiment pas l'air dans son assiette, et en plus il se foutait royalement de sa vie de jeune femme paumée. Pfff. Il poussa un soupir, se frottant les tempes en priant pour que sa migraine se barre assez rapidement. « Bon, comme tu n'as pas l'air d'être quelqu'un de stupide, on va directement couper à l'essentiel, j'ai horreur des banalités. » C'est parti. Espérons qu'elle se barre pas en courant dans l'autre sens. « Avant de créer Good Night Alistair, j'étais journaliste, je faisais des investigations dans plein de domaines. Si tu fouilles un peu, tu peux trouver un peu de mon travail qui est, sans me vanter, exceptionnel. Je peux te dire que j'ai mis à jour de sacrés affaires, surtout dans la contrebande et le monde des braconniers. » La braconnerie, comme il aimait l'appeler. Il avait beau être monstrueux avec les humains, Alistair comme Damon restaient des amoureux des animaux. « Et disons que j'aime bien continuer l'investigation pendant mon temps libre ; j'adore mon talk-show parce qu'il me permet d'avoir une voix dans ce monde de fou, mais l'investigation est ma passion. » Il fit une pause, tandis qu'une idée germait dans son esprit. Est-ce que cette fille aimait le mystère, le secret et l'aventure ? Espérons que oui. « Disons qu'une petite enquête banale m'a conduit dans le coin, mais comme je ne sais rien de cette endroit, j'ai besoin de quelqu'un à l'intérieur qui pourrait m'aider à découvrir la ville. »

Bon, il n'y avait qu'une petite part de vrai dans tout cela ; il voulait vraiment connaître les secrets de la ville, mais ça n'était pas par hasard qu'il était tombé sur le coin. Il préférait garder sous silence le fait qu'on l'avait anonymement invité à passer du temps dans cette ville, ainsi que cela avait peut-être à voir avec ses propres origines ; ça, ça ne le concernait que lui. Et puis, cette ville n'apparaissait sur aucune carte, aucun GPS, pas même la moindre archives, autrement dit, cette cité n'existait pas en dehors d'elle-même, et ça, c'était vraiment curieux. Il n'avait rien à perdre à baratiner la demoiselle en faisant passer sa présence pour une simple investigation de routine.
En espérant qu'elle morde à l'hameçon.


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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev   Ven 4 Mar - 22:08



 
 

 
Damon A. B. St-John - Edwige N. Ieromeiev
“ Rencontre du troisième type ”

 
Non pas qu’elle se sentait intimidée par le fait qu’Alistair était connu, loin d’elle une pareille idée, juste que son fonctionnement terriblement paradoxal l’amenait à souvent faire le contraire de ce qu’on lui demandait de faire (surtout quand ce sont des choses qu’elle fait habituellement, le mode « attention personne suspecte » s’active). Elle sentait quelque chose de presque trop doucereux dans sa façon de présenter les choses. Surtout quand il lui annonça qu’il avait prit une deuxième pâtisserie pour elle. Mais elle n’écarta pas la possibilité d’une politesse très fine et aigüe. Elle n’allait quand même pas cracher intérieurement sur le compte d’une personne qu’elle admirait et qui en plus lui proposait de la nourriture. Elle l’arrêta d’un coup, alors qu’il disait qu’au pire, il mangerait les deux.

- Pas la peine, j’aime bien les pâtisseries. Annonça-t-elle toute sourire.

Elle ne savait pas trop s’il essayait de l’appâter pour qu’elle lui raconte des trucs parmi lesquels il ferait un tri méticuleux sur ce qui l’intéressait ou parce que comme toute personne dotée de bon sens, elle avait décidé de lui donner quelque chose de bon à manger. Dans les deux cas, elle trouva cet homme extrêmement ingénieux. Si elle devait le détester, ce ne serait pas tout de suite. L’idée que cela arrive un jour a donc été rangée dans la partie « à voir plus tard » de son cerveau en ébullition. Elle tira vers elle la petite assiette sur laquelle trônait l’objet de sa convoitise. Edwige mangeait dès qu’on le lui proposait, même quand elle n’avait pas faim. Mais ce très joli met lui faisait de l’œil. Et puis, elle sauvait sûrement ce brave homme d’une séance de sport, elle avait cru reconnaître une sorte de dépit alors qu’il constatait le fait suivant : si elle n’en mange pas, c’est lui qui les mangerait. Non pas qu’elle le trouvait gros ou quoi que ce soit, mais il fallait quand même avouer qu’il avait un petit bidon pas aussi plat qu’il semblait l’être à la télé. Tandis qu’elle commençait à manger lentement, elle écoutait Alistair lui raconter des petits trucs. Le « on me connait de la télévision » lui donna l’impression qu’il la prenait pour une imbécile. Mais bon, comme elle l’aimait bien (pour l’instant) elle ne lui en voulut pas. Et puis, la pâtisserie, elle lui devait une reconnaissance durant un certain temps. Elle remarqua d’ailleurs que dans la suite de son monologue, il soupira avant de lui faire remarquer qu’elle n’était pas stupide. Elle trouva certaines de ses mimiques contradictoires (enfin, elle se disait cela, mais elle n’était pas un modèle de cohérence non plus). Mais cela n’eut pas plus d’importance que ça à ses yeux et ce qu’elle venait de relever fut rangé de suite dans la partie « à traiter plus tard » de son cerveau compartimenté. Et il continua à parler. Il lui raconta sa vie, ouais bon, c’était un parcours plutôt pas mal. Mais elle sans plus. Elle préférait écouter les récits de vies tels celui de la vie de Stephen Hawkins ou encore Alan Turing (qui soit dit en passant était sa plus grande idole indétrônable). La plupart des informations qu’il lui livra, soit elle les connaissait déjà, soit elle rentrait par une oreille avant de ressortir par l’autre. Un seul mot resta bloqué : investigation.

Certes la dernière tentative d’enquête mêlée à l’espionnage fut une catastrophe à en faire pâlir les plus grands enquêteurs, mais elle adorait ça : fouiner. Investigation, fouinage, c’est presque la même chose non ? Juste qu’une formule est plus professionnelle que l’autre. Alistair avait donc besoin de quelqu’un pour investiguer (et surtout fouiner !). Edwige eut  envie de l’aider, vraiment, non pas pour lui rendre service mais parce que c’était une de ses activité favorites, après manger et dessiner bien sûr. Son visage s’illumina et du même sourire que lorsque qu’elle avait accepter cette offrande qu’était la pâtisserie, elle répondit aussitôt :

- Vous cherchez donc quelqu’un pour enquêter dans cette ville ? Après ça dépend quel genre de choses vous voudriez découvrir..

Il l’avait tenté, on sentait qu’il avait l’expérience pour intéresser les gens, et là il avait réussi à capturer dans les filets qu’étaient les mots « j'ai besoin de quelqu'un à l'intérieur qui pourrait m'aider à découvrir la ville » l’esprit volatile de la rousse.

- Si vous cherchez à découvrir le genre de trucs que les gens cachent, je peux vous aider…

Edwige aimait tellement laisser traîner ses oreilles qu’elle apprenait des tas de trucs intéressant (comme totalement dénués d’intérêt) sur les habitants de Storybrooke, les rumeurs, les ragots, les potins et se faisaient souvent un plaisir de les partager à ses potes de liscence.
 

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev   Sam 12 Mar - 12:39


Rencontre du troisième type

Ft la timbrée rousse Edwige N. Ieromeïev


Aha ! Il avait pêché le poisson ! Et, mieux que ça, le poisson en question ne se débattait pas pour retourner sous l'eau ; non non, il frétillait d'impatience ! Lui qui commençait presque à avoir envie de sortir un couteau et le lui planter quelque part, entre les omoplates peut-être, sa zone préférée pour tuer les gens… Pas qu'il soit particulièrement impatient -même si c'était carrément le cas quand il était en face à face avec un individu-, mais cette demoiselle montrait des réactions difficiles à cerner, et ça, c'était quelque chose qu'Alistair avait beaucoup de mal à supporter. Bah oui ! C'était la base de la manipulation d'être en mesure de pouvoir déterminer un périmètre autour de la personnalité des gens, pour ainsi mieux pouvoir utiliser leurs faiblesses et contrecarrer leurs forces. Mais celle-là, la seule information vraiment valable qu'il avait pu trouver, c'était qu'elle avait l'air facile à appâter avec de la bouffe.

Mais il venait de trouver un autre point faible déguisé en point fort chez Edwige… un attrait pour les ragots, pour la position d'oreilles baladeuses que le journaliste était en train de lui proposer. Une fouineuse. Information précieuse et valable qu'Alistair s'empressa de noter dans le carnet imaginaire qu'il avait dans sa tête quand il n'était pas en mesure d'avoir un vrai carnet et un vrai stylo entre les mains. Satisfait, il prit une petite cuillerée de la tarte au citron qu'il s'était pris, grand amateur de tout ce qui pouvait être acidulé ou carrément acide.

« Exactement ! Juste un petit travail d'enquête au sein de la ville... » Il instaura le silence quelques secondes, le temps de collecter ses pensées, faisant passer le tout pour un instant de suspens. Il aimait un peu trop qu'on puisse boire ses paroles, même si la plupart du temps il se l'imaginait… « Ce qui m'intéresse ? Mais tout ce qui sort de l'ordinaire, bien sûr ! J'ai vaguement l'impression, depuis que je suis arrivé ici, qu'il ne se passe jamais rien de… folichon, dans le coin. Alors le moindre élément ou mot prononcé qui ne colle pas au… contexte... » Sa voix diminuait en volume et il se penchait progressivement en avant, comme pour emporter Edwige dans la confidence, comme s'ils étaient deux agents qui en savaient bien plus que tous les individus réunis au café Granny. « Laisse-moi te dire que si ton talent est de connaître les secrets des gens, c'est un talent précieux, à soigner comme un trésor... »

Alistair souriait maintenant, un de ces sourires espiègle qui dissimulaient une malice presque aussi étendue que son ego. Puis, voyant que la complicité était désormais établie, il se reposa en arrière brusquement mais délicatement tout à la fois, prenant un air solennel en faisant comme si de rien n'était. Finalement, il l'aimait presque bien, celle-là. Pas trop coconne, avec un goût pour la découverte, non-limité par le « droit à la vie privée » -quel concept stupide !- des gens. Avec la fourberie légère et quelque peu mêlée de candeur qu'elle dégageait, cette fille aurait un avenir dans le monde du journalisme d'investigation. Restait à voir si elle avait la force de caractère qui était tout aussi nécessaire l'attrait pour les révélations de n'importe quelle nature.

Non parce que Alistair voulait bien voir du potentiel chez la demoiselle, mais il n'allait pas non plus se laisser berner si elle se révélait être une lâche qui le trahirait à la première menace, ce qui était une possibilité non-négligeable, surtout auprès des gens qui aimaient un peu trop les secrets des autres. Et puis, elle avait quel âge, d'ailleurs ? 19 ? 20 ans ? Le journaliste n'avait pas la moindre envie de se retrouver enguirlander par une adolescente, surtout si il se prenait le reste de la famille sur la tronche juste après.

Alors, première étape, instaurer un climat de complicité et de confidentialité. Non non, pas de confiance, ça, ça viendrait plus tard, beaucoup plus tard.

« Alors ! On va recommencer depuis le début, car j'ai l'impression qu'on est parti sur de mauvaises bases toi et moi, même si j'ai aussi l'impression que nous avons trouvé un terrain d'entente... » Il prit le temps de manger un morceau de sa tarte, savourant le tout avec lenteur. « Je suis journaliste d'investigation le temps que je serai dans cette ville. Puisque tu sembles intéressée par un tel contrat, souhaites-tu, Edwige, m'aider dans cette tâche en tant qu'agent de l'intérieur ? » Il attendit sa réponse, avant de tendre la main vers elle, pour qu'elle scelle l'accord en la serrant. « J'espère en tout cas que tu es aussi douée que tu le prétends… car si c'est le cas, je peux te garantir de nombreuses… récompenses dans ton avenir proche ! »

Il mettait un accent sur le « toi », signifiant inconsciemment que si elle lui serrait la main, ils étaient désormais implicitement liés dans leurs magouilles jusqu'à ce qu'Alistair décide de rompre le contrat ; mais c'était aussi une manière de dire que si elle trahissait Alistair, elle se trahissait elle-même au passage… et les conséquences ne pouvaient être nulles. Bah oui, si elle était d'accord de lui révéler des secrets à lui, pourquoi ne serait-elle pas capable de révéler les siens à un troisième parti ?

« Alors, tu en dis quoi ? »

Tout cela pouvait peut-être paraître bien solennel pour un simple accord verbal d'un inconnu à une autre, malgré la voix décontractée qu'avait pris le journaliste tout au long de sa tirade, mais Alistair avait toujours insisté que rien n'était jamais de trop, rien n'était jamais un hasard et qu'il ne fallait donc rien laisser de côté en pensant que ce n'était pas important. Il « aimait bien » la demoiselle, mais il aimait encore plus les garanties.

Il fallait aussi savoir qu'Alistair se prenait très au sérieux. Très, très au sérieux, contrairement à ce que son attirail bariolé semblait indiquer sur la personne. Il avait d'étranges illusions de grandeur concernant sa propre personne, et rien n'était hors-limite en ce qui le concernait. Son émission lui permettait d'avoir une influence grandissante sur les téléspectateurs moyens, mais dans la situation actuelle, il devait réduire le champ d'action, et s'imaginait déjà secrètement maître du coin... Non, non, pas maître, Dieu du coin. Le rôle de maître, il le laissait à quelqu'un d'autre. Lui ce qu'il aimait, c'était être adulé et influencer les choix des gens, il aimait savoir, TOUT savoir, et foutre en l'air les plans de ce qu'il percevait comme les "bad guys", pas contrôler le peuple et encore moins être responsable de quoi que ce soit. Il était le type qui faisait exploser des entrepôts et s'en éloignait au ralenti en remettant ses lunettes de soleil.

Alors la femme qu'il avait devant lui faisait la parfaite première "victime". Bien qu'elle dégageait un potentiel insoupçonné pour devenir une véritable... disciple. Ne restait plus qu'à la cuisiner, si cela se montrait nécessaire.


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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type ♠ Edwige N. Ieromeïev   Mar 12 Juil - 21:13





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Il voulait de la surprise, des trucs qui sortent de l’ordinaire, oh quelle joie, Edwige aurait enfin quelque chose à faire de tous ces trucs qu’elle retient, note, garde quelque part dans sa cervelle ! Et en plus ça allait devenir sa mission, elle se donnerait un malin plaisir à aller fouiner exprès. D’habitude, c’était pour passer le temps, attendre le bus, la sonnerie, le temps que le repas soit prêt, mais là, ça allait être un acte réfléchi (bon ok, pas forcément) dont le but premier sera de savoir ! Mais ce serait génial !

Il avait baissé le ton, comme s’il allait lui faire part d’un secret, pour en plus la complimenter.. Déjà qu’il satisfaisait les envies de la jeune fille avec une pâtisserie puis qu’il aurait sûrement besoin d’aide pour fouiner à souhait, voilà qu’il satisfaisait son égo. Cet homme était ingénieux, Edwige devait le reconnaître, bien qu’il eût l’air louche plus d’une fois, Edwige ne pouvait pas ne pas dire qu’il était in-gé-nieux ! Elle était consciente qu’il essayait de l’appâter mais elle ne broncherait pas, juste pour le plaisir de se faire appâter par un semi-génie. Oui bah il était intelligent, mais il était pas non plus aussi intelligent que ses idoles scientifiques hein, il fallait pas pousser mémé dans les orties.

Bon, il reprenait le temps de lui expliquer, mais elle avait compris, il avait besoin d’aide pour déterrer entre les dires, des trucs bizarres et croustillants, des ragots compromettants et tous ce genre de trucs que les gens voulaient pas qu’on sût. Elle n’était pas forcément de taille à chercher les secrets enfouis au plus profond des gens, mais elle était parfaitement capable de récupérer tout le reste ! Il lui tendit la main. Ca sonnait comme un accord… Un accord, un pacte, un marché, ça emballait de plus en plus Edwige, à défaut de n’être qu’une humaine très limitée dont le cerveau fonctionnait plus vite que le reste du corps, elle n’a jamais eu l’occasion de vivre des choses vraiment excitantes ! Et là, ce drôle de bonhomme qui déboule de nulle part (bon ok, elle savait qui était ce drôle de bonhomme) lui propose de sceller un pacte, dans le secret, pour faire des choses dans l’ombre ! Bon sang ! Edwige se croyait presque dans le scenario d’un film tellement ça lui paraissait irréel comme situation ! Alors, sautant sur l’occasion, elle lui serra vivement la main pour sceller cet accord légèrement frauduleux. Elle était prête à laisser son oreille traîner n’importe où juste pour remplir sa part du contrat comme le ferait un super agent spécial. Les récompenses, elle s’en fichait un peu, le fait qu’on reconnaisse son potentiel était déjà bien suffisant, son côté légèrement égocentrique était plutôt comblé.

- Je suis partante !

Elle avait pesé le pour et le contre à la vitesse de l’éclair. Les avantages étaient qu’elle pourrait aurait une mission, un but à sa vie, un truc cool quoi, quelque chose de secret et en plus quelque chose d’obscur, c’était presque mesquin d’écouter les ragots et de les utiliser à leur insu ! Mais en contrepartie, elle devra faire gaffe à elle, livrer des informations qui sortent de l’ordinaires, des trucs surprenants : ok, mais livrer des informations sur elles, hors de question, et Edwige réfléchirait bien avant de faire quoi que ce soit – pour une fois – histoire de pas se mettre dans le pétrin toute seule. Qui sait ce qu’il pourrait faire si jamais elle lui balançait sans réfléchir ses points faibles ou autres ? Alistair avait beau être un semi-génie, génie du mal ou génie du bien, la question restait entière – ce qui rendait d’ailleurs la chose plus excitante - !

- Mais du coup, ça marche comment et tout, je veux bien vous aider, mais comment je vous contacte, où et surtout quand ?

Elle avait un air très sérieux, sa bouche se tordait un peu, signe qu’elle réfléchissait, ou qu’elle se donnait l’air de réfléchir. Elle reprit un bout de sa pâtisserie qu’elle n’avait toujours pas finie, chose incroyable d’ailleurs, sachant qu’en général, l’espérance de vie d’une pâtisserie dans l’assiette d’Edwige était nulle. C’était sûrement un signe de son intérêt très grand pour la proposition d’Alistair, elle passait avant son envie de manger, ce qui était très rare !

S’ils faisaient équipe pour deviner les secrets les plus improbable de tout Storybrooke, tout le monde devait trembler parce que Edwige irait investiguer (ou fouiner, c’est pareil) dans tous les endroits qu’elle trouvait suspects et dans ceux qui étaient plus banaux (au cas où) ! Les murs auraient bientôt des oreilles pour de vrai !

par humdrum sur ninetofive




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